All language subtitles for The.Mosquito.Coast.1986.1080p.BluRay.x264.YIFY

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Original subtitles

Mon père était inventeur.

Véritable génie de la mécanique, il collectionnait les brevets.

Il disait "j'ai dû fuir Harvard pour apprendre vraiment".

J'ai grandi dans la croyance

que le monde était à lui et qu'il disait toujours vrai.

Comment l'Amérique en est arrivée là ?

La Terre des promesses, une chance pour tous !

"Laissez venir à nous le rebut de vos rivages !"

Buvez Coca-Cola ! Vive la télé !

Bonne journée !

Vivons de la Sécu.

Argent facile.

Ou le crime. Le crime paie ici !

Et personne ne proteste ! Ils continuent de radiner !

Ouvre les yeux Charlie. Des latrines grandeur nature.

Ce fichu pays n'est plus qu'une zone sinistrée.

Droguée, fermée à clé.

Pleine de charognards enragés et de criminels enrichis !

Nul ne songe même plus à partir, moi si.

J'y songe chaque jour.

Et s'il n'en reste qu'un...

Dix pieds de joint de caoutchouc doublé mousse.

Notre pays est aux abois.

Tout le monde s'en tape.

"Chuis pas responsable" qu'ils disent tous.

On achète, vend et mange de la merde.

3,99 dollars.

- J'en veux pas. - L'avez demandé !

Vous bossez pour les Japs ?

- Z'en voulez pas, dites-le. - J'l'ai dit !

Regarde ! Made in Japan. Je veux pas me crever

pour qu'on change mes dollars en yens ! Je veux un joint américain !

Vous êtes pas responsable, c'est ça ?

Tant pis, j'irai ailleurs, y a pas que vous en ville.

Au revoir.

Ou plutôt "Sayonara !"

Moi, Charlie, je ne remets plus les pieds à Hatfield !

J'en ai marre de ces gens qui désirent ce que je refuse !

Et qu'ils voient à la télé !

Ils parlent de la guerre nucléaire comme d'un jeu télévisé !

Cet hiver-là papa disait "Bientôt la guerre en Amérique...

"Ça vient" qu'il disait. Il était agité et bavard.

Li voyait des signes. Les prix, la mauvaise humeur...

l'angoisse, la bêtise et l'avidité des gens.

Les crimes de sang impunis se multipliaient dans les villes.

Ce ne serait pas une guerre ordinaire.

Aucun des camps en présence ne serait innocent.

C'est comme un homme.

Et ses entrailles.

Voici le système digestif.

La circulation.

Respiration et poumons.

Tissus adipeux. Reins.

L'ammoniaque ?

C'est le plasma.

Compris ?

Mais papa...

c'est quoi ?

La perfection, voilà ce que c'est.

Il est où Mme Fox ?

Mme Fox !

Il est absent pour le moment.

Il a dû aller à Hatfield chercher... une pièce.

Mais je vois sa camionnette.

Je sais qu'il perd son temps à l'atelier.

Alors qu'il devrait réfrigérer ma grange !

Mes asperges pourrissent.

Qu'il vienne tout de suite !

Il est en rogne. Une histoire de froid.

Laisse tomber, j'ai beaucoup mieux pour lui.

Il va prendre un pied à perdre ses chaussettes.

A lui dresser les cheveux.

Où vous étiez passé ?

Un demi-verre d'eau.

Kékséksa ?

Du feu Doc ?

Z'êtes en retard, mes asperges pourrissent et y vous faut du feu ?

Sauf votre respect.

Monsieur Fox !

Jerry ! Qu'est-ce qu'il fabrique, hein ?

Sais pas.

Il chauffe un verre d'eau...

C'est quoi cette espèce de réchaud ?

Mon bébé.

Gros pépère ! On va l'appeler Gros pépère !

- Vous faites mumuse ! - Patience !

Je vous en prie, j'ai du boulot !

Allez Doc ! Un petit coup d'œil !

Ça alors, c'est quelque chose !

Mais comment j'ai fait, hein ? Pas de jus !

Pas de prise électrique !

Du kérosène.

De la glace avec du feu ?

On dirait, oui.

Et le fonctionnement ?

Non, non, une autre fois. Tiens !

Ce n'est qu'une maquette !

Je vous en bâtirai un gigantesque, qu'est-ce que vous en dites ?

On est dans l'agriculture, pas au concours Lépine !

Mais vous ne comprenez pas !

Gros pépère permettra la conservation.

- Ce petit machin ? - J'ai dit que c'est une maquette !

Et très ingénieuse Fox...

mais je vous paye pour faire ce que je dis.

En l'occurrence trouver un système simple et pratique pour réfrigérer

ma grange et non des inventions farfelues !

Au boulot s'il vous plaît !

Mais ?! C'est pas la pause ! Au boulot !

Fermez cette porte !

Il a pas beaucoup aimé, hein ?

Il a détesté, oui !

Mépris complet.

Mais tant mieux !

C'est l'occasion rêvée ! Heureusement qu'il n'a pas aimé !

Là je me serais fait du mouron ! Je serais retourné au lit !

Quoi de neuf Allie ? On a bien une minute ?

Bon, voilà...

Des travailleurs immigrés.

Les serfs de Polski.

Sortis de la jungle où ils étaient tellement mieux.

Ils croient qu'ici c'est le paradis.

Alors que là-bas ils ont quoi ? L'énergie géothermique !

Tout ce qu'il faut à 5000 pieds sous-terre.

Le nombril de la terre.

Imaginez les difficultés dans la jungle sans réfrigération.

Un cube de glace, ils imagineraient sans doute...

que c'est une espèce de diamant.

La glace...

c'est la civilisation.

Je vais vous faire voir quelque chose.

La maison des macaques.

- Qui l'appelle comme ça ? - Les enfants.

Une bonne raclée ! Que je ne vous entende jamais dire ça !

Regardez-moi ça. Des pauvres, ils n'ont rien.

Leur nourriture ! Pas même les asperges qu'ils récoltent !

On n'a pas le droit d'être là.

Ils aiment les visites fiston.

La vieille hospitalité de la jungle.

"Soyez bons pour les étrangers, on ne sait jamais..."

La loi de la jungle.

Mais ici c'est pas la jungle.

Non, aucune jungle n'est aussi meurtrière et ignoble.

Ils ont échangé leurs arbres contre cette ruine lamentable.

J'enrage...

parce qu'en plus ils feront partie du problème.

Faudrait du courage pour y aller.

Aller où ?

Dans la jungle.

Pas le culot ordinaire...

Non, le vrai courage de 4 heures du matin.

Et qui est-ce qui l'a ?

Merci.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il va arriver quelque chose.

De quel genre ?

Le genre terrible.

Quand on est petit le monde paraît immense et mystérieux.

Si on y pense trop on se fait du souci.

Mais papa est grand et il est inquiet.

Tu le connais, c'est toujours comme ça avant une invention.

Mais là il va arriver quelque chose.

De bien.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Hé, les gars !

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai quelque chose qui va vous plaire.

Sans blague ?

Il me faut quatre gars, deux de chaque côté.

Cornelius, prends-moi ce truc à roulettes.

Défense d'entrer.

Qu'est-ce qu'ils fabriquent ?

Ça alors...

On n'a pas le droit d'entrer !

- Tiens ! Oncle Charlie ! - Ton père grand homme.

Notre père à tous, nous ses enfants !

Viens par là, tu vas faire ça pour moi.

Va donner ça à Polski.

J'y vais papa, je suis habillé.

C'est Charlie l'aîné, qu'il y aille.

L'occasion est historique.

Assis. Asseyez-vous.

"Mosquito Coast, vous connaissez ?

"J'espère bien que non, c'est pour ça que nous y allons.

"J'abandonne non seulement mon boulot mais encore mon triste pays.

"Bonne chance, vous en aurez besoin."

Ton père est le pire des enquiquineurs.

Un je-sais-tout qui a parfois raison.

Un type dangereux, je le comprends maintenant.

Il est dangereux, dis-lui !

Il va tous vous faire tuer un de ces quatre.

Ensuite une photo de moi papa !

Gâche pas de pellicule.

- Laisse. - La vaisselle du matin.

- Laisse tomber. On se tire. - Je commence à charger, d'ac ?

Maman, viens par là !

- Et nos livres et toutes nos affaires ? - Ce qui n'est pas dans ce tas ne part pas.

On va où ?

Non, là c'est la place de ta mère.

Dépêche maman !

Les filles à l'arrière.

- Je peux me mettre derrière ? - Non, c'est dangereux !

"Sous le ban, sous le bou,

"sous le bambou !

"Deux ne font qu'un

"Un vit pour deux

"Deux vivent comme trois

"Sous le ban, sous le bou,

"sous le bambou !"

Adieu Amérique et... bonne journée !

- Je suis le révérend Gurney Spellgood. - Enchantée.

Appelez-moi Brighton.

Jerry, assieds-toi !

Mme Fox ? Capitaine Smalls ! Venez vous asseoir.

La mer alentour. La terre au-dessous.

Bénis notre repas du soir.

Chez nous on ne prie pas.

Non, le commandant d'abord.

"Les premiers seront les derniers."

- Pas tout à fait. - Pardon ?

St Luc dit "certains". Il ne dit pas "tous".

Je citais Mathieu.

Vous le citiez mal.

Je vois que vous comprenez ma mission.

Et que vous connaissez bien les Ecritures.

Ah, la Bible, le mode d'emploi de Dieu, hein ?

Sauf que ça marche pas !

C'est la première fois que vous venez en Mosquitia ?

Oui, et nous comptons nous y établir.

Là-bas ?

Pourquoi grand Dieu ?

Le pays entier vit à l'âge de la pierre !

A la bonne heure !

Tenez ! Un cadeau pour vous.

La toute dernière nouveauté: La bible en jeans.

Conçue par un... psychologue.

Visez un peu les enfants. Ce contre quoi je vous mets en garde.

"De tant de livres on ne voit pas la fin. Trop d'étude fait l'épuisement de la chair."

Ecclésiaste.

"Nombreuses les chambres dans la maison du Père. Mais j'en suis la porte."

Bah, ne la claquez pas en partant !

Dieu vous pardonne.

Bonne journée !

Merci, j'y compte bien mon frère !

Y fait bien plus chaud dans la jungle.

- T'y es jamais allé, hein ? - Non.

On est de Baltimore.

J'étudie la communication à l'école.

Mais l'école quelle barbe ! J'en ai horreur !

C'est quoi ton groupe préféré ?

Moi c'est les Executioners. Surtout le guitariste, il est trop !

Il me fait penser à James Dean.

Ton père est curé, tu ne vis pas à Baltimore.

Mais si.

Il a deux églises, une à Guampu, une à Baltimore. C'est un drive-in.

Quel genre ?

Il n'y a qu'un genre. En plein air, pour les voitures.

Ce que tu peux être bête !

Et ton vieux, il fait quoi ?

C'est un inventeur.

Il a inventé un balai-éponge mécanique, t'as qu'à danser,

il travaille tout seul ! Faut voir ça.

Drôle de coco.

C'est un génie mon père.

T'as une petite amie ?

Ben non.

Ça pourrait être moi si tu veux.

Je pense à toi quand je vais au cabinet.

Où est mon sac ?

Que c'est beau !

- Tout le monde est prêt ? - Ouais !

Maman, il est temps de se mettre en route.

Allez les enfants, la route sera longue.

Regarde-le, je l'adore quand il est comme ça.

Bonne chasse !

Merci beaucoup, vous aussi M.Fox !

Venez ! Regardez tous les bateaux !

Les jumelles dorment.

Dis-lui toi !

- Papa a acheté une ville ! - Tu plaisantes.

- A un Allemand bourré... ...qui s'est endormi

après avoir signé ça.

Je suis le maire de Jeronimo.

- Toute une ville ? ! - Une petite ville.

Où ça ?

Jeronimo ? Pas possible, y a pas assez de fond.

M.Haddy, ça sera une expérience nouvelle !

Quelle expérience ? Pourquoi aller à Jeronimo ?

On l'a achetée.

Il n'y avait plus de place en Amérique.

Passez-moi la barre.

- Et le règlement ? - Le règ...

- Le règlement ? - C'est ma vedette.

Je barre. Vous passager.

- Expérience ! - Ça va ?

Pas de chenal.

Faut pas renoncer, d'accord ?

En arrière !

Non ! Non ! Pas de chenal.

Cherchez encore.

Mon Dieu ! M.Haddy !

- Ça va ? - Chenal ! Chenal !

Ça va pour remonter ?

"J'ai pas de maison ! J'ai pas de bagnole...

"et pas de télé couleur !"

C'est des Zambous.

Où on est ?

C'est Jeronimo !

On y est, Jeronimo !

Où ça ?

Attendez les filles.

Reste pas dans mes jambes ! Paré à accoster Haddy ?

- Besoin de quelque chose ? - Je vous cherche partout !

- Les bagages ? - Aide ta mère.

Ne courez pas.

Jerry, aide-moi.

Attention.

Tu la vois Allie ?

Oui, oui !

Parfait. C'est parfait.

On a tout ce dont nous avons besoin.

Oui... oui...

On part à zéro.

Ce dont j'ai toujours rêvé.

Pourquoi cet air, nous sommes chez nous !

C'est pas des vacances, c'est la vie !

Tu la vois Charlie ?

Non papa.

Et toi maman ?

Quoi Allie ?

La belle maison là, sous votre nez !

Quelle maison ? Y en a pas.

Ici la cuisine. Ici la buanderie.

On réunit les deux. Et les chambres par-dessus.

Le moyeu d'une roue, les cultures en rayon.

Hum, marécageux, faudra drainer.

On pompe pour la pisciculture.

On défriche, on brûle... ça donne un arpent de bonne terre.

Il y a du pain sur la planche !

J'ai peur de vous frapper.

Je coupe et vous emportez peut-être ?

Laisse-moi faire.

Emportez ça, vous voulez bien ?

Papa, il y a un gros tas de bois ici.

- Chauffage ou charpente ? - Charpente.

Venez voir les filles !

De vrais trésors ! Magnifiques. Tiens ! Prends ça.

Quelle beauté !

Maman !

Où est-elle ?

- Tout va bien ma chérie, là, là. - C'est des sangsues voraces.

- Y en a des plus grosses qu'un homme ! - Merci M.Haddy.

Eh ben mon vieux !

Regarde-toi un peu !

Regarde-toi toi-même !

Qu'est-ce que c'est ?

Ma maison d'Amérique me manque.

A moi aussi.

A nous tous. Qui veut une orange ?

Pas moi.

Nul n'aime l'Amérique plus que moi.

On est partis parce que je ne pouvais plus voir ça.

Vous devez comprendre ça.

C'est comme la mort de ma mère.

Elle, si gaillarde...

elle chope à l'hôpital une pneumonie double.

Elle était mourante, moi je lui tenais la main.

Vous savez ce qu'elle m'a dit ?

"Donne-moi plutôt de la mort-aux-rats."

Je ne pouvais pas voir ça, je suis parti.

Je suis passé pour un cœur sec.

Mais c'est faux.

Je l'aimais trop pour la regarder mourir.

Je ne suis pas le patron.

Je travaille pour vous.

Si je n'en fais pas assez à vous de me le dire !

Vous n'aurez qu'à dire...

"Mon vieux, faut vous donner bien plus de mal !"

Je le ferai.

Par quoi vous voulez commencer ?

Dites-le-moi.

Pisciculture ? Basse-cour ? Pont ? Dites-le !

Oui ! J'ai entendu.

Vous voulez participer au plan, c'est avisé.

Pourvoir aux besoins des bêtes d'abord.

Venez par là, tout est prévu.

Chacun gagne sa rangée selon la couleur

désignée plus tôt. Voici des graines de citrouille.

Profond comme ça, tous les huit pouces.

- Ça marche Charlie ? - Oui papa.

Ecoute Francis ! En cet instant un Américain fout son mixeur

au vide-ordures.

Un autre ouvre une boîte de soupe chocolatée

parce que la voiture n'a pas voulu démarrer. Pour aller bouffer un cheeseburger.

- C'est bien vrai ? - C'est même pour ça que je suis ici.

Pour ça que je suis venu.

Ça n'a pas été la vie facile au début, à Jeronimo.

Ce n'était pas le royaume des cocotiers, l'abondance...

au soleil et sous le ban, sous le bou...

Attention les enfants !

Bonjour mesdames ! Debout, il faut plier la tente.

Charlie, aide ta mère à plier la tente.

Il fallait travailler encore et toujours. A des corvées aussi longues que le jour.

A Hatfieid nous agissions presque à notre guise.

Ici c'était bien différent.

Vous avez du plancher là-haut ?

Charlie était censé monter la frisette.

Allons-y, montons le bois.

Accepter l'usure du vieillissement c'est un péché.

Tout va de mal en pis.

Quand tout doit aller de mieux en mieux.

Nous acceptons que tout tombe en morceaux.

Tout sera éternel.

Nous mangeons sans faim, buvons sans soif.

Nous achetons l'inutile et jetons ce qui peut servir.

Pourquoi se gêner quand on peut vendre n'importe quoi ?

Le client a huit jambes et deux estomacs.

C'est une erreur sur toute la ligne.

Des gens à New York bouffent du Canigou.

On n'ose plus faire un pas de peur d'être saigné.

Les assassins entrent par les fenêtres.

Il y a des tueurs fous de dix ans à tous les coins de rue !

Des écoliers !

Tu connais le problème numéro un du XXe siècle ?

Inflation à deux chiffres et pain à deux dollars la livre.

C'est bon.

Très bien. Vous serez mon pisciculteur McGregor.

C'est ça, réfléchissez.

On élèvera tout le poisson dont on a besoin.

Directement d'ici à la casserole.

Va falloir nettoyer, curer tout ça, vu ?

Comment je m'en tire fils ?

Très bien papa.

A proprement parler il n'existe pas d'invention vous savez.

Tout existe déjà.

Papa disait souvent que les choses nous sont révélées.

C'était ça l'invention.

Révéler l'usage de telle chose et l'amplifier.

La mettre à l'essai, en révéler les imperfections.

Puis la mettre au travail.

Dieu n'avait pas achevé le monde.

Il revenait à l'homme d'en comprendre la marche.

Afin de le bricoler et de l'achever.

J'y vois la raison de sa haine contre les curés.

Qui enseignent aux gens à s'accommoder de leur fardeau.

Pour papa il n'était point de fardeau auquel on ne puisse

adapter des roues ou des poulies.

Papa, on peut t'aider ?

- Qu'est-ce que c'est ? - Tu peux réparer ça ?

Oh oui ! Je peux le rendre utile.

C'est pas une chaise chérie, pédale !

Inutile de t'en faire pour leurs études maman.

Voilà les études qu'il leur faut.

Voilà ce que tous les petits Américains devraient apprendre.

Quand l'Amérique aura été dévastée par l'holocauste nucléaire

voilà les talents qui leur seront indispensables.

Ni la peinture ni l'économie ménagère. Ni "quelle est la capitale du Texas ?"

Mais l'art de survivre !

Reconstruire une civilisation à partir des décombres.

Expérience !

Eh, c'est M.Haddy !

Content de vous voir !

Comment ça va ?

Je vais la rallonger.

Je peux faire quelque chose ?

Un joli jaune, hé ?

J'aime cette couleur.

Je vous souhaite le bonjour.

Bravo les Fox !

Bien joué.

Mme Kennywick, c'est vous ?

Oui mon Père !

On ne vous voit plus à l'église !

Jésus soit avec vous !

Avec vous-même mon Père.

Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

Le bruit de vos exploits...

m'attire jusque chez vous.

Heureux de vous voir.

J'adore votre perroquet.

Il s'appelle Arthur.

Aurora vous envoie ces confitures.

Remerciez-la pour moi.

Papaye et patate je crois.

- Quelles affaires vous amènent ? - Les affaires du Seigneur monsieur !

Tiens ! Je ne savais pas qu'il y avait un gérant par ici !

Le révérend a chaud Allie, du thé glacé peut-être ?

Maman !

Le Seigneur m'a envoyé ici monsieur !

C'est ce que j'adore chez vos semblables: Vous ne vous mouchez pas du coude !

Le Seigneur ignore jusqu'à l'existence de ces lieux !

Sinon il aurait fait quelque chose pour ces gens.

Mais non ! C'est moi qui ai agi !

Ce fleuve n'est pas à vous.

A vous non plus ! Mais cette terre m'appartient

et je ne vous ai pas autorisé à débarquer.

Cet homme n'a pas à parler pour vous braves gens !

Le Seigneur est notre Père !

Je suis un homme juste.

Ceux qui veulent aller écouter cet homme hors de Jeronimo...

je ne les arrêterai pas ! Il y a preneur ?

"Et Pharaon dit...

"Qui est donc ce Seigneur que je doive Lui obéir ?

"Et laisser partir Israël ?

"Je ne connais pas le Seigneur.

"Et je ne laisserai pas partir Israël !"

Exode. Cinq.

Et maintenant hors de chez moi.

Ce que papa avait promis le premier jour à Jeronimo

s'offrait désormais aux yeux de tous.

Conforme à ses prévisions,

mais plus heureux, plus ordonné.

Cette enclave dans la jungle était d'après lui "une civilisation supérieure".

"Ce que l'Amérique aurait pu être" disait-il.

Bon, je compte jusqu'à 3 et on dit tous...

"Joyeux Thanksgiving" ! Allez, 1-2-3 !

Joyeux Thanksgiving !

- T'es beau papa ! - T'es hyper-beau.

Ce que t'es chouette !

- T'es bizarre. - Non, pas bizarre, très beau !

- Maman, ce que t'es belle ! - Oui, merveilleuse.

- Il a l'air formidable ce poulet. - C'est la belle vie !

T'as préparé une super-bouffe.

Notre premier Thanksgiving dans le nouveau monde !

On mange !

- Je voudrais du blanc papa. - Ta mère d'abord.

Du blanc s'il te plaît.

Les haricots ont l'air bon, tout a l'air bon.

Au revoir chérie.

Au revoir papa.

A bientôt !

Paré. En route !

Les sandwichs ?

Dans le panier !

Un jour m'sieur Haddy y nous a parlé d'une caverne et...

D'ac ! Je prends la tête. Je connais la jungle comme ma poche.

Va falloir acheter nos provisions. Vous voyez ces noix ?

Jerry, va les cueillir, ce sera notre banque ici.

Chacune vaut un dollar.

- Il me faut à manger. - T'as des sous ?

Léon n'a rien.

Eh ben trouves-en !

C'est moi la maîtresse.

- On va demander à papa de nous aider. - Non !

Papa ne comprendrait pas. Faut en parler à personne.

Pourquoi ?

Parce que c'est notre secret. Personne doit savoir.

Ton père c'est un magicien.

Non, c'est de la science.

La science c'est pire.

Qu'est-ce que t'en sais ? Papa aurait fait une fortune comme inventeur.

Pourquoi il n'est pas riche alors ?

Parce qu'il voulait construire une ville dans la jungle.

Parce qu'il dit qu'il va y avoir la guerre nucléaire.

Vous vous trompez tous.

Papa racontait à tout le monde qu'il bâtissait un monstre.

"Je suis le Dr Frankenstein" qu'il disait.

D'un ensemble de tuyaux il disait "c'est les poumons". Un autre le "trou du cul".

Deux réservoirs étaient "les reins". Lui en parlait toujours comme d'une personne.

"Il lui faut un estomac."

0u "Ça s'adaptera sur son foie".

0u encore "Voilà son gosier".

Je te veux à mes côtés. Une page de l'histoire s'écrit.

Les photographes de l'expédition ?

Jerry, tu as l'appareil ?

Francis, tu es en place ?

C'est toi qui allumeras.

Tu es le plus jeune, tu t'en souviendras plus longtemps.

Pardon, c'est pour la photo.

Tout le monde dans le cadre ? Souriez !

Tu t'éveilles.

Ce n'est pas un miracle, c'est la thermodynamique !

Faudra pas aller le chercher ?

Non, ça va, il sait ce qu'il fait.

Qu'est-ce qu'il tient ?

Vous n'avez jamais vu de boule de neige ?

De la glace avec du feu !

C'est de l'eau glacée !

Vas-y Bucky !

Climatisation !

Fraîcheur de la maison, sommeil réparateur !

Productivité accrue !

La glace c'est la civilisation !

C'est pour ça que je suis venu.

Une petite minute !

Vous en voulez combien ?

C'était une espèce de miracle pour les indigènes.

0n organisa une sorte de glacière.

Entièrement gratuite.

Mais papa ne tenait plus en place.

C'était trop facile.

Sa glace faisait partie de la vie quotidienne.

Francis lui parla d'une tribu indienne

à une demi-journée de marche dans la montagne.

Des gens qui n'avaient jamais vu de missionnaire.

Et certainement jamais de glace !

C'était les bons sauvages dont il rêvait à Hatfield.

Qui prendraient sa glace

pour des diamants et n'en reviendraient pas.

Continuez !

Courage les gars !

A terre si on ne peut pas faire autrement !

Charlie, viens par ici, viens tenir par ici !

Stop ! Stop Francis !

Attention à tes jambes.

Allez Jerry !

Après cette crête ça descend jusqu'au bout.

Et alors quoi les gars ?

- Va falloir rentrer dans le noir. - Rentrer ?

On ne rentre pas avant d'avoir livré cette glace !

Bon, on va camper ici, posez-moi ça !

Où on va dormir ?

Ben ici même.

De l'autre côté de la rue. Au Hilton !

Allez près de la piscine pendant que je loue les chambres.

Tu veux un grand lit, pas vrai ? Comme moi.

J'espère qu'il y a la télé couleur !

Tu veux des pièces pour le juke-box Jerry ? Un peu de musique ?

J'en ai ma claque de tes jérémiades. Reprends-toi ! Sois un homme !

Viens Jerry, ça va.

Ben voilà, il va t'offrir une sucette.

Attention en traversant !

Je vais chercher du bois pour un abri.

Pas possible ! Charlie va nous montrer comment camper !

Y sait le faire Charlie.

Eteins ça, tu fais fondre ma glace.

Qu'est-ce que vous regardez ?

C'est la première fois depuis la création que de la glace fond ici.

Pensez-y.

Allez, vite !

Donne le sac Charlie.

C'est pour vous, j'apporte... cadeau.

Cadeau ! Doucement.

Ils n'ont encore jamais vu de blancs.

Ne les effrayez surtout pas.

Cadeau.

Merveilleux, mystérieux cadeau.

Venez ! Venez voir. Regardez, regardez.

Attendez, vous allez voir.

Un peu de patience.

C'est à ne pas y croire !

C'était de la glace.

Va-t'en.

Vous savez le mal qu'on a eu à monter de la glace ?

Va-t'en.

Partons.

Ce n'est pas ma faute.

Déjà vu ou touché de la glace ?

Papa, y a un blanc !

Là-dedans il y a un blanc.

Surveille mon dos.

C'est mignon ici.

J'aime la vie près de la nature.

Ça me plaît.

Mon papa est inventeur.

Il a inventé une machine à glace.

Elle fait des gros blocs, c'est froid !

La glace a des tas d'usages...

Pour refroidir, heu, l'eau.

Non, surtout ça empêche la bouffe de pourrir. Ça soulage la douleur.

Et ça tient frais quand il fait chaud.

La glace c'est la civilisation.

C'est pour ça qu'il est venu ici.

C'est génial ici. Merci beaucoup...

on reviendra. En route !

On vous apportera de la glace.

On reviendra.

Encore de la glace !

Vous arrêtez pas.

Qu'est-ce qu'ils faisaient ?

C'étaient trois prisonniers.

Je voulais les aider mais ils ont un plan.

Ils suivront nos traces. Ils nous prenaient pour des missionnaires.

J'EN APPELLE AU CIEL ET A LA TERRE CONTRE TOI - Deutéronome IV 26.

C'est quoi papa ?

- Je suis heureuse que tu sois là ! - Spellgood ?

Ils sont partis avec lui.

- Comment ça ? - Je n'ai rien pu faire.

Il leur a parlé du feu de l'enfer, il les a terrifiés.

Très colère contre vous.

- Il a dit qu'on est communistes. - On n'est pas communistes chérie.

Content que vous soyez rentré.

C'est de la jalousie, de l'envie. Tu construis quelque chose

et on veut te le prendre.

Qui a fait ça ?

Quoi, quoi Francis ?

- Des hommes. - Parle ! Dis-moi ce qui se passe.

Bandits, bandits !

- Où ? - Là !

Du calme Francis.

Trois bandits. Trois.

- Qu'est-ce qu'il y a papa ? - Sais pas.

Trois ! Trois hommes. Fusils.

Je ne vois personne.

J'ai dû laisser tomber ça.

Trois bandits ici.

On ne pensait pas vous trouver.

Où sont vos indigènes ?

Enfuis. Avec vos armes ils vous ont pris pour des soldats.

Pas eu le temps de les détromper.

Ils sont en train d'empoisonner leurs flèches, hein ?

Probable.

Où vous allez ?

Vous n'êtes qu'à une journée de la côte.

Je vous fais une carte.

Prenez le bateau un peu en aval.

Il est à vous, je vous le donne. Vous serez bien là-bas.

On est bien ici.

Ah si j'avais de la place. Mais nous sommes...

envahis par les fourmis.

Elles sont dans tout. Il faut...

tout casser, tout brûler.

Je t'ai dit d'abattre la cabane.

Va prendre une barre à mine et... ne cours pas !

Abats la cabane et brûle-la.

Je ne vois pas de fourmis.

Bien sûr ! Si on les voyait on pourrait les tuer.

Bon, je suis pas en vacances, j'ai du boulot.

On jette un œil.

Non, non, prenez le bateau, allez-vous-en.

On jette un coup d'œil.

Allez-y !

Autant que vous voudrez.

Je vois pas fourmis.

Moi, quand je me trompe c'est du sérieux !

Je les ai crus prisonniers des Indiens !

Vous êtes à l'aise ?

Mais excusez-moi, si je vous demande ça...

c'est qu'il faut vous lever.

Guerre totale contre les fourmis, vous comprenez ?

La tronçonneuse Charlie. Tous ces meubles.

Maman, tous ces trucs-là. A bouillir.

Tous les tissus.

Tous les meubles. Tenez-moi ça s'il vous plaît.

Enlevez tout ça. Tous les meubles.

Excusez-moi messieurs.

Va chercher la barre.

- Faut tout brûler ? - Sur le tas Jerry.

- Celle-là aussi ? - Ce sont les termites chérie.

- Ma Kennywick va être en colère. - Oui, je sais bien.

Tout doit y passer, c'est la seule façon.

Mieux vaut que Ma ne le sache pas.

D'accord pour tout ça ?

Je ne les vois pas. Ils sont peut-être partis.

Ils veulent manger.

On ne va pas s'en débarrasser ?

Bien sûr que si.

Personne ne s'imposera à nous.

Si on possède une ombre de vitalité...

on ne se laisse jamais opprimer.

Comment faire ?

Pourquoi on ne dort pas à notre place ?

Parce qu'on a des invités ce soir.

Allez, dormez bien, je reviens plus tard.

Bonne nuit.

Excusez-moi.

Messieurs...

votre couchage est prêt.

Allons-y avec vos affaires.

Où ils vont ?

Ce n'est pas grand-chose...

le strict nécessaire.

Mais vous y serez bien.

Petit déjeuner à 7 heures, œufs au lard pour tous.

Je ne peux pas le faire tout seul.

Mets tes chaussures et suis-moi.

Ils dorment. Il faut que tu grimpes là-haut...

pour bloquer la porte.

Sans faire le moindre bruit.

C'est possible ?

Je crois.

Non, faut être sûr. Nous risquons tous notre vie.

Tu peux le faire ?

Oui, je peux.

Ça va ?

Pas de pitié pour ces types Charlie.

Pas de pitié pour cette bête: Ce n'est pas son sang.

C'est le mien.

Je leur avais offert de partir. S'ils restent couchés ça ira.

Ils ne vont rien sentir.

En quelques secondes ils seront congelés.

Pourquoi tu fabriques de la glace à cette heure-ci ?

Rentrez tous !

Faites ce que je dis ! Rentrez !

Qu'ils se couchent ! Ils vont le percer !

Maman !

- Derrière l'arbre ! - Baissez la tête !

Le gaz !

Je suis navrée.

Et moi heureux ! Nous sommes libres !

Ma vedette !

Petite Haddy !

C'était tout ce que j'avais au monde !

A quoi bon un bateau sans rivière ?

La rivière est là.

Pleine d'hydrate d'ammoniac. Polluée.

Si nous restons nous sommes morts.

Nous y sommes !

- L'océan ! - On est arrivés !

J'y vais ! Je te prends à la course Jerry !

Attends-moi Charlie !

Chez moi, par là-bas !

USA par là-bas !

Ouais ! Rentrons chez nous, rentrons chez nous !

Clover, April ! Rentrons chez nous !

Rentrons chez nous !

Nous avons tout ici.

Ici même ! Il suffit de vivre simplement.

Jardinage,

pêche et récolte sur la plage.

Je ne suis plus le même. Finis les poissons chimiques.

Ce que la mer ne rejette pas c'est qu'on peut s'en passer.

Ce bateau permettrait de caboter jusqu'à Mosquitia.

La plage permettrait de rallier Panama !

Ou alors, en remontant, Cape Cod !

Oui, tiens ! Allons à Cape Cod !

Non et non !

Tout retour est impossible !

Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a plus rien.

Plus d'Etats-Unis.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Un cataclysme. Un éclair aveuglant. La fin d'un monde !

Mais chéri, ça c'était Jeronimo !

Mais non ! Je parle des Etats-Unis d'Amérique !

Des millions d'Américains carbonisés.

La chair leur a fondu sur les os.

Pourquoi tu nous fais ça ?

Je ne vous fais rien du tout. Je suis le sauveur.

L'Amérique a vraiment sauté ?

La guerre nucléaire ?

Maman !

Mais non, tout va bien, ce n'est qu'une blague.

C'est pour rire.

Tu parles d'une blague.

Je ne peux pas prendre votre Oméga.

Elle ne me sert plus du tout.

Prenez-la, vous êtes notre ami.

Vous seriez bien chez moi...

c'est ma famille.

Ça figure sur la carte donc j'en ai rien à faire.

Je savais que papa nous avait menti sur l'Amérique.

Du coup je me sentais plus seul que jamais auparavant.

J'aurais aimé attirer son attention.

Lui dire mon amour, mon désir de rester toujours avec lui.

A condition qu'il retire son mensonge.

Dis maman... on va rester longtemps ici ?

Hatfield, M.Polski, nos poulets et l'Amérique...

ont tous sauté ?

Si c'est vrai, nous on a de la chance, hein ?

Et si c'est pas vrai ?

Alors nous nous trompons terriblement.

Nous pourvûmes tant bien que mal à nos besoins.

Bâtissant une cabane équipée de latrines et d'un potager.

La cabane avait l'air d'une grosse barque. Papa s'attacha à la rendre étanche.

La calfatant contre les rats et l'humidité.

Il trouva un vieux moteur hors-bord

qu'il nettoya minutieusement.

TROUVAILLES DU JOUR

Papa aimait dire que si Robinson avait fini par rentrer chez lui,

nous nous allions rester.

C'est M.Haddy !

Salutations !

Longtemps qu'on t'a pas vu !

Quelle surprise !

Voici une expérience très, très différente !

Ça ne paie pas de mine pour l'instant

mais nous avons de grands projets.

Je vous ai apporté à manger.

Pourquoi, j'ai l'air affamé ?

Ce moteur n'a pas de bougies,

je vous en apporterai.

Pas besoin.

Comment ça ?

Gardez vos aumônes.

C'est trop près de l'eau.

Elle s'arrête là.

Elle montera ici avec les pluies.

Avec les tempêtes elle recouvrira ce tas, là.

Qui a empilé ça ? Des singes ?

Où est passée la montre ?

Vous voulez voir mon nouveau voilier ? Un échange.

Je l'ai baptisé Oméga, comme la montre.

Il est joli.

Une montre que j'avais depuis 15 ans.

Il est 3:00, 3:30

Vous l'avez donnée.

Je croyais que tu étais pour le troc ?

Vous ne voyez pas qu'on a du travail Haddy ?

Vous n'êtes pas bien là.

La pluie emportera votre expérience à la mer.

Maman et les enfants pourraient venir à Brewer.

C'est familial.

Il veut me dire que c'est trop dangereux ici ?

Ce sauvage veut me faire la leçon.

Ne parle pas comme ça à M.Haddy.

Nous vivons ici, compris ?

Nous faisons œuvre de pionnier.

Je veux aller avec Haddy.

Quoi ?

Plus fort Jerry !

Je disais que je voulais partir avec Haddy.

Parfait. Laisse tomber ton ouvrage et file.

Mais ne reviens jamais !

Jamais. C'est la politique de la maison.

Voilà ce que vous avez fait !

Bravo !

Vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez, hein ?

Un jour ce sera un village prospère, en pleine harmonie avec la nature.

Ceux qui ne voient pas ça n'ont rien à faire ici.

Quels qu'ils soient.

Il ne parle pas sérieusement.

Je le hais. Je voudrais qu'il crève.

Dis rien à ton père.

Des bougies et de l'essence pour hors-bord.

Qu'est-ce que je dirai ?

Que tu les as trouvées.

Sans moteur vous vous noierez.

Va y avoir de l'eau partout, tu m'entends ?

Dieu soit avec vous.

Charlie, attache les amarres à la charpente !

Oh Seigneur !

T'en fais pas maman, c'est un bateau !

Rentre avec les enfants, je vais nous amarrer à la rive.

Rentrez !

Tout le monde tire !

Tenez bon.

Nous dérivons vers le large.

Oh mon Dieu !

J'ai trouvé ça.

Je peux barrer !

On peut descendre le courant jusque chez Haddy !

Les choses mortes descendent le courant maman,

la vie remonte !

VICTOIRE

Ne leur donne pas trop de coco.

Rationnons.

On ne sait pas quand on mangera de nouveau.

Bon sang !

La sûreté a sauté, l'hélice est au fond.

Amenez-vous avec les perches. Prenez un repère sur la rive.

Maintenez-le en place.

Où est-il ?

Il y a longtemps qu'il est là-dessous.

- Il est plus là. - Tu le vois Jerry ?

Il est bien quelque part.

Reviens papa !

Je le vois pas.

Où t'es papa ?

Je vais craquer !

Tout va bien, t'en fais pas, tout ira bien.

Je ne peux rien faire !

On peut suivre M.Haddy.

Il a raison, allons-y.

Partons d'ici !

Traîtres !

Par punition nous fûmes relégués en remorque.

Papa nous tournait le dos à la poupe.

J'imaginai ce que ça ferait d'y planter un couteau, sous le col effrangé.

Oui, c'est une punition nécessaire.

Pas du tout, fais-les revenir tout de suite !

C'est toi qui commandes maman ? C'est ça ? Dis-le-moi.

Tu saurais survivre ici ? Et nous tirer de là ?

- Tu irais où ? - A Brewer, chez M.Haddy.

Vivre comme un sauvage ?

J'aimerais mieux mourir tout de bon.

S'il n'en reste qu'un... Ça prouve que j'ai raison.

C'est pour nous tous que j'agis.

C'est pour toi.

J'aimerais pouvoir le tuer...

ça doit pas être difficile. Je me glisserais comme un serpent...

Tais-toi !

Arrête ça !

Tu le penses aussi.

Pas du tout...

et je te dis d'arrêter ça.

J'voudrais qu'il crève !

Tais-toi, tu veux.

Tais-toi, c'est tout.

Allez, va.

Beau pays, hein maman ?

On pourrait vivre n'importe où par ici, comme des rois.

Mais je sais ce que tu penses: Mieux vaut aller plus en amont.

C'est des anges maman ?

Des missionnaires, peut-être de l'aide !

On n'en a pas besoin !

Tu nous as vus ?

Bravo le chœur, bravo !

Spellgood.

On va voir ça !

Qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais lui casser la gueule, voilà !

Regardez !

Des barbelés. Un camp de concentration chrétien !

Eh, un tableau noir ! Ils jouent au basket !

Des vraies maisons !

Et ces jouets ! On peut jouer ?

... vous y seriez aujourd'hui.

Chers frères et sœurs.

Nous connaissons tous l'histoire de Gédéon.

Qui en appela à Dieu...

en ses heures sombres.

Pour l'aider à vaincre ses ennemis.

Alors il souffla dans sa trompette.

Et...

il n'en fallut pas plus !

Li en avait appelé à Dieu.

Aussi simple qu'un coup de téléphone.

Et je vous demande...

de considérer la prière comme aussi simple qu'un coup de téléphone.

Dieu ? C'est Gurney.

Je T'appelle pour...

Allô ?

Regarde ! Les Maywit !

Lavage de cerveau !

Parfois la ligne est coupée.

Qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ?

0n rappelle ultérieurement !

Dieu ? C'est encore moi.

Voilà, j'ai un petit embêtement et...

je sais que Tu es très occupé...

Au bateau !

Du calme les enfants ! Tout le monde est fatigué.

Je veux regarder la télé ! C'est mon émission.

C'est moi ! Charlie Fox ! Avec Jerry.

Qu'est-ce que vous faites par ici ?

On remonte la rivière.

Drôle d'histoire. Papa disait que vous viviez...

comme des sauvages, tout nus.

Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Vous êtes dégoûtants !

Vous... vous avez rapetissé.

Vous avez une de ces coupes !

L'Amérique, ça va ?

Baltimore devient moche, on a fermé l'église drive-in.

Y a eu la guerre ?

T'es dingue ?

Papa disait que l'Amérique avait sauté, plus personne !

C'est idiot.

Tous brûlés, voilà ce qu'il a dit.

Moi qui trouvais déjà le mien bizarre.

- Il nous a toujours menti ! - Ta gueule !

Panne d'essence du générateur, c'est tout le temps pareil !

Venez.

Voilà, tout ira bien.

Ça va, tu sais.

On a des ennuis.

Tu nous aiderais ?

Où vous étiez passés ?

- Où est papa ? - Je le croyais avec vous.

Il nous a menti !

- Je pars, maman. - Moi aussi.

- Quoi ? Comment ? - Les Spellgood ont une jeep.

Emily m'a donné les clés.

Et abandonner papa ?

S'il te plaît maman !

Ecoute-moi ! C'est peut-être la dernière chance...

prenons les jumelles et partons avant qu'il nous arrête.

Non, je ne peux pas faire ça !

- S'il te plaît. - Ou ce sera trop tard.

La télé brûle !

Va chercher les jumelles Charlie !

Ne vous en faites pas, on s'en va, c'est tout...

J'ai trouvé de l'essence.

J'ai dû en renverser un peu.

Mettez le générateur en route ! Et les lances d'incendie !

Les communistes.

Largue les amarres, on s'en va.

Papa...

Quoi ?

On ne va pas avec toi.

Comment ?

T'es un menteur.

- Charlie a un plan, écoute-le. - Te mets pas contre moi.

Tu es en train de nous tuer.

Tu as toujours été contre moi, tu ne vaux pas mieux.

Pardon !

- Allez ! - Non.

Allez, débarquons.

Maman !

Tout va bien.

Tout va bien mon chéri.

La pompe est en marche Gurney.

Voyez ce qui est inscrit au-dessus de la porte "Alléluia" !

Comment je m'en tire fiston ?

Très bien papa.

Je ne peux pas bouger. Seulement la tête.

Ça va aller mieux.

L'homme est né d'un monde mal fait Charlie.

Son corps est mal conçu.

La peau pas assez épaisse. Manque de poils, de griffes et de crocs.

Nous n'étions pas faits pour aller debout.

Le cœur et les testicules en première ligne.

Faudrait aller à quatre pattes...

être plus poilu, avoir une queue.

Moi qui te cause... tu peux me croire...

je n'irai plus qu'à quatre pattes désormais.

Je veux pas que papa meure.

Je sais bien. Je sais.

La nature est tordue.

Moi je voulais des angles droits.

Des lignes droites.

On se coupe en ouvrant une boîte de thon et on crève.

On remonte toujours la rivière maman ?

Oui mon chéri.

Tant que j'avais cru en mon père,

le monde m'avait paru vieux et petit.

Maintenant qu'il n'était plus et que je n'avais plus de peur de l'aimer

le monde semblait sans limites.

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