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Viens, mon gros père, viens !
Octave, vous pouvez disposer...
Je n'ai plus besoin de vous !
Bonsoir, chéri !
Mais c'est monsieur !
Monsieur !
Vous ne me reconnaissez pas !
Suzanne...
votre ancienne femme de chambre !
Ah !
Oui ! vous devez me trouver, changer, hein !
Inattendu !
ça fait un an !
Mais je croyais, que vous étiez partie, pour vous marriez !
Je le croyais aussi, mais...
Ses intentions à lui...
C'étaient plus...
Commerciales !
Pourquoi n'êtes-vous pas revenue, hum !
Ô. monsieur ! quand on est parti, on ne revient pas !
C'est vrai !
Ceci dit, j'ai souvent regretté la maison !
Enfin...
La maison, quand monsieur était là !
Et au fait, comment elle va madame !
Madame est morte dans un accident de voiture...
avec monsieur Dulac !
Oh !
Et monsieur Dulac aussi !
Aussi !
Monsieur aimait beaucoup madame !
Tenez !
Oh ! non, non, non...
Si ! si, si, prenez...
Pour voir venir, allez !
Monsieur...
Monsieur !
Monsieur faites pas ça !
Monsieur, restez où vous êtes, t'es cocu !
Des fleurs messieurs-dames !
Des fleurs...
Cinquante livres
Tu veux pas des fleurs madame...
une petite fleur pour madame !
Achetez-moi des fleurs !
Et tu penses...
Alors, je le connais même pas !
Alors ma belle-mère...
Elle savait aussi, elle !
ça, Monsieur...
c'est l'inconvénient d'avoir une grande maison...
et sa famille chez soi.
Ah ! mais je vous demande bien pardon, mon enfant !
J'ai des tas d'amis...
Qui ont une très grande maison
Où loge toute leur famille...
Et ils ne sont pas cocus pour ça !
ça, c'est monsieur qui le dit !
Patron ! Voilà !
S'il vous plaît ! Voilà monsieur !
Vous nous laisserez la bouteille !
Complément s'y va avec. He ! on s'y fait vite ! on s'y fait vite !
Hé ! qu'est-ce que vous voulez...
Ma femme avait trente cinq ans...
moi je travaillais tout le temps...
et ça ma petite Suzanne...
auprès des femmes...
ça ne pardonne pas ! Vous croyez !
Mais oui !
Moi, si Fernand avait voulu travailler !
Je serais pas là !
Oh ! vous ! mais vous...
votre cas est à part !
Et mon secrétaire, il savait lui !
Monsieur Simon ! Hum !
Ah ! non, lui, savez rien...
Enfin...
Il ne savait pas pour monsieur Dulac !
Ah ! parce qu'il y avait à savoir...
Pour d'autres que pour M. Dulac !
Ah ! Justement, il y avait aussi...
Monsieur Simon...votre secrétaire !
Ah ! trop beau !
Un polytechnicien, pourquoi pas !
Hé !
Qui c'est ce mec-là !
Je sais pas, mais...
ça fait deux heures qu'ils roulent ensemble !
Tenez, quand j'étais jeune...
J'étais grouillot chez un roi de l'export-import...
Et lui travaillait dix-huit heures par jour...
Eh ben ! sa femme et moi...
Moi et sa femme.
Comme votre secrétaire avec madame !
Voilà ! Comme lui !
Comme vous pouvez le constater...
Tout ça procède d'un éternel recommencement !
Et qu'est-ce vous allez faire !
Eh ben ! je vais vous emmener dîner...
parce que je meurs de faim, allez !
Allez !
Patron !
Combien je vous dois, mon vieux !
Oh ! c'est pas difficile, ça fait 7,50 !
He !
Adressez-vous à madame !
Merci ! Merci !
Oh ! je vous demande pardon !
ça vous a réveillé !
D'abord où suis-je !
Chez moi au Grand Hôtel ! Au Grand Hôtel !
Oui, rue des Abbés.
Rue des Abbés.
Ben ! et ces plantes vertes-là sur moi...
A qui sont-elles ! A Fernand !
Dis donc dans France soir, ils disent que vous êtes mort !
Ah !
Émotion à la Bourse de Paris !
Suicide du banquier René Duchêne...
Huit jours, après la mort tragique de sa femme.
Le banquier René Duchêne disparaît de chez lui...
Laissant une lettre...
Annonçant son intention de se suicider.
Avec lui une des figures les plus éminentes...
de la banque parisienne disparaît.
Je vous beurre quand même un croissant !
Non merci, vous êtes gentille...
Vous savez bien que je ne prends jamais rien le matin !
Il est deux heures de l'après-midi !
Sans blagues ! Oui !
À quelle heure je me suis couché ! Six heures, et sans le sou !
Eh ben !
Dites-moi ma petite Suzanne !
Vous allez me répondre bien franchement, hein !
Ai-je été correct avec vous !
Oh ! ça tout à fait, Monsieur !
J'ai dormi chez Olga, ma copine !
Il faut pas vous en faire !
Non, mais, sans m'en faire...
J'ai tout de même l'âge d'être votre père...
et je vous trouve charmante !
Et vous l'êtes, d'ailleurs !
Eh...
Eh ben ! c'est pas le tout...
Les bonnes choses n'ont qu'un temps...
Il faut que je rentre !
Chez vous !
Avec vos beaux-parents !
Eh ! oui !
Ah ! ça va leur faire, une surprise...
Pas très bonne !
Parce que l'héritage...
Vous laissiez beaucoup !
Trente années de travail !
Si je vous disais le chiffre...
ça vous paraîtrez fabuleux !
Et en réalité ce n'était que des charges écrasantes !
Tenez, combien de fois, je me suis dit...
Être inconnu...
Pas de papier...
Pas de domicile...
Pas d'impôt...
Écoute donc au fait Suzanne, j'y pense !
Si j'étais mort...
Plus d'emmerdement !
Plus de bourse hasardeuse...
Plus d'impôts démentiel !
Et plus d'argent !
Oui, ça c'est vrai !
Et dire que chez moi, dans mon coffre...
j'ai laissé une grosse somme en espèces.
Vous allez pas rester mort tout de même !
Est-ce que le patron sait qui je suis là ! Non !
Et, d'ailleurs, ça ne le regarde pas...
Vous êtes chez moi !
Eh ben ! je reste mort...
mais je refais ma vie !
Les beaux-parents de Monsieur...
sont dans la bibliothèque !
Le notaire, enfin ! Enfin !
Laisse-moi parler !
Vous avez lu France soir...
je suis effondré !
Ah ! nous le sommes tous !
Vous connaissez monsieur Simon.
Le secrétaire de René ! Parfaitement !
Un ami de trente ans ! Je sais maître...
Je voulais vous demander...
He ! tu permets...
J'irai droit au but... Je vous laisse...
Mais non, mais non, vous pouvez rester !
Il est presque de la famille !
Vous devez savoir maître...
Que mon gendre et moi...
Nous nous aimions pas beaucoup ! En effet !
Et je ne vais pas le pleurer ! Simone !
Je hais l'hypocrisie !
Alors, le testament !
Je ne pourrai l'ouvrir...
Que quand René sera...
Officiellement mort.
ça doit être formel, il dit qu'il va se tuer...
Il avait beaucoup de défauts...
Mais une seule parole.
Mais en somme ce qui vous manque...
c'est le cadavre !
Oui !
Pas de corps pas de décès !
Il n'y a qu'absence comme dit le Code civil...
art 120... Oui, mais... le testament !
Là, vous me gênez beaucoup !
Je suis lié par le secret professionnel !
Mais...
Pas entre-nous !
Puisqu'il te dit qu'il est lié...
Il est lié comme notaire...
Mais pas comme ami, n'est-ce pas ?
Eh bien, le testament est en votre faveur !
Ahhh !
Tout de même !
Mais...
vous n'héritez pas tout.
Une femme...j'en étais sûre !
Il trompait notre fille !
Mais, non !
Un tiers de sa fortune...
Va à l'équipe de football de Saint-Valery-en-Caux!
De football !
Saint-Valery-en quoi !
C'est là qu'il est né...
Vous le saviez, vous ! Non !
Un tiers...
pour taper dans un ballon !
Ah ! le monstre !
Sauvons ce qui reste !
Là...
dans ce coffre...
Il y a une très grosse somme d'argent...
Quel coffre ! Là !
Comment le savez-vous !
Je passais par hasard...le coffre était ouvert...
Vous avez une clé ! Non !
Il faut le faire ouvrir !
Non ! Pourquoi !
Le contenu du coffre-fort fait partie de la succession !
Vous tenez absolument...
à ce que nous payions aussi les impôts là-dessus !
Ce n'est pas moi qui y tiens, madame...
c'est la loi ! La loi !
Puisqu'il te dit que c'est la loi !
Oh ! la loi, elle sent tout le temps !
Et puis, d'ailleurs, je suis ici, chez moi !
Chez lui !
Où il est exactement en ce moment votre Fernand !
À Fresnes !
Pour longtemps !
Six mois encore...
Et vous y tenez beaucoup à votre bonhomme.
Non...
Plus du tout même...
Mais vous savez ce que c'est !
l'engrenage...
Allô !
Oui !
Oui !
Bon...
J'arrive...
Où allez-vous !
Chez le patron de l'hôtel !
Il y a trois hommes qui me demandent en bas !
La police !
Non !
Des amis de Fernand... Ah !
Hier soir...
Ils m'ont vu payer tout le temps pour vous...
Alors, forcément, tout de suite...
Ils pensent que...
Ils pensent quoi !
Ils pensent que je travaillais pour vous !
Travailler pour moi...
Ahh !
Il faut pas les dissuader...
Mais attention, c'est des durs !
Mais moi je suis banquier...
Dites-leur de monter...
Dites-moi...
Je peux me permettre...
De prendre une cravate à Fernand.
Oui ! Oui, hein !
Tout ce que vous voulez !
Allô !
C'est encore moi...
Qu'ils montent !
Qu'ils montent !
Eh ben ! qu'est-ce qu'elle se croit pas !
Allez, on y va !
La chambre, c'est quel numéro !
46...quatrième étage...
Et l'ascenseur, où il est !
Il est au Ritz !
J'ai peur...
qu'est-ce que je vais leur dire !
Rien...c'est moi qui vais parler !
Tu sais pas ce que je vais y dire !
Toi, tu vas la boucler, c'est moi qui parle !
Toi, va au boulot !
Bien !
Bien, Monsieur !
Bien, Monsieur !
J'ai dit au boulot...
pas au comptoir pour la parlotte !
L'alcool, ça tue la santé...
ça diminue le chiffre d'affaire !
Allez, va...
Allez...
Asseyez-vous !
Antoine...
Marc...
José...
Et toi !
Monsieur...
Monsieur quoi ?
Monsieur...point...
avec rien devant, et rien derrière...
C'est un peu court !
À Londres, c'est encore plus court...
On m'appelle "Sir" !
Rentré depuis longtemps !
Une huitaine...
Depuis le coup du fourgon postal...
Le yard, il est partout !
Mais en somme tu cherches une planque...
Couverture plutôt !
Ce qu'il me faut, c'est une fille...
Un ou deux gros coups...mais plus de sang.
Ah oui ! je comprends, oui !
Et vous comprendrez aussi, Sir !
Que tu peux pas exploiter décemment...
le négoce à Fernand...
Sans le lui avoir racheté !
Normal, non !
Correct !
Un autre !
Mais, qu'est-ce que tu as !
Mais je sais plus où j'en suis !
Ton type !
C'est qui au juste !
J'en sais trop plus rien !
C'est votre dernier chiffre !
Au prix du bifteck, on peut pas faire moins !
Ah !...permettez...attendez...he...
Oui !...
ça va ! ça va !
Tu paies comptant ! Ah non !
Ni cash...ni à crédit !
Pardon !
Je m'explique...
J'entame jamais mon capital pour investir !
ça veut dire !
ça veut dire, que pour un risque minime...
Je vous propose le double...
50% de l'affaire que j'ai en cours...
Un casse !
Eh ! oui, un casse !
Sérieux !
Un joli tiers provisionnel !
Quand, ça !
Peut-être ce soir !
Je vous dirai ça, quand j'aurai la dernière pièce du dossier !
Quel dossier !
Eh ben ! celui de l'affaire !
Parce que moi, messieurs...
tant que je n'ai pas la dernière pièce du dossier...
je ne mets jamais un casse en chantier !
Ah oui, la méthode anglaise, quoi ! Exactement !
Il a raison !
Une bonne préparation, c'est 80% !
Bon !...
Alors, neuf heures, chez Henri !
Henri quel ?
Ben Riton, quoi, celui des Batignolles !
Ah ! oui...
Tu demande Lucette !
ça va, Batignolles, Riton, Lucette...
ça va, c'est parfait !
Laisse pas passer l'heure !
On se fera du souci !
Quand je dis neuf heures,
c'est pas neuf heures cinq...
Bon, ben ! c'est pas le tout de le dire...
Il faut le faire maintenant...
T'es encore là, toi !
J'ai envie de dire pour toi c'est fini les vacances !
Tire-toi, il descend...
Suzanne !
He !
Suzanne !
Suzanne, où allez-vous !
Vous m'avez dit !
Non, mais vous n'êtes pas folle !
Je fais le guignol...
J'étais en pleine série noire depuis une heure...
pour essayer de vous tirer de là...
Et vous continuez à faire des sottises...
Alors un peu de tenu, non !
Je ne comprenais plus !
Bon, dites-moi, mon enfant...
Est-ce que vous savez où se trouve...
Riton aux Batignolles !
Oui ! Bon !
Toi ! Moi !
Tu es fou de me faire une peur pareille !
Roule parce que je veux pas qu'on me voie ! Ah !
Allez, roule, roule, roule...
Tu sais pourtant que j'ai eu un infarctus !
Si j'étais mort !
Eh ben ! on serait deux !
Tu es impossible !
Ceci dit, je suis bien content de te savoir en vie !
Alors, où va-t-on !
Roule, je te dis !
Pourquoi t'es pas mort !
Parce que ma femme me trompait !
Tu ne le savais pas !
Non, j'étais le seul !
Pour ça, oui !
Oh ! tu sais dans ces cas-là !
On est toujours le seul à ne pas savoir !
Par exemple, toi, tu sais !
Je sais quoi ! Madeleine...
Ben quoi, Madeleine...
Eh ben ! tu vois, toi aussi, t'es le seul !
Je ne te crois pas !
Mais, on croit jamais !
Tu as dû boire !
Tu ferais mieux de rentrer dare-dare rue de Grenelle.
Ta belle-mère m'a convoqué...
Elle voulait ouvrir ton coffre !
Eh ! la vieille vache...
Je te dépose...
Ah ! pas question...
Je suis mort et c'est un état qui me convient !
Écoute René soit raisonnable...
On vit pas sans papier...
Eh ben ! en cas de coup dur, je ressuscite...
Il te faut de l'argent !
T'inquiète pas, ce soir je commets un casse !
Un casse !
Je ne vois pas !
Eh ben ! puisque tu ne vois pas...
Emmène-moi aux Batignolles...
Chez Riton...
Chez Riton...
Bonsoir, madame, Antoine est là !
La porte à droite.
Neuf heures une, pas d'inquiétude, non !
Elle t'attend !
Messieurs, le dossier est complet...
C'est pour ce soir !
Alors, commençons par le commencement !
La porte d'entrée !
Elle est comment la serrure !
"Yale" !
Peut-être que t'as aussi le double de celle du coffre !
"Fichet"...
Une clé...
Pas de combinaison...
Chapeau !
Qui c'est, qui habite l'appartement !
Deux vieux tremblants !
Pas de domestiques !
Trois...
Deux au sous-sol...
Un au sixième...
Et qui c'est, les vieux schnocks...
Les beaux-parents du taulier...
Lui, il est en vacances !
Et il risque pas de nous tomber dessus à l'improviste !
ça, je peux vous le garantir !
Et qu'est-ce qu'il fait dans la vie le taulier !
Banquier !
Lui, conseil d'administration...
Des jetons de présence à s'en déformer les poches !
Cent millions, de chiffre d'affaires, par an !
Mais, comment ça se fait...
Qu'un type comme ça...
ait tant d'oseille chez lui !
Il voulait faire une opération immobilière...
Avec le pognon sous la table !
C'est presque une bonne action !
En somme, tu sais tout sur lui !
Comme sur moi-même !
Allume !
Jamais de gants en peau...
On peut perdre un bouton...
Et on remonte au vendeur.
Je passe devant...
As-tu relevé les hockeys, là-haut.
Mais qu'est-ce que c'est que ça !
Et c'est en cas, de pépin !
T'as pas lu le code, non !
Sans armes, on nous tape sur les doigts...
Avec armes, c'est la tête dans la sciure.
Attention au fil de la lampe, là !
Oh !
Un pot de Chinois, ça vaut du pognon !
Lucien !
Lucien !
J'entends du bruit...
Écoute !
Voilà, l'engin ! Oui !
Mais, ça va pas, non !
Je l'ai pas vu, je l'ai pas vu ! Tiens...
ça doit être le chat ! Le chat, le chat...
Tu ne l'as pas enfermé dans la cuisine !
Mais, si je vais voir ! Chut, tais-toi !
Ben alors !
Excusez-moi, j'y peux rien, je suis enrhumé...
Et vous n'avez pas de mouchoir... Je l'ai oublié...
Je l'ai oublié...je l'ai oublié...
Et si j'avais oublié la clé moi, qu'est-ce qu'on ferait...
Le premier qui sort son pétard...
le deuxième qui te le remet...le troisième, alors...
Qu'est-ce qu'il fait... Je fais le guet, moi !
Pauvre France !
Eh ! puisque tu es réveillé...
Va donc me chercher à boire !
Avec joie !
Eh ben ! je te préviens que...
j'ai pas l'intention de me laisser faire !
Tu t'es jamais laissé faire...
Je te parle du coffre. Ah bon !
Et d'ailleurs j'ai convoqué un serrurier pour demain matin !
Ah ! Parfait, parfait, parfait !
Fais attention au chat !
Au chat...oui !
La bouteille d'eau...
est dans le frigidaire !
Tu l'as trouvé !
Oui !
Bonne nuit, les petits !
Ne bougez pas !
Moi je t'aime bien, tu sais !
Ne laisse pas sortir le chat !
Tu vois !
Tu prends froid !
Comment !
Je dis que tu prends froid...
Tu éternues !
Toi aussi...
Tu éternues !
Et comment, j'éternue !
Ne bougez pas,
je suis là, dans une minute !
Si on se taillait avec l'oseille !
T'es pas dingue, non !
T'as pas vu, comment il travaille.
C'est pas long à nous faire marron !
Petit ...chat
Tu es là, mon petit chat !
Viens, mon beau père, viens !
Viens, mon pépère... attend...
Viens !
Alors ! ça n'en finit pas !
Ô ben ! encore une minute de patience, Madame !
T'énerver, ça ne sert à rien,
Le contenu du coffre ne va pas s'envoler !
Oh ! non !
Ah ! A, A...
Ce coup-ci, je crois que ça y est !
Et voilà !
Ohhh !
Ahhh !
Ah ! voilà !
Alors maintenant, levez-vous et marchez !
Allez-y !
Bien !
Alors, la première des choses mon petit...
Il faut aller chercher des vêtements convenables !
Quel genre !
Je sais pas, dans le genre...
jeune fille, jolie, jeune, gaie...
Quant à moi, mon costume, va dépendre de...
De mon emploi...alors...
Voyons voir ce que j'ai trouvé !
Eeeh !
Conseiller fiscal !
Répétiteur d'anglais !
Chauffeur de grande maison !
Garçon d'écurie...
Alors dans un joli haras !
Et moi, là-dedans !
Eh ça, ne vous inquiétez pas !
Qu'est-ce que c'est !
On peut se causer !
Alors...ça n'existe pas le téléphone chez vous !
Toi, laisse-nous !
Oui, Monsieur !
J'écoute !
Voilà...
On est sur une affaire...
Moins belle que la tienne...mais...
Oh ! alors là, mes petits-enfants...
je vous arrête tout de suite...
Je viens de fermer un dossier...
Et pour moi c'est quinze jours ouverts...
Avant d'en ouvrir un autre !
Question d'hygiène nerveuse...
Et ça, j'y tiens !
Mais c'est tout simple...
Après-demain, il y a une grande soirée rue de la Faisanderie.
Beaucoup de bijoux...
tout le programme est au point !
Ce qui nous manque, c'est quelqu'un dans la place...
Pour nous ouvrir la porte !
Un maître d'hôtel !
Un extra !
Voilà...
On avait bien, Marc...mais...
Aïe ! Aïe !
Vous l'avez plus. Non !
Alors !
Alors, on a pensé à toi !
Tiens...
Voilà les papiers !
C'est, à peu pré, ton signalement !
Georges Baudin maître d'hôtel !
Oui, il y a qu'à te changer la photo !
Et même topo pour le permis de conduire !
Et ils sont faux ces papiers-là ! Non !
Alors à qui ils sont !
À un mort.
Ah !
Est-ce que vous avez du Bordeaux, Mademoiselle !
Oui, un rouge goût Bordeaux extra !
Merci !
Mais elle est gelée !
Il y a une table libre pré d'un radiateur...
vous la poserez dessus !
Bien, Mademoiselle !
Tenez, mettez-vous là-bas au coin !
J'y comprends plus rien, expliquez-moi !
Qu'est-ce qu'on va faire !
Il y a d'abord...
On va prendre de la distance avec vos amis !
Et ensuite...
Nous irons prendre l'air pur...
de la vallée de Chevreuse...
Une belle maison avec un parc !
He ! Monsieur...
voulez aussi mon poulet !
Ah ! ça, c'est chouette, alors !
Eh ben !
Et qu'est-ce qu'on y fera...
Dans cette belle maison !
Maître d'hôtel...femme de chambre...
Vous maître d'hôtel...Ohh !
Si...pourquoi pas !
J'ai eu l'impression...
que je peux faire un valet très honorable !
J'en ai eu six...
Mais c'est mon Anglais...
qui m'a laissé un souvenir inoubliable.
Celui-là, je peux dire que je suis resté...
à son service pendant huit ans !
Alors, on va se placer en couple !
Mari et femme !
En couple, oui...mais...
père et fille, ça sera plus vraisemblable !
D'ailleurs, nous allons chez des gens très bien!
Les Conserves Bernadac... Les sardine !
Oui, les sardines ! Oh !
Ils attendent notre réponse...
Je dois les rappeler avant ce soir !
Je me permets...
Je me permets de vous recommander...
tout particulièrement...
notre plat cuisiné...
numéro 27...
dit saint Bernardin...
salmis de palombes...
aux herbes de Provence...
Merci, Monsieur !
Cinquante caisses...
Deux potages en poudre...
dit "la bonne ménagère"...
J'ai déjà dit à monsieur...
de ne pas mettre ses mégots partout !
Oh ! je vous demande pardon, Élisabeth !
Si monsieur, recommence encore, je rends mon tablier !
Oh ! ce serait dommage, Élisabeth...
Votre tablier vous va très bien mon petit.
Viens mon...
Je croyais que, monsieur attendait...
Un coup de téléphone très important !
Il est quatre heures de l'après-midi...
et les lits ne sont pas faits !
Tout à votre service ma belle !
A la parisienne comme tu dis !
Tire sur les draps... Mais, oui...
Ah !
Élisabeth...Élisabeth !
Hé ! épluchez pas tant...
Il n'en reste plus !
Je déteste parmentier.
Il a bourré l’Europe de féculent.
Et si la race s'abâtardit...
c'est en partie à cause de lui.
Et il mange bien monsieur, hein !
S'il trouve personne...
ça sera plat unique tous les jours !
Le téléphone...
Oh ! qu'est-ce qu'il y a ! Le téléphone...
Allô ! Papa ! Papa !
Qu'est-ce que tu lui veux, il travaille ! Le valet de chambre au téléphone !
Ah ! Edmond, le valet de chambre
Attention, grand-mère a pris la communication...
Elle va tout faire rater !
Allô !
Je suis bien chez M. Bernadac.
Oui ! ici Mme Bernadac.
Allô ! je suis entrain de parler...
Madame Bernadac mère !
Oui, oui c'est madame Bernadac à l'appareil !
Ohhh ! Je suis très honoré Madame !
Allô ! ne quittez pas...
Je vous passe mon mari !
Vite !
Allô !
Oui !
Excusez-moi...
c'est monsieur Bernadac...oui...
Oui !...oui !
Il a une très bonne voix, hein !
Eh ! une bonne voix !
C'est pas un chanteur qu'il nous faut...
C'est un valet de chambre !
Et comme références !
Hum ! très bien, très bien !
Huit ans dans la même maison, très bien !
Klébert, 63 85, parfait !
Ah ! Quoi ! neuf !
Ils veulent une maison sans enfants !
Eh ben ! ça commence bien !
Qu'est-ce qu'il y a, qu'est-ce qui se passe !
File, file, toi !
Oui, c'est d'ailleurs que mes enfants sont grands !
Très grands !
Oui, très grands !
Dites-lui que tu es remarié !
Je ne peux tout de même pas lui raconter ma vie !
Si...il faut les mettre en confiance !
Mais dis-lui, qu'on est plus des enfants...
On sera des copains !
Oui, enfin !
Il faut que vous sachiez que je suis veuf...
et remarier à une suissesse charmante...
Très charmante !
Mon fils Alain a vingt deux ans...
Il fait les sciences politiques...
On ne le voit jamais
Nathalie non plus d'ailleurs c'est une femme !
Une seconde...
Non, non, pas une seconde femme...
je disais...une seconde...
ça c'est très amusant !
Alors ! ça s'arrange...
Oui
Laissez-nous !
On ce qui concerne les conditions... Combien ?
Oui, pour vous deux !
Ils avaient demandé combien !
Quinze cent !
C'est beaucoup trop !
Ben ! pourquoi million !
Oui, oui, non, non !
je discute pas, c'est parfait !
Ils ont déjà trois autres propositions, alors !
Et quand pourriez-vous arriver ? Eh ben ! le temps de régler quelques affaires.
Ah ben ! c'est à dire je crois que nous avons un dîner...
...mercredi soir, hum, hum !
Oh ! Oh ! ça ce serait très gentil...de votre part.
Ils seraient ici mercredi à cinq heures ! Très bien !
Parfait ! Ah ! Ah !
Elle est sauvée par ce prix là !
Oh ! Alors, vous deux !
Si ceux là sont possible...
je tiens à les garder, hein ! compris !
Oui, chef ! Aller, hop !
Je prends le numéro...
Et je vais demander des renseignements !
Et moi, je te rends mon tablier !
Et comment...
Je vais perdre ma joli petite femme de chambre...
favorite et préférée, hein !
Oui, je sais !
Tu t’intéresses plus à moi quand j'étais ta femme, n'est-ce pas !
Ah ! c'est peut-être le costume !
Et naturellement ce soir...
Tu as un travail fou !
et tu ne dînes pas là !
Il faut que je m'occupe des emballages en plastique.
Les sardines ne supportent pas le conditionnement au oxyde d'éthylène.
Ah !
ça tombe bien...
parce que moi non plus, je ne dîne pas là !
Hein ! avec qui dînes-tu ?
Avec...
Françoise ! Françoise !
Je ne comprendrais jamais...
ce que tu peux trouver à cette pauvre Françoise
Si tu es assez libre plus souvent !
je la verrais moins !
Allô ! madame Bernadac mère !
Je sais que vous avez cherché...
à me joindre cet après-midi
Mais par suite de circonstances...
un peu difficiles à vous expliquer...
Je n'ai pu vous rappeler...
qu'après les heures du bureau !
Mais c'est au sujet de qui ?
Mais !
Comment !
Est-ce qu'il est propre !
Vous voulez savoir, s'il est propre !
Il est très propre !
Très bon genre...
Bien tenu...
Sa fille...
Moralité irréprochable !
Mais avant vous...
où est-il placé ?
Il était en Angleterre...
à Londres !
Chez le duc...
de Westminster...
Chez le duc de Westminster !
Vous savez, moi, l'Angleterre !!
Mais alors pourquoi êtes-vous séparé !
Pourquoi je m'en suis séparé ?
Là !
Oui, en fait, pourquoi !
...trop cher !
Oui, eh bien...
C'est une chose
qui n'est pas très agréable à dire.
J'ai été contraint...
de restreindre mon train de vie.
Une chose qui Dieu merci...
ne menace pas la famille Bernadac.
Au revoir chère madame !
Mais je vous en prie !
Tu as été superbe !
Alors dis-moi qui est l'amant de ma femme !
Fais-moi d’abord mon certificat...
Aller !
Je suis à vous tout de suite !
Merci !
Un grand tailleur, vous croyez qu'il fera ça !
Oui...j'envoyais déjà mes valet ici avant la guerre !
Mademoiselle...
Monsieur...
Bonjour monsieur...
Je suis valet de chambre...
Valet de chambre maître d'Hôtel...
Hélas, nous le sommes tous devenus par la force des choses.
Voilà je voudrai que vous me coupiez...
Deux vestes blanches...
Deux gilets rayés...
Quatre pantalons...
Deux noirs...
et deux fantaisies pour servir à table...
Mais certainement monsieur !
Il me faudrait ça pour après demain matin !
Oh ! impossible, Monsieur !
Rien n'est impossible à votre maison...
D'ailleurs je paye en conséquence...
Une minute je vais voir...
Je vous en prie !
Moi je la trouve un peu tarte cette voiture...
j'aurais pas pris celle-là !
Mon enfant...c'est exactement...
La voiture qui convient au Butler...
Que je suis censé être !
Dites donc vous ne fumerez pas comme ça...
là-bas pendant votre service !
Bien Monsieur !
Papa !
Bien papa !
Combien de fois faudra-t-il vous le répéter...
Te le répéter...
Vous voyez, vous aussi vous vous trompez !
Moi, ce n'est pas le "tu", qui accroche.
c'est le papa !
Eh ben ! papa ou pas papa !
J'ai l'impression que c'est pas là !
On se perd dans toutes ces petites routes.
Il faudrait demander à quelqu'un !
Ben !...qu'est-ce qu'ils font ces deux-là !
Ils se battent !
Monsieur, monsieur...
S'il vous plaît.
Puis-je vous être utile, Madame.
Je suis navrée, excusez-moi...
Eh bien, vous voilà sauvée, Elisabeth...
Vous n'avez plus besoin de moi, adieu !
Merci, Monsieur !
Mais c'est, tout naturel, Madame.
Puis-je vous déposer quelque part !
Non, non, ma voiture est là, j'habite à côté !
Dans ce cas !
Je vous demande pardon madame, peut-être...
pourriez-vous m'indiquer les veinières...
la propriété de monsieur Bernadac...
Dites-moi !
Vous êtes le nouveau valet de chambre !
Peut-être, ai-je l'honneur de parler à madame!
Mon Dieu...
Oui !
Oui, oui !
Excusez-moi !
Qu'est-ce que c'est que cette bagnole...
qui rentre avec un air de tortue !
Nom de Dieu, pourvu que ça soit pas le type...
à qui j'ai fait une queue-de-poisson tout à l'heure !
Aligner les pas...
ça y est, les voilà !
Les voilà !
Et dans une chiotte haute époque !
Oh ! en voilà un langage !
Justine...
Tu n'es pas là !
Oh ! mais je la connais cette maison !
J'ai failli l'acheter avant guerre !
Elle est chouette la bonbonnière...
Avec les gages qu'il demande...
il pourra s'offrir une rolls...
T'as vu, leur pare-brise est cassé...
Tais-toi, donc !
Ben ! qu'est-ce qu'ils font.
On a peut-être une tête qui ne leur revient pas !
Ils ont du reconnaître ma voiture !
Est-ce qu'ils auraient le bon goût...
de passer par l'entrée de service.
La petite est jolie !
Ahh ! Hum ! hum !
Vous prendrez vos valises tout à l'heure !
Des Suzanne j'en ai connu trois !
Mais Georges vous êtes le premier ! Ah !
Moi c'est Justine !
Enfin mon prénom c'est Elisabeth !
Mais...comme c'est celui de la patronne...
J'aime la patronne !
Elle est un peu de notre métier à nous...
Ah ! comment !
Elle était hôtesse dans l'Air France Suisse.
Enfin...
La Swissair comme elle dit !
Mais...
c'est vrai que vous avez obtenu...
quinze cents pour vous deux.
Moi j'ai quatre cinquante..
Oh ben ! avec la grat...
vous deviez bien vous faire neuf cents, non !
Environ ! Ah ! voyons !
La cuisine !
Vous êtes Georges ! Je le suis, Monsieur !
Tant mieux, bienvenu aux veinières ! Merci Monsieur !
Vous avez eu des ennuis mécaniques !
Je m'en excuse, Monsieur ! Ah ! je vous en prie !
He ! madame Vladimir Bernadac...
Ma mère ! Madame !
Je suppose que cette jeune personne est votre fille !
Suzanne pour vous servir, Monsieur !
Madame !
Vous avez vos certificats ! Parfaitement, Madame !
Écoutez, mais...
Rien ne presse, plus tard !
Mon fils...
Alain !
Mademoiselle !
Moi, c'est Nathalie ! Oui ! Eh ben ! aller donc !
Salut ! Ah ! ah !
Excusez-moi, ça doit être pour moi !
Ah ! non, allô !
Oui, Michel ! ah ! comment ça va !
Non, ne quittez pas, je vous passe Elisabeth !
Mais ne la retardez pas, parce que...
Elle vient juste de rentrer, hein !
Oui...c'est ça !
Il s'agit de ma femme...
Qui est en train de s'habiller...
Elle vous verra tout à l'heure !
Si monsieur le permet...
Nous aimerions voir nos chambres...
Pour faire un peu de toilettes...
Avant de prendre le service !
Mais bien entendu...
Justine va vous les montrer ! Merci, Monsieur !
ben ! mes enfants !
Il a une gueule folle !
Tout nouveau, tout bon ! Enfin...
Moi avec lui, je veux toujours pas me tromper de fourchette.
Oui, aller, aller, file toi, file, file...
Moi, c'est la fille ! Quoi, la fille !
Elle a de la présence !
Dépêchez-vous Michel...
Vous allez être en retard !
Puisque je te dis que je te pardonne...
Bon, on n'en parlera plus !
Tu as une manière d'entortiller les choses...
Qui n'appartient qu'à toi !
N'empêche que si tu n'avais pas été atroce...
Je n'aurais pas été obligée...
De faire signe au premier venu !
Le premier venu...
Si je comprends bien ce que tu dis.
C'est lui qui va servir à table...
Quelle tête je vais faire moi...
Tu te rends compte !
Ils avaient tellement peur que vous restiez pas !
Qu’au lieu de vous mettre sous les toits...
Ils vous ont mis ici !
Eh ben ! c'est parfait !
Il y a beaucoup de monde à dîner. Huit couverts !
Il y a monsieur Danoni et sa dame !
L'armateur ! Oui !
Oh ! Vous savez, il y a de l'argent là-dedans..
ça rapporte gros !
En tout cas...
C'est du beau monde, puis...
ça vive, hein !
Je retourne à mon turbot, hein !
C'est ça !
Ah ! c'est formidable !
On est drôlement bien ici !
Eh ben ! on verra ça !
Mais en attendant dépêchez-vous de vous changer
Parce que dans dix minutes...
On lève le rideau !
Il y a de la glace dans le thermos ! Oui !
Le whisky !
Je vais demander !
Où est le whisky ?
Dans le bureau de monsieur !
Dans le bureau de monsieur ! Bon !
Et les amuse-gueules... Quoi !
Eh ben ! les petites choses qu'on sert avec l'apéritif.
Ah bon ! je vous les prépare ! Bon !
Alors, olives noires...
Olives vertes...
Amendes salées...
Cacahuètes...
et les chips...
Et dans celui-là !
Eh ben ! dans celui-là...
Les petits gâteaux aux fromages !
Bien, Monsieur !
Papa !
Bien, papa...
Et maintenant donnez-moi le menu.
Je vous écoute...
Bouillon de poule...
De la ferme !
Ah non !
En poudre...
c'est plus vite fait !
Turbot...
Grillé...
Poché...
c'est plus facile !
Oui, mais c'est moins bien !
Rôti de veau !
Oh ! c'est triste !
C'est union de bec qui filent entre les dents.
Fromages...
Fruits...
Entremets...
Oui, mais poisson...
Viande blanche...
Pas de viande rouge...
Nous nous sommes pas dans la grande tradition.
Et pour le vin !
Ah là ! c'est monsieur qui a les clés...
Parce qu'il prétend que je...
Et vous...ne...
Ben ! si !
Alors !
Et l'argenterie !
Alors là, voyez grand-mère !
Bien !
Mais dites donc !
Ton père, hein !
C'est un homme de principe !
Qu'est-ce qu'il veut encore celui-là !
A vous ! rien !
Mademoiselle...
Je dîne pas à table !
Il faut que j'aille à Paris !
Si vous voulez bien me tartiner...
une petite tartine de quelque chose...
Hum !
Vous changez bien les couverts après chaque service !
ça va de soi, madame.
Alors, pourquoi mettez-vous de longs couteaux !
Il y a du poisson, Madame !
Ah ! j'avais oublié !
Oh ! je déteste le poisson !
Le matin, je prends du thé ! Bien Madame !
Et je ne mange rien, sinon...
je suis allée en visite à mâtinée... Bien Madame !
He ! je vous gêne, peut-être ! Oh ! si peu, Madame, pardon !
Alors, le matin...
Vous montez le thé à huit heures et demie...
Sauf le dimanche... Bien Madame !
Le dimanche, huit heures... Parfait Madame !
Et le soir...
Ma tisane de génétique...
Avec mon aminophenicol.
À quelle heure madame ! Je sonnerai !
Excusez-moi, Madame, on a sonné !
Hum ! il est trop bien, celui-là !
ça doit cacher quelque chose, ça !
Georges !
Georges !
Il y a mon jupe qui est coincé,
Il faut que vous m'aidiez !
Tout de suite mademoiselle !
Merde ! Ah !
Bonsoir ! Monsieur !
Pardon !
C'est Nathalie qui s'est sauvée ! Oui, Monsieur !
Et qu'est-ce qu'elle criait ?
Elle criait "merde"...monsieur...
À quel propos !
À propos d'une fermeture éclair contrariante, Monsieur !
Merci !
Qui dois-je annoncer, Monsieur !
Michel Corbeil ! L'écrivain !
Vous me connaissez !
Vous avez lu mon dernier livre !
Ah oui monsieur !
Et j'ai vu monsieur à la télévision ! Ah oui !
Je serai heureux de parler avec vous !
De connaître vos impressions !
Monsieur me fait beaucoup d'honneur !
He ! c'est par ici que ça se passe, entrez !
Encore une seconde, Mademoiselle !
Où est la chambre de monsieur !
Au fond... Merci !
Mais dépêchez-vous, moi je vous attends !
Tu peux te vanter de nous avoir mis en retard, hein !
À propos !
Avec qui tu as eu cette disposition !
hein ! avec Françoise !
Françoise ! toujours Françoise !
Tu pourras pas sortir avec quelqu'un d'autre...
de temps en temps, hein !
Entrer !
Monsieur Michel Corbeil vient d'arriver !
Ah ! installez-le au salon !
C'est déjà fait, Monsieur !
Ah ! chérie !
Voici Georges ! Bonsoir Georges !
Madame !
je...
j'espère que vous vous plairez chez nous !
J'espère, que madame sera satisfaite de mes services !
Jusqu'à présent c'est parfait !
J'arrive à peine madame...
À propos monsieur, pour les vin !
Ah ! c'est moi qui m'en occupe, Georges !
Comme monsieur voudra !
Pourquoi, Georges !
Vous aviez l'habitude...
Évidemment qu'il avez l'habitude !
C'est-à-dire monsieur...
J'ai toujours eu pour habitude d'assumer le choix des vins !
Attendez Georges !
Ah ! non, je ne peux l'accepter que si Monsieur approuve !
Ah ! j'approuve ! Ne dis pas ça à contrecoeur, voyons !
Non, ce n'est pas ça ! Que monsieur soit sûr !
Je serai seul à avoir accès à la cave !
Ah ! dans ce cas, très bien !
Non, parce que notre cuisinière...
Oui, je sais, monsieur ! je sais !
Ah ! déjà !
Dans notre métier si on sait pas tout, tout de suite...
On ne le sait jamais !
Merci, Madame !
Alors, vous me la remontez cette jupe ou pas !
Mademoiselle ne préfère pas ma fille...
pour ce genre de service.
Je vous plais pas !
Oh ! non, Mademoiselle !
Pardon !
Voilà !
Vous êtes un bon butler !
Très flatté, Mademoiselle !
Je vous trouble !
Ah ! pas du tout mademoiselle !
Georges, pour ce soir...
Je me coiffe comme ça.
Ou comme ça.
Si je peux me permettre...
Dans le premier cas, mademoiselle a l'air d'un plumeau !
Et dans le second d'un poker !
Alors !
Alors, je conseille à mademoiselle...
de garder ses dix-sept ans !
J'en ai marre, moi de mes dix-sept ans !
Où est Suzanne ! Avec monsieur Alain !
Comment ça, avec monsieur Alain !
Il voulait lui montrer sa voiture !
Si vous avez ça à attaquer, parce qu'ils vont pas tarder !
Assieds-toi, et mange !
Suzanne, mon enfant...
Je ne saurais trop te conseiller la réserve...
avec des gens qui après tout sont nos maîtres !
ça commence avec la voiture !
ça s'arrête là !
Trop tard !
Notre ami, Michel Corbeil.
a eu un très grand succès cette année !
Ah ! Ah !
Haut-Brion 1945
La première année, j'avais quatre voix au Renaudot.
Et la seconde, ils me tournent le prix Femina.
Évidemment, jury de femmes !
Il a dû les séduire !
Les prix habituellement c'est moi qui les fais !
Mais écoutez-moi !
J'achète cinquante locomotives à la SNCF...
Je les charge sur mes bateaux !
Et à ce moment-là...
Votre ministère du commerce extérieur me dit...
Nous refusons la contrepartie brésilienne de blé dur !
C'est incroyable !
Haut-Brion 1945 !
Quarante six, quarante sept...Quoi ! Quoi !
Elle a donc...
Ce merveilleux bourgogne...
Extraordinaire !
Georges !
J'ai annoncé...
Haut-Brion 1945...Monsieur !
he...oui, oui, Bordeaux !
Quarante cinq...
la meilleure année du siècle, n'est-ce pas maître d'Hôtel !
Avec 1911 et 1926, Monsieur !
C'est vrai !
Savez-vous que votre maître d'Hôtel...
Il a quelque chose dans la physionomie...
qui me rappelle un placement que j'ai fait.
Un placement ! Oui !
Un tableau que j'ai acheté l'année dernière...
Un hollandais ! Ahh !
Un primitif ! Primitif !
Non ! je le trouve même très distingué !
ça marche là-haut !
Avez-vous déjà entendu dire...
que le ministère du commerce extérieur...
refuse le brésilien ! Non !
Eh ben ! moi, non plus !
Eh ben ! ils sont donc perspicaces...
On voit qu'ils doivent lire les journaux !
Le blé brésilien...
je croyais qu'il poussait que du café moi là-bas !
Oui, moi aussi !
à propos de café, préparez-le, hein !
Il est aussi bon que chez nous.
Eh ben ! moi, voilà à quoi j'ai droit !
Qu'est-ce que c'est ! Des pilules euphoriques !
Tous les soirs...
Une...cinq minutes avant de me coucher...
Pourquoi vous la prenez pas le matin !
Je n'ai pas lu votre livre !
Mais, j'irai voir le film !
Dans les tournées, tu sais ! Ah ! oui !
Eh oui ! les américains...
Oui, ils veulent le faire avec Gregory Peck...
Et Sophia Loren ! Oh ben ! là !
Eh ben ! je vais vous laisser, bonsoir ! Bonsoir !
Dois-je monter la tisane de madame !
Je sonnerai... Bien, Madame !
Eh ben ! tu vois, je l'ai trouvé...
Voilà, le costume qu'elle portait quand j'ai fait sa connaissance...
Et qu'elle nous souhaitait bon voyage à bord de la ville de Lucerne.
Tu es un ange !
Tu sais bien que ça n'amuse que toi !
Oh ! donnez-le-moi ! Oui !
Vous devriez être ravissante !
Parce qu'autrement je le suis pas !
Pas, ce que je veux dire...
mais l'uniforme ! Fétichiste...
Vous êtes comme Edmond !
Maintenant c'est en femme de chambre qu'il m'aime...
He ! He !
Et moi...
comment me trouvez-vous !
Ravissante...un rien vous habille...
C'est ce qui me coûte si cher !
Mais qu'est-ce qui se passe, Georges !
Les cow-boys, Monsieur !
Voulez-vous dire à Nathalie qu'elle monte se coucher !
S'il vous plaît !
Bien, Monsieur !
"Pas la peine chérie !"
"On le sait Bill"
"Vous êtes le plus grand menteur du spectacle"
"Mais mon cas est qu'il y pousse le plus grand talent"...
Mademoiselle, Monsieur...
Souhaiterait que vous montiez vous coucher !
Et si, Monsieur, insiste !
Bien !
La compagnie est heureuse...
De vous offrir un drink !
Merci !
Nous n'allons pas tarder...
à amorcer notre descente !
Messieurs-dames...
Les détonations...
Que vous venez d'entendre...
Sont dû à une turbulence des réacteurs.
Ah ! Attachez vos ceintures.
Redressez vos sièges !
Éteignez vos cigarettes !
Et présentez-nous, quand même
quelques cigares !
Hupman, Hoyo De Monterrey, Romeo Y Julieta.
Roméo et Juliette...
Je ne sais pas ce que c'est...
Mais le nom m'enchante...
Le cigare de Churchills... Merci !
Si c'est votre premier Roméo.
Je vais vous le préparer Michel !
Si, Monsieur, veut me permettre !
Ah ! je vous en prie, Georges !
pardon !
Voilà qui va vous être mis au bec...
Après avoir été...
réparé dans toutes les règles de l'art, Michel !
Pardon !
Merci mille fois !
Hum !
Vous lui avez dit, Georges !
Je lui ai dit, monsieur...
Mais, mademoiselle n'a pas sommeil !
Insistez s'il vous plaît !
Je l'ai fait pour vous, monsieur...
Mais elle refuse... Alors...
Oh ! alors je pense qu'au train où vont les morts...
Le film sera bientôt terminé.
Merci, parfait !
Il n'en restait qu'un, où l'avez vous trouvé !
Où servait-t-il avant !
Chez le duc de Westminster !
Formidabilé... Ah !
Ah !
Est-ce que je vais enfin pouvoir dîner !
Voilà la soupe ! Merci !
Et puis...
Avec ce qui me restait de boeuf...
Je vous ai fait un de ces petits mirotons...
Ah ! ça c'est une idée géniale, Justine !
Mais j'espère que vous l'avez mouillé avec du bouillon...
et que les oignons ne sont pas trop noirs !
Oh ! dorés ! Parfait !
C'est le six !
Hein !
C'est grand-mère qui veut son jeune épis...
L'eau est chaude !
Bouillante !
Qu'est-ce que c'est ça jeune épis !
Une tisane qui pousse au dessus de deux mille mètres !
Non, et ton dîner ! Donne !
Quelle heure est-t-il ! onze heures !
Eh ben ! je souperai, j'honore ça, soupais !
Voilà... Ciao, oui à bientôt !
Merci, ciao !
On monte !
Mais dis-moi, regarde-moi un peu toi !
Tu m'as l'air d'avoir un peu trop bu...
mon amour ce soir, hein !
Un tout petit peu ! Oui !
Et où tu vas...
et c'est pas là, notre chambre !
Non, je vais chercher le contrat canadien...
que j'ai montré à Danoni tout à l'heure !
Edmond !
Oh ! Elisabeth, écoute !
Il faut pas me laisser seule...
j'ai peur dans le noir !
Dis Edmond !
Il était réussi notre petit dîner !
Oui, mon amour !
J'ai pas été trop bête avec Danoni !
Non, ma chérie !
Ah ! il est tant ennuyeux, ce Danoni !
Oh ! oui, mon amour !
Et Michel est plus joli garçon !
Oui, ma chérie !
Embrasse-moi...
Je me sens toute douce !
Mieux que ça !
Le grand jeu...
Oh ! pardon ! Aïe !
Je vous croyais coucher, Georges...
Je m'excuse, Monsieur...
je venais aérer le salon et vider les cendriers!
Georges, vous choisissez les vins comme personne !
Merci, Madame !
Je vous remercie d'avoir veillé si tard, Georges !
Bonne nuit, Madame...bonne nuit, Monsieur ! Bonne nuit !
Cet homme m'impressionne !
Oui, bon maintenant...
Il faut aller te coucher, hein, hop !
C'est ça, allons vite au lit, et tu me gratteras le dos.
Non, non, il faut que je note quelque chose...
Que je risque d'oublier...
Et je te rejoints dans cinq minutes !
Je ne veux pas rester seule !
Je veux que tu me racontes de belles histoires...
Qui me font partir en Chine !
Oui, Eh ben ! écoute...
Dans cinq minutes !
Alors, raccompagne-moi !
Mais tu connais le chemin !
Non, il fait nuit, je pourrais me perdre !
Allons, ne fais pas l'enfant, hein !
Bon, puisque tu me préfères tes conserves...
Je vais chercher à boire !
Oui, mais de l'eau, s'il te plaît, hein !
De l'eau...
J'ai envie de vieillir...
Je suis légère !
Tu crois qu'il est couché ! Qui ça !
Georges ! Oh ! oui, sûrement !
Il me fait peur !
Je ne vois vraiment pas pourquoi !
Écoute ! Hum !
Tu m'aimes toujours !
Plus que jamais ! Tant mieux !
J'en ai grand besoin !
Pa...
Pardon !
Madame désire quelque chose !
Non, non, non !
Continuez votre dîner !
Ne vous occupez pas de moi !
Faites comme si, je n'existais pas.
Est-ce que je pourrais demander à madame...
de ne pas me regarder comme ça !
J'ai horriblement faim et ça m'intimide !
Pardon !
Pardon ! pardon !
Je ne vous regarde pas !
Mangez, mangez...
Je ne vous regarde pas !
Je fais ça, parce que j'ai un peu trop bu !
Et...j'ai l'impression...
d'être un avion !
Madame a l'habitude !
Ah non ! je ne bois jamais !
ça, presque...
Je parlais de l'avion, Madame !
ça aussi vous le savez !
N'allez surtout pas me prendre pour une personne frivole...
Bien sûr, ce soir...
Les apparences étaient contre moi !
Mais les apparences...
Elles sont un peu souvent trompeuses !
Ô si ! Madame !
Votre extrême correction m'énerve !
Mon emploi m'y contraint, Madame !
D'ailleurs ! quand vous m'avez vu...
Je me sauvais...
Les femmes qui se sauvent...
N'est pas, femme qui consent...
C'est évident, non !
Pardon, Madame !
Vous me direz que je n'ai pas...
à me justifier à vos yeux !
Je vous répondrai...
vous avez raison !
Mais quand même avec vos airs, d'avoir l'air...
Madame ne pourrait pas parler si fort...
Monsieur pourrait l'entendre !
Eh bien ! qu'il m'entende...
ça lui fera peut-être lever le nez de ses dossiers...
Vous croyez que c'est amusant de n'entendre parler...
que de locomotives et de conserve...
Je ne suis pas une conserve moi !
Mais qu'est-ce qui se passe !
Ah ! monsieur, c'était madame...
qui me faisait une imitation...
fort réussie d'ailleurs, de monsieur Danoni !
Tu es changeante toi !
Il y a trois minutes, elle me disait que vous lui faisiez peur !
Et maintenant elle vous raconte le dîner, aller, aller, viens !
Bonne nuit, Georges, tu es charmant !
Oui, oui, il est très gentil, aller, aller !
Bonne nuit, Madame !
Et bonne nuit, Monsieur ! Bonne nuit, Georges !
Monsieur Georges ! Oh merde !
Dites-moi...
Je crois que je suis ivre !
Vous l'êtes !
Qu'est-ce qu'il faut faire !
Vous couchez !
Oh !
Vous, vous m'en voulez à cause du pare-brise!
Mais non, monsieur Alain, mais non, mais non !
D'ailleurs...
À quoi ça sert un pare-brise, Georges !
ça empêche l'air...
Et l'air est indispensable pour respirer...
Le sommeil aussi c'est indispensable...
Georges...
Ce qui est indispensable...
C'est...
La femme !
Vous voulez que je vous dise...
Votre fille, elle a une présence...
Toute la soirée, j'ai pensé à elle !
Bon, eh bien alors maintenant
Allez vous coucher, au lit !
Au lit, toi qui va aller...
Dites donc, mais vous oubliez qui vous êtes !
Si je ne l'oubliais pas...
je vous botterais le crâne, moi, aller !
Tenez-moi bien ou je vais tomber ! Aller !
Un...
Deux...
Trois...
Quatre...
Trente sept...
Trente huit...
Trente neuf...
Vous êtes chez vous...
Et bonne nuit !
Au revoir, Georges !
Hoh ! Hé ! elle est grande ma chambre !
Oh !
Qu'est-ce que tu fais là !
Je ne sais pas...
C'est pas moi...
c'est Georges !
Va dans ta chambre...
Je peux pas...
je...je dors...
Aah !
Georges !
Dites Georges...
Il y a Alain qui est dans ma chambre !
Il se défoulait par terre, il dorme...
Eh ben ! il a de la chance...
Moi aussi, je voudrais bien dormir...
parce qu'il est une heure et demie du matin...
Et à sept heures, je reprends mon service, mademoiselle...
Trois cent mille francs d'hommes-grenouilles.
En nouveaux francs...
trois mille...
Dragué...
la Seine...dans...dans...
dans des bras-mort ça...
ça ne se fait pas tout seul non plus !
Monsieur du Granelle, c'est un peu cher...
Pour un résultat nul !
C'est pas de ma faute...si...
Si aucun cadavre identifiable à ce jour...n'est...
N'est celui de votre gendre...
D'ailleurs, la police officielle...
Ne fait pas mieux que moi !
ça n'empêche que voilà trois semaines que nous piétinons...
Que faire ! Confiance !
Vous connaissez la devise de notre maison...
Quatre...secret, souplesse, la main toujours armée a allé...
Aia ! dans le vélo, nous connaissons la formule!
Vous comprenez...
Pour nous, juridiquement...
Pas de cadavre...
Pas d'héritage avant quatre ans !
Alors, si vous ne trouvez pas le vrai...
Il n'y a qu'une solution...
Je vois !
Madame suggère un cadavre de remplacement...
Mais si ça se sait...
C'est la correctionnelle...
Eh ben !
On y mettant le prix !
ça...
ça peut ne pas se savoir...
L'idéal, voyez-vous...
ça serait de trouver...
un bon clochard noyé...
Sans papiers...
Sans famille...
Méconnaissable...
Et vous auriez ça...
Rapidement !
Rapidement, rapidement...
Nous sommes en hiver !
À la mauvaise saison...
contrairement à ce que l'on croit !
On se tue pas beaucoup...
Oh ! ô ben ! alors...
S'il faut attendre le retour des pas crêpes...
Dire que je suis condamné à être en retard toute ma vie, hein !
Ah ! je te dépose là-dessus de quoi payer Georges et Suzanne.
Qu'est-ce qu'on leur doit ! Leur mois parbleu !
Déjà ! Mais, tiens...
Il y a trente jours qu'ils sont là !
Viens là !
C'est le bouton de manchette et quelque...
Tu sais quel jour on est... Lundi !
Et puis tu sais ce que tu devais faire lundi...
Oui, je sais Elisabeth ! mais...
Vous m'avez promis de m'accompagner chez le dentiste !
Mais enfin, ce n'est pas si terrible le dentiste...
pour une aviatrice comme toi, hein !
Presqu'une cosmonaute !
J'ai peur des piqûres !
Allons !
Non, non, tu sais l'heure qu'il est !
Il faut que je fonce à Paris...
Que je dépose Nathalie à son collège...
A dix heures et demie, conseil d'administration.
Déjeuner avec les canadiens...
Comité directeur de trois à six...
Arrête...je suis épuisée...
Et n'oublie pas que ce soir...
nous avons les Breteville à dîner
Comment l'oublier !
Ben ! ton Michel mettra un peu de gaieté !
Pourquoi tu dis ça !
Pour rien !
Ecoute-moi...
Oui mon ange !
Tu n'es pas un peu jaloux de Michel !
De Michel !
Pourquoi le serais-je ?
J'aimerais que tu aies moins de travail
et que tu sois jaloux !
Oui, ben ! avoir moins de travail, n'est pas souhaitable...
et pour être jaloux...
il faut une raison, hein !
Tu veux que je t'en donne !
Laisse-moi filer et ne dis pas de bêtises, hein !
Pour le dentiste...
Demande à Françoise de t'accompagner...
Elle fera ça très bien, non !
Françoise ! Hum !
Bien ! Ah !
Dis, pour...
Ton lacet est défait... Ah !
Pour Georges...
j'aimerai que tu le payes toi-même...
ça me gêne de lui donner de l'argent !
Mais enfin, mon ange, tu n'es plus un enfant !
Georges sait très bien que tu es la maîtresse. La maîtresse...
La maîtresse de maison, hum !
à tout à l'heure, trésor !
Ah ! non, non, je t'adore !
Je t'adore..
Françoise aussi m'adore...
Viviani...Genève...
tiens...
L'ancien bottier d'Alphonse XIII...
Qui c'est celui-là !
Un roi d'Espagne !
Et ça il faut reconnaître que monsieur...
sait choisir son bottier !
Ils ont au moins dix ans d'âge...
He ! c'est ce qu'en fait la valeur, ma chère Justine !
Ce ne sont pas des chaussures...
Ce sont des rolls...
Ben ! vous frottez toujours les mêmes...
Vous ferez pas mal de frotter...
un peu les godasses de monsieur Alain !
Oui, mais alors là !
Le mocassin "dernier des Mohicans"
ne m'inspire pas du tout !
Où est Suzanne !
Pas la moindre idée !
Oui, madame !
Bien, Madame !
C'est la patronne qui vous demande !
Georges !
Madame !
Qu'est-ce que c'est ça !
C'est un pantalon à monsieur, Madame !
Et...
Vous l'avez rangé...
Et sans le brosser...
Aah ! sûrement pas, Madame...
Et ça, qu'est-ce que c'est !
C'est un gravillon, Madame !
Mais je fais respectueusement remarquer à madame...
Que le truc du gravillon dans l'envers du pantalon...
qui a permis de martyriser des générations de gens de maison...
Arrivait là à sa fin...
Car d'une part...
Il n'y aura bientôt plus de domestiques.
Et d'autre part...
La mode...est résolument aux pantalons sombrère...
Pardon Madame !
On trouvera autre chose !
Vous ne me croyez pas !
Non !
Mais puisque je vous dis que je vous aime !
Mais, on n'aime pas comme ça !
Et surtout pas une fille comme moi !
Mais si !
Moi je suis scorpion !
Dès que je vous ai vu...
Mais ne dites pas de bêtises...
D’abord, il faut pas jouer avec moi...
ça ne serait pas gentil !
Mais je suis...
Très gentil...
Je l'aidais...
Oui, il m'aide...
Oui, eh ben !
Vous vous aidiez, quoi !
Dites-moi, monsieur Alain...
Je sais que les sciences politiques ne sont...
Ni centrale ni polytechnique...
Mais il me semble qu'un minimum...
De présence au cours s'impose...
Si vous voulez être reçu...
Oui, je sais, vous avez raison.
J'ai raison !
Au revoir !
Suzanne mon enfant...
Vous êtes ici comme servante.
Et pas comme courtisane...
Mais...
Il me disait qu'il m'aimait...
Et vous lui avez répondu quoi !
C'est sérieux !
Eh ben !
Oui !
Oui, chez le dentiste !
Comment ça chez le dentiste !
Oh ! écoute Michel...
tout le monde a peur des piqûres !
Oh ! C'est rien maintenant, pas comme avant !
Alors, tu viens !
Si t'es pas prête, tu viendras chez moi !
Non, non...
Pas maintenant !
Eh ! on verra ça après, hein !
C'est Georges ! C'est moi, Madame !
Une minute...
Entrez !
Madame désirait me voir !
Oui, oui...
Je prends mon bain !
J'ai posé sur la console...
Le montant de votre avoir...
Oh ! rien ne presse...
Madame, me le donnera tout à l'heure !
Mais non !
Prenez-le tout de suite...
Je risque d'oublier !
Merci, Madame !
Georges ! Oui, Madame !
Pourriez-vous prévenir Justine...
Que nous serons dix à table, ce soir !
Bien, Madame !
Michel, tu es là !
C'était Georges, je t'expliquerai...
Qu'est-ce que c'est !
C'est Georges, Madame !
Que, madame m'excuse...
J'ai oublié le plateau.
Une minute...
Non ! pas pour toi...
Une seconde...
Madame a des ennuis !
Ah ! non, c'est rien !
Pardon, Madame !
Laissez, je vais me retrouver.
Non, non, mais je vous en prie, je vais envoyer Suzanne !
Allô ! qu'est-ce qu'il y a, mais qu'est-ce qui se passe !
Allô !
Allô ! Permettez madame !
Je t'entends plus, Elisabeth !
Madame m'a bien dit dix couverts pour ce soir!
Allô ! Oui !
Merci Madame!
Réponds-moi, réponds-moi à la fin...
Réponds-moi mon amour... Allô !
On vous demande au téléphone...
Moi ! Non, vous !
C'est un prêtre.
Un prêtre !
Pardon !
Allô !
Monsieur Georges Baudin !
Monsieur Georges Baudin lui même !
Ne quittez pas.
Georges !
C'est madame...
Écoutez...
Il m'arrive une chose épouvantable...
Nous sommes en panne de voiture !
Non, monsieur Michel Corbeil et moi !
Ah ! non, à vingt kilomètres du château !
Venez je vous en prie !
Nous sommes devant un presbytère.
Au presbytère...
à droite sur la route de Rambouillet Oui !
Bon, j'arrive !
Quelqu'un de malade chez vous !
Non pas précisément madame...
Mais je vais être obligé de m'absenter trois quarts d'heure !
À cette heure-ci mais c'est impossible...
Les invités vont arriver
Je m'excuse madame !
Écoutez Georges !
Je ne veux pas me mêler de votre vie privée, mais...
Est-ce vraiment indispensable !
Oh ! vraiment, Madame !
Un prêtre !
Ce sera un défroqué celui-là, ça m'étonnerait pas.
On se sent vraiment bien petit devant ces mystères !
N'est-ce pas monsieur le curé !
Pour moi, c'est la dynamo ou les bougies...
Ou peut-être les vis platinés...
Écoutez, que ce soit, le delco, les bougies, les vis platinés, là...
le dynamo, le carburateur, moi ça m'est égal !
Ce qu'il faut, c'est que ça marche !
Mais n'accablez pas votre mari ma chère enfant !
Il a déjà l'air si ennuyé !
Quel père, je lui dis que je suis protestante !
Ah ! Ah !
Heureusement...
J'avais peur que vous n'arriviez pas !
Est-ce que, madame a de l'essence !
Eh ! Trente litres. Bon !
Impossible de mettre en marche...
Le démarreur est mort !
Ah ! ça ne peut pas être la batterie les lumière marche !
Voulez-vous monter au volant, monsieur ! Vous croyez !
S'il vous plaît ! Mais faites ce qu'il dit !
C'est peut-être le delco !
Heu ! mettez le contact...
Et appuyez sur le démarreur !
Rien !
Bon, une seconde, monsieur !
C'est peut-être les vis platinés...
Ou la dynamo !
Voulez vous appuyez, monsieur !
Admirable !
Qu'est-ce que c'était !
Le démarreur était coincé, monsieur ! Ah !
Décidément, les voitures ne nous réussissent pas !
Georges ! Madame !
Vous êtes fâché !
En tout cas entre ce monsieur et moi c'est fini!
Je serai très reconnaissant à madame...
de me tenir à l'écart de sa vie privée.
Je ne demande que ça...
Seulement le hasard nous coince tout le temps !
Tant que ce n'est que le hasard, Madame, c'est parfait !
Mais...
Que voulez-vous dire !
Je parlais de monsieur, Madame !
L'idée qu'il pourrait penser que je suis complice...
M'est très désagréable !
Ah ! mon Dieu, Michel...
je suis horriblement pressée, je file.
Et comment je vais entrer moi !
Tu feras de l'auto-stop !
Ah parfait !
Au revoir, monsieur le curé !
N'aillez pas trop vite.
Les routes de la terre rejoignent...
quelquefois celles du ciel !
Je suis très impatiente de voir votre maître d'hôtel !
Et moi donc, si vous saviez ! Comment !
Avouez que vous avez peur qu'on vous le prenne !
Si c'est pas déjà fait !
Vingt minutes que les invités sont arrivés !
Ah ! qu'est-ce que je vais faire ! Et nous.
Et monsieur qui s'énerve ! Et madame qui est pas là !
Si madame est là !
Surtout pas de panique, hein !
Les verres sont là-haut ! Oui !
Alors le monte-plats, vite !
Mamie, Georges, est revenu. Ah sauvé !
Eh ben ! je crois que je vais pouvoir aller prendre un scotch !
Elisabeth s'excuse...
Elle était chez le coiffeur !
Il l'a fait attendre deux heures,
vous savez ce que c'est, hum !
Vous pensez !
Eh ! dites-moi cher Breteville...
vous avez l'air tout soucieux !
Ah ! que voulez-vous...
Mon président directeur général a disparu...
sans laisser de trace. René Duchêne.
Mais c'est vrai !
Mais oui ! nous sommes dans un embarras terrible.
Il avait la signature !
Allons Bon...
Mon Dieu Breteville, ferme la porte !
Qu'est-ce qu'il y a !
Je peux pas servir, il y a Breteville...
Mon vice-président !
Ah merde !
Oh ! inconcevable !
Pouvez-vous expliquer...
Madame je m'excuse...mais
Je ne sais pas...
ooh !
Le coeur bat régulièrement...
Vous avez une tension qu'on souhaiterait à son meilleur ami.
Il a reçu un choc !
Je lui fais une piqûre...
Oh ! vous croyez que c'est nécessaire docteur !
Ah indispensable !
Intramusculaire...
Mais non, non, intraveineuse...
Mais ne vous inquiète pas...
je vous mets un garrot, et hop !
Et hop, et hop !
Ah ! les veines, c'est pas facile à trouver.
Mais nous avons fait la guerre, non !
Où puis-je me laver les mains...
et préparer mon petit nécessaire... Par ici...
Courage mon vieux ! Je suis navré, Monsieur !
Non, ce n'est rien, Georges !
Dites-moi, Georges...
Quand vous irez mieux !
Il faudra que je vous parle... Hum !
D'homme à homme !
Non, parce que j'ai cru remarquer...
depuis quelque temps...
Ma femme !
Bon, eh ben !
Je vais aller rejoindre nos hôtes, hein !
Toi, tache de ne pas te mettre encore en retard, s'il te plaît !
Reposez-vous bien, Georges !
Merci, Monsieur !
Le docteur va vous faire une piqûre tout de suite !
Ah ! je suis pas pressé, madame, je suis pas pressé...
Vous ne voyez pas que mon mari est bizarre !
Ah ! J'ai peur qu'il se doute de quelque chose !
Ah ! Madame !
Oh ! Mettez-vous à ma place !
Mais non, Madame, mais non !
Comment dans l'état où il est ?
Mais je le connais, il faut nourrir sa fièvre !
Ah !... bon !
Excusez-moi, je me sauve !
Bon appétit !
Il faut que je vous parle !
Ah non, hein !
L'autre qui veut me parler de sa femme !
Et elle qui veut me parler de son mari...
ça suffit comme ça !
Voilà !
Allons-y !
Vous y tenez vraiment docteur ! Ah oui !
Et...surtout...
Jeûne absolu !
Oh ! ça va de soi, docteur !
Attends-moi, peau de vache !
Qu'est-ce que tu racontes !
Non, j'attends quelqu'un figure-toi !
Mais ce n'est pas toi !
C'est à mon frère que je parle !
Il me conduit au collège, parce que toi...
tu ne veux pas m'emmener ! Ah !
Pourquoi tu ne m'aimes pas !
Comment je ne t'aimes pas !
C'est vrai, tu me dis jamais que tu m'aimes...
Mais si je t'aimes !
Mais je t'en prie, Nathalie, c'est pas le moment !
Aller, file à ton cour de math...
Puis tache d'avoir une bonne note, hein ! aller !
Bonjour ! Bonjour, Georges !
Et vous Georges, vous m'aimez !
Euh ! oui,
Si ça fait plaisir à mademoiselle !
Merci, alors, je fonce !
Georges ! Monsieur !
Georges, il faut que je vous parle...
Comment allez-vous ce matin !
Ah ! beaucoup mieux !
Une bonne nuit a remis tout en place, Monsieur !
Eh ben ! vous avez de la chance...
parce que moi j'ai pas fermé l'oeil de la nuit ! Ah !
Je ne sais pas si ce sont les suites de cette horrible soirée...
Vous malade...
Les Breteville affectés...
Par le suicide d'un de leurs amis banquiers...
Madame qui arrive avec une heure de retard...
Enfin...venez par ici...
Euh ! Le petit déjeuner de madame, monsieur.
Ben ! madame attendra...
Et pour moi, je n'ai pas faim !
Alors venez !
Bien, Monsieur !
Fermez la porte s'il vous plaît !
Georges...
Vous êtes un être très fin.
Et vous avez l'habitude du monde...
Monsieur de la porte de service, Monsieur !
Oui, oh ! petite porte, grande porte...
Vous avez sûrement remarqué que dans cette maison...
Il se passe des choses...
ça passe partout, Monsieur !
Oui, oui bien sûr !
Mais celles-là sont de nature à m’inquiéter !
Ah ! Allons...
Excusez-moi ! Je vous en prie !
Oui ! Monsieur Barnadac !
Comment ! Je désire parler de toute urgence à...
Qui ça ! Votre valet de chambre !
C'est pour vous !
Un prêtre !
Ah ! je ne sais pas...
c'est Paris !
Pardon !
Allô oui !
Ici Georges !
Comment Georges...
René...
C'est toi !
C'est moi ! Qui ça moi !
Flament idiot !
Écoute viens à Paris tout de suite, c'est très important !
Oui, mais c'est pas mon jour de sortie !
Comment c'est pas ton jour de sortie.
Tu te fous de moi !
Écoute, puisque tu fais le clown.
c'est moi qui vais venir !
Allô ! allô !
Il m'a coupé !
Rien de grave !
Rien de grave, Monsieur !
Asseyez-vous Georges ! Merci !
Georges...
De vous à moi ...
Vous êtres au courant !
Au courant de quoi, monsieur !
Ben ! disons que vous avez...
perçu certaines choses...
Et que vous avez laissé faire, hein ! Merci, monsieur !
Monsieur, je suis ici comme valet de chambre...
Et tout ce que je peux voir, j'oublie aussitôt !
D'ailleurs j'ai horreur de m'occuper des affaires des autres !
Moi aussi Georges...
Mais ce matin quand Alain est venu m'en parler.
Vous parlez de quoi, Monsieur !
Non, remarquez qu'il a bien fait !
Parce que elle...
elle ne pouvait guère en parler qu'à vous !
Enfin...bref...
Il veut l'épouser !
Qui ?
Alain !
Évidement ce n'est pas sérieux !
Enfin...notez que...
Suzanne est une fille charmante...
Ah ! Suzanne...
Monsieur Alain veut épouser Suzanne !
Et...et elle est...elle est même...
mieux que charmante...Suzanne !
Mais vous comprenez bien Georges...
Que malgré toute l'estime que j'ai pour vous...
Cette union n'est pas envisageable...
En effet, Monsieur ! Ah !
Ben ! je suis très heureux de vous l'entendre dire !
Et moi, je suis très heureux que monsieur se rende compte...
Car à mon avis, monsieur Alain...
n'a pas du tout, les qualités requises...
Ah ! vous trouvez !
Je m'explique, Monsieur !
Si monsieur Alain voulait travailler...
Si par exemple...
Il voulait préparer l'École nationale d'administration.
Alors là, je serai prêt à envisager la question !
J'ai de très hautes ambitions pour Suzanne !
Ah ! mais je vois Georges, je vois !
D'ailleurs, il est préférable, que monsieur, le sache tout de suite...
Suzanne n'est pas ma fille !
Comment ça n'est pas votre fille !
Elle est la fille d'un banquier...
Mais qu'est-ce qu'elle fait ici, alors !
Un homme riche...
Il veut que sa fille travaille comme tout le monde.
Mais c'est donc ça !
J'aurai dû m'en douter, Georges !
Il y a dans ses manières...
une certaine désinvolture...
Une distinction naturelle...
Mais...
Quand on découvre la vérité, Georges...
On est toujours un peu bouleversé !
Mais...c'est très agréable
Pour le mieux...
c'est que je parle avec elle !
Ou peut-être vous demanderai-je...
d'avoir une conversation avec lui !
Parce que vous avez tout deviné !
Dès le premier jour, je m'en suis aperçu.
Si j'avais su que, monsieur avait des soupçons.
J'aurai parlé plus tôt, enfin !
Maintenant la situation est nette...
Et je suis très content que, Monsieur, sache tout !
Traître ! Très bien, je vous remercie, Georges !
De mon côté, je vais, pouvoir agir !
Et agir avec fermeté...
Merci !
Faux jeton !
Pardon !
Pas la peine de nier...
Vous lui avez tout raconté, hein !
J'ai entendu !
Si, madame a entendu !
Charmant !
Mais je m'expliquerai !
Je ne veux pas qu'il se fie à vos ragots.
Mais non, Madame...
Madame...madame...
Qu'est-ce qui t'arrive !
Je viens de voir Georges ! Hein !
Moi aussi je l'ai vu.
Et il m'a appris une chose...
Tu ne te doutais de rien ! Ah non !
Il aurait pu tout de même me le dire plus tôt !
C'est moi qui aurais dû te le dire ! Ah bon !
Ah bon ! parce que en somme...
tout le monde était au courant ici sauf moi !
Ah ! c'est effrayant !
Ah ! non, non ! Oh ! n’exagérons rien !
ça n'a rien de dramatique, hein !
Georges va s'occuper de tout !
Ah ! Georges vraiment, il manque pas de culot !
Et pourquoi !
Ce serait plutôt à moi ou à toi...
Mais non, il fera ça beaucoup mieux que moi !
Oh ! tu es d'une lâcheté...
Si tu étais là plus souvent...
ça ne serait pas arrivé !
Ah ! non, non, je t'en prie...
Ne fais pas des drames à propos de tout et de rien !
Comment de rien !
Ton valet de chambre vient te voir...
Il te dit... New York au téléphone, Monsieur !
J'ai pas demandé New York...
J'ai pas entendu la sonnerie !
Ah !
Je le prends là !
Allô !
Allô !
Monsieur n'est au courant de rien, Madame !
Allô !
Alloo !
Allô ! allô !
Ah !
Hein !
ça y est, je l'ai...
Ah ! Nelson, c'est vous !
Oui...oui...
Suzanne mon enfant...
laissez ça, et écoutez-moi !
Et c'est pressé, c'est Justine...
qui m'a demandé de l'aider pour le déjeuner...
Eh ben ! tant pis pour Justine !
Voilà, j'ai réfléchi...
Je ressuscite.
Comment !
Comme ça, vous pourrez épouser votre yé-yé !
Je ressuscite et je vous adopte !
Monsieur m'adopte !
Oui, parce que...
comme femme de chambre...
Vous ne pouviez pas l'épouser.
Mais comme fille de banquier...
Vous pourrez !
Mais pourquoi faites-vous ça !
Un peu parce que ça m'amuse et puis ...
Beaucoup par reconnaissance...
Ah !...c'est trop beau...
C'est pas possible !
Et vous verrez le bonheur bourgeois...
ça peut être aussi très joli avec un mari qu'on aime!
Mais qu'est-ce qui vous arrive...
Hein !
Ah ! ce que vous faites est chouette !
Ah ! je vous aime beaucoup !
Oui, oui, ben, plus tard les émotions !
Madame est toujours derrière moi, mieux de ratisser.
Mais moi, je ratisserai tant qu'on veut.
Même avec une de ces voitures...
Madame, je suis bien chez monsieur Bernadac!
Où est...le valet de chambre !
Qui êtes-vous, Monsieur !
Son notaire ! Ah !
Ben ! Passez par derrière, là !
La petite porte...
L'escalier de service...
L'escalier de service...
Son notaire...
Pourquoi pas son banquier, pendant quand y est !
Au secours !
Il y a un inconnu dans la cave, qui cherche René !
René, mais où est-tu bon Dieu !
Ah ! quand même te voilà !
Qu'est-ce que tu fais la-dedans, toi !
On m'a dit de descendre l'escalier...
Je me suis retrouvé dans la cave !
Allez, viens par ici !
Ben !...ben...ben ...
Je croyais que vous vous appeliez Georges !
Eh ben ! il s'en passe des affaires ici ce matin !
Et vous pourrez m'expliquer !
Mais évidemment, ils me disent jamais rien !
Toi, en gilet rayé...
Si ton valet de chambre te voyait...
En tout cas, crois-moi !
C'est plus facile d'être banquier
que d'être valet de chambre !
Tu as été toujours un fantaisiste !
Oui, je sais, mais je dois dire...
qu'ici je m'amuse follement !
Et j'apprends beaucoup de choses !
Et pour le moment, il s'agit pas de savoir...
ce que tu as appris !
On a repêché un corps dans la seine...
Méconnaissable...
Pas de papiers...
Tes beaux-parents étaient à la morgue...
Et naturellement, ils t'ont reconnu...
Si tu te ne manifestes pas aujourd'hui...
demain matin, tu es officiellement mort !
et tous tes biens leur reviennent !
Ah ! ça jamais !
Dis-moi !
C'est facile d'adopté quelqu'un !
Qu'est-ce que c'est encore cette lune !
Réponds-moi ! A condition de ressusciter !
Ben ! évidemment !
Dis-moi toi un peu ! Oui !
Pour ma femme ! Quoi !
Avec qui ! Oh ! plus tard, mon vieux !
En somme...
si je fais synthèse de vos menus propos...
Vous voulez que je vous refasse tout ça !
Tout !
Que rien dans cette maison me rappelle le passé !
Vous voulez dire le présent !
Exactement !
Alors, parfait !
Refonte totale !
Et puis différente...des places et volume...
Symphonie des couleurs...
Et il faut tout de même que ça reste habitable !
Habitable !
Mais monsieur ça sera d'après le contrat !
Fonctionnelle et intimiste !
Dans ce cas...
Moquettes noires...
J'aime bien les tapis !
Tapis d’Aubusson sur fond de moquettes noires !
Les murs couleur vieux cantalupo.
Pardon !
Oui, rose soutenu, si vous préférez !
Oui, nous préférons !
C'est Rodrigue mon assistant !
Il est bien bruyant votre assistant !
Madame !
C'est le monsieur des pompes funèbres avec une dame...
Comment avec une dame !
Nous venons pour les obsèques !
Où est le corps !
Mais !
Vous n'êtes pas de la famille !
Pas encore...
Vous êtes le club de football de Saint-Valery-en-Caux !
Non...
Je ne crois pas !
La future belle mère !
Comment !
Le futur beau père !
Mais...
Le beau père de qui !
Mais de la fille !
Puisque mon fils l'épouse !
Votre fils épouse...
Mais la fille de qui !
De votre beau fils !
De votre gendre si vous préférez !
Oui, si vous préférez...ça c'est...
Ah !
Laissez-nous passer...
Mais nous nous connaissons, il me semble !
Eh oui !
Suzanne !
Suzanne !
La femme de chambre !
Ah non ! Madame !
Plus maintenant !
Plus depuis le nouveau testament !
Comment !
Tu vois, c'est maître Flament qui vous expliquera !
J'espère que je ne suis pas de trop !
Mais enfin maître...
Qu'est-ce que c'est cette histoire...
De mariage ...de fille...de testament...
Oh ! Madame...
Il y a de l'ancien testament...
Et maintenant nous avons...
Le nouveau testament...
Comment le nouveau testament !
Eh oui !
Vous
Moi !
Vous me reconnaissez cette fois !
L'homme de la morgue !
Vous avez votre whisky dans l'aquarium pour vous remettre !
Hum !
Et vous monsieur, qui êtes-vous !
Le décorateur !
Ah ben ! vous tombez bien...
parce que je veux tout changer !
Ah oui ! vous aussi !
Oui, moi aussi !
Je veux faire quelque chose de gai !
Oh ! mais alors monsieur, rien de plus facile !
Refonte totale...
Changement des pics...changement des volumes.
ça m'est complètement égal, c'est pour ces jeunes gens.
Ah ! parfait !
Monsieur Duchêne !
Moi-même !
Qui est-ce ?
Mon ancien secrétaire !
Vous êtes libre jeune homme !
Mais dites-moi s'il est libre...
Je pourrai peut-être l'engager !
Ah vous ! je vous en prie, pas de sottises, hein !
Pourquoi !
Mais il est charmant ce jeune homme !
Je fais respectueusement remarquer à madame...
Que maintenant, madame fait partie de la famille !
Depuis quarante, je n'ai rien vu de pire !
Octave ! Oh ! monsieur !
C'est monsieur ! c'est moi !
Je suis tellement content de retrouver, Monsieur !
Si vous saviez...
Moi aussi Octave !
Dis-moi ! Oui !
Et ma femme ! Quoi ta femme !
Avec qui ! Ah !
C'était une blague !
Ah ben ! tu as de ces plaisanteries !
Ceci dit, méfie-toi ! Pourquoi !
Pourquoi !
Parce qu'on sait jamais...
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