All language subtitles for Le Bureau Des Legendes S04E10 Final

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Original subtitles

...

- Faut y aller, grand.

Vous avez failli crever ensemble, ça crée des liens.

- C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain.

C'est sûr, je vais avoir une otite. - Quoi ?

- Je prie.

C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain.

C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain.

Il continue de prier.

Tu crois qu'on est différents ?

Mais on est pareils.

Je suis comme toi, j'ai peur des femmes.

Elles me terrorisent, vraiment.

Dès qu'il y en a une dans la pièce,

j'arrive pas à respirer, j'ai mal au ventre...

T'as déjà vu une femme jouir ? C'est effrayant, en fait.

Ca s'arrête pas.

C'est terrible.

La première fois, j'étais sidéré.

* Nous, à peine ça commence, c'est fini.

Alors que les femmes, ça finit jamais.

C'est dingue.

Ca nous remet à notre place.

Une place de minable, de petite chose.

Alors je les fuis.

Un vrai lâche.

Mais c'est pas évident, elles sont partout.

C'est pour ça, je vous comprends.

Vous les voilez de la tête aux pieds. Ca fait moins peur.

On vit avec elles, on travaille avec elles. Elles sont partout.

Nous, on n'a pas le droit d'avoir peur.

On doit être courageux. J'y arrive pas.

Il murmure une prière en arabe.

Autre chose nous rassemble.

On sait qu'on est sur Terre pour aucune raison.

Par hasard.

On est là, on vit, on mange. On sert strictement à rien. Voilà.

C'est super angoissant, non ?

On ne sert à rien.

Y a pas de loi, pas de principe.

Y a pas de raison. Que dois-je faire ? On le sait pas.

C'est insupportable.

Alors on s'impose des règles strictes pour tout.

Il peut pas y avoir ce chaos comme ça.

Moi, j'ai des rituels. Si je les respecte pas...

C'est la panique intérieure. Quand j'y pense...

C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain.

C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain.

Désolé, c'est mon rituel.

Quand je pense au chaos faut que je dise 21 fois :

"C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain."

Sinon, je vomis.

Il continue à prier en arabe.

Toi et moi, on est pareils. On a peur de deux choses.

Les femmes et le chaos.

Et on fait tout pour les éviter.

Sauf que toi, t'as fait beaucoup plus que moi.

T'as essayé de te construire

un monde protégé des femmes et du chaos.

Respect absolu.

Et pourquoi t'as échoué ?

Nous, les lâches, on comptait sur vous.

Pourquoi vous avez échoué ?

- Mais t'es un grand malade, en fait.

- T'es pas lâche ?

- C'est vous, les lâches.

Vous bombardez la Syrie. Après, vous...

- Si t'es pas un lâche...

Pourquoi tu t'es pas fait sauter ?

T'as eu peur de mourir ?

- Vous m'avez gazé, bande de chiens, comme Bachar gaze son peuple.

- On t'a gazé, c'est ce que tu diras à tes amis en prison ?

- Détache-moi et tu verras si je suis un lâche.

- Tu rentres dans la voiture, t'appuies, boum, on est morts.

Pourquoi tu m'as dit: "Roule"?

Quand on veut mourir, on dit pas "Roule".

* Je t'ai suivi. T'as fui Mossoul. T'as fui Rakka.

Quand t'as été arrêté, t'as été paralysé par la peur.

Tu connais ?

Amina Bouazizi.

La femme d'Abu al Mekaniku, mort en Irak.

Tu l'as appelée pour qu'elle active la cellule qui prépare une action.

Elle a été arrêtée.

Ca lui fera drôle d'apprendre que t'as pas voulu mourir.

Elle qui a perdu un enfant et son mari là-bas.

Que pensera-t-elle en voyant la vidéo ?

On te voit sortir d'une voiture, les mains liées.

Tu voulais t'enfuir, on t'a attrapé.

Eh oui, on t'a filmé.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Hypoglycémie.

- Quoi ? - Je fais une crise.

C'est sûr, je vais avoir une otite, c'est sûr et certain.

Crois pas que tu vas partir en beauté.

Non, ça sera pas beau.

L'attentat que t'organisais, quelqu'un d'autre va le faire

et recevoir la gloire.

Pendant que toi, tu seras gênant pour tout le monde.

Surtout pour tes chefs qui t'ont fait confiance.

Le héros, c'est celui qui reprend ton affaire.

Toi, t'es plus rien.

- Je dis plus rien, je veux un avocat.

- L'avocat, il va te dire la même chose.

Aujourd'hui, tu peux prendre deux routes.

La première...

Tu vas en prison.

Avec des gens qui ont combattu en Syrie, qui savent que t'as eu peur.

T'auras plus jamais accès à la hiérarchie de Daech.

Tu seras méprisé, isolé, sali.

Tu seras la honte de tous.

Ils te frapperont chaque jour parce que tu les auras humiliés.

Et ta mère...

Ta mère qui t'a envoyé de l'argent sera la mère d'un lâche.

Elle ira en prison pour avoir aidé quelqu'un qui est pas allé au bout.

La deuxième route...

Pareil.

Tu vas en prison.

Mais personne ne sait ce qui s'est passé.

T'es un officier.

T'as le respect de tous et ta mère te respecte encore.

Pour ça, donne-moi quelque chose pour empêcher l'attentat.

Tu choisis quoi?

Personne ne saura que tu l'as organisé.

On croira que c'est l'autre.

Tu seras toujours celui qui s'est pas fait sauter.

Si tu dis que t'as organisé l'attentat, ce sera pire.

Ce sera insupportable pour eux que tu fasses le fier.

Alors que t'es Quentin le lâche.

Abu Aljubaan.

- La prison, ce sera où ?

Un homme parle en ukrainien.

(en russe)

(en anglais)

Vibreur

- Allô ? *- C'est Joël.

- Bonjour, Joël.

*- Ca va ?

- Ca fait longtemps. *- Je sais.

- T'aurais pu venir me voir.

Je plaisante. *- Comment ça se passe ?

*- Mais encore ?

- C'est tout ce que je sais. Ils me disent rien.

Je sais pas s'il parle français ou anglais.

Ils refuse de parler russe.

*- Les Russes font un black-out sur les communications.

En tout cas, ils sont en route.

- Compris.

C'est toi qui seras à la réception ?

«. oui.

- Et moi ?

J'y serai aussi ?

*- T'as l'intention de pas y être ?

- Si.

N'oublie pas, j'ai l'intention d'y être.

- D'accord.

Discussion inaudible

J'ai eu Malotru, ils sont sur place.

- Je sais.

*- Il est inquiet.

- De quoi ? *- Je sais pas, il est inquiet.

- OK.

- Il a des raisons d'être inquiet?

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je sais pas.

- OK. Envoie-moi l'enregistrement.

Musique intrigante

- Bonjour, Marina. - Bonjour.

- Cava?

- Oui.

- C'est moi qu'on a envoyé.

- Vous êtes toujours à la DGSE ?

- Pas vraiment, mais la DGSE m'envoie.

- Vous avez une cigarette ?

- T'as une cigarette ?

Vous êtes d'accord pour leur parler ?

Vous le connaissez, mais là, il s'appelle Joël.

- Allô ?

*- Marina, ça va ?

- Oui.

*- Ils t'ont bien traitée ?

- Ca va.

*- T'as été examinée par le médecin ?

- Pas encore, mais il faut pas rester ici trop longtemps.

*- Mais ça va ?

- Ouais, je suis contente d'être là.

*- Super, on se voit d'ici deux heures.

Désolé pour la dernière fois. - Ouais.

Oui, c'était pas... *- C'est génial de t'entendre.

- Ouais. *- A tout à l'heure.

- D'accord.

(en russe)

- Allons-y.

Sonnerie

(en russe)

Musique intrigante

- Vous avez compris ?

- On arrive dans 1 heure et demie.

- Il a parlé en russe. - Oui.

- Il parle jamais en russe.

- C'était pour qu'on comprenne.

- Pourquoi ?

- Pour nous rassurer.

- Vous parlez toujours farsi ?

Tenez. Rappelez notre contact

et dites-lui un truc en farsi.

- Quoi ?

- Que ça craint.

Musique intrigante

Sonnerie

- Allô ?

- C'est Marina.

- Cava?

- On peut aller plus vite ?

Elle parle en farsi.

- Tu peux répéter ?

- Non.

- OK, merci.

* Allô ?

*- C'est Marina.

*- Ca va ?

Elle répond en farsi.

* Tu peux répéter ?

* Non.

- Les deux traducteurs sont d'accord ?

- Oui. Littéralement, ça signifie : "Il se passe une chose imprévue."

- Elle parle en farsi. Elle veut pas être comprise.

Elle se méfie de quelqu'un.

Avec elle, y a Debailly,

un chauffeur et le chef de l'escorte,

un certain Sergey.

- Elle se méfie du chef. - Probable.

- Ca peut être quoi comme imprévu ?

- Ce Sergey a pu passer un deal avec une milice.

Contre de l'argent. Beaucoup d'argent.

Il leur vend de quoi échanger des prisonniers.

Avec Marina Loiseau et Guillaume Debailly, ils peuvent espérer

récupérer 100 combattants des prisons ukrainiennes.

C'est une première hypothèse. Corruption.

C'est l'Ukraine.

- Une autre hypothèse ?

- Les Ukrainiens peuvent rouler pour un autre service étranger

qui veut aussi les échanger.

Je vois mal les Russes faire ça.

Ils ont accepté de libérer Loiseau en échange de renseignements

venant des Américains, donc...

- Donc ?

- L'autre service, ça peut être les Américains.

Ils sont au courant de l'opération.

- Ils tenteraient ça sur Loiseau ?

- C'est plutôt Malotru qui les intéresse.

- Regardez, ils changent de route.

Musique intrigante

- Je vois ça.

(en anglais)

- On sait qu'il parle anglais.

- Pourquoi faire cet effort?

- Toujours la même chose. Nous endormir.

*- Allô ?

- On a changé de route. Ils parlent de barrages. Plus de téléphone.

- Je sais, ils cherchent un itinéraire sûr.

- Entre ce qui se passe et un enlèvement, y a pas de différence.

- Je sais. Je te rappelle.

- Vous pensez que c'est ça ?

- C'est possible.

2 agents français, les séparatistes peuvent en tirer profit.

- Et eux?

- Ils veulent s'acheter une belle maison.

- Qu'est-ce qu'on fait?

- Joël gère avec la boîte mais on ne peut rien faire.

On peut parler de nos détentions ?

- Je comprends pas que vous soyez pas en prison.

C'est à vous que je dois une de ces détentions.

- C'est aussi à moi que vous devez la deuxième.

Discussions mêlées

- Les Américains disent qu'ils n'ont aucune activité

en Ukraine aujourd'hui.

Ce qui ne veut rien dire.

- S'ils préparent un truc, ils sont en liaison avec l'escorte.

Non ? - Oui.

Le téléphone de l'agent avec Raymond est crypté.

Celui du commandant Sergey aussi.

Impossible de savoir avec qui ils parlent.

- On peut pas les hacker ?

- Tu crois que je suis sur Facebook ?

J'utilise la liaison Bluetooth de l'ordi de Raymond.

Musique intrigante

Impossible de casser leur code.

Je cherche failles ou bugs pour entrer dans le téléphone de l'agent.

- On peut étudier leur méthode de cryptage.

- Si les Américains communiquent avec les Ukrainiens,

ils vont utiliser leurs méthodes de codage.

- OK, c'est bon.

Ils ont un chiffrage qui change tout le temps. Personne les égale.

Je peux calculer la vitesse de changement.

C'est leur signature.

- Je pourrais avoir votre téléphone ?

- Vous pouvez appeler qu'en Ukraine.

- On se méfie de vous.

- Je peux les comprendre.

- Vous êtes pas vraiment en liberté.

- Non.

Elle soupire.

- Pourquoi c'est vous qu'on m'envoie ?

Conversations mêlées Musique intrigante

...

- Hey!

Musique intrigante

- Vous vous méfiez d'eux ?

- Je vois le mal partout.

- J'étais rien pour vous, quand j'étais en Iran ?

J'étais quelqu'un qu'on pouvait jeter ?

- Non.

- Et cette mission pour laquelle vous m'avez sacrifiée ?

- Je peux pas en parler.

- Ca vous a rien fait de m'enfoncer à nouveau ?

- On fait pas une opération par rapport à la précédente.

Si je devais vous enfoncer une 3e fois, je le ferais.

Même si je trouvais ça dégueulasse qu'ils vous mettent là.

- La loyauté faite homme.

- Vous feriez pas la même chose ?

- Si.

- C'est du thé à la menthe.

- Regain d'activités des communications américaines.

C'est confirmé.

- La méthode de cryptage de l'escorte ne vient pas d'Ukraine.

- Les Américains ont pu leur faire un transfert?

- Je serais eux, non. On transfère des trucs obsolètes, pas de pointe.

- Pourcentage de chance pour que les Ukrainiens parlent aux Américains ?

- 80.

- Je voudrais parler à Michel Ponte.

- Si rien ne devient public,

je peux espérer qu'on ne me juge pas.

Qu'on m'emprisonne pas.

Qu'on me mette dans un bureau,

qu'on me sorte parfois pour une question.

Pas de vague, pas de scandale.

On ne me fait plus confiance, mais...

On m'utilise comme on peut.

C'est ce qu'ils veulent faire de moi, je pense.

J'espère.

Moi, ça me va.

Conversations mêlées Musique intrigante

...

- On reste ensemble.

Hé!

- Allez-y.

- Vous partirez après ?

- Je crois pas.

- Ils peuvent pas vous garder. - Je sais pas.

Dites à Joël ce qui se passe.

Malheureusement, je crois qu'il le sait.

- Je comprends pas.

- Vous vouliez savoir pourquoi ils m'avaient envoyé.

Vous avez votre réponse.

- Mais non. - Allez-y.

- Je m'excuse.

- Ils repartent.

- Raymond, tu vois ce qu'on voit?

* Tu essaies de les joindre ? - Oui, mais ça répond pas.

Vibreur

Musique intrigante

- Tu te souviens ?

- Demander beaucoup pour recevoir un peu.

- On est bons ? - Oui.

- Tu dois convaincre Price que t'es un copain de Iode 3.

Vous vous êtes connus à la Katiba, avec les copains de Price,

du même quartier que Iode 3.

Tu les as fréquentés, tu utilises le même jargon qu'eux.

Il doit te donner l'adresse de la planque.

- OK.

Si Iode 3 a menti? Si Price n'est pas le logisticien ?

- Il n'a pas menti.

- Comment tu sais ?

- J'ai 3 boutons autour du trou du cul qui poussent quand je suis sûr.

- Ca me va.

- Te trompe pas de ligne.

Bip

- On est seuls pour l'audio. Quelqu'un est connecté.

- C'est Price ?

- Mentionne-le dans le chat.

Bip

*- Ahmad ?

- As-salamu alaykum. *- Alaykum as-salam...

C'est pas Ahmad.

- Non, je suis un cousin.

Toi, c'est Price ?

*- Il est où, Ahmad ?

- Malade. *- Merde. Depuis quand ?

- Ca fait une semaine. *- C'est grave ?

- Non, il est soigné en France. *- Bon

- Il m'a refilé son compte pour qu'on se parle.

*- De quoi ?

- De la chambre.

Price ?

*- On se connaît?

- Non. *- C'est mort, frère.

- Frère, on connaît Ahmad.

Bip

- Déconnecté de l'audio, mais sur le forum.

- On est sûrs qu'il lit?

Bip

- Fragués ?

- Ca veut dire tués.

Il nous teste.

Bip

*- Tu les connaissais ?

- Oui, surtout Moussa.

Il avait chopé une PS4. On a passé 2 ans sur GTA et Call Of.

*- T'es d'où ?

- De Nice.

*- Faut qu'on se voie.

- Non, frère. On peut pas se voir.

Ahmad est pas tombé malade seul. J'ai pas confiance.

*- Alors pourquoi t'appelles ?

- Je t'ai dit, pour la chambre.

Je viens avec deux amis. Ils ont voyagé avec Ahmad et moi.

*- Deux ? Tu délires.

Pas possible.

- Il va falloir qu'on s'habille aussi.

Je viens pour remplacer Ahmad. Ca vient d'en haut.

*- Je veux pas d'histoires. On m'a rien dit.

- Tranquille, cousin...

Ahmad m'a dit que tu m'aiderais.

*- Laisse tomber, ça pue, ton histoire.

- Il a raccroché ?

Je... Je viens pour rejoindre les autres.

Ceux d'Ahmad. Il me faut trois lits en plus.

J'arrive ce soir.

Bip

T'as quoi comme habit?

*- Je sais pas.

- C'est toi qui as habillé les autres ?

*- Ouais.

- Il me faut pareil. Mille pour la chambre, 10000 pour les habits.

Selon ce que t'auras. *- Mais Ahmad me doit de la tune.

Bip

- Non, je suis pas au courant. *- Faut pas pousser.

- Écoute-moi bien. On reste sur ce qu'on a dit.

Me la fais pas à l'envers. On se voit à la chambre.

Je suis pas là pour m'afficher.

*- Je fais pas crédit, Ahmad le sait.

- Tu veux lui dire toi-même à Ahmad ?

Tu me prends pour un menteur.

*- Tu connais Aulnay ? Y a une boulangerie devant la gare.

- Ca va ? - Des nouvelles de Bernard ?

- Il est pas avec toi ?

- Non, ils nous ont séparés de force. Il est resté là-bas.

- Vous êtes au courant, en fait?

- De quoi ?

- Vous saviez ce qui allait se passer ?

- Non.

Il gémit.

Musique intrigante

- Ma démission serait sur la table si c'était le cas.

- S'il vous plaît, laissez-nous.

Sylvain. Jeune homme.

Marie-Jeanne.

- Jean-Jacques reste ? - Oui.

- Alors moi aussi.

- En quel nom ?

- Pour équilibrer. Confronter les points de vue.

Aider à la décision. C'est bien qu'il y ait une femme.

- Vous ne savez pas de quoi il s'agit.

- Appeler les Américains pour interrompre leur opération ?

- Oui.

- Vous allez le faire ?

- Probable.

- Probable ?

- J'y suis opposé.

- C'est pour ça que je reste.

Vous avez besoin d'un débat contradictoire.

Musique intrigante

Il parle en ukrainien.

(en anglais)

- C'est une aubaine.

C'est une opportunité unique qu'il faut saisir.

Les Américains ont passé un deal avec les Ukrainiens,

dans notre dos.

Pour faire disparaître Malotru.

Ils feront passer ça

pour un incident avec les séparatistes.

Ils règlent leur problème.

Et ils règlent le nôtre,

sans nous demander notre avis.

Sans qu'on leur donne l'autorisation.

La seule chose qu'on ait à faire, c'est de ne rien faire.

- Et le condamner ?

- Comme il s'est condamné lui-même.

Quand il a voulu faire exploser Chevalier,

il fallait y aller pour lui interdire de mourir ?

Est-ce qu'on va aller le sauver à chaque fois

qu'il tombe de son lit?

- C'est de la rhétorique.

Appelle ça comme tu veux, c'est un assassinat. Point.

On a la possibilité de l'empêcher.

Notre agent.

Il vient de permettre d'envoyer un clandestin majeur

sur un domaine majeur en Russie.

Il travaille pour nous !

Et nous, on l'assassine ? On peut pas faire ça.

- La règle...

La règle raisonnable, que je trouve équilibrée, c'est:

"On ne traque pas, on ne punit pas, on ne tue pas."

Non, on ne tue pas.

Mais quand un agent déloyal a des ennuis,

on ne fait rien pour lui.

La moindre des choses qu'on puisse faire,

c'est de le laisser tomber.

Oui, on le laisse tomber. C'est la règle.

- Je te trouve bien insistant pour parler de la mort d'un des nôtres.

- J'ai dit ce que j'avais à dire.

- Parfois, on assassine ceux qui travaillent pour nous.

Par exemple,

quand une source devient dangereuse, on s'en débarrasse.

La morale n'a rien à voir dans cette histoire.

- C'est une question stratégique. - Peut-être.

Peut-être qu'ici, la question n'est pas si on le sauve ou non.

Mais dit-on aux Américains qu'on sait ce qu'ils font?

Ils savent qu'on sait. Ils nous prennent pas pour des cons.

Et qu'on s'y oppose.

La question est de savoir si on a intérêt aujourd'hui,

dans cette affaire, avec ce qu'on sait,

à s'opposer aux Américains ou non.

Si je les appelle, là...

Et que je leur dis: "Vous stoppez tout."

Je me mets en dette avec eux.

Il y aura plein d'occasions où ils nous demanderont

de stopper une opération. Et là...

On devra leur renvoyer l'ascenseur.

C'est ça, la question.

La vraie conséquence de ce coup de fil pour plus tard.

Pour une opération où des gens à nous, peut-être plusieurs,

plusieurs qui n'auront pas été déloyaux...

Des gens à nous seront en danger.

Musique intrigante

La télévision est allumée.

Conversation inaudible

Bips

Musique douce

Habibi (Tamino)

Rires

Sous-titrage TITRAFILM

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