All language subtitles for Sainte - Jean Girault 1976

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

-Hier, à Rome, sous un soleil éclatant

qui s'en donnait à cƓurjoie pour caresser les ruines,

c'était l'ouverture de l'année sainte.

Un nombre considérable de gens étaient arrivés d'un peu partout

dans des véhicules de cylindrées trés différentes

pour ne pas manquer le grand jour.

Simples touristes ? Je ne crois pas.

Surtout des fidéles

venus pour cette célébration qui n'a lieu

qu'une fois tous les 25 ans : l'année sainte.

La messe avait été dite en plein air

et la foule devait acclamer le souverain pontife avec ferveur,

mais pas d'aussi prés qu'elle l'aurait voulu.

Le soir, les pélerins purent s'approcher du Saint-Pére.

On assista à des scénes touchantes,

pendant que Paul Vl était porté dans la ''sedia gestatoria''.

*On attend à Rome, pour cette année sainte,

un afflux de 20 millions de personnes,

ce qui n'est pas sans créer des problémes de contrÎle

et de sécurité, vous le pensez bien.

-T'aurais pas des envies d'aller en ltalie ?

Pour Rome, c'est le moment ou jamais.

-J'aime pas la foule.

-Eh ben, mon vieux,

si j'avais prés d'1 milliard enterré à moins d'1 heure de Rome,

j'attendrais pas des années pour aller le récupérer.

J'admire ta patience.

-Moi, je préfére sortir d'ici par la grande porte

et profiter de mon pécule en toute sérénité.

Chacun son truc.

-Tu parles d'une migration pour l'année sainte !

Un fromage, pour le Vatican.

-Qu'est-ce que ça peut foutre que le pape se fasse une bonne saison ?

Tu t'es tiré du séminaire, alors...

-Pour un amaqueur, un stage chez les jésuites est indispensable.

-Si tu avais continué à amaquer dans le génie,

tu serais pas tombé pour avoir voulu virer dans la facilité.

-Personne n'est Ă  l'abri d'un faux pas, tu le sais.

Ton casse foireux de la banque du Liban,

c'est dû à un léger défaut d'organisation.

-Je vous demande pardon, monsieur.

Une fuite d'eau au-dessus des keufs, c'est de la malchance.

Et un plombier qui arrive avec un car de police,

c'est le destin. C'est différent.

-Supposons qu'on se mélange aux pélerins de Rome.

-Ça le reprend.

-Les ratures sur les passeports, on y verra que du feu.

-Tu m'emmerdes.

-Tu as bien réfléchi ?

-Oui. D'abord, j'aime pas l'avion,

et puis aprés, faudrait pouvoir se tirer d'ici.

ll y a une lacune dans ton délire.

-Avec les relations de Théodore, tu pourrais te barrer facilement.

-J'ai plus l'Ăąge de faire des conneries. Compris ?

...

-Voilà. Il fallait que ça arrive.

On a des types qui sont dangereux,

et on les libére faute de place dans les prisons.

Merde. Oui, au revoir.

-Le rapport de Morret.

-Ah oui. On verra ça aprés le déjeuner.

Tu te souviens du loulou qui semait la terreur en voiture ?

À peine sorti de prison, il a butĂ© 2 gamines

aprés les avoirviolées.

Remarque, il s'est fait sauter le caisson.

Quelle époque de merde ! Vivement la quille.

-Plus que 2 ans Ă  tirer, patron.

Je vous vois pas en retraité. -Moi non plus.

La seule qui pavoise, c'est ma femme.

-Avec tous les malfrats que vous avez eus...

-C'étaient pas des tarés qui flinguent

rien que pour prendre leur pied.

-Des truands comme Canelo ou Maréchal,

c'Ă©taient pas des enfants de cƓur.

-Peut-ĂȘtre, mais c'Ă©taient pas des sauvages.

...

-Bonjour, M. le divisionnaire.

-Bonjour.

Allez, venez.

À propos de Lambert, j'ai failli le cravater 6 fois.

Il en avait dans la tĂȘte et dans le pantalon.

Un autodidacte plus instruit que pas mal de bacheliers.

Le hold-up de Rimini,

la fourgonnette bourrée d'or retrouvée vide,

un chef-d'Ɠuvre signĂ© Lambert.

Le magot doit ĂȘtre en ltalie.

-Vous avez fini parle cueillir. -Oui.

Pour le casse de la banque du Liban.

Le coup de pot.

Une vraie farce.

-Il est toujours Ă  Melun ? -Oui.

Il aurait pu faire un joli carton.

Et moi, je me serais retrouvé avec la croix

et les honneurs.

-Vous devriez ĂȘtre 3 par cellule, vous le savez bien.

-Je préfére qu'on soit 2.

-Mais sous prétexte d'incompatibilité d'humeur,

vous avez récusé sept troisiémes.

-Il parlait en dormant.

-Et le sourd-muet ?

-Il était pédé.

-J'aime mieux vous prévenir :

demain, on vous en colle un d'office.

Mais celui-lĂ , faudra le garder. -Ben oui.

-On a déjà assez de problémes comme ça.

Ce matin, on a eu une réunion syndicale agitée.

Il y a trop d'injustices. Faut que ça change.

-Ne vous en faites pas, ça vient.

Les putes campent dans les églises, alors...

-C'est l'évolution. C'est que le début.

-Moi, j'aimerais bien voir la suite.

Ça va ĂȘtre chouette.

Allez, bonsoir.

-Tu serais pas un peu réactionnaire ?

-Dis pas de conneries et magne-toi. Tiens.

On frappe contre une porte. -Gardien !

Gardien ! Merde, alors.

-Quoi ?

-Vous avez pas vu les paillasses ?

Regardez. Vous voyez rien bouger? Hein ?

Tiens.

-On dirait... -Des hétéroptéres.

-Moi, j'appelle ça des punaises.

Non mais dites donc !

-Que se passe-t-il ?

-Ils ont des punaises, chef. -Des punaises ?

Ça fait des annĂ©es qu'on n'en a pas eu.

Bon. On verra ça demain.

-On va se gratter toute la nuit. -Appelez le directeur.

-Il est en train de dĂźner.

-Vous voulez qu'on foute le chambard dans tout le placard ?

-Je vais le chercher.

-Hélas, c'est tombé sur vous.

-Oui...

-Il fallait alerter la dĂ©sinfection. -À cette heure, y a personne.

-Oui.

On va changer la literie.

-Non, il y en a sûrement surles murs.

-Nous pouvons rien faire avant demain.

-On veut pas dormir avec ces bĂȘtes.

-Écoutez, vous n'ĂȘtes pas au Ritz.

-Oh, bon Dieu, non.

C'est un vrai bordel, ici.

Jamais vu une punaise dans un claque bien tenu.

-Ne passez pas les bornes.

-Vous non plus, M. le directeur.

Je connais quelques journalistes friands d'anecdotes. Ah.

-Bon.

Oui. Bon.

Venez. Ne restons pas lĂ .

Casez-les dans une autre cellule.

-On est complets.

-Avec toutes ces erreurs...

-Vous, ça va.

Mettez-les Ă  l'infirmerie.

-J'espére que ça sent pas l'éther, parce que je supporte pas.

-Allez, allez.

...

Ça ira comme ça ?

-S'il manque quelque chose, on vous sonnera.

-Oh, mais...

Ah non. C'est rien, j'avais cru que...

-Vous voulez pas

que je vous borde ?

...

-Dix heures moins deux.

...

Tiens, regarde dans les valises.

-Du linge.

Des fringues.

-Regarde dans l'autre. -Oui.

-Ah, il y a du pognon en dollars et en lires. Donne.

-Passeports...

Le tien : ''Mgr Lambrecht, né à Malines,

''Belgique.''

Le mien : ''Abbé Royellan, né à Louvain.''

VoilĂ  les billets d'avion.

Ah ! Premiére classe, monseigneur.

La crosse.

-Soulevez le fond.

-Il est bien, ton pote. Il a pensé à tout.

-Marcel a toujours eu le souci du détail.

...

-Le chapeau, c'est trop.

...

Monseigneur !

-Monseigneur... -Monseigneur a eu une dure joumée.

-Tu remercieras Marcel de ma part.

*-Départ à destination de Rome,

vol Air ltalia 312,

embarquement immédiat,

hall 3, porte numéro 30.

-Vous allez Ă  Rome ? -Si Dieu le veut.

-Bon voyage, monseigneur. -Merci.

...

Bip.

...

Sonnerie de téléphone.

...

-Oui ?

-AllĂŽ ? Patron ?

Tout baigne. Ils embarquent.

-Reviens ici dés qu'ils auront décollé.

Ça va, la Mercedes ?

Bon.

Réveille-moi à 6 h. Ciao.

...

-Vous ĂȘtes ici, monseigneur.

-Je vais ranger les bagages.

-Mettez-vous au hublot. Moi, j'ai le vertige.

-Ça vous ennuie, de changer de place ?

-Pas du tout.

Pourrais-je avoir un whisky ?

-Dés que nous aurons décollé.

-Merci infiniment.

-Dis donc, tu sais qui est derriére nous ?

Rick Smets, le vainqueur de la Fléche wallonne.

-Il aurait jamais gagné si Tavemy n'avait pas eu une roue en patate.

-Excusez cette erreur. Vous ĂȘtes ici en premiĂ©re.

-Dés qu'on s'assoie à cÎté d'un type, il essaie de vous peloter.

Les hommes nous prennent pour du gibier.

-Qu'est-ce qu'ils attendent pour décoller ? Il est 48.

-Bonsoir, Mme la duchesse. Bonsoir, M. le duc.

-Je m'excuse.

Il parle anglais.

...

L'automobile...

...

L'automobile

est complétement ratatinée.

-On s'en fout, de tes ennuis mécaniques.

Tu n'as qu'à acheterfrançais. Excusez-nous.

-Nom de Dieu. -Tu la connais ?

-Elle vendait des programmes en 48 au Vél' d'Hiv'.

-Elle a de l'allure, hein.

-Quand elle passait,

plus personne ne regardait la piste.

-Et au lit ?

-Ne confondez pas l'amour bestial

avec une belle aventure sentimentale, merde.

-Ça y est, on roule.

-Il était temps.

...

Sonnerie de téléphone.

-Oh !

...

-AllĂŽ, oui ?

*-lci Lenormand.

-M. le directeur ?

*-Lambert vient de s'évader. -Qu'il est con !

*-Comme vous le connaissez mieux que personne,

vous avez une idée ?

-Depuis le temps, j'ai eu d'autres chats Ă  fouetter.

*-Occupez-vous-en et tenez-moi au courant.

-Oui.

-Ça finira jamais ?

-Pour Lambert, non.

Si on le cravate, il rempile. Mais qu'il est con.

Oh, merde !

Merde, merde, merde !

-Max ! -Madame ?

-Oh, excusez-moi, je...

Cette ressemblance... C'est hallucinant.

-Mgr Lambrecht, Ă©vĂȘque de Malines, en Belgique.

-Ah.

J'ai connu un Français,

avec quelques années de moins, il est vrai...

J'aurais juré...

-Les apparences sont trompeuses.

-Sûrement.

Celui-lĂ  n'Ă©tait pas fait pour ĂȘtre curĂ©.

D'ailleurs, il a dĂ» m'oublier.

-Ce serait impardonnable.

-La voix aussi, c'est la mĂȘme.

-Tout va bien, monseigneur ?

-Trés bien, l'abbé.

Madame m'a pris pour quelqu'un d'autre.

-C'est d'autant plus stupide que...

Il est en prison pour plusieurs années.

-Difficile pourun homme d'ĂȘtre privĂ© de sa libertĂ©.

-Vous devez revoir le texte de l'émission

que vous devez enregistrer Ă  Radio Vatican :

''L'Église face au trĂ©sor des Templiers.''

-Oui, c'est vrai. Je m'excuse, madame.

Il faut vous récupérer, monseigneur.

Le Vél' d'Hiv' est démoli, la guinguette a fermé ses volets,

et Madame est duchesse.

-Eh oui, c'était la belle époque.

...

-OĂ» allez-vous ? Il parle italien.

-Sage.

Sage.

Il parle anglais.

...

-Assis !

-Si ça explose, tout explose.

Alors on reste tous bien tranquillement Ă  sa place.

On évite de nous énerver,

et tout se passera bien.

-On l'a dans le cul, monseigneur.

Il parle anglais.

...

-lci Air ltalia 312.

Je suis détourné sur Tanger.

Niveau 290.

Heading 180.

Demande d'urgence contact

avec représentants de la compagnie.

-OĂ» nous emmenez-vous ?

-Embrassez-vous, on sait jamais.

-Toujours Ă  vous en prendre Ă  des innocents.

Vous ĂȘtes

des lùches, des ordures, des tarés !

Personne ne bouge.

-Il est camé, ce louftingue.

-Je me doutais que se déguiser en curés, ça foirerait.

*-Paris contrĂŽle appelle Air ltalia 312.

Précisez les revendications des détoumeurs.

-Pas de revendications politiques.

De l'argent, seulement de l'argent.

Alors, dés l'atterrissage à Tanger,

vous nous remettrez 1 million de dollars

et une voiture rapide.

À la moindre tentative d'intervention de la police,

nous faisons sauter l'avion.

-Il est presque minuit et demi.

Dans une heure, on aurait dĂ» ĂȘtre Ă  Rome.

On pourrait récupérer les calibres dans la valoche.

-Braquer les énerguménes et déclencher le cataclysme...

-Pas forcément. -Pour nous, si.

Les fourailler, ça peut passer pour un cow-boy, pas pour un Ă©vĂȘque.

-Évitez la panique.

Distribuez les rafraĂźchissements. Moi, j'y retoume.

-Mes enfants, gagnez votre place, et on oubliera l'incident.

-Enfin ! Vous vous décidez à sortir de votre réserve.

-Il a voulu leurlaisser le temps

de mesurer la gravité de leur acte.

-Allons, mes enfants, reprenez-vous.

-Asseyez-vous, et calme.

Il parle latin.

-L'abbĂ© a bien traduit ma pensĂ©e. DĂ©posez les armes. Ça vous dĂ©passe.

-Non, monseigneur. Je n'hésiterai pas à m'en servir.

-Je n'ai pas peur de la mort.

Dieu seul décide de l'instant.

-Là, c'est nous qui décidons. Asseyez-vous.

-Je m'en vais vous dire une bonne chose :

vous avez un trop gros appétit

pour votre petit estomac.

-Monseigneur !

-Cette enfant m'a exaspéré.

-Que personne ne bouge.

Coup de feu.

-Un trou dans la carlingue, et on y passait tous.

-T'as vu ce fumier ? -Basta!

-Qu'il créve.

-Dans votre intĂ©rĂȘt, vaudrait mieux pas.

Ça saigne beaucoup. Faudrait faire un garrot.

-Il a été aumÎnier dans les commandos.

-C'est un détail.

-Je suis médecin. Vous permettez ?

Vous avez une trousse de secours ? -Oui.

-Tout le monde Ă  sa place.

À vos places.

-Prends une couverture.

-Monseigneur a été trés bien.

-Être dans un avion suicide avec des kamikazes...

Tu m'as entraßné dans un drÎle de coup.

-Il doit garder le garrot le moins longtemps possible.

Il faut l'hospitaliser d'urgence.

À vous de dĂ©cider.

-Je vais voir ça avec Giuseppe.

-On va débarquerle blessé et la plupart des passagers à Marseille.

-Eh ben, il manquait plus que ça.

-Nous avons un blessé à bord.

Nous demandons une ambulance.

-Je vais leur expliquer la suite.

On atterrira en bout de piste, et que l'endroit soit trés éclairé.

On ne veut rien voir Ă  moins de 100 m de l'avion.

Je dis bien rien, et surtout pas de police.

-Mesdames, messieurs, attachez vos ceintures

et cessez de fumer.

Nous allons devoir atterrir Ă  Marseille pour une escale.

Nous vous demanderons de débarquer dans le plus grand calme

par les toboggans prévus à cet effet.

-Calmez-vous. -Attachez vos ceintures.

...

-On peut débarquerle personnel de la classe touriste ?

-OK. On garde les 2 hĂŽtesses.

-Je peux rester Ă  leur place. -Non ! On garde les filles.

...

-Ils en perdent pas une miette, les gars de la télé.

-Ils pourraient aussi te filmer.

Avec leur tĂ©lĂ©objectif, t'as intĂ©rĂȘt Ă  faire attention.

-Ça va grouiller de flics.

-Espérons qu'ils nous mitonnent pas un truc à la con.

-L'Église a besoin d'hommes comme vous.

Vous pouvez descendre.

-Merci, mon enfant,

mais des hommes sont en péril, alors notre place est ici.

-Je veux croire que le dĂ©mon qui vous habite peut ĂȘtre exorcisĂ©.

-Libérez la religieuse et l'enfant.

-Comme vous voudrez.

Vous pouvez descendre avec le petit.

-Allez, mon petit.

Dieu vous garde, monseigneur.

Vous aussi, monsieur l'abbé.

-Vous aussi. -Ah !

Au revoir, mademoiselle.

-Et vous aussi.

-Pourquoi ? Parce que je suis une femme ?

-Si vous voulez. Allez.

-Venant d'une femme, c'est encore plus humiliant.

-Rangez votre banderole.

On ne vous demande pas un cours sur l'égalité des sexes.

-Évidemment.

Vous, vous vous contentez

d'ĂȘtre soumise et obĂ©issante. Un toutou.

-Le maĂźtre est l'esclave du chien.

-C'est insensé.

-Moins que vos théories. Ou alors vous n'aimez pas les hommes.

-Vous insinuez que je suis lesbienne ?

-Non, vierge et martyre. D'oû votre agressivité.

-Salope !

-Elle est dingue ! Qu'est-ce qui lui prend ?

-Oh !

-Faites-vous ratatiner la gueule, duchesse !

-Ne brandissez pas vos infirmités

comme un étendard. C'est quoi, cette gonzesse ?

Elles nous en veulent parce qu'elles sont pas baisables.

-20 siécles de prostitution !

Ras le bol, des jules ! Pour une femme, c'est qu'un sexe.

-Et comment s'en servir.

-Pour nourrir son homme.

-Le vĂŽtre serait mort...

de faim !

Il parle anglais.

...

Pardon, monseigneur.

Veuillez excuser mes écarts de langage.

-Je n'ai rien entendu. Je m'étais assoupi.

-Le duc passera pas l'hiver.

Elle a un sacré tempérament.

-Elle l'a toujours eu.

Il parle anglais.

...

-Demande autorisation de rouler et de décoller.

*-Air ltalia 312,

décollez piste 22.

Vent 270,

15 nƓuds.

Restez en contact avec Marseille contrÎle sur fréquence 121,3.

...

...

-La liste des visites reçues par Lambert et Bizet.

Y en a pas des masses.

-Ça s'explique.

La plupart des amis de Lambert sont tombés.

Alors, les barrages, rien de neuf ?

-Non. Il a dĂ» se planquer avant que le dispositif soit en place.

-Pour qu'il ait attendu si longtemps,

il fallait que ses arriéres soient assurés.

Parce que c'est pas un farfelu.

Replonger dans les emmerdes...

Il aurait pu attendre ma retraite.

-Le malfrat, ça préfére la migration nocturne.

-Tu vas vérifier tout de suite

ce que faisaient ces types entre 22 h et minuit.

-C'est parti, patron.

-1 h 30.

2 ecclésiastiques montent dans un taxi

qui les conduit vers un village de pĂȘcheurs.

La lune éclaire faiblement la silhouette d'une chapelle

et d'un petit jardin de curé.

L'air embaume le thym et la marjolaine.

Au pied d'un citronnier, les deux abbés se penchent

et se mettent Ă  creuser,

quand soudain...

Soudain, ils se réveillent à Tanger.

Le citronnier garde son secret,

et de sombres nuages

se pointent Ă  l'horizon.

-Vous voulez boire quelque chose ?

-À quelle heure arrive-t-on à Tanger ?

-Vers 3 h, je pense. -Bien.

Maintenant, essaie de dormir.

Et puis quand t'arriveras au citronnier,

pour creuser, il faudra qu'on trouve une pelle.

-Vous avez vérifié ?

Ils ont tous un alibi en béton armé ? -Oui.

-Tout le monde est rentré ?

-Sauf Maillard, l'un des derniers Ă  avoir rendu visite Ă  Lambert.

-VoilĂ  mes provisions jusqu'Ă  lundi.

-Et vous avez acheté ça à Rungis ?

-Oui.

Voici le ticket, avec la date et l'heure.

Non, j'avais pas prévu votre visite,

mais ma femme est méfiante.

Alors c'est pourlui prouver que j'ai pas été faire la java.

-Je vais demander à l'hÎtesse de nous faire du café.

...

-Je peux en avoir une tasse ?

-Volontiers. J'en fais aussi pour l'équipage.

-C'est vrai, on s'ankylose, Ă  rester assis.

J'arrive pas Ă  dormir.

-Désolé, mon pére. Il fallait descendre à Marseille.

-C'eût été lùche. Nous ne sommes pas de ceux qui renoncent.

-Portez une tasse à mon copain. Je m'occupe de l'équipage.

-Merci.

-Vous voulez que je vous aide ?

-Ça va ?

Ils parlent anglais.

...

-Qu'est-ce que vous racontez ?

-L'argent, vous n'aurez mĂȘme pas le temps de le dĂ©penser.

-Ça, ça nous regarde.

-Buvez ça avant que ça refroidisse.

N'ayez aucune crainte, mon enfant.

Je ne vous veux aucun mal, au contraire.

Asseyons-nous lĂ .

-Si c'est pour une leçon de morale, c'est inutile.

-Pourquoi voulez-vous tant aller Ă  Tanger ?

-Convenances personnelles.

-Mon enfant, j'ai prié pourvous.

Le Seigneurm'a éclairé. Tangervous sera funeste.

Le ciel de Rome vous serait plus clément.

-Trop tard.

-Il n'est jamais trop tard pour revenir Ă  Dieu.

Il est impossible qu'un si joli visage cache une Ăąme si noire.

-Je ne retoumerai pas en ltalie.

-Laisse-moi te ramener Ă  la paix.

Ce corps que le Créateur a gracieusement proportionné

ne doit pas disparaĂźtre sous une grĂȘle de balles.

Vade retro satana.

Renonce Ă  Tanger.

Ton salut est Ă  Rome.

-OĂ» allez-vous ?

-OĂ» je veux.

-Du calme, mon enfant.

-Dieu, je n'y crois plus.

Les curés peuvent aller se faire foutre.

-Que vous avez dĂ» souffrir, ma petite fille.

-L'abbé...

Je sais que c'est plus beau quand c'est inutile,

mais la charité chrétienne vous prive de sommeil.

-Monseigneur, je...

-Vous avez une ùme de missionnaire, l'abbé.

-Ben, j'essayais...

-Qu'est-ce que tu espérais ? Lui piquer sa grenade ?

-C'est une pauvre gosse déboussolée :

un pére alcoolique, une mére ménagére...

-Toi aussi, tu marches Ă  ce truc-lĂ  ?

5 minutes de plus et on se retrouvait détournés sur Tokyo.

*-Air ltalia 312. Tanger's control?

-Tanger contrĂŽle. Parlez.

-Nous sommes toujours détoumés.

Nous demandons consignes d'atterrissage.

Altitude : 3 000 pieds.

Vitesse : 220 nƓuds.

Vent : nul. Terminé.

-Faites-les atterrir à l'endroit prévu. Je vais leur parler.

-Un bureau est Ă  votre disposition.

-Bien.

-En tant que représentant de la compagnie,

n'oubliez pas que cet avion vaut 40 milliards de lires.

Allons-y doucement.

-Ton type, il a un casier ?

-Non. Mais son frére en a un.

-Ah ! Montre.

-Depuis peu, il se tient tranquille.

Il est chauffeur chez un promoteur immobilier.

-Qui s'appelle ?

-Marcel Scandini.

-Tiens, tiens... Marcel le Niçois.

-Vous le connaissez ? -Bien sûr.

C'est le grand pote de Lambert.

Lui aussi me connaĂźt.

Maintenant, c'est le genre sans peur et sans reproche.

-Il est rangé ?

-Mieux que ça : un bienfaiteur pour les hÎpitaux, la paroisse...

Et une véritable arroseuse municipale.

-Il aurait pris le risque ?

-Comme Lambert l'aurait fait pour lui.

Prenez une voiture et planquez au pied de l'immeuble.

Si ça bouge, tu me préviens.

-Et on y va mollo, vu sa réputation ?

-C'est l'occasion de lui faire le coup de l'arroseur arrosé.

Ça m'a toujours fait marrer.

*-Alors ? Vous avez l'argent ? La voiture est prĂȘte ?

-Pas encore.

À cette heure-ci, il va falloir ĂȘtre patient.

Les banques sont fermées.

La somme est importante.

-Ils veulent gagner du temps. Ils ont sûrement une idée.

Vous m'entendez ? *-Oui. Parlez.

-On vous donne 1 heure, pas plus.

*Jingle radio Europe 1.

*-André Dumas.

Le vol 312 de la compagnie Air ltalia

parti hier soir à destination de Rome a été détourné sur Tanger.

Les pourparlers s'éternisent entre les autorités et les pirates.

Ceux-ci sont trés nerveux, et le pire semble à redouter.

Téléphone rouge. Europe 1 . Il est 5 h 07.

-Tu es sûr que c'est leur avion ? -Certain.

-Ces cons de pirates... Il fallait en buter plus.

Fonce Ă  Orly et tiens-moi au courant.

Sonnerie de téléphone.

-Oui ? Le chauffeur est seul dans la voiture ?

Suivez-le sans vous faire repérer.

Elle n'est pas immatriculée 92 ? Mais il habite Neuilly !

Oui, j'écoute. Donne-moi le numéro.

Rappelle-moi quand tu as du nouveau.

Vérifie-moi ça aux cartes grises.

-Je te rappelle.

...

-C'est intenable. Vous pouvez rien faire ?

-La climatisation ne marche plus.

-Qu'est-ce qu'ils attendent ? LĂ -bas, ils sont au frais.

-Du calme. Vous aurez moins chaud.

-Comment vous faites pour ne pas transpirer ?

-C'est la devise de ma famille :

rester calme dans l'adversité.

-Maintenant, c'est le sauna. Tu m'auras tout fait, toi.

-Il fait pas si chaud.

-Pour un mec de Tourcoing, si.

-Vous avez les numéros de billets ?

-Oui, M. le consul. Une signature, s'il vous plaĂźt.

Merci.

-La voiture est prĂȘte, nous avons l'argent...

Finissons-en. Ils s'énervent.

-Laissons-les attendre encore.

-Votre petit jeu a assez duré.

Déposez l'argent dans la voiture avec un type sans arme,

sinon on fera exploserl'avion.

-La banque finit de réunir la somme. Un peu de patience.

-Pourquoi mentir?

Vous avez l'argent, la voiture est lĂ .

Qu'espérez-vous ?

-M. le consul, les tireurs sont en place.

-Vous allez donner l'assaut ?

-La chaleur, la tension nerveuse...

Ils seront vite épuisés.

-Et dans quel état seront les passagers ?

*-Nous attendons votre réponse.

-Vous aurez tout dans un instant. La police vous laissera partir.

Surtout, pas de bĂȘtises. Faites-nous confiance.

-Si dans un quart d'heure vous n'avez pas tenu vos engagements,

on exécutera un passager pris au hasard.

-Vous avez attendu.

Vous connaissez maintenant le prix de votre décision ?

-Des mots.

Ils cherchent Ă  nous intimider.

Rien de plus.

-Ça vous coĂ»tera votre carriĂ©re et la mienne avec,

et une fortune Ă  la compagnie.

M. le consul,

je fais appel Ă  vos sentiments humanitaires.

-On a fait preuve de patience et de bonne volonté.

Vous serez d'accord lĂ -dessus.

Ces messieurs se foutent de nous.

Ce que nous devons faire maintenant,

ce sont eux qui en portent toute la responsabilité.

Le hasard va désigner l'un d'entre vous.

-J'espére que les femmes en sont aussi.

-Les risques sont égaux

pour tous.

-Vous allez exécuter l'un d'entre nous ?

-Mais vous ĂȘtes tarĂ©s.

Débinez-vous en douce. Tout est rùpé.

-Au cas oĂ» je gagnerais le voyage, je demande Ă  me confesser d'abord.

-Moi aussi.

-Moi aussi.

-Moi aussi.

-Ça va. Ça suffit.

Tout ça, c'est pour gagner du temps, tu comprends pas ?

-Dans un pareil moment, il faut se mettre en régle avec le Seigneur.

Vous ne pouvez pas leur refuser cela.

-D'accord, mais faites vite.

-Pas tous à la fois. L'abbé va vous confesser.

Je vous en prie, l'abbé.

Allez, allez. -''Allez'' ?

-Ben oui, allez.

-Permettez.

Priére en latin.

Je vous écoute.

-Je préfére me confier à vous, monseigneur.

-Ne soyez pas snob, mon enfant.

La bĂ©nĂ©diction d'un abbĂ© vaut bien celle d'un Ă©vĂȘque.

-L'Ă©vĂȘque, je le devine plus proche de moi.

-Vous croyez ? -Oui.

-Vous prĂ©fĂ©rez ĂȘtre seul ?

Il vous reste les touristes ou l'office, si vous voulez.

-L'office est plus intime, n'est-ce pas, monseigneur ?

-Je pense en effet que ce serait préférable.

-Vous reconnaissez avoir péché, mon enfant ?

-Oui, mon pére.

-Et contre quoi vous avez péché ?

-Surtout contre la chair.

Parfois, j'ai des pensées dont j'ai honte.

-Dites-moi tout, ma fille.

Et n'omettez aucun détail.

-Baisez-moi, mon pére, parce que j'ai péché.

-Oh oui.

Suffisamment pour bloquer un confessionnal pendant une semaine.

Que veux-tu ?

-Tu laisses ces guignols jouer avec nos nerfs. Tu as changé.

-Toi pas.

T'es toujours aussi belle, mais toujours aussi branque.

Qu'est-ce que tu crois que je fous ici, déguisé ?

-T'es en cavale et tu te caches.

-Exactement.

-Que cherches-tu ?

-Un bout de sauciflard et un coup de blanc : j'ai faim.

-Les émotions t'ont jamais coupé l'appétit.

Dis donc, si c'est ton nom qui sort du chapeau,

tu te laisseras buter?

-On n'en est pas encore lĂ .

-Ah.

Dieu t'a entendu.

-Ça prouve qu'il n'a pas de rancune.

-Ne bois pas trop.

Un Ă©vĂȘque qui a bu, ça passe pas inaperçu.

-T'en veux ? -Un petit bout.

-Un petit gorgeon ? -A little one.

-Avec ton duc, vous devez marcher qu'au whisky.

Il a l'air bien. Pourtoi, c'est une belle fin de carriére.

-Il m'a fait la cour 3 mois avant de coucher avec moi.

-Ah, ça, l'Anglais, c'est patient et tenace.

T'as qu'Ă  voir en 40.

-C'est bientĂŽt fini ?

-Respectez le secret de la confession.

-À l'arrivĂ©e de Paris-Bruxelles,

on m'a fait faire une pisse dans un verre.

Et le contrÎle a été positif.

J'ai dit que c'était juste une fois,

parce que j'avais pris des pilules pour soigner les angines.

-Dites-moi la vérité.

Avez-vous frustré un de vos camarades de la victoire ?

-Oui.

J'avais pris une terrible ''sprout'' de dopants.

-Une quoi ?

-Une ''sprout''. ''Doping.'' -Ah, ''doping.''

-Que Jésus et Poulidor me pardonnent.

-Jésus, c'est sûr.

Mais Poulidor...

-Tu te décides...

-Mais pas ici, lĂ -bas.

-Tu vois, c'était écrit.

MĂȘme sĂ©parĂ©s, on va peut-ĂȘtre mourir ensemble.

C'est le destin.

-J'aurais jamais imaginé ça, pas plus que tu finirais duchesse.

-Et toi, en cabane.

-Ah si, ça, c'était davantage prévisible.

Je suis pas rentré pour ça.

-Ton départ m'avait complétement déboussolée.

Je croyais que tu m'avais quittée parce que tu avais la bougeotte.

Je t'aimais, Max.

Ça a Ă©tĂ© la 1re et la derniĂ©re fois.

-Dommage que j'aie plus l'Ăąge de jouerles prolongations.

-Oh...

Les croulants comme toi,

pour une femme qui a le sens de la qualité d'avant-guerre,

ça mérite encore le détour.

...

-C'est moi ? -Oui.

-Maintenant, il s'agit d'abréger le récital des trois connards.

-Décidément, j'ai jamais eu de chance avec les loteries.

Barrez-vous, curé.

-Ce monsieur va se rasseoir, et je vais chercher l'agent.

-Et pourquoi ?

Pourquoi feriez-vous ça ?

-Parce que ça a assez duré.

Vous jurez sur le Christ de pas nous trahir ?

-Ne craignez rien.

Judas s'est pendu, et le suicide est interdit.

-Monseigneur ne craint-il pas que cela soit risqué ?

-Comme diraient nos fréres musulmans : ''Mektoub.''

-Vous, Ă  votre place.

Fais-le sortir. Je vais prévenir la tour de contrÎle.

*-AllĂŽ ? M. le consul ?

-Je vous écoute.

*-On vous envoie un Ă©missaire : l'Ă©vĂȘque.

Faites emmener une passerelle pour qu'il puisse descendre.

Et inutile de vous préciser

qu'il vaudrait mieux des employés pacifiques

que des redresseurs de tort. Terminé.

...

-La Mercedes appartient

Ă  une agence de location.

Si Scandini a fait véhiculer Lambert,

il valait mieux que ça ne soit pas dans sa voiture.

Le chauffeur est toujours Ă  Orly.

-Trouve-moi le téléphone de Scandini dans l'annuaire.

-Vous le réveillerez ? -Il se rendormira.

-AllĂŽ, oui ?

Commissaire Barbier ?

Vous ĂȘtes toujours aussi matinal ?

-Vous aussi, vous ĂȘtes matinal.

Pourquoi avez-vous loué une Mercedes ?

-Depuis quand est-ce défendu par la loi ?

Ma voiture est à la révision et je descends dans le Midi.

-Votre chauffeur va manquer de sommeil.

Qu'est-ce que vous l'avez envoyé faire en pleine nuit à Orly ?

Ah ? Vous l'ignoriez ?

-Je ferme les yeux sur ses escapades.

C'est difficile, de trouver du bon personnel.

-Scandini, arrĂȘtons les mondanitĂ©s et parlons d'homme Ă  homme,

comme au bon vieux temps.

C'est toi qui as aidé Lambert à se faire la valise ?

ÉvadĂ©, monsieur, oui.

*-Non ! -Tu l'ignorais ?

-C'est de la folie.

Pourquoi pensez-vous que je le savais ?

-Une sorte de transmission de pensée.

Étant donnĂ© vos anciens liens d'amitiĂ©.

Fais désinfecter chez toi, si jamais il te reste des punaises.

-Pardon ? Vous tenez des propos incohérents.

Il serait temps d'aller vous reposer.

-Messieurs.

-Mes respects. Je représente la compagnie.

Voici M. le consul.

-Je me réjouis, monseigneur, de vous savoir ici, en sécurité.

-J'aimerais en dire autant de mes compagnons de voyage.

-J'ai essayé de convaincre le consul de ne pas employer la force.

-C'est à vous que nous devons tout ça ?

-Asseyez-vous.

-Je dois leur apporter l'argent. Vous l'avez ?

-Non, pas encore. Laissez-moi faire.

-L'argent est lĂ , monseigneur.

-Monsieur le consul,

provoquerun massacre pour satisfaire sa vanité

ne m'inspire que du mépris.

-Les positions actuelles du clergé

le poussent à d'étranges compromissions.

Il vous semble tout naturel de fraterniser avec des hors-la-loi ?

-Non, monsieur, pas avec ceux-lĂ .

Les malfaiteurs de l'ancienne école

ne se seraient pas déshonorés en pratiquant de telles méthodes.

-Ils sont vrais, monseigneur.

-Je doute que vous soyez expert pour faire la différence avec un faux.

-Oh lĂ  lĂ  !

Vous n'imaginez pas la fausse monnaie

qu'on trouve dans le produit des quĂȘtes.

-Vous voulez peut-ĂȘtre aussi les compter?

-Je vous fais confiance. OĂ» est la voiture ?

-Par ici. Suivez-moi.

-Mettez-moi en communication avec l'avion, je vous prie.

AllĂŽ ?

lci monseigneur Lambrecht.

J'arrive avec l'argent et la voiture.

-Merci au nom de la compagnie, monseigneur.

-DĂ©pĂȘchons-nous. Prenez-moi ça.

...

-Il arrive. Il a l'argent.

-Tu vois qu'on pouvait lui faire confiance.

-Le compte y est.

Ne perdez pas de temps, mademoiselle.

-Allez !

-Bravo, monseigneur. ''Deo gratias.''

-Comme vous dites.

-Le fumier !

Ils crient.

-Bravo. Le Tour, vous auriez dĂ» le gagner.

-Juste.

Coups de feu.

-Vous aviez juré.

Vous ĂȘtes une belle ordure !

-Vous regretterez ça, mademoiselle.

-Si on nous re-tire dessus, je fais tout sauter !

-Alors je vais les accompagner.

Dites qu'on cesse le feu et remerciez le consul de ma part.

L'abbé, mon bagage.

-Vous ĂȘtes conscient de la pub que ça nous fait ?

Vous ĂȘtes un fou, un assassin.

-Je vous en prie.

-La preuve ! Et vous nous jouez la peau d'un Ă©vĂȘque Ă  pile ou face.

Allez.

...

Siréne.

...

-Du calme.

Dans les ruelles du port, on va les lĂącher.

-Vous connaissez le pays ?

-Oui. J'ai beaucoup voyagé dans ma jeunesse.

...

...

-Ça y est, on les a semĂ©s.

-On arrive au quartier réservé. Ils ne viendront pas là.

-Pour un curé, vous fréquentiez de drÎles d'endroits.

-Vous prenez Ă  gauche et vous toumez de suite Ă  droite.

Ton flingue. Allez, donne.

Toi aussi, donne-moi le tien.

Et descendez.

Non, pas le pognon. J'ai mes pauvres.

-T'as compris, maintenant ?

-On pouvait lui faire confiance ? Bravo.

-Vous ĂȘtes de l'antigang ?

-Je vous en prie, n'ajoutez pas la grossiéreté à l'incompétence.

Vous jetez le discrédit surla profession.

Le vieux port est derriére vous. Démerdez-vous.

-Pas flic non plus ? Qui doit-on remercier?

-Le pape. Barrez-vous vite fait avant de recevoir un coup de latte.

...

-Ils vous ont libéré ? -Vous voyez.

-Ils ont filé avec l'argent ? Dans quelle direction ?

-Ce sont des enfants.

Dieu jugera de la pénitence qu'ils méritent.

...

-Il se fait tard pour tout le monde.

-Surtout pourmoi.

Je suis resté ouvert.

Ça doit pas ĂȘtre drĂŽle pour ceux qui ont quelqu'un dans l'avion.

On sait jamais comment ça se termine.

-Ils peuvent faire sauter l'avion ? -Ça s'est dĂ©jĂ  vu.

Vous avez quelqu'un dedans ? Des amis ?

-En quelque sorte, oui.

-C'est officiel. On vient de me le confirmer.

-Il n'y a pas de victimes ? -Non.

Et l'avion repart pour Rome.

-Mademoiselle... -Mademoiselle...

-AllĂŽ ?

Ça y est, monsieur. Ils vont partir pour Rome.

-Vous avez parlé avec le type qui était là ?

-Ça vous regarde ?

-Police.

-Que voulez-vous ?

-Que faisait-il ici ?

-Je lui ai demandé s'il avait quelqu'un dans l'avion détoumé.

-Et alors ?

-Il m'a répondu : ''En quelque sorte, oui.''

-Merci.

Le téléphone sonne.

-Commissaire Barbier. J'écoute.

-Patron, le chauffeur connaßt quelqu'un dans l'avion détoumé.

-Un détoumement ? Je m'en fous.

J'ai autre chose à faire que d'écouter la radio.

Non, laisse tomber. Rapplique ici, vite.

Mettez-vous lĂ -dessus.

Vérifiez-moi tous les passagers à partir de 60 ans

qui ont embarqué hier soir à Orly-Ouest à destination de Rome.

...

-Merci de m'avoir attendu.

-On se faisait du souci pour vous. -Dieu vous bénisse, monseigneur.

-Je vais vous aider.

-Non. C'est pas lourd.

-Au revoir.

-MERCl, MONSElGNEUR.

-Vous nous avez sauvé la vie.

-Au nom des passagers et de l'Ă©quipage, M. l'archevĂȘque...

-Pas encore, mon fils. À moins qu'une surprise ne m'attende à Rome.

-Si elle n'est pas fĂącheuse. -Je vous confie mon bagage.

-Trés bien.

Merci. Merci.

Ça y est.

Mgr Lambrecht est mort il y a 2 ans et l'abbé est bien vivant,

mais il est malade.

-L'Ă©vĂȘque ? Oh ! Merde alors !

Ça, c'est grandiose.

Le consulat d'ltalie. Vite.

-Monseigneur Lambrecht ?

Eh bien...

Environ 1 ,75 m.

Les cheveux blancs.

Les yeux d'un bleu pĂąle.

-Merci, monsieur le consul.

Il est Ă  nous.

Il n'y a plus qu'Ă  le cueillir en douceur Ă  sa descente d'avion.

Je veux pas louper ça.

-C'est dangereux.

-Tant pis pour lui.

C'est pas moi qui l'ai obligé à faire le mur.

...

-Pas de chance, pour ton client.

Sans le détour de cette nuit, il serait déjà loin.

-Il va sûrement vouloir passer ses nerfs sur quelqu'un.

-Ah, monseigneur !

Avant d'atterrir Ă  Rome,

nous voudrions vous remercier pour tout.

-Oublions cet incident de parcours. Merci.

Vous arrivez à vous y retrouver, dans tout ça ?

-Oui, trés facilement.

C'est trés simple.

-On est loin de l'Aéropostale, non ?

-Asseyez-vous aux commandes. -Non.

-Ça prendra une minute. -Sans façon.

-Avec cette technique, monseigneur se sent-il rassuré ?

-Vous savez que je ne suis jamais rassuré.

Sonnerie.

-C'est pourmoi. Excusez-moi.

Conversation en anglais.

...

-On va vous quitter, messieurs.

*-Air ltalia 312, un message de la police pour vous.

Je vous passe le commissaire Mazzola.

*-Aprés la descente des passagers,

gardez à bord Mgr Lambrecht et l'abbé.

Ils se sont évadés de prison.

Prenez garde. Ces hommes sont dangereux.

-Désolé, messieurs.

Je réprouve le procédé, mais on n'a pas le choix.

Donnez-moi le micro. -J'atterris ?

-Oui. On a eu assez d'emmerdements pour arriver ici.

AllĂŽ ?

lci Lambert. Commissaire Mazzola ?

-Oui. Vous ĂȘtes dans le poste de pilotage ?

-On atterrit comme prévu.

Personne ne monte Ă  bord et surtout pas la police.

*-Et aprés ?

-On laisse descendre les passagers, mais on garde l'équipage.

On s'arrange Ă  l'amiable ou on continue le voyage.

-C'est Barbier.

-Monsieur le divisionnaire !

Je vous croyais Ă  la retraite.

-J'ai pas voulu te laisser dans les ennuis.

Allez, Max, sois raisonnable. Descends avec ton pote.

-Non, monsieur le divisionnaire.

-On attendra que vous vous décidiez.

Mais vous n'aurez jamais ce que vous voulez.

-On ne parle pas le mĂȘme langage. Repassez-moi Barbier.

-Il n'a aucun pouvoir, ici.

-Peut-ĂȘtre, mais moi, j'ai celui de faire sauterl'avion.

-Lambert, c'est d'avoir été piraté

qui te donne envie de t'essayer dans la spécialité ?

*Mets-toi d'accord avec Mazzola.

-Non. C'est Ă  vous que je veux parler.

Je vous fais signe aprés le départ des passagers.

...

-Vous serez toujours le bienvenu au manoir, M. l'Ă©vĂȘque.

-Merci. -Je vais lui donner l'adresse.

Vous ne descendez pas ? -Plus tard.

-Oû est l'abbé ? -Il est occupé.

-Pourquoi restes-tu ici ?

-On finit le champ' avec l'équipage.

-Je t'aide ? -À finir le champ' ?

-Max...

-Si tu veux vraiment me faire plaisir, fous le camp.

-T'as toujours été un solitaire.

C'est peut-ĂȘtre mieux comme ça.

*-AllĂŽ ? Commissaire Barbier ?

-J'écoute.

-Monseigneur va vous accueillir.

Ne cherchez pas Ă  nous doubler.

L'équipage en subirait les conséquences, à notre regret,

carils sont charmants.

-Allons-y.

...

...

-C'est pas possible.

Au lieu d'une retraite paisible, tu replonges dans les emmerdes.

Ça t'a pris comme ça, d'un seul coup ?

-Les vieux ont besoin de soleil.

-Comme gĂąteux, j'ai vu pire.

T'es dans le genre du pére Hugo. T'as le 3e ùge turbulent.

-Assieds-toi, monsieur le divisionnaire.

D'abord, comment tu nous as retrouvés ?

-Scandini ne t'a pas balancé.

-Qu'est-ce qu'il vient foutre lĂ -dedans ?

-Ne nous égarons pas dans l'anecdote, tu veux ?

Qu'attends-tu de moi ?

-Tu nous as filé lnterpol au cul. Toi seul peux arranger ça.

-L'évasion, ça augmentait déjà la facture.

Menacer de faire sauter un avion, là, ça devient hors de prix.

-Compte tenu des services rendus,

on ne s'attendait pas Ă  de l'ingratitude.

Ça explique le mouvement d'humeur.

-Tu vas te prendre pour un bienfaiteur de l'humanité ?

-Oui.

Je t'explique.

On a neutralisé les 3 connards,

on a sauvé la vie des passagers... -Que tu menaces de buter.

-La faute Ă  qui ?

Ensuite, on raméne un Boeing tout neuf.

-Que t'es prĂȘt Ă  faire sauter. -Oui.

Avec ça, si on m'y oblige.

Mais on n'échangera pas tout ça contre une paire de menottes.

-Contre quoi ?

-La belle et l'éponge.

-Et la Légion d'honneur ?

-Pourquoi pas ?

-Le carnage des explosifs, c'est pas ton genre.

-Non.

Le séminariste et moi, on veut pas retoumer au trou.

Alors tu me connais. À toi de jouer.

-lci, je ne peux rien faire. Tout dépend des Ritals.

-Bon.

Dis donc,

de retrouverleur pognon,

ça leur rendrait pas le sourire, à tes Ritals ?

-Ah !

Je me disais que tu n'allais pas laisser ceux qui ont cassé ta cabane

se faire la malle avec une brique en dollars.

T'as pas changé.

-Si, parce que dans le temps, l'osier, je l'aurais gardé.

*-Mazzola, ici Barbier.

-J'écoute.

*-Viens me rejoindre sans arme.

-J'arrive.

-Monsieur le divisionnaire vous attend au bar.

-Je ne suis pas encore Ă  la retraite. Je risque de sauter.

-L'avion, c'est mieux ?

-Écoute.

Tu nous demandes de l'arrĂȘter, et lĂ , tu veux le laisser filer.

-Il m'emmerde autant que toi.

Ça fait mĂȘme des annĂ©es qu'il m'emmerde.

Seulement, prendre des risques pour un malfrat septuagénaire,

c'est une opération déficitaire.

-1 million de dollars, c'est déjà suffisant.

-Eh oui.

La rançon, il te la rend. Tu l'auras retrouvée quelque part.

T'affabuleras bien quelque chose.

Et cÎté avancement, ça ne peut pas te faire de mal.

-Tu dois prendre ta retraite. Tu deviens un peu trop romantique.

-C'est depuis que j'ai fait mon voyage de noces Ă  Venise.

-La porte A, prés de la douane, ne sera pas gardée.

Il y a une station de taxis en face. Ciao.

-Ciao.

Laissez ces messieurs.

-C'est d'accord avec Max ?

-Si M. le divisionnaire nous donne sa parole.

-Tu l'as. -Pardon.

-Tu ne vas pas nous faire un mauvais rhume ?

Fais attention Ă  toi.

...

-Tu crois qu'on a bien fait de se faire la paire ?

-Si on avait voyagé avec Air France, on n'aurait pas été emmerdés.

-C'est ton pote qui a pris les billets,

celui qui a le goût du détail.

-Il ne pouvait pas prévoir, non ?

...

-C'est pas lĂ .

-Chapelle San Lazzaro. C'est lĂ .

-Dis-lui que c'est pas lĂ .

La mienne était plus petite et beaucoup plus vieille.

-C'est pas celle-lĂ . -Il dit que ce n'est pas celle-lĂ .

-T'es tĂȘtu, toi.

-Il n'y avait pas ces maisons.

-J'en sais rien, moi. -Puisque je te le dis.

Il doit bien y avoir une explication, nom de Dieu.

-Ton chapeau. -Quel chapeau ?

-Ton chapeau. On est dans l'église.

...

-Vous parlez français ? -Oui.

-C'est bien la chapelle San Lazzaro ?

-Oui.

-Il y avait un jardin avec un citronnier.

-Abattu parla foudre.

-Ah !

-Un seul grondement, un seul éclair.

Ne fallait-il pas voir dans ce curieux orage

la volonté de Dieu,

la providence divine ?

C'était vraiment l'arbre du miracle.

Parmi ses racines enchevĂȘtrĂ©es, de l'or,

un fabuleux trésor.

C'est avec cette manne inespérée qu'on a construit cette chapelle.

-Non. J'ai déjà donné.

...

Sous-titrage : Eclair Group

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.