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Original subtitles

Année 1999 : Asie du Sud-Est

Pieds 2, 4 et 5 endommagés.

Grande vitesse impossible.

Pouvez-vous dégager le labor ?

Essayons.

Gong 0 à toutes les unités : n'avancez plus !

Mines droit devant.

Gong 1 à contrôle : troupes signalées

se dirigeant vers nous.

Contact visuel établi. Forces estimées : une section

Source d'énergie détectée à 2 H.

Cible repérée. Position : 0.4.0.

Portée de tir : 1200 mètres. Cibles mouvantes.

énergie similaire à celle de plusieurs tanks.

Armement : fusée à tête chercheuse.

Capitaine Tsugé, à poste de commandement.

Présence de plusieurs tanks, demande permission de riposte.

Permission refusée.

Les renforts canadiens vont couvrir votre retraite.

N'engagez pas le combat !

Repliez-vous !

Négatif, Commandant ! Nous sommes cernés.

Détecteur infrarouge saturé !

Je ne peux pas m'éjecter !

Vite, ils arrivent.

Impossible !

Capitaine !

Tant pis pour les ordres.

Ah, les salauds !

Alimentation correcte.

Transmission normale.

Circuit en attente, prêt à fonctionner.

Vérification informatique terminée.

Bien Noa, fais ton balayage visuel.

Test en cours.

Zoom avant et arrière opérationnels.

Balayages horizontal et vertical opérationnels

Caméra arrière opérationnelle.

Devinez qui j'ai dans mon champ.

Ce n'est pas un jouet !

Equilibre satisfaisant, autonomie générale excellente.

Aucune anomalie à signaler.

Bravo, Noa, bon réflexe.

Reprends-toi, on continue.

Bien reçu.

Exercice de simulation terminé.

L'inspecteur Azamachi est réclamé d'urgence au secteur 2.

Félicitations.

Après trois mois de travail sur ce programme,

tu dois être enfin au point.

Non, pas encore.

Pourquoi c'est moi qui pilote et toi qui commandes ?

- Je l'ai piloté. - Ah oui ?

Mon estomac n'a pas supporté ce balancement continuel.

Pourquoi on a supprimé le vieux modèle ? J'aimais bien Alphonse.

Le système interface des nouvelles machines

les rend plus fiables sous l'eau et dans l'espace

et permet au cerveau et aux organes de mieux s'adapter.

- Par exemple ? - L'oeil, l'oreille, l'équilibre.

Il faut évoluer.

Avec la première bicyclette, on a bien dû apprendre à pédaler.

Les premières voitures étaient des objets de luxe

et maintenant presque tout le monde en a une.

On va rendre visite à Alphonse,

ça te rendra peut-être le sourire.

Salut, les artistes,

- Il y avait longtemps. - Salut.

Ça fait huit mois qu'il n'a pas bougé d'ici. Il me manque.

Pourtant, il s'en est passées des choses depuis.

Pendant qu'on vidait la mémoire d'Alphonse,

on testait son successeur.

Tu veux faire un tour avec lui ?

- Non, surtout pas. - Pourquoi ?

C'est difficile à expliquer. Ce ne serait pas bien.

Il appartient au passé. Tu viens à la cafétéria ?

C'est déjà l'heure de manger ?

Quand je viens ici, je perds la notion du temps.

Tu viens, Noa ? Merci, les gars.

Quand tu veux !

Imbécile, vous devez tirer sur la cible, pas à côté.

Sortez du module.

Cinq tours de piste supplémentaires.

Plus vite que ça, remuez-vous !

Du nerf, bande de mollusques.

On n'est pas en vacances.

Je veux vous voir transpirer. Vu ?

Plus vite !

Pilote suivant en place.

Hé ! Relevez-vous !

Mais c'est quoi, ces mauviettes ?

Ramassez ça, en vitesse.

- Juste une question ? - J'écoute.

Pourquoi rester en contrôle manuel,

vu que ces appareils ont un mécanisme

de motricité autonome, efficace à 98°/° !

Et si le système automatique tombe en panne ?

Les labors de la police opèrent toujours par deux.

- Je crois que le 2nd - Vous croyez ?

Si le second tombe en panne ?

La probabilité est de 1/10.000.

Mon rôle est de vous préparer à cette éventualité,

si minime soit-elle.

D'accoooord ?

Plus haut les genoux, plus haut !

Faut avouer qu'il a une grande expérience du combat.

Il doit savoir ce qu'il fait mais j'hésite encore.

Le dernier en prendra pour 5 tours ! Compris ?

Pour un vétéran comme moi,

je ne pense pas que ses méthodes soient adaptées

à l'entraînement des futurs pilotes de nos labors.

Guignols, j'veux vous entendre hurler des cris de guerre.

Les cris de guerre, c'était au temps des fusils à baïonnette.

C'est dépassé.

Vous avez été son instructeur. Il va peut-être vous écouter.

Soldats, je vais vous montrer comment faire.

Vous vous persuadez de toucher la cible.

Vous vous concentrez.

Admirez le travail !

Du premier coup, en plein dans la cible.

Et c'est pas encore fini !

Vu ? Il ne suffit pas de blesser l'ennemi, à la tête ou ailleurs !

Il faut l'éliminer une fois pour toutes.

À quoi joues-tu, Ohta ?

Sais-tu ce que coûtent ces cibles ?

Combien d'argent vas-tu gaspiller avant la fin du programme ?

Capitaine Gotoh.

Hé, vous savez où se trouve le Capitaine Gotoh ?

Lieutenant, quelqu'un demande le capitaine Gotoh.

Quoi ?

Pourquoi vous me dérangez ?

Il cherche le Capitaine Gotoh, vous l'avez vu ?

Il doit être de l'autre côté du hangar.

Merci.

Il cherchait le Capitaine Gotoh.

Hiromi, où est le Capitaine Gotoh ?

Il est occupé.

Mieux vaut ne pas le déranger.

Il est au bout du quai.

Capitaine !

Capitaine Gotoh !

- Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai un message de Madame Nagumo.

Son retour est différé de quelques heures.

Je présume que la conférence est un succès.

À vrai dire, je n'en sais rien.

Peu importe.

Autre chose, Lieutenant ?

Je me disais qu'en attendant son arrivée

la 2e Division pourrait prendre en charge les urgences.

Bonne idée, la 1ere Division n'est pas très efficace sans elle.

Ils ne seraient pas contents de l'entendre.

Mon Dieu ! Ça me fend le cœur.

- Je peux leur dire ? - Pas d'objection.

Mais n'en rajoutez pas trop.

La 2e Division finit son service dans 45 minutes

mais je vais poster des hommes.

Faites au mieux, Lieutenant.

A vos ordres. Capitaine.

Et bonne rigolade !

Shinobu doit être en plein discours.

Ce schéma indique les progrès réalisés

sur le site du projet Babylone,

dans la baie de Tokyo,

malgré la rébellion des labors,

soldée par la destruction de l'arche.

Quand le pont entre Kisaratsu et Kawasaki fut achevé,

les commandes des robots Labor diminuèrent

et beaucoup furent mis en veille.

Après l'agrandissement de l'aéroport d'Osaka,

et des projets similaires dans d'autres villes,

les labors réactivés furent dispersés un peu partout

et les crimes et les sabotages, causés par ces machines,

ont beaucoup augmenté.

Afin d'enrayer ce fléau,

des unités de la police mobile furent envoyées

sur les plus gros chantiers pour les protéger,

notamment à Miyaghi, Shiba et Aishi

Un réseau de communication fut établi entre les centres.

À ce stade

Attendez-nous !

J'étais sûre qu'on se reverrait.

Ça fait un bail.

À qui la faute ?

Nous avons tout essayé

pour vous faire quitter la routine.

Félicitations pour votre grade, Capitaine.

Ça n'a rien d'extraordinaire.

Une formalité en accord avec la réorganisation des unités mobiles.

Vous êtes trop modeste.

Cette promotion est méritée.

La fête des officiers de l'école Tsugé a lieu ce soir.

Nous vous avons réservé une place.

Tanaka et Watanabé y seront.

Ils comptent sur votre présence.

Désolée, je suis trop fatiguée.

Faites un effort.

Vous n'espérez pas le retour de Tsugé ?

La ferme !

Cela me semble si lointain.

Ça ne fait que 3 ans.

Il a disparu après cette mission pour les Nations Unies.

Ne vous a-t-il pas contactée depuis ?

Fiche-lui la paix.

Il m'a écrit,

avant de disparaître.

Une longue lettre.

Je vous prie de m'excuser.

Ma division est de garde ce soir, je dois rentrer.

Passez le bonjour à ces Messieurs.

C'est plus fort que toi, il faut que tu l'ouvres.

C'est la meilleure femme sortie de l'Académie

mais quelle sensibilité.

Section 2, j'écoute.

Shigé, c'est Shinobu.

J'appelle de la voiture. Rien à signaler ?

Aucun appel. C'est le calme plat.

Bien. Gotoh est dans le coin ?

Non, mais je peux vous le trouver.

Il serait temps qu'il ait un portable.

- Vous voulez- Non merci.

J'ai déjà fait la moitié du chemin.

Je serai à la base dans 20 minutes.

Zut ! J'ai parlé trop vite.

Détendez-vous. Y a pas le feu au lac.

Tout va bien, ici.

À tout à l'heure.

Ici, la Police mobile chargée de la circulation.

Plusieurs de nos labors remontent au point d'embouteillage.

Fermez les portes de vos véhicules.

Ne laissez dépasser aucun objet.

Ici, le Capitaine Nagumo.

Division des véhicules spéciaux 2e Section à PC Circulation.

- Répondez. - PC Circulation à Capitaine Nagumo.

M. Motoashi à votre service.

Que puis-je pour vous ?

Je suis sur l'autoroute.

Les voies sont embouteillées dans les deux sens.

Que se passe-t-il ?

On a signalé une voiture suspecte sur le pont Yokohama.

Il y a peut-être une bombe.

Nous avons interrompu la circulation.

Nos labors se rendent sur place.

Merci pour l'information. Terminé.

C'est à 17h 20 précises

que le pont Yokohama

qui relie Onoku à Dahikopufudo

a subi une énorme explosion

et la partie centrale s'est effondrée.

Nous ignorons encore les causes exactes de la catastrophe.

Le trafic des deux côtés du pont est paralysé

La déflagration qui a détruit le pont

plonge la ville dans un chaos indescriptible.

La police pense à un attentat commis par des terroristes.

Encore aucune revendication

La police est sûre que l'appel anonyme reçu avant l'explosion

Le terrorisme est en essor.

Des témoins ont entendu une détonation supersonique

avant l'explosion qui a coupé le pont en deux.

Ils sont en ce moment

Une bombe ou une explosion de gaz.

Il est 23 h, un peu moins de six heures après la catastrophe.

Il règne encore une grande confusion.

Nous allons vous montrer des images vidéo

prises par un touriste au moment de l'attentat.

Les experts militaires examinent les images

filmées par un touriste anglais à l'instant de l'explosion.

La silhouette de l'appareil sur l'écran

appartient à un F16J,

un avion de combat mis en service pour la défense en 1988.

Conçu comme le F16 américain,

cet avion a été adapté aux besoins du Japon.

Aujourd'hui, notre pays possède 130 de ces appareils,

répartis dans diverses bases aériennes.

Les autorités des forces de défense vérifient

Un porte-parole des forces de défense s'est adressé à la presse.

Le Ministère des Armées affirme catégoriquement

que ses F16J ne sont pas impliqués dans cette affaire.

les rumeurs sur la responsabilité

d'un avion militaire dans ce désastre

Les forces de défense du Japon démentent l'implication

de leurs appareils dans l'explosion du pont.

Une cellule de crise et un comité d'enquête sont mis en place

pour trouver les responsables.

Le président du comité, Monsieur

sur l'explosion du pont Yokohama.

Nous vous informerons des événements au fil de l'actualité.

Votre nom m'a été donné par un témoin

qui a vu votre régie mobile, avant l'explosion.

- Quelle perte de temps ! - Pardon ?

Examinez les dossiers de vos collègues, ça ira plus vite.

J'ai donné mes coordonnées à l'inspecteur,

venu prendre la bande à la chaîne.

- Répétez-moi ça ! - Il a dit que c'était une preuve.

Vous êtes flic aussi, alors quel problème ?

Il a dû passer vers 2 heures du matin.

Il avait l'air un peu bizarre.

Il a sorti une plaque sans vous donner son nom.

Je l'ai dit, il avait l'allure d'un flic.

Comme vous.

Vous lui avez demandé un reçu en lui donnant la cassette ?

Non, je pensais que mon patron le ferait.

J'ai vu un ordre de réquisition

qui semblait officiel.

Dans notre milieu,

on n'accorde pas d'importance aux papiers.

Vous en avez une copie ?

Non, cela ne me sert à rien.

Dès que je n'ai plus l'original,

j'efface le support pour le réutiliser.

Ça marche comme ça.

Avez-vous vu la vidéo amateur diffusée à la télévision

et qui montrait l'avion ?

Plusieurs fois. Pourquoi cette question ?

Vos images étaient-elles de meilleure qualité que les autres ?

Oui. On n'utilise que du matériel professionnel.

Donc, on voyait plus de détails.

Vous avez pu filmer toute l'explosion, alors ?

Non, je visais autre chose.

J'ai pris le pont après la déflagration.

Vous avez regardé vos images de près ?

De très près.

J'ai fait moi-même le montage,

et à toute vitesse.

Je me suis surtout concentré sur l'assemblage des plans.

Je ne cherchais pas des indices précieux,

comme l'aurait fait la police.

Sinon, j'aurais sûrement trouvé quelque chose.

Qu'est-ce qu'il pouvait y avoir sur ces images ?

Ça, c'est à voir.

Ça n'est pas impossible mais très improbable.

Ce serait trop bête de laisser tomber maintenant.

Je n'ai jamais eu l'intention de faire pression sur toi.

Tiens-moi au courant.

C'était l'inspecteur Matsui ?

Il m'a dit de vous passer le bonjour.

- Capitaine Gotoh. - Oui.

Vous aviez bien travaillé avec Matsui

pour contrer les plans de Oba.

Vous risquez encore de faire équipe.

Dans ce cas, je vous prie de m'en informer.

C'est au commandant de division que vous parlez, ou quoi ?

Disons que c'est une requête d'un professionnel à un autre.

Si vous me prenez par les sentiments, je ne peux pas refuser.

- Excusez-moi. - Oui.

Un type veut parler au Capitaine, je le fais entrer ?

Savez-vous qui de nous deux il veut voir ?

Aucune idée.

Quel est son nom ?

Je ne sais pas.

Monsieur Arakawa,

défense du Territoire,

département autonome d'investigation.

Ni adresse, ni téléphone. C'est un peu flou.

Je sais où vous joindre, ça suffit.

Peut-on savoir ce qui vous amène ?

Tout d'abord, j'aimerais vous montrer quelque chose.

Cette cassette.

Pouvons-nous la visionner ?

Souvenirs amoureux.

- Je présume que c'est l'original. - Exactement, Capitaine

Je connais l'air mais pas les paroles.

Peu importe ! Mais si ça vous tente, vous pouvez chanter.

Pas sans micro, voyons.

Allons un peu plus loin.

C'est ici.

''Reste avec moi, mon amour, Jusqu'à la fin des jours.''

Et ça finit par : ''Je suis à toi pour toujours.''

Regardez bien.

- Où ça ? - Derrière la tête de la fille.

Parmi les petits nuages.

Je cherche mais à part le ciel, je ne vois rien.

Il y a quelque chose.

Voyez ce petit point noir, là.

Vous avez des suggestions à émettre ?

Je parie que c'était juste avant l'explosion.

Bravo. Mais vous savez que je possède d'autres images.

Une version trafiquée de la précédente.

Elle commence sur un plan large,

l'homme, la femme et le point noir.

Un enregistrement numérique. Quelle merveille !

Définition de l'image.

Je ne suis pas expert, mais à première vue

cet avion est différent de celui de la télévision.

Ça, alors !

Maintenant, comparons-les.

À gauche, l'appareil de l'original.

À droite, celui qui a été diffusé à la télé.

Examinez bien les ailes.

À gauche, le modèle dit ''furtif''.

Cet échappement radioguidé n'existe que depuis quelques mois.

C'est là que ça cloche.

La défense japonaise ne possède aucun appareil de ce type.

Je suis intrigué.

Pourquoi venir ici

au lieu d'avertir les services concernés ?

Vous êtes réputé pour votre courage, Capitaine.

S'il arrivait le pire,

nous aurions intérêt à être en étroite relation avec la police.

Si vous coopérez, je m'engage à vous fournir

toutes mes informations.

Si le pire arrive ?

Que voulez-vous dire ?

Je vous propose un tour dans ma voiture.

Nous avons des choses à nous dire.

Rien de plus relaxant qu'une balade sur l'autoroute.

C'est l'idéal pour réfléchir.

Vous êtes assis au chaud, à l'abri des agressions extérieures.

Et là, vous êtes sûrs de n'être ni écoutés ni enregistrés.

Si vous avez des choses à nous dire, allez-y.

Quand le pont a sauté,

des pilotes américains volaient au-dessus du Nil.

Au large, un appareil a disparu.

Celui qui est sur la bande originale ?

L'U.S. Air Force a admis la disparition

et l'a signalée à notre Ministère de la Défense,

de manière discrète et officieuse.

Nous ne partageons pas tous les choix politiques américains

mais nos deux armées ont d'excellentes relations.

Malgré tout, nous voyons mal les Etats-Unis s'impliquer

dans une affaire si grave, juste par jeu.

Dans quel but ont-ils détruit le pont ?

Ils ne voulaient pas détruire quoi que ce soit.

Le haut commandement de l'U.S. Air Force

et le pilote qui a tiré le missile,

ont été victimes d'un complot.

Ils ont été manipulés.

Vous pouvez nous donner des détails.

Depuis l'an dernier,

nous surveillons

quelques officiers et politiciens, opérant clandestinement

sous le nom de Comité National de Défense.

Il se compose de Japonais et Américains,

tous à des postes-clés.

Ils sont aussi soutenus par des industriels.

A la fin de la guerre froide,

il fallait trouver de nouveaux marchés,

faciles à conclure en Asie,

grâce à la course à l'armement en essor dans cette région.

L'absence d'usine d'armement au Japon était une grave menace.

Ils ont secoué l'opinion publique

par une catastrophe nationale.

Comme cela s'est produit 26 ans avant.

Un MlG 25 pénétra dans notre espace aérien.

L'autorité militaire a dû reconnaître

de graves lacunes dans la défense.

Le Comité a repris l'idée.

Ils ont détourné un avion

et organisé une fausse attaque au cœur de Tokyo

pour démontrer nos faiblesses.

Leur démonstration aurait pu avoir un vif succès

mais un léger détail n'était pas prévu.

Le missile était armé.

Une erreur ?

Possible !

Mais tant que l'accident n'est pas prouvé,

l'opération sera considérée comme un acte délibéré.

Aux dernières nouvelles, le F16 n'a pas regagné sa base.

Il est clair que quelqu'un manipule avec brio

des dirigeants haut placés.

Mais pour quel motif ?

Attendez ! Pourquoi n'avoir rien dit à la presse ?

Ces éléments subversifs tentent

de renverser le Gouvernement.

- Le Ministre - Il est au courant.

Les Politiques savent devoir faire une déclaration publique

mais que vont-ils dire ?

Beaucoup de personnalités sont impliquées.

Ils n'ont pas de preuve de ce qu'ils affirment.

S'ils admettent l'accident,

le Gouvernement en place ne survivra pas.

C'est la démocratie qui est en péril.

C'est donc à nous de redresser la barre.

Il faut limiter les dégâts et protéger les Institutions.

Vous voyez le topo ?

Les politiciens sont des idiots.

Ce Comité les roule dans la farine depuis le début.

Si le Gouvernement ferme encore les yeux

- Par peur d'irriter les frelons. - Ça se comprend.

Je dois coincer les responsables avant que ce soit trop tard.

Vous marchez avec moi ?

Arakawa, il y a beaucoup de points obscurs dans cette affaire.

Presque tout repose sur des hypothèses

et vous n'avez que des preuves indirectes.

Il m'en faut plus.

Votre histoire de cassette laisse à désirer.

Vous-même avez montré comment les falsifier.

Permettez-moi d'émettre quelques réserves.

Capitaine, vous êtes à la hauteur de votre réputation.

Je ne regrette pas de vous avoir contacté.

Il est possible que plusieurs cassettes truquées circulent.

Mais il existe un fait incontestable :

le pont Yokohama a été coupé en deux.

Jetez un œil au dossier sous votre siège.

Yukito Tsugé,

un des membres fondateurs du Comité.

Nous avons mis tout en œuvre pour le retrouver.

Le Département le considère comme le suspect n°1 .

En qualité de commandant des labors,

vous devez connaître son nom et son histoire.

La recherche des portés-disparus n'est pas de notre ressort

et la police doit rester en dehors de tout ça.

Nous sommes la police et vous nous avez contactés.

On nous a dit que vous aviez un vaste éventail de connexions

et que vos supérieurs ferment les yeux

sur vos entorses au règlement.

Vous aimez les initiatives personnelles.

Vos informations sont inexactes.

Nous faisons tout pour protéger la population.

Excusez-moi.

Allô !

Quoi ?

Il y a une infraction que l'on ne tolère pas,

c'est l'excès de vitesse.

Ils n'ont pas tardé à se manifester.

On m'a dit que trois F16 ont décollé.

Ils volent en direction du sud.

Ils seront sur Tokyo dans moins de 21 minutes.

Le radar confirme la présence de trois avions F16,

appartenant à la base Misawa du secteur Nord.

Code indicatif d'appel, Rapace, pas de réponse.

Zone : H 2 K 1 .

Position : 1 - 9 - 0 .

Altitude : 32.000 pieds.

Vitesse relative : 67 nœuds.

Avez-vous parlé au commandement de la base ?

Négatif.

Aucune réponse des bases du Secteur Nord.

Cherchez à établir le contact,

essayez la fréquence d'urgence.

- Ce n'est pas leur missile - Qui a détruit le pont ?

Ça n'aurait aucun sens.

Intercepteur au décollage.

Magicien 03 et 04 de la base Jakuri

et Chanoines 21 et 22 de la base Karatsu.

Interception Magicien estimée à 22h04

et Chanoine à 22h10.

Magicien 03 au poste de commandement.

Altitude : 32.000 pieds.

Poste de commandement à Magicien 03.

Je vous prends en charge. Nouveau cap : 0 - 4 - 0.

Gardez votre altitude.

Bien reçu.

Cap des Rapaces maintenu.

Contact radio : négatif.

Station d'observation sud-ouest 3-7

passe le relais à Station S-O 2-7.

Interception estimée à 22h05.

Magicien 03 : trajectoire de tir 0-3-0.

Portée : 9-0.

Altitude : 32.000.

Que se passe-t-il à l'interception

s'ils ne répondent pas ?

Centre Alpha Secteur Nord en ligne.

Alpha Secteur Nord, à quoi jouez-vous ?

Ôtez vos appareils de nos écrans et rentrez-les à leur base.

Quoi, vous plaisantez !

La base Misawa n'a pas d'appareil en vol.

Attente confirmation du commandement général.

Nos lignes de téléphone sont coupées.

Aucune liaison radio possible.

Je veux la position de tous les avions du secteur.

- En priorité ! - Bien reçu !

Général,

les codes de tactiques ont changé la semaine dernière.

Notre espace aérien est inviolable.

- Erreur du système ? - Nos détecteurs marchent bien.

Ils ne signalent aucune anomalie du système.

Pas de contact radio avec Rapace ?

Cap 2-5 tenu pour les trois cibles.

Magicien, signalez le contact visuel, à peine établi.

Rien pour l'instant.

Confirmer altitude des cibles.

Dans combien de temps, il va survoler Tokyo ?

Arrivée prévue dans 10 minutes.

Alerte rouge pour le 27e escadron d'Iruma.

Qu'ils attendent les ordres.

Dites aux avions de se tenir prêts à engager le combat.

Magicien 03 à Poste de contrôle.

Contact négatif.

Attendons nouvelles instructions.

Cible droit devant à 5-0.

Direction 1-9-3.

Altitude : 32.

Mac 1 .0, vitesse réduite.

Rien à faire. Contact négatif.

Je répète : contact négatif.

Demande permission de riposter.

Ça devient risqué. Qu'ils tentent une autre approche.

Ils vont manquer leur rendez-vous avec Chanoine

et rater leur attaque à double front.

Contrôle à Magicien :

changez cap et altitude.

Changez d'altitude. Vous allez entrer en collision.

Magicien, virez de cap immédiatement.

Où sont-ils passés ?

Ils ont disparu de l'écran.

Ils ont plongé.

Rapace a changé de cap.

Direction 2 - 1 - 0.

Altitude décroissante.

Chanoine se rapproche. Portée de tir : 20 noeuds.

Ils sont dingues.

C'est quoi, ce bin's ?

Ils font cap sur Tokyo.

Le centre Alpha doit les joindre.

Qu'est-ce qu'ils font ?

Ils vont lancer un autre missile ?

J'espère que non !

Mettez les vols en attente.

Annulez les atterrissages. Qu'ils s'empilent en attendant.

Prévenez Osaka qu'on a besoin de pistes.

Suite à un problème technique,

les vols à l'arrivée et au départ sont différés.

Veuillez nous excuser du retard occasionné.

Nous vous tiendrons informés.

Rapace quitte l'espace aérien de Marites,

et sera au-dessus de Tokyo dans 60 secondes.

Contrôle à Chanoine : ils sont sur nos radars.

Autorisez-les à tirer.

Général !

Il faut agir avant qu'ils survolent la ville.

Chanoine 21 , ici contrôle. Vous pouvez tirer.

Éliminez Rapaces !

Chanoine 21 à contrôle : répétez.

Permission de tirer accordée : éliminez Rapaces.

Bien reçu, contrôle. C'est parti !

Magicien 03 à contrôle : attendons instructions.

Chanoine 21 : attendez.

Magicien 03, ici contrôle. Qu'y a-t-il ? Répondez.

Magicien 03 à contrôle :

Instruments brouillés. Rapace disparu des radars.

Attente instructions. Je répète : brouillage radars.

Indication Magicien 03 confirmée.

Avons perdu trace des trois F16J.

PC à Chanoine : ordre d'attaque annulé.

Chanoine désarmé.

Rapace envolé !

Disparu !

Appareil en attente d'instructions.

PC à tous les pilotes.

Ramenez Magicien et Chanoine à la base.

Magicien à PC :

demande confirmation retour à la base.

Magicien 03 : confirmez les instructions !

Je répète : confirmez instructions.

On voulait protéger les bases des menaces extérieures

mais avons dû y renoncer pour des motifs financiers.

On a pris des décisions politiques

en fonction d'un possible sabotage.

Ça n'a pas marché.

On a dû attendre l'accord des Américains

pour utiliser leur système.

Vous m'écoutez ou vous rêvez ?

Je vous écoute.

Nous sommes à la merci du Comité, à savoir une fausse attaque.

Ils ont utilisé un serveur allemand

pour infiltrer le réseau d'un collège américain.

Ils ont accédé aux bases américaines situées au Japon

et ont organisé l'attaque fantôme

sur le réseau central.

Nous n'y avons vu que du feu.

Ça, c'est la théorie.

Mais en pratique, ça donne quoi ?

L'actuel système de détection a été mis en fonction en 1991 .

Le logiciel qui utilise les nouvelles techniques

n'a été installé que l'année dernière.

Nous savons qu'un programmateur est sympathisant du Comité.

Je comprends pourquoi vous avez gardé cet épisode secret.

Notre Gouvernement préfère éviter que

la population apprenne la défaillance de notre défense.

Si l'incident se répétait, la liste des suspects serait longue.

Evitons tout incident tant que celui-ci n'est pas résolu.

C'est logique et prudent.

Vous m'avez tout dit au sujet de Tsugé ?

Que savez-vous de son école ?

Le strict minimum.

Il a mis sur pied un projet de recherche

sur l'utilisation des derniers robots.

Il a étudié l'application militaire des labors

et conçu un modèle d'entraînement

pour en démontrer l'efficacité.

Et il a établi un lien entre la recherche des forces de Défense

et du privé pour créer une industrie d'armes modernes.

Ce concept, devenu un standard,

a pris le nom de son inventeur, d'où l'école Tsugé.

Quand les Nations Unies l'invitent à participer à une mission,

il saisit l'occasion dans le but

de tester ses théories en condition de guerre.

Il a découvert lui-même le sort de son unité de labors,

sans renfort,

en pleine forêt tropicale.

Ses hommes n'étaient pas préparés à ces conditions.

Il le savait bien.

Pourquoi aller jusqu'au bout alors ?

Il avait une raison.

Savez-vous quel officier de police, de sexe féminin,

dirigeait l'école Tsugé,

peu avant la création de votre première division de labors ?

Shinobu Nagumo.

Avant de seconder Tsugé,

elle fut l'une de ses meilleures élèves.

Et il la considérait un peu comme sa petite protégée.

Des mauvaises langues leur prêtaient des relations très intimes.

On n'a jamais su ce qu'il en était vraiment.

Ce ne sont que des ragots.

Tsugé était alors marié et père de deux enfants.

Vous étiez au courant ?

Oui, et alors ?

Ça me regarde pas.

Je ne me mêle jamais de la vie privée

des gens qui sont sous mes ordres.

Elle n'est rien de plus pour vous ?

Je vous ai surpris ensemble, dans votre bureau.

Les huiles ont dû voir ça de travers.

Voilà comment une femme digne d'un poste influent,

a été écartée du pouvoir

et reléguée dans une division de labors.

C'est la seule bonne raison, non ?

Peut-être !

Capitaine, le bateau est prêt.

Certains de vos hommes ont une idée bien à eux de l'uniforme.

Si vous saviez comme je les envie !

À mon âge, ça friserait vite le ridicule.

Mais moi aussi, je suis en uniforme.

Les types comme moi doivent se mêler à la foule.

Mais je dois aussi me démarquer et m'isoler

pour pouvoir observer sans être repéré.

Ça peut être risqué de se rappeler qu'on est un être vivant.

Oui, je comprends.

Vous n'avez pas une idée sur les objectifs du Comité ?

On dirait qu'ils allient leurs compétences

pour provoquer la guerre.

C'est exactement ça.

Le processus est en cours, c'est terrible.

La question préoccupante est de savoir

comment l'arrêter.

Vous, comme représentant de l'ordre,

moi, comme agent du contre-espionnage,

à votre avis, que voulons-nous protéger ?

La Seconde Guerre mondiale a pris fin, il y a 50 ans.

Nous n'avons pas vécu en temps de guerre.

La violence que nous connaissons est criminelle.

Nous ignorons ce qu'est un pays livré à la cruauté légale.

La paix !

C'est la paix que nous cherchons à préserver.

Que signifie la paix pour ce pays ?

Pour cette ville ?

Et pour nous ?

Tout ce que le Japon a enduré durant la guerre

s'est évanoui avec Hiroshima.

Les Américains sont arrivés,

avec leur force nucléaire et leur guerre froide,

leurs chewing-gums et leurs sodas,

et aujourd'hui des guerres éclairs éclatent un peu partout.

Tout n'est que misère et désolation.

Notre pays est un pays riche.

Sur quoi s'est bâtie cette richesse ?

Sur les cadavres de ces guerres meurtrières.

Ils sont les fondements de notre paix.

Nous cultivons l'indifférence comme nos parents

tentaient de survivre.

Les pays des autres continents paient le prix de notre paix.

On nous a appris à ignorer leurs souffrances.

Qu'importe le prix de la paix, l'essentiel est de la préserver.

Même s'il s'agit d'une paix immorale.

Si cette paix est injuste,

elle est de loin préférable à une guerre juste.

Les guerres justes me répugnent autant que vous.

La seule acceptable était la guerre contre les nazis.

Nos alliés, Capitaine.

Les nazis étaient nos alliés.

Combien d'hommes sont morts au combat,

à qui on fait croire que la guerre était nécessaire ?

Des millions.

Pourtant la différence entre une guerre juste

et une paix injuste n'est pas si évidente que ça.

Si la guerre juste n'est qu'un leurre,

à quoi comparer une paix injuste ?

On nous dit que c'est la paix

mais si on ouvre les yeux, on comprend que

c'est une drôle de paix.

On nous dit que la guerre mène à la paix,

et que la paix n'est qu'un embryon de guerre qui sommeille.

Ce n'est qu'une question de temps.

La dure réalité balaie nos illusions

de croire que l'absence de guerre

signifie la paix.

Je vous repose la question.

Qu'essayons-nous de protéger ?

Nous jouissons de la paix à la télévision,

et hors du champ de la caméra,

la guerre fait rage.

Nous oublions que nous sommes un cliché derrière le front.

Non, nous n'oublions pas,

nous refusons de nous souvenir.

On ne peut pas continuer comme ça.

Sinon, un beau jour, nous serons punis.

Punis ?

Mais, par qui ?

Par Dieu ?

N'importe qui dans ce monde peut remplacer Dieu.

Dans un univers pas plus grand que son esprit.

Présent partout, sachant tout.

Mais impuissant à sortir des confins de ses limites.

Et là où Dieu ne peut rien faire,

des hommes s'y emploient.

À moins

à moins qu'on ne les arrête.

Il faut les empêcher de nuire.

C'est notre travail et notre devoir.

Encore, encore !

Allez, vas-y ! Encore !

Entendu !

Je n'en suis pas convaincue.

Monsieur, nous ne pouvons pas.

Impossible, Capitaine Nagumo.

Tant qu'il y a une possibilité, nous devons agir en conséquence.

Cette décision émane de l'Inspecteur général.

Ce sont les ordres.

Demain matin, à 7h tapantes,

les unités de la 2e Section

rallieront les troupes de la 4e Division

pour encercler la caserne Merima.

C'est compris ?

On est mobilisés ?

Répondez-moi !

La communication avec la base Misawa est coupée

et les avions sont cloués au sol.

Quand le Commandant a voulu prendre la voiture officielle

pour rencontrer le Ministre de l'Intérieur à Tokyo

et se plaindre des méthodes de la police Amori,

il s'est tout bonnement fait arrêter.

À l'Académie, le chef de la police Amori

passait déjà pour l'indicateur attitré de l'Inspecteur général.

Mais de là à arrêter un commandant de base !

On dirait qu'ils veulent une révolte de la défense aérienne.

La base Misawa est coupée de l'extérieur.

Ils se sont déclarés en état de siège.

Où étiez-vous ?

C'est un début de guerre civile.

Sûrement occupé, je n'en doute pas,

mais vous êtes parti sans permission.

Sans vous, nous ne pouvons pas agir.

Quant à vos informations sur l'affaire du pont,

on les attend toujours.

Désolé,

je m'en excuse.

Si je vous avais dit que j'étais avec Arakawa,

vous auriez été d'accord ?

Vous le savez.

Bien sûr que non.

Vu les tensions entre la police et les forces de défense,

vos échanges avec un agent du contre-espionnage

sont fort déplacés.

C'est à cause de la situation que j'ai favorisé cet échange.

Expliquez.

Il ne faut pas perdre de vue notre objectif.

On nous a ordonné de ne pas broncher.

Pendant ce temps, quelqu'un déclenche une guerre.

En appuyant la défense, nous aurions repris le contrôle.

Ça ne vous paraît pas logique ?

Peu importe !

Nous sommes en crise et nous devons pallier aux urgences.

Elles deviennent difficiles à identifier.

Un pont qui explose, c'est une urgence,

mais qu'avons-nous eu depuis ?

Les trois F16 de Misawa,

on nous a signalé ce raid comme une urgence,

mais ce n'en était pas une.

Mais si on avait tiré, on en aurait causé une.

L'inspecteur général a cru

pouvoir renforcer la police aux frais de la défense

en menaçant la base, mais il se trompait.

Ça se retournera contre lui, il n'y aura pas de gagnant.

Quoique

Si Tsugé se cache derrière tout ça,

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