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...
*Musique rock
...
- Un petit bleu, un petit...
Papa, ça existe, les monstres ?
- J'espère qu'ils travaillent aussi et qu'ils payent leurs impôts.
- Est-ce que tu m'emmèneras à Zombillénium ?
- Alors ? *-Ils ont bloqué l'usine.
- Ils veulent quoi ? *-Leur travail.
- L'usine n'est pas aux normes.
Alors tu leur promets une prime, mais demain,
tout doit être rasé.
Tu voulais quoi, ma chérie ?
- Je voudrais aller à Zombillénium. - Oui, c'est promis.
- Tu le jures ? - Si je mens, je vais en enfer.
Travaille bien.
*-Je fais ce que je peux. - Pas toi.
Allez, à vendredi, ma puce. - À vendredi, papa.
*-C'est pour vendredi ou demain ? - Demain !
- Bonne journée, maman. - Bonne journée.
*-Comment je les dégage ?
- Appelle la gendarmerie, l'armée, s'il le faut.
Dès le matin, je veux entendre la douce mélodie des tracteurs,
respirer l'odeur des gravats
et voir de mes yeux le triomphe de la civilisation.
*-C'est beau, ce que vous dites, chef.
- Mais c'était quoi, ce truc ?
- Voilà monsieur le contrôleur. Un petit café ?
- Non. Un remontant pour me calmer.
- Qu'avez-vous ?
- À l'instant, au carrefour.
J'ai déposé ma fille au pensionnat, et là...
cette fille qui vole et me coupe la route.
Du coup, j'ai percuté le feu.
- Une fille qui vole ?
- C'est la sorcière de Zombillénium.
- Ils savent plus quoi inventer pour faire de la pub.
- Publicité, mes fesses !
Halloween, les citrouilles, ça, je veux bien.
Mais leur satibleu de fichu parc de macchabées, là, je dis non !
Coup de feu
- Calme-toi. - Ton permis de chasse est à jour ?
- Avant, il y avait la mine où j'ai travaillé.
Et un jour, boum ! Coup de grisou.
Des dizaines de camarades morts.
Eh ben, il paraîtrait qu'ils travaillent dans le parc.
Le diable a pris possession de leurs âmes.
- Ils n'embauchent que des étrangers.
- Je te le fermerai, ce parc de malheur.
- Ce ne serait pas votre boulot ?
- Mais oui.
Je leur colle un contrôle.
Je vais tout passer en revue : la sécurité, les plans, la gestion.
- Le dernier qui leur a cherché des poux dans la tête a disparu.
- À nous deux, les monstres de Mardi gras.
*Musique de générique
...
- Je peux vous aider ?
Francis Von Bloodt, directeur. - Vous m'avez fait peur.
- Vous aviez pris rendez-vous ?
- Hector Saxe. Contrôleur des normes.
J'arrive toujours à l'improviste.
- Et pour finir, le train fantôme.
Sécurité et développement sont les maîtres-mots de notre parc.
Tout est en règle,
monsieur "Sac".
- Saxe.
- On n'a pas regardé à la dépense concernant les nouvelles normes.
- Ces harnais sont non conformes à la circulaire B-75.
- Mais enfin, monsieur Saxe...
Et pourquoi ne pas amener vos enfants dans ce parc ?
- Tentative de corruption ? Bravo !
D'abord, comment savez-vous que j'ai une fille ?
- Francis...
- Aton, ce n'est pas le moment.
- Les barbes à papa... - Je reviens.
Ce type est un humain et un contrôleur. Déguerpis.
On s'en fiche, du contrôleur...
Brouhaha
Musique de suspense
...
Grognement
Aboiement
- Un atelier clandestin.
Et pas sur les plans.
On dirait bien que pour Zombillénium, c'est...
- Il ne fallait pas franchir cette porte. Vous en avez trop vu.
- Vous ne m'impressionnez pas. Votre parc est obsolète.
Les harnais, les roller coasters...
Sans parler des conditions de travail.
Mon rapport va être...
assassin ?
- Que ferons-nous de vous ?
Hector crie.
- "Plic, ploc,
"fait la pluie
"sur le terril."
Avec deux "r".
Bon. Reprenons.
"Sur le terril.
"Point.
"J'ai glissé..."
Penelope !
Ton nez sur ta feuille !
- Lucie est dans le cimetière.
- C'est une terrible tragédie.
Lucie a perdu son papa hier matin.
- Bien fait pour lui. Il mettait tout le monde au chômage.
- C'est pas gentil. C'est pas drôle de perdre son papa.
- Silence !
Et comme Lucie
n'a pas de maman, elle va rester ici jusqu'à la fin du trimestre.
Il faudra donc la soutenir dans cette épreuve.
Bien. Reprenons.
- Notre nouvel employé s'est-il réveillé ?
Toi aussi, tu l'as mordu ?
- Pour en faire un loup-garou. On a déjà trop de vampires.
- C'est un quoi ? - On va le savoir tout de suite.
- Bonjour.
Vous êtes mort.
Vous êtes embauché à Zombillénium.
- Dites donc, c'est pas bien joli ce que j'ai trouvé en sous-sol.
Et en plus, j'ai été agressé !
Je vais faire un rapport à l'inspection du travail...
- Dix sacs que c'est un loup-garou.
- Dix sacs que c'est un vampire. - Tenu !
- Un zombie ?
*Musique pop
...
Monsieur Saxe.
Le parc ouvre ses portes à 9 h.
Présence du personnel de 8 h à 21 h.
Pour les nocturnes, c'est toute la nuit.
- Monsieur Von Bloodt, enfin vous voilà.
- Vous avez changé de lunettes ? C'est très bien.
Salut, Freddy.
- J'ai les devis pour les roller coasters.
- Je veux sortir d'ici !
- Il est strictement interdit de sortir du parc.
- Mais ma fille... - Fallait se préoccuper d'elle avant.
Il est réparé, ce cercueil ? - Il est comme neuf.
- Je donne le feu vert pour les figurines de zombies ?
- Accordé. Bonjour, Arthus.
- Les Golems veulent le samedi.
- Refusé.
- Et ces adolescents qui veulent devenir vampires ?
- BONJOUR, MONSIEUR VON BLOODT. - Bonjour.
- Cette mode des vampires, ça me gonfle.
La réponse habituelle.
Dites-leur d'oublier les romans à l'eau de rose et la chasteté.
- Certains menacent de se suicider. - Dans ce cas, on les recontactera.
- T'es nouveau. T'es syndiqué ?
- Certainement pas, non.
- Sirius Jefferson, délégué du personnel.
- Hector Saxe, contrôleur...
- Salut.
Voici Hector, un nouveau venu qui va rejoindre le syndicat.
Pas vrai ?
On doit pas se faire exploiter.
Moi, j'ai été militant pour les droits des Noirs au Texas,
mort sur la chaise électrique pour avoir défendu les droits civiques.
Vous vous foutez de moi, là ? - Mais ferme-la. Tu nous gonfles.
- C'est le Texas, aujourd'hui ? Hier, c'était le Mississippi.
- Oui, c'est ça, marrez-vous.
Avec vous, le patronat ne craint rien.
T'es un zombie, j'espère ?
Pas un vampire
ou un loup-garou ?
T'es mort comment, d'ailleurs ? - Je ne suis pas mort.
- Il est mignon.
- Mon café !
- Aidez-moi ! Au secours ! Aidez-moi !
Aidez-moi, je vous en supplie.
- Regarde-le.
- Bienvenue en enfer.
Allez, suis-moi.
- Les enfants, j'ai des petits cadeaux pour vous.
- OUI !
- Arrêtez.
- Voilà ton poste.
Tiens, maestro.
Tu mets le sucre là, tu prends une tige,
tu la fais tourner et voilà.
Faut pas être bac +5 pour se servir de cette machine.
Quand je pense que j'étais pharaon...
- Marie a eu 12 oranges pour son anniversaire.
Elle en a donné 4 à Jérémie
et en a perdu 3 sur le chemin
à cause d'un trou dans son sac.
- Maîtresse, est-ce que ça existe, les morts-vivants ?
- Mais non. Mais quelle idée.
Pourquoi ?
- Et le père Noël ?
- Si. Lui, il existe.
- Mais alors pourquoi des rennes qui volent, ça existe,
et pas des zombies ?
- Lucie,
tu as fini de faire ton intéressante ?
Tiens et tiens et tiens.
Elle s'énerve.
Les enfants rient.
Silence !
Si j'entends un seul d'entre vous faire allusion à ce... à ce repaire,
ce parc de dépravés,
je l'envoie direct passer la nuit
dans le placard.
- Non, c'est pas vrai, j'y crois pas. Il t'a dit ça ?
Attends, on fait un selfie.
T'es trop bien dessus.
- Tu vends des ballons ?
- À ton avis ?
- Dis, c'est pour de faux, tout ça ?
Je ne suis pas un vampire ou un loup-garou ?
La chute de la tour, c'était organisé, non ?
- Non.
Tu es une créature démoniaque,
sans qu'on sache laquelle.
À ton haleine, je pencherais pour un zombie.
- Et toi, t'es une sorcière ? - Je suis déguisée en sorcière
pour ne pas qu'on sache que je le suis.
Je suis en stage pour découvrir le monde de l'entreprise.
Mon boulot du jour est de te surveiller.
Et ça ne m'enchante pas.
Cris
...
Ah, Steven ! Qu'est-ce qu'on ferait sans lui ?
Prends-en de la graine.
Tu vois ce vampire ? Il a son attraction dédiée.
On peut pas en dire autant des zombies.
Franchement, qui a envie d'aller voir des horreurs pareilles ?
Moi, je mettrais que des vampires ici.
Le petit fumier !
- Bande de tarés.
Je vais aller voir les flics, les médecins, les curés, la presse.
J'ai le bras long. Ils vont voir.
Et Lucie ? Elle attend mon coup de fil depuis hier soir.
Grognement
Coup de feu - Un monstre !
Tu vas finir en trophée.
Allez.
Montre-toi.
Sonnette
- Toujours ces horreurs ? - C'est pour papa.
- Tu vois ça, Lucie ?
Ça, c'est un squelette.
Alors oui, ton père est un squelette,
mais un squelette enterré sous terre,
un squelette qui ne bouge plus,
n'a plus de poumons, plus d'yeux, plus de cœur.
Quand vas-tu enfin faire ton deuil ?
Tu veux aller dans une école spécialisée ?
C'est ça que tu veux ?
- Non !
- Te voilà !
Klaxon
...
- Allez, grimpe.
- Dégage ou je te plombe.
- Avec un poireau ?
- Papa ?
- On t'a prévenu qu'il fallait jamais sortir.
- Mais regarde-moi. Regarde ce qui m'arrive.
Regarde-moi ces cornes,
ces oreilles, ces dents,
ces mains, cette peau, cette...
- C'est bientôt fini ?
- Je suis horrible.
- Conclusion : tu ne peux pas sortir du parc.
Tu vas vite t'y faire.
Il est bête comme une valise sans poignée.
Bon. Allez, ramène-toi.
On ne va pas y passer la nuit...
What the hell?
- Enfoirés de monstres !
- J'arrive.
Je buvais mon café avec lui tous les lundis.
- Tu es mort.
Tu n'as rien à faire chez les vivants, c'est simple.
- Mais c'est n'importe quoi.
Musique d'action
...
Il crie.
- Attends un peu.
...
...
- On va mourir !
- Je te l'ai dit : t'es déjà mort.
- Ah.
- C'est la dernière fois que je vais récupérer un monstre.
Ma voiture doit être en train de cramer.
- Papa va t'en acheter une autre.
- Sirius, c'est pas le moment.
- Je m'occupe plus de lui.
- Tu es en stage. Tu fais ce qu'on te dit.
- C'est pas un boulot pour moi. - Tu préfères les ballons ?
- Les monstres n'ont pas leur place ici.
Leur place, vous savez où elle est ? En bas, en enfer.
- Monstre ? Non, mais oh.
- J'en ai plein le dos, de cette fille à papa.
Sirius, emmène-le dans sa cellule.
- OK, chef.
- C'est quoi, ces cornes de Hellboy ?
Allez, suis-moi.
*Musique rap
...
- Les vampires appellent notre étage "le Ghetto".
Je sais pas si t'as remarqué,
mais c'est pas la folle entente entre les monstres.
- Ils sont tous assignés à résidence ? - Tous.
Des vampires veulent sortir en vertu
de leur apparence quasi humaine, mais Francis refuse.
On est tous égaux.
Voilà, c'est ici.
- C'est quoi, ces cornes ?
- Pour un type qui a voulu liquider le parc, ça lui va pas mal.
- Je faisais le sale boulot.
- Hé, Monsieur sait jouer du blues.
- Oui. J'étais dans un groupe avant...
Avant la mort de ma femme.
Après,
il a fallu que je travaille pour ma fille.
Alors j'ai travaillé, travaillé.
Et comme j'avais plus le temps de m'occuper de Lucie,
je l'ai collée en pension.
Je la voyais pas beaucoup.
Et maintenant, je ne la reverrai plus.
- C'est dur au début, on le sait, mais on s'y fait.
On a tous laissé des gens qu'on aime.
- Non, pas moi. C'étaient tous mes esclaves.
- Bon. Sur ce, si t'as besoin de causer, on n'est pas loin.
Allez, repose-toi bien, Hector Saxe.
- Oh ! C'est pas un peu fini, la berceuse ?
Il y en a qui veulent dormir !
Sonnerie Skype
...
- Bonjour. - Bonjour, monsieur le président.
- J'ai les derniers résultats de fréquentation du parc.
Toujours dans le rouge.
- On a encore une légère baisse, mais...
- Zombillénium est en chute libre !
Tu avais des lustres pour redresser la barre.
La courbe de fréquentation du parc ne cesse de chuter.
Cette fois, il faut fermer.
- Vous savez ce que ça signifie, licencier les gens.
- Tu as voulu, il y a 20 ans, réinsérer tous ces monstres
qui erraient dans la société moderne.
J'ai trouvé ça brillant.
Un parc d'attractions pour faire du business, fantastique.
Mais que m'as-tu promis, en échange des âmes de tous tes zombies ?
- Des bénéfices.
- Et est-ce que ça me rapporte de l'argent ?
- Non.
- C'est fini, Francis. Zombillénium doit fermer ses portes.
- Donnez-moi un mois pour vous prouver
que nous savons être terrifiants...
- 15 jours.
Tu as 15 jours pour redresser la barre.
Sinon je récupère ce qui m'appartient.
Pour vous tous, ce sera un aller simple vers l'enfer.
Est-ce que j'ai été clair ?
- Limpide, monsieur.
- Alors, diablotin, bien dormi ?
- Bonjour à tous.
J'ai deux annonces à vous faire
qui nécessitent votre attention.
La première : Steven reste notre employé du mois
pour la 78e fois consécutive.
Merci pour ton travail.
- Mais de rien, patron.
Je ne fais que ramener 99 % de nos visiteurs.
- Oh, Steven,
t'es trop beau.
Mords-moi. Mords-moi.
Rires
- La seconde annonce concerne notre parc,
qui connaît des difficultés financières.
J'ai pris une décision qui promet des jours meilleurs :
je vais trouver des investisseurs chez les humains.
Vous avez 15 jours pour rendre ce parc le plus effrayant qui soit.
Alors faites peur.
Sinon, vous savez tous ce qui vous attend.
- Qu'est-ce qui nous attend ? - On va en enfer.
- Ne serait-ce pas
le moment de proposer à ces investisseurs mon concept ?
Mes amis, écoutez-moi.
J'ai fait un rêve.
Le rêve d'un parc idéal,
où la classe tutoierait l'exigence.
"Vampirama".
Un parc débarrassé
de tous ces monstres moches.
Huées
- Nous, on devient quoi ? On vous lime les ongles ?
- Qui ça ? Vous ? Vous descendez pousser la roue en enfer.
- On en a déjà parlé.
J'ai créé ce parc pour tous les monstres :
les vampires, les loups-garous, les fantômes et les...
Enfin, eux aussi. Et surtout pour les zombies.
- Mais les zombies, c'est fini. Ça n'intéresse plus personne.
Les gens veulent autre chose.
L'avenir des monstres,
c'est le romantisme,
la sensualité bestiale,
le mystère.
Pas une supposée peur inspirée par des cadavres purulents.
Plus personne ne fait peur, dans ce parc.
- Si, moi.
Je m'appelle Hector Saxe. J'ai fait peur à ma propre fille.
- Et il a fait tout ça tout seul comme un grand ?
On l'applaudit bien fort.
- J'avais promis à ma fille de l'emmener ici.
Je ferai tout mon possible pour qu'il ne ferme pas.
J'attends de pied ferme vos investisseurs, monsieur.
Je leur ferai très peur.
- Essayez de relever le niveau du train fantôme.
Vous aurez tout le loisir de voir s'il est aux normes.
Et maintenant, tout le monde au boulot.
*Musique pop
...
- Alors ? Ça défonce, hein ?
- C'est nul. Nul.
"Thriller", ça a 40 ans. Faut changer de disque.
Et c'est même pas "Thriller".
- Les droits étaient trop chers.
- Je comprends pourquoi les vampires ont la cote.
- Et tu nous conseilles quoi ?
- La peur,
je connais que ça.
Mon arme : l'effet de surprise.
Vous êtes trop prévisibles.
Règle numéro 1 :
trouver un look.
Règle numéro 2 : apparaître à l'endroit
où la victime s'y attend le moins.
Règle numéro 3 : les bons accessoires.
C'est parti.
Musique pop
...
Grognement
...
Cris
...
- Génial.
- Il m'a fait trop peur. - Viens, on refait la queue.
- T'es un champion.
- Quelqu'un peut m'expliquer ?
- Steven a voulu saboter notre performance.
- Il se tapait l'incruste dans ma roue.
- On est allés s'expliquer, mais Gretchen est intervenue.
- J'étais au stand des barbes à papa, et tout à coup...
Quoi ?
- Virez-les. Ils mènent le parc à la faillite.
- Ils sont devenus plus populaires que toi.
- Laissez-moi utiliser mes pouvoirs.
- Non, Gretchen. Tu es en stage. Tu es ici pour apprendre.
Dites-moi. Que pensez-vous de la nouvelle affiche ?
- Des zombies ?
Et pourquoi pas les poubelles du parc ?
Un jour, il faudra faire un grand nettoyage,
et il y aura du tri sélectif, je vous le dis !
Claquement de porte
...
- Ce soir, c'est la fête mensuelle.
Détendez-vous, amusez-vous.
Demain, je vous veux d'attaque
pour faire peur à tous ces abrutis de touristes.
- On fête quoi ?
- À chaque pleine lune, on a le parc pour nous.
Ça permet de décompresser, d'oublier un peu le boulot.
Et tu sais qui a obtenu ça de la direction ? C'est bibi.
- Félicitations.
Tu ne pourrais pas plutôt nous obtenir des vacances ?
- Ah. Oui, les négociations sont en cours.
- Les garçons, venez !
Allez, venez.
- Allez.
À l'abordage !
À la mort et aux surprises qu'elle nous réserve.
Waouh !
- GOBE. GOBE. GOBE. GOBE. GOBE.
- GOBE. GOBE. GOBE. GOBE. GOBE.
- Bravo. T'es trop fort. - Tu es vraiment des nôtres.
- Aujourd'hui, on a battu notre record.
Dolores, dis combien.
- 5 000 personnes dans le train.
- C'est pratiquement le nombre d'entrées de la journée.
Ça veut dire que nous, les zombies, on est redevenus tendance.
- Et ça, c'est grâce à notre nouvel ami.
- Demain, les investisseurs verront qui a la plus grosse file d'attente.
- Votre carton ? - On est sur la liste.
- J'y crois pas. Ils se sont fait un carré VIP.
- C'est bien les vampires, ça.
- Quand je vois ça, j'ai qu'une envie : qu'on s'incruste.
Musique métal
...
Bonsoir, les vampires.
On a un nouveau parmi nous.
Et on va vous le présenter.
Ladies and gentlemen,
Hector Saxe!
- Dégage, charogne !
Brouhaha
...
- C'est pas le bal des pompiers.
Ici, on joue du death metal neo-goth romantique.
Accords guitare électrique
...
Musique métal
...
- Hey, hey, hey
Everybody stand as one
We don't care where you come from
You'll never be alone
Hey, hey, hey
Everybody stand as one
We don't care where you come from
You'll never be alone
- We're gonna start tonight
- We're gonna start tonight
- We will be proud
- We are the voice
- We're gonna be the ones
- We're gonna be the ones
- We will be proud
- Hey, hey, hey
Everybody stand as one
We don't care where you come from
You'll never be alone
Hey, hey, hey
Everybody stand as one
We don't care where you come from
You'll never be alone
...
- Vous sentez rien ?
Je sens une odeur de cadavre.
- Vas-y, c'est bon, casse-toi !
- OK. Très bien. Si c'est la mode, allons-y, chers amis vampires.
On se lave plus.
On se trimballe les tripes à l'air.
- Steven, arrête.
- Mais oui, il en attire du monde dans sa petite attraction.
Mais soyons sérieux,
tant qu'il sera là, on ne dépassera jamais 5 000 clients.
- J'ai jamais demandé à être ici, moi. - Casse-toi, alors.
- Un peu de calme.
Si vous continuez à travailler comme vous le faites jusqu'à présent,
le parc est sauvé.
Je compte sur vous.
- Salut, les cadavres. Regardez un peu ce que j'ai tapé
dans la crypte des vampires. 100 % pur sang.
Tiens. Bois ça, Luther King, tu vas te sentir libre.
- Bon. Allez, stop. Stop.
Je suis pas un militant du droit civique.
J'étais chanteur de bal.
J'ai vendu mon âme au diable en échange de célébrité.
En route pour mon premier concert, le premier,
ma voiture a percuté un camion. Et me voilà ici.
Hé, les gars, vous gardez ça pour vous.
Sinon, moi, je vais perdre toute crédibilité.
- Pour ce que tu nous rapportes...
- T'es même pas foutu d'organiser une grève.
- Et les 65 heures, c'est grâce à qui ?
Bande d'ingrats.
- Un syndicat doit organiser des grèves.
- C'est un coup à se retrouver en enfer direct.
- Oui.
- Hé, les zombies,
vous me faites une petite place ?
- Tiens. Voilà la stagiaire.
Tu t'es lassée
de tes amis vampires ?
- Eux, ils sont...
Laisse tomber.
- Tu te débrouilles bien à la gratte. - Toi aussi.
Mais tu joues de la soupe.
- T'es la fille du diable ?
- Hein ? Non, c'est faux. Je sais pas d'où vient ce ragot.
- C'est ce que tout le monde dit. - Qui, tout le monde ?
- C'est peut-être le même qui dit
que certains étaient morts sur la chaise électrique.
- J'en ai marre de tout ça.
Les investisseurs arrivent demain. Je vais me coucher.
- Pas faux. Je te suis.
- Et pas de bêtises.
Rire
- C'est dans ce village qu'habite ta fille ?
Comment elle s'appelle ?
- Lucie.
Quel père pitoyable !
Je les mérite, mes cornes.
Ma fille est entre les mains d'une instit' folle.
Elle a besoin de moi et c'est maintenant que...
Ah. OK.
Charmante compagnie.
- Tu veux toujours aller la revoir ?
Je te surveille plus.
- Oui.
Mais j'ai peur de lui faire peur.
- Qu'est-ce que tu mates ? - Hein ?
Ton... Ton tatouage. - Le griffon ?
Ça veut dire que je suis au 1er grade dans la hiérarchie des sorcières.
- Et pour passer au grade suivant ?
- Faire triompher la lumière dans les ténèbres.
- Ah.
- Moi non plus, j'ai rien compris.
- T'es plutôt sympa, en fait.
Enfin, par rapport au fait que tu tires tout le temps la tronche.
T'es stagiaire, tu fais un petit peu le sale...
Non, j'ai pas dit que tu faisais le sale boulot.
Tu veux pas t'asseoir 5 minutes ?
- Va dormir, Hector Saxe.
Steven crie.
On chantonne.
...
- Tu l'aimes bien ?
- Steven ?
Mais c'est le vestiaire des femmes.
- T'as encore beaucoup à apprendre sur les vampires.
L'ail, c'est un pipeau inventé
pour laisser croire aux humains qu'ils pouvaient nous vaincre.
Alors ? Il te fait craquer avec ses petites cornes ?
- Pourquoi ?
T'es jaloux ? - Eh ben, ouais. Voilà.
T'es contente ?
J'ai ruiné votre concert
car ça m'a rendu dingue de vous voir complices.
Tout casser. Je sais faire que ça.
Comme avec nous deux. J'étais un minable égocentrique...
- Pervers ? Arriviste ? Manipulateur ?
- Un crétin obsédé par son reflet dans les pupilles de ses fans.
Mais quand je t'ai vue sur scène...
Ce que t'envoyais au public... Waouh !
T'as rassemblé les vampires et les zombies.
L'avenir du parc, c'est toi. - C'était juste un petit bœuf.
- Les gens viendraient de partout pour toi.
Si tu refais ça demain, le parc est sauvé.
- Oui, mais Francis ne voudra jamais.
- Fais ton choix :
rester dans la pénombre ou triompher dans la lumière.
Musique rock
...
- Comme vous pouvez le voir...
...
Musique de suspense
...
Voici Main Street,
l'artère principale du parc.
Et là, la Grande Roue, une attraction qui a du succès,
il faut le reconnaître.
Nous avons aussi des comédiens.
Regardez ces trois-là. Ne sont-ils pas pittoresques ?
Ils sont très drôles, hein ?
Maintenant, passons à l'attraction phare : le train fantôme.
- Si Francis apprend ça, t'es cuit.
- Il fait la roue devant les patrons.
Moi, je lui file un coup de main en nettoyant le parc.
Mais reconnais que tu fais tache sur la photo.
Sur le marché, les zombies, c'est has been.
- Ouais !
Il tousse.
Hector ?
Cris de joie
...
...
Madame, messieurs, que diriez-vous d'investir dans la peur ?
- C'est vieillot.
- Et anxiogène de surcroît. Il y a des enfants dans ce parc.
- Moi, je verrais bien un concept nouveau,
avec des personnages plus glamours.
Pas comme ces zombies.
- Les zombies sont l'objet du parc.
Sinon le parc ne s'appellerait pas "Zombillénium".
- Il apparaît que le moral des ménages est au plus bas
et que les gens recherchent
à se changer les idées pendant leur temps libre.
- Pourquoi venir voir
des monstres le week-end ?
- Ce ne sont pas vos études bidon qui vont...
- Francis, calmez-vous.
C'était de l'humour.
Messieurs, madame, je suis sûre que vous débordez d'idées.
- Il faudrait... Comment dire ?
Une peur, mais sans frayeur.
- Une peur qui donne le sourire. - Une peur romantique.
Avec de beaux monstres comme ce jeune homme
sur la grande roue.
Les monstres moches, c'est fini.
Guitare électrique
...
- Miranda, je vous confie ces personnes.
- Très bien, monsieur Francis.
- Laissez, Miranda. Je vais m'occuper de nos invités.
...
- Gretchen, enfin, c'est pas le moment.
...
Gretchen, je suis en pleine réunion.
Grésillement
- On peut jamais rien faire.
- Je vais avoir une petite conversation avec ton père.
- Nianiania. "Avec ton père..."
- Désolé.
Mais... c'est formidable.
Vous investissez dans Zombillénium ?
Vous ne le regretterez pas, mes amis. Vous allez voir...
*Changement de direction ?
*-Eh oui, Francis.
La condition,
c'est que je sois le patron.
- Tu n'as pas fait ça ?
- On se tutoie ? Non, je crois pas.
Voulez-vous qu'on porte vos cartons ?
- Voyons,
ne le prenez pas comme ça.
Vous allez pouvoir profiter de votre retraite.
Vous êtes là depuis longtemps.
Place aux jeunes.
Musique dramatique
...
- C'est quoi, cette histoire ?
...
- Oui.
Mais tout à fait. Comme il se doit.
- Tu es le patron, maintenant ?
Tu t'es servi de moi.
- S'il te plaît.
Oui, je vous la passe.
C'est ton papa.
Pardon. Le haut-parleur.
- Ma fille, ton stage se passe bien ?
- Tu veux quoi ?
- Que tu emmènes les zombies en enfer.
- Tous les monstres ont leur place ici.
- Gretchen, nous venons de signer un pacte avec les humains.
Et désormais, ce parc est le leur.
Ils veulent des vampires qui transpirent des paillettes.
- Vous y allez un peu fort.
- C'est leur choix. C'est la loi du marché.
Si les zombies ne s'en vont pas, le parc ferme.
- Qu'il ferme !
Les vampires descendront avec le reste.
- Ne m'oblige pas à le faire moi-même.
- Si tu fais ça,
je détruis tout !
- Vraiment ? Tu me déçois.
Je t'ai repris tes pouvoirs ainsi que mes espoirs en toi.
Puisque tu aimes tant les zombies,
tu prendras leur place aux barbes à papa.
- Va-t'en. J'ai plus besoin de toi.
Musique de tension
...
Rire diabolique
*Mesdames, mesdemoiselles, jeunes filles,
mais aussi messieurs, bien sûr,
vous ne rêvez pas.
Un lieu unique s'ouvre à vous gratuitement aujourd'hui.
Temple des merveilles, sanctuaire du romantisme...
En un mot : Vampirama.
Le premier parc entièrement dédié aux vampires
et à leur charme inimitable.
Vampirama, il faudrait être un zombie pour ne pas aimer ça.
Les vampires les plus séduisants vous attendent.
Les premières arrivées seront les premières asservies.
Ne passez pas à côté de cette occasion exceptionnelle
et venez profiter du parc.
- TROIS, DEUX, UN...
OUI !
- Messieurs, mesdames
et mesdemoiselles,
bienvenue à Vampirama.
Ils chantent en anglais.
...
- Viens, on fait une photo. Cheese ! Trop moche.
...
- Tu es seule ? - Je cherche mon papa.
- On va le chercher.
- Il s'appelle Hector Saxe. Il travaille ici.
- Tu peux répéter ?
- On a décidé de faire la grève.
Faites passer le message.
- On a décidé de faire la grève. Faites passer le message.
- On a décidé de faire la grève.
- Les gars, ça fait 15 fois que le message fait le tour.
Grognement
...
Cri
- On a décidé de plus faire grève. Faites passer.
...
- Waouh ! C'est trop cool. Merci pour la glace.
T'as un amoureux ?
- Tu vois la statue de vampire ? C'était mon amoureux.
- Il est moche.
Toi, t'es belle, même si t'as un gros nez.
C'est trop bon.
- Lucie, tu ne trouveras pas
ton papa ici.
Mais... Mais je crois que ce parc est un peu magique.
Viens, on va essayer de lui passer un message.
Et si tu y crois très fort, il t'entendra.
La petite Lucie attend son papa au PC sécurité.
Il t'entend. Dis-lui que tu l'aimes très fort.
- Papa...
C'est vrai, tu m'entends ?
*Il m'entend ? D'accord.
Papa, c'est moi, c'est Lucie.
J'ai tellement de trucs à te dire.
Depuis que t'es pas là, c'est vraiment pas drôle.
Les gens disent des trucs méchants sur toi.
Mais moi, je sais que c'est pas vrai. T'es pas comme ça.
Sinon maman n'aurait pas été amoureuse de toi jusqu'à la fin.
Et... Et aussi...
Je sais pas si tu te souviens, papa,
je voulais aller au parc.
*Eh ben, j'y suis. Mais sans toi, c'est pas pareil.
Grognement
Je t'aime, papa.
- Vous vous croyez où ?
- Je parle à papa !
- Il est mort. - Laisse-la tranquille !
- Papa !
Mais lâche-moi !
Papa !
*Papa !
Au secours, papa !
Papa !
Grognement
...
Acclamations
- Regarde.
- Viens !
- Trop bien !
- Ne reste pas là.
Cris étouffés
...
- Gretchen, où est Lucie ?
- Hector ? T'as changé.
- Où est Lucie ?
- Hector, je suis...
- Merci d'avoir pris soin de ma fille.
- Zombies !
Le moment est venu de reprendre notre parc !
Brains!
- BRAINS!
Musique victorieuse
...
- Zombies, résistance !
- Lucie ? Lucie !
- Chut !
Elle dort.
- Relâche-la !
- "Easy", cher ami.
Un pas de plus et je la mords.
C'est tentant d'avoir une enfant vampire.
Les clients vont adorer.
Et puis, tu pourrais la voir.
Ça te plairait, non ?
Tu as le choix, Hector Saxe :
soit tu ravales bien profond tes envies de révolution,
soit elle passera sa vie à faire des révérences aux gens.
De toute façon, tu es perdant.
Vous êtes perdants. Alors retourne
pousser cette roue.
Aïe !
- Cours, Lucie ! Cours !
- Papa !
Papa !
Papa !
- Des harnais non conformes à la circulaire B-75.
- Vous vouliez voir des horreurs ?
Mesdames et messieurs, le lancer de fillette !
- Papa !
Papa !
Lucie crie.
...
Fracas
- Regardez !
- Lucie.
- Papa.
- Oh, mon bébé.
- Waouh !
Acclamations
...
- Vous l'avez sauvée !
...
- Waouh ! Bravo, t'assures.
Oh, la grande classe.
- Lucie,
voici Sirius. - C'est le squelette de l'affiche.
- Lui-même, pour vous servir.
- "Gretenche" !
- Laissez passer !
Von Bloodt, les gamins ont eu la trouille de leur vie.
Vous aviez raison, ils ont adoré.
- Félicitations, monsieur le directeur.
- Je vous...
remercie.
- Bravo !
Acclamations
...
- Vous êtes là ?
J'ai bien reçu l'annonce.
Mais attendez. Attendez-moi. "Mi amor."
Mon amour !
- Lâchez-moi.
- J'arrive, mon amour.
- Pitié !
Sonnette
...
- Tu n'as pas validé ton stage ?
- Non, j'ai eu des petits problèmes. Je me fiche de ce diplôme.
- En tout cas, le parc cartonne.
Je ne comprendrai jamais cet attrait pour les monstres.
- Papa, Lucie arrive. Il faut que tu partes.
- La fille de ton ami Hector ? Je préfère te dire...
- Au revoir, papa.
Prête pour le décollage ? - Oui !
Pourquoi tu viens pas en balai ?
- Tes copains ne doivent pas savoir que je suis une sorcière.
- Waouh !
- Ta nouvelle maîtresse est gentille ?
- Oui. Elle me laisse dessiner des monstres.
En plus, elle est très, très jolie.
Et elle voudrait
rencontrer papa. - Ça peut attendre un peu.
- T'es jalouse.
T'es amoureuse de papa ? - Ça va pas, non ?
- T'es amoureuse, t'es amoureuse T'es amoureuse
- Tu l'auras voulu.
- On fait la course ? Allez !
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