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...
- A quelle heure nous a-t-il prévenus ?
- Il y a 2 heures. - Comment?
- Par un ancien protocole d'Henri Duflot, sur un chat Internet.
- Votre avion est parti ? - Oui.
- Avec ? - Raymond Sisteron.
- Où sont-ils ?
- S'ils n'ont fait aucun arrêt...
Ils doivent être à mi-chemin. C'est-à-dire...
A une heure et demie de la frontière.
- Y a-t-il une chance
que Raymond les intercepte ?
- Mince.
- Bon, alors on va voir comment on peut gérer tout ça.
Nicolas ?
- Les Russes attendent pour annoncer une arrestation.
Les Américains, qui ont l'expérience la plus récente en la matière,
n'ont pu négocier que 12 jours après la disparition.
On a 15 jours devant nous avant une exposition médiatique.
(en anglais)
Vibreur
Musique intrigante
Musique intrigante
Vibreur
- On n'a pas beaucoup de temps. Écoute-moi.
Le contre-espionnage russe sait qui tu es.
T'as été dénoncée par quelqu'un de chez nous.
Si tu rentres en Russie, tu vas te faire arrêter.
Tu peux renoncer à rentrer en Russie.
Ta mission est terminée, tu rentres et on n'en parle plus.
Mais sache que si t'as été dénoncée,
c'est pour les besoins d'une mission prioritaire.
Ton arrestation peut servir cette mission.
Alors c'est à toi de décider.
- Ca veut dire quoi, mon arrestation peut servir ?
- Si tu te fais arrêter, c'est utile pour nous.
- C'est utile pour vous ?
- C'est tout ce que t'as à savoir.
Je suis désolé, je le répète, tu vas à la frontière, tu te fais arrêter,
tu n'y vas pas, tu rentres à la maison.
- Vous voulez que j'aille en prison encore ?
- Je veux rien, je te décris la situation.
- Mais ça vous arrange.
- Oui.
Mais personne t'en voudra si tu refuses.
Personne.
Tu entends ?
Musique intrigante
Marina !
- Putain...
Musique inquiétante
Musique douce
Vibreur
Elle acquiesce.
Musique intrigante
- Vous n'avez pas changé.
- Si.
Vous pourrez vous faire à manger.
Vous pourrez donner votre liste de course.
Au moins, c'est calme.
- Merci.
- Vous voulez quelque chose de particulier ?
- Un téléphone.
- Ca va pas être possible.
- Je pourrai voir ma fille ?
- Je crois pas.
Musique intrigante
- Que pouvez-vous faire pour moi?
- Du thé. Du poulet sauté.
Bips
- Pourquoi on regarde ces points de passage ?
- Moi, c'est par là que je passerais.
- On est sûrs que Iode 3 veut aller en Europe ?
Bips
- Non.
- Et on est sûrs qu'il pense comme toi ?
- Non. On frappe.
- Tu as le disque dur ?
- Téléphones, mails, Facebook, navigation Internet.
Tout ce qu'on a sur les gens qui l'ont croisé.
- Ca marche.
- Elle va faire quoi avec ça ?
- Elle va tout analyser, dans tous les sens.
Chercher les relations possibles, bêtement, systématiquement.
Et elle va faire un rapport.
- Très bien.
- Qu'est-ce que tu espères trouver ?
- Je sais pas.
Quelque chose qui me dise où est quelqu'un.
- OK. - Elle peut faire ça ?
- Elle va trouver des trucs, mais on ignore quoi.
Et on sait pas vraiment comment.
Il ferme la porte.
- De qui vous parliez ?
- De l'intelligence artificielle.
Tu veux qu'on aille boire un verre ?
- A 2h du matin?
- Histoire de se détendre.
- Je suis crevée. J'ai envie de me coucher.
- Bon...
- On t'attend pas, chez toi ?
- Je sais pas.
Peut-être que quelqu'un m'attend avec une hache.
Et toi ?
- A cette heure, tout ce qui pourrait m'attendre dort.
- Tout ce qui pourrait t'attendre ?
Je vais passer la nuit à essayer de savoir ce que c'est.
Moi, tout ce qui pourrait m'attendre ne dort jamais.
- Ce sont les textos échangés le soir de la finale de la CAN.
Là, toutes les adresses IP dont la somme des chiffres forment un carré.
Assez drôle.
Et là...
On a ce qui nous intéresse.
Musique inquiétante
3 personnes qui avaient des contacts réguliers ont cessé de communiquer.
Vous voyez ?
Elle a trouvé ce qui a déclenché ce phénomène.
Vous voyez, là ?
Un appel unique passé par un élément exogène.
Un individu qui n'est pas dans l'ensemble fourni.
L'appel a provoqué l'arrêt des communications.
- Un appel qui vient d'où ? - De Belgique.
Un garage en banlieue de Bruxelles.
Le téléphone qui a servi n'a été utilisé qu'une fois.
Impossible de le relier à quelqu'un.
- Ca ressemble à une cellule qui s'active, non ?
- Ca y ressemble.
- Ca pourrait être Iode 3 ?
- Rien ne le dit.
Rien ne le dit pas.
- Le sommeil du juste.
Il tousse.
Y en a certains à la boîte
qui persistent à penser
que ton bilan est globalement positif.
T'en penses quoi ?
Il faudrait évaluer le champ de tout ce que tu as compromis.
Ce que t'as livré à la CIA.
Ce que t'as livré aux Russes.
Je ne te fais pas l'affront de penser
que tu as collaboré avec Daech.
En même temps...
Tu t'en es sorti.
Un miracle.
On peut se poser des questions.
Mais on connaît le nom de ce miracle.
C'est Henri Duflot.
Tu sais que t'en as fait un martyr ?
Bonjour, Guillaume.
- Bonjour, Jean-Jacques.
- Cava?
- Ca va très bien.
- Un médecin va venir t'examiner.
Et puis les entretiens vont commencer.
Beaucoup de gens veulent te parler.
Bureau Syrie.
Contre-terrorisme.
Bureau Russie, bien sûr.
Direction Technique.
Moi, je leur dis : "Holà".
On va d'abord assurer les bases.
Je me pose une question.
Et j'arrive pas à trouver la réponse.
Pourquoi t'ont-ils laissé partir ?
- Que voulais-tu qu'ils fassent de moi?
- C'est bien ce que je me dis.
Tu leur es plus utile ici.
- Ici?
- Ils pensent peut-être que ça va pas durer.
Tu leur as dit que tu pourrais retravailler à Mortier ?
- Pourquoi pas ?
Si ça pouvait les convaincre de me laisser partir.
- Ils te laissent revenir,
tu restes quelques mois ici,
et ils reprennent contact quand tu reprends du service.
- Pourquoi je leur aurais pas dit ça ?
- Ils nous prendraient pour des imbéciles.
- Ce qui n'est pas le cas.
- Et j'en reviens donc à ma question.
Pourquoi t'ont-ils laissé partir ?
Tu vois...
Il y a un truc flou.
Ils ne nous prennent pas pour des imbéciles,
mais tu as réussi à les convaincre.
Comment? - Tu vas trouver.
C'est toi qui m'as appris à convaincre les gens.
- Tu fais du sarcasme ? Pas sûr que ce soit une bonne méthode.
- Être agressif pour paraître innocent,
c'est toi qui m'as appris.
Musique intrigante
- De quoi tu te souviens ?
- De tout.
J'ai tellement tout mis en pratique que c'est une seconde nature.
- Je t'ai pas appris à te retourner contre nous.
- Non, ça, c'est moi tout seul.
- C'est ton horizon, pour des années.
- Je peux avoir un droit de visite ?
- Tu veux voir ta fille.
Ca prendra du temps avant qu'on ait envie de t'accorder ça.
- Pourquoi ?
- Tu nous coûtes cette planque, plusieurs gars pour te surveiller.
Ta fille, c'est de l'organisation et on n'a pas l'énergie.
Musique intrigante
- Bonjour.
Jonas, je suis analyste Syrie.
- Depuis longtemps au Bureau Syrie ?
- Assez.
Dans la retranscription de vos entretiens avec Raymond,
au Liban, l'année dernière,
vous faites mention d'un homme roux, vu pendant votre captivité.
Que pouvez-vous me dire sur lui ?
On sait tout sur lui en France, mais rien sur lui là-bas.
- C'était un des lieutenants de l'émir du camp.
- Il appartenait à un groupe français ? Francophone ?
J'ai besoin de savoir avec qui il aurait gardé contact.
Je suis désolé, mais c'est important.
- Je sais.
Je l'ai vu traîner avec un imbécile.
Un Français ou un Belge.
- Vous les avez entendus parler français ?
- L'imbécile apprenait à me torturer. Il parlait français.
- D'accord. - Vous êtes déjà allé là-bas ?
- Je...
J'ai pas le droit de vous le dire.
Vous avez un nom pour ce Belge ?
- Abu Abdallah al Mecaniku.
- Le mécanicien ?
- Il réparait tout au village.
Ordinateurs, voitures...
- Les voitures ?
En cherchant autour du garage,
on est tombés sur cette femme.
Embauchée il y a quelques mois
au secrétariat sous le nom d'Anissa.
En réalité, Amina Bouazizi.
Il y a trois ans,
elle s'est mariée avec Tarek Bouazizi, dit le mécanicien,
qui fréquentait Iode 3 d'après Debailly.
Avant la bataille de Mossoul, elle est rentrée.
Sous une fausse identité, elle s'est fait embaucher.
C'est elle qui a contacté l'un de ces trois-là.
Elle a utilisé un téléphone à carte, une seule fois.
On a eu accès à son téléphone normal,
et juste avant son appel à l'un de ces trois-là,
elle a reçu un appel unique, provenant...
d'ici.
- Le mécanicien est en Tunisie ?
- Non.
Abu Abdallah al Mecaniku est mort.
Debailly l'a vu de ses yeux.
C'est Iode 3 qui a appelé.
Musique intrigante
(en anglais)
(en russe)
(en anglais)
Musique inquiétante
- OK.
(en russe)
(en anglais)
(en russe)
(en anglais)
(en russe)
Musique intrigante
Ils se saluent.
Il chuchote en russe.
Il ferme la porte.
- L'échange aura lieu à Izvaryne,
dans l'oblast de Lougansk.
Les Ukrainiens achemineront les agents russes,
ils récupèrent Rocambole et la ramènent à Kiev.
- On sera pas là pour la réceptionner ?
- Ils disent qu'ils n'ont besoin de personne pour traverser le Donbass.
- C'est risqué, non ?
Y a des barrages, des milices sécessionnistes.
- Oui, surtout si elle est escortée par les Ukrainiens.
C'est être badigeonné de miel au milieu des ours.
- Les Russes assurent qu'ils donneront des instructions.
Mais je crains qu'ils surestiment leur influence.
- Il faut quelqu'un de chez nous.
- J'ai un souci.
- Oui?
- Rocambole est compromis. On va pas compromettre un nouvel agent.
On n'envoie personne dans cette région avec l'étiquette DGSE.
Ca suffit comme ça, je pense. Non ?
- Je pense qu'il faut envoyer quelqu'un de chez nous.
- Alors, envoyons Malotru.
Il est de chez vous, non ?
Et il est déjà compromis.
- Vous leur avez parlé de votre statut ?
- J'ai décrit le service où je travaillais.
- Vous avez dit combien il y avait de clandestins ?
- J'ai dit 9.
- Vous avez donné les pays ?
- Quelques vrais parmi les faux.
- Lesquels ?
- Lybie, Liban, Syrie.
- Et le clandestin en Corée du Nord ?
- Non.
- Vous avez donné des noms ?
- Non.
- Des indications sur vos cibles ? Leurs métiers, leurs villes ?
- J'ai donné des villes, mais à chaque fois, les capitales.
- Vous avez parlé des gens fréquentés en Syrie ?
- Oui, en imaginant que vous les protégiez.
- On reprendra cet après-midi.
Il est à vous.
Musique mélancolique
- Bonjour.
Je sais, c'est compliqué.
- Oui.
Vous pouvez nous laisser un moment?
- On sort pas d'ici. - Si.
*OK.
Ils pensent que vous allez profiter de moi pour vous enfuir encore.
- Je vois pas comment je pourrais faire.
- On m'a accusé d'avoir envoyé Raymond
pour que vous profitiez de son empathie.
- Vous avez eu des ennuis ?
*- On m'a demandé quelques explications.
*- C'était pas vrai ? *- Quoi ?
*- Que vous avez envoyé Raymond exprès ?
*- Oui.
Je me doutais que vous manipuleriez le Dr Balmes.
Pour qu'elle manipule Raymond.
Pour vous mettre dans une cabine pas fermée.
Qui vous permettrait de sortir et de sauter à l'eau.
*- Rien n'a été calculé à l'avance,
juste un professeur qui m'a appris à créer des opportunités favorables.
*- Vous ne demandez pas de nouvelles de Marina ?
*- Vous allez m'en donner ?
*- Ils vont l'échanger contre des agents russes.
Détenus en Ukraine.
*- Pourquoi vous me dites ça ?
*- Parce que c'est vous qui allez la chercher.
*- Pourquoi moi?
C'est risqué. - Le risque vient des complications.
Avec les milices pro-russes.
Avec les Russes eux-mêmes.
- En cas de complications...
Vaut mieux que ce soit moi là-bas plus qu'un autre.
- Depuis le début, c'est toujours comme ça.
- Quoi ?
- Vous êtes un traître utile.
- Marie-Jeanne.
Vous vous souvenez avoir dit que je fuyais la sanction ?
- Oui.
- J'ai été servi depuis, non ?
- Oui.
- Mais c'est pas terminé.
- Tu nous attends. Tu laisses la radio ouverte.
Si t'as un problème, tu m'appelles.
- Pourquoi je suis là, au fait?
- Pour lui poser des questions
si on n'a pas le choix et qu'il est blessé.
T'étais d'accord. - Ouais.
Trop tard pour faire marche arrière.
- OK.
- On y va!
*- Tout le monde est en position ?
C'est parti.
Attention derrière.
A 10 heures...
Le toit ! Le toit.
On frappe à la vitre.
L'enfant parle en arabe.
Il lui répond en arabe.
On frappe au carreau.
- Ouvre !
Tu veux des confettis ? Ouvre !
Ouvre ta porte !
Roule.
Roule !
Sifflement
C'est quoi, ça ?
Qu'est-ce qu'on a entendu ?
Hein ?
D'accord.
Fais ta prière, kâfir.
Allahu akbar !
Respirations haletantes
- T'inquiète pas, poto.
J'ai actionné un gaz neurotoxique à distance.
Tu peux plus bouger, c'est normal.
Ca va aller.
Tu vas mieux respirer.
Le connard à côté de toi
peut plus bouger non plus.
J'espère que tu m'en veux pas.
J'avais prévu qu'il pouvait s'en prendre à toi.
J'ai préféré rien te dire pour pas que tu paniques.
Ca va mieux, déjà ?
Allez.
Dans 5 minutes, t'auras des fourmis.
Et dans quelques heures,
tu pourras l'interroger autant que tu veux.
- Je peux vous demander un service ?
- Demandez toujours.
- Vous voyez toujours ma fille ?
- Ca m'arrive.
- Vous pourriez... - Je lui dirai rien.
Même pas que vous étiez à Paris.
- Vous pouvez lui dire que je l'aime ?
- Et si elle me demande pourquoi?
- Dites que vous en savez rien.
- Pourquoi vous voulez lui dire ça ?
- Parce que j'ai envie.
- OK.
- C'est comme un gourou.
On a que trois options.
On le traduit en justice et ça devient public.
Tout.
Le fait qu'il ait travaillé pour les Américains.
Qu'on ait eu un agent otage chez Daech.
Qu'il se soit réfugié à Moscou.
Qu'il ait compromis un agent en Iran.
Et qu'on ait perdu un directeur à cause de lui.
Soit...
On le met au placard.
Il continuera à exercer son emprise sur les jeunes, les vieux...
Ni vous ni moi ne sommes à l'abri, croyez-moi.
La seule façon qu'il ne nuise plus,
c'est de l'enfermer et de jeter la clé.
C'est pas possible.
C'est la seconde option.
Musique intrigante
- Et la troisième ?
- Il part chercher Rocambole.
- Et donc ?
- Il ne revient pas.
Sous-titrage TITRAFILM
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