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Original subtitles

Un et deux, et un et deux.

Tout le monde tourne.

Tr�s bien. Plus vite.

Un et deux.

Tr�s bien. Tout le monde autour de moi. Allons.

Vite. Allons. Encore un petit truc pour finir.

Vous �tes des choses dans l'espace.

C'est �a. Tournez dans l'espace.

Et un, deux, trois, sur le sol ! Vite !

Elle a l'air mieux. Elle devrait �tre suivie par le docteur.

Esp�rons que c'est la fin du ch�ur de chats.

Bien s�r, elle ne croit pas aux m�decins.

On peut appeler �a ce qu'on veut, mais s�rement pas de la musique.

Bye.

Je vais l'attraper avant qu'elle ne retourne � ses bas-fonds.

- J'ai un compte � r�gler avec toi. - �a marche, mon p�re.

Tu penses que c'est quoi ?

C'est une robe. Pour toi. Un cadeau.

De mon autre papa ? Le riche ?

C'est superbe. C'est le sommet du chic.

Tu l'as essay�e ?

Tu vas sentir le dos de ma main dans une minute.

C'est pour porter � sa f�te d'anniversaire jeudi.

Celle � laquelle tu as �t� invit�e. J'ai post� la carte moi-m�me.

Je n'ai pas beaucoup d'�ducation.

Je n'ai pas �t� envoy� dans une �cole sup�rieure

en Suisse par l'employeur de mon p�re.

Je suis all� � l'�cole primaire.

Mais l'�ducation que j'ai eue, je la lui dois !

Comme savoir ce que "RSV" et "P" signifie.

- Je n'irai pas. - Tu y seras.

- Je ne le ferai pas. - Si je peux l'emp�cher.

Tu ne peux pas.

Fais comme tu veux !

� toi de d�cider. Va vivre dans ce bidonville au lieu d'ici.

Merci.

Pour lui, tu devrais essayer de t'arranger.

Tu marches comme un vagabond.

Pourquoi tu ne te coiffes pas ?

Je viens juste de le faire.

Cours vite.

J'ai les billets.

Les billets ?

Les billets de la finale de la Coupe.

Qui a parl� de billets pour la finale de la Coupe ?

Vous, M. James.

Vous, vraiment. Vous disiez que j'irai avec vous.

Vraiment ?

- �a m'a co�t� deux billets de 5 �. - Deux billets de 5 �.

Georgy n'est pas encore partie. Je voulais l'attraper.

La chambre.

Georgy ?

Elle a fil�.

Apparemment. A votre place, Ted, je la mettrais sur mes genoux...

pantalon baiss� et lui donnerais une bonne racl�e.

- Elle est trop grande pour �a. - Oui. Elle l'a toujours �t�.

On dirait un gros camionneur.

Il faut qu'elle fasse sentir ce qu'elle me doit.

Je m'y emploie, ne vous inqui�tez pas. J'ai le fouet en main.

- J'ai un compte � r�gler avec toi. - �a marche, mon p�re.

Tu penses que c'est quoi ?

C'est une robe. Pour toi. Un cadeau.

De mon autre papa ? Le riche ?

C'est superbe. C'est le sommet du chic.

Tu l'as essay�e ?

- James, tu as les choses ? - Oui.

Comment tu te sens ?

Ellen, quand tu ne te sens pas bien,

tu devrais voir un bon m�decin.

Les m�decins ! Tu as le compos� de levure ?

- Compos� de levure. - Le wintergreen ?

- Wintergreen. - Vinaigre de cidre ?

Ils n'avaient pas la marque que tu voulais.

Hello.

- Georgy, viens jouer avec nous. - Allons.

Allez, Georgy.

Tout le monde en haut.

Bye.

Salut.

Il pleut ?

Non, la piscine. Je m'entra�ne pour �tre nageuse olympique.

Cet homme est venu vers moi dans la rue. Un �cossais...

- Tais-toi, Georgy. �a va ? - Sensationnel.

- �a va ? - Sensationnel.

- O� vas-tu ? - Je sors.

- Mais Jos... Jos ne vient pas ? - Bien s�r.

- Tu ne peux pas sortir. - Ah non ? Au revoir.

- Meredith ! Prends ton violon. - Pour faire quoi ?

- Tu peux dire � Jos que tu r�p�tes. - Pourquoi ?

Tu sais bien. Je lui dis quoi ?

Que je suis sortie. C'est tout. Je reviens � 8 h.

Mais je dirai quoi ? Je vais faire quoi ?

Garde-le heureux.

- Tu es nue sous ce manteau ? - Compl�tement.

- Fais voir, alors. - C'est 3 pence.

Trop ch�re, ch�rie.

O� est cette fille mal �l�v�e ? Allong�e lascivement ?

En contemplation au petit coin ?

Se pr�lassant au bain...

Vous aurez l'air un peu plus jolie chaque jour

Elle est sortie, Jos.

Elle �tait oblig�e.

Soudainement.

J'ai apport� un d�ner pour nous deux.

- C'est mou. - Je voulais dire Meredith et moi.

- �videmment. - Et maintenant elle est sortie.

- Elle a dit quand elle rentrait ? - 7 h 30.

Sors le Scrabble, alors.

Tu as faim ?

Affam�.

C'est pas bien, de pleurnicher.

- C'�tait un homme bon, monsieur. - Je l'ai r�duit en chair � p�t�.

Il a toujours aim� sa viande hach�e.

Arr�tez de tergiverser. Je vais vous canarder de plomb !

- Vous �tes une nana (broad) infid�le. - Non, pas large (broad).

Oui. Tr�s longue. Mais vous �tes large aussi.

�tes-vous plus longue que plus large,

ou votre large plus large que votre long ?

Comment va votre "broader", et votre s�ur ?

Un aper�u de nos programmes de la soir�e.

A 7 h 30, "You're a Brick"...

un nouveau jeu avec l'accent mis sur le b�timent.

Puis � 8 h 00...

O-C-H-R-E. "Ochre." Je gagne !

J'avais "Zho." Z-H-O.

- C'est quoi quand c'est � la maison ? - Un b�uf himalayen.

- Vraiment ? - Vraiment.

On a eu de bons mots. "Catagmatic." "Sostenuto."

Un des rares avantages de l'�ducation musicale, ma ch�re.

Tu devrais quitter cette banque, Jos. Revenir � ton vrai travail.

J'aimerais bien, George. Mais les fl�tistes moyens sont l�gions.

Elle ne va pas tarder.

Elle te rend jaloux ?

Pas tellement. On a si peu de choses en commun.

Elle est si jolie. Cool et d�sinvolte.

Il n'y a rien qui cloche chez elle.

Je me sens comme un brontosaure � c�t� d'elle, un monstre en survie.

Arr�te...

La v�rit�, c'est que tu as juste oubli� d'�tre belle, George.

Georgina.

Tu as gard� les frites chaudes ?

- Quoi ? - Les frites sont chaudes ?

Georgy les a jet�es.

Si tu as autre chose.

George, qu'est-ce qu'on a...

Merci, George, tu es un amour.

Tu dois �tre ivre.

J'ai bu quelques vodkas. �a se voit ?

Je t'ai attrapp�e !

On dirait un four, ici. Je suis trop habill�e.

Je m'en vais maintenant.

Ne pars pas de chez toi � cause de nous.

- Mon Dieu, non. - Jos, viens...

Ce ne serait pas Georgy Porgy revenant dans sa vieille propri�t� ?

Comment est la vie dans le taudis, Georgy Porgy ?

Tr�s bien, Jimsy Whimsy.

- Viens boire un verre. - Non merci.

Mon Dieu, ma fille, que portes-tu ? Une armure, n'est-ce pas ?

C'est �a. Pour prot�ger mon honneur.

- Enl�ve-la, pour l'amour de Dieu. - Non, je pr�f�re la garder, merci.

Tu as belle allure. Rien dont tu puisses avoir honte.

- Tu veux la montrer. - Non, pas moi.

Plaire aux gar�ons. Regardez �a.

Tu devrais porter un pull une taille en-desous.

Tu vois ?

Bien.

5 �, 10 �

Pas besoin de me payer. C'est offert par la maison.

Pour un nouveau pull.

- J'aime celui-l�. - Allons.

Dis merci � M. James.

- Merci, James. - Bonne fille.

- Je ne sais pas. - Epousseter ! Maintenant �a.

- Mante religieuse. - �l�phant.

Sacr�ment merveilleux. Eh bien, merci, Mademoiselle...

- Parkin. - Parkin, oui.

En ce moment, nous avons plein d'imitateurs d'animaux

Mais seriez-vous pr�te � vous d�shabiller, ma ch�re ?

J'ai une ou deux cicatrices d'op�ration.

Tant mieux. Les clients aiment �a. si �a reste raisonnable, bien s�r.

Je vais devoir demander � maman.

Laissez votre nom et votre num�ro. On vous contacterz.

Je parie que vous le ferez, vieux d�go�tant.

On sort ?

- Pourquoi ? Tu ne sors pas avec Jos ou un autre ? - Non.

Allons manger, alors.

Mais au premier coup de poussi�re et tout ce bazar, je te quitte.

R�sidence Parkin.

Je pourrais.

Ok, je ne fais rien.

O� ?

Alors il faut passer me prendre.

Au m�tro dans environ 5 mn.

� plus.

- O� vas-tu maintenant ? - Une f�te. Chez Nick.

Tu ne voudrais pas que j'aille d�ner avec toi

si je peux aller � une f�te ?

Je ne voulais pas le dire comme �a.

- Si tu avais �t� la seule invit�e, j'aurais... - Je ne le suis jamais.

Ne recommen�ons pas, Georgy.

Ok, si tu deviens suicidaire, je reste !

Non. Vas-y.

- S�r ? - S�r. Passe du bon temps.

Je penserai � toi en buvant mon cacao.

Bon anniversaire, mon vieux !

Content de te voir.

Bonsoir.

- Qu'est-ce que c'est, alors ? - J'ai d�cid� de venir.

Dans cette tenue ? Tu ressembles � un vagabond.

Pourquoi tu ne peux pas te comporter comme une dame, pour une fois ?

Une dame ? D'accord.

Allez, les gars !

C'est follement gai, ch�ri.

Georgy, je veux que tu t'assoies tranquille et que tu m'�coutes.

J'ai 49 ans aujourd'hui.

For he's a jolly good fellow...

Tais-toi ! J'ai 49 ans.

Note bien, pas encore 50.

Quand j'ai rencontr� ton p�re, j'avais 27 ans et je me suis mari�.

Ton p�re �tait au ch�mage, et ne pouvait pas �pouser ta m�re.

Je l'ai prise. Elle est venue comme femme de m�nage et ils se sont mari�s.

Ellen et moi n'avons jamais �t� b�nis avec des enfants.

En cons�quence, j'ai tendance � te consid�rer comme ma fille.

J'ai toujours �t� d�sol� que tu ne le sois pas.

Mais maintenant, je suis content.

� cause de ce que j'ai fait l�-bas ?

Non. Je t'ai amen�e ici pour te faire une offre.

- Vous voulez m'adopter. - Georgy, s'il te pla�t !

Non, quelque chose de tout � fait diff�rent.

Je veux que tu sois ma ma�tresse.

J'ai tout fait dans les r�gles.

Je propose un accord par lequel

l'une ou l'autre des parties contractantes peut se retirer

� tout moment dans une p�riode initiale de 6 mois.

J'assume toutes les d�penses...

et j'accepte l'adoption formelle de tout enfant �ventuel.

Voici une copie du projet de contrat pour ton approbation.

Je sais que tout cela semble assez formel.

On devra avoir des actionnaires ?

Non, je ne pense pas que ce soit n�cessaire.

Je d�testerais �tre exclu du Conseil.

Ces assembl�es g�n�rales annuelles.

J'esp�re qu'elles seront plus fr�quentes que �a.

Je me suis retrouv� avec la Maserati et il y avait...

D�sol�.

- Qu'est-ce que c'est ? - Rien, ma ch�re.

Un de ces vieilles Bentleys toute rouill�e.

Vous permettez ?

- Tu vas dire oui ou non ? - Oui ou non...

- Ne fais pas l'imb�cile, Georgy. - Tout � fait.

J'en viens aux petits caract�res ici.

� propos de l'�tat all�gu� de la propri�t�.

Doit-elle �tre intacte ?

- Eh bien, elle l'est, non ? - Oui. Reine de toutes les f�es.

Eh bien...

Y a-t-il des conditions particuli�res concernant mes fonctions ?

- Elles sont comprises. - Vraiment ?

Je n'ai pas � porter de collants ou � l�cher des sucettes ?

Si tu n'es pas pr�te � discuter s�rieusement de �a...

Et votre femme ?

Nous le gardons secret, naturellement. Ellen sait que j'ai d�j� fait �a.

Je vois. Eh bien, tout cela semble assez simple.

S'il n'y a pas d'autres questions,

je pense que nous pouvons terminer la r�union.

Crash. Verre pil� sur tout le tapis.

Mon Dieu !

Quoi ?

Je dois �tre folle.

Vous �tes assez vieux pour �tre mon directeur g�n�ral.

Entrez.

Pardonnez-moi, monsieur.

Madame dit que trois invit�s sont l� et qu'elle ne les conna�t pas tr�s bien.

Oui, entendu.

Tu me donneras la r�ponse � cette offre d�s que possible ?

Tu veux voir ce que James m'a offert ?

Je ne me m�le jamais de ce que M. James fait pour toi.

J'esp�re seulement que tu sais comment montrer ta gratitude.

Se voir domani ? Pourquoi pas ce soir ?

Je croyais que les Ritals �taient cens�s �tre des rapides.

Le colis�e ! Mais je veux �tre seule avec toi. Vas-y, fonce !

- Meredith est sortie. - Enfer !

- Mais tu savais qu'elle avait un concert. - J'ai oubli�.

- Tu as de la compagnie ? - Ouais, viens le rencontrer.

Mon rencard. Mon amore.

Tu dois �tre en manque.

Pourquoi, oui. Tu n'avais pas remarqu� ?

22 ans, jamais �t� embrass�e. Path�tique, non ?

Allons-y.

Allez !

Si tu m'invites juste parce que tu es d�sol� pour moi...

pas la peine de t'en faire. Bonne nuit.

Je sais que je n'ai pas � m'emb�ter, et je ne suis pas d�sol� pour toi...

et je t'invite. Donc, viens !

Attendez-nous.

Allez, Georgy. C'est ta grande chance. Ne la manque pas !

Excusez-moi.

- �a suffit comme �a, Georgy. - Pourquoi ?

J'aime �a ! Pourquoi tu arr�tes ?

Je sais que je ne suis pas jolie comme Meredith.

Dieu, non.

Tu n'es pas comme Meredith.

Je ne pourrais pas coucher avec toi comme je le fais avec elle,

puis prendre un sandwich et courir prendre le bus 72.

Avec toi, ce serait juste un long drame sanglant.

Avec pleurnicheries et ainsi de suite.

Le probl�me avec toi, c'est qu'on pourrait dire que tu es une bonne fille.

Je suis d�sol�, jeune fille.

Bye, love.

� plus.

- Tu t'es bien amus�e ? - Comme ci, comme �a.

�a n'a pas �t� jusqu'au lit, donc pas terrible.

Je veux parler.

�a suffit.

J'en ai assez.

Assez de vivre avec Georgy. On devrait se marier.

On ne se dispute pas, �a marche au lit, et... voil�, c'est tout.

- Tu dois �tre enceinte. - Oui.

Il n'y a absolument aucune raison qu'on se marie...

alors je ne sais rien de toi, sauf... tout ce que je n'aime pas.

- Tu me prends comme je suis. - Qui es-tu ?

Ne dis pas n'importe quoi. Je ne t'ai pas demand� qui tu es.

Tu devrais, si on se marie, avec un enfant.

Si tu veux faire ton grand num�ro, disons que je n'ai rien dit.

- C'est pour le b�b� ? - Quoi ?

Que tu veux m'�pouser ?

Envie de changer. Je peux m'en d�barrasser.

- Juste comme �a ? - Pourquoi pas ? Je n'ai pas de tendresse � ce sujet.

Si c'est ce que tu veux, il ne fallait pas m'en parler.

Ne sois pas si stupide. J'en ai d�j� supprim� deux de toi.

Quoi ? Quand ? Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

Je n'avais pas le droit de savoir ? C'�tait pas mes fils et mes filles ?

Tu ne te d�barrasseras pas de celui-l�, en tout cas.

- Et si je veux ? - Je ne te laisserai pas faire.

- Tu ne peux pas m'arr�ter. - Tu m'�pouseras et on l'aura.

Bien. C'est ce que je disais au d�but.

Ah non ! Pas encore.

Ne me demande pas de te pr�ter de l'argent cette fois, c'est non.

Je me fiche si c'est vieux jeu. Je sais, c'est un tabou middle-class...

et que la loi doit changer, que la population de ces �les

doublera en l'an 2000, mais je ne le ferai pas !

J'�pargne, de toute fa�on, pour aller � Majorque.

Tais-toi, Georgy. Personne ne te l'a demand�. Je vais le garder.

C'est vrai ? Le garder ?

Jos et moi, on va se marier.

Non ! Ch�rie !

Georgy, s'il te pla�t, tu baves.

Un b�b�. C'est merveilleux !

Ne crie pas. Si je me sens comme �a chaque matin,

je vais sans doute changer d'avis.

Tu dois manger, peu et souvent. Prend un biscuit avant de te lever.

Ne sors pas du lit trop vite.

Ne t'en fais pas, Meredith. Je vais m'occuper de toi.

Je vais �tre la demoiselle d'honneur.

Et ne me jette pas ce bouquet. Tu me le donnes soigneusement...

parce que je n'aurai pas mes lunettes et je pourrais le laisser tomber.

Pas de demoiselles d'honneur, ch�rie.

Pas de confettis, d'orgue, de cur�s, de Mendelssohn ni de Moss Bros.

On signe le registre, un tour vite fait, et au suivant, s'il vous pla�t.

Meredith, tu dois faire quelque chose.

- Je vais te dire, Georgy. - Quoi ?

Tu peux �tre t�moin.

- Et quand vous serez mari�s ? - Comment �a ?

Toi et Jos, vous serez l�. Et moi ?

- Tu penses partir ? - Si tu ne le souhaites pas, non.

- �a me va si tu restes. - Tu ne veux pas que je parte ?

- Qui ferait la cuisine ? - Meredith, je t'aime.

Meredith se marie. Elle est enceinte.

C'est bien, non ? Typique de notre �poque.

Je me demande parfois ce que le pays va devenir.

Ne va pas te mettre dans le p�trin non plus, c'est tout.

Doris, ne parle pas comme �a.

Il ne me pardonnerait jamais.

Tu dois boire ton jus d'orange, n'est-ce pas, Jos ?

Oui. Sinon, ce b�b� � moi n'aura pas de dents

et les fausses dents de nourrisson peuvent co�ter tr�s cher.

Si tu parles d�j� comme �a, qu'est-ce que ce sera une fois mari�s.

Prends tes pilules de fer, au moins.

Maman ch�rie, le b�b� vit sur ton propre sang...

J'aimerais que vous la fermiez avec ce sacr� b�b�. Je pars travailler.

Ne t'en fais pas. L'enfant survivra.

Ma m�re n'a mang� que des frites avant ma naissance.

- Ouais, regarde-toi, esp�ce de loque. - Help. Je suis une loque. Je meurs...

Oui, mes genoux faiblissent, j'ai des palpitations au c�ur...

Viens l�. Oui. Sens...

C'est froid. Vous n'avez pas les mains froides, mademoiselle.

Et vous allez bient�t t�ter de leur mauvais c�t�, mon gar�on.

Vous n'allez pas me battre...

Toi et Meredith, vous �tes d�sesp�rants.

Ce que je vais faire, c'est vous obliger � vous organiser.

Organiser ?

Et, Mlle Perry, je ne veux pas �tre d�rang�.

Tr�s bien, M. Leamington.

Viens par ici et mets-toi � l'aise.

Assieds-toi.

- Tu viens me donner ta r�ponse ? - R�ponse ?

Non, c'est s�rieux.

Vous dites toujours que vous feriez n'importe quoi pour moi et tout �a.

- Oui. - J'ai besoin d'un landau.

Et d'un lit.

Et de couches.

Et quelques couvertures, une chaise haute et...

Qui est-ce, Georgy ?

- Meredith, en fait. - Meredith ?

Mais c'est une fille.

Ouais, je l'ai remarqu� aussi.

Du genre � avoir des b�b�s, non ?

Je pourrais te tordre le cou !

Mais je ne vais pas le faire.

Rien de tout �a. Attention � la vieille tension.

Peux-tu me donner une raison pour que j'ach�te tout �a � Meredith ?

Meredith ne s'en occupera jamais. Je ne sais pas.

Tu as un sacret culot.

- C'est tout ce qui me fait avancer. - D'accord.

Vous �tes une vieille chose adorable, vraiment.

On y va ensemble, n'est-ce pas ? Demain ?

Non, demain on ne peut pas. Ils se marient demain.

Tu es belle.

- C'est ridicule, Georgy. - Non. C'est adorable.

Ne pleure pas maintenant, ou je te frappe.

� vos marques, pr�ts, partez.

...le caract�re solennel et contraignant du...

- Tu as une cigarette ? - Tu ne peux pas fumer maintenant.

- Pour l'amour de Dieu. - S'il te pla�t.

Tais-toi. Tu en auras une quand ce sera fini.

Je n'irai pas avant d'avoir une cigarette.

Si tu continues, je vais te donner une telle fess�e

que tu ne pourras pas t'asseoir de la semaine !

- Essaie, pour voir ! - Ne vous disputez pas maintenant !

Bonjour.

- Jones. - Mlle Montgomery et M. Jones.

Jones. Je n'y avais jamais pens�. Mme Jones.

- Je vous demande pardon ? - Rien.

Donne-le.

Donne-le-moi.

Il pleut.

Oui. Bien maintenant...

Et apr�s ? Oh oui. L�galement.

Mme Scarlet Meredith Jones.

J'avais oubli� �a.

Laisse-nous du g�teau, George.

C'est � ce stade que le travail est le plus intense.

Vous pouvez voir l'avantage de donner � la m�re

une injection du m�dicament appel� Erzontine.

Incidemment, il peut aider � contracter l'ut�rus.

Le voici. C'est un gar�on !

De bons cris vigoureux. Une nouvelle vie commence.

...la m�re, en �tant �veill�e,

a eu la joie de partager les premiers moments de son enfant.

On regardait �a.

Des gens feraient tout pour passer � la t�l�.

Meredith, c'�tait merveilleux.

Ils auraient pu se prendre aux toilettes.

C'est cette tendance � consid�rer que ce n'est pas une fonction animale,

- mais un truc d'horriblement spirituel. - C'est un miracle, Meredith.

Connerie. Je peux avoir ce b�b� efficacement, merci,

sans entrer en transe comme si j'�tais � Lourdes.

- Comment �tait le concert ? - Soir�e Beethoven. On dirait des animaux.

Arr�te de travailler.

Et vivre sur ce qu'il gagne � la banque ? Tu plaisantes.

Il y a ce que je gagne avec mes cours. Spock dit ici :

- "Apr�s le troisi�me mois,"... - Pour l'amour du Ciel !

Tu n'as pas le sentiment que Meredith est une sorte de locataire �nervante ?

Regarde-nous. On est l�, assis � la lumi�re de la t�l� argent�e.

On dirait un vieux couple mari�.

Qu'en dis-tu, face de poisson ?

Je te parle.

Hey, face de poisson.

- Quoi ? - Les affaires sont l�.

- Affaires ? - Oui, les affaires .

Regarde tout �a. �a ab�me tout.

Surprise !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Meredith, c'est pour le b�b�.

Je me doutais que ce n'�tait pas pour le 1er Ministre.

- O� as-tu eu l'argent, George ? - James. Je suis all� le voir et...

Tu es all� chez un autre homme ? Ce sale vieil homme ?

Comment �a, un autre homme ? Je ne suis pas ta femme.

"How do you do ?" Allez.

Et voil�. Tu peux partir.

Te voil� enfin.

D�sol�e. Je suis press�e.

- Tu l'es toujours, ces jours-ci. - Oui. Pardon.

Ne m'emb�tez pas, mister.

Je ne t'ai pas vu depuis des mois. Tu ne peux pas m'accorder 2 minutes ?

- Comment va la grossesse ? - �a s'arrondit.

- Toujours � l'appartement ? - C'est �a.

- Vous trois ? - Quatre, bient�t.

Ce n'est pas tr�s juste pour toi. La femme, le mari aussi.

On partage.

- Vous partagez ? Partagez quoi ? Lui ? - L'appartement.

�a semble tr�s original, si je peux me permettre.

�a l'est. Coquin � mort.

On s'habille comme des scouts et on se frappe avec nos insignes.

- Renvoie-les de l'appartement. Je paierai ton loyer. - Impossible.

- Pourquoi pas ? - Le b�b�.

Je n'ai pas encore eu ma r�ponse.

- J'ai oubli� mon chapeau. - Allez. Bye Bye.

J'ai gagn� 15 et 6 moi-m�me sur cette course, monsieur.

- Quel champion, ce cheval. - Et ce ne sera pas la derni�re fois.

Je parie que non. Ma femme a pr�par� un d�ner buffet.

- Apportez-nous une bouteille de quelque chose. - Entendu.

- Le Nuits-Saint-Georges, peut-�tre. - �a me semble assez bien.

Doris, Mme Leamington ne va pas me rejoindre pour d�ner, non ?

- Non, monsieur. - Entendu.

Alors vous d�nez avec moi, n'est-ce pas, Ted ?

Merci beaucoup, monsieur. C'est la fin d'une journ�e parfaite.

Le cheval de M. James a gagn�.

Mme Leamington est partie.

- Partie ? - Partie.

Partie o� ?

Elle est morte.

Doris, ce n'est pas une chose � dire.

Qu'est-ce que je dois dire, alors ?

Attends une minute.

Laissez-moi faire, monsieur.

Doris, quelle fa�on de parler. Qu'est-il arriv� ?

J'ai entendu ce grand bruit de tonnerre � l'�tage...

et j'ai pens� que c'�tait ce maudit chat, je suis mont�e.

Si je n'ai pas sorti ce chat de cette chambre une fois, je l'ai...

Continue.

Elle �tait l�, �tendue � c�t� du lit, Mme Leamington, je veux dire...

avec un de ses livres m�dicaux, l� o� elle l'avait laiss� tomber.

- Son visage �tait tout bleu... - Doris, ne va pas plus loin.

- Tu as appel� le docteur ? - Oui. Il a dit que la mort a �t� subite.

Je l'ai aid� � la soulever sur le lit. Elle a un air affreux.

Entrez.

Excusez-moi, monsieur. Doris n'est pas elle-m�me.

Votre femme est en paix, M. James. Ce fut un lib�ration rapide.

- Elle n'a sans doute pas su ce qui l'a frapp�e. - Quelque chose l'a frapp�e ?

Pardon ?

Je vois.

- Que fait-on ? - Je m'occupe de tout, M. James.

- Vous �tes trop surcharg� de chagrin et choqu�. - Oui, c'est vrai.

Sans doute aimeriez-vous lui rendre un dernier hommage ?

C'�tait gentil de ta part de venir, Georgy.

Les enterrements ne me d�rangent pas.

C'est charmant, Georgy. Oui.

Regarde, les pieds.

C'est quoi ? La chambre des horreurs ?

- Salut. - Ce sont les images les plus merveilleuses.

Vous pourriez me laisser tranquille !

Elles t'aideront � comprendre le d�veloppement du f�tus.

Je ne veux pas comprendre ni conna�tre quoi que ce soit.

Elle ne saura m�me pas quand le travail commencera.

Si seulement...

- Allez, maman. - Ferme-la !

Je vais vous dire ce que ce petit �pisode m'a appris.

Il m'a appris ce que �a fait de ressembler � l'arri�re d'un bus.

Et d'�tre assise chaque nuit sans rien avoir � faire.

Esp�ce de garce !

On ne pleure pas, n'est-ce pas ?

Encore une fois. Comme ma m�re.

Elle pleurait toujours quand l'homme � la radio disait bonne nuit.

Tu as de la chance d'�tre enceinte. Sinon, je te casserais la figure.

Tu penses �tre une des merveilles du monde.

Au moins, je ne suis pas un de ses monstres.

- Je pense que je vais te frapper quand m�me. - Laisse-moi partir.

Elle a raison. J'ai l'air d'un arri�re de bus. Mon visage est trop gras.

- Mes cheveux, on dirait de l'herbe. Je suis un d�sastre. - C'est faux.

- Elle est jalouse de toi. - Jalouse !

- Tu as vu mon tour de taille ? - Jalouse !

- Jamais ! - Arr�te �a !

- Tu es sacr�ment jalouse. - Arr�te !

- Pourquoi je me suis mari� avec toi ? - Jos, s'il te pla�t, va-t'en.

Pourquoi tu m'as �pous�e ?

Accords retentissants sur le piano.

Crissement du train entrant dans le tunnel.

Ne t'�vanouis pas, ch�rie.

Je t'aime.

Je t'aime, bon sang !

Je t'aime.

- Je t'aime. - Tais-toi !

Reviens � l'appartement parce que je veux te parler.

- Je ne veux pas entendre. - D�sol�, mon amour, mais je t'aime.

C'�tait une belle femme.

Belle.

Tol�rante.

Raffin�e.

Et aussi excitante qu'une demi-brique.

J'ai toujours esp�r�, quand Georgy �tait petite, que vous auriez un fils.

Je ne sais pas. Peut-�tre qu'ils auraient pu se marier.

Je suppose que �a vous semble ridicule, l'id�e que quelqu'un veuille Georgy.

Non.

Je ne la vois plus.

�a ne vous inqui�te pas parfois, qu'elle puisse courir un danger ?

- Danger ? - Les gens auxquels elle se m�le.

- C'est juste une enfant. - Aussi coriace que des bottes.

� 8 ans, elle pouvait casser une noix dans sa main.

C'est une fille, elle est immature.

Qui voudrait aller avec la vieille Georgy ?

Je veux dire, regardez-la.

Je t'aime !

Je l'aime. Vraiment. Qu'est-ce que j'y peux ?

Je l'aime. Vraiment. "What can I do, scuddlydoo."

Je ne plaisante pas. Je t'aime !

Je ne plaisante pas. Je suis un homme d�sesp�r�, ma p'tite dame !

Rien ne m'arr�tera !

Je me mets tout nu si tu ne viens pas tout de suite avec moi.

Tu ne me crois pas ? Elle ne me croit pas.

Le d�nouement le plus rapide d'une cravate

depuis que le 1er romain s'est mis un truc autour du cou. Tu as dit quoi ?

Les Romains n'ont pas invent� les cravates ? Je suis nul en histoire.

Tu n'as pas encore peur, hein ?

Regarde �a. Belle paire de chaussures. Les chaussettes aussi.

Que dis-tu de �a ?

Il reste le pantalon ch�rie, et je l'enl�ve maintenant.

Attends le compte � rebours. 5, 4, 3, 2, 1...

- Jos, s'il te pla�t ! - Tu c�des ?

Ou tu veux la torture chinoise de l'eau ?

- Rhabille-toi. - Et tu rentres ?

D�p�che-toi, mes mamelons sont gel�s.

Je t'aime.

Je ne lui ai jamais dit �a, ni � elle, ni � personne.

J'ai grandi pour t'aimer de la bonne fa�on. Alors tout va bien.

N'est-ce pas ?

- Jos, je t'aime. - Je sais.

Parce que c'est vrai, parce que...

�coute, �a va aller. Tout ira bien.

Tu crois ?

On va vivre heureux pour toujours.

- Qui est-ce ? - C'est Peg.

Peg ? Le petit nom de Margaret ?

Oui. Je ne peux pas t'inviter, je sors du lit.

Tu ne veux pas savoir pour Meredith ?

Quoi ? Elle dort.

Ah bon ? Je reviens de l'h�pital.

Elle a commenc� le travail.

Que se passe-t-il ? Pourquoi tu n'�tais pas l� ?

Je t'�crirai une lettre.

- Tu es seul ? - Ferme-la, Peg. Il y a autre chose ?

Non. Les infirmi�res ont dit que je ne pouvais rien faire,

et tu dois appeler � 8 h.

C'est bon. Appeler � 8 h. Bonne nuit.

On va � l'h�pital.

Mais Peg dit qu'on n'a pas � y aller avant demain.

Elle va avoir son b�b� ! Le tien !

Vilaine. On n'a pas besoin de gaz avant les grandes contractions.

Vous avez d�j� eu un b�b� ?

Non. Mais j'en ai mis au monde des centaines.

Alors bouclez-la et laissez-moi tranquille avec �a.

Si vous me parlez comme �a, je l'enl�ve compl�tement.

Il y a un visiteur pour vous.

Allez-y.

C'est �a. Essayez de dormir un peu.

Je vous apporte un peu d'aspirine.

C'est comme un incendie et elle parle d'aspirine.

Exp�rience spirituelle.

� l'aide !

Merci, ma ch�re.

Votre nom et votre num�ro ?

Je vous remercie. Au revoir.

- Quelle heure est-il ? - 8 h 30.

Je ferais mieux d'appeler.

C'est une fille. 7 livres, 57 grammes. N�e � 6 h 30. Les deux vont bien.

Tu as appel�. C'est ce qu'ils ont dit ?

7 livres, 57 grammes.

Ce n'est pas mal pour quelqu'un de sa taille. Une fille.

C'est mieux, en un sens. Un gar�on a plus besoin d'un p�re.

Quel nom on a choisi si c'�tait une fille ?

Sara. Sans "H."

On dirait un nom de trust international ou un club...

Soci�t� pour l'Admiration des Risques Anecdotiques.

On boit � la sant� du b�b� ?

Donne-moi un morceau de pain grill�.

Longue vie et bonheur.

Oui. Bonne chance. Tu en auras besoin avec une m�re comme �a.

Des choses �tonnantes arrivent aux femmes quand elles ont des enfants.

Certaines peuvent soudain se transformer en m�res naturelles.

J'ignore pourquoi elle ne s'en est pas d�barrass�e comme les autres.

- Elle a souffert l'enfer pour l'avoir. - Et elle le m�ritait.

Personne ne m�rite �a. Elle �tait � l'agonie, elle avait besoin de nous.

- On �tait l�, roulant sur le sol. - On ne savait pas.

Donne-moi un autre.

Pas de chance, ta premi�re fois.

C'est l'histoire absolue de ma vie. Peu importe ce que j'essaie...

Dieu a toujours une tarte � la cr�me dans sa manche.

Tr�s bien.

J'ai peur que beaucoup de clowns path�tiques soient distribu�s.

Arr�te un peu, Jos.

Tu es int�ress�e par les petits r�les ?

Je connais plein de filles que �a n'int�resse pas...

mais tu sembles jouer de malchance dans cette direction.

Je t'aime.

Je t'aime.

N'est-ce pas merveilleux sans elle ?

- Ne dis pas �a. - D�sol�.

Dis ta premi�re pens�e...

Oui, �a l'est.

Il est temps que je m'habille.

Mon Dieu...

- Tu penses pouvoir atteindre la chambre ? - Non.

Je vais essayer.

Pose-moi.

Jos, s'il te pla�t, pose-moi.

- Combien de temps ? - Le docteur a dit 8 semaines.

- Salut. - Ou �tais-tu pass� ?

- Comment tu te sens ? - Vaseuse.

Alors ? Tu ne vas pas le voir ?

C'est ton merveilleux enfant

dont tu ne supportais l'id�e qu'il soit d�truit, tu te souviens ?

C'est affreux. Je d�teste �a.

Il m'en a fait baver.

Tous les b�b�s ressemblent � �a. Tu l'aimeras quand il grandira.

Non. Je veux qu'il soit adopt�. Maintenant.

J'ai un foutu mal de t�te. Tu as de l'aspirine, de la drogue ?

Pas que je puisse prendre moi-m�me.

Bref, que penses-tu de l'adoption ?

Quand je demande aux infirmi�res, elles me harc�lent de sermons.

- Tu es une salope. - Tu es un b�tard.

- Comment va-t-elle ? - Bien.

- Tu veux monter la voir ? - Non. Je ne peux pas.

Viens alors.

- Elle est fi�re du b�b� ? - Oui. Elle bave dessus tout le temps.

Je te l'avais dit.

C'est un peu �trange, vraiment, parce qu'elle est vraiment laide.

Sara ?

- L'oreille en feuille de chou, un strabisme terrible. - Pauvre b�b�.

L'avantage, c'est qu'on voit en m�me temps les deux c�t�s de la salle.

C'est pas dr�le.

Attrape-moi.

C'est pourquoi l'adoption est si difficile � organiser.

On ne peut pas �tre s�r que la m�re le souhaite vraiment.

Ne vous en faites pas. Vous pouvez en �tre s�re dans ce cas.

En fait, je pense que c'est sans doute la seule fa�on.

La situation � la maison est un peu bizarre.

Bizarre ? Comment �a ?

- Je l'emm�ne � la cr�che ? - Non. Attendez une minute.

- Je discutais justement avec... - H�, George.

Jos ! Comment �a va ? Toutes mes f�licitations.

Je croyais que tu avais dit que tu ne viendrais pas.

J'ai chang� d'avis. Je suis si contente pour le b�b�.

Venez-vous voir Mme Jones ?

Oui. Je suis sa s�ur, Georgina Jones. Je viens de province.

Je n'ai pas pu venir plus t�t.

Mais Jones est son nom de femme mari�e.

Oui. Je veux dire sa belle-s�ur. Je suis la s�ur de Jos.

Voil� mon b�b�.

Je peux la tenir ?

Bien s�r. Prends-la. Je t'en prie.

Meredith, tu es magnifique.

O� �tais-tu pass�e ?

- Je viens de la voir. - Qui ?

- Sara. - Oh, �a.

Honn�tement, elle sera sensationnelle, tout comme sa m�re.

Georgy, arr�te. Pas de compliments � la noix sur la maternit�.

Honn�tement, elle est belle. Elle est comme toi.

Tais-toi, Georgy, veux-tu ?

Allez, Meredith, tu as juste un peu le cafard.

Ne me dis pas ce que je ressens.

En ce qui me concerne, quand je quitte cet h�pital, je m'en vais seule.

- C'est tr�s triste, mais... - Ne parle pas comme �a, Meredith.

Je ne vais pas m'encombrer la vie avec un b�b� hurlant.

L'appartement est pr�par�, et je pars.

Ce ne serait pas juste que je tra�ne avec vous trois.

- Qu'est-ce que tu as �t� lui dire ? - Quoi ?

Quoi qu'il en soit, comprends bien �a, Georgy.

Je vais faire adopter ce b�b�, et c'est comme �a !

Tu ne vas pas abandonner Sara.

Pas maintenant que tu l'as vue, que tu l'as touch�e.

Je ne la touche pas. Je laisse �a � cet �quipe.

- Une minute, jeune fille. - Restez en dehors de �a, esp�ce de vieux sac.

Tu ne peux pas. Comment tu peux ne pas vouloir la tenir, t'en occuper ?

Mon Dieu. L'embarras. D'accord.

Si tu es si enthousiaste pour cette satan�e chose, alors tu l'as.

Gratuitement, pour rien.

Sans les douleurs de l'accouchement ni l'inconfort. Famille instantan�e !

Oui, d'accord. Je veux. Bien s�r que je le veux.

Je ne lui souhaiterais pas une m�re comme toi.

Tu es une abrutie, Meredith.

Tout va bien, tout le monde. Restez calme. �a n'a rien � voir avec vous.

Oui. Bien...

D�barrasse-toi de toute cette camelote, Ted.

Oui. �liminer tous ces tristes souvenirs, monsieur ?

Bien s�r.

- Allez, Jos. - J'arrive.

Allez, vite.

Je n'ai pas l'habitude.

- Tu la tiens mal. - Que veux-tu dire ?

Allez, c'est mieux. Maintenant, tu fais le th�.

Pauvre b�b�. Voil� le b�b�.

Ch�rie !

Ils peuvent commencer � lire d�s 18 mois si les lettres sont assez grandes.

Elle va commencer avant �a.

- Drame � la banque ! - Tu es en retard !

Il y avait une erreur de 5 pence. C'�tait chacun pour soi.

Vous essayez de maigrir ? On dirait une cocotte-minute.

On doit mettre les couches quelque part et on ne veut pas d'�ryth�me.

Non, absolument.

- Comment va le panier ? - Il progresse.

Je voulais dire celui-ci.

Voil� pour la paternit�.

Et celui-la est pour quoi ? Attraper les t�tes ?

- Jos ! - As-tu �t� pay� ?

La richesse, au-del� des r�ves d'avarice.

- On va au cin�ma, Georgy. - Impossible, on ne peut pas laisser Sara.

Peg va s'en occuper, n'est-ce pas, ma vieille beaut� ?

- Elle ne peut pas, Jos. - D�sol�e, mon cours de poterie.

Zut !

- Vas-y tout seul. - C'est amusant.

J'ai plein de choses � faire. �a m'est �gal, vraiment.

- Tu es s�re ? - Absolument.

Je dois me grouiller.

- Vous comprenez ? - Oui, je vois.

Vraiment ? Ce que je veux dire, c'est la dentelle, douce et blanche...

Comme la dentelle. Vous savez, beaucoup de...

- Dentelle. - Exact. Partout.

Partout. Oui, si vous �tes tout � fait s�r...

Tony, le rouleau de tissu...

Qu'en pensez-vous ?

- C'est �a. - Vous voyez comment �a drape ?

�a va ressembler � un bordel de Bessarabie l�-haut.

Sa chambre ?

Et ce lit. Tout en dentelle, avec des cupidons.

Il veut y installer une ma�tresse ?

Un couple de tapettes danse l�-haut.

Mon Dieu !

Il va amener une ma�tresse.

- Ok. Bye-bye. - A bient�t.

- Vous venez faire de moi une honn�te femme ? - Quelque chose comme ca.

�a ne suffit pas !

Je vous ai dit que ces pilules ne fonctionneraient pas, monsieur.

Tu ne vas pas prendre ce truc dans tous ces escaliers ?

Oui, ne peut pas le perdre. C'est le symbole du statut de Sara.

- Tu es folle, Georgy. - Vous croyez ? Jamais �t� mieux.

Ton p�re m'a parl� de tout �a.

Pour payer les pots cass�s, comme d'habitude.

On peut parler ?

Je n'ai pas le temps, old love. Elle doit prendre son bain.

Tu ne peux pas continuer comme �a, Georgy.

Pauvre vieux James.

Peg dit qu'on devrait plus penser � Sara.

- Plus ? - Oui, � son avenir.

�coute.

Pour un moment, ne pensons...

� rien d'autre qu'� l'instant pr�sent.

Elle pense que Sara va souffrir si on n'est pas mari�s.

Sornettes. �a prendra des ann�es avant que �a soit un probl�me.

On ne peut pas continuer comme �a pendant des ann�es.

Tu ne veux pas m'�pouser ?

Tu voulais.

Quoi ?

Tu voulais m'�pouser.

Tu as chang�.

J'ai chang� ? Non madame. Je ne change pas.

- Tu as chang�. - Je fais un foyer pour toi.

Un foyer ? Une clinique !

- Honn�tement, tu aimes tout �a ? - Oui !

George, je...

Non, Jos. Je vais dormir.

Je dois nourrir Sara dans quelques heures.

Mme Jones ?

Oui. Enfin, non. En fait, je m'appelle Parkin.

Mme Jones habite ici, cependant ?

Pas exactement, mais M. Jones, oui.

Et le b�b� ?

Oui, le b�b� est l�, oui. J'�tais en train de la changer.

Je vois.

Peut-�tre pourriez-vous m'accorder un moment.

Je suis votre visiteur sant�.

- Oui, entrez. Vous �tes tremp�e. - Je vous remercie.

- Elle est mignonne... - Magnifique.

Mais le mari a la garde de l'enfant ?

Oui, c'est un peu vague, vraiment.

- Mais il vit ici ? - Oui.

Et vous, vivez-vous ici ?

En quelque sorte.

Je suis employ�e pour m'occuper du b�b� quand M. Jones travaille.

Je dors sur le divan, dans le salon.

Il a donc un emploi stable.

Aucun probl�me pour subvenir aux besoins de l'enfant ?

Non. Il a un excellent travail � la banque.

Il est tr�s responsable. Conscient de ses responsabilit�s.

George, o� es-tu ? Ma grande b�te sexy ! Je suis libre !

J'ai plaqu� ce travail horrible � la banque et je suis libre.

On peut passer toute la journ�e au lit ensemble. O� es-tu ?

O� caches-tu ce grand corps s�raphique ? Montre-toi

M. Jones ?

Tu n'as pas l'air d'avoir beaucoup de chagrin.

J'en ai. �a fait vraiment mal.

Vers le bout de la jet�e, sur notre droite...

isi vous regardez sur le rivage...

vous verrez une petite maison grise avec une porte de rue rouge.

Dans cette maison, sir Christopher Wren a v�cu...

pendant la construction de la cath�drale Saint-Paul.

Et comme vous pouvez le voir...

"Dans cette maison, sir Christopher Wren a v�cu...

"pendant la construction de la cath�drale Saint-Paul."

Il pouvait la voir depuis la fen�tre de sa chambre.

Un matin, il s'est r�veill� et il a vu qu'elle �tait presque termin�e...

Et il a dit: "Mon Dieu, c'est l�. Je suis c�l�bre. J'ai construit St-Paul.

C'est vrai.

Tu veux que je te raconte une petite histoire ?

Un apr�s-midi d'hiver, presque comme celui-ci, par un froid piquant,

- J'ai vu un homme se noyer. - Il faut qu'on parle.

Je marchais le long du remblai

et il nageait dans l'eau sale...

avec son pantalon, et une chemise transparente en nylon.

J'ai d'abord cru que c'�tait un de ces obs�d�s de la sant�.

Et j'ai remarqu� qu'il se maintenait loin du rivage.

Se fatiguant lui-m�me, devenant de plus en plus faible.

Puis la police de la rivi�re est arriv�e dans une vedette.

Mais � ce moment-l�, il a coul�.

Ils ont dragu� un peu, ils sont partis. Pour chercher un filet, je suppose.

Je ne me suis jamais senti suicidaire, jusqu'aux derni�res semaines.

Tu n'as pas essay� de le sauver ?

Je ne veux sauver personne.

C'est l� o� tu es un monstre, Georgy.

Pas un grand, ni laid... C'est ce d�sir de sauver les gens.

...o� nous allons rester 5 mn.

Je voudrais souligner que les commentaires sur ces navires...

sont enti�rement b�n�voles.

Donc, si l'un d'entre vous a pu l'appr�cier,

je passerai parmi vous avec un chapeauy

Merci beaucoup pour votre g�n�rosit�.

Je l'aime. Vraiment. "What can I do, scuddlydoo."

Je suis un homme d�sesp�r�, madame ! Rien ne m'arr�tera !

Je me mets tout nu si vous ne venez pas tout de suite avec moi.

Va-t'en, Jos. Va-t'en, ou je vais pleurer.

Vraiment ? C'est tr�s �trange.

Tu veux dire, des larmes sal�es vont couler sur tes joues ?

Tu veux que je pleure ? On m'a dit que c'est facile.

�a ne sert � rien. Rien ne vient. Tu peux m'apprendre ?

Hey, fat-face, je te parle.

Je n'ai pas pleur� depuis que je suis tomb� de ma selle de v�lo...

sur la barre transversale quand j'avais 8 ans.

Tu ne ris pas, hein ?

Non, d'autres pourraient le croire, mais pas moi.

Je vois bien ce que les autres pourraient prendre

pour un rire, juste comme �a.

C'�tait cens� �tre mes doigts...

Mais je n'y arrive pas avec mes doigts, j'utilise ma langue � la place.

Je suis comme Peter Pan.

Il ne pouvait pas cliquer la sienne... C'est tr�s embarrassant.

Georgy, je peux te parler une minute ?

Monte.

- O� va-t-on ? - Nulle part.

Je veux juste �tre s�r de ton enti�re attention.

Je vois. C'est l'enl�vement, maintenant.

Il est parti, n'est-ce pas ?

Jos ? Oui.

Que vas-tu faire maintenant ?

Je ne sais pas.

Je pensais...

Quoi ?

J'ai pens� que les termes de mon contrat propos�...

pourraient �tre modifi�s pour couvrir cela.

Ne recommencez pas avec tout �a.

Je n'ai rien d'autre depuis 6 mois.

Juste des contrats !

Ils vont toujours emmener le b�b�.

- Non, pas forc�ment... - Arr�te la voiture.

Je me fiche de vous.

Eh bien, dites-le correctement alors.

Oh mon Dieu ! Maman !

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