All language subtitles for 7 Days In Entebbe

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

EN 1947, L'ÉTAT D'ISRAËL FUT RECONNU PAR LES NATIONS UNIES.

LES PALESTINIENS ENGAGÈRENT LA LUTTE POUR RÉCUPÉRER LEUR TERRITOIRE.

DES RÉVOLUTIONNAIRES DE GAUCHE DE PARTOUT AU MONDE

SE JOIGNIRENT À EUX.

ENSEMBLE, ILS ATTAQUÈRENT DES CIVILS ISRAÉLIENS.

ILS SE QUALIFIAIENT DE COMBATTANTS POUR LA LIBERTÉ.

LES ISRAÉLIENS, EUX, LES QUALIFIAIENT DE TERRORISTES.

Jour un - Le dimanche 27 juin 1976

ATHÈNES - GRÈCE

Reculez. Allez par là.

C'est une prise d'otages, tout le monde.

- Pas un geste. - Pas un geste.

Restez dans votre siège, et personne ne sera blessé.

Au moindre geste, je lancerai cette grenade.

Ne bougez pas. Restez à votre place. J'ai une bombe.

Assieds-toi. Assis.

J'ai le contrôle de la cabine.

On est quatre. On a des armes et des bombes.

Tentez de vous défendre et vous mourrez.

- La cabine, camarade 39 ? - Elle est sécurisée.

Restez assis. N'essayez rien.

Tout le monde à l'arrière. Allez-y.

Avancez. N'emportez rien. Avancez.

- Qui est le capitaine ? - C'est moi.

Vous deux, dehors.

Je suis mécanicien de bord. Je dois rester.

Toi, dehors.

- Vite. Lâche tes sacs. Plus vite. - Allez, allez.

- Vas-y. - Allez.

- Toi aussi. - D'accord.

Plus vite.

Allez.

Maman, je dois aller aux toilettes.

Retiens-toi.

Si on n'a pas de bonnes écoles et de bons soins de santé,

si on n'investit pas dans notre culture,

à quoi bon se battre ?

Cabinet du gouvernement israélien

On ne peut pas allouer tous les fonds publics

à votre ministère, Shimon.

Le budget militaire accapare 31 % du P.I.B.

Une hausse de 10 % en quatre ans.

Selon mon évaluation,

une hausse de 10 % du budget militaire, c'est le minimum.

Autrement, on manquerait à notre devoir.

Ce n'est pas un choix, messieurs.

C'est une obligation. Il est question de la survie

d'Israël.

La guerre du Kippour a mis au jour

nos lacunes en matière de renseignement.

On manque de ressources sur le terrain.

Il faut des agents. Il faut acheter de l'influence.

Les Russes ont augmenté massivement l'aide militaire à l'Égypte.

La Syrie se réarme également.

Des militaires russes...

VOL 139 DE TEL-AVIV À PARIS DÉTOURNÉ APRÈS SON ESCALE À ATHÈNES

... les conséquences seront catastrophiques.

Combien d'Israéliens ? Combien de pirates de l'air ?

Où vont-ils ?

Impossible d'allouer des fonds à la santé et à l'éducation

quand nos ennemis voudraient nous expulser du territoire.

Remettez-nous tout document

qui témoigne de votre identité.

Quiconque cachera des papiers

sera puni sans pitié.

Donnez-moi votre passeport et votre carte d'identité.

Passeport.

Passeport.

Passeport. Carte d'identité.

Allez. Donne-moi ta carte.

Si on est séparés,

s'ils m'emmènent avec les hommes,

prends soin de ta mère et de ta sœur.

D'accord.

Bureau du premier ministre

Il y a 239 passagers à bord,

dont 83 Israéliens.

C'est un problème français.

C'est leur avion, leurs citoyens.

Si c'est un détournement, la presse doit le savoir.

- J'appelle les rédacteurs. - C'en est un.

Ils ramèneront l'avion ici pour nous narguer.

Ils le font toujours.

Amos,

M. le premier ministre,

c'est notre problème.

Vous voulez dire mon problème, Shimon ?

Maman, j'ai vraiment envie.

- Assieds-toi. - Non.

- Excusez-moi... - Assieds-toi.

Ma fille doit aller aux toilettes.

Toi ?

- Oui. - Tu as envie ?

Faites vite.

- Moi aussi, j'ai envie. - Reste assis.

Madame.

Votre blouse est déboutonnée.

Ne brisez pas le train d'atterrissage.

Autrement, on mourra ensemble.

Ce sera un atterrissage en douceur.

Marche arrière.

C'est fait.

Très bien, capitaine.

BENGHAZI - LIBYE

Pourquoi est-ce si long ?

Dites-moi où on va, sinon, il faudra cinq ou six camions.

Très bien.

Remonte dans l'avion.

Si vous voulez voler en sûreté,

je dois faire mes vérifications.

Je dois inspecter les roues, les freins et le moteur.

Vous devriez prendre soin des passagers.

Ils sont à bord depuis cinq heures.

Ils doivent boire et manger.

Te sauveras-tu ?

Je vous jure que non.

Et ne tenez pas ça aussi près d'un camion-citerne.

- Êtes-vous avec Baader-Meinhof ? - Fais le plein.

Fais ton travail.

FRANCFORT - ALLEMAGNE

Six mois auparavant

- Jaber. - Brigitte. Juan Pablo.

Bonjour.

Détourner un avion ?

C'est du sérieux.

Qu'avons-nous à gagner ?

Voyons ce que Jaber a à dire. Assieds-toi.

Votre groupe est contesté.

Votre soutien s'effrite.

Vous avez bien des camarades en prison.

Un tel geste inspirerait une nouvelle génération à vous suivre.

Le F.P.L.P. demandera la libération de 50 prisonniers palestiniens.

On pourrait aussi faire libérer nos amis.

On pourra demander ce qu'on veut.

On pourra demander la libération d'Ulrike Meinhof.

- Ils ne la relâcheront jamais. - Comme j'ai dit,

si on joue bien nos cartes,

ils feront tout ce qu'on demande.

Camp de formation du Front populaire de libération de la Palestine

Visez.

Tirez.

Bose.

Il faut qu'on parle.

Ulrike Meinhof trouvée pendue dans sa cellule

Ulrike Meinhof est morte. Elle s'est suicidée.

C'est fini pour votre groupe.

Elle a coupé ses cheveux.

Non. Elle a abandonné.

Ça pose problème.

Où est le problème ?

Son père et sa mère,

sa sœur, sa femme et leurs enfants,

ils étaient dans un camp au Liban.

Les Israéliens l'ont attaqué.

Ils ont tué des gens, dynamité les maisons.

La famille a fui.

Un tank israélien a écrasé sa voiture.

Personne n'a survécu.

Je sais qu'il ira jusqu'au bout.

Vos camarades sont morts. Irez-vous jusqu'au bout ?

Elle ne se serait jamais pendue.

L'État l'a assassinée.

Si on retourne en Allemagne, on sera tués aussi.

Raison de plus de continuer.

- Pour Ulrike. - Et pour ta famille.

À l'aéroport, c'est Jaber qui mènera.

Je resterai à Kampala, en liaison avec le président Amin.

Les Ougandais garderont le périmètre de la piste et le bâtiment.

Vous resterez à l'intérieur.

Vous devrez vous méfier.

Vous devrez garder vos distances avec les passagers.

Un lien émotif peut devenir très dangereux,

surtout pour les femmes.

Je suis une révolutionnaire.

Voulez-vous de l'eau ?

- Voulez-vous de l'eau ? - Voulez-vous de l'eau ?

De l'eau pour les enfants ?

Voulez-vous de l'eau ?

- Je me sens mal. - Que vous faut-il ?

Je suis enceinte.

- Je crois faire une fausse couche. - Bon.

- Je vais chercher un médecin. - Oui.

Madame, elle se sent mal. Elle doit voir un médecin.

- Quel est le problème ? - Une fausse couche.

Un peu trop commode, pas vrai ?

Elle n'oserait pas.

Je suis infirmière. Je peux peut-être l'aider.

Tu peux attendre.

Combien de mois ?

Deux mois.

D'où viens-tu ?

D'Angleterre.

On va appeler une ambulance.

On ne veut de mal à personne.

On est des humanitaires.

Suis-moi.

Que fait-il ?

Je n'en sais rien.

Elle te dupe.

Mieux vaut être clément, camarade.

Je perds mon bébé.

Bonne chance.

Pas de radio.

Il faut l'autorisation du contrôle aérien.

On est seuls ici. Ils savent qu'on part. Décollez.

- On a besoin... - Décollez.

Propulseurs.

Prêts.

Les Libyens les ont avitaillés et relâchés.

Kadhafi ne veut pas en faire son problème non plus.

Combien de carburant ?

Assez pour cinq heures.

Assez pour revenir à Tel-Aviv.

Ils iront à Ben Gourion.

Ils veulent un auditoire.

Autre chose.

Ils ont relâché une passagère.

Il y avait deux Arabes.

Des Palestiniens, je crois.

Et deux Allemands. Un homme et une femme.

Pourquoi vous ont-ils relâchée ?

J'ai menti. J'ai dit que j'étais enceinte.

Ont-ils dit où ils allaient ?

Cette mission n'a aucun sens.

On n'a jamais parlé d'aller en Ouganda.

Idi Amin est cinglé.

Il mange des gens. Il les donne en pâture aux crocodiles.

On met notre vie entre les mains d'un fou.

Une fois en Ouganda, on sera en sûreté.

Les Israéliens n'ont pas le choix. Ils devront négocier.

Échec et mat.

Et s'ils refusent de négocier ?

Ils...

Ils...

Ils n'ont pas le choix.

Autrement, on tuera les otages.

Oui.

Tu devras tuer des gens.

Des Allemands tuant des juifs.

Y as-tu réfléchi ?

Ulrike Meinhof est morte à cause de moi.

- Ce n'est pas vrai. - Ce l'est.

Elle a été arrêtée parce que j'ai cru en la mauvaise personne.

Et la voilà morte.

Si tu as des doutes,

tu devrais partir.

Veux-tu que je parte ?

ENTEBBE - OUGANDA

Bienvenue à Entebbe, en Ouganda.

Je n'ai pas encore eu le temps d'expliquer le motif

du détournement d'un avion d'Air France.

Même si beaucoup croient que la France a une politique pro-arabe,

c'est un des principaux pays ennemis des Palestiniens.

La France a coopéré avec le Mossad.

Elle a vendu des avions à Israël.

La France a aidé Israël à fabriquer des bombes atomiques.

La Palestine n'a ni bombe atomique, ni armée, ni armes.

Le Front populaire de libération de la Palestine doit improviser

pour attirer l'attention du public sur la lutte palestinienne.

Nous appelons tous les mouvements révolutionnaires

à s'unir contre Israël,

un État fasciste, sioniste et raciste.

Israël a exploité les sentiments humanistes de son peuple

à des fins inhumaines.

Il est l'héritier du nazisme.

Je vous demande de rester calmes.

On ne vous veut aucun mal.

On ne vous tuera pas.

On n'est pas des assassins

et on ne veut pas commettre un massacre gratuit.

Vous passerez la nuit dans l'avion.

Demain, on ira dans l'aérogare.

Vous avez le choix de lignes aériennes.

Merci d'avoir choisi Air France.

On espère vous revoir bientôt.

Voilà comment réfléchit un révolutionnaire allemand cinglé.

Capitaine.

Ouvrez la porte.

Reculez.

Attention à la marche.

C'est le plus gros avion qui ait atterri ici.

Boni,

tu devrais voir le visage des passagers après ton discours.

- Quoi ? - Ils sont terrifiés.

- Qu'est-ce qu'il a dit ? - Tu ne veux pas savoir.

- Salut. - Salut.

Jour deux - Le lundi 28 juin 1976

Bienvenue en Ouganda.

Je suis Son Excellence le maréchal alhaji Dr Idi Amin Dada,

titulaire de la Victoria Cross, D.S.O., C.M.V. et M.C.

Dieu tout puissant m'a désigné pour vous protéger.

Merci beaucoup.

Je suis le héros de l'Afrique.

Je suis votre héros.

Nous satisferons tous vos besoins.

Nous espérons que vous aimerez votre séjour

dans notre beau pays.

Nous nous occuperons de tout.

Vous êtes en bonnes mains.

Je vous en prie. Entrez.

Merci beaucoup.

Allez.

J'espère qu'ils commenceront bientôt à négocier.

Ja.

Je vais lui parler.

- On a réussi. - Beau travail.

- Beau travail. - On va négocier ?

Du calme, camarade. Tu as bien travaillé.

C'est à nous de jouer.

On connaît bien les Israéliens.

On sait comment ils réfléchissent, comment ils fonctionnent.

On s'occupera de négocier.

En cas de problème, parle à Jaber.

Jaber.

Votre tâche est de surveiller les passagers

tous les deux.

Quatre mille kilomètres.

Aucun pirate n'a conduit un avion si loin

du champ d'opération de nos forces armées.

C'est sûrement Haddad.

Monsieur, si vous cédez,

toutes les cibles israéliennes seront emmenées à l'étranger.

M. le ministre de la Défense,

cherchez des options d'intervention militaire en Afrique.

Quand vous en aurez une réaliste,

je déciderai quoi faire.

Des questions ?

Amos coordonnera le comité d'urgence.

On se réunira quand on aura reçu leurs demandes.

Ce n'est pas le problème de Peres.

C'est votre visage à la une de tous les journaux.

Si c'est Haddad, il voudra libérer

tous les terroristes en prison.

Vous ne pouvez pas les libérer.

Ce serait un suicide politique.

Je le sais.

C'est du bon crocodile.

On devrait parler à notre "kapitan" allemand.

On ne peut pas négocier avec ces gens.

On peut peut-être les manipuler.

Comment on va s'arranger ?

Comment on va s'arranger ?

C'est crasseux, ici. Il y a des enfants.

Je ferai faire le ménage.

Ils apporteront des matelas.

Tout se passera bien.

Pas de souci.

Je dois croire un révolutionnaire allemand cinglé ?

Tout deviendra clair.

Tout.

Rallume-les.

Vous dormez avec une veilleuse ?

Va te coucher.

Ils comptent les passeports israéliens.

Ja.

On doit savoir qui sont ces passagers, Boni.

Endors-toi.

Israël est un État fasciste. L'antifascisme signifie la solidarité

pure et simple avec les Palestiniens.

Arrête de citer des slogans.

Des Allemands qui détournent un avion plein de juifs.

Qu'en dira le monde ?

Il faut admettre que les Allemands sont incapables

d'analyser le conflit au Proche-Orient

parce que la culpabilité les paralyse.

L'Allemagne de l'Ouest est une société fasciste.

Tu ne le vois peut-être pas, mais ceux qui nous dirigent

sont les mêmes qui dirigeaient les nazis.

Leur culpabilité a financé

le développement d'Israël en base militaire impérialiste.

On ne peut pas juste lire ces livres.

On doit les vivre.

L'annihilation, c'est pour les adolescents.

Contre l'oppression et l'injustice, la révolution est un droit.

Tu n'es pas opprimé. Tu es commerçant.

Contre le capitalisme aussi.

On est tous capitalistes et bourgeois.

Si c'est ce que tu crois, il faut agir

sans attendre.

J'ignore de quoi tu as peur, Juan Pablo.

Je n'ai peur de rien.

Toi, tu devrais avoir peur.

Ma seule peur, c'est une vie vide de sens.

Où suis-je ?

Où suis-je ?

Ça va, madame ?

Je ne parle pas allemand.

Aidez-moi.

Écoutez.

Aidez-moi.

Je vous en prie. Ne faites pas ça.

Prenez-le.

Quoi ? Non.

Épargnez-moi.

- Ça va. - Aidez-moi.

- Ça va. - Aidez-moi.

J'ignore ce que vous dites, mais...

Calmez-vous, je vous en prie.

Je ne comprends pas ce qu'elle dit.

Du calme !

Du calme. Inutile de nous payer.

Nous ne voulons pas d'argent. Suivez-moi.

Suivez-moi.

Deux Allemands.

Oui.

C'est triste.

Mais ce sont des révolutionnaires.

Sept heures et pas de nouvelles.

C'est différent cette fois.

Ils font ce qu'ils font, Yitzhak.

Tu n'y peux rien.

Dors un peu.

Ne vous inquiétez pas.

Il n'arrivera rien.

Les sauveteurs devront approcher de la vieille aérogare sans être repérés.

Renseignement militaire israélien

Nos hommes peuvent atterrir de nuit dans un Hercules.

- Sans éclairage sur la piste ? - Oui.

C'est super.

Je doute que Rabin approuve ça.

Et si on parachutait plutôt une petite équipe ?

Elle serait trop dispersée.

On peut se servir du lac Victoria.

Équiper nos parachutistes de bateaux gonflables.

Ou arriver du Kenya.

Ehud, il y a des crocodiles dans le lac Victoria.

Et c'est impossible de traverser le lac depuis le Kenya

en bateau sans être repérés.

Ce n'est pas un exercice.

C'est la réalité.

Motta,

et si on envoyait les commandos s'emparer de l'aéroport

et qu'on attendait des nouvelles d'Amin ?

Eh bien,

pour s'emparer de l'aéroport,

il faudrait bien plus d'hommes.

Faites les calculs pour moi.

Je veux présenter un plan demain.

Et convoquez les forces spéciales à la base.

Oui, M. le ministre.

- Merci. - Sans problème.

Je sais pourquoi Rabin voulait que Motta vienne.

Il veut nous empêcher de trouver une option militaire crédible.

Ainsi, pas besoin de prendre une décision.

Il veut vous blâmer pour cette crise.

C'est ça, la politique.

J'aimerais pouvoir faire ça.

Tu as reçu un appel.

Tu dois retourner à la base demain.

C'est quand, la première ?

- Ce n'est pas ça. - Tu sais que je n'ai pas le choix.

Sarah, c'est mon travail.

- On a toujours le choix. - C'est faux.

Ces otages ont-ils le choix ?

Si tu crois être privé de choix, tu es aussi un otage.

Jour trois - Le mardi 29 juin 1976

Quartier général des opérations spéciales

Sarah.

La danse, c'est la vie.

On se blesse, on se replie. C'est normal.

Mais si tu deviens si craintive que tu gardes tout à l'intérieur

et ne prends jamais de risque,

tu ne pourras plus danser.

On reprend.

Du début.

Écoutez.

Vous tous, debout.

Fermez vos livres. Posez vos cartes.

- On va partir. - Par ici.

- Allez. Vite. - Prenez vos affaires.

Déplacez les chaises.

- Tout. On se bouge. - Ça va.

- Merci. - Déplacez-vous dans l'ordre.

Et le veston. À qui est-ce ? Emportez tout.

- Ne laissez rien. - On crée de l'espace.

Ça va. On est trop tassés ici.

D'accord.

En entendant votre nom,

levez-vous,

venez chercher votre passeport et allez dans l'autre pièce.

Almog, Ezra.

Cohen, Pasco

Yalla, yalla. Allez. Plus vite. Approchez.

Steinberg, Mark.

Abrams, Isaac.

On n'a pas convenu de ça.

- Du calme. - Ils nous dupent.

... passeport du Front pour la libération de la Palestine.

Va dans cette pièce.

Ouvre ton sac.

Ouvre ton sac.

Bergman, Aaron.

On se dépêche.

- C'est quoi, ça ? - Yalla, allez.

Allez, allez.

Bloch, Dora.

Cohen, Hanna.

Non... Excusez-moi. Non.

Je ne peux pas laisser mes enfants.

- Dépêche-toi. - Je proteste.

Vous ne pouvez pas faire ça. Ce n'est...

- ... passeport. - Hé ! La ferme.

Assieds-toi.

Assis. La ferme !

- Je ne suis pas un nazi. - Surveille-les.

- Surveille-les. - Assis.

- Je veux parler à Haddad. - Plus tard.

Discutons maintenant.

- Maintenant. - Surveille-les.

On discutera plus tard.

Fermez-la, tout le monde.

Si quelqu'un tente de résister, je l'abats.

Compris ?

Vous tous, allez-y.

Abbuch, Ian.

Suivant.

Mayeth, Sarah.

Mayeth, Abraham.

Elbaz, Maurice.

Allez, petit. Avance.

Ullman, Rebecca.

Israélien.

Un passeport français et une carte israélienne ?

Je suis citoyen français. Je travaillais en Israël.

J'ai cette carte que j'ai remise

- avec mon passeport. - Tu es militaire.

- Non, je suis français. - Tu es un espion.

Attendez. Non, je suis citoyen français.

- Très bien. - Avance.

- Il est français. - C'est ton ami ?

Oui.

Va par là toi aussi.

Pour que ça fonctionne,

il faut une force suffisante pour s'emparer de l'aéroport.

On se sert des commandos pour tuer les terroristes

et libérer les otages.

Après, les renforts atterrissent.

Des armes lourdes.

Au moins 1 000 hommes.

Vous voulez envahir l'Ouganda ?

On leur rendra le pays en partant.

On n'envahit pas un pays

membre de l'ONU et de l'Union africaine.

Et impossible de déplacer une si grosse force

sur 4 000 km sans être détectés.

Il faut agir.

On ne négociera pas avec des terroristes.

Je parle au chef d'état-major, Shimon.

Au soldat, pas au politicien.

Je suis d'accord avec le premier ministre.

Il faut découvrir si Amin les aide.

Vous êtes allé en Ouganda.

- Vous avez traité avec lui. - J'ai formé son armée.

Je suppose qu'il ne déclarera pas la guerre à la France.

Cela dit, il est complètement cinglé.

Il peut faire un rêve,

avoir une vision, et alors, tout peut arriver.

Je peux essayer de l'appeler.

Si Amin appuie les terroristes, il faudra peut-être négocier.

Monsieur, ils demandent la libération de 52 terroristes.

Israël ne peut tout simplement pas capituler.

Ils commenceront à tuer des otages après-demain.

Appelez Amin pour connaître sa position.

Résidence officielle du président Amin

Les juifs sont ensemble dans la vieille aérogare d'Entebbe.

Ils sont entourés d'explosifs.

Il y a du T.N.T. dans l'avion et autour du bâtiment.

Même sur eux.

Les pirates sont prêts à mourir avec les otages.

Dites à votre gouvernement que je n'y peux rien.

Mais Votre Excellence, c'est votre pays.

Vous laisseriez votre marque en tant que grand homme.

L'homme qui a sauvé ces gens. C'est une grande occasion, monsieur,

que vous offre le Seigneur.

Les terroristes veulent seulement que vous envoyiez vos prisonniers ici.

N'écoutez pas les représentants du F.P.L.P. assis près de vous.

Vous m'offensez, mon vieil ami.

Je veux seulement m'assurer de la sécurité des otages.

Pardon, Votre Excellence, mais écoutez ce que j'ai à dire.

Ne ratez pas cette occasion

de montrer à ceux qui médisent de vous que vous êtes un grand homme.

Ça pourrait vous valoir le prix Nobel de la paix.

Votre Excellence ?

Votre Excellence ?

Le F.P.L.P. veut qu'on envoie des prisonniers en Ouganda ?

Je crois que c'est l'idée d'Amin, pas des Palestiniens.

Il veut être là à leur libération.

Il veut montrer aux Soviétiques et aux Arabes qu'il est de leur côté.

Il veut leur approbation, leur soutien, leurs armes.

Les cinq millions de dollars.

Si l'Ouganda appuie les terroristes,

il faudra frapper encore plus fort.

J'ai parlé à Kissinger.

Mieux vaut les laisser mourir et ne pas négocier selon lui.

Si ce n'est pas le problème des Français,

c'est encore moins celui des Américains, Shimon.

Faisons la seule chose possible.

Non. Attendez, je vous en prie.

Yitzhak.

Shimon, laissez-moi brosser le tableau de la situation.

On n'a aucun renseignement.

On sait seulement que les otages sont dans l'aérogare.

Ils ont pu les déplacer depuis hier.

Des gens armés, avec des grenades, sont peut-être parmi eux.

En apprenant qu'on vient,

ils tueront les hommes, les femmes et les enfants.

Ils séparent les juifs du reste, et vous voulez négocier.

Shimon,

si on ne négocie jamais,

si on est toujours en guerre,

notre pays deviendra une prison

et chaque citoyen sera un prisonnier.

Nos ennemis sont nos voisins.

Impossible de leur échapper.

Un jour, il faudra discuter et faire la paix.

Merci, messieurs.

Comment sait-il que vous êtes là ?

Il a deviné.

Les esprits ont averti ma mère de ne pas offenser les Israéliens.

- On aurait dû écouter ma mère. - Votre mère ?

Relâchez quelques otages.

Ça calmera les Français et ça facilitera les choses.

Ce n'est pas un espion.

Ils vont le tuer.

Je ne vais pas jouer les gardes de camp.

Arrête de te plaindre.

Ils nous ont écartés.

Ils m'ont toujours négligé.

À Vienne, avec l'OPEC,

Carlos m'a rejeté.

Je suis plus qu'un libraire.

Tu n'étais même pas un très bon libraire, Boni.

Ne sois pas dure avec eux.

Toi, tu es trop doux avec eux.

Ils nous prennent pour des nazis.

Ils sont juifs, on est allemands.

Bien sûr qu'ils nous prennent pour des nazis.

À quoi t'attendais-tu ?

À ce qu'ils nous comprennent ?

Sois un foutu nazi, au moins, ça leur fera peur.

C'est de la merde !

Je ne jouerai pas au nazi pour eux.

Bon Dieu !

Calme-toi !

Tu en as déjà pris trois.

Tu n'as pas dormi depuis notre arrivée.

Je peux le faire seule.

Allez, tiens.

Prends-en encore.

Oui, c'est bien.

Là.

C'est la voiture d'Idi Amin.

Les officiels ougandais ont tous une limousine Mercedes noire.

D'accord.

Si on approche de l'aérogare avec ça,

les terroristes croiront qu'Amin vient parler aux otages.

On profitera de l'élément de surprise.

Envoyez-moi une limousine.

On fera le travail.

Benny, qu'en dites-vous ?

On peut mettre la Mercedes dans un Hercules avec Sayeret Matkal,

- et atterrir à la nouvelle aérogare. - Bien.

Ils roulent en Mercedes jusqu'à l'ancienne aérogare,

tuent les terroristes,

font monter les otages en avion

- et reviennent. - Parfait.

Pour ça, on doit maîtriser tout le secteur.

Les deux aérogares.

Que vous faut-il ?

- Trois bataillons de soldats... - Dan, voyons.

Deux bataillons,

des blindés, des armes.

Donc, quatre avions.

Très bien. Faites vite.

Préparez les unités.

Rabin parle déjà aux Français.

On a de nouveaux ordres. Approchez.

Allons-y.

TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS AÉROPORT D'ENTEBBE

Jour quatre - Le mercredi 30 juin 1976

Oui. Oui.

Je vous en prie.

Bon voyage.

Montez dans l'autobus.

En arrivant à destination,

dites que le président de l'Ouganda a veillé à votre sécurité.

Je suis votre ami, ma sœur.

- Dites une prière... - Je ne veux pas partir.

Je souhaite offrir ma place

à l'un des Israéliens détenus.

C'est impossible.

Je ne partirai pas.

Montez dans l'autobus, s'il vous plaît.

Non. Je ne partirai pas.

Elle ne comprend pas.

Aidez-la à monter dans l'autobus.

- Non. - Aidez-la.

- Je reste. - Aidez-la.

- Montez, madame. - Non, je veux rester.

- Montez. - Pitié.

Je veux rester.

AÉROPORT D'ENTEBBE

Shalom.

Je crains d'avoir de mauvaises nouvelles.

J'ai promis de tout faire pour que vous soyez libérés.

Mais votre gouvernement ne s'est pas encore manifesté.

La date butoir est dans 24 heures.

Je m'inquiète beaucoup pour vous.

Ces hommes n'ont rien contre vous.

Seulement contre votre gouvernement israélien fasciste.

Mais si votre gouvernement ne négocie pas,

ils tueront deux enfants

toutes les 24 heures,

à commencer par ces deux-là.

Comment pouvez-vous ?

Vous êtes là avec votre mitrailleuse.

Ce sont de petits enfants.

On a des soldats.

C'est eux que vous devriez affronter.

Je ne veux pas de café.

Zeev, un appel pour toi.

J'aimerais tant être là.

Tu ne pourras pas ?

J'ai eu le rôle que je voulais.

C'est super.

Je suis content pour toi.

Seras-tu en danger ?

Je ne veux pas en parler.

As-tu pensé à moi ?

Non. Enfin, je veux dire...

Sarah, parfois, les gens qu'on aime,

penser à eux...

Ça n'aide pas.

Oui.

Je comprends.

T'es-tu exercé au champ de tir ?

Oui.

Chaque jour.

Bien.

Qui était-ce ?

Ma copine.

Est-elle dans l'armée ?

Non.

Si tu veux que ça dure,

convaincs-la de s'enrôler.

Autrement, mieux vaut la laisser.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Je suis sérieux.

Crois-moi. Je connais.

Les pirates de l'air palestiniens ont libéré 48 otages,

mais continuent de pointer leurs armes

sur les 209 passagers restants

et menacent de tous les tuer et de faire sauter un avion français

si leurs demandes sont ignorées.

Les 48 passagers libérés sont partis pour Paris,

où ils ont atterri il y a peu de temps.

John Palmer était à l'aéroport.

Le salon V.I.P. de l'aéroport d'Orly est encerclé par la police

et la salle d'attente est remplie de parents et d'amis

qui attendent d'accueillir les otages libérés.

Tout le monde à bord de ce vol

s'estime très chanceux d'être en vie.

Jour cinq - Le jeudi 1er juillet 1976

Excusez-moi.

Vous devez savoir ce que pense le monde.

Oui, j'en suis conscient.

Ce n'est pas la réalité.

Je ne suis pas responsable des crimes du passé.

- Vous les répétez. - Non.

Je ne suis pas l'oppresseur.

Je crois en la cause des Palestiniens.

Ils n'ont pas de pays.

Avez-vous vu leurs camps de réfugiés ?

Avez-vous vu comment ils vivent ?

Leurs enfants ?

Pour eux,

vous seriez prêts à exterminer ces gens, ici ?

Il faut les aider.

Que faites-vous comme travail ?

Vous n'êtes pas soldat.

Je suis éditeur.

Je publie des textes révolutionnaires.

Avez-vous déjà publié des manuels de plomberie ?

Pas encore.

Tout ce que les gens veulent, c'est la dignité.

La dignité vient avec la liberté.

L'eau courante nous rend libre.

Une toilette nous rend libre.

Un plombier vaut dix révolutionnaires.

Croyez-vous parfois gaspiller votre vie ?

Non.

Et vous ?

Je suis ingénieur. Je sais fabriquer des choses.

Un ingénieur vaut 50 révolutionnaires.

Bose ne doit pas rester seul avec les passagers.

Il ne se méfie plus.

Il croit que c'est un jeu.

On ne rigole pas si on monte la garde avec lui.

On est pris pour l'écouter toute la nuit.

La révolution mondiale...

La révolution palestinienne...

Pendant des heures.

Crois-tu que les Israéliens viendront ?

Ils sont pris au piège.

Les tuer, est-ce la chose à faire ?

Ils ont tué mes enfants.

Jaber.

C'est un camp de vacances ou quoi ?

Ce sont des enfants, halima.

Le gouvernement israélien subit une forte pression

de l'intérieur du pays.

Les familles des otages israéliens ont eu une réunion émotive

avec des représentants du gouvernement ce matin.

La politique de non-négociation avec les terroristes leur importe peu.

Ils ont envahi le siège du gouvernement

et fait fi de la police militaire pourparler au premier ministre Rabin

et lui dire leur façon de penser.

Les familles veulent libérer les otages,

mais comme politicien israélien,

vous ne négociez pas avec les terroristes.

C'est exact. C'est ce que je suis devenu.

Nous voulons parler au premier ministre.

Il nous doit des explications.

Attendez ici.

Calmez-vous, tout le monde !

M. L'ambassadeur, ici le premier ministre.

Dites aux Français

que nous allons faire une offre aux terroristes.

À la surprise générale, les Israéliens

renoncent à leur politique habituelle et négocieront avec les pirates.

Les pirates ont repoussé leur date butoir à 8 h dimanche

après qu'Israël, contrairement à sa politique, a accepté de négocier.

La différence d'opinion en Israël

ne concerne pas la libération des otages,

mais la libération de terroristes prisonniers.

Le prix est-il trop élevé ?

On entreprend une soirée de prières au mur des Lamentations

et dans les synagogues.

Ces prières expriment l'espoir que le gouvernement

a fait le bon choix en acceptant de négocier

et que les otages israéliens et juifs quitteront l'Ouganda sains et saufs.

On a réussi.

On a réellement réussi.

C'est incroyable de réussir une telle mission.

Jaber croit que c'est un piège.

Mais non.

On passera à l'histoire.

On ne pourra jamais rentrer chez nous.

Pas tout de suite.

Non, jamais.

Que dis-tu de Bagdad ?

Tu ignores ce que c'est d'être une femme là-bas.

Les Arabes sont un peuple socialiste.

Changement de quart.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Quoi ?

Tu as laissé ton arme contre le mur.

- Un juif aurait pu la ramasser. - Du calme.

- Les Israéliens ont cédé. - Pas du tout.

C'est peut-être un piège.

Ils veulent gagner du temps.

- Il faut être prêts. - D'accord.

Pourquoi es-tu ici ?

Pour larguer une bombe qui éveillera la conscience du peuple.

Et si tu devais larguer une vraie bombe ?

As-tu déjà tué ? Crois-tu pouvoir le faire ?

Tu as choisi de prendre les armes.

Tu as choisi de venir ici.

Tu pourrais avoir une belle vie en Europe.

J'aimerais avoir ta vie.

Je ne prendrais pas les armes.

Seuls les gens qui n'ont rien comprennent.

Les juifs comprennent.

Quand ton peuple les a massacrés, ceux qui ont survécu n'avaient rien.

Ils sont venus endettés en Palestine.

Ils ont apporté leur honte, leur humiliation.

Ils nous ont fait subir ce qu'ils ont subi.

Je ne leur ai rien fait, moi.

C'était ton peuple.

Tu es ici parce que tu détestes ton pays.

Je suis ici parce que j'aime le mien.

Es-tu prêt à tuer ?

Es-tu prêt à mourir ?

Si la négociation est un piège, on les tuera immédiatement.

Immédiatement.

On peut survoler la mer Rouge à basse altitude

pour éviter les radars ennemis.

Le dernier avion part à 23 h 45. La piste reste éclairée 15 minutes.

C'est notre fenêtre.

Les soldats ougandais n'ont rien en jeu.

Quand ils nous verront arriver, ils fuiront.

Juste une seconde, Dan.

Vous avez dit que vous manquerez de carburant.

C'est crucial.

Oui, il faudra s'avitailler au retour.

Le Kenya sera le meilleur endroit où le faire.

Motta ?

Cette mission échouera. C'est un vrai cirque.

Vous rêvez en couleurs.

Les Allemands isolent les juifs.

La sélection, Motta.

On ne peut pas rester inactifs.

Il s'agit de mes hommes.

S'ils meurent, c'est ma responsabilité.

Vous savez, Motta,

nos soldats sont sous la responsabilité du premier ministre.

Allez-vous m'appuyer, Motta ?

Jour six

Le vendredi 2 juillet 1976

- Bonjour. - Bonjour.

Ils négocient.

Vont-ils te rappeler ?

Je doute que la mission soit approuvée,

mais il faut s'exercer.

Faut-il que ce soit toi ?

Faut-il encore discuter de ça ?

On ne peut pas toujours être en guerre.

On ne l'est pas. Tu es danseuse.

Je me bats pour que tu danses.

Et si j'arrêtais de danser ?

Oui ?

Du calme. Silence !

Écoutez, le gouvernement israélien a accepté de négocier.

La date butoir a été repoussée à dimanche, 11 h.

Pour montrer notre bonne volonté, nous relâchons tous les Français.

Quand nos camarades seront libérés, vous le serez aussi.

Vous pouvez retourner dans la grande salle.

Allez.

Allez.

Israël ne négocie jamais.

Non.

Où crois-tu aller comme ça ?

C'est une lettre pour ma femme.

Fais vite.

- Tiens. - Je m'en occupe.

C'est presque terminé.

C'est quoi, ça ? Elle devait être noire.

- C'est la seule couleur. - Oui.

C'est une blague ?

Je veux les meilleurs tireurs dans la Mercedes avec moi.

Cinq équipes débarqueront à l'aérogare.

Joshua dirigera la première.

Muki, la deuxième.

Zeev, la troisième.

Amos et Erlis, la quatrième et la cinquième.

On atterrira ici, sur la piste de la nouvelle aérogare,

et on aboutira ici.

On aura une Mercedes et deux Land Rover.

On roulera jusqu'à l'ancienne aérogare.

On stationnera sous la tour, à l'abri des tirs.

Surprise et vitesse, c'est la clé.

Si le premier ministre approuve la mission, on partira.

Les terroristes auront vite fait de tous les tuer.

Et si le premier avion était repéré et attaqué

avant que le reste de la force se déploie ?

Ils n'ont aucune chance.

Et s'ils échouent,

le coup porté à Israël et à nos forces armées sera

catastrophique.

Je dois m'en remettre à la décision du cabinet.

Yitzhak, c'est vous, le cabinet.

Qu'ils s'exercent.

Ils le font déjà.

Retournez tous en première position.

Donne-moi le porte-voix.

Reste en première. Toi, vas-y le deuxième.

Tu as encore hésité.

Tu partiras en dernier.

Motta.

Je vais recommander la mission à Rabin et au cabinet,

s'il accepte.

Pouvez-vous le faire, Yoni ?

Jour sept

Le samedi 3 juillet 1976

La voie est-elle libre jusqu'aux otages ?

Il n'y a aucun obstacle autour de l'aérogare, monsieur.

Nos hommes sont libres de rejoindre les otages.

Je veux une photo du régiment avant le départ.

Merci.

Rien n'empêche la mission d'aller de l'avant.

Vous devez prendre une décision.

Si j'étais encore général, je n'approuverais pas la mission.

On risque gros.

Il y aura des victimes, vous le savez tous.

Mais on ne peut pas mettre en doute la mission.

L'objectif doit être atteint.

On se rend à l'aérogare en trois minutes,

on tue tous les terroristes et on sauve les otages.

On n'arrête pas tant que les otages ne sont pas en sûreté.

On va décoller et se mettre en position de frappe

en attendant la décision du cabinet.

Allons-y. Tout le monde à bord.

Boni.

M. le premier ministre.

M. le premier ministre.

Ceux qui sont ici connaissent mon point de vue.

Je suis sûr que le cabinet appuiera votre décision

et prendra la responsabilité...

Shimon, l'avion a déjà décollé.

On le rappellera si le cabinet décide de ne pas approuver la mission.

Motta, recommandez-vous cette mission au cabinet ?

Oui, M. le premier ministre.

Messieurs, Amos lira une déclaration, puis nous voterons.

Le gouvernement résout d'approuver la mission de sauvetage

des forces armées israéliennes

pour libérer les otages à Entebbe,

selon le plan soumis par le ministre de la Défense et le chef d'état-major.

Qui vote pour ?

Qu'il en soit ainsi.

L'opération Thunderbolt ira de l'avant comme prévu.

Commandement de Tel-Aviv.

Thunderbolt est approuvée.

Je répète, Thunderbolt est approuvée.

Arrivée à Entebbe prévue à 23 h 45 dans quatre heures, 32 minutes.

C'est par cette porte qu'on entrera.

Quatrième à partir de la tour de contrôle.

VOLS INTERNATIONAUX - DÉPARTS

Juan Pablo,

j'aimerais être à la maison avec toi.

J'aimerais être à la maison.

Je ne sais plus où est la maison pour moi.

On trouvera un nouveau chez-nous quand ce sera fini.

Quelque part.

Un endroit paisible.

Jaber croit que les Israéliens viendront nous éliminer.

Si ça arrive, il faudra faire une déclaration.

C'est pour ça qu'on est ici.

Je m'inquiète pour Bose.

Il a peur.

Il est faible, tu le sais.

Ils ont tous peur.

Même Jaber.

Moi, je n'ai pas peur.

Je le vois.

Je vois tout à présent.

Je crois que tu avais raison.

Mais si je n'étais pas venue ici,

ça signifierait quoi ?

Non, tu ne peux rien faire.

Personne n'y peut quoi que ce soit.

Il n'y a pas d'issue.

Pas d'issue.

Je n'aurais peut-être pas dû venir.

- Je n'aurais peut-être pas... - Madame ?

Ces téléphones sont hors service.

Il y en a d'autres là-bas.

Au revoir, Juan Pablo.

Sincères salutations, Y. Rabin

Si la mission échoue, diffusez ça.

Quelle est votre définition de l'échec, monsieur ?

Vingt-cinq otages sont morts à Ma'alot, et c'était un désastre.

Cette fois,

25 ou moins, ce serait un succès.

Tu aurais dû partir.

Partir ?

Où ?

Dans la jungle ?

Non. Je pensais à Juan Pablo.

Cette mission n'était pas pour lui.

Il fallait nos deux meilleurs hommes.

Je suis désolé.

Juan Pablo avait raison.

Je voulais venir ici.

Je l'ai voulu.

ÉTAT D'ISRAËL, MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

Rapport d'état ?

Le dernier vol civil a décollé.

Atterrissage prévu dans dix minutes.

Et les communications radio ?

Il y a beaucoup de parasites, mais ça fonctionne.

Jusqu'ici, tout va bien.

D'accord, messieurs, c'est l'heure.

Très bien.

Dès qu'on arrive, tirez sur la tour de contrôle.

- Compris. - Oui ?

Oui.

Surprise et vitesse, c'est la clé.

Allons-y.

Qui tire ?

Je n'en sais rien.

On signale des coups de feu.

C'est trop tôt pour ça.

Arrête.

C'est Amin ?

Quoi qu'il arrive,

on a fait le bon choix.

- Les Israéliens. - Je couvre la porte.

Couvrez les portes. Allez !

Il faut les tuer.

Je m'en occupe.

À terre.

Tout le monde à terre !

Vas-y, Yoni.

Vas-y !

Merde, occupe-toi de la porte !

Allons-y !

- À terre ! - Avancez !

Avancez ! Avancez !

On y va ! Tout le monde à terre !

Avancez ! Avancez !

- Arrête. - Ne tirez pas.

- Les otages ! - Grenade !

On a décollé avec 102 otages en sûreté à bord.

Je répète, 102 otages en sûreté à bord.

Félicitations pour votre succès, monsieur le premier ministre.

Vous avez sauvé 100 vies.

Et on a de quoi être fiers.

Mais si on ne peut pas négocier, Shimon,

cette guerre ne finira jamais.

Quatre otages furent tués à la suite du détournement :

Jean-Jacques Mimouni, Ida Borowitz, Pasco Cohen et Dora Bloch.

45 Ougandais, cinq Palestiniens et deux Allemands moururent aussi.

Le premier ministre Yitzhak Rabin fut assassiné en 1995

par un extrémiste juif

après la signature d'un accord de paix entre Israël et la Palestine.

Plus tard dans sa vie, Shimon Peres devint partisan

de la paix et des négociations avec les Palestiniens.

Il est mort de vieillesse en 2016.

Le lcol Yonathan Netanyahu fut le seul soldat israélien tué.

Après sa mort, son frère Benjamin Netanyahu entra en politique.

Il devint premier ministre en 1996.

Israël et la Palestine ne négocient aucun accord de paix en ce moment.

Mars 2018

French - Canadian

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.