All language subtitles for El.Marginal.2016.720p.cap.06

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Original subtitles

Il s'agirait d'un r�glement de comptes.

Les deux meurtres ont eu lieu au m�me moment.

Fernando Palacios

a �t� poignard� devant la maison de retraite o� vit sa m�re.

� deux kilom�tres de l�,

sa femme �tait assassin�e � leur domicile.

Lucas !

Selon la police, la famille devait partir en voyage,

peut-�tre pour �chapper � leurs agresseurs.

Lucas Palacios, leur neveu de 6 ans, est port� disparu.

La police passe le secteur au peigne fin.

48 heures avant...

�a fait mal ?

Quoi ? Tu veux une autre branl�e ?

J'aurai bient�t ma revanche.

On m'a donn� �a, � l'h�pital.

Passez plus tard, je vous examinerai.

Quoi de neuf ?

Mon fr�re !

Content de te revoir. T'as que sept vies !

Ils ont retir� la balle ?

Non, ils l'ont laiss�e. �a devrait aller.

Tu passeras plus le scanner � l'entr�e.

Il me croit pas. Dis-lui qui lui a sauv� la vie.

Il dit qu'il se l'est jou� Bruce Willis.

C'est la v�rit�.

Tu vois, je mentais pas.

J'ai senti le pi�ge. On allait tous y passer.

La coke, �a donne des couilles.

�a a �t� un d�sastre.

Mais tu seras r�compens�.

Tu viens dans notre quartier.

Avec vous ? Non, je suis bien, dans la cour.

Tu refuses ?

- On n'est pas amis ? - Je reste avec les gars.

Tu peux g�rer le bidonville de l�-bas.

Non, pour les affaires, je dois �tre sur place.

Mario veut te parler, c'est urgent.

Pourquoi ?

Triste sait que je mens pas.

J'ai rien � voir avec cette d�cision. Pas vrai ?

Quoi ? Je comprends pas.

C'est sa d�cision. Mario t'expliquera.

J'y suis pour rien.

Bonjour.

Bonjour. D�sol� de vous envahir.

J'ai d� me laver ici,

parce qu'il n'y a pas d'eau chaude chez les gardiens.

Pas de souci. Tout va bien ?

Pour le mieux.

Vous n'avez pas d'eau chaude, chez vous ?

Vous �tes terrible.

Ma femme m'a foutu dehors.

Je voulais pas aller � l'h�tel ou chez mon fr�re,

je suis rest� au bureau.

Qu'avez-vous fait ?

Rien de grave.

Avant, on aimait les r�conciliations. Plus maintenant.

Je te cherchais, mon gars.

Quoi de neuf ?

C'est calme.

J'ai une intuition.

Je veux parier cent pesos.

La s�paration, c'est quel num�ro ?

- Elle n'a pas de num�ro. - Comment �a ?

Essayez le 17, la malchance.

Non, c'est tout le contraire de la malchance.

Concentrons-nous sur les causes : le 78, la putain.

Petit enfoir�.

Dans ce cas,

je vais miser sur le double z�ro.

Comme mes bourses.

Vous me devez 370 pesos.

Je m'�vaderai pas. Passe � mon bureau.

Mario !

Tu fais quoi ?

- Quoi ? - Qu'est-ce que tu fais ici ?

Les jeunots ont veill� tard,

� regarder la t�l� et �couter de la musique � fond.

Je voulais pas casser l'ambiance,

alors je suis venu dormir ici.

L� o� baisent les parasites.

Au moins, ils baisent. Et pour toi, �a va ?

Pourquoi tu mens ?

Les gars m'ont dit ce que tu as fait.

- Quoi ? - Tu t'es tap� un travelo.

- Tu es amoureux ? - Oui.

Bien. Profites-en.

Votre famille est venue, r�cemment ?

Oui, ils viennent souvent.

S�rieux ?

Vous savez que je consulte le registre des visites ?

- Alors, vous savez. - Oui.

Je dis �a pour engager la conversation,

si vous voulez en parler.

J'avais pas compris.

Je suis pas intelligent.

Que se passe-t-il ? Ils ne viennent plus vous voir.

Vous les appelez ?

Oui, on se parle.

Mais dehors, c'est pire qu'ici.

Que voulez-vous dire ?

Ma m�re en bave � la maison.

Mes fr�res s�chent l'�cole, ils vendent de la came.

Ma m�re l'a appris.

Elle leur a dit d'arr�ter.

Mais ils n'�coutent pas, ils continuent � dealer.

Ma m�re est effondr�e.

Et votre p�re ?

Il est mort quand on �tait petits.

Votre m�re travaille ?

Comme femme de m�nage. Elle gagne que dalle.

Avec les jumeaux, elle n'a pas le temps de venir me voir.

Vous pouvez peut-�tre les aider, m�me en �tant ici.

Leur apporter un soutien financier,

mais aussi moral.

S'ils ne peuvent pas venir, vous pouvez les appeler.

Oui, je sais.

Vous �tes un pilier de la famille.

Je finirai mes �tudes avant mes fr�res.

- C'est dingue. - Vous serez un exemple.

Je connais quelqu'un qui travaille dans votre quartier.

Il passera voir s'ils ont besoin de quelque chose.

Bon...

Vous �tes belle.

Contente de te revoir.

Tu vas bien ?

- Comment tu te sens ? - Bien.

Que disent les m�decins ?

�a va aller.

C'est douloureux. Ils ont laiss� la balle, mais �a ira.

Tu as parl� � ton avocat ?

Mon avocat ?

Il est en voyage. Pourquoi ?

Pour savoir comment on proc�de.

Je peux lui dire que tu es sorti de l'h�pital.

Comment il s'appelle ?

Fernando Palacios.

Tu sais quand il revient ?

Tu peux demander un avocat commis d'office,

en attendant son retour.

Je comprends pas.

Tu risques la perp�tuit�, Pastor.

Tu as tu� un d�tenu, c'est tr�s grave.

J'ai tu� qui ?

Comment �a ? Morcilla !

Je t'ai coll� sur le dos la mort

du gros Morcilla, c'est un sacrifice.

Mais tu me rends un grand service.

Tu es devenu un membre important de la bande.

Et tu le m�rites bien,

apr�s ce que tu as fait pendant le transfert.

Quand tu fais partie d'une famille,

tu dois veiller sur tout le monde.

Sur ce coup,

tu me sauves.

Je peux pas prendre plus,

je suis trop vieux.

Il me reste peu de temps � tirer.

Toi, en revanche,

tu en as pour longtemps.

T'as but� des gens.

J'ai pas pu t'en parler avant,

mais il fallait que je prenne une d�cision.

- Tu comprends ? - Oui, je comprends.

Mais tu toucheras une compensation...

financi�re cons�quente.

Je te promets beaucoup d'argent.

L'op�ration a foir�.

On nous a balanc�s.

Bizarrement,

je n'ai donn� l'adresse de la maison

que quelques minutes avant le d�part.

Tu n'as rien remarqu� de suspect ?

Ma foi...

J�sus a �t� trahi. Pourquoi pas moi ?

La diff�rence,

c'est que je saurai bient�t qui c'est.

Et quand je le tiendrai,

je le pendrai par les couilles, cet enfoir�.

Fais pas �a ici, sinon c'est encore moi qui vais morfler.

Tu m'en veux, Pastor ?

Non, Mario. Tout va bien.

Antin, le parquet a valid� le rapport de Somoza.

Et alors ?

Apparemment, le d�tenu lib�r� a eu une crise

et s'est donn� la mort.

Exactement.

Mais l'�vasion de Gustavo Sosa para�t peu cr�dible.

Pour Sosa, j'ai transmis tout le dossier

au juge des affaires p�nales

et ordonn� une enqu�te...

Un d�tenu est mort dans une bagarre,

un autre a re�u une balle.

Cela vous para�t normal, qu'il y ait des armes en prison ?

Si c'�tait normal, on n'aurait pas eu un bless� en 2 ans,

mais dix morts par jour.

C'est un cas isol�.

Votre attitude ne nous aide pas.

Vous pourriez faire semblant de vous int�resser � cet audit.

Je m'y int�resse beaucoup, en fonctionnaire honn�te.

Je le dis en toute modestie, de tous les anciens,

c'est moi qui applique le mieux

les nouvelles m�thodes p�nitentiaires.

C'est une prison surpeupl�e,

mais pas surpeupl�e de d�tenus.

Elle est surpeupl�e de profs de dessin,

musicoth�rapeutes, assistantes sociales, psychiatres...

Je suis de la vieille g�n�ration,

de l'�poque o� on parlait de prisonniers, pas de "d�tenus".

�a marchait � la matraque.

Puis, avec les droits de l'homme, on a fait attention � eux,

� leur queue. Ils passent d'un atelier � l'autre

et je trime 14 h par jour

pour nettoyer leur merde.

S'il vous pla�t,

on ne va pas se voiler la face.

On n'est pas dans une �cole ni dans une cr�che.

On est dans une cage,

o� on a enferm� le rebut de la soci�t�, les ordures.

Et ils se battent.

Logique qu'il y ait un probl�me de temps en temps.

Qu'est-ce que tu fais l� ?

Tu vas pas avec les chefs ?

Qui t'a dit �a ? J'habite ici.

T'as raison.

Les bons plans, c'est ici.

Salut.

T'as crev� Morcilla ?

Raconte.

Y a rien � raconter.

Morcilla t'a tir� dessus avec quel flingue ?

J'en sais rien. O� sont mes affaires ?

Me regarde pas.

Un mec a d� se servir.

Je t'ai entendu.

On n'est pas des rats.

Tiens, ton sac. On l'a r�cup�r�.

Et on a nettoy� la cabane. Y avait du ketchup partout.

Parlez apr�s le signal sonore.

Puis appuyez sur 1 pour acc�der � d'autres options.

Fernando, c'est moi. Tu dois �tre en voyage.

�coute-moi, ne reviens pas.

Le transfert a foir�. Lunati nous a trahis.

Cet enfoir� fera tout pour nous �liminer.

Sois tr�s prudent.

Veille sur la famille.

Et prends soin de Lucas.

Envoie-moi un texto pour me rassurer.

Tout gosse, j'�tais insaisissable.

M�me la premi�re fois qu'on m'a coffr�, je me suis barr�.

Je me suis aussit�t inscrit � l'atelier de menuiserie.

Avec ton paternel.

Tous les deux, on a construit un putain de placard.

Avec un double fond. On s'est planqu�s dedans

et on s'est �vad�s.

Je te crois pas.

Mon vieux me l'a dit. Le placard est chez moi.

Sois pas b�te, c'est la v�rit�.

La f�te est finie.

Sortez tous. C'est une conversation priv�e.

Allez, magnez-vous.

Toi aussi. C'est personnel. Tu sors.

- Moi aussi ? - Dehors ! C'est personnel.

Tu veux quoi, Lunati ?

La vie est pleine de surprises, Borges.

On croit parfois tout savoir,

puis arrive quelqu'un de plus malin,

et on se retrouve les mains vides.

Pourquoi tu m'appelles ? On est quittes, maintenant.

On est peut-�tre quittes,

mais je voulais te montrer des photos d'amis � toi

pour que tu n'oublies pas tous ceux qui, � cause de toi,

ont perdu la vie.

Lui, tu t'en souviens ?

Tu le connaissais ?

Sosa.

Il a mordu la poussi�re.

Au fait, la baraque � Chascomus a bien morfl�.

Si tu l'as lou�e, tu vas devoir casquer pour la r�parer.

L'important, c'est que ma fille soit saine et sauve,

avec moi.

Comment t'as su o� on allait ?

Je m'attendais � cette question.

Eh bien, c'est un petit oiseau

qui me l'a dit. Il virevolte autour de toi.

Alors, je vais sortir mon lance-pierre.

Un instant. J'ai un appel.

C'est moi, Palacios.

Miguel ! Comment �a va ?

Justement, je parlais avec un de tes amis.

Incroyable, cette co�ncidence.

Une minute.

Tu le connais, tu l'as s�rement vu � la prison.

Tu vas entendre sa voix, je mets le haut-parleur.

Parle, Miguelito.

Tant pis, vous vous croiserez un jour.

Marre-toi bien, �a durera pas.

Je te conseille de faire gaffe � ton cul.

Oui...

Je suis mort de trouille.

Mais je dois te laisser, il faut que j'aille aux toilettes.

J'ai envie de chier.

Salut, Lunati.

Comment �a s'est pass�, avec Antin ?

Comme je m'y attendais.

Je lui ai parl� de nos soup�ons,

et il a commenc� � discourir sur la vieille �cole.

Qu'est-ce qu'il a dit sur l'�vasion de Sosa ?

Rien d'int�ressant.

Mais je pense comme toi.

Sosa s'est �vad� pour un braquage qui a mal tourn�.

Merci.

Et si sa femme...

se fait autant de souci,

c'est qu'il est probablement mort.

Oui.

Et sur l'autre affaire, tu sais quoi ?

Le bless� par balle est revenu de l'h�pital.

Pastor Pena.

Mais c'est bizarre.

Quand je lui ai parl� de la mort de l'autre d�tenu,

il a paru surpris.

Bon.

Parlons du plus important.

Regarde-moi.

Pourquoi tu r�ponds pas � mes messages ?

On �tait d'accord pour ne parler que de boulot.

Je ne vais pas bien.

Tu me manques.

Beaucoup.

Tes enfants, �a va ?

Mes enfants ?

Oui.

Ils vont bien, �a va.

S�rement en train de se battre � l'�cole.

�a me fait plaisir.

Si tu pr�f�res rester seule...

je te laisse tranquille.

La plaie cicatrise bien.

Je vais la nettoyer, �a va piquer un peu.

Vous pouvez mettre le son ?

Une semaine apr�s l'assassinat de l'avocat Fernando Palacios

et de sa femme Betina,

le petit Lucas Palacios,

neveu du couple, est toujours port� disparu.

Les familles des victimes sont

en ce moment m�me � la morgue

pour v�rifier si le corps trouv� hier soir pr�s de la rivi�re

est ou non celui de l'enfant.

Alors, les poulettes ?

Allez, bougez-vous le cul !

R�veillez-vous.

La vie est trop courte. Danse !

- Arr�te, ducon ! - Quoi ?

J'ai pas envie qu'on m'emmerde.

Je t'emmerde pas.

Je suis ton sauveur.

Tu devrais me remercier.

Fais-moi un sourire.

Tu le l�ches, connard ?

C'est � moi que tu parles ?

Oui. Barre-toi ou je te d�fonce !

Tu cherches la merde ? Viens te battre, enfoir�.

Arr�tez vos conneries !

Arr�tez ! �a suffit !

Qu'est-ce qui se passe ? Toi, tu te calmes !

Il n'en vaut pas la peine.

Qui �a ? Moi, j'en vaux pas la peine ?

Tu le d�fends, alors que j'ai �t� sympa avec toi ?

Si t'es dans leur camp,

reviens pas me voir.

Sale b�tard.

Casse-toi, p�dale.

Arr�te. Ferme-la.

En fait, Pastor est un connard.

Il d�barque et se prend pour une star.

Je me suis tromp� sur son compte.

Je l'ai toujours d�fendu,

mais quand j'ai eu besoin de lui, il m'a l�ch�.

Vous avez risqu� votre vie pour lui

et vous aimeriez un peu de gratitude.

Oui, sans moi, il serait d�j� mort.

Comment devrait-il vous remercier

de ce que vous avez fait ?

Je sais pas. En �tant un peu plus...

un peu plus affectueux.

Mais pas comme un homo. Je suis pas p�d�.

Si on t'emmerde et que ton pote fait rien pour t'aider,

c'est qu'il tient pas � toi.

J'ai le m�me probl�me avec les nanas.

Celles que j'aime se foutent pas mal de moi.

Vous avez d�j� �voqu� vos doutes concernant Pastor.

L'autre jour, vous disiez que vous l'aviez vu se battre

et que sa technique de combat �tait bien rod�e.

Et vous aviez aussi l'impression

qu'il avait menti au sujet de sa famille.

L�, j'ai l'impression que...

vous voulez me dresser contre lui.

Que vous voulez que je le charge.

C'est �a ?

�coutez...

C'est vous qui avez abord� le sujet :

vos doutes envers Pastor,

le sentiment d'avoir �t� trahi.

Trahi ? Me faites pas dire ce que j'ai pas dit.

C'est n'importe quoi.

Vous voulez me faire croire qu'il nous a donn�s � Lunati ?

Vous �tiez au courant de l'op�ration.

Combien ils t'ont pay�, enfoir� ?

L�, vous �tes parano�aque.

Moi, je suis parano�aque ?

Et avant, je l'�tais pas ?

Ces temps-ci, les choses deviennent tr�s difficiles.

Il devient tr�s difficile de vous suivre.

Vous devriez savoir

que tout ce qui se dit ici reste ici.

C'est le secret m�dical.

Cette blessure, �a va ?

Oui, �a va.

J'ai une mauvaise nouvelle � t'annoncer.

Ton avocat n'�tait pas en voyage.

Il �tait injoignable parce qu'il y a eu un drame.

Oui, on les a assassin�s. J'ai vu les infos.

Vous �tiez proches ?

Assez.

Je suis vraiment navr�e.

Le plus terrible, c'est que leur fils a disparu.

C'est pas leur fils. Il s'appelle Lucas.

Ils en avaient juste la garde.

Prends un avocat commis d'office,

sauf si tu en connais un autre.

Je sais pas encore.

Je comprends.

Il faut y r�fl�chir.

Sinon tu seras d�fendu par un avocat qui ne te conna�t pas.

Excuse-moi.

T'as pris rendez-vous avec la femme de Sosa ?

Oui, elle va passer.

Dis-lui de signaler la disparition

de son mari.

Je verrai ce que je peux faire. Je te rappelle.

Je peux passer chez toi ce soir, on pourra discuter.

Excuse-moi.

Ce n'est pas une bonne id�e.

All� ?

J'aimerais parler � Graciela.

Elle est occup�e. Qui est � l'appareil ?

Je suis un ami de la famille.

Il faut que je lui parle.

Je suis sa fille. Vous �tes journaliste ?

Non, je suis pas journaliste.

Je suis Miguel Palacios, le fr�re de Fernando. J'ai vu les infos.

Je veux savoir o� est mon fils, Lucas.

C'est un peu tard pour vous soucier de lui.

Cette trag�die est arriv�e � cause de vos embrouilles.

� cause de vous, on a perdu Betina.

Votre fils est s�rement mort.

Si non, j'esp�re que vous le reverrez jamais.

Les Palacios d�truisent tout ce qu'ils touchent !

Pastor, tu es l� ?

Oui. Tu veux quoi ?

Mario te demande.

Dis-lui que tu m'as pas trouv�.

J'aime pas mentir.

Dis-lui que tu m'as trouv�, mais que je suis occup�.

T'es s�rieux ?

Oui. Dis-lui ce que tu veux.

Je peux pas venir.

Apr�s v�rification, je peux vous dire

que votre mari n'est pas all� � l'h�pital.

Quoi ?

Les rapports de la prison

ne mentionnent ni transfert ni maladie.

Alors, le directeur m'a menti.

Mon mari est peut-�tre mort ?

Je l'ignore. Le bruit court qu'il s'est �vad�.

J'en ai parl� avec un assistant du procureur.

Il dit qu'il peut vous aider.

Mais il faut que quelqu'un de la famille aille � la police

signaler sa disparition, pour acc�l�rer les choses.

�a me co�tera combien ? J'ai pas d'argent.

�a ne vous co�tera rien. Je vais vous mettre en contact avec lui.

Il est parti avec une autre.

Il m'a quitt�e pour une autre.

Vous croyez ?

Non, Gustavo me ferait pas �a.

On a f�t� l'anniversaire de mon a�n� samedi dernier.

S'il s'�tait �vad�, il serait pass� dire bonjour.

Si vous le dites.

Je dois aller travailler. Mais si vous le permettez,

je donnerai votre num�ro � l'assistant du procureur.

Il s'appelle Gaston Belardo.

J'ai confiance en lui, c'est quelqu'un de bien.

Il fera tout pour vous aider.

- Belardo ? - Oui.

Vous avez besoin de quelque chose ?

- D'argent ? - Non, ne vous en faites pas.

Si vous apprenez quelque chose qui soit utile � l'enqu�te,

appelez-moi.

Et surtout, ne dites � personne que votre mari a disparu

et que je le sais. D'accord ?

� plus tard.

Je l'ai tricot� moi-m�me.

- Toi-m�me ? - Oui, qu'est-ce que tu crois ?

Regarde qui est l�.

Ma cousine Adriana. Comment �a va ?

Bien.

C'est bien d'avoir endoss� le meurtre de Morcilla.

Bravo, Pena. Je te f�licite.

Qu'est-ce que tu veux ?

Je dois sortir.

J'ai besoin de 24 h, et je reviens. Vous avez ma parole.

Sortir de la prison ?

C'est le choc de la balle.

Tu te crois dans un pensionnat,

o� on peut aller et venir � sa guise ?

Pourquoi tu veux sortir ?

Une affaire urgente � r�gler.

Tu dois tuer quelqu'un ?

Oui.

Bouge de l�, Calambre. Allez, d�gage !

Touchez pas � ma came, �a vous rendra fous.

Tu me le donnes, Marito ?

Oui, parce que tu m'as ouvert les yeux.

- Cool. - En fin de compte...

il faut toujours faire confiance � son propre sang.

Tu vois ? Diosito le sait.

Diosito le sait. Si tu m'avais �cout� avant,

on aurait r�cup�r� notre fric.

C'est bon, n'en rajoute pas.

Ne tire pas. Je suis juste le messager.

- S'il te pla�t. - Tu veux quoi ?

Pastor dit qu'il peut pas venir, qu'il est occup�.

Ben voyons ! Il a une vie sociale tr�s active. C'est ton pote.

C'est pas mon pote.

Il est bizarre, ces temps-ci.

Je leur ouvre ma porte et mon c�ur, � ces affam�s,

et voil� comment ils me remercient.

Je dois m�me me m�fier de mon ombre.

Je peux me fier qu'aux miens.

Merci de pas me tuer.

D�gage, le messager.

Je t'ai � l'�il, fils de pute.

Casse-toi.

Touchez pas � ma coke.

Allez, l�che �a !

Tu te rends compte des risques que tu prends

en venant me voir directement, sans interm�diaire ?

J'aime pas les interm�diaires.

C'est important, je pr�f�re voir le patron.

�coute...

Dans la nature,

les vautours savent instinctivement

qu'un animal va mourir, avant l'animal lui-m�me.

Ils savent quand le lion va mourir.

Alors, ils commencent � voler en cercle au-dessus de lui.

Les hy�nes le savent aussi. Elles ont cette perception.

Elles attendent patiemment,

et quand le lion meurt, ce sont les premi�res � le d�vorer.

Quand on a une longue exp�rience de la prison,

on sait que ce genre de cycle se r�p�te en milieu carc�ral.

Les lions passent,

les hy�nes et les vautours aussi.

Ce que je veux dire, c'est que j'adore Borges,

mais que le cycle de Borges touche � sa fin.

Autrement dit,

je peux t'aider.

Je t'accorde une sortie de 24 h

pour r�gler tes affaires.

Mais tu dois m'aider � abr�ger le cycle de Borges.

D'accord ?

D'accord.

�a va, mon amour ?

Oui, tout va bien.

- S�r ? - Oui.

Et Diosito ?

Il va bien.

Et toi ?

J'ai mal � la nuque, �a me rend folle.

Tu peux m'expliquer ce qui s'est pass� avec Lunati ?

Tout ce temps perdu. Finalement, il nous a bais�s.

Comme je te l'ai dit au t�l�phone,

j'en sais pas plus.

Tu vas te laisser faire comme un pigeon ?

Arr�te. Me parle pas sur ce ton.

Calme-toi.

Sinon, ils me respecteront plus.

Je vais te coller une baffe.

Tu as apport� du g�teau ?

Tiens.

Celle-l� ne veut pas me donner

sa recette de la p�te de coing.

C'est faux, je lui ai donn� la recette,

mais elle est nulle.

C'est �a.

J'ai vu ma cousine au caf�,

mais elle n'est pas l�.

Qui, Adriana ?

- Elle faisait quoi, au caf� ? - J'en sais rien.

Si la Bedaine n'est pas l�, pourquoi elle viendrait ?

Il n'est pas l� ?

- Tu lui as fait quoi ? - Ferme-la !

Il a clams�.

Un coup qui a foir�.

La pauvre, seule avec ses gosses !

Tu vas lui donner un peu de bl�

pour qu'elle reste tranquille.

Dis-lui bien...

qu'elle ne manquera jamais de rien,

ni elle ni ses gosses.

On prendra soin d'eux.

Et je te demande une chose.

Toi et ta copine, vous fermez vos grandes gueules.

Cette histoire doit rester secr�te.

- Compris ? - Oui.

- Compris ? - Oui, j'ai compris.

Tiens, Pastor. C'est de la part des Borges.

Pour te montrer qu'ils t'oublient pas.

C'est les marchandises qu'on a re�ues.

Mario dit que c'est un acompte,

sur ce que vous avez conclu.

Prends la cl� de la r�serve.

Je peux t'aider, si tu veux.

J'aidais toujours Morcilla.

Je peux te dire qui paie cash, qui tra�ne, qui demande cr�dit.

Pas la peine, merci.

Il est amoureux.

Arr�te, ducon.

Je t'en donnerai pas.

C�sar.

- �a va ? - Bien, et toi ?

�a va.

Go�te �a.

C'est bon.

C'est quoi, cette cl� ?

Celle de la r�serve.

Regardez-le. Il frime.

Tu nous feras des prix, pas comme ce b�tard de Morcilla.

C'est un pote.

Tiens.

Certains accumulent trop, d'autres n'ont pas assez.

Partagez.

T'es malade ou quoi ?

Je te demande juste d'�tre �quitable.

Je fais �a discr�tement ?

Non. Ce sont mes trucs.

Tu auras des emmerdes.

Tant pis.

Elle est o�, cette coke ? On l'attend.

Ce putain de manque nous tue.

Tiens.

La voil�.

On va faire un contr�le de qualit�.

Rien � signaler.

Tant mieux, tu nous en donneras un peu.

Ta gueule ! Tu la veux toute pour toi.

- O� est ton fr�re ? - Avec sa femme. Pourquoi ?

La Sub 21 se partage nos marchandises.

La r�serve ?

Ils ont d� p�ter le cadenas, comme avec Morcilla.

Les petits enfoir�s.

- Je vais m'occuper d'eux. - Attends, abruti.

Faut en parler � Mario.

Il est occup�. Tu piges ?

Allez, partagez, les gars !

Tenez !

- Tiens. - Merci.

D�gage et reviens pas ici. La cour est � nous.

Venez vous servir, c'est gratis.

Venez, venez !

Alors, tapette ? �a t'a pas suffi, dans les douches ?

Je vais finir de te d�molir la gueule.

Viens, je t'attends.

Allez, viens !

Viens, approche !

Rel�ve-toi, petite pute !

Laisse-le !

On touche pas � ma famille, petit con !

C'est moi le boss, ici, fils de pute !

� terre !

Fils de pute.

� terre, le n�gro !

Allez, baissez la t�te !

Allez !

Fils de pute.

Baissez la t�te !

Je dirige cette prison.

Baisse la t�te, Borges.

- Il faut appeler une ambulance. - Fais pas chier.

La blessure est profonde. Il va mourir, s'il reste ici.

Tu me pourris ma journ�e.

J'ai pas vu �a depuis les ann�es 90.

Quelle �poque de merde !

Comme si j'en avais pas assez avec ce con de proc'

qui me laisse pas chier tranquille.

Vous foutez le bordel dans la cour et vous mettez le feu, en plus.

C'�tait pas si grave.

Toi, ferme-la. Je t'ai pas sonn�.

Tu vieillis ou quoi ?

Tu peux plus contr�ler tes gars ?

On m'a vol� mes marchandises.

Ce ne sont pas les tiennes, mais celles de Pena.

S'il veut les partager avec tout le bidonville,

�a te regarde pas.

Tu m'as forc� � prendre des mesures que je voulais pas prendre.

Je peux te parler en priv� ?

Putain de merde.

Arr�te de faire le con.

T'as vu La famille Pierrafeu ?

- Non. - Tu connais pas ?

Me crie pas dessus devant mes gars, ou tu auras des ennuis.

- Tu me menaces ? - Oui, je te menace.

Ou tu pr�f�res une lettre anonyme ?

Va te faire foutre.

Mets-toi � ma place, c'est vraiment pas le moment.

Je veux pas de ta place, j'ai assez de la mienne.

Bon, on en reste l�. D'accord ?

On est amis.

Mais si tu veux frimer, gueule sur tes matons.

Allez, file.

Entre.

Viens t'asseoir.

J'aimerais �claircir certains points.

D'accord.

�coute, Pastor, �a fait longtemps que je travaille ici.

J'ai connu toutes sortes de d�tenus.

Des coupables, des innocents.

Certains regrettent leurs actes, d'autres, non.

J'ai beaucoup d'exp�rience, m�me si tu me sous-estimes.

Je te sous-estime pas.

Je sais que tu caches quelque chose.

Je comprends pas.

Ce qui est arriv� � ton avocat t'a profond�ment affect�.

Comment �a ?

Tu en sais plus que tu le dis.

N'oublie pas que la vie d'un enfant est en jeu.

Si tu sais quelque chose...

Je comprends pas, je sais rien du tout.

Je sais que tu as utilis� mon ordinateur.

J'ai v�rifi� l'historique.

Tu as cherch� le num�ro d'une proche de la femme tu�e.

Pourquoi ?

Tu peux me faire confiance.

�a restera entre nous, je te le promets.

�coute-moi.

Tout ce que tu me diras restera entre nous.

Je peux t'aider. Crois-moi.

C'est nous les plus braves...

C'est nous les plus enrag�s...

On les baise tous, ces caves...

On bande comme des taureaux...

Ici, on veut pas de parias...

La Sub 21, on est des soldats...

C'est nous les plus braves...

Allez, les filles, � l'infirmerie !

C'est �a. On passe apr�s les cadors. Barre-toi.

Moi, je m'en fous. Je suis juste les ordres.

Alors, casse-toi. Fous-nous la paix.

On n'a besoin de rien.

�a ira. Alors, d�gage.

Comme vous voulez.

Il nous prend pour des fiottes ?

C'est vous deux qui me faites marrer.

Regardez-vous ! Moi, j'ai rien !

Quel bordel ! �a va, t'es pas trop amoch� ?

�a va.

Et toi, tu t'es bien servi ?

Je t'ai vu embarquer des trucs.

Non, moi...

j'ai rien � voir avec �a.

Je passais juste par l�.

Bien s�r.

Je suis s�rieux.

Je suis rien, pour ces gamins.

Ils m'associent de moins en moins � leurs affaires.

C'est le bordel.

Avant, avec Morcilla, c'�tait mieux.

Maintenant, il y a Pastor.

Pastor est un mec bien, c'est un ami.

Mais ces temps-ci,

il est vraiment bizarre.

Je sais pas ce qu'il a.

Et les gamins sont pas b�tes.

Ils en profitent pour d�conner.

Je peux aider Pastor, s'il a besoin de moi.

Je peux vous aider, ton fr�re et toi. Je vous respecte.

Tu retournes ta veste ?

Fais pas chier, je discute. Qu'est-ce qui te prend ?

T'en veux une autre ?

Tu veux retourner � l'infirmerie ?

Ta m�re va y aller.

Je vais te d�foncer.

Du calme, on discute.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Ce con m'accuse de trahison parce que je parle avec lui.

- Il parle aux Borges. - Et alors ? Moi aussi.

Mais lui, c'est une salope. Va te faire enculer !

Arr�te.

J'ai le droit de parler � qui je veux.

Va chier !

Toi, ferme-la.

Retourne dans ton taudis, tapette.

Qu'est-ce que tu vois ?

- La m�me chose que d'habitude. - La merde.

Des gens entass�s comme du b�tail.

C'est pas une vie.

Je sais.

Mais les Borges contr�lent tout.

La bouffe, les clopes.

On est oblig�s de subir.

Comme aujourd'hui.

J'ai vu pas mal de prisons.

Pour quelques pi�ces, tu avais un lit et un matelas.

Mais ces enfoir�s gardent tout pour eux.

Le probl�me vient d'en haut.

Et je parle pas de Dieu.

Justement, il en a marre des Borges et de leurs privil�ges.

Tu crois ?

Si toi et la Sub 21,

vous vous organisez au lieu de d�conner,

si vous montrez que vous �tes unis

et que vous avez le soutien du bidonville,

la cour sera � toi.

Mais tu dois guider les autres.

C'est pour �a que j'ai tout distribu�.

Sers-toi de ta t�te.

D'accord ?

Qu'est-ce que t'as foutu, Pena ?

Tu as distribu� des marchandises dans ma prison,

� ces merdeux, en plus, sans ma permission.

Pour qui tu te prends ?

- �a vous int�resse ? - Je dois terminer.

Non, sortez. Vous terminerez plus tard.

Ce sont tous des rebelles, ici.

Bravo,

Pena.

Bien jou�.

J'ignore si tu voulais jouer les Robin des Bois,

mais ils ont march�. �a me donne une marge de man�uvre.

Bien jou�, Pena.

O� est la pommade contre les varices ?

Ma femme en est dingue. La voil�.

Elle pr�f�re �a au chocolat.

Borges doit �tre aux abois.

Faites attention, il pourrait p�ter un c�ble.

Non, tu sauras le contr�ler.

Dor�navant, je te consid�re comme mon associ�.

Et je t'accorde l'autorisation

que tu m'as demand�e. Tu vois de quoi je parle ?

On va r�gler les d�tails.

Je veux pas que tu te fasses la belle.

Je comprends pas.

Tu pourras sortir 24 heures pour tuer quelqu'un.

Je te donnerai tout ce qu'il te faut.

Pour que tu puisses sortir

et tuer celui que tu dois tuer.

Sous-titrage : IMAGINE

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