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Original subtitles

Chut !

Viens voir, Zhomart.

Des Dzoungars.

Vous trois, montez.

Sauvons-nous.

Sauvons-nous.

Vite !

Zhomart, rel�ve-toi !

En plein dans le mille.

C'�tait un enfant. Pourquoi as-tu fait �a ?

Laisse-moi.

Aujourd'hui, un enfant. Demain, un guerrier.

�a suffit ! En route.

Rassemblez tout le monde !

- P�re ! - Lib�rez les enfants et les vieux.

C'est notre terre, d�sormais.

Sauvez votre peau.

Abandonnez votre b�tail

et vos terres, et disparaissez !

P�re ! P�re !

P�re !

Fumiers !

Venez vous battre.

Allez, venez !

Boucle-la !

Papa ! Papa !

Sartai !

Sartai, sauve-toi ! Vite !

Aibek !

Emm�ne-le.

Maman !

Sartai, viens !

Korlan, Sartai, d�p�chez-vous.

Sauvez-vous. Vite !

- Aibek, c'est Sartai. - Il est de retour !

Hourra, il est revenu.

Comment �a va ?

On a rapport� un maral.

Taimas !

Mon fils !

Nous sommes revenus.

- Tout va bien ? - Viens, mon fils.

Bonjour, grand-p�re.

Bonjour, mon grand.

- �a va ? - Oui.

Et toi ? La chasse a �t� bonne ?

Oui. On a attrap� un maral.

Mes bons gar�ons.

Personne ne vous a vus ?

Non. On a ouvert l'�il, comme tu nous l'as appris.

Mais si on avait crois� l'ennemi, on avait nos fl�ches.

C'est bien.

Bravo, Sartai.

Tu es excellent cavalier.

- Bravo, Taimas ! - Quelle force !

Poussant un hurlement, le g�ant Karaman frappa

le bouclier d'Alpamis.

Ce dernier esquiva le coup

et fendit le cr�ne du g�ant comme une noix.

Devant ce spectacle, l'ennemi prit la fuite.

Depuis, le seul nom d'Alpamis

suffit � faire trembler l'ennemi.

Grand-p�re, si Alpamis �tait encore de ce monde,

les Dzoungars ne nous emb�teraient pas.

Tu sais, Aibek...

il reste de valeureux Kazakhs capables de leur tenir t�te.

Je regrette simplement

qu'ils ne soient pas plus unis.

Je te l'avais dit, pas l'ombre d'un Dzoungar.

Notre steppe est si belle.

J'en ai assez de me cacher comme une souris.

Voil� qui est parl� comme un homme.

Essaie de me rattraper !

C'est encore Taimas qui vous a entra�n�s.

Je sais que vous �tes all�s jusque dans la steppe.

Vous n'avez pas eu d'ennuis, au moins ?

Grand-p�re, arr�te de nous sermonner.

On n'est plus des enfants.

Korlan est d�j� une femme.

Taimas n'a rien fait. On n'est pas fous.

D'accord, ne t'�nerve pas.

Vous pr�tendez �tre grands, c'est bien �a ?

Dans ce cas,

je vous emm�nerai � la f�te du printemps, demain.

Mes enfants...

voici un village kazakh.

J'esp�re que vous vous en souvenez.

Allons chercher de la viande.

Et maintenant, un combat

entre votre petit-fils et Sanzhar.

Du nerf !

Sanzhar a gagn� !

Ne vous attardez pas.

- Ne t'inqui�te pas ! - Je serai l�-bas.

Rakhymzhan, ce n'est pas Nazar, l�-bas ?

Va accueillir nos h�tes.

Il y a une jeune fille. Fais-la asseoir avec les jeunes.

Bienvenue, mon ami !

Je te remercie, mon ami. Bonne f�te du printemps.

Bonjour.

Venez manger avec nous.

Vas-y, on te rejoint.

Votre attention � tous. Qui veut affronter ce gar�on ?

La r�compense sera d�cern�e

par Kassym,

fils de Rakhymzhan qui a organis� cette f�te.

Alors, qui veut se battre ?

Celui qui remportera le combat

recevra ce manteau brod�.

Venez tenter votre chance.

Le voil�, votre h�ros. Allez, vas-y !

C'est bien. Venez. �a, c'est un vrai h�ros.

Ils sont avec moi.

Il va se faire battre.

Vous allez voir.

Vous pouvez y aller !

Allez, Sartai.

Regardez-moi �a.

Je ne connais pas son nom,

mais il a gagn�.

- Ils sont dr�lement forts. - Et ils sont gentils.

Servez-vous.

Je ne vous connais pas. D'o� �tes-vous ?

Nous sommes kazakhs, �a devrait te suffire.

Lui, c'est Sartai et moi, Taimas.

On vit loin d'ici. C'est pour �a qu'on s'est jamais vus.

C'est qui, cette fille ?

Elle...

c'est la s�ur de Kassym.

Je vais affronter un de tes amis.

Si je gagne,

tu me pr�senteras ta s�ur.

Tiens, voil� Ayur.

- Zere, va dans la yourte du fond. - Bien.

Sois le bienvenu, brave Ayur. Viens donc te rafra�chir.

Attachez leurs chevaux.

Nous chevauchons depuis hier.

La f�te bat son plein ?

Entre.

Pr�parez de la nourriture.

Kassym, viens l�.

Allez, vous, filez.

Partons d'ici.

Tiens, reprends-le.

Il est insolent et en plus, m�prisant.

Assez !

Pourquoi cette dispute ?

Je connais un homme qui �vite les Dzoungars.

Mais son c�ur

est libre.

Vous avez beau �tre libres, vous vivez comme des esclaves.

Nos h�tes nous attendent.

La nourriture est pr�te ? Apportez-la !

Grand-p�re, je ne comprends pas.

Pourquoi les accueille-t-il � bras ouverts ?

Qui sait ? Il a peut-�tre une id�e derri�re la t�te.

Il veut prot�ger sa famille et son village.

� sa place, je les d�couperais en morceaux !

Surtout Ayur.

Il reluque nos filles.

C'est vrai.

Il tourne autour de la fille de Rakhymzhan depuis longtemps.

Oh l� l� !

Sois patiente, Korlan.

Ton tour viendra.

Et je serai le premier � te donner ma b�n�diction.

D'o� il sort ?

Autant la mettre au courant.

Korlan...

ne le dis � personne.

Hier soir, on a tu� deux Dzoungars.

Allez, Sartai, ach�ve-le.

Je vous en supplie, tuez-moi.

Piti� !

Nazar le sait ?

Non. Il faudra vivre cach� encore longtemps ?

Korlan...

Il est temps de venger nos parents.

Je suis avec vous.

Nous nous battrons jusqu'� la mort.

Quoi qu'il arrive,

mort aux Dzoungars.

Je le jure.

Je le jure.

Ce soir, nous retournerons dans la steppe.

Ce sera bient�t pr�t.

Va voir.

Il fallait nous r�veiller.

Il n'est pas cuit, ton caillou ?

Tout va bien.

Viens, on s'en va.

Maman !

- Maman ! - Mon Dieu, qui est-ce ?

Qui �tes-vous ?

N'approchez pas.

Que veulent-ils ?

Pas si pr�s.

Que voulez-vous ?

Partez.

Attends. Ne t'�nerve pas.

D'o� �tes-vous ?

Vous ne savez pas ?

Les Dzoungars ont tu� les n�tres et chass� nos b�tes.

On a r�ussi � fuir.

On marche depuis des jours.

Des gens nous ont nourris en chemin,

mais ils se sont priv�s.

Venez avec nous.

Ce sera plus s�r.

Personne ne nous prot�ge. On se d�brouille tout seuls.

Ton nom ?

Sabit.

D'accord. Nous viendrons avec vous.

Le Sultan Abul Khair !

Bonjour et bienvenue, Sultan. Quel plaisir !

Soyez le bienvenu.

Bienvenue, Sultan. Entrez.

Vous �tes au courant de ce qui se passe dans la steppe ?

Chass�s c�t� est,

les Dzoungars se rassemblent ici et se livrent � des pillages.

Il faut passer � l'attaque sans plus tarder.

L'hiver a affaibli leurs chevaux.

Notre peuple est pr�t � se battre depuis longtemps.

Il ne reste qu'� nous assurer du soutien des chefs et des sultans.

Tes paroles contiennent

une am�re v�rit�.

Si seulement les sultans pouvaient t'entendre.

Regardez !

Que vient-elle faire ici ?

Bon sang !

Vite, les chevaux.

Taimas !

Passons par le d�fil�.

- �a fera un gros d�tour. - Tant pis.

Laissez-les. Ce sont des gamins.

H�, petit.

Pose ton arc, tu n'as rien � craindre.

Qui es-tu ? D'o� viens-tu ?

On a vol� ces chevaux

� des Dzoungars. En �change, on voudrait

des armes et des habits. On cherche un village.

Braves gar�ons.

Ton nom ?

- Qui �tait ton p�re ? - Un guerrier.

Il est mort au combat.

Les Dzoungars ont tu� nos p�res et nos fr�res.

Je m'appelle Sartai. Et toi, qui es-tu ?

Je m'appelle Boribai et voici mes hommes.

Nous allons vers l'ouest.

Des troupes se rassemblent pour r�sister aux Dzoungars.

Venez avec nous.

Non.

On a d'autres combats.

Et il y a notre village.

Troquons les chevaux contre armes et habits.

Si vous nous donnez

ce que nous vous demandons,

nous vous rejoindrons peut-�tre.

Pas question.

La vengeance d'abord.

Entendu.

Prenez ce qu'il vous faut.

�a y est, nous y sommes.

Dites-moi...

O� avez-vous trouv� ces chevaux ?

Ils vous ont suivis tout seuls ?

Et si vous vous �tiez fait tuer pour avoir vol� des chevaux ?

Pour tout dire,

on a d�j� crois� des Dzoungars.

Et on est toujours en vie.

Conseille-nous au lieu de nous critiquer.

Du calme.

Occupez-vous de nourrir les chevaux.

Apr�s, nous verrons.

Il s'�nerve et s'en veut.

Pourquoi Rakhymzhan fait-il des courbettes aux Dzoungars ?

Qui est-ce ?

Un homme pr�t � s'aplatir devant l'ennemi.

Je le m�prise, mais sa fille est dr�lement jolie.

Je me fiche de sa fille.

Retournons dans son village boire du lait de jument ferment�

et parler aux filles.

Mettons-nous en route d�s demain.

Ce n'est pas grave qu'on ait fait un esclandre ?

Mais non. C'est �a, l'amiti� entre hommes.

On ira s'excuser

et faire du gringue aux filles !

Soyez les bienvenus.

Venez vous asseoir.

Installez-vous l�.

Ayan,

du lait de jument.

J'esp�re

ne pas vous avoir bless�s

la derni�re fois. Pardon si j'ai �t� dur.

Je n'ai nullement �t� bless�. Pardonnez-moi

si j'ai �t� grossier.

D'o� �tes-vous ?

Et quel m�tier faites-vous ?

On gagne notre vie sur la route.

On vient du village de Nazar.

On est des guerriers. On combat l'ennemi.

Auzheke...

Chante-nous quelque chose.

Entendu. Donne-moi mon luth.

J'ai voyag� aux quatre coins du monde

J'ai emprunt� d'innombrables chemins

J'ai crois� des guerriers forts comme des lions

J'ai vu des hommes d�fendre leur clan

Et un beau jour, je suis tomb� sur un jeune coq

Qui se pavanait, torse bomb�, devant ses poules

Mais lorsqu'un aigle a fondu sur lui

Il a perdu sa superbe et il ne resta de lui

Qu'un tas de plumes

Je ne joue pas du luth...

Sinon je vous aurais r�pondu.

Ne les �coute pas.

Nous r�pondrons

en tuant des Dzoungars

� travers la steppe.

Contrairement � certains,

nous n'invitons pas l'ennemi � notre table.

Que voulez-vous dire ?

Vous venez manger notre pain

et nous cracher au visage.

Mais attention,

il y a des limites.

Pourquoi ne hissez-vous pas le drapeau dzoungar

� la place du v�tre ?

C'en est trop !

Assez.

Mon cher, c'est la deuxi�me fois

que tu m'insultes.

Si vous n'�tiez pas mes h�tes,

je vous flanquerais une bonne correction.

- Tu nous montres ton sabre ? - Non.

- Allez ! - Va au diable.

H�, les gars !

Attendez !

Qu'est-ce que tu veux ?

Vous vous trompez.

Rakhymzhan est un homme g�n�reux. Il prend soin des veuves

et des orphelins.

Il m'a recueilli chez lui.

Il m'a donn� un toit.

Pourquoi prends-tu sa d�fense ?

Tu veux devenir un esclave dzoungar ?

Esp�ce d'ordure.

Tais-toi !

Je vais t'apprendre, moi.

Viens te battre si tu veux. Pourquoi restes-tu ?

Je ne suis pas d'ici.

J'enseigne aux enfants.

Mais je suis pr�t � combattre l'ennemi, croyez-moi.

Alors choisis.

Viens avec nous ou reste avec les enfants.

Je vais chercher mes livres. Je ne m'en s�pare pas.

D'accord.

Comment sortir de cette impasse ?

Chefs nationaux, voulez-vous �tre esclaves

toute votre vie ?

Grands Dieux, non !

Pourquoi mourir pour rien ?

N�gocions avec l'empereur dzoungar.

Pas question !

Une r�ponse douce

apaise la col�re. Faisons acte de repentance.

Nous sommes peu nombreux et notre terre est vaste.

Partageons-la avec les Dzoungars.

Pas question !

Que dit-il ?

Plut�t mourir.

C'est hors de question.

Des ennemis mortels ne peuvent �tre amis.

Une semelle ne peut �tre une manche.

Si aujourd'hui,

vous leur vendez vos terres,

demain, vous leur vendrez vos femmes

et vos enfants.

C'est vrai. Bien parl�.

Qui est pr�t � mourir au combat ?

Oui, qui ?

Alors, qui ?

R�fl�chissez.

Vous ne le regretterez pas.

Ce ne sont pas les Dzoungars,

c'est vous qui insultez notre drapeau.

Mes amis !

Du calme.

T�chons de trouver un accord.

Mais il nous manque un chef.

Si nous unissons nos forces

et que nous partageons le m�me but,

nous obtiendrons l'ind�pendance.

�a, c'est parl� !

Mon ami...

je n'attendais pas moins de toi.

D�sormais,

c'est Abul Khair qui prendra la t�te

de l'arm�e kazakh !

Vive Abul Khair.

Attendez.

Il aura pour bras droit Bogenbai Kanzhigaly.

Accordez-nous votre b�n�diction, Tole Bi.

Que Dieu b�nisse notre peuple

et lui donne la victoire.

Amen !

Mes amis,

l'heure du combat est arriv�e !

En avant !

En avant !

Vous vous souvenez du fort d'Akzhar dont parlait Rakhymzhan ?

Les Dzoungars s'en servent

comme poste avanc�.

Si on arrive � un de ces forts, �a les d�moralisera pas mal.

Il faudra des armes et un canon pour d�truire le fort.

- Comment y parvenir � cinq ? - Dont une fille.

M�me si on ne prend pas le fort,

on leur fera peur.

Il faut en savoir plus.

Allons au march� de Shagal pour glaner des informations.

On partira demain.

Ils verront ce qu'on a dans le ventre.

Ils verront, ces parasites.

Korlan, Ilyas...

Attendez-nous ici.

Surveillez les armes.

�a alors, un lion !

Du balai. Allez, �loignez-vous !

D�gagez !

S�parons-nous.

Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles.

Ils sont coupables

d'avoir vol� des chevaux et tu� un Dzoungar.

En vertu de la loi dzoungare,

le juge a d�cid� que l'a�n� des trois fr�res sera ex�cut�.

Ses fr�res seront vendus comme esclaves

et l'argent sera vers�

� la famille de la victime.

Pauvre peuple kazakh.

Si je meurs, je serai un martyr.

Ne vous laissez pas faire !

Cette terre est � nous.

La terre kazakh !

Emmenez ces deux esclaves.

Avance !

Plus vite !

Attachez-les.

Qui sont-ils pour oser rendre la justice chez nous ?

Demain, 20 soldats escorteront le convoi d'esclaves.

Attaquons-les.

- Sais-tu qui est leur chef ? - Non. Qui �a ?

Ayur.

J'ai une id�e.

Je sais qui pourra nous aider.

Mes amis,

si vous voulez �tre libres

et venger votre fr�re, �coutez-moi.

Cachez �a.

Demain, quand on attaquera

le convoi, poignardez les gardes.

Qui es-tu ?

Sartai.

Je suis kazakh, comme vous.

D'accord.

La libert� ou la mort.

Qu'est-ce que vous faites ?

Je vais vous apprendre, moi !

Je vous l'avais dit.

Vous �tes cern�s.

Rendez-vous ou mourez.

Il dit que nous sommes cern�s.

Battons-nous.

Savez-vous qui je suis ?

Je suis Ayur, le fils du guerrier Jonon.

Connaissez-vous le nom de cet homme ?

C'est Ayur, le fils du grand Jonon.

Viens te battre en duel.

Ils vous proposent un duel.

Que fais-tu ?

Pourquoi un duel ?

Je sais ce que je fais.

J'ai eu le dessus.

Je suis Sartai, vous entendez !

Laisse-les s'enfuir.

H�, les Dzoungars,

allez annoncer la victoire de Sartai.

Tu arrives � d�chiffrer ?

Fais voir.

Une lettre importante.

� qui l'apportais-tu ?

�pargnez-moi, et je vous le dirai.

Ils te pendront quand m�me

selon la loi dzoungare.

Donnez-moi simplement un cheval.

Bien jou�, les amis.

Je suis Oussen et voici mon fr�re Assan.

On peut venir avec vous ? Vous ne serez pas d��us.

Alors ?

C'est d'accord.

Sartai, il veut bien nous parler de la lettre

si on le lib�re.

C'est important ?

Assez tergivers�. Tuez-le.

On n'est pas des assassins. Autant le faire parler.

Si tu refuses de le tuer, je m'en charge. Pousse-toi.

- Arr�te, Taimas. - L�che-moi.

Si on ne peut plus se faire justice,

� quoi bon tous les morts ?

N'emportez que les chevaux et les armes.

Inutile de se charger.

Depuis quand tu d�cides tout seul ?

Sartai a raison. Ne nous surchargeons pas.

Toi aussi, tu t'y mets.

On va te lib�rer.

J'apportais cette lettre � Akzhar.

C'est � un jour d'ici.

Tr�s bien. Tu peux partir.

Tu es libre.

Ne nous attardons pas.

Tu crois que j'ai vex� Taimas ?

Laisse-le.

Tant pis s'il est vex�.

Du th� vert.

Comme il sent bon !

Les chevaux vol�s...

c'est bon pour les voleurs.

J'esp�re que �a se finira bien.

On ne les a pas vol�s.

On a attaqu� un convoi dzoungar et sauv� nos fr�res.

Quand vivra-t-on libres ?

Les Dzoungars ! Les Dzoungars arrivent !

Ils arrivent !

Ils sont juste l�.

Pourquoi cette h�te ?

Qu'y a-t-il ?

Jonon souhaiterait parler � Sartai.

S'il a quelque chose � lui dire,

je lui transmettrai.

Partons.

Tr�s bien. Mais vous �tes pr�venus.

Ce fort sera difficile � prendre.

Voici mon plan.

On les attire � l'ext�rieur.

Et on les tue entre ces deux collines.

Ensuite, ce sera facile d'entrer.

Si on les attaquait de nuit ?

On ne sait pas combien ils sont.

Jamais ils ne sortiront la nuit. Il faut faire �a en plein jour.

On en a les moyens.

Prenons ce risque.

C'est plus compliqu� que voler des chevaux.

Il doit y avoir plus de 50 hommes l�-dedans.

C'est un fort qui sert � stocker des armes.

- Il faut trouver un autre moyen. - Lequel ?

J'ai mon id�e.

Attendez.

Venez.

Comment allez-vous, mon cher Jonon ?

Parlez dans votre langue.

Croyez-moi,

je comprends votre douleur.

J'ai moi-m�me un fils.

Oui, je sais.

La guerre est sans piti�.

Mon fils est mort au combat

comme un vrai guerrier.

Je n'accuse personne.

C'est ainsi.

Mais � pr�sent,

je dois retrouver ce voleur de Sartai

et le ch�tier s�v�rement,

non pas parce qu'il a tu� mon fils,

mais parce qu'il a fait couler le sang d'innocents Dzoungars

et vol� leur b�tail.

Je vous demande donc

de me le livrer vivant

ou de m'apporter sa t�te.

Je vais y r�fl�chir.

R�fl�chissez-y.

R�fl�chissez-y bien !

On t'avait pris pour un Dzoungar.

J'ai � faire ici.

Je suis venu pour voir une fille.

C'est vrai ? Parle-moi de cette fille.

Je l'appr�cie beaucoup.

Elle a vol� mon c�ur et occupe mes pens�es.

Et si elle n'est pas celle que tu crois ?

Elle est jolie et intelligente.

Elle fera une bonne �pouse.

Alors demande-lui sa main.

Elle ne partage peut-�tre pas tes sentiments.

Je suis un guerrier aim� de tous. Des filles aussi.

Tu es bien fanfaron.

En tout cas, ne t'en vante pas.

Son p�re n'a pas encore dit oui.

Tu parles d'un fianc� !

O� sont les autres ?

Ils se reposent dans le vallon.

Quelqu'un arrive � cheval.

- Qui va l� ? - Garde, � l'aide !

� l'aide !

C'est un des n�tres.

Que veux-tu ?

Je ne r�pondrai qu'� Yessen, votre chef.

Et pourquoi ?

J'ai une lettre pour lui du grand Jonon.

On arrivait de Shagal

quand des Kazakhs nous ont attaqu�s.

Ils ont tu� mes 2 compagnons.

"M�fiez-vous des Kazakhs men�s par un certain Sartai."

Jonon nous en avait parl�.

Ton nom ?

Je m'appelle Guncha et je suis du clan du grand Tsevden.

Tu viens de loin.

�a explique

que je ne te connaisse pas.

Donnez-lui des v�tements

et laissez-le se reposer.

Ne le quittez pas des yeux. Je le trouve suspect.

Entendu.

Ils l'ont laiss� entrer ?

Si seulement il y avait du bruit. C'est bien trop calme. Attendons.

Hep, o� vas-tu ?

C'est le stock de poudre.

Soulager ma vessie.

Alors va par l�.

Par o� ?

Par l�.

C'est parti.

Enfin ! Prenez les chevaux.

En route.

Attention !

Trouvez Ilyas.

- Cherchez � fond. - Il est l�.

Tu nous as fait une sacr�e peur.

� cheval. Vite.

Donne-moi la main. Prends ton temps. Doucement.

D�guerpissons. Vite.

Les brutes !

Seigneur !

Dans quel p�trin vous �tes-vous mis ?

Et si quelqu'un vous a suivis ?

N'avez-vous pas song�

que votre h�ro�sme aveugle pourrait nuire aux tribus

de cette vall�e ?

C'est ta faute, Taimas.

- Grand-p�re. - Assez !

Que �a ne se reproduise plus.

Tenez-vous tranquilles.

C'est compris ?

Sartai s'attire toujours la gloire

et moi, les reproches.

Qu'est-ce que tu racontes ? On a tous risqu� notre vie.

Tu parles ! La gloire et les filles, c'est pour lui.

Taimas, tu es jaloux, c'est tout.

La ferme, Ilyas, ou je te...

- Arr�te. - �a suffit.

Que fais-tu ?

Vous le d�fendez tous ?

Taimas.

Reviens !

Quelles t�tes de mule !

Vous voulez tous �tre des h�ros ?

Vous pouvez nous indiquer le chemin ?

C'est pour quoi ?

On cherche un certain Sartai.

Il para�t qu'il recrute des soldats.

Ah bon ? Et qu'est-ce que vous avez entendu d'autre ?

Qu'il r�unit des orphelins comme nous et qu'ils sont nombreux.

On veut se joindre � lui.

Avez-vous entendu parler de certains de ses hommes ?

De Taimas, par exemple ?

Taimas ? Non. Jamais entendu parler de lui.

Connais pas.

Sartai, Sartai, il n'y en a que pour lui.

D'autres Kazakhs combattent les Dzoungars.

Allez les trouver.

Non.

On veut Sartai. O� peut-on le trouver ?

Je ne le connais pas, mais c'est tout droit.

Tr�s bien.

Allez au diable.

Sartai...

Je reviens.

�a doit �tre Taimas.

Tu m'as appel� ?

Je reviens du village de Rakhymzhan.

J'ai vu les Dzoungars qui ont tu� ton p�re.

Quoi ?

Partons sur-le-champ.

Sartai, je peux te poser une question ?

Vas-y.

Pourquoi les gens ne parlent que de toi ?

Tu n'es pas le seul � te battre.

Pourquoi t'es-tu mis � donner des ordres ?

Je n'en donne pas.

On s'�tait pourtant jur� de tuer tous les Dzoungars.

Et puis, il y a Korlan qui ferait n'importe quoi pour toi,

alors que toi, tu n'as d'yeux que pour Zere,

la fille du servile Rakhymzhan.

Korlan nous aime tous les deux et laisse Zere en dehors de tout �a.

Quelque chose a chang�.

Ilyas s'est immisc� entre nous. Pourquoi tu l'�coutes ?

On en discutera plus tard. Retrouvons ce Dzoungar.

P�re...

P�re !

Grand-p�re, Taimas est de retour !

Mais le cheval de Sartai est vide.

Taimas, o� est Sartai ?

Et Sartai... o� est-il ?

On descendait de la montagne.

On est tomb�s dans une embuscade.

Sartai...

Quoi, Taimas ?

Sartai a �t� abattu.

Pourquoi �tiez-vous descendus ?

Sartai voulait aller au village de Rakhymzhan.

Je n'ai pas pu l'en dissuader.

O� est son corps ?

Ils l'ont attach� � un cheval.

Quel malheur !

Quel malheur !

Quelle terrible nouvelle !

Un couteau.

P�re !

Papa, o� es-tu ?

Maman !

Mon fils...

as-tu soif ?

Sartai !

- Bonjour. - Entre.

- J'ai apport� du lait de jument. - Entre, ma grande.

Tiens, bois.

Merci.

Allez-vous-en, petits garnements !

P�re...

Comment te sens-tu, mon enfant ?

- Qui t'a permis de venir ici ? - Moi.

Puisque tu as fini,

tu peux rentrer � la maison.

Raccompagne Zere et ses amies.

Gr�ce � Dieu,

tu as repris des forces.

�coute-moi bien.

J'ai entendu dire

que les Kazakhs avaient lev� une arm�e

pour faire la guerre.

Tu devrais aller leur pr�ter main-forte

au lieu de rester enferm� ici

et de passer pour un voleur.

Je vais y r�fl�chir.

Qu'Allah vous accorde la sant� pour votre gentillesse.

Je n'ai qu'une requ�te.

Donnez-moi un bon cheval et demain, je serai parti.

Mes amis, qu'est-ce que vous comptez faire ?

On ne ressuscite pas les morts. Qu'est-ce qui vous retient ?

Le moment est venu

de partir d'ici.

Qui vient avec moi ?

Qu'est-ce qu'on va faire ?

Se venger et capturer des Dzoungars.

Je suis d'accord.

Assez pleur� Sartai.

Taimas ?

Tu veux bien �tre notre chef ?

C'est l'oncle Nazar.

Pr�parez-vous. Nous partons chercher Sartai.

H�, le vieux,

c'est nous qui d�cidons maintenant.

Si tu manques encore une fois de respect � Nazar,

je te coupe la langue.

Sartai est vivant.

Comment le sais-tu ?

Je le sens dans mon c�ur.

Tu m'accuses de mentir ?

Je ne t'accuse de rien.

Viens avec nous, c'est tout.

Nous devons partir avant d'�tre attaqu�s.

Kassym, reste ici avec deux soldats

et attendez Amantay.

Emm�ne-le ensuite vers la steppe ouest

et rattrape-nous.

Tr�s bien.

Et Sartai ?

Il viendra avec nous ?

Zere, nous n'avons pas le choix.

Nous ne l'abandonnerons pas.

- Alors il vient ? - Oui.

Tu peux aller lui dire.

Tu vas le regretter, p�re.

Assez discut�. Va te pr�parer.

Tr�s bien.

Nous allons partir. P�re t'autorise � venir avec nous.

Ta famille sera en danger si je vous accompagne.

Toute la caravane aussi.

Je regagnerai la montagne ce soir.

Viens avec nous.

Je t'en supplie.

Non, je ne peux pas.

Dans ce cas, je viens avec toi.

Tu ne peux pas partir sans la b�n�diction de ton p�re.

Zere, autant que tu le saches.

Je t'aime plus que tout,

mais pour le moment,

mieux vaut nous s�parer.

Il est encore trop t�t pour �tre ensemble.

Mais pourquoi ?

Comment peux-tu m'abandonner ?

Je...

D�p�chez-vous !

Il faut passer le col

avant la nuit !

Voil� Nazar.

Je viens vous saluer.

Mais pourquoi cette h�te ?

Des mauvaises nouvelles ?

Nous serions partis t�t ou tard.

Mais ton Sartai a pr�cipit� les choses.

Sartai ?

Mon merveilleux fr�re !

Tu es vivant, Sartai.

On te croyait mort.

Dieu a eu piti� de moi.

On en a eu assez de te pleurer.

- Elle a vu juste. - Tu es recherch�.

Bonjour, Sartai.

Merci d'�tre venus. Content de vous voir.

Oncle Nazar !

Tu es vivant, mon petit. Dieu merci !

Nazar, il est en bonne sant�, ton h�ros.

Sa blessure s'est cicatris�e.

Dieu merci.

L'essentiel, c'est qu'il soit en vie.

J'ai fait mon devoir.

Nazar est l�. Inutile de s'inqui�ter.

Dieu te b�nisse, Rakhymzhan. Merci de lui avoir sauv� la vie.

Je vais le ramener

dans nos montagnes.

Mes gar�ons se feront un plaisir de vous escorter.

Merci, Nazar.

Tr�s bon r�tablissement, mon fils.

Bon voyage.

Merci � Zere de s'�tre occup�e de moi.

� bient�t dans de meilleures circonstances.

Que Dieu t'entende.

Je suis content que ma fille

et mon fils t'aient comme ami.

Bonne chance.

Bonne chance � vous tous.

Bonne chance aussi. Que Dieu vous prot�ge.

O� est Taimas ?

Il �tait avec nous.

- Mais il a disparu. - Pourquoi tu le cherches ?

Venez aider Sartai � monter sur son cheval.

Il faut partir sans tarder.

Regagnons le village. Sartai a besoin de repos.

- � tr�s bient�t. - Bonne chance.

Prenez soin de vous.

Je reste ici. Va pr�venir notre chef.

Compte sur moi.

Barbares !

Reculez !

Soyez le bienvenu.

Mes respects.

Content de vous voir. Prenez place.

Nous avons 2 000 soldats bas�s � Anrakay.

10 000 hommes se tiennent pr�ts � l'est.

Nous surveillons les Kazakhs de pr�s.

Quelles sont les intentions de leurs chefs ?

Ils ont rassembl� leurs troupes

dans deux gorges pr�s d'Anrakay.

D'ici quelques jours, ils seront dans la plaine.

Louvsan Daichin et ses 20 000 hommes arriveront par l'ouest

et se joindront aux autres.

Combien y a-t-il de soldats kazakhs ?

Au maximum 15 000.

Les Kazakhs ont du mal � s'unir.

Les sultans ne prendront pas tous part au combat.

Dans ce cas, nous avons la sup�riorit� du nombre.

Nous avons des armes,

mais surveillons l'est.

Il faut se m�fier du dragon qui dort.

Je nomme Louvsan Daichin

commandant des arm�es.

Tous devront lui ob�ir.

Ex�cution !

Jonon...

Toutes mes condol�ances pour votre fils.

Merci, monseigneur.

Ne revenez pas

sans une victoire.

Assez ! Arr�te de jouer !

Bient�t, nous c�l�brerons notre victoire.

Nous les �corcherons vifs et n'en ferons qu'une bouch�e !

Levons nos verres

et portons un toast au commandant.

Toi !

Du vin !

J'entends du bruit.

Je veux la t�te de Sartai,

et tuez-moi ce Rakhymzhan.

� vos ordres.

Nous approchons du lieu fix�. Pouvons-nous faire demi-tour ?

Bien s�r. Tu diras � Nazar que nous sommes hors de danger.

- Bonne fin de voyage. - Dieu te b�nisse.

Quel plan adopter ?

Je n'en sais rien.

Je ne sais plus o� j'en suis.

Autrefois, je voulais me venger, mais �a ne m'a men� nulle part.

Il y a toujours une solution.

J'ai entendu dire qu'une bataille se pr�parait.

Nos plus grands guerriers

doivent affronter les Dzoungars demain.

Est-ce vrai ?

Je ne pensais pas Taimas capable de �a.

Il a bien cach� son jeu.

Si on le retrouve, je le tuerai, ce sale tra�tre.

Attendez ! Arr�tez-vous !

Zere...

Attendez !

Attendez-moi.

J'ai d�cid� de rejoindre Sartai avec vous.

Rebrousse chemin.

Pas question. Tuez-moi si vous voulez...

mais je viens avec vous.

Rejoins les tiens. On n'a pas de temps � perdre.

On ne veut pas de toi.

Personne ne veut de moi

en ces temps de guerre. Je dois voir Sartai.

�a doit �tre �a, l'amour.

Que faire d'elle ?

Emmenons-la avec nous.

Sartai sera content de la voir.

Elle n'a qu'� venir.

Oncle Rakhymzhan !

Zere a disparu ! On l'a cherch�e partout.

Que dis-tu ?

O� a-t-elle pu aller ?

Partez � sa recherche et ramenez-la !

Seigneur, qu'a-t-il dit ?

Elle a d� partir avec eux.

Que deux de vous me suivent.

Manarbek, occupe-toi de la caravane.

Il faut partir d'ici.

Est-ce Sartai qui te plonge

dans un tel d�sespoir ?

Ne te moque pas de moi.

Mon p�re ne m'aurait jamais laiss�e partir.

Serais-tu jalouse, par hasard ?

Arr�te tes b�tises.

Sartai est comme un fr�re pour moi.

Korlan, c'est Rakhymzhan.

Halte-l� !

Zere, que fais-tu ?

Quel d�shonneur pour toi et ta famille.

Je savais que tu ne serais pas d'accord.

Mais c'�tait plus fort que moi.

Oncle Rakhymzhan, Zere a tenu � nous suivre.

Elle a refus� de partir.

Je vois.

Viens avec nous. On reparlera de tout �a plus tard.

D�p�che-toi.

Les Dzoungars approchent.

Laisse-moi �tre heureuse, papa.

Assez ! Ne nous d�shonore pas davantage.

Kassym, voil� Amantay !

On t'attendait.

O� est ton p�re ?

Il m'a demand� de t'attendre.

En route, vite.

Il ne faut pas perdre de temps.

Vous deux,

rattrapez la caravane et dites � mon p�re

que j'ai retrouv� Amantay.

P�re, que faire ?

Ne t'inqui�te pas. Laisse-moi leur parler.

J'ai ici l'autorisation de Jonon.

Tenez, regardez.

Laissez-nous passer.

Nous te cherchions justement. Tuez-le !

L�chez-moi, sc�l�rats !

P�re ! Laissez-le !

Laissez-le !

Fuis, ma fille.

Sauve-toi.

Ordures !

Tu as ma b�n�diction. Va retrouver Sartai !

P�re !

Tuez-la !

Zere, viens.

Oussen !

Korlan, fuyez !

Rattrapez-les !

Je les retiens.

Fuyez !

Vite !

Remontez � cheval, il est mort !

Plus vite !

Pressons le pas. Ils peuvent nous rattraper.

Il est � bout.

Il refuse de galoper.

Prends le mien.

Accroche-toi.

Il conna�t le chemin.

Et toi ?

Adieu, mon joli.

Ram�ne Zere au village.

Dis � Sartai

que son p�re aurait �t� fier de lui !

C'est un vrai guerrier. Son peuple en est fier.

Tuez-la !

M�re.

R�veille-toi.

- Taimas, o� �tais-tu pass� ? - Chut. Suis-moi.

O� �tais-tu pass�, mon enfant ?

Je t'expliquerai.

Mon fr�re !

Mon cher fils, prunelle de mes yeux.

Mais que fais-tu ?

- Pourquoi ? - Ne fais pas l'imb�cile.

- Nazar ? - Emmenez-le dehors.

C'est affreux !

Mon Dieu !

Mon enfant !

Pas de piti�

pour ceux qui ont choisi le mal.

Je n'en ai plus rien � faire.

Je dirai � ta m�re que tu es mort au combat.

C'est �a !

Vous comprenez rien. Allez-y, tuez-moi.

Nous d�ciderons

de ton ch�timent plus tard.

Que s'est-il pass� ? O� sont les autres ?

Korlan et ses compagnons ?

Ils sont morts.

Quoi ? C'est impossible. Il doit y avoir des survivants.

Non.

J'ai vu mon p�re se faire �gorger.

Korlan et les autres n'ont pas pu le sauver.

Ils ont tous... Ils ont tous �t� massacr�s.

Je m'�tais enfuie

pour venir te rejoindre.

Tout est ma faute.

Non, ce n'est pas ta faute. C'est moi qui suis coupable.

Grand-p�re !

Calme-toi.

Calme-toi, mon enfant. Dieu en a d�cid� ainsi.

Il a �t� fauch� dans la fleur de l'�ge.

Sois forte.

Sois courageuse.

Seigneur !

Qu'as-tu dit ?

Mon fils ch�ri !

Korlan est morte.

Malgr� tous les morts que tu as sur la conscience,

tu te crois blanc comme neige.

Tu as une fille qui t'aime,

mais c'est moi qui suis le tra�tre !

Allez, vas-y, tue-moi !

Tue-moi !

Vas-y !

Tue-moi !

Non, Taimas.

Je te pardonne.

Alors d�tache-moi.

Je voudrais aller enterrer Korlan.

Personne ne peut vaincre nos soldats.

Bravo, mes braves.

Abul Khair...

voici le jeune sultan Abul Mansur.

J'ai bien connu ton p�re

et tu as fait parler de toi.

C'est un honneur de vous rencontrer.

Mes respects.

C'est le portrait crach� de son p�re.

Dommage qu'il ne l'ait pas connu.

L'orphelin de nagu�re s'est transform� en roc.

J'admire sa bravoure. On dirait un cheval sauvage.

Tole Bi, Amantay est l�.

Fais-le entrer.

Amantay ?

- Qui est-ce ? - Notre �missaire.

Il nous renseigne sur l'ennemi.

Nous t'�coutons.

Louvsan Daichin

et ses 20 000 hommes sont entr�s sur notre territoire.

�a signifie qu'ils seront au moins 30 000.

Peut-�tre m�me plus.

Qu'en pensez-vous ?

Ce ne sera pas notre 1re guerre contre les Dzoungars.

Nous les affrontons tous les jours.

Ils sont tellement nombreux.

Ce sera une bataille capitale pour l'avenir de notre peuple.

Si nous la perdons,

nous perdrons tout.

Nous devons gagner. Il n'y a pas d'autre issue possible.

Pardonne-moi d'avoir mal parl� � ton p�re.

Il nous a autoris�s � devenir mari et femme avant de mourir.

Ce n'est pas le moment, bien s�r.

Mais je tenais...

� ce que tu le saches.

Je voudrais d'abord me faire pardonner.

Tu vas retourner dans ta famille.

Je ne veux pas. Je suis avec toi d�sormais.

Ne le prends pas mal, mais laissons �a de c�t� pour l'instant.

Les Dzoungars !

Aibek, allez vous cacher dans la for�t.

Cessez de pleurer.

Allez vous cacher.

Fuyez, vite.

Zere, suis-moi.

Ce sont des Kazakhs !

O� est Zere ?

Elle va bien, ne t'inqui�te pas.

Navr� pour ton p�re.

Tu sais donc tout.

Je ne veux pas perdre la seule s�ur que j'ai. Appelle-la.

Voici ma t�te si tu me juges coupable.

Nous venons te demander

ton consentement.

Demain,

je participerai � une grande bataille...

pour d�fendre mon peuple.

Je n'ai qu'une peur : qui veillera sur ma s�ur si je meurs ?

Respectons les derni�res volont�s de Rakhymzhan.

C'est moi qui prendrai soin de Zere.

Je ne m'opposerai pas au d�sir de mon p�re.

Vous avez mon consentement.

Le sort de chacun

sera fix� apr�s la bataille de demain.

Nous nous battrons � tes c�t�s jusqu'au dernier.

Tr�s bien, mon fr�re.

J'ai autrefois pris sous mon aile

de nombreux orphelins

qui �taient priv�s de foyer.

Je constate aujourd'hui

qu'ils ont grandi et sont devenus des hommes.

Que Dieu d�barrasse nos terres de l'ennemi

sans verser de sang.

Bonne chance � tous

et que Dieu vous prot�ge.

Qu'Allah vous accompagne.

Il est possible

que je ne te revoie plus jamais,

mais sache que ce jour

restera � jamais grav� dans ma m�moire.

Je t'ai aim�e tout de suite, mais jamais je n'aurais cru

que notre union exigerait de tels sacrifices.

Ne mesurons pas l'amour � l'aune de la souffrance.

Quoi qu'il arrive, tu seras � jamais dans mon c�ur.

Venez avec nous.

Vive les Kazakhs !

Sartai !

Regarde !

En avant !

C'est une vraie bataille.

Les Dzoungars sont nombreux. Nous, beaucoup moins.

Ils sont all�s chercher du renfort.

Et il est trop tard pour pr�venir nos troupes.

- Comptons-nous. - 7 de Turkestan.

13 d'Atyl.

8 de Bayan !

- 5 de Torgay. - 10 de Zhaik !

4 d'Altai !

- Nous sommes � peine 100. - C'est faux.

Nous sommes des milliers.

Nous sommes capables,

avec notre c�ur,

de vaincre mille Dzoungars.

Nous vengerons le sang innocent de nos p�res, de nos fr�res et s�urs,

et de tous les orphelins

condamn�s � errer

loin de chez eux.

Dieu nous aidera � triompher. Nous serons nombreux � p�rir,

mais plut�t la gloire que la vie.

Vous voyez ce drapeau dzoungar ?

Nous le d�chirerons

et le foulerons � nos pieds ainsi que son commandant.

Mes fr�res, c'est une bataille d�cisive.

Si nous ne nous revoyons pas ici-bas, rendez-vous au paradis !

En joue !

� mon signal !

Feu !

� l'attaque !

Mort � l'ennemi !

Sachez que nous nous battrons jusqu'au bout !

Venez vous battre !

Commandant,

Tomor Batur est mort.

Tu peux partir.

� qui sont ces hommes ? Ils repoussent l'ennemi.

Sartai, le drapeau ennemi est l�-bas.

Mes amis, encore une fois, suivez-moi.

En avant. Qu'Allah nous prot�ge !

D'o� sortent-ils ?

Bon sang !

Commandant !

Nous avons perdu deux g�n�raux.

Disparais !

Esclaves sans cervelle !

C'est fini.

Retirons-nous.

Ilyas !

Que faire ?

Assan !

Une lance !

Je suis veng�.

Nous avons tenu parole.

Vive le peuple kazakh !

Victoire ! Victoire !

Chef !

L'ennemi s'est rendu.

Soldats !

Pour la patrie.

D�fendez votre terre ! En avant !

En avant !

Nous avons vaincu les Dzoungars.

C'est votre jour,

enfants de Dieu.

Je te l'avais dit, pas l'ombre d'un Dzoungar.

Essaie de me rattraper.

O� que tu sois parti, je te garde dans mon c�ur.

Voil�, comme �a.

Hissez-le le plus haut possible.

Zere,

prends une de ces perches

et aide-nous � arrimer le d�me.

Soulevez !

Grand-p�re...

Si on appelait le b�b� Sartai ?

Mais c'est le nom de son p�re.

Alors appelons-le Alpamis. Comme �a,

aucun ennemi n'osera s'en prendre � nous.

Puisque Dieu t'a souffl� ces mots, qu'il en soit ainsi.

Adaptation : Claire Joly

Sous-titrage : IMAGINE

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