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Original subtitles

"Marche funèbre" de Frédéric Chopin.

C'est tous les jours comme ça ?

D'habitude, c'est beaucoup plus entraînant.

Il a dû vouloir changer de genre.

Ça, ça marchera jamais. C'est trop triste.

Adieu.

Adieu.

Sonnette.

- Monsieur Pierre Cousin ? - Oui, c'est moi. Merci.

- Je m'excuse. La petite note. - Ah, j'oubliais.

C'est pas grave. Ça peut arriver à tout le monde.

- Tenez. Gardez tout. - Merci beaucoup, monsieur.

Sonnette.

M. Cousin, on vous demande au téléphone.

Je ne suis plus là.

C'était Mlle Wanda.

"Wanda" ? Wanda ! J'arrive !

♪ Arrive !

Vous pouviez pas le dire ? Ben...

Wanda ! Oui, c'est moi, Pierre. Mon Dieu, c'est bien vous.

Chère Wanda... Comment ?

Vos lettres ?

Elles sont toujours sur mon cœur.

Maintenant ? J'arrive, chère Wanda.

Je suis déjà parti. Je suis là.

- Le gaz. - "Le gaz" ?

Ben oui, quoi, le gaz.

'Le gaz !

Ah, Wanda...

Mon Dieu, le poison.

Un contrepoison.

Le lait.

Du lait.

Du lait !

Du lait !

Du lait !

Vous avez du lait ? Du lait.

- Il y en a dans... - Merci.

C'est tout ce que vous avez ?

Le chat miaule.

Du lait.

Du lait !

Du lait !

Du lait ! Du lait !

Il vous reste du lait ? Du lait !

Vous pouvez vous servir.

Ne vous gênez pas.

Merci. Vous êtes gentille. Tenez.

Wanda m'attend.

Euh, ben, vous me mettrez ça sur la petite note.

Oh ! Oh !

Sonnette.

Wanda, chère Wanda... Je vous vois, je revis.

- Vous avez mes lettres ? - Elles ne me quittent jamais.

Voici les vôtres.

Je suis venu pour ça ?

Ah, Wanda !

Je vous expliquerai.

Qui est ce monsieur ?

Le facteur.

Ça aurait été

trop beau.

Si tu veux casser ta pipe, trouve un autre truc.

On peut dire que vous êtes veinard.

La semaine dernière, je transportais des briques.

À moi ! Au secours ! Au secours !

Attendez, j'arrive.

Au secours !

- Une minute, j'arrive. - Au secours ! À moi !

À moi ! Au secours !

Attendez-moi ! Je suis là tout de suite.

Au secours !

À moi !

Où êtes-vous ?

Mais où elle est passée ? Au secours !

À moi !

Attends voir ! Allez !

Au secours !

Merci.

Sifflet. Voilà. Ça y est.

Je l'ai. Viens là.

Mais qu'est-ce qu'elle a à bouger tout le temps ?

Venez. Par ici !

Par ici !

Non. Là ! Par ici !

Ici !

L'autre main.

Attendez.

Posez un pied. Allez, hop.

Au secours !

Au secours !

Il est un peu fripé, mais il est bien sec.

Il fallait pas vous donner tout ce mal.

Ben voyons. Vous pouviez pas partir comme ça.

Tenez. Buvez ça pendant que c'est chaud.

Vous êtes bien aimable.

- La moindre des choses. - Oh...

Il rit.

- Ah ! - Tenez. Prenez ma ceinture.

- Mais ça vous prive pas ? - J'ai des bretelles.

Je vais VOUS avouer une chose I.

Avant, j'avais plein de préjugés contre les flics...

Excusez-moi. Il n'y a pas d'offense.

Je m'étais trompé. Vous êtes des chics types.

Des chics types.

Vaut mieux entendre ça que d'être sourd.

- Ne prenez pas froid surtout. - Pardon.

Ah.

Après vous. Simple interrogatoire d'identité.

Ce ne sera pas long.

Bravo, monsieur. Bravo.

Rue Brandon...

- Quel numéro ? - Le 22.

Il rit.

C'est amusant.

Vous ne recommencerez pas ?

Non, monsieur le commissaire. J'ai eu trop peur.

- Ce ne sera rien ? - Même pas un rhume.

Qu'est-ce qui vous a pris ?

Vous êtes jeune et jolie.

Elle pleure.

Allons, allons, ne pleurez pas comme ça.

Vous n'auriez pas un mouchoir ?

Tenez.

Bon. Je peux m'en aller.

Le commissaire tient à vous voir personnellement.

Moi ? Pour quoi faire ?

- Pour la médaille. - "La médaille" ? Quelle médaille ?

La médaille de sauvetage, pardi.

Mais j'en veux pas.

- Oh, quelle modestie. - C'est que je suis pressé.

Ce ne sera pas long. Asseyez-vous en attendant.

Vous ne voulez pas voir votre noyée ?

Elle est très jolie, vous savez.

Je suis obligé de vous quitter. Le devoir m'appelle.

♪ Ai été ravi de vous connaitre.

Moi aussi. J'emporterai un bon souvenir de vous.

- Vous pouvez garder ma ceinture. - Oh...

Vous êtes né au mois d'août.

Exact ? Vous êtes un Lion.

Un Lion superbe et généreux.

Le maître du soleil.

Orgueilleux, dominateur,

autoritaire, cruel...

Permettez.

L'occipital ?

Ambigu.

Le pariétal ?

Convulsif.

Le temporal ? Vermiculé.

Et le sphéroïde ?

Pyramidal.

Jupitérien, mon cher.

Vous êtes le type parfait du jupitérien triomphal.

Une étoile et un trident sur l'auriculaire,

le médius et l'annulaire d'égale longueur,

le mont de Vénus hypertrophié

et la ligne de vie en spirale.

"En spirale" ? Ça veut dire quoi ?

Centenaire, mon cher. Vous vivrez centenaire.

- "Centenaire" ? C'est gai. - Faites-vous une raison.

Pour se débarrasser de vous, il faudra qu'on vous tue.

"Qu'on me tue" ?

Merci.

Merci.

Vous venez de me sauver la vie. Enfin, je me comprends.

- Ben, le voilà. - On a fait une petite fugue ?

- Il a été sage ? - Il l'est toujours.

Il faut rentrer à la maison.

- Je me plaindrai au ministre. - Mais oui, mon ami.

Allez, allez, à la maison.

- Excusez-nous. - A la prochaine.

Salut. Il y a quelque chose pour moi ?

Juste une agression.

Ça n'intéresse personne.

- On s'en va. - J'ai une noyée.

C'est bon, ça. Où est le cadavre ?

- Elle est pas morte. - T'es pas chouette.

- C'est pas ma faute. - On s'en va.

"Caroline Clément, artiste lyrique."

Ça me dit quelque chose. Grand prix de Deauville 1955.

Elle n'a rien fait depuis. C'est bon, ça.

Un bain de pieds dans la Seine ne donne pas de talent.

Pierre Cousin, compositeur. Il s'est suicidé ?

Lui, c'est le sauveteur.

Compositeur ? Ça te dit quelque chose ?

Inconnu au bataillon. On s'en va.

C'est ce que je pensais. Tu es un imbécile.

Je vais vous faire raccompagner.

Allons bon, les journ... Merci.

- Commissaire. - Je ne veux pas de journalistes.

Elle se suicide et elle veut pas de journalistes ?

Perds pas de temps et shoote, toi.

Chagrin d'amour ? Ça ne vous regarde pas.

Moi, je m'en fiche, mais le lecteur aime ça.

Une pauvre gosse désespérée parce qu'elle n'arrive pas à réussir.

C'est très bon, ça. Elle pleure. Tu attends quoi, pour shooter ?

- Bien sexy. - Vous êtes fou !

Une chanteuse qui veut pas montrer ses jambes ?

Mais grouille !

Merci. Salut tout le monde. Et bravo !

Où est le sauveteur ?

Il est... Tiens, il a pas pu attendre.

Ça fait rien. De toute façon, on a l'adresse.

Allez, viens.

Vous imaginez... À quelle heure on va se coucher ?

Oh ! Hé !

Oh !

Si je connais le quartier ?

Ça fait 25 ans que j'y habite.

Je me suis laissé dire qu'on y rencontrait parfois...

des tueurs.

Des tueurs à Montmartre ? Mais c'est fini, tout ça, monsieur.

Des tueurs, si vous en voulez, il faut aller à La Villette.

Cri.

Paulo, occupe-toi de l'oseille.

Coups de feu.

Allez !

- Paulo ? - Quoi ?

Je voudrais vous demander un petit service.

On vous attend pour commencer. Vertige garanti.

Vous connaîtrez les affres de la mort. Entrez, madame.

Un spectacle unique au monde. Sensations inoubliables.

Le voyage dans l'au-delà. Le saut dans l'inconnu.

Les caveaux de famille comme si vous y étiez.

Entrez. Vous m'en direz des nouvelles.

Chair de poule garantie.

Il chuchote.

Un tueur ?

Vous êtes un petit marrant, vous.

Il y en a, je vous jure... Entrez.

Visitez le néant. Vous n'en reviendrez pas.

Le repos éternel dans un cadre remis à neuf.

Si j'ai bien compris, vous voulez que je vous tue.

Exactement.

Vous permettez ?

*Musique douce.

Oh là là. Celui-là, avec sa musique...

Ça vous gêne, la musique ?

Ça me gêne pas, ça me casse les pieds.

Ah, la musique...

Si je devais refaire ma vie, je serais chef d'orchestre.

Je vous comprends.

Vous avez combien à mettre, pour ça ?

- Pour quoi ? - Pour votre disparition.

Ah oui. Non, excusez-moi.

60000. Ça va ?

Vous vous foutez de moi ? Pour qui vous me prenez ?

À moins d'une brique, non.

Je n'étais pas au courant des prix.

C'est la première fois que...

Écoutez ça.

C'est beau, hein ? Ah oui. Ah oui.

Dites, vous ne pourriez pas me faire crédit ?

La maison n'en fait pas.

- Puis dans votre cas... - Oui.

Vous pourriez pas me faire un petit prix ?

Et mon standing, alors ?

Pour me rendre service, si vous me supprimiez pour rien.

À l'œil ? Vous êtes fou !

♪ Aurais des ennuis avec mon syndicat.

Ce serait pour quand, votre affaire ? Pour tout de suite.

Vous rigolez ? Ça s'improvise pas. Ça se prépare, ça se fignole.

C'est que je suis assez pressé.

Pour la confection, allez voir ailleurs.

Je suis dans le sur-mesure, moi.

Je travaille pas à la chaîne.

De toute façon, rien n'est libre avant deux mois.

Trop de commandes. Alors il y a les délais de livraison.

Oh ! Écoutez ça !

C'est pathétique. Hein ? Oui, c'est pathétique.

Vous m'êtes sympathique. Passez me voir de temps en temps.

Si j'ai un trou, je vous en ferai profiter.

Bonsoir. Monsieur désire ?

- C'est assez spécial. - Mais nous avons ça, monsieur.

Obligés d'avoir ça. Revue spéciale en 32 tableaux.

Le spectacle le plus sexy de Paris, avec les plus belles filles du monde.

"Les vierges à Capri",

"Les folles nuits des sans-culottes", "Débauche à Broadway",

"La bombe à Bombay", "Nuits blanches de l'armée rouge"...

"Striptease à Bornéo", "Striptease à Calcutta",

"Striptease à Hong Kong", "Striptease à Saint-Germain",

"Striptease à Carpentras"...

Terminus. Simon.

Carte rouge, naturellement. Monsieur est connaisseur.

- C'est gentil de m'avoir demandée. - C'est sûrement une erreur.

- C'est bien ma veine. - C'est ce qu'il vous faut.

Elle est très reposante.

Musique entraînante.

L'orchestre boit à la santé de Monsieur.

Il parle russe.

Vous êtes trop bon. Excusez-moi, je dois partir.

Monsieur,

la fête ne fait que commencer.

- Je peux m'en aller. - Maintenant que vous êtes là...

Ça vous plairait, de danser ?

- Moi ? Pas du tout. - Tant mieux. On va pouvoir causer.

Comment ça, "il est noyé" ?

Mais non. C'est un héros.

"Un héros" ?

On vous expliquera. Où est-il ?

Mais j'en sais rien.

- À quelle heure rentre-t-il ? - Avec lui, on ne sait jamais.

Les artistes, ça n'a pas d'heure. Et nous, alors.

Bon. Eh ben, on reviendra demain.

Shoote toujours, ça peut servir.

Musique douce.

Elle rit.

- Ils ont tous refusé ? - Tous, tous, tous.

Tu n'es qu'un pauvre minet.

Si ça te fait rire, c'est que tu n'as pas de cœur.

Je ris pas, je cherche.

- Tu cherches quoi ? - Ben, à te dépanner, mon minet.

Ben, j'en vois qu'un qui peut arranger ça.

C'est Angelo. Qui c'est, Angelo ?

Une relation à moi, mon minet.

On a encore des chances de le trouver à son bureau.

Maître d'hôtel, vite, l'addition.

Merci, Juliette.

Quoi ?

C'est une plaisanterie ? Mais je ne paierai pas.

Jamais je n'oublierai...

Alors, Juliette vous a expliqué ? Oui.

- Vous voulez bien ? - Non.

Il n'y aucune raison que je vous descende.

40000 F.

Je ne tire pas pour de l'argent, moi, monsieur.

Je tire pour l'honneur.

- Il est corse. - Parfaitement.

Garde-toi, je me garde.

Tu me fais rien, je te fais rien.

Tu me manques de respect, je te fais sauter la tête.

Vous ne m'avez jamais manqué de respect. Non ?

Alors excusez-moi, je suis occupé.

- T'as pas de chance, mon minet. - Un moment.

Qu'est-ce qui vous prend ? Vous avez vu, il m'a frappé.

Il m'a frappé, à moi.

Qu'est-ce que tu dirais si je me mettais en colère ?

Tu sais que tu mériterais une correction ?

Mais il est fou. S'il continue, il fera pas de vieux os.

Excusez-moi, j'ai été dérangé. L'atout, c'est toujours pique ?

- J'ai fait ce que j'ai pu. - Moi aussi.

Je dois retourner à La Belle Vie ou ils vont me mettre à la porte.

- Ben, vas-y. - Tu viendras me revoir ?

- Dans l'autre monde. - C'est bien ma veine.

Pour une fois qu'un type sympathique...

Si tu changes d'avis...

- J'ai tout entendu. - Je ne m'en cache pas, vous savez.

Je crois que je peux arranger votre affaire.

- Quoi ? - J'ai tout entendu, je vous dis.

Vous connaissez quelqu'un ?

- Quelqu'un de sérieux ? - Très.

Et où est-ce qu'on peut le trouver ?

C'est moi.

- Ah, parce que... - Ouais.

On dirait pas.

Justement, parce qu'Amédée... Jamais entendu parler d'Amédée ?

Non, non, non. Je suis content de vous connaitre.

Et moi donc.

Je m'inquiétais, je vous avais sous la main.

- C'est la vie. - Chut, chut.

Asseyons-nous POUF causer.

Patron, deux fines. Après vous.

Je vous en prie.

Je dois vous avouer que je ne suis pas courageux.

- Moi non plus. - Pardon ?

Non, je plaisantais. Laissez la bouteille.

- Voici ma carte. - Que voulez-vous que j'en fasse ?

- Pour mon nom et mon adresse. - Ah, très juste. Oui.

Ah, c'est un quartier tranquille.

Oui.

Quand comptez-vous venir me rendre votre petite visite ?

Je ne vous dis rien. Je préfère vous faire la surprise.

- J'ai votre parole ? - Oui.

Mais si vous changez d'avis ?

Même si je changeais d'avis, même si je vous suppliais,

il faudrait agir quand même. Entendu.

Voilà. Tout est réglé.

C'est-à-dire que pour le...

Excusez-moi. Excusez-moi.

Attendez.

43500.

43600.

- 43600. - Ah non.

- C'est tout ce que j'ai. - C'est trop.

Beaucoup trop. 30000, pas plus.

Mais prenez tout.

30000, pas un sou de plus. Vous me désobligeriez.

Mais 43600. Ce sont mes dernières volontés.

Alors là... À votre santé.

Oh, pardon.

Une chanteuse sauvée des eaux !

Le suicide manqué le plus parisien ! 2 grands talents dans une écluse !

- Ça ne fait que commencer. - Ce n'est déjà pas si mal.

"Caroline Clément possède une voix aussi pathétique qu'inoubliable."

- C'est de moi. - Vous ne m'avez jamais entendue.

- Détail. - Merci quand même.

"Le sauveteur, le compositeur Pierre Cousin,

"est un génie méconnu."

J'ai toujours cru en lui.

Les éditions Bouthillier ont publié 3 de ses chansons.

- Il fallait continuer. - Hélas, 3 chansons, 3 échecs.

Maintenant, elles vont se vendre.

Sonnerie de téléphone.

Allô ? Oui ?

- C'est France Dimanche. - Donnez-moi ça.

Je m'occupe des rapports avec la presse.

Allô ? C'est à quel sujet ?

Quoi ? Mais vous plaisantez !

Oh, de mauvais goût, monsieur. De très mauvais goût.

Ah, si, si. Je vous en prie, n'insistez pas.

Que voulait-il ?

Il voulait vous photographier en maillot de bain

piquant une tête dans votre baignoire.

- Vous avez bien fait de refuser. - En maillot de bain...

Mais c'est bon, ça. C'est très bon.

Vous auditionnez dans 30 minutes à La Belle Vie.

- 30 minutes ? - Il faut en profiter.

- M. Cousin devrait être là. - Vous en faites pas.

On vous le ramène. Mort ou vif.

Sonnette.

Voilà !

Il crie.

Cette fois, on l'a pas manqué.

Amédée...

Alors, monsieur Amédée...

Rien de nouveau, ce matin ? Non, absolument rien.

- Tout est en ordre ? - Tout, tout, tout.

Pas la moindre erreur, le moindre trou ?

Ah non, il n'y a pas de trou.

- Vous vous fichez de moi ? - Oh, mais pas du tout.

Mes respects. Assez de respect.

On m'a signalé une différence de 30000 F dans notre compte caisse.

C'est à notre désavantage. Vous saisissez ?

C'est exact.

- C'était exact. - Expliquez-vous.

J'ai bouché le petit trou, monsieur.

Enfin, j'ai retrouvé les 30000 F.

C'était une simple petite erreur. En faisant la balance...

Vous êtes ici depuis 8 ans comme caissier principal.

Ceci n'autorise ni les erreurs, ni les petits trous. Compris ?

Parfaitement, monsieur.

Votre vie privée ne me regarde pas,

mais d'homme à homme, vous entretenez une danseuse ?

- Avec mes appointements ? - Alors vous jouez aux courses.

Monsieur le directeur,

comment pouvez-vous penser une chose pareille ?

- Terminus. On descend. - Mais lâchez-moi !

- On vous tient. - On va pas vous lâcher.

On a préparé une petite fête.

- La Belle Vie ? - Elle commence.

Quand on s'est rencontrés l'amour et moi.

On n'a rien fait pour ça Ni lui, ni moi.

Ça s'est fait simplement Sans tralala.

On l'a voulu comme ça Mon cœur et moi.

Le temps de se regarder Pour faire connaissance.

Le temps de se prouver Qu'on avait bien de la chance.

Le temps de trois baisers Sur ma main qui tremblait.

Il m'avait emmenée Dans un coin qu'il aimait.

On s'est fait un cadeau...

- Vous entendez ? - Oui. Et alors ?

Ben, c'est de moi. Qu'est-ce qui se passe ?

- Vous lisez les journaux ? - Non.

Vous avez tort. Ils parlent que de vous.

Rien ne changera On l'a voulu comme ça.

Mon cœur et moi.

Je l'avais attendu Comme on attend le pire.

Je me demandais Si j'allais pleurer ou rire.

Mais quand il est venu En fait, d'une explosion.

Je n'ai senti Qu'un tout petit frisson.

Quand on s'est rencontrés l'amour et moi.

On n'a rien fait pour ça Ni lui, ni moi.

Ça s'est fait simplement Sans tralala.

On l'a voulu comme ça Mon cœur et moi.

Le temps de se regarder Pour faire connaissance.

Le temps de se prouver Qu'on avait bien de la chance.

Le temps de trois baisers Sur ma main qui tremblait.

Il m'avait emmenée Dans un coin qu'il aimait.

On s'est fait un cadeau l'amour et moi.

On est heureux comme ça Mon cœur et moi.

Et tant qu'il y aura De la fumée sur les toits.

Jamais rien ne changera On l'a voulu comme ça.

Mon cœur et moi.

On s'est fait un cadeau l'amour et moi.

On est heureux comme ça Mon cœur et moi.

Et tant qu'il y aura De la fumée sur les toits.

Jamais rien ne changera On l'a voulu comme ça.

Mon cœur et moi.

Applaudissements.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Je la prends.

- Vous faites une affaire. - Vous aussi. Elle ira loin.

Venez vite, mon petit.

Elle commence quand ? Demain soir.

Vous débutez demain.

- Je n'ai rien de prêt. - Il fallait pas vous suicider.

Elle plaisante.

Voilà l'homme.

Pierre Cousin, dans mes bras.

♪ Ai eu du flair. Grâce à moi, vous voilà lancé.

- Vous vous connaissez. - Non.

Mais vous lui avez sauvé la vie.

- Il faisait nuit. - Je voulais vous remercier.

- Occupons-nous de la publicité. - Ça, c'est moi.

- Vous avez une idée ? - C'est du gâteau.

- "Du gâteau" ? - Oui. Vous avez du génie.

Je vous l'ai toujours dit. Vous me l'aviez dit ?

Je voudrais vous remercier.

Ah non, je vous en prie. C'est pas le moment. Venez.

Ici.

Voilà. Là.

- Qu'est-ce que vous faites ? - Du sentiment.

Voyons, mieux que ça.

C'est la femme de votre vie.

Plus de passion. Vous êtes fous l'un de l'autre.

Tenez, comme ça.

Vous me faites peur.

800000 lecteurs attendent votre premier baiser.

À vous.

Ça vaut rien. C'est mou.

Shoote. Mais shoote.

C'est bon, ça.

- Vous avez fini ? - Pour aujourd'hui, ce sera tout.

Parfait.

Je suis confus.

- Voici pour vous. - Qu'est-ce ?

Une avance sur votre contrat : 200000 F.

"200000 F" ?

En voici encore 100000. Je n'ai que ça sur moi.

- 300000 F ? - C'est peu de chose.

Vous aurez le complément plus tard.

Comment ?

Faites-vous une raison, vous êtes un grand compositeur.

On a fini par s'en apercevoir.

On a mis le temps.

Pour le contrat, mon cher... Bouthillier.

- Vous verrez mon homme d'affaires. - Ah...

- Je ne m'occupe pas des finances. - Vous êtes très doué.

Alors, ça va, pas trop le trac ?

- Si, beaucoup. - Ça vous passera, vous verrez.

- Allez travailler. - Je n'ai pas de chanson.

Mon cher maître, est-ce que vous accepteriez...

Vous avez un bon piano ?

Musique enjouée.

C'est enlevé. Ça vous plaît, j'espère.

Tous vos airs sont d'une grande gaîeté.

C'est ma nature. Je suis un optimiste.

Vos chansons d'amour doivent être merveilleuses.

Comme tout le monde. Vous savez, l'amour...

- Pas heureux en amour ? - Blasé, vous voulez dire.

Vraiment ?

Dans la vie d'un artiste comme moi,

les femmes ne font que passer.

Mais vous êtes dangereux.

Plus maintenant.

Il arrive un moment où on est lassé de faire souffrir.

- À ce point-là ? - Je ne peux pas tout vous dire.

Récemment encore, une créature de rêve...

Comment s'appelait-elle ? Peu importe.

Elle m'adorait. Elle m'écrivait tous les jours.

♪ Ai dû lui renvoyer ses lettres.

Qu'est-ce qu'elle est devenue ?

Une épave.

Moi, vous ne me faites pas peur. Je vous trouve très gentil.

Et je vous embrasse.

Imprudente.

Marteau-piqueur.

Amédée !

Vous voilà ! Où étiez-vous passé ? J'étais inquiète.

Personne n'est venu me demander ?

Ça, c'est la meilleure. Ça n'a pas arrêté.

Un grand monsieur ?

Il y a eu des petits, des grands, des gros...

Un monsieur assez grand, brun.

Attendez donc. Celui qui sort d'ici.

Vous auriez pu le croiser. Quoi ?

M. Amédée, qu'il s'appelle. Il m'a dit, comme ça,

qu'il reviendrait pour payer sa dette.

Il va revenir ?

Excusez-moi.

- Ben, vous voilà reparti ? - Oui, oui, oui.

Un voyage urgent. Et votre courrier ?

- Faites-le suivre. - Où ?

Ça, je me le demande.

Il est devenu fou.

Allons, pressons, messieurs dames.

Alors, c'est pour aujourd'hui ?

- Excusez-moi. - Vous gênez pas !

Piétinez mes plates-bandes.

Mon cher Lion.

Ravi. Absolument ravi. D'ailleurs, je le savais.

Trigone de Mars sur conjonction Soleil,

Mercure et sextile de Neptune sur Pluton.

L'influx astral ne trompe jamais son monde.

Nous devions nous rencontrer. Vous vous souvenez de moi ?

Oui, le commissariat.

Un de mes amis avait été arrêté par erreur.

Mais j'ai le bras long. Il faut que je m'en aille.

Il ne faut pas aller contre la volonté des astres.

Oui, mais...

Je vous accompagne ? Où allons-nous ?

- Je n'en sais rien. - Allons-y.

- N'insistez pas. - J'ai compris.

Vous êtes traqué par la police. Non.

Ne m'en dites pas plus. La police dans l'impasse.

Un mot au ministre, et ce sera réglé.

Mon cas est particulier.

Faites-moi confiance.

Je prends ça sous mon bonnet.

Il ne sera pas dit qu'une Balance aura laissé un Lion dans l'embarras.

"Une Balance" ?

Premier décan. Je suis né un 23 septembre.

À minuit cinq.

Où ça ? Les voilà.

Pas une seconde à perdre. Venez chez moi, vous serez à l'abri.

Frédéric, à la maison.

Mais où ça ?

96, rue de la Faisanderie, comme d'habitude.

Mon cher Lion, pourriez-vous payer ? Je n'ai pas de monnaie sur moi.

Mais c'est la moindre des choses. Je vous dois combien ?

Voici.

Nous n'avons pas vu Monsieur ce soir.

Merci quand même.

Où est-ce qu'il a pu aller traîner ?

- Je suis confus de vous déranger. - Mais pas du tout.

Restez autant que vous voudrez.

Comment vous remercier ?

Nous allons boire un whisky, et je vais téléphoner au ministre.

Coucou ! Le revoilà.

Messieurs, je vous salue.

- On est fâché ? - On ne veut plus se promener ?

Je vous préviens, ma patience est à bout.

Le ministre est alerté. Mais oui, mon ami. Bien sûr.

Messieurs, c'est une erreur.

- Qui est-ce ? - Mon ami le Lion.

- Laissez-le tranquille. - Fichez-nous la paix.

- Je ne le quitterai pas. - Noble et généreux.

Je vous reconnais bien là. Que voulezvous ?

- Je ne veux pas mourir. - Pardon ?

Je suis compositeur. On cherche à me tuer.

Je passe demain à la télévision. Vous comprenez ?

C'est très clair.

J'ai donné 43000 F à M. Amédée pour qu'il me descende.

Parfaitement.

Entre-temps, j'ai changé d'avis.

Je vois.

Pourquoi ne viendriez-vous avec nous ?

J'allais le proposer.

Ma maison de campagne est très confortable.

- Vous alliez...? - MAIS OUI !

- Eau chaude à tous les étages. - Je craindrais d'abuser.

Non. Plus on est de fous, plus on rit.

- Permettez ? Je vous en prie. - Pardon.

Je vous ordonne...

C'est une erreur. C'est une erreur.

C'est une erreur effroyable.

Je suis un compositeur national.

Et moi, je suis l'arroseur municipal.

C'est une erreur effroyable.

Je suis un grand compositeur.

Je passe demain à la télévision. Je dois sortir.

Je passe à la télévision.

À la télévision.

"À la télévision" ?

M. Amédée... Ne tirez pas.

M. Amédée, ne tirez pas.

Tutu, tutute...

Télévision !

Je vais aller à la tu... Tu... Tutu...

Ne tirez pas !

Amédée, pouf ! Amédée... Amédée.

Télévision.

Il balbutie.

- Bonjour, Pierre. - Caroline.

- Vous avez bien dormi ? - Pas tellement bien.

Moi, je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.

Je n'arrive pas à croire à ce qui nous arrive.

Qu'est-ce que vous avez fait de vos mains ?

"Mes mains" ?

Il bafouille.

Pierre, vous êtes un amour.

C'est bien peu de chose.

Mais pourquoi cette valise ?

Vous partez en voyage ? Oui. Ou plutôt, non.

Mais ça peut venir.

On ne sait jamais. Vous comprenez ?

Non. Justement, je ne comprends pas.

Asseyez-vous là une seconde.

Je suis sûre que vous me cachez quelque chose.

Non, absolument rien.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Je vous assure que ça va très bien.

- C'est vraiment grave ? - Oui.

Mon Dieu ! Qu'est-ce que c'est ?

Une affaire d'hommes.

Vous pouvez me le dire, je suis votre amie.

Ce serait trop long à raconter. Et il y a des secrets...

Je veux savoir.

On me recherche. On veut me descendre, me supprimer.

- Qui ça, "on" ? - M. Amédée, un caïd du milieu.

- "Du milieu" ? - Oui. Un tueur.

Il faut faire quelque chose. Sonnette.

Bonjour. Vous n'êtes pas encore prêts ?

Dépêchons. Nous allons être en retard.

Vous n'avez pas besoin de ça pour la télévision. Allez.

Chant africain.

- Où est-il, ce M. Amédée ? - Eh ben...

Les phares de l'actualité sont braqués sur un couple d'artistes

au talent jusqu'ici méconnu. Ils se sont rencontrés fortuitement

mais tragiquement dans une écluse.

Ils sont déjà célèbres.

♪ Ai nommé la ravissante chanteuse, Caroline Clément,

et le grand compositeur, Pierre Cousin.

Et leur éditeur, le clairvoyant Fernand Bouthillier.

Nous sommes...

Une chanson Bouthillier ravit tous les foyers.

Parfait.

M. Cousin, pourquoi étiez-vous sur les berges de la Seine ?

Recherche de l'inspiration.

- Émouvant, oui. - C'est un très grand artiste.

Je n'ai jamais douté de lui en 20 ans.

Mes efforts sont enfin récompensés.

Mlle Clément, depuis l'accident de l'écluse,

vous ne vous quittez plus.

Et ce soir, vous faites vos débuts dans un cabaret de Montmartre.

À La Belle Vie, 19, rue Pigalle.

Il est prudent de louer.

J'espère, cher Pierre Cousin, que vous accepterez,

pour nos téléspectateurs,

d'interpréter votre dernière composition.

Mais avec plaisir.

Musique douce.

Tiens ! C'est mon client de l'autre jour.

- Tu m'en as pas parlé. - J'ai laissé tomber l'affaire.

- Naturellement. - Qu'est-ce que tu dis ?

J'ai dit : Naturellement.

Qu'est-ce qu'il voulait ?

Ça te regarde pas.

"Ça me regarde pas" ? C'est moi qui tiens la caisse.

Pour une fois que tu as un client célèbre.

- Je savais pas qui il était. - Maintenant, tu le sais.

Tu vas aller le trouver, ce monsieur.

Je sais pas où il est.

Il passe ce soir à La Belle Vie.

Tu veux que je m'excuse ?

Je veux que tu acceptes son affaire.

- Mais... - Compris ?

Oui, j'irai. Et arrête de discuter.

♪ Entends plus la musique.

Il aurait pu le dire, qu'il était une vedette.

Il joue quand même bien.

- Tais-toi un peu, tu veux. - Tu le reconnais ?

'Qui ça ?

Mon minet, celui qui t'a giflé l'autre soir.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Si, elle a raison. C'est le fada.

Peut-être. Mais une gifle de fada, ça ne compte pas.

- Mais il est plein aux as. - Et alors ?

Sa gifle, ce serait peut-être le moment de la lui faire payer.

D'autant plus qu'il m'a giflé deux fois.

Alors, tu vois ?

Nous allons avoir la grande joie d'entendre Caroline Clément.

En exclusivité aux éditions Bouthillier.

Mais oui.

Quels sont vos projets, Caroline ?

- Chanter du Pierre Cousin. - C'est mon plus cher désir.

- Je l'ai déjà dit. - Nous vous écoutons.

Tu ressembles à la vie.

Comme la vie te ressemble.

Et vous êtes ensemble.

Mon amour.

Et ma vie

*J'attendais tout de toi

♪ ai tout attendu d'elle

Et si je crois en elle.

C'est par toi C'est pour toi.

Mademoiselle, vous avez un annuaire ?

*-Sans jamais vous retourner...

Clé... Clé... Clé...

"Clemenceau."

Ah. "Clément."

*-Mais il faut que j'oublie.

Si rien ne nous rassemble

♪ aurai perdu tout ensemble

Mon amour.

Et ma vie.

Caroline, bravo. Bravo.

Grande nouvelle : Votre opérette est placée.

- Quoi ? - Vite, allons signer.

Caroline, ce soir, ce sera un triomphe.

- Pierre, soyez prudent. - Soyez tranquille.

À ce soir.

Sonnette.

- Monsieur ? - Mademoiselle.

- M. Cousin, s'il vous plaît ? - Il n'est pas là.

Ah ? Mais c'est très ennuyeux.

Il fallait absolument que je le voie.

- Monsieur Amédée ? - Il vous a parlé de moi ?

Je sais, il n'aurait pas dû. Entrez.

Je ne veux pas vous déranger.

- Pas du tout. Je suis au courant. - Ah.

- Enfin, juste un petit peu. - C'est gênant, ça.

- Asseyez-vous. - Vous savez...

- Vous prenez quelque chose ? - Je ne veux pas abuser.

Pas du tout. M. Cousin sera là dans un instant.

Il se cachait bien. J'ai failli abandonner.

"Abandonner" ?

Mais ça n'aurait pas été honnête.

Les bons comptes font les bons amis.

Oh... Mais vous êtes trop aimable.

À votre santé.

Musique rythmée.

Je regrette, monsieur. C'est complet.

M. Le commissaire, excusez-moi. Si vous voulez me suivre.

- On ne répond pas chez Mlle Clément. - Merci.

Il a dû lui arriver quelque chose. C'est bon, ça.

- Vous ! - Elle se prend pour une vedette.

- C'en est une. - Un soir de première !

Je vais l'appeler.

- Vous avez une invitation ? - Non.

Mais j'ai un laissez-passer.

- Mais... - Écrase, tu veux.

C'est complet, je regrette.

Pas besoin d'ouvreuse.

Mais...

- Écoute ce qu'on te dit. - Et attrape pas froid.

Minet chéri, que je suis contente.

Qu'est-ce que tu as ?

- Si tu savais. - Tu as toujours envie de te tuer ?

- Justement plus. - Ben alors ?

L'autre soir, j'ai trouvé quelqu'un pour me tuer.

- Dis-lui que tu veux plus. - Je sais pas où il est.

- Comment il s'appelle ? - M. Amédée.

Comment il est fait ?

Un grand échalas, tout dégingandé.

- Tout comment, minet ? - Mou.

Mais t'as pas à t'en faire.

- Caroline est arrivée. - Excuse-moi.

Va retrouver tes amis. Je veille sur toi.

C'est dommage, il me plaisait bien.

Vous permettez ?

Mais je vous en prie. Avec le plus grand plaisir.

C'est complet. Vous ne savez pas lire ?

Et toi ?

'Ça promet.

Angelo ! C'est gentil d'être venu.

Ça va. Il est là, ton gars ?

Oui, il est là. T'es pas rancunier, toi, au moins.

Cause pas tant, tu veux.

Dépêchez-vous. Vous passez dans 4 minutes.

- J'ai le trac. - Moi aussi.

C'est arrangé pour Amédée.

- "Amédée" ? - Oui.

Vous m'aiderez avec le corps.

'Il !

Hé ! Ouvrez ! J'étouffe.

Nous avons 5 demandes d'interview.

Et 3 enregistrements radio.

- Content, hein ? - Ravi.

Messieurs, à votre bonne santé.

- Vous venez souvent, ici ? - Non.

- Vous êtes très pris ? - Comme tout le monde.

Mais c'est plus une vie.

À qui le dites-vous.

- Bonne nouvelle pour vous. - C'est pas possible.

M. Tony vous informe que c'est OK pour votre affaire.

Brouhaha.

Tu te les roules ?

- J'attends un client. - C'est l'heure du coup de feu.

Ne dites pas ça, monsieur Émile.

- Vous êtes dans les tissus ? - Non.

- Fruits et légumes ? - Vous vous éloignez.

- Dans la volaille ? - Vous brûlez.

Tout à l'heure, j'aurai deux mots à vous dire.

Prenez la pose, monsieur Cousin.

Souriez. Vous faites une tête d'enterrement.

C'est l'émotion.

- Je disais bonjour à un ami. - Je vous en prie.

Vous êtes commerçant ?

Pas tout à fait. Je suis plutôt dans...

Dans l'agression nocturne. On vous connaît pas.

Commissaire Pargeot, 3e brigade territoriale.

Parce que vous êtes...?

Oui. Mais chut. Je suis en mission.

- Vous êtes...? - En mission officielle.

Je viens remettre une médaille de sauvetage.

J'aime mieux ça.

- Champagne ! - Non.

- Si. C'est moi qui offre. - Alors...

- Vous avez une invitation, monsieur ? - Non, je n'en ai pas.

Mais j'ai... Mais entrez, monsieur.

Ça va saigner.

- M. Cousin est ici ? - M. Cousin ?

Certainement, monsieur.

M. Amédée sans doute. C'est fou ce que je suis connu.

Vous permettez ? Une seconde.

- Que vais-je en faire ? - Je ne sais pas.

Donne-moi un numéro, je reviendrai le chercher.

Tu ressembles à la vie.

Comme la vie te ressemble.

Et vous êtes ensemble.

Mon amour.

Et ma vie

♪ attendais tout

De toi

♪ ai tout attendu d'elle

Et si je crois en elle.

C'est par toi.

C'est pour toi.

Tous les deux Vous passez, passez, passez.

Sans jamais vous retourner.

Et pourtant, je te suivrai.

Jusqu'à l'éternité.

Mais s'il faut que j'oublie.

Si rien ne nous rassemble

♪ aurai perdu tout ensemble

Mon amour.

Et ma vie.

Toi, l'amour de ma vie.

Tu n'avais pas pensé.

Ce qui peut se passer.

Quand l'amour vous oublie.

Quand la vie passe.

À pleurer le passé.

- C'est beau. - Tu parles.

De la grande musique.

Ça me rappelle Sombre Dimanche.

Comme la vie te ressemble.

Moi, ça me retourne.

Pauvre crêpe.

J'attendais tout de toi.

Oh, maître, votre musique me fait fondre.

Et si je crois en elle.

C'est par toi.

C'est pour toi.

Tous les deux Vous passez, passez, passez.

Sans jamais vous retourner.

Et pourtant, je te suivrai.

Jusqu'à l'éternité.

Mais s'il faut que j'oublie.

Si rien ne nous rassemble

♪ aurai perdu tout ensemble

Mon amour.

Et ma vie

Pierre, viens saluer.

Une seconde, je reviens.

Porte ça au 12. Allez, grouille-toi.

Musique jazzy.

Enfin ! Occupe-toi du 28.

Vous vous plairez, ici. C'est tranquille.

- Pierre ! - Je vous expliquerai.

- Monsieur Amédée ! - Bonsoir. Mes hommages.

- On frappe à la porte. - Oui ?

Jamais je ne pourrai vous dire

combien... Pierre est en danger de mort.

Mais il faut prévenir la police.

Si vous saviez le mal que j'ai eu à vous joindre.

Il fallait que je vous rende cet argent.

- Vous avez vu Pierre ? - Non.

- On va le tuer. - T'as entendu ?

Il me reste des plaques.

Ça peut être bon, ça.

Alors, tu vas me faire cavaler encore longtemps ?

Tu te bats ou tu paies ?

Je serais toi, je paierais.

Quand je pense que j'aurais pu vous tuer.

Un génie pareil. Votre musique me fait pleurer.

C'est du Rimski-Korsakov.

C'est pas tout ça. Combien, pour les 2 gifles ?

- Vous l'avez giflé ? - Oui.

Et tu réclames de l'argent pour une gifle ?

Tu permets ? Deux !

Et alors ? Tu n'as pas honte ?

C'est toi, qui devrais le remercier pauvre tronche.

Tu seras bien content, plus tard, de dire :

"J'ai été giflé par Pierre Cousin, le grand compositeur."

On voit que c'est pas toi qui as été giflé.

Moi ? Mais j'en aurais été très fier.

S'il y a que ça pour vous faire plaisir.

Tu vois ? Moi aussi, j'ai été giflé.

Entre amis, une gifle, ça ne tire pas conséquence.

Bien sûr.

Et de vraies gifles. T'as compris ?

Cet homme-là, si quelqu'un y touche, c'est comme s'il était mort.

Compris ?

Elle va me le payer.

Sifflet.

Allez, plus fort !

- Pierre, nous arriverons à sortir ? - Faites-moi confiance.

Par ici !

Pardon, monsieur le directeur.

Ne bougez plus !

Mais souriez !

Par ici !

Whisky !

Whisky ?

Whisky !

Sifflet.

"Bombe à Bombay", "Striptease en..."

"Les nuits blanches de..."

Nous sommes sauvés. La voie est libre.

Sirènes.

En vous jetant à l'eau pour sauver Caroline Clément,

au péril de votre vie,

vous avez prouvé que le courage

n'était pas un vain mot.

Par conséquent,

je suis particulièrement heureux

que les circonstances me permettent d'épingler sur votre poitrine

cette médaille de sauvetage,

témoignage de votre bravoure et de votre héroïsme.

- Ah ! - Oh, pardon.

Mon petit Pierre...

C'est bon, ça.

Une autre pour moi.

Permettez.

Sous-titrage : Eclair Group

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