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Billets s'il vous plaît.
Messieurs, les billets s'il vous plait.
Et vous ? Voilà les billets.
Je n'en mettrai plus.
- Excusez-moi. - Non, entrez.
Prenez place.
J'ai déjà enlevé ma culotte.
Mais si cela fait plus mal, faites-vite.
Donnez-moi en encore.
Encore ou je me mets à crier.
Une comme toi, je peux m'en acheter deux fois de suite.
Ne me tutoyez pas ! Qui vous l'a permis ?
D'accord, mademoiselle.
C'était ma première fois. Laissez-moi vous regarder en face.
C'est important pour moi.
Mais allez raconter cela à un autre, mademoiselle.
- Excusez-moi Madame. - Je vous en prie.
Pouvez-vous m'offrir ces fleurs? C'est un jour important pour moi.
C'est ma fête et je suis seule.
Pouvez-vous m'offrir ces fleurs?
Et vous savez pourquoi c'est ma fête?
Parce qu'aujourd'hui, je suis devenue une pute !
Vous désirez ?
Voulez-vous m'acheter ces revues ?
Faites attention ou je vais vous couper.
Ne bougez pas. Je ne suis pas tombée amoureuse de vous.
Je me vends.
Ne me déshabillez pas complètement.
Je resterai ici seulement pour vingt minutes.
Et vous ne me tutoierez pas.
Si quelque chose ne me plaît pas, je crie.
Soulevez-vous. Vous êtes lourd et vous me faites mal.
Excusez-moi, s'il vous plait. Vous ne m'avez pas encore fait voir votre billet.
Je ne l'ai pas. Dites-moi ce que je dois payer.
Mais oú allez-vous et quand êtes-vous montée ?
Je ne m'en souviens plus.
Alors mademoiselle...
Alors dites-moi ce que je dois vous payer.
Billets s'il vous plaît.
Le soleil.
Le soleil.
Vous voyez, c'est la fenêtre du pape. Et le vatican a plus de cent chambres.
Plus de cent chambres.
Cent chambres.
Je ne comprends pas.
Va te faire foutre.
Tous les chemins mènent à Rome
Voir Rome et mourir. Non, voir Naples et mourir.
Les gars, on est chaud ? Oui, des cuisses !
Et des tas !
Et toi la blonde, Tu montes ?
Monte !
Elle est mieux celle-là !
Viens, je vais t'emmener moi !
Occupe-toi de ton cul !
Mais c'est qui ce merle qui siffle ?
Il en a après nous ?
Non non. Il en avait après moi. Ne vous en faites pas.
ça ne me fait ni chaud ni froid.
- Qu'as tu dit ? - Qu'on s'en fout ! On a les japonais
Ces japonais ! Ils sont petits mais...
Ils se faufilent partout.
Ey, tu t'accroches ?
Mais non, je pousse !
Ils sont petits, jaunes mais propres.
Je n'ai jamais aimé les jaunes.
Et c'est toi qui parle ? la raciste.
Il suffit qu'ils se vident les bourses.
C'est quoi les bourses ?
Les bourses ? C'est là oú finissent les chattes.
Réveille-toi un peu !
- Comment tu t'appelles ? - Ingrid.
Les bonnasses !!
D'oú viens-tu?
Je suis Finlandaise.
D'accord ! Il n'a rien dit mais tu me plais Ingrid.
Tu sais que tu pourrais être une des nôtres.
Les filles ? Vous connaissez la Finlandaise ? Je vous la présente.
Et moi mes couilles !
- Qui sont ils ? - Personne. Des couillons !
Qui sont ces gars qui nous tournent autour ?
Bhu, qui sait ? Ils étudient pour devenir des pédés.
Tu sais que le cheval tire des vaches.
- Les bonnases ! - Les bonnasses ! - Ta soeur avec son gros cul est sûrement bonne !
- Allez chier! - Oú vas-tu dormir cette nuit ?
Et toi, tu dors oú ?
Je dors.. Je dors chez un ami. Un peintre. Pas comme ceux-là.
Qui fait de l'Art contemporain.
Et puis d'ici peu, on se trouvera un autre endroit.
De toute façon... un jour ou l'autre, je trouverai bien.
En avant le cheval !
Passe-moi cette baguette que je change de musique.
Regarde que tu me l'as réveillé !
Tu vois comme il est beau ce soleil d'automne.
ça te semble le mois de novembre ?
Tu sais hier... un capitaine est arrivé et il m'a dit ...
"Combien tu veux pour ma compagnie ?".
Je lui ai dit : "5 sacs ".
Il a dit : "compagnie, en avant, marche !".
" Une, deux. Une, deux...".
Mais pourquoi ris-tu comme ça, rigolo ?
Ne nous fais pas de l'ombre avec ta moto merdique.
Tous des connards.
D'oú venez-vous ?
Elle a été admise.
Elle a été admise ?
Elle a fait l'examen. Elle a été admise pour faire la pute à Tor de Quinto.
- Ce sont des putes ! - Allez vous faire foutre !
Allez cheval !
Mais rends-moi ces rênes dévergondée. Mais oú cours-tu ?
Et celui-là qui se prend maintenant pour un cheval de course.
Viens mais silence. Sinon, ils me jettent dehors.
Je peux te poser une question ?
Chez qui allons-nous ?
Un de ceux..abstrait. Il est un peu fou.
Mais il est très gentil.
Un qui peint en fait.
Il n'est pas ici.
Il a un studio.
Il y travaille le jour et me laisse dormir la nuit.
Jusqu'à l'aube. Quand il rentre.
En échange de son hospitalité, je dois faire l'amour avec lui de temps en temps.
Mais le pauvre gars, il est discret.
Il a une femme. C'est avec elle qu'il dort le plus souvent.
Nous ne nous disputons jamais.
Mais malheur si je lui abime un dessin, un pinceau ou un tableau.
Quand tu es là-haut, il ne faut rien toucher.
Il est armé, tu sais ?
Un jour, je lui ai mis un cousin par mégarde sur un tableau.
Il a failli me tirer dessus.
Á me balader le cul à l'air, je peux cacher ma clé seulement là.
Mais que fais-tu encore ici ? Ce n'est pas ton heure.
Entre et ferme la porte.
Et puis quel est le rapport avec l'heure ?
Quand quelqu'un à l'inspiration, il doit aller jusqu'au bout.
Et celle-ci est loin d'être terminée.
Faites comme chez vous. Déshabillez-vous, mangez... Faites l'amour si vous voulez.
Mais ne dites rien. Je dois finir.
Et bien fini. Nous allons au lit. Nous sommes fatiguées.
Et ce joli viking ? Qui c'est ?
Je ne suis pas un joli Viking. Je m'appelle Ingrid.
Je plaisantais.
Laisse tomber. C'est un travail de barbare.
- Tu veux ? - Merci .
Tu sais, j'ai décidé de m'acheter, une fois que j'aurai assez d'argent,...
Une boutique pour enfants élégants.
Je l'appellerai Paperino (Donald Duck). Tu aimes comme nom ?
Vous pouvez me faire le plaisir de parler plus fort ?
Sinon je peux entendre ce que vous dites.
Et ce que vous dites... Je m'en fiche pas mal.
Mais va peindre...
ça fait des années que j'y pense.
Tu me crois si tu veux mais j'en rêve même la nuit.
J'aimerais moi aussi travailler dans une boutique toute neuve.
Habiller, orner ces enfants avec des écharpes de toutes les couleurs.
Écoute. Pourquoi ne pas t'associer avec moi ?
Nous l'achèterions ensemble. Tu peux mettre une part plus petite.
Mais qui sait combien ça coute ? Un paquet de fric.
Et bien, on se fera donner tout ce fric.
Allez, trinquons !
C'était assez silencieux ?
J'ai fini. Tu me fais de la place ?
Comme tu es ennuyeux.
Que veux-tu ? Même ce soir ?
Tu as peint un chef-d'oeuvre. ça ne te suffit pas ?
C'est justement pour ça.
J'ai peint un chef-d'oeuvre et je suis content.
D'accord. C'est bien parce que c'est toi, mais fais vite.
Mais ne touche pas mon amie.
Mais moi... De toute façon, elle ne me plaît pas.
Évitez au moins de faire du bruit.
Allez debout ! On ne peut pas toujours dormir.
Quelle heure est-il ? C'est encore la nuit.
Oui, la nuit de Saint Barthlémy.
Pourquoi te soucier de l'heure? Il faut y aller.
- Compris ? - Mais pour aller oú ?
Mais comment oú ? Pour gagner du fric pour notre boutique.
Pourquoi ? tu n'as plus envie?
Et comment ?
En marchand. Pourquoi ?
- ça te déplait ? - Alors marchons !
Et bien marchons. Au moins une fois, pour essayer. Pour te faire compagnie.
Regarde un peu qui ne voulait pas se lever.
Je ne serais pas venue si tu n'avais pas autant insisté.
Pina! Tu aimes chanter, hein ?
Occupe-toi de ton cul !
Mais quelle façon, quelle manière. Va te faire foutre.
C'est ma place depuis sept mois maintenant.
Du troisième pilier sur la droite, au cinquième sur la gauche.
Et là-bas, regarde un peu cette merveille.
Mes grottes. Personne n'y entre jamais.
Si tu y dis ton nom, l'écho le répète au moins cinq ou six fois.
Mais avec une voix totalement différente.
Des fois, je crois que c'est ma mère qui m'appelle.
Et je suis dedans à crier : "Claudia, Claudia".
Plusieurs fois. Tant que je veux.
Fais-moi essayer. J'aime moi aussi les grottes.
Il y en a aussi dans mon pays.
Enfant, je m'y perdais.
Tu sais, si une fille prend ma place dans ma zone... Je la massacre.
Et moi ? ça ne te dérange pas que je suis avec toi ? C'est pourtant ta zone.
Non. Tu es très différente.
Tu es sympathique. Et puis ceux qui vont au lit avec toi...
Ne viendraient jamais avec moi. Et vice-versa.
Nous sommes différentes. Voilà.
Et puis ils disent que quand il pleut, les oiseaux volent bas.
Moi, je suis à deux doigts de changer de boulot. Je ferai la dame de joie.
Nous allons voir ce qui va se passer. Et s'ils ne s'arrêtent pas aujourd 'hui...
Tu ne pourras pas dire que c'est de ma faute.
Mais regarde, quelle honte. Et ces cuisses.
- Combien aujourd'hui ?
- J'arrive. Á Plus tard. - Ciao.
- Oú tu m'emmènes ? - Va tout droit.
Mon joli, tu veux me parler ?
On va l'occuper ce temps libre ?
Même pas une Lire.
Tu me cherchais? La vache, quelle voiture !
Dommage qu'elle n'a pas les freins.
Dépêche-toi de choisir, encore deux mètres et tu finiras pédé.
Combien ?
D'accord.
Il a eu peur d'une blanche et il l'a prise noire.
Tu vois. Ils ne font rien. Personne veut s'arrêter.
Comment tu expliques cela ?
Parce que tu es trop belle.
Personne n'y croit.
Ils pensent que tu te fous d'eux.
Si j'étais toi, je descendrais cette jambe et je me mettrais plus en arrière.
Qu'attends-tu? Et descends cette jupe.
Et ne fait pas voir ces cuisses. Tu n'es pas en exposition.
Ramene la poupée à la maison.
De toute façon, vous ne remorquerez personne aujourd'hui.
Rigolez. Vous verrez qu'à nous deux, nous vous mettrons au chômage.
Pauvre filles !
- Des fois, je voudrais être motorisée. - T'es folle ou quoi ?
La première fois qu'elle est allée à la pompe...
à essence, elle lui a dit "fais-moi le plein".
On s'en va.
- Et après neuf mois, ce fils de pute... - Il l'a lachée?
T as compris le pompiste? Il lui fait un fils et après il se casse.
Il ne pouvait pas se barrer avant ?
Il va oú celui-là?
Mesdemoiselles, bonsoir.
Si vous n'avez pas d'autres engagements, pourriez-vous venir avec moi ?
Tu veux laquelle? la blonde ou la brune ?
Non non. Toutes les deux. S'il vous plaît.
Les deux. Vas-y, toutes les deux.
Elles ont eu de la chance ces deux-là.
Il les a fait monter pour de vrai.
Putain quel camion !
Oú allons-nous ? Tu nous le dit. Oú tu nous emmènes ?
Chez moi. Naturellement.
Vous savez...C'est un ancien, antique et peu pratique immeuble le long du Tibre...
Qui tombe en ruine et que je n'ai pas la force de l'abandonner.
Puis-je connaitre vos noms ?
Elle, c'est Ingrid et moi c'est Claudia.
Enchanté.
Et toi, comment tu t'appelles ?
Excusez-moi : Urbano.
Urbano comme Vigile (Policier Urbain) ?
Et vous êtes d'oú?
Je suis du coin, de Rome.
Elle est étrangère, elle vient du nord.
Et vous venez d'oú ?
Non non. Je viens de très loin.
De la Sibérie ? De la Russie ?
Non non. Mais j'ai encore des parents là-bas. Oui.
Je ne me suis jamais aussi senti seul que ces derniers jours.
Depuis que ma pauvre femme m'a quitté.
Quelle histoire !
Oui, la solitude est vraiment un grand supplice.
Combien coûte cette voiture ?
On voit bien que vous êtes jeune.
Vous me demandez combien coûte cette voiture. Très peu.
Elle est vieille.
Comme cette ville.
Qui est devenue un cloitre encore plus humide.
ça fait perdre la voix.
D'ailleurs, je ne parle plus.
Je ne parle plus à personne. Je n'ai plus d'amis.
Si on m'écrit des lettres, je ne réponds plus, et même plus au téléphone.
Il y a plus de fantômes que d'hommes dans cette ville.
Oui bien sûr, Rome est pleine de lumières.
Mais même un cimetière la nuit est plein... d'étranges flammes.
Oui la femme peut être... Seulement la femme pourrait être l'unique chose vivante.
C'est tellement difficile d'en trouver une.
Dans une ville pleine de rien.
Voilà.
Je vous en prie.
C'est ma chambre.
Elle est vide depuis longtemps.
Je vous en prie, n'ayez pas peur, prenez place.
Venez ici mademoiselle.
Voilà. Vous aussi, mettez-vous à l'aise.
Vous permettez ?
Oui comme ça.
Voilà, excusez moi. Laissons exploser la beauté.
Nous sommes dans une époque oú la virtue doit ...
S'incliner devant le vice et demander pardon d'être vertueuse.
Le livre de la vérité.
Énorme est la malice du péché mortel Mais énorme est aussi l'effet...
Qui infailliblement se produit dans l'âme oú il devient roi.
Et quel est cet effet ?
La mort de cette même âme.
Veuillez lire maintenant.
Non non non.
Elle est tellement belle, cette tâche obscure, sur cette courbe...
Qui suit vos cuisses...
Venez ici, comme ça.
Et maintenant, donnez-moi votre main.
Voilà, tous les trois.
Moi, je vis ici.
Entouré par ces ombres.
Urbano...
Et toi Ippolito, fier prince mort à six ans.
Bertrando.
Mes aieux. Cardinaux, guerriers, voleurs, assassins, violeurs...
Surtout des assassins.
Et désormais, ma pauvre Clara les a rejoint.
Et elle n'est plus.
Et maintenant vous êtes agneaux et serpents ensemble.
Et eux, qui sont-ils ?
Ma femme, la princesse Clara comme je vous disais auparavant.
Elle manque depuis peu à la vie et à mon amour.
J'ai besoin de la revoir, de la ressentir
Et même si elle n'est plus vivante et vraie, au moins son corps astral.
J'ai encore tellement de chose à lui demander, d'avoir son réconfort...
Avec ses douces paroles, ses profonds regards.
Comme vous pouvez le voir, même les plus grands médiums n'arrivent pas à l'invoquer.
Mais Prince...
Lui parler, la caresser, la faire revenir à moi...
Mais Prince, qu'avons-nous à voir là-dedans ?
Qu'est-ce que vous nous raconter là?
Comme ça, comme ça ! Déjà, je ressens quelque chose !
- Oui, moi aussi ! - Taisez-vous !
La force est en train de circuler.
Voilà vous avez compris? C'est la seule façon pour faire revenir sa douce âme.
Pour la faire parler, si je connaissais bien ses pensées, ses envies, je pourrais...
Mais Prince, vous vous foutez de nous ?
Un affront conjugal avec une comme vous.
Pour être plus sûr du résultat, j'en ai pris deux comme vous.
Vous qui semblez intelligente, vous me comprendrez mieux que votre amie.
Seule une âme outragée peut revenir en colère sur le lieu de l'outrage.
Et rien ne peut plus offenser la douce âme que de me voir m'amuser sur son,...
Disons sur notre lit avec deux dames de la rue comme vous.
Belles je dois dire.
Silence j'ai dit !
La force augmente. Les battements ont commencé.
La table se lève.
Endossez ça. C'est la chemise de nuit de ma pauvre Clara.
C'était son vêtement préféré. L'outrage ne sera que plus grand.
Il n'y a rien à craindre. Mets-la.
Et puis nous verrons bien ce qui se passe.
Oui voilà, comme ça
Voyons ?
Oui, parfait!
Oh Clara. Ma douce Clara. Ton parfum, ta douceur.
Là, sur l'oreiller oú Clara à déposé sa tête pendant de nombreuses nuits.
Clara, Clara ! Viens, nous t'attendons.
Là ou elle m'a parlé tant de fois.
Si tu es là, manifeste-toi.
Oui, toutes les deux, comme ça.
La voilà, la voilà.
Mais qui ?
Venez venez. Je sens qu'elle arrive.
Serrez-moi fort. Oui comme ça. Encore.
Voilà. Vous voyez, je la sens, elle est déjà revenue.
Elle est là.
Elle est là parmi nous.
Elle est vraie, plus vraie que nous.
Maintenant elle va te toucher. Elle est redevenue chair.
Voilà, elle te touche.
Tu vois mon enfant, Clara est revenue de son absence...
Et maintenant elle va nous parler, elle nous dira tout... C'est elle.
Ce n'est pas du tout elle !
Dis donc mon joli, si tu voulais nous amener ici pour faire des trucs spéciaux...
Il fallait nous le dire avant.
Les bons comptes font les bons amis.
Mais contrôlez-vous, mademoiselle. Excusez-moi.
Excuse-moi mon cher mais je ne suis pas prête à tes déviances.
- Je sais, je suis désolé. - Nous sommes tombés vraiment bas.
Il y aura bientôt une marche funèbre, que sais-je ?
Tu as raison, je croyais que...
La prochaine fois, on devra allumer un feu au lieu des bougies
- Je te promets que la prochaine fois... - Je trouve cela indélicat.
Je ne parle pas de ma gratification mais de ta frustration.
Expliquez-moi quelque chose, que voulez-vous faire ?
Une messe noire rien que pour vous ?
Vous vouliez nous faire mourir de peur ?
Mais qui croit aux esprit? Pas moi en tout cas.
Non, c'est un jeu que nous faisons souvent moi et ma femme.
Le contact entre les vivants et les morts.
Ma femme adore s'approcher des autres femmes et les sentir vivantes...
en jouant le rôle de la morte. Pas vrai ma chérie ?
Et ceux-là derrière ?
C'est l'auditoire, les fidèles. Les participants mystiques.
Les voyeurs !
Non non ma chère. Il ne faut pas être si vulgaire.
Je vais maintenant vous les présenter.
L'ambassadeur Gabolli, à côté de lui la comtesse Lambera...
Le marquis De Luinci, la comtesse Frazziota...
Et celui-là assis là-bas est notre cher Duc De matteis.
La baronesse Branzifoggia.
Venez ! Venez baiser la main de ces deux délicieuses filles.
Mademoiselle Giuliani.
Ne vous montrez pas si déçu.
Et celui-ci est Raniero De Vinci, Ministre plénipotentiaire...
Mais il est trop triste à cause de vous pour se lever et vous saluer.
Ils ne se sont pas abimés.
Pourquoi ne pas venir jouer au billard avec nous ?
- Je vous en prie. - Tous voudront croiser leurs queues avec vous .
Mademoiselle.
On ne peut pas dire que la fête a été un succés.
Tous les donuts n'ont pas un trou parfait.
Table de jeu et billard. Table de jeu et billard. C'est un bon passage.
Combien misons-nous ?
C'est vous qui décidez.
De toute façon, nous sommes vraiment malchanceux ce soir.
Mais que fais-tu plantée là?
Tu viens oui ou non ?
Allez viens jouer. C'est notre soirée.
Ingrid. Il ne faut pas t'émerveiller pour si peu.
Nous sommes à Rome :
Caput mundi ! Allez !
Clotilde, ce sont ces deux idiotes ?
Je ne sais pas. Dis-moi le toi.
Tourne-toi Alessandro. Tu te feras une idée. Je ne les connais pas.
Je ferai une exposition. D'abord à Munich, puis à Détroit, puis à New York.
Je dois travailler nuits et jours.
J'ai besoin d'une trentaine de tableaux.
N'est-ce pas fantastique ?
Et nous ? On dort oú ?
Il a l'invitation pour faire cette exposition tout juste ce matin.
Qui est le jour de notre anniversaire de mariage.
N'est-ce pas merveilleux ? Dis-lui que ça porte chance.
Oui, bien sûr. ça vous portera chance.
Et quand est prévue cette exposition ?
Alessandro ne pourra se reposer qu'une fois terminé ses trente tableaux.
Qui sait rester debout peut voir le visage de Dieu, comme disait ce sage thibétain.
- Loo Fee. - Exact, Loo Fee. Du seizième siècle.
Je ne l'avais pas oublié.
Mon amie t'a posé une question
Combien de jours et de nuit vas-tu occuper notre maison ?
Á quoi sert le temps quand on se met à créer ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
Deux jours, un an...
Alors pendant un an, je ne te ferai plus l'amour. Tu l'imaginais ça ?
Tu avais reçu la nouvelle ?
- C'est à vous ça ? - Oui, merci.
Bhe, alors, tu as décidé ce que tu allais faire ?
Tu vas réussir à vivre sans moi pendant un an ?
Mais qui a le temps de penser à l'amour quand il faut préparer une exposition.
Et puis il y a Clotilde.
Nous nous sommes mariés pour ça.
Ma chérie, donne-moi un autre café, s'il te plaît.
C'est à vous ça aussi?
Si ça ne vous sert pas, vous pouvez le laisser ici sans problème.
Merci.
Alors, nous te saluons... Alessandro.
Tant pis pour toi.
Et souviens-toi que même si tu viens me chercher sur le trottoir...
Moi, je te dirai toujours non !
Dommage. Tout juste quand mon amie Ingrid était tombée amoureuse de toi.
Pas vrai Ingrid ?
Au marié !
Pas mal non ? Qu'en dis-tu ?
Regarde le hasard.
Parfois il exprime parfaitement ton point de vue.
Oui, tu as raison. C'est très beau.
On dirait une poupée sur orbite. On dirait une danse stellaire.
Elle fait partie de ta création, de ton tableau. Elle t'appartient.
Merci, tu es géniale.
Je t'aime tellement.
Chez nous, la Finlandaise est la bienvenue....
Du moment qu'elle nous laisse faire.
C'est fini ?
Par terre !
Nous y voilà.
Attention chef ou bien elle va encore te taper. Ingrid tape fort.
- Fais attention. - Elle va morfler celle-là
Allez, demande pardon au chef.
Invoque sa clémence, et demande son pardon magnanime.
Et pour le décrochage de machoire que tu lui a provoqué.
Baisés mes pieds ! En avant, marche !
Un à la fois !
Arrêtez le gramophne et ramenez-moi le disque. Tout de suite.
Tu te lèves oui ou non de ce lit. Il est à moi et à Claudia.
Et à combien d'autres encore?
C'est nos oignons qui n'intéressent ni toi ni tes braves amis.
Alors ? Tu te lèves tout seul ou tu veux que je me fâches ?
Écoute la Finlandaise...
Je te prends comme et quand je veux.
Et remercie Dieu de trouver quelqu'un qui va t'enseigner tant de choses
Car personne ne pourra te les enseigner mieux que moi !
Essaie de serrer les doigts si tu as le courage.
Allez ! Voyons ça !
Et faites bien attentions les filles, ne touchez rien, c'est du matériel en prêt.
Vous ne voyez rien...
Vous ne savez rien... Et vous ne comprenez rien..
Ou bien tu l'as comme un roc, ou bien tu baisses la tête.
Et qui va vous faire encore entrer ici, hein ?
Ingrid, que fais-tu ?
Et ça, ça viens d'oú? Tu le sais toi ?
Et ça ?
Oh, que fais-tu ?
Oú vas-tu ?
Selon toi, oú l'ont-ils pris ?
Mais de quoi je me mêle ? Laisse tomber !
Mais c'est quoi cette mascarade ? D'oú viens tout ce bric-à-brac ?
Ingrid ? Mais que fais-tu ?
Tu ne vois pas ? Je fais l'amour avec celui-là.
Ne touche à rien !
Tu as entendu ce qu'il a dit ? Ce n'est pas à nous tout ça.
Et bien ? tu fais partie des jeunes marmottes ou tu cherches la merde ?
Ingrid, oú vas-tu ? Arrête !
Regarde qu'il y a plein de souris ici.
- Qu'en dis-tu? - Moi ? Rien ? C'est du matos à eux.
C'est du matériel de volé !
Si on reste ici et que quelqu'un vienne, nous finirons dans le pétrin.
Et qui peut arriver ici? Personne !
Renato ne le permettrait pas.
Qui ? Renato ?
Renato ! - Ce cochon qui voulait me peloter le sein.
Mais tu le connais depuis longtemps ?
Bien sûr que je le connais, c'est mon homme. Il me protège.
Moi, je ne veux rien avoir affaire avec lui, ni avec ce genre d'individu.
Ni avec toi si tu es avec lui. Tu as compris ?
Je ne veux pas d'un protecteur.
Écoute. Personne ne t'a rien demandé.
Il me protège moi, pas toi !
Même s'il a joué avec tes tétons, il ne t'aime pas.
Tu parles si je ne connais pas ses goûts.
Le Mac, comme vous dites à Rome.
Je les hais !
Ils me font gerber !
Ingrid ! Tu travailles et tu veux travailler dans sa zone.
Qui est aussi la mienne.
Ingrid. Mais tu es née hier ?
Mais tu ne sais pas que si tu te déplaces de seulement un arbre...
Ou bien cinq mètres plus loin que notre zone,...
Tu entres dans une autre zone et tu peux te recevoir un coup de couteau.
Je m'en fous. Je suis libre, je vais avec qui je veux et je choisis qui m'intéresse.
Toi, je ne te connais plus !
Mais si je te dis qu'il contôle tout !
D'une rue à l'autre, d'un arbre à un autre, nous lui appartenons toutes.
Et lui est à moi ! C'est mon homme !
Mais tu ne sais pas que c'est un privilège de travailler ici?
Car ici, c'est son royaume.
Ce n'est pas un privilège, c'est dégueulasse !
D'accord, c'est dégueulasse. Mais c'est aussi une sacrée chance.
Tu sais combien vaut tout ce matos ?
Des millions !
Et ils sont aussi à moi !
Admettons. Mais moi, je m'en fous.
Je mène ma barque toute seule, moi !
Et si tu veux que je reste avec toi, dis-lui de ne pas s'approcher.
Je ne suis pas née à Rome, moi.
Si je fais la pute c'est parce que j'aime ça.
Et quand je ne voudrai plus, j'arrêterai !
Je ne veux rien savoir de vos zones et de vos arbres.
D'accord. Comme tu veux.
Moi, je te dis cela pour t'avertir, pour ton bien.
Mais comment feras-tu à rester ici ?
Allons-nous reposer. Ingrid ?!
Écoute.
Écoute combien d'hommes te veulent te désirent, t'appellent.
Tu n'entends pas l'écho ?
Ton prénom sonne bien.
Pourquoi ne pas lui répondre ?
Allez !
J'arrive !
J'arrive ! J'arrive !
ça te dérange si je paie maintenant ? Sinon, ça me dérange plus à moi.
Comme tu es pressé !
On peut entrer sans cravate ?
Il créa l'obscurité et l'obscurité vint sur la terre.
Qui sont-ils ?
Personne. Ne t'occupes pas d'eux.
Mais tu les connais ?
Fais comme si de rien n'était. Continuons.
Mais vous ne savez pas que vous ne pouvez pas vous garer ici.
Va te faire foutre !
- Dégage ! - Non, je ne pars pas !
- Dégage ! - Ne le provoque pas. Laisse tomber.
Viens tout de suite oú bien je vais te tuer !
Ne descends pas. Ne sors pas d'ici !
La ferme !
Tu es avertie, si tu veux jouer la romantique, tu dois aller en Finlande.
Allez vous faire foutre, bande d'enfoirés !
Fais-moi plaisir, retourne en Finlande !
Lâche-moi !
Je te l'avais dit mais tu n'as pas voulu m'écouter.
Écoute, soit un peu plus maligne.
Change de métier. Renato ne rigole pas.
Il ne plaisante pas.
La prochaine fois que tu le croises sur la route...
Il faudra que tu fasses le signe de la croix.
Alors, je vais changer de métier. De toute façon...
Celui-là ou un autre, le plus important est de ne plus retourner chez moi.
Mais les tyrans comme ton Renato, Je ne pourrai jamais les supporter.
Salut !
Renato a décidé de devenir ton ami et de faire la paix.
Comme nous tous d'ailleurs.
Il s'excuse pour la dernière fois, c'était juste une blague.
Renato te laissera faire ce que tu veux et oú tu veux.
Il n'a pas besoin de toi. Il en déjà trop. C'est lui qui le dit.
Les esclaves de ses chaussures.
Il te demande juste de ramener ce paquet au propriétaire d'un Night club.
Tu dois sûrement le connaitre.
Le melchizedek.
Il a de la lingerie fine qui vient d'Hong Kong.
Il n'existe pas une soie plus douce que celle-là.
Et il doit être offert par une femme.
Je ne fais pas le coursier, pour personne.
Et dis à cette pauvre merde, que sa lingerie fine d'Hong Kong,...
Qu'il la ramène lui même aux pauvres merdes comme lui.
Et ces pauvres merdes là, qu'en dis-tu ? tu devrais accepter.
Pour ton dérangement.
Dés lors, tu pourras circuler librement dans toute sa zone.
Allez, accepte !
Lingerie fine de contrebande. C'est mieux portée par une femme.
Tu ne crois pas? Alors ?
Bien. Une bonne chose de faite.
On vous rejoint après au melchizedek.
Dés que le moment sera venu.
Mais avant, nous avons un autre job à faire.
Il veut te mettre à l'essai, c'est clair.
Si au moins cette fois tu avais besoin d'un service et que tu disais oui,...
il aurait pu sauver la face.
C'est un prétexte.
Je te jure que c'est un prétexte.
Moi je te dis, c'est sûrement un cadeau pour une des leurs.
Mais je ne lui en veux pas à Renato.
Les choses les plus belles, il les donne seulement à moi.
Vas-y toi. ça ne te coûte rien.
Moi et Renato, nous te rejoindrons le moment venu.
Le melchizedek est tout nouveau. Très classe.
Et toi ce soir, tu as déjà gagné ta journée.
Á bientôt Ingrid.
S'il te plaît, ne me la casse pas.
Claudia. Ne tarde pas trop. Je n'aime pas rester longtemps sans toi.
Ne t'inquiète pas.
Allez, on y va.
Allez, bouge-toi. Et alors? Une voiture sans...
portier? C'est comme ça que l'on traite une dame ?
Claudia. Pourquoi te maquiller ? tu es si belle.
Claudia, ne t'en fait pas.
Tout va bien.
Retourne à la maison, c'est mieux que de rester ici.
Il ne partira pas.
Il a parlé, trop parlé, ce sale cochon,...
Et quand il boit trop, il ne sait plus tenir sa langue...
Et il chante, chante. Il doit payer pas vrai ?
- Répondez ! Oui ou non ? - Oui !
Et que ça vous serve de leçon, à vous tous.
Nous ne plaisantons pas ici.
Nous ne jouons pas comme des enfants.
Trop de choses, trops de gentilshommes...
dignes de respect, dépendent de nous.
Et nous ne pouvons nous permettre..
de trahir leur confiance.
Mais qu'as-tu dans le crâne ?
Mais qu'est-ce qui t'a pris d'aller raconter...
à droite et à gauche, que tu connais un endroit oú se trouve beaucoup d'armes.
Tu croyais t'en sortir ?
Alors, on va commencer.
C'est de la merde de premier choix.
Tout juste ce que l'on doit offrir aux traites et aux espions comme toi.
Du moins pour ce soir, on offre que cela.
Pas vrai Metrio ?
Bouffe, bouffe !
Bouffe !
Arrête maintenant. Mon gros goulu.
Tu ne voudrais pas faire une indegestion ? Ce n'est pas encore Noël.
Fume maintenant.
Après un bon repas, une bonne cigarette fait toujours plaisir.
Moi et le professeur David, nous te ferons une petite mais indispensable opération.
J'espère que tu n'auras pas peur...
Et que tu te comporteras comme un homme.
Pense à la santé que tu auras ensuite.
Il faut se préoccuper de la santé.
La santé avant tout !
Infirmier, passe-moi la lame.
J'espère que tu vas te fier à moi.
J'aime vraiment la médecine et la chirurgie.
Je pourrais opérer dans des hopitaux traditionnels si je voulais.
Mais il faudrait me payer beaucoup. Beaucoup. Beaucoup. Beaucoup.
Le patient est très agité les gars.
ça arrive parfois avec des personnes particulièrement sensibles.
Voilà, comme ça.
Essayons de le calmer avec un peu de musique. Comme ça, je peux continuer.
Sur les pointes, le cochons gras a beaucoup de sang.
Et il se vide tout entier.
C'est comme ça que doivent payer tous les traites.
Et tu t'en es bien tiré.
Certains doivent y laisser la peau pour faire la paix avec nous.
Pour toi c'est plus facile. Disons que tu t'en tires bien.
La Force Rouge sera encore plus rouge grâce à tout ça !
Et maintenant, allons voir le spectacle !
L'ambulance arrive !
Le brancard, sortez le brancard !
Par ici ! Au premier étage !
- Attention ! - Faites-moi passer !
Que faites-vous? Descendez ! Vite !
Sauvez-moi !
- Vite Vite ! - Faites-nous passer !
Au secours !
Attention aux escaliers.
Le feu est monté.
Là-dessus, doucement ! Vas-y !
Ingrid ! Je cherche mon amie. Dégage !
Je ne veux pas !
Au centre des opérations, un incendie s'est developpé suite à une explosion...
Probablement due à une bombe.
Colombe 1 à Colombe 2, avertir Venise 2.
Il faut urgemment une autre ambulance. Contactez-la.
Situation sous contrôle.
L'incendie n'est pas encore maitrisé.
Non ! Je ne veux pas mourir !
Ingrid ! Tu es blessée ?
Tu ne te sens pas bien ?
Qu'est-ce que tu as ? Tu veux me rendre malade ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu es sous le choc ?
Allons-nous en ! Le toit risque de s'écrouler.
Mais tu veux bien te bouger ?
C'était contre nous.
Ils l'ont fait contre nous, exprès. Contre les travailleurs et les ouvriers.
Dommage pour ces innocents qui ont payé et qui n'avaient rien à voir.
Nous avions déjà reçu des insultes et des menaces.
Mais la préfecture de police n'a jamais voulu nous croire.
Mais à qui allez-vous imputer la responsabilité...
Morale et matérielle de l'attentat. Parlez librement.
Au Pape Jean XXIII, naturellement.
Celui qui deviendra tôt ou tard un Saint.
Et qui d'autre sinon ?
Á Rome, tous les autres sont gentils et tranquilles comme du bon pain.
Ils ne feraient de mal à personne.
Tous sont maison, église et famille.
Prenons l'argent que nous avons caché, le peu que nous avons, nos haillons...
Et partons d'ici ! Je n'en peux plus !
Je vais leur faire payer ! Il doivent encore apprendre qui est Claudia.
Je vais leur faire voir à ces crapules !
Je vais les dénoncer. Les uns après les autres.
Je les connais par coeur. Ton Renato et tous les autres !
Je vais les expédier en prison.
Et avec ce que je vais balancer, ils vont y rester un demi-siècle chacun.
Jusqu'à avoir la barbe blanche !
Tu es folle !
Tu ne dénonceras personne.
C'est moi qui vais lui faire payer. Et je sais qui contacter et quoi lui faire.
Tu veux parler à la police ? Ils le sauront tout de suite.
Et tu sais comment nous finirons ensuite ?
Je m'en fous !
Je n'ai pas peur de ce genre d'individu.
Je m'arrête au premier poste de police et je dis les noms et les prénoms.
Tout ce que j'ai vu et que je sais.
Tu ne diras rien !
Essaie d'ouvrir ta gueule si tu peux !
Je tiens à ma peau et à tout le reste.
Si tu veux savoir ce qu'ils te feraient alors reste ici, je vais te raconter !
Je n'ai pas peur comme toi de ces délinquants, de ce genre d'individus.
Ce sont des gens ignobles et il faut les faire disparaitre, partout...
oú il se trouvent, sans pitié ! Sans Peur ! Pour toujours !
Ingrid ! Reste ici ! Ne fais pas de folie !
Ne fais pas de folie !
Tu as tout entendu, pas vrai ?
Et tu le diras à Renato.
Ne le fais pas. Il hait déjà suffisamment Ingrid.
Allez, mets un peu de musique. On s'ennuie ici.
Ils l'ont prise !
Réveille-toi.
Je vais m'en occuper.
C'est fait.
ça suffit avec ces jérémiades.
Joue quelque chose de plus joyeux.
Mais pourquoi es-tu venue en Italie ?
Qu'est-ce que tu as ?
Je vous en prie, faites des gros plans...
Mais sans utiliser le zoom.
C'est bon pour les amateurs.
Si vous faites bien ce film, nous pourrons le vendre à prix d'or.
Pour l'instant, c'est Gorille qui est en tête,...
Une minute et demi de plus que les autres.
Allez courage, il en reste encore seize.
Ingrid, s'il te plaît. Attends avant de mourir.
Ne les déçois pas, ils t'aiment bien.
La pauvre fille dort.
Elle est dans le pays des rêves désormais.
Dégueulasses !
Dis ça pour toi, mademoiselle.
Je vais vous niquer, vous et vos putes de mères.
Et vos soeurs.
Et vos grands-mères.
Vous êtes tous des dégueulasses, et toutes vos putains de familles.
Dégueulasses !
Mais tu n'as pas honte !
Sale fils de pute et pédé en plus.
Le roi des pédés !
La sale blague de merde !
Mais tu meurs pour de vrai ?
Non... Non !
C'est foutu.
Pardonne la dame. Celui qui vit par l'épée périra par l'épée.
Allez-vous-en ! Tous !
C'est de votre faute !
Elle ne devait pas mourir !
C'est ma femme !
Claudia, je te jure que je ne l'ai pas fait exprès.
Claudia, tu nous as quittés ?
Á partir d'aujourd'hui...
Je veux que pour sept jours...
Aucun d'entre vous...
Ne rigole plus, ne chante plus et n'écoute plus de musique.
Emmenez-la.
Alors ? tu as finis pas voir que nous existions et...
tu te décides à t'approcher. Pas vrai, princesse ?
Tu te sens seule, hein ?
Et pourquoi n'es-tu pas venue avant ?
Tu aimais bien la pauvre Claudia.
Pas vrai ? Peut-être parce que vous étiez en couple.
Mais qui l'a tuée ?
Tu étais là quand ils l'ont tuée. Pourquoi ne parles-tu pas ?
ça serait mieux pour toi.
Nous ne sommes pas comme elles, tu sais ?
Renato ne nous contôle pas.
Qui lui aurait permis ?
C'est lui qui l'a tuée et qui t'a fait des sévices. Pas vrai ?
Mais pourquoi ne pas les balancer à la police, lui et toute sa bande.
Tu flippes, hein ?
Maintenant, tu n'habites plus dans les grottes.
Alors pourquoi ne pas tout raconter ?
Ou alors, tu as subi des sévices si forts que tu as perdu ta langue.
Pourquoi tu n'y vas pas ?
Tu crèves de trouille. Voilà pourquoi.
Comme ça, tous ces porcs s'en sortiront.
Mais ça ne te dégoute pas ?
Moi je ne sais rien !
Je n'ai rien vu. Laissez-moi en paix !
Trouillarde ! Trouillarde !
Dégage !
Dégage !
Lâche ! Traite !
Oui, j'arrive !
Oui, maintenant j'arrive.
Oui maman, maintenant j'arrive.
Traduit par un passant Mars 2016
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