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Original subtitles

Klaxon

Voix d'enfants

- Passe, passe, passe !

Passe ! Passe !

Passe, passe, passe.

- Ouais ! - Bien joué, petit frère !

- Non, non, y a pas but. - Ouais !

- Non, non, y a pas but.

Klaxon

- Mains en l'air ! Personne ne bouge !

Tes cartes Pokémon. - Quoi ?

- Tes cartes Pokémon, vite !

- Tiens. - Non !

Pas celles-ci, les roses.

Dépêche-toi ! - Oui, t'énerve pas.

- Allez ! - T'énerve pas, t'énerve pas.

- Merci, monsieur. Bonne journée.

Sîrène

Salut, Clem. - Salut, Ben.

- Bonjour.

Coucou. - Coucou.

- Comment ça va ? - Bien.

- C'est bien, ce que tu fais, là.

Bon. À tout.

- À tout'. - À tout à l'heure.

- Mais qui a mangé qui?

- Lui, il a mangé des petits vers, des petits escargots morts,

du coup, il a une indigestion

et il va mourir.

- Salut, Ben. - Coucou.

- Salut.

- Une bataille de monstres. -"Bataille de monstres"...

- Oh merci, Ben !

Les roses, en plus. Trop cool.

- T'es trop gentil. - Oh non...

- Quoi ? - J'ai toujours pas Bulbizarre.

- T'as mieux. T'as "BenBizarre". Regarde.

Il grogne.

- Monsieur, s'il vous plaît, c'est un hôpital.

- Petit salopard ! Tu crois que tu me fais rire ?

Petits couinements

- Excusez-moi, je...

Désolé.

- Arrête avec le regard du chat

de "Shrek". - Ça marche toujours.

- Je prends un café.

À tout à l'heure, ma chérie. - À tout à l'heure, papa.

- Je vous accompagne.

'Ça va ?

- Tu sais, j'aimerais juste que les gens nous regardent normalement.

- On peut pas te regarder normalement.

Parce que t'es pas normale.

T'es exceptionnelle.

- Oui, mais j'aimerais juste une fois

pouvoir être dehors, au milieu des gens,

et qu'on me regarde pas comme une malade,

que personne me remarque.

Juste être comme tout le monde.

*Coup de feu

*-il y a une personne de trop dans ce saloon, Pied tendre.

Et c'est pas moi.

*Pars avant demain matin.

Pas mal, hein ?

- Ah ouais. Très impressionnant.

- Oui. Ça fait ça à chaque fois. - J'imagine.

*Ii imite des sabots de cheval.

*-Police ! On se calme. J'ai la situation en main.

Spartans!

Tonight, we're gonna "dîne" in Hell!

Are you with me?

Il imite la foule.

Je suis Caius Cubatus,

pour te servir.

- Et donc vous êtes directeur de banque ?

- Voilà, oui. Pourquoi ?

- Non, parce que c'est déjà... un beau métier.

Vous voulez que je mette cette vidéo sur votre site d'acteur ?

- C'est toi, le produit net. Je veux que ça plaise aux producteurs.

Peut-être mon prénom dans des étoiles de couleurs.

Un truc classe.

- Oui, ou votre site, je peux le faire en français,

et en anglais, pour Hollywood.

- Ouh, ça, c'est bon. Ça, ça me parle.

- Oui, je savais que ça vous plairait.

Désolé, je viens d'arrêter de fumer. - Chapeau.

Ça doit être dur.

Bip de téléphone

Autre idée... - Excusez-moi.

- Je t'en prie. À côté du prénom,

on met mon nom en couleurs,

chacune des lettres a une couleur, en 3D.

- Vous avez de quoi payer ? - On est des voleurs ?

- Si vous essayez de m'entuber, je vous...

Cailleras de merde !

- Tu veux quoi, toi ?

'T'as quoi ?

- Allez, casse-toi !

- Ma portière, merde !

Bip de téléphone

- On passe en 4-4-3. C'est pas compliqué.

On oublie l'offensive personnelle, et surtout,

arrêtez de dézoner quand les latéraux montent en mixte,

putain de merde !

-"En mixte" ?

-"Putain de merde !"

- C'est pas grave. On peut pas remonter 11 buts.

Allez, on y va ! Allez !

Salut, toi.

Il dit plus bonjour ? - J'attends ma pension.

- Je sais, mais le divorce,

les avocats... - Bien sûr.

Chéri, j'y vais. T'es sage.

Je t'aime.

- T'as fait quoi, cette semaine ?

- Elle revient quand, maman ?

- Les pioupious, on retire les doigts du cul !

-OH ! -C'est quoi, ça ?

Sifflet

- J'étais gonflé à bloc, tu vois.

Avec le flingue en plastique, je suis rentré direct.

J'ai même pas réfléchi.

Je fais face au mec.

Y avait une ambiance tendue, comme dans Heat,

De Niro-Pacino. - Et après ?

- Je tends mon flingue comme ça :

"File-moi tes Pokémon ou je te fume."

- Énorme.

- C'est énorme. Il bouge même pas.

- Venez, on prend une photo.

Cheese.

- Hé !

Enlevez-moi ça !

Bande de petits cons !

Il tousse.

- Ça va, frérot ?

'Ça va ?

- J'arrête.

J'arrête.

Cette putain de chimio marche pas.

Elle marche pas.

- Dis pas de conneries. - Je dis pas de conneries.

Le temps que j'ai, je veux le passer avec vous.

- Mais, Ben, si t'arrêtes tout, tu risques de...

- De quoi ? De mourir ?

Non, au contraire,

je vais vivre, enfin. Enfin, je vais vivre.

Tu comprends ?

- T'as un coup de blues, ça va passer. C'est rien.

On te ramène dans ta chambre.

- Hé !

-Il est majeur.

Sa décision lui appartient.

- Y a vraiment plus aucun espoir ?

- On veut l'argent de la banque,

pas le vôtre.

- Oh...

Les mains en l'air.

Personne ne bouge.

Voix aiguë -"Épargnez-moi.

"Je ne sais pas où est le coffre. Je ne suis qu'une simple employée."

- Te fous pas de ma gueule.

-"Si vous me faisiez l'amour ?

"Il fait si chaud, dans cette banque. Ça me donne des envies."

Il part avec nous.

- Pourquoi tu m'abandonnes ?

- Jamais je t'abandonnerai.

Je veux voir mon frère et mes amis.

- Et moi, je suis pas ton amie ?

- Toi, t'es mon petit ange.

C'est encore plus fort.

- J'aime pas quand t'es pas là.

Papa dit que c'est toi qui me donnes des forces.

- Tu vois ce téléphone ? Prends-le.

Il y a un seul numéro: le mien.

On s'appellera tous les jours pour se dire qu'on va bien.

- Bienvenue à la maison.

Ça y est, j'ai fini la déco.

- La grande classe. - Les meufs doivent défiler.

Rires

- Foutez-vous de moi.

Sinon, là-bas, on peut se faire un coin sympa pour Ben.

-Il y a 2 autoroutes à moins de 400 m.

Vos masques.

Mettez vos masques.

On veut l'argent de la banque, pas le vôtre.

- Pssst...

- Le coffre. Ouvre-moi le coffre.

-Il va être bien, comme avant.

- On sait même pas s'il sera la dans une semaine.

- Tu veux qu'on fasse quoi ?

- Faut qu'on réalise son rêve. On va braquer une banque, les mecs.

- On est cons, on n'y a pas pensé avant.

- On va organiser un faux braquage.

Il saura pas. Juste pour qu'il kiffe.

- Et où tu comptes trouver une fausse banque ?

- À Hollywood, les mecs.

*-Spartans! Tonight, we're gonna "dîne" in Hell! Are you with me?

J'ai vraiment une gueule d'acteur, hein ?

J'ai une gueule d'acteur. - Complètement.

- Combien je te dois ? - Je veux pas d'argent.

- Cool. Ben, ça me va, écoute.

Merci. - J'ai besoin d'un service.

- C'est ça. Toi, tu veux faire ton film

et tu as besoin d'Éric Roza ? - Non.

Mon frère va mourir d'un cancer. - C'est grave ?

- J'ai besoin qu'on me prête une banque

pour réaliser son rêve.

-Il veut devenir banquier ? -Il veut braquer des banques.

Je veux organiser un faux braquage, comme un film.

- Non, non. De quoi tu parles ?

On n'est pas dans un film et je suis banquier.

Je prête de l'argent, mais pas des banques.

J'aurais pas l'autorisation. - Pas obligé de demander.

- Tu veux me faire virer ?

Écoute, c'est pas sérieux. C'est n'importe quoi. Combien ?

-3000.

- Raconte-moi ton scénario, et parle-moi de mon rôle.

*Je le fais pour ton frère.

- T'en fais pas trop ? *-T'as pas vu ma démo ?

- Si, justement.

Bon. Apparemment, c'est là.

Accent italien - Vous avez pas été suivis ?

Entrez vite.

Vite. Je connais du monde dans le quartier.

J'ai fait des boulettes.

- Cool. -Il est 10 h du mat.

- Tu t'installes et tu te tais. Tu vas pas vexer ?

Vexe pas la famille.

Voilà.

Régale-toi, mon petit. - Merci.

Je vous écoute. - M. Chirachi.

- Qui c'est, ça ? Squillachi.

Et le respect ? - Oui, ça va. M. Squillachi.

On a besoin de vos conseils pour braquer

une banque. - Comment ?

C'est quoi, ma part ?

- Y a pas de part. On était d'accord.

- Je suis pas l'abbé Pierre. - Monsieur,

soyez gentil. - Va bene. On réglera ça plus tard.

Bon. Un braquage, ça dure entre 100 secondes et 3 minutes.

Après, les flics sont là.

Donc chaque mot compte.

- C'est ça. Comme dans Heat.

- Conio! De Niro dans Heat,

tué ou pas, il touche son cachet.

Cappicciu?

-"Cappicciu?"

- On ne dit pas "C'est un hold-up", Trop long. Ni "Levez les mains",

on n'est pas en boîte de night. On dit: "La caisse, vite!

"Sors de là, donne-moi le fric. Fais pas le héros.

"Je suis viril. Je suis Squillachi, droit comme un panini.

"Chérie, je t'aime, dis aux enfants que je les aime, je rentre pas.

"Finito, les linguini.

"Les mains sur la tête !" J'ai une arme, les mains sur la tête.

"Va chercher les thunes, dépêche-toi.

"J'en ai marre, tu me gaves."

Pas toi, t'es nul.

Quand ils ont compris,

tu prends le cash et tu t'en vas.

Ça, c'est pas du cash, c'est la poubelle.

Je vais la jeter, je reviens.

- M. Roza, vous m'avez dit 30 minutes.

- Tu veux ton crédit pour tes travaux ?

Alors...

- Connard. - Squillachi est de retour.

- Les voyous sont comédiens. C'est du lourd, Squillachi.

Il est dans le gaine-.

On rêvait de ce braquage, oui ou merde ?

- C'était un rêve de gosse,

comme on rêve d'être pompier ou astronaute.

Foutez pas votre vie en l'air.

T'as pensé à Max ?

- Et lui, il pense à moi ? Il s'en fout, mon fils.

-"Mon fils, il pense pas à moi. Il est mort.

"Et mon frère, il est malade."

- Ferme ta gueule, Corleone. Tu m'as soûlé.

- T'occupe pas de nous. C'est toi qui comptes.

- Désolé, mais je le sens pas, les gars.

Je peux pas vous laisser faire ça pour moi.

Petits couinements

Vous êtes des oufs.

Tu vas vraiment le faire, putain ? - Avec ou sans toi, frérot.

- C'est ta faute. T'aurais rêvé d'un porno, ça aurait été facile.

- Oui. On aurait pris la mère de Franck et c'était réglé.

Pour faire l'amour à sa mère,

c'est comme un bon braquage : entre 100 secondes et 3 min.

- Quelques conseils de banditi à banditu.

Prends le vigile en otage avant d'entrer

et ils déclencheront pas l'alarme.

On n'a pas le droit.

Enfin, "ils". Moi, je sais pas, je suis Squillachi, le bandit,

je suis pas banquier. Cappicciu?

- Cappicciu. - Autre chose importante,

l'un d'entre vous doit s'occuper des otages.

Y a rien de pire que de terroriser un otage.

Dans la panique, il peut faire n'importe quoi.

Tu l'as vu, le film avec Mel Gibson ?

- Bougez pas ! Tout le monde reste calme.

- Le directeur, il est où ?

- Dans ton cul !

- Franck, tu fais chier. Rentre dedans, un peu.

- Dans son cul.

- Les gars, c'est quoi, cette mierda ?

Un autre attend dans la voiture,

avec le moteur qui chauffe.

- OK, j'ai compris.

Mais avec mon taxi, je mets le compteur.

- Les banquiers sont formés à reconnaître un braqueur.

Il faudra vous créer des personnages.

J'ai des perruques, j'ai des robes, on va s'amuser.

Cris

On se bouge la nouille! Bougez les linguini.

Allez, allez, ça court.

Squillachi, il a jamais vu ça.

On va pas braquer une épicerie.

- On lève les jambes.

Sifflet

Ma puce, ta journée ?

- Demain, c'est le grand jour.

On y est, frérot.

Aucun risque qu'on déclenche l'alarme ?

- Non. Toute l'agence sera au courant.

- OK. Quoi d'autre ?

- La guichetière s'appelle Mireille. Pas de remarques sur son physique.

- OK, monsieur. Vous inquiétez pas. On va être polis.

- Prêts ? - PRÊTS.

ET 1, ET 2, ET 3, LET'S GO!

- À vous de remplir le bordereau.

40 ans que je suis cliente. - Je sais.

- Appelez-moi M. Latuyère. Appelez-le-moi !

- Personne ne bouge !

- On reste calme. Bonjour.

- On va tout vous donner.

- Dépêche-toi.

Rentre là-dedans !

- Personne ne bouge !

- Allez, la vieille.

Lève-toi aussi.

- Rentre, putain !

- Mireille, coupe les caméras.

Joue pas à la maligne.

- Éric a un goût de chiotte.

C'est une bombe.

- Je suis pas Mireille.

- OK, Mireille, tu fais ce que je te dis !

C'est débranché, là ?

OK. Merci, Mireille. - Je suis pas Mireille.

- L'argent dans le sac. Vite.

Magne !

Ben tousse.

Putain.

Retourne-toi, retourne-toi.

Sonnerie de téléphone

- Allô ?

*-Vous foutez quoi ? - On braque ta banque.

*-Ça m'étonnerait, j'y suis. Et vous, non.

Passe-moi Léo.

- C'est bien Crédit du Rhône-Alpes, avenue Leclerc ?

*-Non, boulevard Leclerc.

- Quoi, "boulevard" ?

"Boulevard", putain... Merde, les mecs !

- Salut.

- Putain.

Putain, pas le boulevard. Merde, merde.

-Il est bon, Éric. Il a même prévu les figurants.

Mais t'en fais pas un peu trop, là ?

- J'ai pas fait tout ça pour que Ben capte.

Une bande vidéo avec une petite sauce à l'ail...

Il parle italien.

Ça sent la Provence.

Alarme - On s'arrache.

- Merci, vous avez assuré. On y croit grave.

Mireille, je te kiffe. - Je m'appelle pas Mireille.

- Poussez-vous !

- Putain, il est con, ce Éric.

Klaxon

- Putain, le truc de oui

- On prend Mireille ?

Alarme

Rires

- Putain ! On est dans le game ou pas ?

- OVER THE GAME! - T'as kiffé ou bien ?

Ralentis, t'allais l'écraser.

- J'ai perdu ma perruque. Le gars m'a grillé.

- Quoi ? Merde, merde.

- T'inquiète. Il a vu un chauve.

On risque rien.

Ralentis, je te dis.

Tu vas nous tuer. C'est un faux braquage.

Calme-toi, putain. - Allez ! Putain...

Klaxon

- Ils étaient au moins 4. - Au moins 4.

Il y avait un grand.

Sîrènes

- Ils tenaient le patron et ont tazé une vieille.

- Ils l'ont tazée ? - Oui.

- C'est bien, ça.

Trouve les vidéosurveillances.

Commissaire. - Vujojic a été libéré.

Ça ressemble à sa signature, non ?

- Donc on se dit même plus bonjour, quoi ?

- Bonjour.

Bonjour.

- C'est vous, le directeur ? - Non.

- Trouvez-moi le directeur, putain !

- Merci pour aujourd'hui.

C'était incroyable.

- On brûle

les faux billets ?

- Ce serait con. Ils sont super bien faits, non ?

-Il y a combien, là ? 100000, au moins.

- D'accord, OK.

- Non, je suis avec mon frère et les gars.

Ça va bien se passer.

- Et il est taxi. - Exprès, tu l'aurais pas fait.

- Ce con de GPS a confondu avec “ avenue“ .

- Le mec est taxi.

C'est son métier. - C'est pas ma faute.

- Dis ça aux flics. - Ils nous trouveront pas.

- Bien sûr que si !

Le mec est taxi ! File-moi une clope.

- T'as pas arrêté ? - Si.

- T'entends des sirènes ? Non, ça va.

Tu seras bien content de partager.

- Calmez-vous. En attendant, on reste cachés.

- Je bosse, moi. - C'est quoi, son taff ?

- Taxi. - Le mec est taxi, putain !

Je vais le tuer ! - Calme-toi.

- C'est ton métier. Le mec est taxi.

-Il débute.

- Ça fait 10 ans. - Que quoi ?

- Que je suis taxi.

Cris

- Et ils arrêtaient pas de m'appeler Mireille.

Je m'appelle pas Mireille.

- Je voudrais rentrer chez moi.

- Juste un petit effort. - J'ai tout dit.

Ils étaient 3 et portaient des maillots de l'équipe de France.

Je suis choqué, vous comprenez, ça ?

- Je vous trouve pas si choqué.

Et toi ? - Pas très choqué.

Ils ont brûlé les disques durs

des vidéos de surveillance. - Merci.

À part le personnel, qui sait que les vidéos

sont sauvées sur le disque dur de l'agence ?

- Les autres directeurs d'agence, le siège. Pourquoi ?

- Les braqueurs les ont supprimées.

C'est bizarre, non ?

- Le plus jeune était chauve.

- Ben, voilà.

Chauve comment ?

- On va faire quoi, du pognon ?

- Acheter un cerveau à Franck.

- Là, il aurait fallu

la Banque de France.

Rires

- Drôle... - Putain...

C'est ici, la 1re fois que j'ai pécho.

- Oui, Pauline. Elle était bonne, elle.

J'aurais donné une couille

pour me la taper.

- Ben, je peux te poser une question

chelou ? - Dis-moi.

- Avec la chimio, t'arrives encore à...

Enfin, t'arrives à...?

- Bander?

- Oui.

- C'est plus psychologique que physique.

Tu comprends ? - Oui. Non, je comprends pas.

- Non.

Quand tu te regardes dans une glace et que tu vois ta tête de merde,

t'imagines pas qu'une meuf ait envie de toi.

- C'est d'ailleurs pour ça

que Franck est toujours puceau.

- Je vais aller me coucher.

- Bonne nuit.

- Repose-toi, petit frère.

(Michael Kiwanuka) "Home Again"

- Quand je serai guérie, je serai une grande danseuse.

- T'as tes cartes ? - Ben non. T'es trop nul.

Tu comprends pas les règles. - Comment ça ?

Rires d'Émilie

Elle s'est jamais plainte.

Tout ce qu'elle voulait,

c'était être comme tout le monde.

Au milieu des gens, que personne la remarque.

C'est tout.

C'est tout.

- À l'hôpital, ils n'ont rien dit à Ben.

- Alors on fait quoi, du blé ? On le partage ?

- Non.

Bruno, le père d'Émilie, a monté une association

pour les victimes de l'explosion. Tout pour lui.

- Quoi ? Autant de blé ?

-Il y a 17 familles avec des gosses malades.

Tu divises, et au final, ça fait peu.

- Divisé par 18, ça change pas...

- On fait comme ça.

- Je suis sûr qu'il va s'acheter une Porsche.

- Voici les statuts de l'association. - Bien, merci.

Et un peu de fonds.

Ce sont des dons anonymes.

- Police !

Montre tes mains ! Tes mains, je te dis !

Montre tes mains ! - D'accord, d'accord.

- Tu les gardes apparentes. - Bruno Adgé ?

- Qu'est-ce que...? - J'ai ici

une commission rogatoire du juge Brisson.

- Je comprends rien.

- Les billets étaient marqués.

- Quoi ?

- Donc, madame, vous êtes de nationalité argentine ?

- Oui. - Je vois pas le rapport.

- Moi, je vois pas l'argent.

- Dites-leur d'arrêter.

- C'est bon, on arrête.

- On a déposé cet argent

devant ma porte. - Qui ? Robin des bois ?

- Moi aussi, j'avais du mal à y croire.

- Des truands donnent leur cash à une association ?

- Le monde n'est pas si mauvais. - C'est ça.

Vous faisiez quoi, samedi midi ?

- J'enterrais ma fille.

- Le drame de l'usine Pétrochimie a lieu en 2000.

11 morts, 57 blessés.

Plus grosse explosion industrielle.

Et là, on a Bruno Adgé,

président de l'association des victimes.

Un gaz toxique se serait échappé après le drame

et répandu dans la zone, provoquant des cancers.

Des gamins, surtout. - Ils n'ont pas été indemnisés ?

- C'est pas notre boulot. - Ça nous donne un mobile.

-Il y a peut-être des mecs

qui veulent faire justice. Passe-moi une clope.

Ils prennent l'argent du système et le redistribuent.

- Sans rien garder pour eux ? - T'as mieux ?

Y a plus rien qui m'étonne.

J'ai pas fumé depuis 15 ans...

On enquête sans faire de bruit,

on agit vite et on évite que les journalistes s'approchent.

On va commencer par les familles des victimes.

- On n'a pas grand-chose d'autre.

- Bon. On y va ?

- Allez.

- Personne au bout du fil.

Fait chier !

-17 personnes sont concernées.

Avec leurs proches, une centaine de suspects.

- OK.

- On l'a identifié,

Monsieur Propre ?

Il faut qu'il prenne ses gouttes.

- Lieutenant ?

Myriam Coso. - Merci de me recevoir et...

de regarder attentivement cette photo.

Vous le connaissez ? - Oui, c'est Ben.

Il partageait la chambre d'Émilie. -Il est où ?

- J'ai du travail. - Oui. Mais il est où ?

-Il a quitté le service. -"Quitté" ? Il est guéri ?

- Non. Pourquoi vous voulez le voir, exactement ?

- Je dois lui poser des questions. Il a une adresse ?

- À droite, et bam ! Allez hop, encore gagné.

Tiens. Il est facile à battre. - Tricheur.

- Où tu vas ?

- Prendre ses médocs, chez nous.

-Il faut que tu restes planqué. On sait jamais.

- Ben en a besoin. J'y vais.

- Je te garde de la pizza ? - Non.

*-...beaucoup de fromage...

*-Ça fait 10 ans qu'on est en procès. - C'est Bruno.

*-...et la justice nous laisse crever.

Pour récupérer du pognon, arrêter les Robins des banques,

là, ça traîne pas. *-ils sont soupçonnés d'avoir braqué

le Crédit du Rhône-Alpes.

*-Surtout, ils ont reversé l'argent à mon association.

Quitte à me faire arrêter, s'ils nous écoutent : faites gaffe,

les billets étaient marqués

et les flics sont sur vos traces.

- Merde... Léo...

- Putain, ils doivent être chez lui. Je trace.

- Taxi ?

Taxi ?

Klaxon

- Monte, putain. Monte !

- Éteins.

- Merde. - Oh, j'étais là avant.

J'hallucine. Le mec est taxi, quoi.

- Merde...

On va trouver une pharmacie ouverte. Promis.

- T'es con ou quoi ? Il a pas un rhume.

- Oui...

- T'as le costume de flic, dans le coffre ?

Fracas

- Ma portière, merde.

- C'est clair, on n'est pas sur du grand banditisme.

Lance un avis de recherche sur les frères

Léo et Ben Perez. - Ça marche.

- Et retrouvez ses coéquipiers. Tiens.

Faites le voisinage. Ça doit être des anciens

camarades d'école.

C'est des amateurs. En cas d'interpel',

on sait pas comment ça peut réagir.

Ils aiment les mêmes films que nous.

Toi et tes collègues...

Oh, je te parle !

Avec tes collègues, vous me surveillez l'immeuble.

Si ça bouge, prévenez-nous.

- Oui, monsieur.

- On remballe.

- Mon coco, faut pas être timide comme ça. Allez.

- Oui, madame.

On peut pas rester ici.

Ça craint trop.

- Je veux pas être violé sous la douche. Ça doit faire mal.

- Et mon fils ?

C'est vrai, il aime pas trop me voir, mais quand même.

- Je vais me dénoncer à votre place.

Je dirai aux keufs que j'ai fait le coup avec d'autres mecs.

- Merci, mon Ben, tu me Soulages.

C'est une bonne idée. - C'est vrai.

On va te dénoncer, toi, c'est mieux. Chaud ?

- Chaud. - Chaud.

- Chaud grave. - Mortel.

- J'ai compris : personne se dénonce. - Voilà, t'as compris.

Lounès, tu me passes une clope ? - OK.

T'as pas arrêté de fumer, toi ?

- Si.

- Tu m'en passes une, s'il te plaît ?

- Tu devrais pas fumer, je crois.

C'est pas bon pour ta santé.

OK. Tiens.

- Le portable, on le jette.

- Et mon fils ?

- Personne touche à mon portable. J'ai trop de trucs dedans.

Plus que 347 photos. Après, je fais la musique et on est partis.

- Voilà.

Synchronisé. On est partis.

Rires

On est partis, putain.

Une porte s'ouvre.

- Bonsoir. - Bonsoir.

On voudrait une chambre pour 4.

- Une carte de crédit ?

- Non. On s'est fait voler nos papiers.

-Il me faut un nom, quand même.

- Oui. Au nom de Squillachi.

-"Squi"...? -"Llachi."

Squillachi, avec un "chi". Comme ça se prononce.

-Il me reste que la familiale. - Très bien. On va la prendre.

- Chambre 23. - Merci beaucoup.

- Bonsoir. - Bonne soirée, mademoiselle.

Cette meuf est chelou. - Elle est méga bonne.

- Non, non, non !

- Ah oui, OK. La chambre familiale, quoi.

- Allez, lit château fort.

- Je prends le haut. - C'est moi !

*-Suite à une perquisition, Bruno Adgé,

président de l'association des victimes de Pétrochimie,

a été placé en garde à vue.

- S'il vous plaît, une réaction.

- Une question. - Bruno ?

*-La police le soupçonne d'être impliqué indirectement

dans le braquage. Les enquêteurs recherchent des jeunes

décrits comme chauves suite à une chimiothérapie.

- Putain !

- C'est pas grave. - Dégage.

Bruno vient de perdre sa fille.

C'est dégueulasse.

- On va se les faire.

Bips

Je suis Léo Perez.

- Oh, putain.

*-Je suis Léo Perez, un Robin des banques.

Nous sommes non violents, contrairement à la police.

On nous traite de voleurs ?

On se fout de l'argent, pas comme Pétrochimie. D'ailleurs, parlons-en.

Il y a 10 ans, cette usine de produits chimiques a explosé.

*Des dizaines d'enfants sont tombés malades.

C'est le cas de mon petit frère.

On y a perdu nos parents.

Ses dirigeants juraient qu'il n'y aurait pas d'effets néfastes.

Ils n'ont jamais été inquiétés.

Pourquoi ? Ces ordures préfèrent dépenser des millions en avocats

plutôt que d'indemniser les familles.

*Alors on va le faire. On braque les banques

pour indemniser 17 familles, 50000 E chacune.

Les flics disent chercher un gamin chauve, en parlant de mon frère.

Mais vous n'avez pas honte ?

Ils ont pas déjà assez souffert comme ça, ces mômes ?

Vous voulez des chauves ? Pas de problème.

Il allume une tondeuse.

*Je serai chauve, comme mon frère,

comme les gamins qu'on croise dans notre quartier,

qu'on regarde comme des monstres.

Si vous trouvez que notre cause est juste,

alors faites comme nous. Et puis...

*avec tous ces chauves à contrôler,

les flics auront du mal à nous serrer.

- Oh putain... *-Et 1, 2, et 3...

-il est à 2 millions de vues. - Let's go.

- Ah non. Moi, ça n'a rien à voir, je perds mes cheveux.

- Mets une casquette, alors.

On a l'air de quoi, là ?

- Police. Bonjour. Vous avez vu ce taxi ?

- Ça me dit rien. - Vous êtes sûre ?

- Oui.

- J'ai que dalle. - Moi non plus, j'ai rien.

Merci.

- Merci.

Tu viens ? C'est pas eux. - Oui, j'arrive.

- Excusez-moi. Comment tu sais ?

- Tiens, fais l'hôtel, là.

- On va pas contrôler tous les chauves ?

- Merci.

- Merci !

- Merci.

- MERCI, LES ROBINS!

*OUAIS !

- Merci !

- Merci. - Vous le croyez, les mecs ?

Mon fils a créé notre page Facebook.

- C'est génial. Qu'est-ce qu'on va niquer, avec ça.

Arrêtez, les gars. Hé oh...

Attends.

- Donc le chauve ne vit pas la nuit.

On le saura.

Et sinon, ça valait le coup, la commissaire ?

Raconte-moi un tout petit peu.

Je ferai le mec qui sait rien.

Je la regarderai pareil qu'avant.

- Allez, bouge. - Oh !

- Je vais faire un somme. Tu me réveilles dans 10 min.

*Musique hindoue

- Chauve, chauve, chauve.

- Oh, t'es con, putain.

- Pute.

- Tu me connais trop bien.

- Je prends les hôtels. - Moi, je fais le reste.

- On se fait un petit déj, après ? - Putain.

- C'est de la merde, ce téléphone. Y a pas de jeux.

Le téléphone sonne.

- Allô ?

*-Vous les avez jamais vus ? *-Dans l'hôtel ? Non.

Ils sont sur Internet. - OK.

Et ce taxi, vous l'avez vu ? - Non.

- On se casse.

On se casse, on se casse.

On se casse.

- Je vais quand même jeter un coup d'œil aux chambres.

- Donc attendez...

Dans la 40, un couple de Chinois,

la 23, des Roumains, je sais pas combien ils sont,

un clodo dans la 16, des VRP en 19...

- OK. On va laisser tomber les chambres. Tenez.

Si vous les voyez...

Bonne journée.

- Police !

Il crie.

- Pardon !

Rires

- Sur YouTube. - Fais pas ça.

- Vous aviez l'air pros, sur Internet. - Franck, tu déconnes !

-1 million de vues. On parie ?

Allez, un petit sourire. - Attends, où est-ce qu'on est ?

- Hé !

Et "merci", non ?

- Merci. - On prend ma voiture.

- Quoi ? - Je viens.

- C'est sûr que non. - Non.

- Une nana, ce serait bien.

Elle s'occupera de nous. - Tu m'appelleras maman.

Sans moi, vous seriez repartis

avec les flics. Je suis complice.

- Non, écoute...

- Et c'est quoi, ton prénom ?

- Anna. Et toi ? - Lounès.

C'est "fortune", en arabe.

- Et "lundi", en espagnol.

- Elle est dans le game.

- Ça veut dire quoi ? - Que t'es là,

que tu vas la chercher.

- J'ai rien compris.

- Ça veut dire que tu défonces. Voilà. - OK.

Les flics reviennent ! - Vite, saute dans le coffre !

OK, tu nous as compris.

On prend les affaires et on se casse.

- Ils sont partis ?

Ma portière, merde... - Bon. Désolée,

mais ta voiture était cramée.

On va chez moi, c'est sûr. Ma coloc bronchera pas.

- Elle est bonne ? Je mets une option.

- Une "option" ? Elle aime les hommes mûrs ?

- Regarde-les, à se battre.

C'est des bouffons. - G rave.

- Grave.

Elle aime les chauves ?

- T'as une photo ? - J'ai perdu

ma caisse, faut me consoler. - Arrête.

Franchement, elle aime les grands ?

- Et voilà.

Il y a des duvets à la cave.

- Au pire, on pourra se serrer.

- Faites comme vous voulez.

- Elle est où, ta coloc ?

- Y a une vieille dans le salon.

- C'est Huguette, ma coloc, sourde et muette. Faut pas vous en faire.

- Ah ben, voilà,

Franck va enfin pécho.

- Putain ! - Ah ben, non.

Il va pas pécho.

- Merci. Ça faisait des mois qu'ils étaient coincés.

- Tu viens d'arriver, mais t'as compris qui était le boss.

Je kiffe ces gamins.

Ils me respectent comme mon fils me respecte.

T'es une brave môme.

- Ça sent super bon. T'assures. - Merci.

Ma mère le dit toujours. - Tu vis chez elle ?

- Oui. Ils peuvent pas vivre sans moi.

Tu vois, c'est comme ce groupe.

J'en suis pas que le leader, j'en suis aussi l'âme.

File, gamine.

Laisse faire le chef.

- T'as rien. - J'ai mal, et toi, t'appuies.

- Arrête tes conneries.

- Pas de respect. - On connaît rien sur toi.

Pourquoi tu fais une coloc

avec une dame, là ?

Pourquoi tu bosses

à l'hôtel ? T'as pas de famille ? - Divorce compliqué.

- T'es divorcée ?

- Mais non, mon père.

- T'es divorcée de ton père ? - Quel con.

- On parle d'autre chose ? Du boulot ?

- De quel boulot tu veux parler ?

- Les braquages. Une autre banque en vue ?

- Tu peux toujours espérer, ma grande.

- OK, OK. On le joue au poker.

- J'aime pas le poker...

- Oui. - Pas mal.

- Moi, je suis d'accord.

- OK.

- Vous trichez. Laissez-moi me recaver.

- En calories, t'es milliardaire.

- Bâtards, vous m'avez soûlé, là.

- Salut, maman.

Tu vas où ?

- Vendre du shit.

- Max... - Chez Jordan.

On est samedi. Je reviens dans 1 heure.

- OK.

- T'as coupé tes cheveux ?

- Je voulais me raser la tête comme vous,

mais maman m'a arrêté.

- Ça va ? - On parle que de vous, à l'école.

Bien vu, de me contacter par Facebook. La police peut pas

te localiser, c'est ça ? - Eh oui.

- Je pars avec toi.

- Ta mère nous trouverait plus vite que les flics.

Avec elle, c'est la peine de mort assurée.

Attends, je vais t'expliquer.

C'est pas sa faute, c'est la mienne.

- Elle est bonne de oui - Grave.

- Hé, les gars.

Je vous entends. - Pardon. Oui.

- Juste une question. La quinte bat le brelan ?

- OH...

- Merci pour l'info. Je le saurai, la prochaine fois.

- Quoi ?

*Musique douce

- T'as vu Max ? T'es content ?

- J'y vais. Les flics peuvent débarquer.

- Non, mais arrête. Depuis quand t'es un gangster, toi ?

T'as peur de ton ombre.

C'est une idée de Léo ?

Tu te laisses influencer par des gamins de 10 ans de moins ?

- C'était pas un vrai braquage, mais Franck s'est trompé d'adresse.

- Franck ? Bien sûr. Le mec est taxi, putain.

- T'as déjà couché avec un gangster ? - À quoi tu joues ?

Et les flics ? - Ta gueule.

Mets ça, s'il te plaît.

- Merci, monsieur, c'était parfait.

C'est bon, tu peux te lever.

- Oui, ben, désolé.

- C'est bon,

on peut se rhabiller, nous ?

- Le prochain braquage ?

- C'est bon, t'en feras partie.

- Cool...

Bon. Le brief est simple.

Anna, tu peux t'asseoir, s'il te plaît ? C'est gênant.

Merci.

On va pas faire comme la dernière fois.

- Un faux braquage et se tromper de banque ?

- Tu savais ?

- Oui, je vous ai entendus.

Franchement, c'est fou, ce que vous avez fait.

Vraiment, c'est...

Je vous aime.

Frérot, dis-moi ton plan de génie.

- Qu'est-ce qui fait une équipe ? - Les joueurs.

- À leurs postes respectifs.

- Exactement. On va chacun faire ce qu'on fait le mieux.

- Lounès, tu vas bouffer.

- Je me suis occupé de l'informatique.

- T'as piraté

une banque ? - Non.

Juste leur clim.

Ben, t'auras juste à gérer tout ça à distance.

Bips

- Le détecteur

de métal sonne.

On a une maintenance de prévu ? - Je regarde le planning.

Non, j'ai rien. J'appelle le PC sécurité.

- Oui.

Bip de message

C'est bon, j'ai la notification. Le siège l'envoie pour la clim.

Pour une fois qu'ils sont réactifs...

Sonnette d'ouverture

- Bonjour. - Bonjour.

Je connais le chemin.

- Oh, il fait chaud.

Elle crie.

Mon bébé !

- Poussez-vous. Je suis médecin.

- Ça va, madame ?

-Malaise "vaginal"!

-Vagal !

- Qu'y a-t-il ?

- Elle fait un malaise vagal. Elle doit respirer.

Poussez-vous !

Il fait trop chaud. Vous n'avez pas de clim ?

- Elle est en panne.

- Je ne sais pas si cette jeune femme survivra.

- Sauvez mon enfant !

- Elle a un enfant !

- Si ça peut aider, la clim remarche.

- Vous êtes qui, vous ?

- Le technicien du siège.

- Donnez-moi un coup de main, s'il vous plaît.

C'est pas possible. Elle est beaucoup trop lourde.

M. le directeur, aidez-nous.

Merci. C'est gentil, merci.

C'est bien.

- Ça va aller.

On y est presque.

OK.

Tu bouges, tu cries, je tire. Lève les mains.

- Le coffre, vite.

- Bouge ton cul. - Avance.

Avance !

*Musique R'n'B

- Ça va, elle va accoucher.

C'est merveilleux, c'est un garçon !

- C'est bon, la clim est réparée.

Cris étouffés

Gémissements

- Ils ont fait de mal à personne et cet argent est assuré.

- Rasez-vous la tête.

- Mais j'y ai pensé.

Quelle honte, Pétrochimie. Ces mômes avec le cancer.

Ça me fout en l'air, en tant que mère. Pas vous ?

- Je me vois pas mère.

- Ça va ? - Ben oui, ça va.

- La bande s'est agrandie.

Jean-Louis, Élise. Je sais pas qui c'est,

mais les Robins ont leur Marianne.

- Je suis con.

- Tu vas où, là ?

- Comment tu sais qu'elle s'appelle Marianne ?

- T'es con ou t'es con ?

Je sais pas comment elle s'appelle, mais Robin... Marianne.

- Ben, Robin des bois.

- Quand tu penses que ce mec a un flingue.

*-L'attaque de la banque, sans violence,

serait l'œuvre des Robins des banques.

Les victimes de Pétrochimie vont recevoir de bonnes nouvelles.

*-LES ROBINS !

- Je suis fier de toi.

- Bien joué, les gars. - Super.

Super, ouais !

C'est pour toi, mon frère. - Purée.

- Joyeux anniversaire. - JOYEUX ANNIVERSAIRE, BEN !

Cris de joie

- Je pensais que vous aviez oublié.

- Oublier alors que c'est peut-être le dernier ?

- T'es vraiment con.

On frappe.

- Police ! Ouvrez ! - C'est quoi, ça ?

- C'est les keufs, il faut se barrer. - Calmez-vous.

- Mains sur la bite. - Quoi ?

Cris de joie

- Joyeux anniversaire, enfoiré.

*Musique entraînante

N'oublie pas, c'est psychologique. - Psychologique.

Dégage.

- Mais on peut, j'ai payé Ë

- Prends les perruques, on sort.

- Psychologique.

- Maintenant, on doit blanchir l'argent.

On refilera pas de l'argent sale.

- T'as une idée ? - Pas encore.

Ça ne saurait tarder.

On frappe à la porte.

Chut... -Encore une stripteaseuse

C'est pour moi, ce coup-ci. - Ta gueule.

On essaie d'ouvrir la porte.

- Ouvre la porte et recule.

Ouvre la porte doucement et recule.

Doucement, doucement. Fais voir ta main.

Viens avec moi.

J'ai bouclé le quartier.

Bougez pas ou c'est lui qui prend.

- T'inquiète pas, frérot. - Recule.

Ferme la porte. Bien.

- Je suis là, petit frère. T'inquiète pas.

- Putain !

- Les autres y sont pour rien.

J'ai tout organisé tout seul.

Qu'est-ce que vous voulez ?

- Déjà, je veux ton flingue. - Quel flingue ?

- Le jouet en plastique que t'as dans le dos.

- Qui vous dit que c'est un jouet ?

- Eh ben, vas-y, tire.

- OK.

Mais on en a d'autres, et des vrais.

- Et dés téléphones prépayés tracés en 5 min. Amateurs.

- On vous rend fous depuis des semaines,

on passe aux infos, à la radio, sur Internet.

Faire de nous des amateurs, c'est pas flatteur pour vous.

- Je vais vous arrêter, Léo.

- C'est pas pour nous, tout ça. - T'es pas un bandit.

T'es juste un con.

Mais t'es un con sympa et populaire.

Les mômes se rasent tous la tête. Ce sera quoi, après ?

Tu vas leur proposer de braquer aussi ?

Sur Facebook, t'es peut-être grand, mais pour moi, t'existes pas.

T'allais faire quoi ? Blanchir l'argent ?

T'as des contacts

dans le grand banditisme ? Arrête tant qu'il est temps.

- Vous m'arrêtez

ou vous discutez ? - Ta gueule.

Demain, 8 h, au commissariat avec le blé.

Ça change tout, si vous vous rendez.

Tu pourras accompagner ton frère à la fin.

- Pourquoi vous faites ça ?

- Tu le regretteras, si t'es pas

avec ton frère, à la fin.

Je te propose un pacte, mais je dicte les règles.

Demain matin, au commissariat, 8 h. C'est clair ?

- Oui.

C'est un contrat de confiance. - OK, inspecteur Darty.

- Un voisin vous a identifiés. Mes collègues arrivent.

Si j'étais toi...

Casse-toi !

- On n'a pas fait tout ça pour que les gamins n'aient pas le blé.

- On va où ? - Chez mon père.

Sa maison est pas à son nom.

- On y va.

- Bonne chance, les Robins.

- Quoi ? Elle parle ?

- Elle marche ?

- Me dites pas qu'elle voit. - Si,

petite bite.

C'est beau, ce que vous faites,

mais soyez prudents.

Soyez tous prudents.

T'inquiète pas pour moi, ma belle Anna.

Garde mon fauteuil roulant, car si vous avez besoin

d'entrer dans une banque,

avec les détecteurs de métaux,

tu comprends... - Pas mal. C'est une bonne idée.

- Au revoir, Huguette. - Au revoir.

- Oh, putain...

Ton père est over blindé, en fait.

- Oui. Et il nous laisse crever, ma mère et moi.

-Il risque pas de venir ? -Il est à Bali.

- Dis-moi que t'as les clés. - Peut-être.

Sifflement

- Ah, le truc de ouf.

Elle est chauffée ? - Oui.

Rires

- C'est chauffé ?

- Bonsoir.

- Ce vieux cul, mon frère.

- Qu'est-ce que tu crois qu'il y aura, après ?

- Le plus grand braquage de toute ta vie.

- C'est sûr.

- Si je pouvais...

je la prendrais, ta maladie.

- Tu sais. Léo.

Depuis la mort de papa et maman,

tu culpabilises vachement.

Lâche prise.

Lâche.

Respire.

*Opéra

- Cherche pas, y a pas une photo de moi.

Il s'est barré quand j'avais 5 ans, et c'est comme si j'existais pas.

- Dans la bande, on veille tous les uns sur les autres.

Je sais ce que c'est, de grandir sans famille.

T'es plus seule.

- Moi, c'est l'inverse.

Je crois que ma mère m'a trop couvé.

Elle m'a pas assez abandonné.

- On veille les uns sur les autres, mais aussi sur Franck ?

- Non. Évidemment que non.

-Il est où, mon frère ?

- Laure Gambay, dont le fils est mort d'une leucémie due à Pétrochimie,

tu m'as caché que c'était ta sœur.

- Tu savais ? - Je suis flic, je te rappelle.

Un flic, ça enquête et ça arrête. Ça arrête !

- Faut que je te parle.

- Un pacte ? Tu te fous de moi, là ?

Le ministre, le parquet me mettent

la pression et tu fais un pacte ?

- C'est des gamins. Ils vont se rendre avec l'argent.

- Tu crois à ton pacte ?

- Écoute, Nath...

- Commissaire.

- Arrête. Ce qui s'est passé entre nous n'a rien à voir.

- C'est pas moi qui mélange le perso et le pro, si ?

Tu vas les serrer ou je refile l'affaire à Bromand.

- La BRI ?

Des cow-boys qui vont tirer sur des gamins avec des faux flingues ?

- On a perdu un temps précieux.

On va le rattraper. Ta carrière en pâtira.

Même avec ma protection. Tu réalises ?

Ces mômes, ce sont les ennemis publics numéro 1,

alors tu te mets au boulot, d'accord ?

- T'es calmée ? Pas moi.

-Il est malade.

- On va allonger les Robins !

Tout le monde sous surveillance : les gamins, les infirmiers,

les ex-femmes !

Le président de l'association, Bruno,

on le surveille aussi.

- OK, patron.

- Passez-moi le juge Brisson !

Jean-Louis, qu'est-ce que tu fous ? Va chercher des cafés !

Oui, M. le juge Brisson. Bartolomeo, bonjour.

- Bienvenue.

- Sécurité du prince AI Squillachi.

- Eh, you good boy-.

Good evening. You, good boy too.

And your woman, not good boy.

Oh, good girl.

- La prochaine fois, je te bute.

- Oh, bad girl. Bad girl.

Hi, girls. For you. Gift.

Hé!

Hi, mister. For you. Gift.

Il parle arabe.

- Tu parles arabe ? - J'ai été GO 2 ans en Tunisie.

- Lounès ? - J'ai fait allemand en LV2.

-Il va nous griller, ce con. - Chut.

- Bienvenue à Djerba la Douce.

Un cocktail vous attend à la réception.

Yallah.

- Bruno et sa femme sont dans la poker room. C'est pas pour le plaisir.

Personne va pisser.

- Payé.

- Je les ai, mais je vois pas bien. On attend mon signal.

- Merde... - Ici, y a que des Saoudiens.

Ça a l'air de jouer très gros.

Restez en place, je sens que ça va bouger.

Tes mains sur la tête, vite.

- Sécurité ! - Tout va bien, c'est la police.

-Il a un flingue!

Sécurité ! - Ta gueule !

- Séance de water-polo avec Jojo à 15 h à la piscine.

- Tapis.

Payé. Payé.

- Lâche! - C'est la police.

Je suis de la police.

Je vous montre ma carte.

- Montre, montre. - Vas-y.

- Oh là là...

- Monsieur gagne.

- Je fais une interpel, abrutis. Il m'a piqué ma carte, cet enculé.

- Emmenez-le. -Il a piqué ma carte !

-Il a trop de chance, lui.

C'est un scandale !

Il parle arabe.

- Merci. Allez, on y va.

- Vous les laissez partir ?

- Y a pas de fraude. On peut rien faire.

- Sérieusement ?

*-C'est bon, t'as gagné. Je confie l'enquête à la BRI.

Je veux plus te voir sur cette affaire.

- Fait chier !

Fait chier, merde ! Fait chier !

- Bon. A priori, ça s'est pas bien passé.

- Elle nous retire l'affaire. Vous allez profiter de vos RTT.

- Eh ben... Les joies du sexe au travail.

- Hourra ! On l'a fait !

- Fais péter le champagne !

Ben tousse.

- Tiens bon, petit frère.

Plus qu'un seul braquage

et on va à Buenos Aires.

Fais-moi confiance. - On devait pas arrêter

après l'indemnisation ?

- On doit aussi être indemnisés.

- On pourra aller nulle part sans argent.

Un dernier braquage. - Ça t'a pas suffi, le casino ?

Y en a un qui va se faire tuer.

- Dans les films, c'est au dernier

qu'ils se font serrer.

Et qui se fait serrer en 1er ?

- Les Arabes, c'est vrai.

- Vous croyez qu'il est mort ? - Ta gueule, je dors.

- Waouh...

C'est fou de se dire que les étoiles qu'on voit, là,

la plupart d'entre elles sont éteintes,

et pourtant, elles brillent encore.

Quoi ? - Tu veux nous pécho ou quoi ?

- Le trip philosophique !

- Je reviens, les mecs.

- Mais c'est beau, bordel.

Y a pas de mots. - Ferme ta gueule, alors.

On ouvre la porte.

Ça va ? Alors, prête pour demain ?

*-ils doivent se rendre.

Il a été décidé de les traiter comme des criminels.

Il a été déployé des moyens considérables.

Je sais que l'opinion publique les soutient,

mais si vous avez des informations,

pour leur bien, appelez...

- Les familles sont indemnisées. On a fait ce qui est juste.

- Pour Ben, où est la justice ?

Où est le bien ? Le mal?

- T'as déjà pas respecté

le pacte du flic et... - Et quoi ?

- Et je veux pas qu'il t'arrive quelque chose.

- Je me fais pas d'illusions.

Il va de plus en plus mal.

Ben partira pas avec nous en Argentine.

Il est pas question d'arrêter.

*-...une seule

manière de finir bien cette histoire :

Léo, je sais que vous m'écoutez. Rendez-vous.

Ben tousse.

Bips

- Personne ne bouge. Jouez pas aux héros.

Tout le monde reste calme.

Cris

- Les Robins des banques.

- C'est les Robins.

- Votre copain

est bloqué dans le sas. Je vais lui ouvrir.

Bienvenue. Y a vos amis.

- Merci.

- Ils veulent l'argent de la banque, pas le vôtre.

Il faut dire ça ? - Merci.

Mais taisez-vous, là.

- Bonjour, les Robins.

Lequel d'entre vous m'accompagne

dans le coffre ?

Superbe. Très bon choix.

Suivez-moi. C'est par là.

- En attendant, je vous raconte une histoire drôle.

Le capitaine du Titanic

- Je vous sépare les billets marqués des autres.

- On n'a pas le temps. -5 minutes.

- On n'a vraiment pas le temps.

-Il fait chaud, vous trouvez pas ?

- On n'a pas le temps.

-Il chaparde, le chenapan.

Hein, il chaparde ? Il est vilain, hein ?

Qu'il est vilain, ce petit chenapan.

- Pas le temps, madame.

- C'est trop long.

- Tu devrais être à l'hôpital.

- Ça changerait quoi ?

- Pourquoi tu l'as laissé faire ce coup ? Il le fait pour toi.

Toi, t'aurais pu tout arrêter.

- Anna, qu'est-ce qui se passe ?

- Je suis désolé, Ben.

J'aurais pas supporté qu'il se fasse buter, tu comprends ?

- Mais t'as fait quoi ?

- C'est pour nous, que je l'ai fait.

On veille les uns sur les autres, non ?

-Il va pas se laisser faire. T'entends ?

Léo va pas se laisser faire.

- Et le mec

se trompe d'adresse avec son GPS.

Le mec est taxi, quoi.

Incroyable. - On se casse.

- C'est un piège !

C'est un piège !

C'est un piège ! C'est un piège !

C'est un piège !

Sîrènes

- Y a des flics de partout !

On fait quoi ? - On passe au plan B.

- Vous me verrouillez l'entrée nord.

*-Oui, chef. On est en position. - Cette fois, on les tient.

- OK.

Il tape sur le clavier.

Sîrènes

*-Nous sommes les Robins

des banques. - Regarde. Tiens, viens voir.

*-J'invite ceux qui vivent près

de la banque Singapour à vivre ce moment.

On est piégés dans la banque. *-Piégés, oui. Piégés.

*-Alors venez pour former une chaîne humaine

pour qu'on se tire d'ici. *-Qu'on se tire, oui.

*-Pourquoi tu répètes tout ?

- Je sais pas. - Fais pas ça.

- Je fais pas ça. J'arrête.

*-On compte sur vous.

- Pour la énième fois, les portables sont interdits !

Mais... Mais...

Mais enfin...

S'il vous plaît, restez assis.

*-On compte sur vous.

- Les filles, faut prévenir tout le monde.

- OK, les gars, on change de look.

- Qu'est-ce qui se passe ?

Cris de la foule

- Arrêtez !

- LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS! LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS! LES ROBINS ! LES ROBINS!

- Angle rue du Four.

- Quoi ? *-Angle rue du Four, tout de suite.

- OK.

Il démarre.

- LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

LES ROBINS ! LES ROBINS!

- On fait quoi, maintenant?

- Mais merde ! Putain !

- Chef ? - Ça va.

*-Je les vois.

Qu'est-ce que je fais ? Delta 1, je les ai en visuel.

Ils s'enfuient, là. *-Tirez.

Tirez !

Coup de feu

Cris

- Ah, putain !

- Franck, ça va ?

- J'ai mal, putain !

Acclamations

Ben tousse.

- Hé, Ben ! Ben !

Réponds, Ben.

Il va pas bien. Arrête-toi, Lounès.

- Franck s'est évanoui. - Arrête.

- Casse-toi, j'emmène Ben et Franck à l'hôpital.

Je peux pas laisser Stéphanie et mon fils. Casse-toi !

- On reste ensemble.

Ben !

Ben ! Ça va, mon frère ?

- Grâce à toi, j'ai plus peur.

Sirènes au loin

Merci.

Va-t'en. - Non.

Non, je veux pas. Je peux pas.

Je veux pas que tu partes. Reste.

- Va-t'en, frangin.

- Je reste avec toi, putain.

T'es con. Tu le fais moins bien que moi.

- Le plus grand braquage

de toute ma vie.

Et 1...

- Et 2,

et 3...

Et 2,

et 3 :

Let's go.

- Mlle Anna Vital, 18 mois de prison ferme.

MM. Léo Perez, Franck Uzan et Lounès Soub,

4 ans de prison ferme.

Coup de marteau

Sîrènes

- Ça veut dire quoi, "dans le game”?

- Ça veut dire qu'il va la chercher. - Hein ?

- ÇA VEUT DIRE QU'IL DÉFONCE.

- Léo, les flics ont passé 4 ans à chercher le pognon du braquage.

Qu'est-ce que t'en as foutu, putain ?

- La famille, inspecteur.

Tout a toujours été une histoire de famille.

- Tout ce qu'elle voulait... - Une fois être comme tout le monde.

- Être comme tout le monde. - Que personne me remarque.

- Que personne la remarque.

Moteur d'avion

Klaxon

- Tout le monde descend. - On n'est pas arrivés.

- Je suis en retard, dégagez. - Le mec est taxi, quoi !

Claquement de portière

- Ma portière, merde !

Donne-moi ça.

Gracias.

- Franck !

- On commence en 4-4-2,

puis on permute en 3-5-2,

pour couper les lignes des milieux relayeurs.

- Il s'y croit. Hé, mec, tu t'appelles juste lundi !

- Allez, on y va ! On y va !

*-Merci à tous d'être venus en ce beau dimanche,

pour ce match caritatif au profit de notre association

"Chauve qui peut".

Grâce à votre générosité,

je suis heureux de vous annoncer que nous avons récolté

près de 100000 pesos.

Au nom des enfants, merci !

*-Que le match commence !

*-Et 1, 2, 3...

LET'S GO!

Acclamations

- Wouh !

Sous-titrage : Vdm

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