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Et si je combattais un dragon !
Et si JE combattais un dragon !
Je fais toujours le garçon qui combat le dragon
et la fille qui attend dans son coin.
C'est ce qui arrive souvent dans les contes.
Bon, j'attends la fin de l'histoire
et tu me délivres, entretemps, je vais te dessiner un dragon.
Plusieurs, un, c'est insuffisant.
La plupart du temps, les humains ont représenté leurs peurs
en inventant des monstres.
Voyez ces images.
- Wouah ! - Superbes !
Les princes frappent tous les dragons avec leur épée.
J'aimerai quelque chose de plus originale
et de plus réaliste.
- Quels monstres ? - Aucun.
Je vois quoi faire, je vais en inventer de nouveaux.
Pour avoir des monstres plus grands, je vais commencer par ętre une petite fille.
Le dessin est fait !
Je vous préviens, c'est une sauvageonne, pas bien coiffée.
Enfin, une coiffure qui te va.
- Pręts ! - Oui.
La maîtresse des monstres !
Le monstre de l'eau veut bien !
Le monstre de l'eau veut bien qu'on boive.
Boire, boire !
Faites-moi une place !
Je dois boire.
Je veux boire.
Tu as fâché le monstre.
Petite peste.
Le monstre des champignons veut bien.
Le monstre des champignons veut bien qu'on mange.
Vite, on peut manger !
Manger, on va manger !
Je l'ai vue !
Elle a pris des champignons, juste devant le monstre.
Donne-moi ces champignons.
Oh, un rat !
Tuez-le, allez !
Eh, je ne vous ai rien fait !
Tu parles !
Tuez-le !
Mais, oů est-il passé ?
Et voilŕ, tu l'as laissé s'échapper !
- Non. - Menteuse !
Lŕ, il est lŕ !
Par ici !
Tu es futée, et sympa, merci !
Il n'y a pas de raison qu'on te tue.
Et tu parles et tu viens d'ailleurs.
Tu as surement des choses ŕ dire.
Et comment, tu es une maitresse des monstres.
- Quoi ? - Chut !
Tu crois ŕ ces histoires ?
Les maitresses des monstres existent et tu en es une.
Crois-le ou pas, mais je peux t'assurer
que je n'ai aucun pouvoir sur les monstres.
Regardez-la, elle parle toute seule !
Ecoute, tu as le pouvoir
de rapetisser et de faire disparaitre les monstres
rien qu'en les regardant en face.
Merci du conseil.
Il est interdit de regarder les monstres en face car ça rend aveugle.
Non, c'est le soleil, pas les monstres.
- C'est quoi, le soleil ? - Je t'expliquerai plus tard.
- As-tu soif ? - Bien sűr !
Lčve-toi, vas ŕ la source,
regarde le monstre en face, rapetisse-le et bois autant que tu veux.
Tu ne vas pas rester dans ce trou toute ta vie, vas-y !
- J'ai peur. - Vas-y !
- J'ai peur du monstre. - Vas-y !
- J'ai peur de ce qu'ils vont dire. - Vas-y !
- Mais, que fait-elle ? - Ce n'est pas possible.
J'ai peur de devenir aveugle.
Bien sűr, ne le quitte plus des yeux.
- Deviens-tu aveugle ? - Non.
Au contraire, je vois de mieux en mieux.
Il a des yeux ronds, jaunes et pas de paupičres.
Wouah, il a rapetissé !
Continue de me le décrire.
- Il n'a que quatre bras. - Combien pensais-tu qu'il en avait ?
Je ne sais, quand je les vois, quatre, c'est peu.
Houla, il rapetisse !
Il a disparu.
Félicitations, maitresse des monstres,
et maintenant, tu peux boire.
- Vous avez vu ? - Quoi, vu quoi0? !
Le monstre, la petite ?
Toujours celle-lŕ, elle va encore nous attirer des ennuis !
Attention !
Et voilŕ, que vous avais-je dit ?
Le monstre va encore nous priver d'eau pendant une semaine.
Méfie-toi, tu aurais dű garder un oeil sur le monstre.
- As-tu encore soif ? - Non, mais j'ai faim.
Bien !
Que va-t-elle encore faire ?
Il est gros, il mange trop de champignons !
Il a les yeux bleus, mignons.
Il a des poils partout, c'est laid, il se dégonfle !
Bon appétit, maitresse des monstres !
Hé, fais-moi gouter, merci !
Beurk, comment peux-tu avaler ça ?
Que puis-je avaler d'autre ?
Euh, des bolets, des cčpes, des morilles...
sans oublier des fraises, des prunes, des noisettes....
- Allons- y ! - Oů ça ?
- Dehors ! - Dehors ?
Ne sois pas sotte, tu vas réduire le monstre du passage et sortir !
Mais, personne n'est jamais sorti !
Oui, vas-y !
Ce monstre est encore plus grand qque les autres.
- Oui, vas-y ! - Mais, oů va-t-elle ?
J'ai peur de ce monstre, et aussi de sortir !
Oui, vas-y !
Quand elle reviendra, je vais lui flanquer une de ces raclées !
Vous avez vu ?
Il n'y a rien ŕ voir, le monstre est- lŕ, pour nous protéger !
La petite n'est plus lŕ, bon débarras !
- Elle est tombée ŕ l'eau. - C'est le monstre de la source !
- On l'a tous vu. - Cela a éclaboussé !
C'est ce qui arrive quand on ne respecte pas les monstres.
Oublie-les !
Oui, c'est fini, je suis dehors !
Et débarrassée des monstres !
Mais, tu n'y es pas.
Tu es au cinquičme dessous et le prochain est le plus dangereux,
le monstre du feu !
Fixe-le d'aussi loin que tu le vois
et ne le quitte plus des yeux !
- Ah ! - Roule-toi par terre.
- J'ai mal ! - Tu n'es pas la seule.
- Je souffre, j'ai mal ! - Tu l'as déjŕ dit.
Je suis toute..... ah, je n'ai plus de cheveux !
- Ça repoussera ! - Je n'ai plus de cheveux !
- Je souffre ! - Arręte, je sais que tu souffres
mais ne fais pas un plat d'une chose aussi ordinaire !
Si tu t'arrętes chaque fois que tu souffres, retourne d'oů tu viens !
- Mes cheveux ont brulé ! - Arręte ou je te laisse tomber.
Non.
Ecoute, tu l'as bien réduit, mais il est resté monstre du feu.
Tu ne t'es pas méfiée et il en a profité.
Bon, je me suis faite avoir, j'ai mal et je suis chauve.
Maintenant, les autres ont intéręt ŕ se garer.
Hé, attends-moi !
Ça ne va pas assez vite, au suivant.
Suivant !
Suivant !
Arręte, il n'y en a plus.
Qu'est-ce.... c'est quoi, ça ?
C'est la porte derničre !
Qu'y a-t-il derričre ?
Derričre, le soleil, le vent, ton peuple !
Et un jeune roi qui t'attend depuis sa naissance.
Aprčs cette porte, il y a ton bonheur, avance !
Avance, la porte s'ouvrira devant toi.
- Non ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je n'ai plus de cheveux. - Et alors ?
Il n'est pas question que le roi me voit comme ça !
- Mets un chapeau. - Quel chapeau ?
- Débrouille-toi. - C'est impossible.
Le bonheur est de l'autre côté de la porte et tu restes ici !
Je ne peux pas me montrer, ŕ lui, comme ça !
- Tu m'expliqueras ! - Non.
Bon, j'en ai marre, reste dans ton trou et pourris bien, salut !
Le bonheur est de l'autre côté de la porte et tu restes ici !
Pourris dans ton trou, moi, je me tire.
Pas mal, le chapeau !
- Tu.. n'étais pas parti ! - Si, j'en pouvais plus.
Les gens intelligents qui se conduisent comme des imbéciles me rendent fou.
Mais, dehors, je me suis calmé.
J'ai pensé que tu finirais par trouver un moyen de sortir.
C'est ma faute, je t'ai donné trop de conseil.
- Que fais-tu ? - Je rallonge ma robe.
Bien, maintenant, ils savent et t'attendent derričre la porte !
Quel bonheur, et plus de monstres !
Comment, plus de monstres, il y en a plein !
Pourquoi crois-tu que je suis allé au cinquičme dessous ?
C'est pour cela qu'ils t'attendent.
Non, je voulais une fęte loin des monstres !
C'est le cas, les monstres ne peuvent supporter que tout le monde soit content.
Et ils s'enfuient, revenant plus tard, en douce.
Mais, tu sauras t'en occuper.
Et je montrerai comment faire, je suis pręte !
Tu es splendide, je suis fier de toi !
Tu peux t'avancer sans crainte.
Tu es bien celle qu'ils espčrent.
Je t'aime !
Vous ętes plus belle encore
que dans mes ręves !
Et si je devenais sorcier !
Un vieux sorcier persan t'apprendrait ses tours.
Mais, pour se servir de toi, d'une maničre épouvantable.
Mais, ce sorcier aurait une fille !
Ravissante, bien sűr !
Bien sűr, elle saurait des choses terribles.
Et serait-elle du côté de son pčre ou de l'élčve ?
C'est une bonne question, votre histoire avance vite !
Que fait un sorcier ?
Euh, il fabrique des poisons redoutables.
Pas trčs sympathiques !
- Il sait se rendre invisible ! - Pas trčs visuel.
Il sait prendre n'importe quelle forme.
- Mieux ! - Vous avez dit persan !
Oui, c'est tellement bon !
Je vous envoie un choix de miniatures du 16čme sičcle,
un des sommets de l'art au charme incomparable, tout est joli !
Les motifs décoratifs, les plantes !
- Les objets ! - Les costumes !
- Les visages ! - Les constructions !
Voilŕ ma tenue de sorcier persan !
Elle te va trčs bien.
Et mon costume, trčs simple aussi.
Je suis un pauvre garçon qui cherche du travail.
- Pręts ! - Oui !
L'écolier sorcier !
Bonjour, je cherche du travail, je suis soigneux et appliqué.
Tu es trop jeune pour ętre bijoutier.
Bonjour, je cherche du travail, je suis agile et courageux.
Tu es trop vieux pour devenir acrobate.
Bonjour, je cherche du travail, je suis pręt ŕ prendre...
Je n'ai besoin de personne, au revoir.
Tu es pręt ŕ apprendre n'importe quoi ?
Oui.
Męme la sorcellerie ?
- Vous... ętes sorcier ? - Wou barabou zahou !
Oh, ben ça alors !
Alors, veux-tu ętre apprenti-sorcier ?
Oui !
Alors, prends un caillou et mets-le sur la tęte.
- Comment ? - Si tu es sourd, change de métier.
Vous voulez que je me mette un caillou sur la tęte !
Si tu dois discuter chacun de mes ordres, disparais !
Non, non non.
Répčte
Rot nu bill, moo bru !
Vrot nu bill, moo brut !
Rot nu bill, moo bru !
Vrot nu bill, moo bru !
Rot nu bill, moo bru !
Rot nu bill, moo bru !
Pas trop mal.
Tu es engagé, suis-moi.
Saute !
C'est le nouvel apprenti, voici ma fille !
On a ŕ travailler, retourne ŕ ta cuisine.
Et toi, voici un exercice simple.
Le petit lapin, A Pas Lul, répčte !
A Plas Lul !
Tu répčtes mal et trop fort.
A Pas Lul !
Tu répčtes mal et trop faible.
Ecoute au lieu de faire n'importe quoi !
A Pas Lul
A Plas Lul !
Passable, mais c'était un facile.
Reprends ta forme humaine.
Mais, je ne sais pas comment faire !
Pense fort, c'est tout
Mais, tu ne penses qu'ŕ moitié !
Allez, plus fort !
Bon, maintenant, de la souplesse, le serpent !
Oh Tressel muss !
Oh Chtressel mus !
N'importe quoi, Oh Tressel muss !
Oh Chtressel mus !
Bon, n'approche pas de moi et reprends ta forme.
Et pense ŕ ta tęte !
Mais, regarde ce que tu fais !
Sois un peu plus concentré !
Autre chose, de la hauteur, une girafe !
Fah ri che no !
Fah ri che no !
- Un sans-faute ! - Coucou !
Chut !
A qui fais-tu coucou ?
A personne, quand je suis en haut, je fais toujours coucou.
Tu serais étonnant avec plus de concentration.
Pour vérifier si tu as de réelles dispositions,
nous allons essayer quelque chose de vraiment difficile !
Un animal inexistant, le dragon chinois !
- Pręt ! oui.
Concentre-toi, j'y vais.
Yvon ton earl gargan creu !
Yvon ton earl gargan creu !
Redeviens toi-męme, et complčtement !
Mon garçon, aucun doute, tu as des dons exceptionnels.
Et je me réjouis de t'avoir rencontré.
Prochaine leçon, les potions magiques.
Je remonte cueillir les herbes nécessaires,
en attendant, demande ŕ manger ŕ ma fille.
Tu ne t'assoies pas ?
Le maitre ne veut pas que je mange avec lui.
Moi, j'aimerais que tu manges avec moi.
- Tu appelles ton pčre maitre ? - C'est lui qui le veut.
Je ne pense pas qu'il soit mon pčre.
Il avait juste besoin d'une femme de ménage.
- Oů est ta mčre ? - Je ne l'ai jamais connue.
Pardon, je parle de choses tristes
tout ŕ mon bonheur d'avoir appris des choses extraordinaires.
Et toi, le maitre t"a appris beaucoup de tours ?
Non, il ne veut pas, il m'a juste appris quelques trucs de ménagčre,
sans intéręt.
Oh, sensationnel, tu m'apprendras !
Comme tu es mélancolique, moi, je suis si heureux d'ętre ici.
- Est-il vrai que je suis doué ? - Oui.
Ça ne te fait pas plus plaisir que ça !
Non.
- Veux-tu tout savoir ? - Et comment.
C'est trčs grave que tu sois doué, je vais te montrer.
Je te préviens, c'est effrayant.
Le maitre craint de perdre la mémoire en vieillissant.
Il enseigne tout ce qu'il sait ŕ de jeunes gens, puis, il les tue.
Voici tes prédécesseurs, conservés dans du vinaigre.
Il les mangera, l'un aprčs l'autre
pour retrouver ce qu'il a oublié et qu'ils ont retenu.
Le dernier bocal est pour toi
Je dois m'échapper, tant qu'il n'est pas lŕ.
Impossible, il a construit cet espace avec une seule entrée
et pas de sortie, sauf pour lui, bien sűr.
- Je suis perdu ! - Non, il y a un moyen.
Ne sois plus doué, fais tout de travers
pour qu'il craque et t'expulse.
Maintenant, sortons vite, s'il nous découvre, il nous tue tous les deux.
Ces plats sont excellents !
Assez mangé, voici tout ce qu'il faut pour faire des filtres redoutables.
Mais, d'abord, viens me montrer ce que tu as retenu de ma premičre leçon.
- Le petit lapin ! - A Pas Lu !
Cocorico !
Hum, hum !
Et voilŕ !
- Maintenant, le serpent ! - Facile, Oh Chtressel mus.
Arręte, te rappelles-tu de la girafe ?
Et comment, Fah ri che no !
Coucou, un sans-faute !
Ça suffit !
Et maintenant, Mesdames et Messieurs, le dragon chinois.
Yvon ton earl gargan creu !
Pas mal, n'est-ce pas !
Tu as des dons, mais un petit problčme, la mémoire !
Veux-tu te retourner !
Ah, ah, ah, le meilleur coup de pied au derričre de ma carričre.
L'air, les vraies fleurs, les vraies feuillages,
et la liberté et plus de sorcier !
Tu es pręt ŕ apprendre n'importe quoi ?
- Oui ! - Ah, non.
Męme la sorcellerie !
- Vous ętes sorcier ? - Wou barabou zahou !
Ah !
Oh, je l'ai mangé !
Tout ŕ coup, avec mes tours de magie, tous me réclament !
Et je vis dans le luxe, mais que devient la fille du sorcier qui m'a sauvé la vie ?
Elle est enfermée, seule,
dans un endroit oů personne ne viendra plus jamais,
pas męme le sorcier.
Elle est seule, elle n'est pas la seule.
Je ne le verrais plus jamais.
Je suis lŕ !
- Tu es revenu. - Je suis venu te chercher.
Mais, tu sais que c'est impossible de sortir.
Avant, rien n'était possible, mais, depuis,
il m'est arrivé tant de chose que maintenant,
je ne crois plus en l'impossible !
Et je devine que tu en sais bien plus que prévu,
observant derričre ta grille.
A nous deux, nous trouverons comment sortir
et, bientôt, nous nous promčnerons dans la campagne, main dans la main.
Oui, mais que fais-tu du sorcier ?
- C'est déjŕ fait. - Quoi ?
Ça s'est passé trčs vite, voilŕ, je l'ai mangé !
C'est ce qu'il voulait te faire, bien fait.
Et si on faisait une histoire de pirates !
- Tu serais le capitaine ? - Non.
Si on voit les choses sérieusement, ils volent et ils tuent.
Je serais plutôt un mousse malmené par ces brutes.
Et au milieu de ces brutes, ta seule amitié serait une gentille chatte.
Cela me plait, un garçon, une petite chatte
qui ne se laisseront pas faire par une armée de bandit.
Si tu n'aimes pas les pillards, je te comprends !
Pourquoi une histoire de pirates ?
C'est vrai, ce n'est pas logique.
Ce doit ętre les aventures, la mer, un grand bateau ŕ voile.
Je me vois montant trčs haut, dans les haubans.
Il y a aussi les trésors !
Oui, des tas d'or et de pierres précieuses.
Ce serait dans quel pays ?
Une destination fascinante, pleine de pierres précieuses,
pourrait ętre les Indes !
Oui, c'est exactement ce qu'il nous faut.
Vous avez reconnu le Taj Mahal !
Le plus beau des palais !
Ce n'est pas un palais, mais un tombeau.
Il est vrai qu'il s'inspire de palais persans.
Ses motifs sont ravissants.
Tout cela vient du Taj Mahal !
Magnifiques, beaux costumes !
Les hommes portent des bijoux.
Les femmes, par contre, me semblent bien simples.
Ah, cette coiffure m'intéresse.
Aprčs les costumes que nous venons de voir,
c'est dur de n'ętre qu'un pauvre mousse.
Mais, je pense que tu vas t'en tirer.
- Vous ętes pręts ? - Oui !
Le mousse et sa chatte !
Mousse, ramčne-toi, il y a encore des patates ŕ éplucher.
Voilŕ, cuistot !
- Encore ŕ rien faire ! - Pas du tout.
- Je lavais le gaillard d'avant. - La ferme et au travail !
Tiens, voilŕ, encore cette sale bęte dans mes jambes !
Ne maltraite pas ma chatte, elle attend des petits.
Je vais me gęner
et si tu crois que je vais accepter d'autres voleurs comme elle !
- Elle te débarrasse des rats ! - Elle en est incapable.
- Ce n'est pas vrai. - Ne me parle pas ainsi, sale mousse !
Tu... as fait tomber ma chatte dans la mer !
Bon débarras !
Un homme ŕ la mer !
Larguez la grand-voile, larguez les amarres !
Quoi, tout ça pour un chat !
Puisque ce mousse aime tant les chats !
qu'on lui applique 20 coups de chat ŕ neuf queues.
et qu'on le mette aux fers, sans manger.
J'ai froid !
J'ai faim !
J'ai mal !
Sale bęte, oů est-elle ?
Je vais l'avoir !
Oh, merci !
Bon, assez, rends-toi un peu utile !
Tu montes au nid-de-pie et tu guettes !
Et ne t'endors pas !
Je ręve de vivre ŕ terre,
d'avoir une petite maison entourée d'un jardin.
Terre !
Belle ville !
Trop forte pour ętre attaquée !
Nous serons d'honnętes marchands.
Voici le truchement qui traduira l'entrevue au palais.
Capitaine, puis-je vous accompagner chez le roi !
Aďe !
Misérable, gare ŕ toi si tu quittes ton travail.
Et si le roi veut le voir, le soir ?
Ici, c'est moi qui commande.
Si ce mousse ne reste pas ŕ sa place,
il tâtera encore du chat ŕ neuf queues.
Oů vas-tu ?
- Nulle part. - A d'autres !
Il est interdit de descendre ŕ terre et tant que je serai ŕ bord,
tu y resteras.
Ne jure pas trop, il est malin comme un singe.
C'est ce qu'on va voit, on le met aux fers jusqu'au retour du capitaine.
Non, je n'ai rien fait, Palais de fer, lâche-moi, je resterai.
Ah !
Ce chat, je vais en faire de la chair ŕ pâté !
- Oů est passé le mousse ? - Vers la proue !
Tu prends par le bas, je prends par le haut !
Ouais, il est coincé.
- Pas lŕ ! - Personne ŕ l'intérieur.
Personne ŕ l'extérieur.
Es-tu sűr qu'il est allé vers la proue ?
Mais peut-ętre pas par la poupe, ça va vite ces vermines !
Tu peux jouer ŕ cache-cache, mais, il est coincé dans le bateau.
Ouais, il n'y a plus de sortie.
- Miaou ! - Merci.
Tu m'as bien défendu.
Cette ville et ce palais !
Je veux les voir.
Je reviens dans un moment !
- Toi, je vais... - Chut !
Vous arrivez en présence de leurs majestés !
Dčs notre retour ŕ bord, je te fouetterai moi-męme
et tu t'en souviendras.
Wouah !
Nous, les lindis !
Je renfrene, ferengui so da deux, asile hé !
Majesté, voici des merveilles de mon pays !
Pas cher du tout !
Des tissus comme vous n'en avez jamais vus !
Des armes ŕ feu qui tueront tous vos ennemis
Des bijoux pour vos dames !
Et des machines extraordinaires
qui vous donnent l'heure sans arręt.
Bien sűr, ce sont des échantillons,
notre navire regorge d'autres merveilles.
- Per aps, adv your propely ! - Gri algue gue so ne gue sick.
Sa majesté vous propose 8 pičces d'or pour la machine ŕ donner l'heure.
Houla la, cela vaut beaucoup plus !
Toubab, toubab, on ne marchande pas avec le roi.
Bon, d'accord, mais parce que c'est vous.
1, 2, 3.....5, 6 !
Maintenant, le roi vous remercie de votre visite
en vous servant une collation.
Ah, ah ah.......
C'est mal pour le roi de s"enfuir ainsi !
Ce soir, je te ferai payer pour ça !
Hé, ho !
Il faut manger vite, si vous voulez que les rats ne dévorent pas tout.
Miaouh !
Miaouh !
Miaouh !
Miaouh !
Caressez-la !
Que sa vajjd oum, di ver pas mal.
Sa majesté demande si vous voulez bien lui vendre
votre extraordinaire animal.
Non, cette chatte est mon unique amie
et jamais je ne la vendrai !
No jobai gabele tarif !
ne lo boche ja liré.
Sa majesté loue votre noble coeur, mais est fort déçu.
Je ne vendrai jamais ma chatte,
mais, je la pręterai jusqu'ŕ la naissance des 6 petits chats qu'elle attend.
Je pourrais alors vendre ces chatons
car je vois que le roi,
la reine et la princesse les traiteront bien.
Sa majesté vous fait donner six fois plus d'or
et de joyaux et vous demande si c'est assez !
Non, je voudrais, en plus, une maison avec un joli jardin.
Non, pas un immeuble !
Tu ne peux pas l'emporter.
Demande encore de l'or qu'on peut charger ŕ bord.
Je ne retournerai jamais sur votre bateau.
Je reste ici.
Leurs majestés se proposent de vous montrer une demeure proche
en espérant qu'elle vous conviendra.
Capitaine, capitaine !
Le navire est envahi par des centaines de rats
et on ne retrouve plus la chatte du mousse.
Petit, mon cher garçon !
Tu ne vas pas laisser tomber tes vieux amis !
Nous allons, pour l'instant, visiter notre nouvelle demeure.
avec le roi, la reine et la princesse !
Nous aviserons, ensuite !
Et si vous jouiez un conte russe !
Le conte d'Ivan Tsarevitch, de l'oiseau de feu et du loup gris !
Je jouerais bien Ivan Tsarevitch,
par contre, si l'oiseau de feu est trčs séduisant,
son personnage n'a rien ŕ faire.
Quant au loup gris, il en fait trop et a trop de pouvoir.
Ce n'est pas le cas de la princesse.
Une vraie potiche, qu'on prend, qu'on transporte, qu'on dépose,
qu'on épouse sans qu'elle ait son mot ŕ dire.
Comme vous y allez, je suis presque choqué !
Bref, vous abandonnez cette histoire que j'aime tant !
Mais non, nous ne prenons que les idées qui nous parlent.
Et rajouter tout ce qui nous plait.
Sous un autre titre, pour ne pas tromper les gens.
Ivan Tsarevitch et la princesse changeante.
Ivan Tsarevitch, je ne peux plus rien pour votre pčre.
Mon pčre va mourir !
Oui, un seul prodige pourrait le sauver,
Qu'il mange trois prunes d'or du tsar des jardins.
Mais, vous savez, que ce tsar refuse de donner
ne serait-ce qu'une de ces prunes ŕ quiconque,
et que son jardin est gardé, nuit et jour.
Des malheureux qui tentčrent d'y pénétrer
- y ont laissé leurs tętes. - J'y vais !
Ma belle cavale, il n'y a pas un instant ŕ perdre.
Le palais du tsar des jardins !
Nous allons le prendre ŕ revers.
Qu'on lui coupe la tęte !
Pitié, c'est pour sauver mon pčre !
Qui es-tu, de quel pčre ?
Je suis Ivan Tsarevitch
et j'ai besoin de 3 prunes d'or pour sauver mon pčre,
le tsar, Démian !
Oh, Ivan Tsarevitch, si tu étais venu me trouver, honnętement,
je t'aurai donné toutes les prunes d'or que tu voulais !
Maintenant, que va-t-on dire de toi ?
Enfin, pour ton pčre, je peux te pardonner,
et męme, te donner 3 prunes d'or si tu me ramčnes
le vase qui multiplie, que détient le tsar des céramiques.
Mais, jamais il ne voudra me le donner
Hélas, Ivan Tsarevitch, les gens sont bien égoďstes, parfois !
Mais si tu aimes, ton pčre, tu prends des risques !
Le palais du tsar des céramiques !
Nous trouverons bien une fenętre !
Qu'on lui coupe la tęte !
Pitié, c'est pour sauver mon pčre !
Qui es-tu, de quel pčre ?
Je suis Ivan Tsarevitch et j'ai besoin du vase qui multiplie
pour sauver mon pčre, le tsar Démian.
Ah, Ivan Tsarevitch, si tu étais venu me trouver, honnętement,
je t'aurai donné, sans hésiter, mon merveilleux vase.
Maintenant, que va-t-on dire de toi !
Enfin, pour ton pčre, je peux te pardonner !
Et męme te donner mon vase qui multiplie
si tu me ramčnes l'étalon au sabot d'or que détient le tsar des purs sangs.
Mais, jamais il ne voudra me le donner
Hélas, Ivan Tsarevitch, les gens sont bien égoďstes, parfois !
Le palais du tsar des purs sangs !
Ma belle cavale, je cueille tes herbes favorites
un peu pour toi, beaucoup pour l'étalon au sabot d'or.
Bonjour, bel étalon !
J'ai besoin que tu viennes avec moi pour sauver mon pčre.
Qu'on lui coupe la tęte !
Pitié, c'est pour sauver mon pčre !
Qui es-tu, de quel pčre ?
Je suis Ivan Tsarevitch
et j'ai besoin de l'étalon au sabot d'or
pour sauver mon pčre, le tsar Démian.
Ah, Ivan Tsarevitch, si tu étais venu me trouver, honnętement,
je t'aurai donné, sans hésiter, mon merveilleux pur-sang.
Maintenant, que va-t-on dire de toi !
Enfin, pour ton pčre, je peux te pardonner !
Et męme te donner mon étalon au sabot d'or,
si tu me ramčnes la princesse changeante.
Mais, jamais la princesse changeante ne voudra venir.
Hélas, Ivan Tsarevitch, les gens sont bien égoďstes, parfois !
Cette princesse, j'en ręve depuis si longtemps !
Voici le palais de la princesse changeante;
la plus belle et la plus dangereuse des princesses.
Je me demande si elle est heureuse
de rendre fou tous les hommes qui l'approchent.
J'en ai peur, mais, j'en ai envie.
Ma belle cavale, lŕ, je ne sais que faire, ŕ part entrer par la porte.
Bonjour, princesse changeante !
Bonjour, valeureux garçon !
Je voudrais vous amener au tsar des purs sangs.
Qui es-tu, de quel pčre, pour vouloir une si vilaine chose ?
Je suis Ivan Tsarevitch
et pour sauver mon pčre, le tsar Démian,
je devrais vous amener au tsar des purs sangs.
Voici un étrange remčde pour sauver un pčre !
Si je vous apporte au tsar des purs sangs,
celui-ci me donnera son étalon au sabot d'or
Si j'apporte l'étalon au sabot d'or au tsar des céramiques
celui-ci me donnera le vase qui multiplie.
Si j'apporte le vase qui multiplie au tsar des jardins,
celui-ci me donnera trois prunes d'or.
Si je fais manger ces trois prunes d'or ŕ mon pčre moribond,
il sera sauvé.
Je comprends et je te loue de te dévouer ainsi pour ton pčre.
Mais, me vois-tu mariée ŕ ce vilain tsar !
Non, je vous préfčrerais mariée ŕ moi.
Ah, ah ah....
Tu es déjŕ amoureux de moi !
Oui.
Cela ne te servira ŕ rien, ŕ moi non plus, hélas !
Tu sais qu'aucun homme ne peut me saisir, ni garder sa raison.
Oui, mais je n'ai pas le choix !
Comme tu veux.
Dčs que tu me toucheras, je me transformerai
et ce que tu verras te rendra fou.
Adieu, valeureux garçon.
Mais, euh, je ne me suis pas transformée !
Et toi, es-tu fou ?
- Je ne crois pas. - Quel bonheur !
Tu es donc celui que j'attendais depuis toujours !
Un seul ętre pouvait m'empęcher de me transformer,
un garçon pur qui m'aimerait toujours !
Et que j'aimerais toujours !
Veux-tu que nous passions notre vie ensemble ?
Oui.
Mais te donner au tsar des purs sangs est encore plus impossible.
Non, tu vas me livrer au tsar des purs sangs,
mais, je n'y resterais qu'un instant,
aprčs l'avoir rendu fou.
Quand je reviendrais, soit courageux, laisse-moi te toucher
Toi seul, désormais, pourra me rendre ma vraie forme.
Noble tsar, voici la princesse changeante dont vous ręviez !
Ivan Tsarevitch, tu as réussi l'impossible,
et tu mérites l'étalon au sabot d'or.
Hé, hé, hé, tu es ŕ moi !
Le misérable qui achčte les princesses !
Ah !
Mon amour !
Crois en moi !
J'ai besoin de toi.
Que j'ai eu peur que tu ne reviennes pas.
Tu mérites l'étalon au sabot d'or.
L'hypocrite tsar des céramiques, non, je vais lui faire une surprise !
Noble tsar, voici l'étalon au sabot d'or dont vous ręviez.
Ivan Tsarevitch, tu as réussi l'impossible,
et tu mérites le vase qui multiplie.
Et voilŕ, allez, hue !
Ah !
Mon amour !
Attends-moi !
Merci !
Ce n'est pas ŕ toi de dire merci.
Tu sembles épuisée !
Oui, chaque métamorphose est une souffrance.
C'était la derničre.
Non, il n'est pas question que l'odieux tsar des jardins
ait le vase magique.
Noble tsar, voici le vase qui multiplie dont vous ręviez.
Ivan Tsarevitch, tu as réussi l'impossible,
et tu mérites la prune d'or que je t'avais promise.
Mais, majesté, c'était trois prunes !
Il n'en a jamais été question.
Je suis généreux, mais, il y a tout de męme des limites !
Heureusement que nous avons gardé le vrai vase magique !
Et maintenant, je vais multiplier mes trésors.
Ah !
Mon amour !
Viens vers moi !
- C'est fini. - Vite, en selle !
Ma belle cavale, file comme le vent !
Mon pčre m'attend !
Vite, que vous avez tardé !
Un instant, j'enlčve les noyaux.
Nous n'allons pas le sauver pour qu'il s'étrangle !
A la premičre prune, sa respiration doit redevenir tranquille.
A la deuxičme prune, il doit ouvrir les yeux.
A la troisičme prune, tout redevient normal.
Jolie fille !
Pčre, c'est la princesse changeante !
Princesse changeante, altesse !
Je croyais que personne ne pouvait vous toucher !
Votre fils le peut, c'est l'homme qui m'aime,
Et, dorénavant, il faudra m'appeler
Princesse constante
car mes vilains tours de passe passe sont révolus.
Je suis désormais moi-męme et j'aime.
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