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Zulu
Précédemment...
C'est son style.
Il attire mon attention
en bousillant mes plans.
Je me rappelle pas cette nuit-là. Je peux rien pour vous.
J'en doute. Ça me convainc pas,
mais si je creuse, il m'envoie balader.
Dégage !
Où je vais aller ? J'ai pas de tune !
J'ai prêté le studio à sa nana.
Ils ont des immeubles dans le coin.
- Tu te rappelles ma mère ? - Bien sûr.
Elle vit à Harlem.
2 fois divorcée, sans enfant.
T'as cru que Defcon était ton père,
mais c'est pas lui.
C'est moi.
Il sait plus où est la réalité. Il sait plus où est la réalité.
On s'occupe déjà de Baisley et des "40's".
Faut qu'on gère aussi le Jersey ?
On va se franchiser.
Tout le monde magouille.
Tout le monde a son plan,
une idée derrière la tête,
des intentions cachées.
Parce qu'on court tous après le fric.
Descends, putain !
On rentre pas à Newark sans payer Sal Boselli.
C'est la règle dans ce merdier.
Ici, c'est la loi du plus fort.
Les coups de pinceau sont une leçon.
De précision, de dextérité.
Ils racontent une histoire.
Un vrai artiste n'a que faire du marché.
Il est rongé par sa propre vision et son inspiration.
Mais sans acheteurs, t'es qu'un nase avec un pinceau. Mais sans acheteurs, t'es qu'un nase avec un pinceau.
Au passage,
ton beau discours ne prend pas.
Je sais qui tu es et d'où tu viens.
De cette merde de Fort Greene.
J'adapte mon discours aux situations, Raq.
À la galerie, je suis Cartier.
Dans la rue, je suis toujours Cartier,
mais en version dur à cuire.
Tu m'as surpris en me rejoignant ce soir.
Tu avais l'air complètement désintéressée
quand on s'est vus au studio de Lou.
J'étais débordée, ce jour-là.
Mais je suis là.
En effet.
J'essaie de comprendre comment tu fais,
comment tu as fait.
Vivre dans le centre, acheter des tableaux,
faire semblant de passer tes étés à Inkwell.
Nos seules limites sont celles que nous nous fixons.
T'es différent. T'es différent.
T'es dans autre chose.
Comme ces trucs artistiques.
Je comprends pas.
C'est pas moi.
Raq,
qu'est-ce que tu as en trop dans ton business ?
Des crises.
Je parle de cette chose que tu peux toucher, tenir,
qui te colle à la peau.
Le but de tout ça.
- Ton but ultime. - Le fric.
Le fric...
Les rats s'en nourrissent.
Enfoiré.
Tu blanchis ton blé ici.
Tu paies tout en cash,
tu revends et tu blanchis.
Tu apprends vite.
C'est ce qui me plaît chez toi.
Entre autres choses.
On m'a dit que de la famille attendait.
T'es qui, putain ?
Kanan.
Kanan Stark.
Le fils de Defcon.
Le gosse de Raq ?
Putain, Kanan !
La dernière fois que je t'ai vu, t'étais un bébé.
T'es un grand, maintenant. Musclé et tout.
Pourquoi t'es là ?
Je peux rien pour toi. Pas la peine de demander.
Je veux parler de mon père.
Alors parle.
Je veux savoir ce qu'il disait sur moi. Je veux savoir ce qu'il disait sur moi.
Il parlait de moi, au moins ?
T'étais qu'un bébé, mec.
Pas grand-chose à dire.
Alors...
Raq a dit quoi sur Def ?
Elle a dit qu'il était super intelligent.
Tu m'étonnes.
Que la rue le respectait.
Exact.
Def avait le Southside à sa botte.
- Et c'était bien mon père ? - Tu me demandes quoi, là ?
Si c'est bien ton père ?
Qui ce serait d'autre ?
Raq t'a dit qu'elle était avec un autre ?
C'est pas ça du tout.
Des gens racontent des trucs.
Les gens savent pas la fermer, Kanan.
Surtout quand quelqu'un peut plus se défendre.
Tu me rappelles Def.
T'as le même regard, les mêmes tripes.
Lui aussi, il serait venu ici
pour me poser ces questions bien en face.
T'es devenu un homme.
À ton âge,
Def avait déjà ses secteurs.
Il avait son appart et se faisait un max de meufs.
Faut te bouger, Kanan.
Comme ton père.
Temps écoulé, Stark.
Et oublie pas ton oncle Vernon et ses provisions, d'accord ?
Le prix des clopes flambe, ici.
Je savais que ça serait la merde.
Marv et Raq sont au courant ?
Alors appelle-les eux !
Je touche pas au Jersey !
Lou. Lou.
C'est une blague ?
Une blague ?
Quelle blague ?
Merde...
J'ai vendu la console pour couvrir des frais.
Mais c'est bon.
J'en ai trouvé une autre.
Je la négocie, là.
Et ça va prendre longtemps ?
C'est toi l'expert,
mais sans table de mixage, on peut faire que dalle.
Je gère, Lou. Détends-toi.
Je suis détendu.
Mieux vaut pour toi que je le reste.
Je suis en voiture.
Je peux rien pour le Jersey, là.
Raq m'a demandé d'emmener Kanan voir son oncle.
Appelle Lou !
J'espère que ça valait le coup.
Parce que le monde explosait
pendant que tu bavardais avec Vernon.
Il braquait les vieilles pour leurs allocs.
Un enfoiré de première.
Il pensait qu'à sa petite personne.
C'est ça, ton autre oncle.
Alors ?
Il t'a appris un truc sur ton père ?
Je sais même pas ce que je sais ou pas.
Alors je vais t'éclairer.
T'as une mère qui t'aime
plus que tout au monde.
Et une famille qui te soutient.
On peut pas rêver mieux.
En vérité,
les seuls qui comptent, c'est ceux qui sont là.
Ceux qui te protègent, veillent sur toi.
Ils sont pas parfaits,
on voudrait les changer,
mais ils sont là pour toi.
C'est tout ce qui compte.
Oui ?
Y a quelqu'un ?
C'est Laverne.
Laverne Thomas.
Laverne.
C'est une surprise.
Une merveilleuse surprise.
J'en oublie mes manières. Entre.
Viens. Enlève ton blouson.
Je fais du bénévolat auprès des jeunes de mon église.
Ils sont formidables.
Je te les présenterai.
Si tu en as envie.
Merci pour le verre.
Comment va Marvin ?
C'est Marvin.
"C'est Marvin."
J'ai déménagé pour te revoir,
pour veiller sur toi.
Je ne sais pas quoi dire.
- En te voyant à l'église... - Pourquoi tu m'as laissée ?
Tu vas droit au but. Tu vas droit au but.
J'avais pas un an et tu t'es barrée.
Je veux savoir pourquoi.
J'étais jeune, Laverne.
J'avais à peu près ton âge.
Tout à coup,
j'avais un bébé et un homme dont je doutais.
J'avais peur.
J'ai fait comme les enfants effrayés.
Je me suis enfuie.
Je suis partie à Los Angeles pour devenir
une chanteuse célèbre.
Une fois riche,
je serais revenue te chercher.
Mais ça ne s'est pas passé comme ça.
J'ai fait de mauvais choix, eu de mauvaises fréquentations. J'ai fait de mauvais choix, eu de mauvaises fréquentations.
Quand j'ai relevé la tête, dix ans avaient passé,
et refaire surface aurait été pire que de t'avoir laissée.
Ça aurait pas été pire.
Dieu est tout-puissant, Laverne.
Parce qu'il t'a ramenée à moi,
ici et maintenant.
Et je...
Je sais que je ne te mérite pas,
mais quelque part, dans Sa grâce,
Il a guidé l'enfant vers sa mère.
Et ta place est avec moi.
Je ne demande pas ton pardon.
Simplement une chance.
C'était comment avec Vernon ?
Ça a été.
- Il était pas très... - Désolé.
Une urgence au studio.
Va regarder la télé. Je dois parler à tes oncles.
C'est quoi qui pue ?
Un rat crevé dans le mur.
Y a du désodorisant.
Vaporises-en.
Ça pue la mort, là-dedans. Ça pue la mort, là-dedans.
C'est du désodorisant. Ça désodorise.
On bosse pas aujourd'hui ?
J'ai renvoyé les gars, le temps de gérer le Jersey.
Je veux pas laisser la main aux Ritals.
On sait quoi ?
On sait qu'on est dans la merde.
Un tribunal islamique
les a condamnés à perdre leur bras droit
et leur jambe gauche...
Putain !
Une sentence sévère pour un premier délit.
Demain, nous recevrons leur mère...
Putain de merde !
Ça pue vraiment la mort !
J'avais dit que le Jersey poserait problème.
Faut pas être dans le viseur des Italiens, Raq.
C'est pas des rigolos.
On a merdé.
Fallait tâter le terrain avant d'écouler.
On a un problème.
Mon job, c'est pas de dealer,
mais de résoudre des problèmes chaque jour.
Un de nos gars qui nous vole,
le fournisseur qui augmente son prix, le fournisseur qui augmente son prix,
ces Italiens qui nous braquent.
À chaque jour son nouveau problème.
C'est le boulot, le business.
Il suffit pas d'être dealeur pour se faire du fric.
Faut régler les problèmes.
Certains sont plus gros que d'autres.
On devrait mettre le Jersey en pause le temps que ça retombe.
On attend un peu que ça se calme.
T'es prêt à t'écraser pour retrouver ton studio à la con.
- C'est pas ça. - Mais si.
Évidemment.
Écoutez, personne n'a à me dire
où je peux faire du business.
Ni les Italiens ni vous.
Je veux voir ces bouffeurs de pizza.
Holà, mami.
On est partis du mauvais pied, je crois.
Sans rancune.
C'est le business.
Rien de personnel.
Prends soin de toi, chérie.
Tu sais quoi ?
Garde la monnaie.
Comme ça, on est quittes.
OK ?
Raq !
Kanan, faut que je parle à ta mère.
J'ai plus huit ans. Vas-y, parle.
J'en ai marre d'être exclu.
- Laisse-nous, chéri. - Maman.
Allez, ça sera pas long.
Je sais que c'est pas le moment, mais...
je suis à sec.
Tu peux me dépanner un peu ?
Te dépanner ?
Je te rappelle que ton fric, c'est le mien.
Tu me rembourses avec mon blé.
Et ton studio ?
T'étais censé te faire un max de tune réglo.
C'est tout nouveau.
Faut tout mettre sur pied.
- Même une pute trouve du blé. - J'en suis pas une.
Alors fais pas ta pute. Alors fais pas ta pute.
Je te dépanne.
Maintenant, tu t'appelles monsieur Efficace et Ponctuel
dans ce business, le business de la famille.
Reprends-toi, Lou.
Vernon est toujours aussi baraqué et bien nourri ?
Personne va lui chercher des noises dans la cour.
T'as eu ce que tu voulais ?
Tu voulais parler au frère de ton père.
Pourquoi t'as voulu que je bute ce flic ?
Tu m'as dit qu'il était taré, mais...
ça suffit pas, ça me suffit pas.
Y a plein de flics tarés.
Quel rapport avec Defcon ?
Tu m'as filé ce flingue, pour la famille,
pour nous protéger.
Mais pourquoi se protéger de lui ? Mais pourquoi se protéger de lui ?
Howard voulait t'accuser pour Buck Twenty.
Mais non...
Il avait aucune preuve.
- Et D-Wiz ? - C'est un flic.
Ils inventent ce qu'ils veulent.
Ces jeunes ont vraiment agressé cette Blanche à Central Park ?
Si la police le dit, alors oui. C'est la règle.
C'est leur petit jeu.
Howard s'en est pris à toi pour m'atteindre.
Il a visé juste.
Y a que toi qui comptes.
Mais le fait est que...
si ça avait été moi, tes oncles ou un de nos gars,
cet enfoiré nous aurait abattus à 100 mètres.
Il avait disjoncté, Kanan.
Et il allait te menacer.
Tu me balançais ou tu plongeais pour Buck Twenty.
C'était la décision la plus dure de ma vie.
Et je le répète, je m'en veux...
de t'avoir fait du mal. de t'avoir fait du mal.
Je t'aime.
Allez, viens.
On rentre.
T'es revenue.
La chambre en jette.
Pas vrai ?
Enfin...
La couleur te correspondait.
J'ai mis de la déco à ton goût.
T'es la petite nana qui crée ces gros problèmes ?
Quand j'ai su, j'ai dit : "Elle est pas d'ici."
Parce que personne du Jersey dealerait sur mon territoire
sans me filer ma part.
C'est de l'escroquerie de premier ordre,
chère amie basanée.
Je serais tout à fait en droit de vous buter sur-le-champ.
C'est un malentendu, M. Boselli. C'est un malentendu, M. Boselli.
- Désolés si... - On n'est pas désolés.
Je t'ai pas vu ni entendu dans ces cités.
Je suis pas présent, mais je suis pas absent.
C'est ça qui est beau. Je suis partout !
Tout passe par moi à Newark.
T'attends qu'on s'installe avant de faire pression ?
La somme inscrite,
c'est le droit de passage sur mon territoire.
Au bout du pont ou du tunnel, y a un péage.
Considère cette offre ferme et définitive.
Considérée...
et rejetée.
Je sais pas...
Elle me plaît.
Parle pas à ma place.
Tu parles d'un business que tu regardes de loin.
On risque tous gros.
En plus de ça, tu me remets en question.
Tu t'écrases devant M. Spaghetti et pas devant moi.
Je veux qu'on reste en vie.
Virer Unique, c'est une chose.
Ces mafieux, c'est un autre niveau.
Lou a tremblé. Et toi ?
Je crains personne.
Fini, les camions. Désormais,
on prend le minibus.
C'est un sport d'équipe.
Si tu la joues solo, mets-toi au tennis.
Tu sais aussi que c'est foireux.
T'as pas le cran de lui dire.
Cette musique que t'écoutes t'a rendu sourd et stupide.
Tu te fais botter le cul !
Tout le monde !
Écoutez-moi.
Faites un max de bruit pour mon pote,
mon frère, ce putain de Kanan Stark
qui est dans la place,
pour avoir tout payé et organisé.
On applaudit mon pote Kanan !
Bienvenue au Club Famous !
Merde !
Ça va !
Vous devriez baisser le volume.
Mme Davis, au 406, va appeler les flics.
Vous êtes qui ?
Corinne.
Toi et...
ta sœur, vous voulez entrer ?
Je suis la mère de Corinne,
Palomar.
Sérieux ?
On est vos voisines du 402.
Maman, je peux rester un peu avec...
Kanan.
Kanan ?
Un petit peu.
Pas trop longtemps.
Que Kanan ne se méprenne pas sur toi. Que Kanan ne se méprenne pas sur toi.
Enchantée, Kanan.
De même.
Ça arrive à tout le monde.
Vraiment.
T'as enduré plein de trucs.
Tu sais,
ta bite en sait plus sur ta tête que ton cerveau.
C'est ton dicton ?
Voilà une grande philosophe !
Je sais des trucs, Malcolm, figure-toi. Je sais des trucs, Malcolm, figure-toi.
Y compris sur les hommes.
Andrea...
j'ai un fils, tu sais ?
Du même âge que le tien.
On fait ça depuis quoi ?
Sept ans...
et t'as jamais parlé d'un gosse,
pas une fois.
Et j'ai vu aucune photo d'un gosse
dans toute ta baraque.
Jamais.
Je viens de l'apprendre.
Je sais même pas quoi lui dire.
Je lui ai dit que je mourrais pour lui.
Il a pas bronché.
C'est pas rien de dire ça à un gosse.
Surtout...
quand on vient d'apprendre son existence.
Il croit pas que je suis son père. Il croit pas que je suis son père.
Parce que tu l'es pas.
Il suffit pas de dire qu'on est un père.
Faut être présent pour ton gamin,
être là pour lui,
lui montrer qu'il peut compter sur toi.
Les enfants peuvent ressentir
qui est dans leur camp.
Sois dans le camp de ton fils, Malcolm,
et il saura
que tu es son père.
Salut, chérie.
T'as vu ton cousin ?
Famous fait une fête dans son appart.
Famous a son appart ?
Une piaule à Rochdale.
D'où il sort le fric ?
C'est Crown.
Il a un contact
qui a l'immeuble.
Crown magouille de tous les côtés.
J'y vais plus tard. J'y vais plus tard.
- Je dis un truc à Kanan ? - Non.
Je me demandais où il était.
J'ai vu ma mère.
T'as vu ta mère ?
Où ça ?
Elle vit dans les beaux quartiers.
C'était dingue.
Enfin...
bizarre...
d'être face à elle après tant d'années.
Elle t'a contactée ?
Non, j'ai retrouvé sa trace.
Elle vit là depuis un moment.
Sans venir te voir ?
Avoir le même sang ne donne pas accès à ta vie.
La famille, ça se mérite.
C'est pas un dû.
Bon, tu as faim ?
Je te prépare un truc.
Non, merci.
D'accord.
Le compte y est pas.
- Il manque 600. - Je sais.
J'ai entassé les biftons moi-même à Baisley.
Dans la boîte du placard.
Je comprends pas, putain.
Pourquoi dans le placard ?
Faut les ramener direct.
Je les gardais en cas de coup dur.
Qui t'a dit de faire ça ?
C'est Unique qui...
Unique ?
Ce mec est là ?
Il est dans le placard ?
Ou peut-être sous le matelas.
Parce que...
je le vois pas, Worrell.
Mais Unique est fourbe. Il est peut-être là.
Ou là ? Ou là ?
Tu bosses pour nous, mec !
Tu suis nos règles.
Le fric est toujours en mouvement.
T'as prévenu Lou ?
Lou se pointe jamais ici.
C'est pour ça que je t'ai appelé.
Y a un voleur.
Quand tu l'auras chopé,
tu devras faire comme nous.
J'ai une mission pour toi.
Le levier de vitesses, tu maîtrises ?
Voilà ma choriste !
Répète ça et je te défonce.
- Tu sais que je t'aime. - Merde.
La vache !
- Regarde ça ! - Pas mal !
- Sympa. - T'as vu ?
Je te sers à boire.
T'as une copine ?
Célibataire.
Plus maintenant.
Admire ma nouvelle vie.
Je me débrouille tout seul.
J'ai ma piaule, je me remets à écrire.
Je reviens au sommet.
Crown Camacho est dans la place !
- Ça roule ? - Yo !
- T'as des invités. - Tu l'as dit !
Ça me plaît, ça !
À mon tour de te soigner. Je te sers à boire.
- Kanan... - Juke !
- J'espérais te voir. - Pourquoi tu me parlerais ?
J'ai un morceau que tu vas kiffer.
Crois-moi.
Bon...
À ta nouvelle table de mixage et aux tubes qui vont en sortir.
Cartier Fareed a tout ce qu'il veut.
Si tu combles un besoin, tu seras toujours nécessaire. Si tu combles un besoin, tu seras toujours nécessaire.
Et c'est ce que tu fais.
Les gens ont besoin d'un son qui leur parle,
qui les comprenne, qui les touche.
C'est mon but.
Mais on me met des bâtons dans les roues.
Tu connais Lee Iacocca ?
Le mec des voitures ?
Président directeur général de Chrysler.
Un génie des affaires.
Il connaît tout, du marketing à l'approvisionnement.
Il a un dicton.
"La vitesse du patron, c'est celle de l'équipe."
Alors...
si tu veux être le patron,
donne le rythme, mec.
Entendu.
Ressers-moi.
T'as bon goût.
Il est venu à la boutique.
Unique.
Il va et vient comme il veut.
Après ce qu'il m'a fait,
ce qu'il vous a fait.
Je vous croyais forte.
C'est de la faiblesse.
Il se fiche de nous.
C'est stratégique, Juliana.
Ça te paraît injuste,
mais c'est qu'un coup dans notre partie.
Je joue pas à votre jeu.
C'est quoi, ces habits du dimanche ?
Je vais à l'église dimanche.
Juke a été touchée par le Saint-Esprit ?
Je supplie Dieu de me sauver de Famous.
Ce con m'a branchée à sa fête.
Il te branche sans arrêt.
Il était un peu plus collant.
Ouais...
Famous planait, hier soir.
Tu peux parler.
En fait,
j'ai ces fringues pour accompagner ma mère à l'église.
Putain de merde, ta mère !
J'avais oublié, Juke...
C'était comment ?
J'en sais rien.
Elle est...
sympa.
Je peux pas dire. Je peux pas dire.
C'est encore trop tôt.
Elle est partie quand j'étais bébé. Quelle mère fait ça ?
Une qui l'a conçu avec Marvin.
Tu veux savoir ce qui était dingue ?
Ses yeux, mec.
En les regardant...
j'ai reconnu quelque chose.
Comme si je l'avais toujours connue,
et inversement.
C'était comme avoir une vision tordue de moi-même.
C'est profond.
C'est clair.
Je vous laisse tranquilles tous les deux.
C'est là qu'auront lieu les dîners de famille.
Je pense mettre la table ici.
Avec un gros lustre ancien au-dessus.
Je pourrais arracher le plancher et poser de la moquette.
T'en penses quoi ?
Pourquoi tu m'as appelé ?
Comme t'es dans l'urbanisme,
tu t'y connais sûrement en architecture.
Et en planchers.
Oui, en planchers.
Rien t'oblige à rester.
Tu attends quoi de moi ?
Dis-moi si je dois remplacer le plancher par de la moquette.
Recouvre le plancher, plutôt.
Le plancher, c'est indémodable.
Tu voudras peut-être le récupérer.
Ça fera pas trop haut ? Ça fera pas trop haut ?
J'aime les tapis comme mes hommes.
Épais.
Espèce de clown !
Tu le sais ?
Viens.
Je te montre les chambres.
Faut que je sache.
Je croyais que non,
mais si.
Que s'est-il passé cette nuit-là ?
Quand tu m'as demandé d'emmener Kanan loin d'ici.
C'était à cause des flics.
Fallait éloigner mon fils.
Cette nuit-là, j'ai protégé mon fils. Cette nuit-là, j'ai protégé mon fils.
Tu protégeais Kanan ?
Comme toujours.
D'accord.
Allons voir les chambres.
Ouais, ça sera dans un bus.
Dans un minibus qui part du Southside.
Fais gaffe, mec.
Pas touche au chauffeur.
Il est avec moi.
Je te laisse.
Vous rouvrez ici ?
Ça a jamais fermé, lieutenant.
Vous cherchez quelque chose ?
On attend un gros...
arrivage de tissu de Paris la semaine prochaine.
De quoi faire ressortir la couleur de vos jolis yeux. De quoi faire ressortir la couleur de vos jolis yeux.
Ça ira.
Vous savez ce qu'on dit : "L'habit fait le moine...
"ou la moinesse."
On dit ça ?
Vous êtes dans une mauvaise passe.
Mon partenaire se prend une balle, frôle la mort.
Vous vous retrouvez en prison, à tort.
Vous perdez votre business et tout le reste.
Entre-temps, le bruit court qu'on vous a piégé.
On vous a roulé, Unique.
Si on m'avait fait ce coup-là...
je l'aurais mauvaise.
Je chercherais qui c'était pour me venger.
C'est ce qui nous différencie, lieutenant.
Moi, je suis pour vivre et laisser vivre.
Dieu, accorde-moi la tranquillité
de savoir ce que je peux changer,
ce que je peux pas changer,
et la sagesse de savoir faire la différence.
- "Sérénité." - Pardon ?
"Dieu, accorde-moi la sérénité de savoir." "Dieu, accorde-moi la sérénité de savoir."
Ça revient au même.
On a fini ou je vous offre un pantalon en lin
ou autre ?
C'est agréable quand il fait chaud.
On peut même le tailler pour accentuer
ce que vous avez à offrir.
Vous avez des choses à offrir,
lieutenant.
Je vous ai à l'œil.
Et je vous quitte pas des yeux.
Bonne journée, lieutenant.
Faites l'offre
et je m'occupe du reste.
Entendu.
Je me lance.
Je suis heureux pour toi.
Tu caches bien ta joie. Tu caches bien ta joie.
Faut que t'arrêtes de m'appeler,
de me ramener à toi.
Tu dois me laisser tranquille.
On va recommencer la même chose,
avec le même résultat...
ou peut-être même pire.
Je veux dire que...
si tu tiens à moi, et je suis sûr que oui...
rends-moi ma liberté.
Laisse-moi reprendre ma vie.
Tu es un grand garçon.
Je ne te force à rien.
Tu m'as dit que tu te sentais en vacances avec moi. Tu m'as dit que tu te sentais en vacances avec moi.
Tu te souviens ?
Mais ce n'est pas ça que je voulais.
Je voulais que tu te sentes chez toi.
Appelle-moi après la livraison.
Tu vas où ?
Traîner avec Famous.
Sois prudent.
Comme toujours.
Terminus, bordel !
Ralentis, du calme. Répète-moi ça.
Tu te fous de ma gueule ?
Avec le putain de bus ? Avec le putain de bus ?
Fait chier !
Tout le monde a ses emmerdes,
son propre parcours,
son propre chemin.
Des enfoirés vivant dans le présent cherchent qui ils sont.
Et d'autres enfoirés tournés vers l'avenir
cherchent qui ils veulent être.
Et il y a ceux coincés dans le passé
qui font tout pour qu'on sache pas qui ils étaient.
C'est ça, l'enjeu.
C'est ça, la vie.
Une putain de bagarre
entre ce qui s'est passé, ce qui se passe
et ce qui se passera.
Et je lis dans tes pensées.
Qui va gagner ce combat ?
Le passé, le présent ou l'avenir ?
Merde...
Pourquoi c'est à moi que tu demandes ?
Adaptation Isabelle Bourgoin
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