All language subtitles for Ervinka (1967)_fre

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Original subtitles

Qu'est-ce q`i s'est pass� l�-bas?

Haim Topol

Arbinka

Un film de Ephraim Kishon

Avec Gila Almagor

"Voyez qui marche l�

"Si seulement elle souriait

"le monde - y compris moi - aurait �t� � ses pieds

"Mais tout le monde me dit: Quand donc grandiras-tu?"

"Arbinka, quand, quand grandiras-tu?

"Si elle me demandait de l'embrasser

"comme �a, parce qu'elle en a envie

"au lieu d'un bouquet, je lui aurais amen� tout le jardin

"m�me s'ils disent: "Arbinka, quand grandiras-tu?"

"Si seulement elle voulait partir

"avec moi en moto

"nous serions partis quelque part et ne serions pas revenus

"et que tous disent: "Arbinka, quand grandiras-tu?"

"Arbinka, quand, quand grandiras-tu?"

Ecrit et r�alis� par Ephraim Kishon

Sous-titrage: Studios Elrom

Arbinka!

Devine qui c'est.

Shoula. -C'est vrai.

Shoula, fais une cure d'amaigrissement.

Lames de rasoir, papier toilette, petit peigne,

petite gomme, lames de rasoir, papier toilette...

Ne d�range pas les clients. Tire-toi. -Lames de rasoir,

savon de toilette, ballons, petit ballon, grand ballon...

Il n'est pas l�.

Loterie? Loterie?

Toujours pas de lot, Arbinka? -Rien, Yossi. Rien.

Tant d'efforts, de savoir-faire, d'amour, de bonne volont�,

pour rien. C'est du gaspillage. Voleurs. -Voleurs.

Tu as jou� les num�ros pairs? -Non, 7,9,9,7. Tu ne vois pas?

Pas bons. -Non, je n'ai simplement pas de chance.

Un idiot ach�te un billet une fois par an et gagne 50.000.

Et moi, je suis grossiste. Et rien du tout.

Pourquoi pas moi? -Et moi?

Steak? Hamburger? Goulash? Bavaroise?

Avi, il y a quelque chose ce soir? -Une Bar Mitsva.

Alors un petit caf� express. -Deux.

Tire-toi. On ne s'assied pas avec les clients.

Comment oses-tu parler comme �a � mon secr�taire?

Un peu de politesse, hein? Lames � rasoir, dentifrice,

cirage, papier toilette? Savon de toilette. -J'en ai.

Lames � rasoir, imprimante. Compresseur hydraulique.

Compresseur hydraulique! Il n'entend pas ce que je dis.

Oui, parce tu emploies de vieilles m�thodes.

"Lames � rasoir, papier toilette, tracteur".

Ach�te un peigne. -J'en ai un. -Ach�te encore un.

J'en ai pas besoin. -Et si je te donne une baffe...

Une baffe? - Une baffe. -Gifle? -Sois raisonnable.

Une baffe te fera tr�s mal car j'ai la main lourde.

Tu crieras, les flics viendront... Police, t�moins, protocole,

tribunal, avocats, un vrai scandale.

Tu vois, �a commence d�j�. C'est �a qu'il nous faut?

Ce ne serait pas plus simple, plus humain,

de m'acheter un peigne presque neuf? -C'est combien?

2 livres. -Plut�t cher.

Un avocat, c'est moins cher?

Yossi, prends.

Et cette livre-la? -C'est ma part, ma commission.

La marchandise est � moi. -Ne sois pas enfantin.

Les affaires commencent enfin � marcher... -Yossef!

Je veux la livre. -Je t'en prie. Une livre de la banque.

On la joue. -A quoi on joue? -Poker.

Je ne joue pas aux cartes. -Pas de cartes. En t�te.

Poker en t�te? -Oui. -C'est encore... -C'est simple.

Tu penses � un num�ro, et moi je pense � un num�ro.

Celui qui pense au plus grand num�ro gagne la banque.

Un num�ro en t�te, c'est tout? Une livre � la banque? -Oui.

Alors? -Quoi? -Ton num�ro. -Minute. -ll y a le temps.

11. -12. Gar�on!

J'ai pens� tout le temps � 14, � la derni�re minute j'ai dit 11.

Pourquoi? -Je te dirai pourquoi. Pour le poker de t�te,

il faut avoir de la t�te. C'est pas comme les cartes.

Encore une partie. -2 livres en banque. -2 livres en banque.

Ton num�ro? -Ne regarde pas. -Je ne regarde pas...

18. -17.

M. Arbinka croyait que j'allais dire 15, 16 au maximum.

Il ne s'attendait pas � ce coup, 18.

Bravo. Encore une partie? -Encore une partie.

Encore une partie. Allons-y.

Ton num�ro? Ne chuchote pas. Sans chuchotements.

Tu es nerveux. J'ai un num�ro fantastique. -Dis-le.

88. -C'est beau. 639.333.

639?

Pourquoi t'as pas dit 639 dans la partie pr�c�dente...?

Parce que je n'ai pens� qu'� 17. Pourquoi cette question?

Parce que... -Quoi? -Encore une partie.

Tu as de l'argent? -Non. -Y a pas de cr�dit, mon cher.

Ach�te un peigne ou tu re�ois une gifle. -Qui c'est celui-la?

Te f�che pas. C'est une erreur. -Sale con!

Gar�on! 2 bi�res... Noire.

Le milieu. -C'est vrai?

Police!

Arr�te! -Nous ne faisions que passer. -Pour un moment...

Regarde, une art�re principale. On perturbe la circulation.

tous les jours. Ce n'est pas marrant

de donner des PV. Mais la loi est la loi.

Laisse, c'est � moi! -Mais je l'ai vu avant.

Mais je suis sergent, non? Donne-moi la clause 15.

Clause 15, oui, monsieur le sergent.

T'es pas oblig�e de dire monsieur le sergent.

Tu peux dire simplement monsieur. -Oui, sergent.

J'arrive. Je demande pardon.

Je suis venu pour une seconde, boire un express.

Pour une seconde? Vous direz �a au juge.

Clause 15. -Mais Mme, vous voyez bien que je suis d�j� l�...

Monsieur, vous m'emp�chez de remplir mes fonctions.

Bonne r�ponse. -Ma parole, � cause d'un petit express,

je paierai... -Encore un mot

et j'ajoute la clause 83a, pour avoir gar� sur le trottoir.

A cause de choses comme �a, on d�teste la police.

83a. -83a. -Expliquez-moi pourquoi, bon Dieu!

J'suis pas aux informations. Je suis de la police du traffic.

Puis-je vous poser une question? -Oui, oui.

Que faites-vous ce soir? -Je suis libre. -Bien. -Quoi?

Je vous arr�te, monsieur. Carte grise, s.v.p.

J'ai pas. -Clause 23. Vous avez une assurance?

Non. -Non. -Pas d'assurance.-Pas d'assurance.

En fait, je n'ai pas de voiture non plus. -Vous n'avez pas.

Vous n'avez pas de voiture? -Je n'ai pas de voiture.

Il n'a pas de voiture. -ll n'a pas de voiture?

Et cet engin sportif, rouge, c'est � qui?

Je vous ai dit que je suis venu boire un express.

Je veux vous expliquer, mais vous n'arr�tez pas de parler...

Clause 23. -23. -83a. -83a.

Clause 15. -15. -Clause 5.

Shalom, forces de s�curit�. Je sugg�re la clause 18,

Ia clause 23, la clause 83, et mes souhaits.

Ce qu'elles sont charmantes. Je mangerais bien l'une d'elles.

Quoi, toi aussi tu as faim? Bon, on va � la Bar Mitsva.

"Stationnement interdit". Qu'est-ce que c'est �a?

Un PV au "docteur".

Touche pas � �a.

Tu as un PV, M. Arbinka. -Moi? B�ta.

Je peux?

Allo, police? On m'a vol� mon v�lomoteur, il y a une heure.

Pourquoi on me le vole? J'en ai besoin pour mon travail.

Quoi? Bon. -Tr�s bien.

Arbinka, 26 rue Elhanan. Je voudrais...

Vous l'am�nerez chez moi? Merci. Mais quand?

Merci d'�tre venus. -Mazel Tov, M. Ie directeur.

Vous �tes du d�partement de la perception d'imp�ts?

Non, de votre d�partement. -Zigler. -Oui, Zigler.

Merci d'�tre venus. C'est gentil de votre part.

Et �a, c'est pour le petit Guershon.

Je te souhaite d'�tre intelligent comme ton p�re.

Gentil. -Gentil de votre part.

Bravo. -Chapeau! -Bravo.

Qu'est-ce que c'est, �a?

Le gar�on m'a l'air idiot. -Comme son p�re.

Merci d'�tre venus.

Tr�s gentil de votre part. Vraiment. Merci.

Et �a, c'est pour le petit.

Encore un livre! -Guershon.

Tu n'as pas honte?

Merci d'�tre venus. Merci.

Votre joie est la mienne. -Vous �tes, si je ne me trompe,

du d�partement de... -Oui. A l'�tage... -Oui.

Merci.

Tr�s gentils d'�tre venus.

Et �a, c'est pour le petit. -Qu'est-ce que c'est?

Ouvrons. C'est une surprise. -Des patins! -Oui, des patins.

Nous avons achet� les m�mes. -Bon, on les �changera.

Nous �changerons les patins, Yossef.

P�t� de foie � gauche. -Merci.

Steak, hamburger, bavaroise...

Tr�s bon!

Entre nous, c'est du plus mauvais go�t

de donner aujourd'hui une r�ception si somptueuse.

Etonnant, avec le salaire d'un simple directeur � la mairie.

Il doit avoir des �-c�t�s. -Tu crois...? -Pour s�r.

Qu'est-ce que tu as entendu? -Comme si tu ne savais pas.

Les parkings? -Zigler! Nous n'avons rien dit. Weinroth...

Laisse Weinroth. Toi aussi tu n'es pas une brebis naive...

Pardon, qui c'est Weinroth? -Tu rigoles? C'est notre h�te.

Merci. -Tr�s gentil de votre part. -Je suis le photographe.

C'est maintenant qu'on vient? -J'avais un mariage.

C'est encore ta m�re avec ses combines.

Que lui as-tu dit? -Que le gosse pleure. - �a a march�.

Gar�on, c'est pour �a que je suis venu � la Bar Mitsva?

Tout de suite. -Deux. -Le niveau des Bar Mitsva baisse.

Tout � fait. Il ne faut aller qu'� des mariages, Yossi.

Oh, merci. -ll ne reste que �a.

Poulet � la banque. -Poulet � la banque. -Allons-y.

Ton num�ro? -Mon num�ro? Dis toi cette fois-ci.

Quelle diff�rence? Quel est ton num�ro? -2.

2? -2. Pourquoi? -6.662. Riposte. -C'est-�-dire?

Le double de ton num�ro. Bon app�tit.

Gar�on! Puis-je avoir encore une portion? Rien � faire...

Partons, nous avons assez mang�. Je suis plein!

Si seulement on pouvait avoir un bon cigare.

Hier, au mariage, ils ont donn� deux cigares.

Y a pas de mariage tous les jours. -Dommage. -Oui.

Qu'est-ce que c'est? -Pardon? -Qu'est-ce que c'est?

Mes lunettes. Je les nettoie. -Cette compote, aux prunes?

Je ne peux plus entendre parler de bouffe.

Pourquoi vous ne nettoyez pas avec votre chemise?

Parce qu'elle est fourr�e dedans, vous ne voyez pas?

J'ai demand� de la cr�me. Ne tirez pas, hein?

Je ne tire pas et je ne vous connais pas. -Arbinka.

Enchant�. Hershkovitz. -Enchant�. Tu es photographe?

Oui, cin�ma aussi, films publicitaires. Voici ma carte.

A mon secr�taire. -Si des fois vous avez besoin de moi,

appelez moi... -Nous te trouverons.

Alors, Hershkovitz, �a prendra beaucoup de temps?

De suite. Excusez-moi. -Je vous en prie.

Vous deux, foutez-moi la paix.

Hershkovitz. -Tout de suite.

Regardez ici, ne bougez pas, souriez.

Hop!

Hop!

Hop! Merci.

Vous �tes du d�partement... -Oui, oui, � l'�tage...

Depuis que nous sommes pass�s au nouveau b�timent,

je ne connais pas tout le monde. -Bravo. -Merci.

C'est comme une famille. Tous sont venus, sauf un.

Qui? -Goldberg. -Non! -Goldberg n'est pas venu.

Une vip�re. -C'est pas lui, c'est le comit� d'entreprise.

C'est une province, je vous dis, une petite province.

Je lutte contre tout le monde � cause... -Du parking.

Oui. Apr�s tout, nous sommes tous des �tres humains.

Goldberg aurait pu venir pour 10 minutes.

C'est pas lui, c'est le comit� d'entreprise.

Il y a enfin quelqu'un qui me comprend � la mairie.

Je veux remercier mes chers parents,

mon p�re, ma m�re, toute la famille,

pour tout ce qu'ils ont fait pour moi le long de ma vie.

"Pourquoi cette rue serpente?

"Pourquoi les trottoirs entament le terrain?

"Pourquoi le nouvel immeuble est l�zard�?

"Pourquoi ces poteaux sur la route, qui a planifi� Tel Aviv?

"Qu'il vienne. S'il vient, ce type qui a planifi� Tel Aviv,

"nous lui demanderons tout simplement d'expliquer

"pourquoi dans cette ville, rien ne marche droit?

"Pourquoi quand on y entre, on ne peut plus sortir?

"Pourquoi il y a un pont, mais il n'y a plus de rivi�re?

"Pourquoi si peu de r�verb�res? Qui a planifi� Tel Aviv?

"Qu'il vienne. S'il vient, ce type qui a planifi� Tel Aviv,

"nous lui demanderons tout simplement d'expliquer.

"Si la situation est tellement triste,

"alors pourquoi tout le monde veut vivre � Tel Aviv?

"pourquoi tout le monde veut vivre � Tel Aviv?

"Tel Aviv, Tel Aviv, Tel Aviv"

O� sommes-nous? -Aucune id�e, je ne suis jamais venu ici.

J'ai tellement mang�! -Alors donne-moi. -Minute.

Une pomme � la banque. -On peut commencer?

C'est moi qui commence. -Tu me rends fou, ma parole.

Quel est ton num�ro? -2 -3.

Riposte. -Re-riposte. -C'est quoi, re-riposte?

Re-riposte, c'est une double riposte.

Double riposte? Tu dois toujours �tre le plus malin,

plus intelligent et plus malin que tout le monde?

Je ne suis pas le plus malin, je suis simplement plus concentr�.

C'est quoi, concentr�? -Les gens ne se concentrent pas.

Comment t'expliquer?

Tu causes avec quelqu'un, il a l'air intelligent,

ses yeux p�tillent. Mais � la fin tu te rends compte que ce type

n'a pas compris un mot de ce que tu as dit. -Pas un mot?

D'autre part, tu peux parler � quelqu'un qui a l'air con,

un parfait idiot avec un visage comme un oeuf et il te semble

qu'il ne peut pas compter jusqu'� 2. Eh bien, ce type

n'a pas compris un mot de ce que tu as dit. Tu piges? -S�r.

Celui aux yeux p�tillants comprend, celui � l'oeuf non.

Toi aussi tu ne comprends rien. -Alors explique, explique.

Tu ne te concentres pas. Eh l�!

O� c'est que tu pars? -O�?

Quoi, o�? -Pars jusqu'au bout et laisse les cl�s � l'int�rieur.

Nous sommes d�j�...

C'est maintenant que tu viens? Je ne te comprends pas.

Tu me tueras. Une livre.

Une livre? A la rue Frishman c'est une demie-livre.

Pars � Frishman. Chez moi, c'est une livre.

Toi et ta municipalit�. Monopolistes!

Qu'est-ce qu'il a � crier? Je ne suis qu'un fonctionnaire.

C'est moi qui d�cide? Les phares... Marche arri�re...

Gare-toi pr�s de l'autre voiture.

Pourquoi? -Pose pas de questions.

Les phares. A gauche, Gare-toi pr�s de lui.

Pr�pare une livre 50. C'est le prix. 1,50.

Plus loin, plus loin... Les phares, les phares...

Silence! 4h30 du matin. Il y a des gens qui travaillent!

On n'entend pas!

Il am�ne de nouveau des femmes chez lui.

Quel polisson!

Entre, petite. N'aie pas peur. Personne ne nous a vus entrer.

Eteignez la lumi�re. Nous payons assez pour l'�lectricit�.

Va travailler.

"Les heureux gagnants"

Ils s'embrassent. 4h30 du matin et ils s'embrassent.

Il s'y conna�t. -Pour s�r. Que fait-il toute la journ�e?

Pose ta robe sur la chaise.

Je ne savais pas que tu es si belle.

Quel �ge tu as? Une enfant.

Il s�duit des petites filles. -ll s'y conna�t s�rement.

Et moi, je ne suis pas capable? -Capable, s�rement.

"Le gagnant de cette semaine" "50.000 livres"

C'est maintenant qu'on vient?

50.000 livres!

Bonne r�ussite!

Meilleurs souhaits au nom de la r�gion du nord.

Bravo!

Et maintenant, au h�ros du jour, un jeune homme anonyme

qui est envi� aujourd'hui par tous les habitants du pays.

Nous lui demandons, comment a-t-il choisi

Ies num�ros gagnants: 8, 5, 7, 3, 1, 2, 3, 4...

1, 2, flexion, flexion, debout...

Flexion, flexion, une, deux, trois quatre,

une deux... assez!

Et maintenant, mouvement giratoire.

Vous tournez le pied gauche et puis changez de pied.

Un. -C'est pas normal!

Commencez. Un, deux. Un, deux, gauche, droite.

Gauche, droite, levez la t�te, levez le post�rieur aussi...

Tr�s bien...

...Redressez ce pied et fl�chissez le second.

Fl�chir et redresser. En cadence. Redresser et fl�chir.

Fl�chissez et redressez...

Respirez, n'arr�tez pas. ...Fl�chissez et redressez.

Un, deux, fl�chissez et redressez.

Fl�chissez et redressez, fl�chissez et redressez.

Continuez, encore un peu.

Un, deux, fl�chir et redresser. Un, deux, fl�chir et redresser.

Gauche, droite, fl�chir et redresser.

Allongez-vous. Les mains sous la nuque.

Fl�chir le genou gauche en l'air, lever le pied gauche.

Et maintenant, la bicyclette. Commencez. Un, deux...

Un, deux, un, deux... Un peu plus vite.

Un, deux... Encore plus vite.

Et maintenant plus lentement. Un, deux...

Lentement, et maintenant, arr�tez, jambes en l'air...

�a suffit. �a suffit, nom de Dieu!

Liz, Liz. -Qu'est-ce qui te prend?

Bizarre. Le poste radio a fait trrr... Je lui ai cri� d'arr�ter,

et il a arr�t�. -Oui, s�rement, tu es compl�tement dingue.

Tu n'iras plus jouer aux cartes. -Je te jure que c'est arriv�.

Attend, �a arrivera encore une fois.

Toi et tes fantasmes. Il ne fait pas trrr...

Tu ne peux plus faire de bruit maintenant?

Maurice, j'ai peur. Je vais mourir.

Je te l'ai dit.

Maintenant, dis-lui d'arr�ter. -Dis-lui toi.

Tu es un homme.

Arr�te!

Allez...

Quelque chose est arriv�e � cette radio.

M. Arbinka? -O� est-il? -Je ne me sens pas tr�s bien.

M. Arbinka? -Oui? -Vous croyez qu'une radio

a une vie, comme un �tre humain? -Quoi encore?

Je demandais, comme �a.

Mon grand-p�re... -Vous avez un grand-p�re?

J'avais. Il croyait que des objets comme une lampe,

un rasoir, un gramophone, ont une �me.

Quoi? -Que s'est-il pass�? -Rien, merci.

Mon grand-p�re disait que le gramophone le d�testait.

C'est rigolo, non? -Le d�testait?

Oui, et le m�me soir, on l'a trouv� mort.

Pr�s du vieux gramophone, et ses bras enla�aient l'appareil.

Et le disque tournait encore.

J'ai la t�te lourde!

Maurice!

J'arrive!

Vous l'avez trouv�! Chapeau � la police.

En 24 heures. O� avez-vous trouv� le "docteur"?

Le voleur a abandonn� votre v�hicule sur le trottoir.

Pas possible! Sur le trottoir! Ces voleurs d'aujourd'hui...

Mais chapeau � la police. Ma parole! Merci.

N'oubliez pas de percevoir la contravention.

Alors qui la payera? Le voleur?

Qui d'autre? La victime?

Shoula? Tu as vu �a?

Charmante. Tu appelles dans 2 semaines? -Un mois.

Je te pr�sente le docteur. -Circulez!

Tu me prends pour ton copain? -Je vous en prie.

Tu as un petit ami? -Non. -Non?

Alors moi je peux devenir ton ami? -bougez s.v.p

Pourquoi tu me rends folle?

Arbinka... -C'est un copain. -Enchant�e.

Attends ici, nous allons te cueillir des fleurs.

C'est extaordinaire ici. Quelle tranquillit�.

Dis-moi, les femmes-polici�res t'attirent? -Non. -Non?

Moi oui, �norm�ment. -A cause de l'uniforme, hein?

Je les aimerais aussi sans uniforme.

"J'ai une femme-polici�re, 2000 m�tres..."

Des fourmis! -Regarde les fourmis, ce que c'est beau.

Elles courent, travaillent, quelle organisation, quelle discipline!

Elles sont laborieuses, aiment travailler, c'est d�go�tant.

Qui les oblige � travailler comme �a, qui?

Chez elles, y a pas de loteries. -Voleurs!

Toi tu ne travailleras jamais?

Tant que je suis jeune, sain, fort, capable de travailler,

je veux me dorer au soleil, ne rien faire, m'amuser,

sortir, entrer. Peut-�tre, quand j'aurai ton �ge,

vieux, �dent�, peut-�tre, mais je ne promets rien,

peut-�tre que j'irai travailler comme gardien de nuit.

Tu te moques de moi, tu te moques du monde entier.

Je n'ai pas la force de changer le monde.

Je l'aime tel qu'il est. Il ne faut pas hair.

Que reste-t-il? Rire. Alors je rie.

Mais tu ne cesses jamais de rire.

Je suis n� comme �a. Je n'y peux rien.

Quand l'accoucheur m'a sorti, mes jambes �taient en haut

et ma t�te en bas.

Alors je vois le monde � l'envers. C'est tr�s rigolo.

Hop, hop, qui c'est qui vient? Un gentil gendarme.

A qui est cette moto sur la route? -A nous.

Attendez!

Ils s'entretuent et tout le monde s'en fout.

Personne n'intervient. -Allons les s�parer.

Pas encore, attends, laisse-moi regarder.

Gendarme, on peut peut-�tre... -Un oeil pour un oeil...

Il est fort, ils sont forts. Rien que les moteurs � r�action

de notre avion sont beaucoup plus forts.

Quelle vacarme, Nom de Dieu! -Shalom. -Encore?

Continuez, continuez, �a m'int�resse -Tirez-vous.

Pourquoi? Nous aimons �a. -Arr�tez le moteur.

Eteignez, allumez, �teignez. C'est un garage. �a co�te cher.

Combien? -25 livres. -Quoi? -Bon, 50 alors.

Tournez! -Tournez! Non!

Le r�frig�rateur qui se d�givre tout seul, automatiquement.

La petite machine � laver qui entre dans n'importe quel trou.

Le climatiseur le plus silencieux au Moyen-Orient.

Tournez!

De la part de vos admirateurs. -Messieurs, je vous avertis.

Allons-nous-en. Sinon, elle alertera la police.

Demain, au m�me endroit, hein?

"For�t Birenbaum"

Redressez le corps, soulevez les hanches, pliez les coudes

Fl�chissez et redressez. Fl�chissez et redressez...

Relevez la t�te. Le corps droit.

Relevez... plus haut.

Fl�chissez et redressez. Fl�chissez et redressez...

Repos. Fl�chissez et redressez.

Redressez le corps. Tr�s bien, �a suffit. Les mains aux c�t�s!

Tournez � gauche. Oui. Regard vers la droite.

Et maintenant, en cadence. Un, deux...

Qu'est-ce qu'il me veut? -ll te d�teste.

Pourquoi? Que lui ai-je fait? Moi, par contre, je l'aime bien.

C'�tait la gymnastique du matin... -Fou...

Qu'avons-nous fait? Quel p�ch� avons-nous commis?

Nous n'avons pas p�ch�. Rien. Il s'en prend � nous pour rien.

Rien? Tu te souviens du je�ne, le jour du Grand Pardon?

Ce n'�tait qu'un petit morceau, et c'�tait sal�. Rien du tout.

Il faut mettre plus d'ail sur la radio. Maman dit que �a aide.

Je ne crois pas en ces choses. Ni collier, ni poivre,

ni concombre, ni ail. Rien qu'un fer � cheval.

Tu as pay� la licence pour la radio? -Pas encore.

Je la paierai! Je la paierai!

Il n'est jamais arriv� dans notre famille qu'une radio se f�che.

Pourquoi?

Qu'est-ce c'est, ce bruit? Il n'arr�te pas de faire ce bruit?

C'est tr�s grave ce matin. -Vous avez tent� de lui parler?

Nous avons essay�. -Et...?

M. Arbinka, peut-�tre que vous, avec vos relations?

Je peux essayer, mais je ne promets rien.

Merci. Et maintenant... Il coop�re.

Donne-moi un signal prolong�.

�a suffit.

La radio est en piteux �tat. -Que faire, docteur?

Je ne sais pas. Peut-�tre qu'il ne faut pas trop la surmener.

Je veux dire qu'il faut baisser le volume de bon matin,

quand tous les voisins dorment. -Jamais plus le matin. -Merci.

Merci.

Peut-�tre qu'il est pr�f�rable de ne plus l'allumer du tout?

J'ai demand� s'il ne vaut pas mieux de ne plus l'allumer,

ce poste, plus jamais. Qu'est-ce que vous en pensez?

R�pondez. Je demande si ce n'est pas pr�f�rable

de ne jamais allumer ce poste. R�pondez. Vous �tes sourd?

Vous n'entendez pas ma question?

Je demande s'il ne vaut pas mieux de ne plus jamais

allumer ce foutu poste. R�pondez-moi.

Merci. Merci.

Merci. Nous avons entendu. Vous pouvez arr�ter.

Nous avons compris l'insinuation, merci.

Tu es un enfant. Tu joues � l'�lectricit�?

Mon oeil! Que fais-tu ici? Vite, rentrez chez vous.

Nous n'avons pas de lit!

Maurice, ne va pas te faire tuer!

Vous verrez, vous deux. Roublards, voleurs.

B�tards!

Sais-tu pourquoi nous avons de telles notes d'�lectricit�?

�a c'est son compteur et �a c'est notre compteur,

et le notre fonctionne pour lui aussi!

"L'un des 1.500 prix"

Ne tombez pas, ne bougez pas!

Bougez, bougez! -Moi aussi...

La c�r�monie de la distribution commencera imm�diatement.

L'heureux gagnant. -50.000!

Je suis fier d'accorder le gros lot de la loterie nationale,

tirage 513, s�rie 67.

Salaud!

Un jour, moi aussi je serrerai cette main. Je le promets.

Amen. C'est dommage qu'on ne puisse pas entrer.

Pourquoi pas? B�ta!

Le microphone errant arrive de nouveau au si�ge de la loterie.

Nous sommes t�moins de la r�alisation du r�ve de chacun:

gagner le gros lot. Messieurs les auditeurs,

c'est une grande joie pour nous tous,

mais surtout pour les directeurs de cette maudite loterie,

qui vont donner au gagnant cette �norme somme.

Laisse-moi maintenant.

Bonsoir, M. Ie directeur. Voulez-vous dire aux auditeurs

quelles sont les chances du petit citoyen de gagner

50.000. -1 sur 1.300.000. -Et pas toujours.

En d'autres termes, aucune chance?

Fou qui ach�te un billet de loterie.

Et malgr� tout, nous sommes ici avec l'heureux gagnant.

Je, je... -Monsieur, vous n'�tes plus pauvre,

Vous �tes riche. -Extraordinaire! -Merveilleux!

Nous demandons � l'heureux gagnant, quel �tait son syst�me

pour acheter son billet. -Moi, j'ai achet�...

Vous achetez toujours le m�me num�ro? -J'ai pris...

On vous r�serve le num�ro? -R�serv�, o� �a?

Comment, o� �a? Dites-moi,

vous choisissez les s�ries 7, 9, 9, 7, ou quoi?

Comment op�rez-vous? -J'ai achet� dans la rue.

Vous achetez comme �a, dans la rue?

Aucun syst�me, aucun effort, aucun savoir?

Vous marchez dans la rue et achetez? Sachez que moi,

j'ach�te tous les jours des dizaines de billets!

J'emploie un syst�me, et rien du tout!

Dites-moi, ce n'est que de la chance? Je ne comprends pas.

Que faites-vous de mes num�ros?

Comment r�ussissez-vous � ne tirer aucun de mes num�ros?

Voleurs! C'est mon argent, voleurs Rendez-le moi!

Je vous le donne en paiements �chelonn�s hebdomadaires.

Chaque semaine, je...

Je veux vous serrer la main une fois,

�tre l'heureux gagnant de Ness Tsiona, de Tel Aviv,

ou de Zichron Yaacov, peu m'importe.

Alertez la police, imm�diatement.

Voiture sur le trottoir. Remorque-le.

Et la moto? -C'est un prix de la loterie.

Que se passe-t-il?

Pourquoi ce rassemblement ici?

Des voleurs. Laissez-moi.

Je le savais. C'est encore ce fou.

Je ne veux pas. Je ne veux pas.

Tire-toi! S'il te pla�t.

Yossef!

Ne me quitte pas! Ne me quitte pas!

Avise tous mes proches!

Vous n'y pourrez rien, cet argent esr � moi!

Nous quittons, chers auditeurs,

Ie si�ge de la loterie nationale

pour passer au poste de police. A bient�t. En route!

Ici Yonah. Message pour Adar 2. -Bonne r�ception.

J'aurais voulu commencer une nouvelle vie.

Evadons-nous � l'�tranger.

J'ai une barque.

Que fais-tu ce soir?

Sergent. -Oui, gendarme. -Quelle heure est-il, s.v.p.?

17:00. -Merci.

Fin. -C'est clair, fin.

Pitre! -Trafic.

�te la main. -Pardon.

Fouillez le prisonnier.

Rien. -Occupation?

Marchand ambulant. Je vais d'un caf� � l'autre et je vends

des lames, du coton, des ballons, de la p�te dentifrice.

Vide. -Oui. De toute fa�on personne ne m'ach�te rien,

alors pourquoi porter tout le temps un fardeau lourd?

Alors pourquoi tu continues?

Il faut vivre de quelque chose, non? -Nom?

Arbinka. -A comme Ariel, r comme Rh�des,

b comme b�b� et inka comme l'Y.M.C.A. � J�rusalem.

Occupation? -Pitre. -C'est exact.

Un pitre. Oui.

N�? -Oui. -R�side? -Oui.

Etudes? -Ecole primaire. -Ecole primaire,

c'est tout. -Nom du p�re? -Je ne sais pas.

Nom de la m�re?

L'accus� avait en sa possession au moins

60 billets de loterie. Pourquoi? -Je me le demande aussi.

L'accus� fait tout le temps des pitreries,

entrave le travail de la police.

Il porte une paire de ciseaux

trop aiguis�s. -Crois-moi,

seulement pour me d�fendre. -Quelle est l'accusation?

Perturbation de l'ordre dans un endroit public.

Beaut�. -Un malotru.

Vous avez un avocat? -Mon avocat est � l'�tranger.

Prenez-les � la cellule 107. -C'est tout? - C'est tout.

Empreintes digitales, non?

Bon, suivez-moi.

Je t'en prie.

Prends-moi faire un tour sur ta moto. -B�b�.

Je donne un baiser aux autorit�s. -Et comment c'est?

Nous avons un public. -Yossef, tu veux, s'il te pla�t?

Quel est ton nom? -Ruthi. -Je pensais � un nom pareil.

Je r�ve � toi tous les matins.

Je m'imagine ce que tu vois dans tes r�ves.

Ruthi. -Quoi? -Combien �cope-t-on

pour assaut d'une gendarme pendant son service. -4 ans.

Oui, mais si elle consent, on est lib�r� sous caution.

Sais-tu que tu as un sourire charmant?

Oui, c'est connu. -Oui, souris...

Monsieur, s.v.p., entrez dans votre cellule, en vitesse.

S.v.p., monsieur, entrez.

Bonnes gens! Permettez-moi de rester ici!

Je veux rester ici.

Tu as perdu la boussole! -Je suis amoureux!

J'ai vu, celle du traffic.

Qu'est-ce que tu m'as fait? -Je te l'avais dit, non?

Tu ne devais pas, pour quelques billets!

La caissi�re au cin�ma hurlait, march� noir, march� noir!

Qu'est-ce qui s'est pass�? -Rien ne s'est pass�.

J'sais pas ce qu'ils veulent. -Qu'avons-nous fait?

Rien que 40 billets pour la 1�re s�ance. C'est un crime, �a?

Et pourquoi le pistolet? -�a? C'est un pistolet � eau,

C'est un jouet. -Oui, mais elle ne savait pas, elle pouvait avoir

une crise cardiaque et mourir! -La pauvre. Que faire?

On verra comment tu t'en sortiras, L�on.

Quoi, nous ne sommes pas ensemble?

Je te l'avais pas dit?

Allez, tous les voyous, dehors, en vitesse, dans la cour.

Nous aussi? -Nous aussi. -Nous aussi.

Grouillez-vous, Parade d'identification.

Une heure est pass�e depuis la tentative de vol. Vous pourrez

s�rement identifier l'assaillant. -S�rement que je pourrai.

Ils sont venus avec un pistolet. 40 billets. O� est la police?

Nous sommes l�, madame, nous sommes la police.

Passez devant ces types, identifiez l'assaillant

et montrez-le du doigt. Comme moi, regardez.

C'est celui-ci! Rien qu'un essai. Je vous en prie.

C'est lui! -Vous vous foutez de notre gueule?

Il a pass� la journ�e ici avec moi. -Bon, merci, madame.

Fini pour aujourd'hui. La police vous est reconnaissante

pour votre aide. Allez.

Chapeau, monsieur. -T'es un champion.

Et toi, t'as pas honte de menacer des caissi�res?

De vendre des billets au march� noir?

Tu as vu comme il m'a sauv�? -Je te l'avais dit.

Si des fois tu as besoin de quelque chose, nous,

Friedrich, Moussa et L�on, sommes toujours pr�ts.

Ne l'oublie pas.

Chapeau, mon cher. Chapeau!

Je vous aime. Assez, �a suffit. Yossi!

Usage ill�gal d'�lectricit�, pr�sentez-vous � 8h du matin...

Compl�tement fous, 8h du matin!

Sinon, nous serons oblig�s de transmettre � la criminelle.

La criminelle!

T'es pas normale. Il m'a prise exactement au m�me endroit.

Ma parole! Il me rend folle. Je ne sais pas ce qui lui a pris.

Ma parole! Quoi?

Pardon? -Je parle au t�l�phone. Quel emmerdeur!

Bien, ma ch�rie, je dois terminer,

un type ici me casse les pieds. -Excusez-moi.

Puis-je parler au Commissaire Steiner, peut-�tre?

S'il n'est pas occup�.

M. Arbinka? -Oui, M. Steiner, commissaire.

Un tr�s bon peigne.

Presque nouveau, un peu cher. -Un peu de sens d'humour.

Voyons, vol d'�lectricit�. -J'ai sorti de son compteur

et j'ai transf�r� au mien. -Vous avez un bon avocat?

Comme �a. Pourquoi? -Vous en aurez besoin.

Pardon. -Qu'y a-t-il? -Le conseiller judiciaire

vous prie de venir � une consultation. -Merde!

Y a pas de mal, je peux venir une autre fois.

Restez ici. Je reviens de suite.

Monsieur a d�j� fait de la prison? -Non, pourquoi?

Assis.

Tr�s rigolo.

Dieu existe.

O� est Steiner? -Chez le Conseiller Judiciaire.

Pour quoi faire? -Une consultation, je crois.

Fuchs aussi est l�-bas. -Dis � Steiner que je l'ai cherch�.

A propos du budget bi-annuel. Je suis � mon bureau. -Bien.

Zigler?

Le t�l�phone!

Le t�l�phone!

Madame, le t�l�phone sonne tout le temps.

Bien. Je suis chez Goldberg.

Allo? Ici le d�partement des r�clamations.

M. Steiner n'est pas l�. Il est chez le Conseiller Judiciaire.

Mais vous pouvez parler � Fuchs.

Non! Fuchs aussi... Il l'a appel�

Zigler est tr�s occup�, il bosse maintenant

sur le budget bi-annuel.

Je n'ai pas vu Goldberg.

Je pense qu'il est � son bureau maintenant.

Quoi? Vous demandez si je connais Goldberg?

C'est ce que nous avons aujourd'hui.

Les conclusions du comit�. -Je parle au t�l�phone.

Non, ma secr�taire me d�range toujours.

Non, elle n'entend pas, nous pouvons parler.

Tu as dit qie le vieux veut voir Goldberg?

Il se trame quelque chose, je comprends.

Comment, qui osera? Tu sais quoi?

Je suis pr�t � aller moi-m�me dire � Goldberg

que le vieux veut le voir. Pas de probl�me.

Si on demande apr�s moi, je suis chez Goldberg.

Goldberg, le vieux veut te voir. -Tout de suite.

Je suis occupp�. -Goldberg, tu veux encore avoir des histoires

avec le vieux? Tu ne le connais pas?

Tu as raison, j'ai d�j� assez d'ennuis avec lui.

Fais-moi plaisir, envoie ce dossier aux archives.

Je l'envoie tout de suite avec mon gar�on de courses.

Jeune homme!Viens ici. Prends �a aux archives.

Moi? -Fais ce qu'on te dit, sans histoires.

Et sans poser de questions. -Mais il n'est pas... -Va...

La discipline des gar�ons de courses de la mairie...

Tu me le dis � moi?

Allo! La cantine, s.v.p. La cantine? Ici Arbinka.

Je voudrais un th�, un g�teau et un paquet de cigarettes.

Au r�clamations. A mon compte, �videmment.

Arbinka. Merci. -O� diable est le dossier?

Le dossier? Bonjour, Zigler, je l'ai envoye� aux archives

avec le gar�on de courses. Envoy�? Mais j'en ai besoin!

Ma parole! Allo? Les archives.

Archives? Le gar�on avec le dossier est arriv�? Oui?

Excellent! Renvoyez-le ici avec le dossier.

Je n'ai que deux mains, je ne peux pas continuer comme �a.

Quelles nouvelles chez toi? -J'�tais chez le vieux.

M. Weinroth pour toi, si �a ne te fait rien.

M. Weinroth. -Oui. Il veut que quelqu'un r�vise

Ie m�morandum interne. Zigler, tu as le temps?

Je suis rentr� de vacances hier...

Messieurs, je vous en prie, pas dans mon bureau.

Si vous avez des controverses,

adressez-vous � moi par les voies r�glementaires.

Viens. Pose �a ici, et �a ici, et �a l�.

On m'a dir de ramener... -Ah, voici le dossier.

Zigler, prends, et rends-moi �a demain � midi.

Tu peux sortir. Tu sais quoi, Maurice?

Prends le m�morandum de Goldberg, lis-le,

et je veux ton opinion dans les 48 heures.

Moi? -Oui, toi! Chacun ici est une prima donna.

Qui c'est celui-l�? -Je ne sais pas.

Merci. �a va, Goldberg.

Allo? R�clamations. Oui, M. Weinroth, j'�coute.

Oui, le dossier du vol de courant est ici devant moi.

Tout est en ordre, M. Weinroth,

ne vous inqui�tez pas. -Au fait, qui c'est celui-l�?

Je ne sais pas. -Je crois que je le connais, mais d'o�?

Il s'appelle Arbinka. -Pourquoi? -Je ne sais pas.

Il est venu ce matin, il est all� directement chez Steiner.

Je le savais. Il est du secr�tariat restreint. -Je vois.

Ecoute comment il parle avec le vieux.

Bon, c'est Goldberg, qu'est-ce que je peux faire?

C'est le personnel que nous avons. Zigler est mieux?

J'ai licenci� Steiner. Que puis-je faire?

Tu as entendu? -Convoquons le comit� d'entreprise.

Elle est ridicule, cette r�clamation. Comment?

J'arrive avec le dossier. Oui, tout de suite.

Messieurs, c'est un bureau, pas une maison de repos.

Bon, bon. -Pourquoi tu n'es pas venu � la Bar Mitsva?

C'�tait une d�cision du comit� d'entreprise.

J'en ai marre de vous. Fuchs, tu arrives juste � point. -Moi?

Oui. J'aurai besoin d'une voiture � 13 heures.

Je suis chez le vieux. -ll ne faut pas tout raconter

� M. Weinroth, vous comprenez...

Si je comprends? Quoi, je travaille ici depuis ce matin?

J'ai une de ces journ�es...

Signez ici, M. Weinroth.

J'ai annul� cette r�clamation ridicule, lisez.

J'ai pas le temps maintenant. Vous �tes du... -Oui.

Bizarre, jamais je ne... -Justement, je viens de voir

Goldberg dans le couloir et nous avons eu une discussion.

Je lui ai dit, vous me connaissez, je lui ai dit

sans ambages: "Goldberg, ton comit� d'entreprise c'est..."

Exactement, vous n'avez pas id�e de ce qu'ils m'ont fait

hier, au conseil municipal. Ecoutez �a... -Oui.

Arbinka. -Asseyez-vous. -Oui.

Savez-vous ce qu'ils m'ont fait hier? -Quoi?

J'en ai la chair de poule. -A ce point-l�!

Je ne comprends pas comment il arrive � faire �a.

9 ans dans ce d�partement et je n'ai pas r�ussi

� �tre re�u par le vieux, M. Weinroth. -S�rement.

Et madame Weinroth? -Quoi? Qu'est-ce que tu dis?

On lui fait les mamours...

Silence! Je ne peux pas travailler. O� est la porte?

207. -J'ai 180 seulement.

Rien � faire, je suis vraiment intelligent.

C'est extraordinaire, comme vous avez compris le jeu.

Je ne suis pas accoutum� � �a. Chapeau! -Encore une partie.

Allons-y. Une minute. Steiner.

Encore une erreur, et c'est la fin. Tu peux amener ici

tout ton comit� d'entreprise, compris?

Et maintenant, retourne au travail. -Tu as entendu?

Si tu as une requ�te, va voir mon assistant. -C'est tout.

Encore une partie? -Je suis pr�t. -Allons-y.

�a fait longtemps qu'il me faut un gars comme toi. O� �tais-tu?

Je n'aime pas faire du tape-�-l'oeil. -Oui, mais...

Ta fa�on de ma�triser mes hommes! -ll le faut.

�a fait longtemps que je t'ai remarqu�.

Tu as ce qu'il faut, tu sais.

Et tu n'es pas vendu... -Au comit� d'entreprise. -C'est �a.

Vous �tes pass� au feu jaune. -Moi?

Je ne suis pas pr�te � discuter. Papiers, s.v.p.

�a va? -Pas mal. Nous avons arr�t� un voleur �-la-tire.

Ah oui? Que fais-tu ce soir? -Je suis en service.

Alors je ne te verrai pas? -Rien que si tu refais le coup

au si�ge de la loterie. -Voici.

Je ne vous marque pas un PV cette fois-ci.

Mais la prochaine fois... Circulez...

J'ai une certaine influence dans les milieux de la police.

Arbinka, tu dois venir chez nous un soir.

Avec plaisir, mais quand? -Un jour o� tu seras libre.

Libre? Ce soir j'ai une Bar Mitsva,

apr�s-demain, Minist�re des Affaires Etrang�res,

vendredi banquet, la semaine prochaine est tr�s charg�e.

Ma femme cuisine comme un chef. -Ah oui?

Alors ce soir.

Merci.

Vous avez un bel appartement. -Rien d'extraordinaire.

A cause de la Bar Mitsva, nous n'avons pas fait de travaux.

Mon mari a d� prendre un second emploi.

Augmenter l'efficacit�. -Nous avons tous un second emploi.

Vraiment? Que fais tu? -Des films.

Tu es acteur? -Non, je fais les effets, en arri�re-sc�ne.

Je le savais. A la mairie, il n'y a pas de secrets.

Surtout chez ces intrigants. -Le comit� d'entreprise.

Exactement. Mais ne parlons pas de �a ici.

Pourquoi? Pourquoi? -Tant qu'il sera l�,

Goldberg. -Oui, tant qu'il sera l�, aucune coop�ration

ne sera possible entre le comit� d'entreprise et la direction.

Cette semaine je leur ai dit: "Vous, un comit� d'entreprise?

"Vous �tes une bande de risque-tout! Vous devriez

"aider la direction, �tre l'�cho de la voix des employ�s.

"Et qu'est-ce que je re�ois de vous? Rien du tout!

"On ne retrouve ni pieds ni mains.

"Et ils se targuent d'�tre un comit� d'entreprise!

"On ne peut pas compter sur eux, leur faire confiance.

"On ne peut pas coop�rer avec eux sur le plan social.

"Pour qui vous prenez-vous pour traiter ainsi un homme

"qui a acquis la confiance des �lus de la ville? C'est honteux".

Ch�rie, veux-tu m'apporter un cigare?

Helena, apporte-moi mon cigare!

Je m'excuse. -Oui.

O� en �tais-je?

Risque-tout. -La vip�re. -Goldberg.

Il n'a pas eu honte de me dire: "Vrai, tu es mon sup�rieur,

"mais tu n'es pas tout-puissant ici".

Vous pouvez imaginer ce que je lui ai r�pondu.

Je lui ai dit: "Ton comit�, c'est des nouilles.

"Et tu peux raconter �a � tous les membres du conseil.

"Ce sont des saboteurs, pas un vrai comit� d'entreprise.

"Tu sais ce que c'est, un vrai comit� d'entreprise?

"Tu sais ce que c'est, un comit� d'entreprise honn�te?

"C'est d'abord un comit� d'entreprise,

"et rien qu'apr�s, c'est un repr�sentant d'int�r�ts..."

"Fond National Juif For�t Birenbaum"

Qu'y a-t-il? -Nous devons partir.

D�j�? -Nous avons un rendez-vous tr�s important.

Et le dernier autobus... -Minuit, c'est dans une heure.

L'autobus pour Petah Tikva. Un rendez-vous tr�s important.

Merci. Nous... Les affaires. -Les films? -Oui, oui.

Je vous conduirai � la station centrale. -Non, merci.

Non, c'est le minimum. -C'est tr�s aimable, mais...

"Pour Petah Tikva"

Nous sommes arriv�s. Pri�re de sortir.

Je suis d�sol�. Vous avez rat� le dernier autobus.

�a ne fait rien. -Je vous emm�ne � Petah Tikva.

Vous n'arriverez pas en retard � cause de moi.

Entrez. Je vous emm�ne � Petah Tikva.

Affaires de cin�ma, je...

Beilinson.

Petah Tikva. -Oui. -On va o� maintenant?

Yossef, s'il te pla�t. -Quoi? -M. Weinroth demande

o� nous allons. Alors dis-lui.

L�. L'h�tel. -Oui. -Heureusement.

"H�tel Savoy"

Bonsoir. -Bonsoir.

Que voulez-vous?

Je m'endors au volant. Puis-je avoir un caf� turc?

Oui, pourquoi pas? Un turc!

Que voulez-vous? -Nous avons un rendez-vous ici.

C'est pour un film. -Oui, oui. -Avec qui? -Avec...

Yossef, dis-lui avec qui. -Hershkovitz. -Qui?

Je l'ai dit, M. Hershkovitz.

M. Hershkovitz, chambre 12. Allo? M. Hershkovitz?

Je m'excuse, je ne savais pas que vous dormiez.

Alors, laissez-le dormir. -On vous attend ici, en-bas.

Il descend. -Tr�s bien, je suis content.

Au milieu de la nuit! J'avais pri� de ne pas me d�ranger.

On parle aux murs.

Au milieu de la nuit, les cam�ras ne sont pas pr�tes.

Pas moi, les cam�ras.

Vous? Que me voulez-vous? -Yossef, r�ponds.

Nous voulons faire. -Un film. -Tr�s int�ress�s. -Le sujet?

La loterie. -Cambriolage. -On cambriole la loterie?

Oui, On cambriole la loterie nationale, pourquoi pas?

Au tour de la loterie d'�tre cambriol�e.

Elle vole toujours l'argent des autres...

Yossef, tu piges?

Nous filmerons le cambriolage de la loterie.

50.000 livres. Yossef... Tournez!

Oui, tournez...

C'est une id�e g�niale! -Oui, g�niale, mais � minuit?

Nous filmons cette nuit! -Cette nuit? -Tout de suite!

O� vais-je trouver une �quipe maintenant? -B�ta!

Weinroth, nous partons tout � l'heure.

Allo? Caf�? -Caf� turc. -Je voudrais le milieu.

Moussa, L�on et Friedrich.

Beilinson. -Je sais.

"Loterie nationale"

En bas. -En bas.

Plus bas. -Plus bas. -Plus bas.

M. I'agent, vous d�rangez, vous �tes dans la prise de vue.

Dis-lui de bouger. -Bougez!

Quel film fait-on ici?

"Le cambrioleurs de la loterie". -Je ne l'ai pas vu. -Non?

Vous avez un permis? -Faut pas de permis pour un film.

Faut pas? -Tu recevras une invitation pour la premi�re.

Vous pouvez laisser la cam�ra sur le trottoir. -Merci.

Dispersez-vous, s.v.p.! -C'est notre chauffeur.

Dispersez-vous, s.v.p.!

Cambrioleurs! Continuez!

"Cambrioleurs - 1"

Qu'est-ce que c'est? Police!

Silence! -Laissez-nous dormir. -C'est un film?

L'industrie du cin�ma en lsrael. Je dois tout porter moi-m�me.

Je vous jure!

J'�tais acteur. Donne-moi une chance, sur ta vie!

Je suis ici provisoirement. J'esp�re.

Je peux parler au metteur en sc�ne? -On peut entrer?

Silence, vous ne voyez pas que vous d�rangez?

Je chante dans une chorale, arrangez-moi quelque chose.

Pas d'�clairage, pas de sc�nario, rien,

et ils veulent faire des films. -Chaque minute compte.

Il faut terminer jusqu'au matin, sinon nous sommes foutus,

parce que les employ�s arrivent. M. Weinroth,

voulez-vous apporter la valise de M. Yossef? Merci.

Gars du milieu, il y a ici 50.000 livres.

Je ne peux pas diriger ce projet tout seul.

Peut-�tre qu'un des acteurs est pr�t � m'aider?

L'�clairage est parfait. Laisse l'�clairage. Il me tue celui-l�.

Il ne sait pas? -Quoi? -ll n'est pas complice?

Il travaille pour un salaire fixe. Gars du milieu, ouvrez!

Qui, moi? -Oui, toi.

�a ne s'ouvre pas. -Pourquoi?

Il faut une cl�. -ldiot!

Je fais le march� noir des billets, j'suis pas un caissier.

Laisse-moi. On peut avoir une cl�? -Y a pas.

On fera �a � la main. Am�ne des outils, pince, marteau,

On travaillera � la main. -Voici la valise de M. Yossef.

C'est pour quoi faire, �a? -Pour y mettre l'argent.

Et ensuite? -Ensuite quoi? Ensuite, mon cher,

"Loterie au village, en ville, la loterie enrichit le pauvre".

Mais que la police ne sache pas... -T'inqui�te pas,

N'aie pas peur de la police. Cet argent est � moi.

A toi? -Nous sommes associ�s.

Allo? Police? Cambriolage! Cambriolage camoufl� en film.

Non, pas cin�ma. Tournage. Cambriolage.

Ah, cambriolage. J'ai compris. Votre nom, monsieur?

Weinroth, avec un o, comme dans comit� d'entreprise.

Comit�? C comme con, o comme orange... -Comit�.

Comit�, j'ai compris. Et que voulez-vous? -Cambriolage!

Cambriolage? J'ai compris. Nom? -Weinroth, avec un n.

Avec un n, comme Nasser.

Mon Dieu...

A qui est cette Soussita noire gar�e dehors?

Il faut que je remorque chaque jour une voiture d'ici?

Votre v�hicule barre la route aux pi�tons.

Qu'est-ce que tu regardes? Tu ne comprends pas l'h�breu?

Si vous ne prenez pas la voiture imm�diatement,

nous devrons la remorquer. Que faites-vous ici?

Vous tournez un film?

Tournage? Continuez.

Allez, continuez! -Quoi continuer?

Nous reprenons. Forcez le coffre.

Je ne savais pas que vous �tiez un de ces artistes.

�a va. -Dites-moi, quel film vous tournez?

Si ce n'est pas un secret. -Un film sur un jeune homme

qui n'a jamais rien gagn� � la loterie. -Oui.

Un jour, il va... -Cambrioler le gros lot?

Comment je le savais? Quand j'ai vu le gardien l�,

j'ai compris que c'est un cambriolage. -Ne bougez pas

Ies plateformes. -On peut continuer � tourner?

Comment peut-on tourner dans ce bordel?

Bon, allons-y. -Une bande de dilettantes.

Tous mes hommes sont � votre service.

Si c'est n�cessaire, moi aussi, en priv�,

je suis pr�t � participer. -Merci.

Que faites-vous l�? Allez au portail, mettez un peu d'ordre.

Allez, Rahamim.

Circulez, circulez!

On toune, entr�e interdite.

On fait un film, comme au cin�ma.

Tr�s bien. �a barde l�-bas. On filme un cambriolage.

Ho, ho, fin.

On force le coffre de la loterie nationale.

Ils ont de ces id�es, ces cin�astes...

Un cambriolage � la loterie nationale!

De quoi il a l'air, celui qui fait le film?

Le metteur en sc�ne? Jeune? Avec un grand nez?

C'est ici, le film? -Silence, on tourne. -Silence!

Silence, on tourne.

Moi aussi je fais un peu de photographie, vous voyez?

Surtout les samedis, je les mets dans la baignoire.

Tr�s beau. -Je photographie. -Chapeau! Des enfants si laids.

C'est rien, il faut les voir en chair et en os, un � un.

Dites-moi, je ne vous d�range pas?

Beaucoup. -Merci. Je demande,

parce que je n'aime pas d�ranger. Dites-moi,

que se passera-t-il maintenant d'apr�s l'histoire du film?

Quelqu'un surgira et hurlera: "Gendarmes, c'est pas un film,

"c'est un vrai cambriolage. Au secours!"

C'est-�-dire qu'un type peut venir et dire:

"Messieurs, je tourne un film". -Oui.

Et en attendant, il force le coffre? Pas une mauvaise id�e.

Dans la r�alit� c'est plus difficile, car il y a la police.

Monsieur, oui!

On peut cesser les r�p�titions, je suis d�j� pr�t.

Tr�s bien. Yossi, on tourne.

Gendarmes, c'est pas un film, c'est un vrai cambriolage...

Charmant. -Coupez! -Je vous demande pardon,

mais l'acteur n'est pas convaincant, n'est pas naturel.

Vous comprenez? On voit que c'est du cin�ma.

Vous avez raison. Messieurs, c'�tait du travail d'amateurs.

Je vous en prie. -Pardonnez mon intervention.

Non, vous avez raison. On recommence.

Tournez!

"Gendarmes! C'est un cambriolage!

"C'est pas un film, c'est un vrai cambriolage..."

Couper!

Qu'est-ce que vous en dites? On le refait encore une fois?

Je vais vous dire. -Quoi?

�a ne peut jamais �tre naturel � cent pour cent.

Mais pour un film isra�lien, c'est pas mal.

Vous me blessez, vous savez? -Ce n'�tait pas mon intention.

Silence! Je veux refaire la sc�ne de l'ouverture du coffre.

"Cambrioleurs - 2"

Tournez!

Qu'y a-t-il? -Ce sont mes acteurs.

Forcer un coffre, c'est un m�tier. Ils peuvent pas savoir.

Je peux? Rahamim, am�ne des outils, un pieu, une scie,

et nous leurs montrerons. J'aime les films authentiques.

Vous deux, suivez-moi. Excusez-nous.

Aux gonds.

Vous verrez ce que c'est du bon travail.

Dirigez vers les gonds. Tr�s bien. Comme �a.

Plus fort.

Ils n'ouvriront pas le coffre jusqu'� demain.

Vous voyez ce petit, l�? Il l'ouvrira peut-�tre. Rahamim.

Passez � une autre m�thode. A l'assaut, avec un pieu.

Vers le centre du cadenas. Tous ensemble.

Attention au doigt de Rahamim!

C'est de l'acier!

Le directeur de la loterie nationale? Ecoutez, monsieur.

Je veux bien que vous fassiez un film publicitaire,

mais pas au milieu de la nuit et pas sous ma fen�tre!

Madame, nous faisons autant de films que nous voulons

m�me la nuit et m�me sous votre frn�tre. Shalom.

Un film publicitaire? Quel film publicitaire?

Nous sommes tous ensemble?

Oui, avec au bout un U. Comme dans Etats-Unis.

Rahamim, emploie la m�thode du rouquin.

Choisis un point et fais un levier. En vitesse.

Bon, fais un levier.

Maintenant, tous ensemble.

Tr�s bien. Plus bas.

Encore un. Suffit. Ouvrir.

Ce sont de vrais billets? -Oui. On tourne.

Je vous l'avais dit? Hein?

Lames, savon � raser, p�te dentifrice.

Cirage, papier toilette.

D'o� vient tout cet argent? -Du coffre.

Que se passe-t-il ici?

Silence, on tourne. Qui �tes-vous?

Le directeur de la loterie. Le coffre, comment on l'a ouvert?

Avec un pieu et une scie.

D�s la 1�re minute, �a me paraissait louche.

Rahamim, pourquoi tu les as laiss�s s'�vader? Apr�s eux!

Ils sont partis l�-bas, et nous partirons par ici.

D�marre, d�marre.

Maintenant ils ont vol� ma voiture aussi.

Comment s'appelle la voiture? -Soussita. S comme...

Arbinka, tu penses s�rieusement prendre �a?

Je reprends, Yossef, c'est mon argent, tu ne sais pas?

Je sais, mais eux, ils ne le savent pas.

Chapeau � la police! Chapeau!

Vous �tes normaux? -Non. -Ne te m�le pas, toi.

Vous avez forc� le coffre? -Pas nous, la police.

Avec un pieu... Vert.

Attendez! Attendez!

Arbinka, je dois t'arr�ter. -J'entends pas.

Je dois t'arr�ter. -D�sol�, arr�t interdit.

Je me suis trouv�e enfin un petit ami et c'est un tar�.

Arr�te de pleurer!

Arbinka, tu ne peux pas rester enfant toute ta vie.

Grandis, pour l'amour de Dieu. -Je m'efforce,

mais je n'y arrive pas. -J'avais des projets avec toi.

J'entends pas. -Moi aussi je r�ve � toi tous les matins.

Arr�te de pleurer. Je t'aime, Arbinka.

Oui? Alors, marche arri�re.

Chapeau! -Laisse-moi.

Chapeau, vraiment, chapeau!

Monsieur, dites-leur que je ne savais rien.

Hershkowitz, sois un homme, Hershkowitz.

Dommage.

"La loterie nationale a gagn� 50.000 livres de M. Arbinka"

"Arbinka"

Adaptation fran�aise: S. Grunspan

Sous-titrage: Studios Elrom

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??????? ERVI N KA

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