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Original subtitles

LA TOILE D'ARAIGN�E

Les ennuis commenc�rent...

Je vous emm�ne ?

Vous allez en ville ? Moi, je tourne avant.

C'est pour des fun�railles ?

Pourquoi les destiner � quelque chose ?

Leur beaut� suffit.

- Vous parlez beaucoup. - Et vous, jamais ?

Je pourrais vous assourdir.

Mais pas avec des broutilles.

J'aimerais bien qu'on me parle, de n'importe quoi.

Rouge et vert...

Derain vient de mourir dans une clinique.

Vous ignorez qui c'�tait.

- Si, je sais. - Alors, qui ?

Un peintre fran�ais. L'un des fauves.

Il est mort sur un lit blanc, dans une chambre blanche,

entour� de m�decins en blanc.

Ses derniers mots furent :

"Du rouge, montrez-moi du rouge.

"Avant de mourir, je veux voir du rouge et du vert."

En effet, vous ne parlez pas pour ne rien dire.

- Les artistes font bien de mourir. - Pourquoi ?

Morts, on leur rend justice. Ils ne sont plus emb�tants.

Vous �tes donc peintre ?

Van Gogh s'est tu�, alors on l'a tenu pour fou.

Vivant, ses toiles ne valaient rien. Mort, elles valent des millions.

Les toiles sont inchang�es, qui donc est fou ?

Je descends ici.

Vous �tes � la clinique ?

Oui. La r�alit� m'�chappe totalement.

Je vous y conduis.

Le traitement vous aide-t-il ?

Comment le saurais-je ?

Qui le saurait, sinon vous ?

Mon psychiatre le croit.

Je tiens � souligner, dans ce rapport aux administrateurs,

que nos malades assument de plus en plus de responsabilit�s

dans leur vie quotidienne � la clinique.

Quant aux patients les plus instables,

c'est-�-dire ceux qui ont du mal � affronter la vie de tous les jours,

et pour qui la menace d'une d�pression profonde

est toujours pr�sente...

- C'est Mme Demuth. - On finira plus tard.

Vous avez Stevie Holte � 5 h.

Je travaillerai dessus ce soir.

- Comit� des malades � 8 h 30. - Je sais.

Je me coucherai � l'aube.

Mme Demuth, le Dr McIver vous attend.

M. Holcomb est perturb�.

Mme O'Brien aussi.

M. Holcomb !

M. Holcomb, tout va bien ?

M. Holcomb, c'est le Dr Devanal.

J'aimerais vous parler. Ouvrez-moi.

J'utilise ma cl�, docteur ?

La cause de ceci ?

Apparemment, un incident avec le jardinier.

- Curly ? - Il l'aurait insult�.

- Quand est-ce arriv� ? - � l'instant.

Je vous envoie Curly ?

- O� est miss Inch ? - Dans la biblioth�que.

Continuez � lui parler pour qu'il ouvre la porte. Je reviens.

Et �a, combien ?

C'est du reps. �a ne vous plaira pas.

Pourquoi ?

Si vous voulez des rideaux pour cette pi�ce,

prenez quelque chose de gai.

Sinon, autant garder les m�mes rideaux.

La d�cision vient des administrateurs, non de moi.

Moi, je dois faire des �conomies !

Donc, je veux savoir le prix.

Ce reps vaut 2,99 $ le m�tre sans les taxes.

191,36 sans la remise.

Vicky, j'ai � vous parler.

12,5 % sur 191 par 5.

167,44 plus 3% de taxe...

5,02. Ce qui fait 176,46 $.

Comment va ma pr�f�r�e ?

Vicky, aidez-moi. Il s'agit de Curly.

Vous voulez le renvoyer ?

Il est irrempla�able, � ce salaire-l� !

Il n'�coute que vous. Il a boulevers� un malade.

C'est g�nant avec le conseil qui va bient�t se r�unir ici...

Le conseil n'aime pas que...

Vous faites des miracles.

Faites-en un pour moi.

Dites � Curly d'�tre gentil avec les malades.

Et je dirai � Holcomb qu'il s'est excus�.

Allez. Faites-nous un miracle.

Je vous laisse ces �chantillons de chintz et vous r�fl�chissez.

Le reps vous rendrait malheureuse.

Mon bonheur n'a rien � voir avec �a.

Des rideaux ne me rendront pas folle de joie !

Je vous commanderai le reps.

Le voil�...

le ch�teau du Dragon !

La th�rapie par l'environnement. Tu parles !

Vous devriez voir l'int�rieur, il vous glace.

Connaissez-vous Miss Inch ? Son p�re �tait un vaillant pionnier.

- Je le connais. - Elle va pendre de nouveaux rideaux.

Un coup d'�il, et c'est les malades qui se pendront.

Rien que des cingl�s ici.

On ne distingue pas les malades des m�decins.

- Moi, si. - Comment ?

Les malades gu�rissent.

- Merci de m'avoir emmen�. - Pas de quoi.

Et elle s'embarqua pour l'Am�rique.

Notre soulagement fut, croyez-le, indescriptible.

Et on est mont�s dans l'avion heureux comme des enfants.

Vous voulez la suite ?

Quand on est arriv�s � Rome,

on a �t� accueillis par cette femme compl�tement hyst�rique.

Le reste du voyage fut horrible...

Tiens, Mme McIver !

- Vous allez bien, Dr Wolff ? - C'est rare de vous voir ici.

- Comment va euh... - Ma femme va bien, merci.

Stewart est si occup� qu'on ne voit personne...

Je comprends.

Mais prochainement. Tr�s bient�t...

Stewart, je...

- Je suis d�sol�e. - Karen, je suis occup�.

Pardon. Je viens d'avoir une id�e fantastique.

Tu ne dois pas entrer ici.

Je croyais que tu avais fini.

Votre femme... si un homme la touchait...

elle le ferait fondre comme de la glace.

Elle est nymphomane ? �tre son mari ne vous effraie pas ?

Pourquoi vous soucier de moi ?

De vous ? Je m'inqui�te de moi ?

Je suis soign� � l'�il, ce qui vous arrange pour les imp�ts.

Mais vous �tes cens� me pr�parer � une vie normale.

Normale ! La v�tre l'est-elle ?

En ce qui concerne les valeurs, les v�tres ne valent rien.

Minable petit bourgeois � la vie �triqu�e !

Seuls comptent l'argent que vous ne m�ritez pas

et la belle fille qui vous attend le soir.

"Stewart ch�ri, ton d�ner est sur le feu."

Ceci a commenc� avant l'entr�e de ma femme.

Et alors ? C'est une interpr�tation ?

�a ne va pas tr�s loin.

D�couvrez donc pourquoi je hais mon salaud de p�re !

Je d�cide du traitement. Vous, vous d�butez dans la psychiatrie.

Pas d'analyse pr�-infantile ? C'est classique, pourtant.

Votre cas n'est pas classique.

Les insultes, maintenant !

Vous avez parl� de mes valeurs.

Elles m'obligent � �couter calmement vos idioties.

Sans m'emporter, sans dire : "Au diable !"

J'ai le sens de ma responsabilit� humaine.

Vous savez diminuer les �tres, Stevie.

Au moins, je sers � quelque chose.

Vous me jugez sans valeur, un cr�tin.

Et vous vous �tonnez de ne pouvoir vivre en soci�t�...

En voil� des platitudes !

Je ne sais pas...

Vous m'en voulez car vous n'avez ni femme ni foyer.

Arr�tez ! Vous �tes si intelligent.

J'ai d� passer � c�t� de quelque chose...

Elle m'a pris dans sa voiture.

Vous saviez qui elle �tait ?

Peu importe son identit�. Vous �tes comme les autres.

C'est une jolie femme.

Normal d'avoir certaines pens�es � son �gard.

Inutile de vous sentir coupable ou d'avoir peur.

Je ne suis pas votre p�re.

Je ne vous abandonnerai pas comme lui.

Il existe autre chose que la trahison.

Qu'avez-vous... dit ?

Regina, c'�tait trop dr�le !

D'un mauvais go�t, m�me pour Vicky !

Un reps triste dont on ne voudrait pas

pour briquer sa voiture.

Quel dommage ! C'est une pi�ce si belle !

Tu pourrais m'aider. Il y a tant de jolies boutiques � Chicago.

Ici, nous n'avons que ce pauvre vieux Petlee.

Je vois d�j� ce que je choisirai, moi.

Tu sais comment c'est quand il y a un budget � respecter.

Tu es gentille mais tu exag�res.

Si j'ai du go�t, c'est que tes le�ons m'ont profit�.

Te souviens-tu...

- Maman m'a permis de t'attendre. - C'est moi qui vais te border.

�a va ? Oh... excuse-moi.

Tu peux demander mon d�ner � Sadie ?

Je retourne � la clinique.

Embrasse-moi avant de partir.

Je ne raterais �a pour rien au monde.

- Tu me lis une histoire ? - Une petite.

- On joue � quelque chose ? - Aux cartes.

Tu restes ce soir ?

Tu as les mesures ?

Dans combien de... Oui, Eric Street.

Regina, je les aurai pour le conseil de mardi ?

Comment les feras-tu faire si vite ?

Merveilleux. Ce doit �tre un g�nie.

Bonsoir, ch�ri. J'arrive tout de suite.

C'�tait Stewart. Non, je n'ai pas pu le lui dire encore.

Je ne sais pas. Il pensera...

Je pense qu'il sera ravi, c'est la 1re fois que j'interviens...

Tu es la plus fabuleuse...

Tu me tiens au courant. Je pr�viendrai si je m'absente.

Au revoir, ch�rie, et merci.

- Tu as un instant ? - Oui, je t'�coute.

C'est important. Assieds-toi.

Vas-y.

J'ai eu une inspiration cet apr�s-midi.

�a te pla�t ?

Des roses sur du satin fa�onn�.

Joli. C'est pour quoi ?

Ton artiste cingl� m'en a donn� l'id�e.

C'est pourquoi je suis entr�e chez toi.

Pardon. J'ai �t� brusque.

L'analyse est un peu comme une confession...

C'est un gar�on difficile.

Je comprends. Je le trouve tr�s s�duisant.

Apparemment, c'est r�ciproque.

Tu l'as impressionn�.

Ah bon ?

Qu'a-t-il dit ?

�a s'est compliqu�. Que s'est-il pass� ?

Rien, on a bavard�. Il te l'a dit ?

Il m'a tout dit.

Alors, pourquoi ta question ?

Je doute que vous ayez la m�me vision de ce qui s'est pass�.

Il a cru que tu flirtais.

Tu le crois, toi ?

Ce gar�on a une imagination d�bordante vis-�-vis des femmes.

- Il ne cessait de parler de toi. - Est-ce ma faute ?

Je ne songeais pas � toi mais � lui.

Moi, tu ne me crois pas ?

Tu ne m'inqui�tes pas, lui si.

Te sachant ma femme, il a eu peur.

Il a dit des choses folles sur nous.

- Quelles choses ? - Peu importe !

J'ai d�j� trop parl� de lui.

Mais tu les �coutes !

�videmment ! C'est mon m�tier !

Moi, je n'ai pas le droit d'y r�pondre ?

Tu n'as pas � y r�pondre !

Essaie de ma�triser tes sentiments.

La vie de ce gar�on est entre mes mains.

Je m'inqui�te pour lui et pour la clinique.

Essaie de comprendre cela.

J'essaie ! C'est pourquoi je suis venue.

En ne faisant aucun cas d'interrompre une s�ance ?

Je me suis excus�e.

Dans ton confessionnal, tu jouais les demi-dieux !

Que devais-je faire ?

Ne pas exhiber tes charmes � mes malades !

Donne-moi un peu de l'attention que tu leur accordes,

jour et nuit !

- Ce qui signifie ? - Tu le sais tr�s bien !

Comment va le tournoi ?

J'en suis aux demi-finales.

Pas �vident.

Bonsoir, Sadie.

- Pas de potage. - C'est votre pr�f�r�.

Je suis press�. Donnez-moi autre chose.

La partie a �t� longue ?

Deux heures. Puis on l'a report�e.

Tu joues les blancs ?

Tu peux faire �chec et mat.

- Qu'allais-tu faire ? - J'allais sacrifier ma tour.

Astucieux. Pourquoi ?

Je prends le fou avec ma tour, et sa tour prend la mienne.

J'avance ma reine et fais �chec et mat.

Je crois que je suis bien d�pass�.

- O� est le brandy ? - De l'autre c�t�.

- Avec du martini ? - Et pourquoi pas ?

Qu'y a-t-il ce soir ?

Le concert.

D�sol�. J'avais oubli�.

J'ai une r�union.

Repousse-la � demain.

R�union des malades. Je ne peux pas la repousser.

- Dev ne peut pas te remplacer ? - C'est mon service.

Huit jours que je r�ve de ce concert.

Meg Rinehart me remplacera si �a compte tant pour toi.

�a ne compte pas tant que �a.

Je regrette, Karen.

Je regrette aussi.

- M. Appleton, si vous permettez... - Bien s�r, M. Holcomb.

Il nous faut adopter la proc�dure parlementaire.

Ne parlez pas tous en m�me temps.

Attendez que je vous donne la parole.

Vite,

faites donc !

Je m'accorde la parole, en qualit� de pr�sident...

Laissez-nous parler, Holcomb. Vous sortez d'une crise.

Mme Demuth, vous m'insultez ! Et si vous n'aimez pas ma fa�on de...

Je m'excuse.

J'ai le d�faut d'�tre autoritaire. J'essaie de m'amender.

Essayez encore.

D�sol� d'�tre en retard.

Continuez.

On confond les travaux manuels et les travaux forc�s !

Parlons-en au Dr McIver.

�a semble important. De quoi s'agit-il ?

Un seul � la fois !

Silence !

M. Appleton, vous �tes incorrigible !

�a regarde Mme Rinehart. Elle pourrait r�sumer.

Pas moi !

Mme Jenkins en a eu l'id�e.

- C'�tait la mienne. - On l'a eue toutes les deux.

J'y ai pens� en parlant des nouveaux rideaux avec Mme Rinehart.

Puis, on a appris que Lois y avait pens� aussi.

J'ai eu l'id�e la premi�re.

- Qui y a pens� la premi�re est... - Pas important ?

C'est �a. Si nous pouvions les faire nous-m�mes...

Nous, les malades. Un projet commun.

On ferait tout de A � Z.

Stevie peindrait des sc�nes et nous les coudrions.

Chacun approuve, sauf Holcomb.

Non, un instant. Je n'ai pas dit que j'�tais contre...

Mme Rinehart pense que c'est faisable ?

- Peut-�tre. - C'est pas tr�s enthousiaste.

- C'est une id�e int�ressante. - Une id�e merveilleuse.

Et Stevie Holte veut faire les dessins ?

- Vous pouvez ? - Sur de l'�tamine.

Si j'y jetais de la boue, ce serait mieux que �a !

C'est votre intention ?

Non. Les motifs repr�senteront notre vie ici.

Rien n'est �tabli encore.

Alors cette pi�ce sera � nous. Pas � Miss Inch !

Vous �tes bien s�r de vous.

Je suis mort de trouille.

Vous approuvez ?

Pas d'objection.

Silence ! M. Appleton, pour l'amour du ciel !

N'est-ce pas un probl�me administratif ?

Il faut consulter le Dr Devanal.

C'est un probl�me clinique. Je suis l�, le Dr Devanal est absent.

C'est l�-bas.

Je suis Mme McIver.

Regina ! J'ai cru que les enfants avaient quelques chose.

Par l'avion de demain ? Incroyable.

Regina, tu es fantastique !

Vicky Inch ? Je l'appelle � l'instant pour l'avertir.

Regina ch�rie, merci mille fois !

On se voit la semaine prochaine. Au revoir.

Qui est-ce ?

Vicky, ici Karen McIver.

J'ai � vous parler de la clinique.

- Comment allez-vous ? - Passablement.

Ch�ri, parlez plus fort.

Je suis � l'entracte d'un concert. On galope devant cette cabine.

- Fermez la porte. - Impossible. Il fait trop chaud.

- Il faudrait l'air conditionn�. - Trop cher.

- Pardon ? - Trop cher.

- Comment allez-vous ? - Passablement, j'ai dit.

J'appelle au sujet des rideaux.

- J'en ai parl� � Regina. - Qui ?

Regina Smythe. Elle a ce tissu.

Elle m'a donn� l'�chantillon.

Qu'elle donne plut�t de l'argent !

Vicky, l'argent n'est pas un obstacle.

Vraiment ?

L'an dernier, on a d�pens� 100 $, rien qu'en punaises.

- En punaises ? - On n'a pas les moyens.

Vicky, vous faites de l'obstruction !

Vraiment ? Karen, il y a des r�gles � observer.

J'en doute.

Et des traditions inconnues des nouveaux venus.

Vous voulez dire mon mari et moi ?

Je parle de Regina Smythe.

Elle ignore que je d�core la clinique.

Elle pr�side le conseil depuis 5 ans !

Elle pousse comme la mauvaise herbe !

Regina Smythe se d�voue � la clinique !

Pas plus que moi ! J'y suis entr�e avec le Dr Devanal.

Le Dr Collins a fond� la clinique.

J'ai assist� � sa construction en 1907.

Quant aux vieux rideaux,

je les ai choisis moi-m�me chez Petlee.

En 1907 ?

Je vous pr�viens, Vicky...

Petlee ? Ici Vicky Inch.

Vous y retournerez apr�s.

Je prends le reps � 2,99 $ moins les 12,5 % de remise...

Livrez-moi demain.

Dev !

Va t'asseoir, Edna. Je te rejoins.

Votre place est dans un coffre-fort.

Vous �tes un vrai joyau !

Je ne veux pas vous ennuyer mais quelque chose me tracasse.

Puis-je vous parler ?

Bien s�r. Vous prenez un verre ?

Non. Je voudrais un peu d'air.

Mais bien s�r.

O� est Stewart ? N'aime-t-il pas la musique ?

Non, en effet. Il est retourn� � la clinique.

Qu'est-ce qui chiffonne cette jolie t�te ?

Que puis-je pour vous ?

Vous vous entendez avec Vicky Inch ?

La plupart du temps. Pourquoi ?

Elle a �t� grossi�re avec moi.

- Elle est ici ? - Non, au t�l�phone.

Ne le prenez pas pour vous.

Si, justement. Elle m'a trait�e de nouvelle venue.

- Et a raccroch�. - Comme d'habitude.

De quoi s'agissait-il ?

Que pensez-vous de Regina ?

Une femme de valeur ! Elle nous a �t� pr�cieuse.

Pourquoi Vicky la traite de mauvaise herbe ?

De mauvaise herbe ?

Quel temp�rament, cette Vicky !

� quel propos ?

Aujourd'hui, j'�tais dans la biblioth�que.

Aujourd'hui ? Dire que j'ai manqu� �a !

J'ai vu les rideaux. Ils sont affreux.

Vicky s'en occupe.

Vicky pense que je n'ai pas � m'en m�ler.

Gr�ce � elle, je me sens une intruse... ind�sirable ici.

"Ind�sirable" ?

Curieuse id�e !

Vous ai-je jamais donn� cette id�e ?

Je m'occuperai de Vicky.

Je lui parlerai demain.

Je vous t�l�phonerai.

Vous �tes adorable.

Encore mieux. Prenons un verre ensemble.

Pour en perler.

Tout va s'arranger.

M. Wictz a recommenc�.

On a bu chez lui jusqu'� 2 h du matin.

Les malades se plaignent.

- Ils vous l'ont dit ? - Non.

Que le comit� des malades en parle � M. Wictz.

J'ai d�couvert sa cachette.

- Quoi ? - Son whisky.

- Comment avez-vous su ? - J'ai bien cherch�.

- Vous avez fouill� sa chambre ? - Oui.

Vous �tes... un �tre humain.

Vous estimez avoir droit � une vie priv�e ?

Vous n'aimeriez pas qu'on la viole ?

M. Wictz est �galement un �tre humain.

- Je le lui confisque ? - Non.

Mais il invite des malades � boire.

Donnez-lui des verres propres.

Mais docteur !

Il y a 5 mois, Wictz voulait se tuer.

Maintenant, il invite des gens � prendre un verre.

Le Dr Wolff lui a fait remonter la pente.

On ne va pas lui faire faire machine arri�re. Compris ?

Bonjour, Stevie.

L'id�e... n'�tait ni de Lois ni de Mme Jenkins, mais de vous.

Que dois-je faire ? Vous �tre �ternellement reconnaissant ?

Vous pensez ainsi gu�rir mon inertie mentale ?

Arr�tez un peu.

Mais votre vrai mobile

est de me substituer psychologiquement � votre fils.

Vous saviez que j'avais un fils ?

Non. Je parlais en g�n�ral.

Vous vivez seule.

Comment le savez-vous ?

Je connais le garage au-dessus duquel vous habitez.

Vous �tes divorc�e ?

Mon mari et mon fils sont morts dans un accident.

J'ai surv�cu.

Ma m�re est morte l'an dernier.

Et ma vie s'est �croul�e.

Votre p�re est toujours vivant ?

Je l'ignore.

J'ignore o� il est. J'�tais gosse quand il nous a l�ch�s.

Vous l'aimiez beaucoup ?

C'�tait un saligaud.

Mais je ne dois pas le dire.

- Pourquoi ? - On n'est pas cens� dire �a.

Ma m�re a tout fait pour me d�truire. Mais �a n'a pas march�.

Je m'en suis remise. J'ai compris.

Comment ?

Gr�ce � un psychiatre.

Maintenant, tout va bien.

Alors vous croyez qu'on gu�rit ?

Mais il faut s'y atteler !

Oust ! J'�cris un m�mo.

Sur quoi ?

Au sujet d'un m�trage d'�tamine, figurez-vous.

Je pose rarement des questions.

Je ne m'int�resse gu�re qu'� moi-m�me.

D'habitude, je ne dis pas grand-chose aux gens.

Vous vous d�testerez demain matin.

Tenez.

Je doute que vous les m�ritiez.

Le Dr Devanal est au t�l�phone.

J'essaie de le joindre depuis 20 min ! Avec qui est-il ?

Avec Mme McIver.

- Vous pouvez les mettre sur tissu ? - Facile. Ce sera magnifique.

Bien. Allez-y.

- Fi�re, hein ? - Un peu.

Vous pouvez l'�tre. Stevie a besoin d'�tre en confiance.

Vous lui plaisez.

- Il me pla�t aussi. - Vous avez bien raison.

Si �a marche, nous lui prouverons qu'il existe de bons parents.

- Puis-je t�l�phoner ? - Oui.

Ici McIver. Mon domicile, je vous prie.

Je prenais une douche.

Non, ch�ri. Je sors prendre un verre. Pourquoi ?

Tant pis, on ira au lac une autre fois.

Karen, il faut que nous parlions. Ce soir, qu'en dis-tu ?

Non, je rentrerai t�t.

� ce soir, alors.

Je mets �a o� ? C'est du tissu de chez Petlee.

Le canevas de M. Irwin ?

Non. Du reps pour Miss Inch.

Bonsoir, Mme Rinehart.

Bonsoir, docteur.

Le bureau de Miss Inch est pr�s de cet entr�e.

Mme Rinehart vante la beaut� de vos dessins.

Ils sont admirables !

Je ne l'ai jamais vue aussi enthousiaste.

Le C�zanne des n�vros�s !

Profitez de cet instant ! Vous �tes au bord de la r�ussite !

Dor�navant, vous passerez de l'euphorie au d�sespoir.

Je vous plains.

Ce moment de joie va �puiser vos nerfs.

Vous n'�tes pas dr�le, M. Capp.

Vos moqueries masquent votre propre ins�curit�.

Je me hais !

Gibbon l'a compris dans son Histoire de Rome.

Mais il n'a pas saisi l'ironie du destin de C�sar.

C'est vrai que Caligula �tait une b�te cruelle et sanguinaire...

Oui ? Entrez.

Je vous d�range ?

Mme Rinehart ? Non, entrez.

C'est agr�able, une visite � cette heure.

Je retarde votre d�ner ?

Je prenais un sherry avant d'aller d�ner. Je vous sers ?

Oui, avec plaisir.

Vous ne d�nez pas ici ?

Et o� d�nez-vous ?

En ville, d'habitude.

C'est co�teux.

Tout l'est de nos jours.

Vos nouveaux rideaux aussi, para�t-il.

Plus de 270 $.

D�pense inutile. C'est un crime !

Ils sont commenc�s ?

Oui, pourquoi ?

Sinon, j'aurais pu grandement diminuer le crime.

Mais s'ils sont commenc�s...

Sue ?

Vous voulez venir au cin�ma ce soir pour f�ter �a ?

Stevie, attendez !

J'ai quelque chose � vous dire.

J'en ai honte.

Je voudrais venir ! Personne ne m'a jamais invit�e.

Mais je ne peux pas !

Pourquoi ?

Je suis agoraphobe.

Depuis mon arriv�e, je ne suis pas sortie d'ici.

Voil� ma maladie.

Et si vous sortiez ?

Si par exemple, vous veniez au cin�ma ?

Vous pousseriez des cris ?

On vous prendra pour un critique.

J'aimerais essayer.

Avec vous peut-�tre, ce sera possible...

si vous prenez soin de moi.

Bon, allons-y.

Pas... pas maintenant, un de ces jours.

Je dois m'y pr�parer.

Un de ces jours.

Des dessins ?

Des dessins sur du tissu ?

Qu'est-ce que vous manigancez ?

Rien du tout, Miss Inch.

Le Dr McIver a approuv� ce projet...

C'est la raison de votre visite. Assurer le triomphe de cette femme !

- Quelle femme ? - Vous �tes dupes !

Je voulais votre aide.

Je croyais � une visite amicale !

Des dessins sur du tissu ! Je n'ai jamais rien entendu de tel !

Dites au Dr McIver qu'il est all� trop loin.

Et que sa femme frivole se m�le de ses affaires !

Je vous ai racont� vraiment tous mes soucis.

�trange institution que le mariage.

On lui demande plus qu'on peut en obtenir.

C'est une grande institution

et comme dans toutes les institutions...

on sacrifie une partie de soi-m�me.

Donc, on reste sur sa faim, ou on cherche ailleurs.

Dev... je ne me plains pas.

Au d�but...

� Chicago, Stewart avait son travail.

Mais c'�tait tr�pidant et on avait vraiment une vie commune.

Et maintenant ?

Il voulait venir ici. Moi pas. Mais je suis venue.

Et puis, tout a chang�. Il est devenu inaccessible.

Il s'�panouit dans son m�tier. Moi, je n'ai rien.

Quand j'essaie de me rapprocher de lui...

J'ai besoin...

J'ignore ce dont j'ai besoin.

Votre message m'a paru urgent.

- Il fallait pas vous d�placer. - C'est rien. Dites-moi.

Je me suis lourdement tromp�e.

Petlee a livr� du reps � Vicky.

Vous �tiez parti. Je suis all�e la voir.

Elle a failli me d�vorer.

Vraiment ?

- Je lui parlerai. N'y pensez plus. - Quelques d�tails quand m�me.

Je suis "dupe"

d'un "complot" de Mme McIver.

Je cite : "Que Mme McIver se m�le de ses affaires."

J'ai omis les adjectifs.

- J'ignore ce qu'elle voulait dire. - Elle n'a pas voulu en dire plus.

- Puis-je l'appeler d'ici ? - Bien s�r.

- Je vous aide ? - Non, �a ira.

- D�sol�e. - Ce n'est pas grave.

Qui lui a donn� cette id�e ?

J'allais vous le demander.

Quoi ? Vous y croyez ?

Au complot ?

- Il y a un d�sordre fou. - Ne vous en faites pas.

- Je viens d'am�nager. - Pas de soucis.

Donnez-moi 7 jours.

- O� est le t�l�phone ? - Par terre.

Vicky, ici le Dr McIver. �a va ?

Je veux �claircir cette salade au sujet des rideaux.

Attendez... Karen vous a appel�e ?

Qu'est-ce que Karen...

Je le lui demanderai, mais...

Vicky Inch a vraiment ses petites manies.

Mais il n'y a pas qu'elle.

Hier, vous parliez de vie priv�e.

- Les m�decins doivent �tre curieux. - Pas les infirmi�res ?

Mme O'Brien n'est pas une infirmi�re mais un policier.

Elle apprendra.

Bien, ce si�ge. Votre �uvre ?

Je peux m'y fier ?

- Plus solide que vous ! - J'esp�re bien.

Et M. Wictz ?

Si ses beuveries d�rangent les malades ?

Que leur comit� le lui dise.

- Le supportera-t-il ? - Si �a vient d'eux ?

Bien s�r.

Il ne les gardera pas toute la nuit. Ce n'est pas Sh�h�razade.

J'ai appris ici que le sens de l'humour est indispensable.

On voit trop de souffrance.

Sans humour, on s'�puiserait.

On n'aurait rien � leur donner.

- Ils en demandent toujours plus. - Ils sont insatiables.

Joli �tui. Votre �uvre aussi ?

Mon mari l'a fait.

Je suis d�sol�.

Miraculeusement, les id�es int�ressantes se font jour.

Vos rideaux, par exemple...

Stevie n'a jamais montr� tant d'int�r�t.

Je vous suis redevable.

L'id�e est de Sue.

Je l'ai propag�e.

Vous �tes bonne com�dienne.

Je le croyais, mais votre �il est per�ant.

Comment auriez-vous fait ?

Il n'y aucune r�gle.

Si on a le c�ur et le cerveau en place, on se fie � soi-m�me.

Est-ce mon cas ?

Je vous le dirai dans quelques mois.

H�, c'est confortable.

�videmment.

Si je restais ici plut�t ?

Plut�t que quoi ?

Plut�t que de livrer bataille � Vicky Inch.

Ce sera un endroit accueillant.

Dans 15 jours.

�a l'est d�j�.

Jetez-moi dehors !

Dehors !

- Vous me direz qui a gagn�. - D'accord.

Qui est l� ?

- Dr McIver. - Que voulez-vous ?

Je veux vous parler. Ouvrez !

Nous parlerons demain.

Vicky, j'entrerai de force. Ouvrez la porte !

Un instant.

Sortez. Vous enfreignez la loi.

Vous �tes chez moi. Je vous demande de partir.

Assez radot�. Asseyez-vous.

Asseyez-vous !

Et taisez-vous !

D'abord, ne me raccrochez plus jamais au nez.

Sinon vous aurez une magistrale fess�e.

Vous n'oseriez pas !

D�fiez-moi.

Pourquoi ouvrir la porte ?

Que penseront mes voisins ? Je suis d�v�tue.

- Vous �tes tr�s bien. - Non.

Vous tenez � ce qu'ils le voient ?

- Un cendrier... - Je ne fume pas.

Une soucoupe, alors. Ou ne mangez-vous pas ?

Bien, dites-moi... Asseyez-vous.

Alors, ces sottises sur Karen ?

- Je trouve �trange... - Je me fiche de votre avis.

Cela fait trop longtemps que vous essayez de faire peur aux gens.

Je sais tr�s bien ce qui vous effraie.

Alors, arr�tez cela.

Notre travail est suffisamment difficile, n'en rajoutez pas.

- Karen vous a appel� ? - Hier soir.

� quel propos ?

Des �chantillons.

Nos r�les respectifs.

Et pour vanter les projets de rideaux de Regina Smythe !

Je vois.

Je suis d�sol� de ce micmac, Vicky.

Mais le projet de Mme Rinehart sert l'int�r�t des malades.

Ce sont eux qui feront les rideaux.

Ils seront �tranges.

Vous n'avez pas le monopole du bon go�t.

Que pensera le conseil ?

C'est moi qui dirige la clinique.

Je croyais que c'�tait le Dr Devanal qui la dirigeait.

Vous n'avez pas lu mon contrat ?

Par quel miracle ?

Dev le garde enferm� dans son bureau.

Donnez � Mme Rinehart tout ce dont elle a besoin.

C'est votre p�re ?

Un homme remarquable !

Il s'est battu ici contre les Indiens.

Voulez-vous une tasse de th� ?

Est-ce que nous pourrions mieux nous entendre ?

J'en suis s�r. Mes conditions sont simples :

reddition sans condition.

Maman ? Viens me voir battre papa.

Je me couche, Mark.

Karen, on avait rendez-vous.

J'ai �t� retenue... au bureau.

Depuis des heures, j'attends de te parler.

Pas maintenant. J'ai la migraine.

Alors pourquoi boire ? L'alcool dilate les capillaires.

Toi, tu sais toujours tout.

Apparemment, il y a une chose que j'ignorais.

Karen, pourquoi m'en veux-tu ?

Quoi ?

J'ai dit : "Pourquoi m'en veux..."

Pourquoi m'en veux-tu ?

Je ne t'en veux pas !

Tu ne m'as rien dit pour les rideaux. D'autres m'en ont parl�.

Quand ?

Quand te l'aurais-je dit ?

N'importe quand. Pourquoi ?

Hier soir au concert, pendant l'entracte ?

J'ai essay� ! Tu n'es jamais l� !

J'ai t�l�phon� ici ce soir. Tu n'�tais pas l�.

On avait rendez-vous.

J'�tais chez Vicky, r�glant l'histoire des rideaux.

Bient�t, nous aurons des rideaux � ne plus savoir qu'en faire.

J'ai r�gl� cela avec Dev.

Tu as d�n� avec lui ?

Oui. C'est interdit ?

Tu n'as tout de m�me pas parl� des rideaux avec Dev ?

Vous en avez parl� ?

Entre autres choses.

�coute-moi bien.

Ne parle plus jamais de la clinique avec Dev sans ma permission !

Meg Rinehart veut que les malades fassent leurs propres rideaux.

Ce sera assez difficile, sans que Dev s'en m�le.

As-tu song� que j'ai parl� � Dev

simplement parce que j'avais besoin de parler ?

On n'a pas parl� que de la clinique.

Et de quoi avez-vous discut� pendant 4 heures ?

En fait, j'ai parl� de toi.

Je vois.

Tu encourages Dev en pleurant sur son �paule.

- Je ne pleure pas. - Tu ne le connais pas. Oublie-le.

Avez-vous jamais eu une conversation sinc�re ?

Crois-tu en avoir eu une ?

Dommage de te d�sillusionner.

Tu n'es pas l'unique aventure du Dr Devanal.

�a arrive avec toutes les femmes, y compris sa secr�taire.

Cesse de toujours vouloir avoir raison !

Rosie dort.

Ne joue pas les p�res attentionn�s !

Tu trouves aussi que je n�glige les enfants ?

Les seuls enfants dont tu t'occupes sont tes malades

On a demand� � Rosie ce qu'elle voulait �tre plus tard.

Tu veux sa r�ponse ?

Une malade !

Il arrive... qu'on se dispute, Mark.

Au sujet de ces fameux rideaux...

je suis venue hier dans ton bureau pour t'en parler.

J'ai encore essay� hier soir.

Je croyais te faire plaisir. Mais j'en ai assez.

Je n'en ai plus rien � faire.

Je serais l� plus souvent...

si j'�tais retenu ici.

Par quoi ?

Par une vraie femme.

Tu ne me traites pas comme telle.

J'essaie de te le dire. Je suis une femme !

Je veux �tre une femme, mais je dois me sentir... d�sir�e.

Chacun te trouve d�sirable.

Toi aussi ?

Si vous croyez gagner, d�trompez-vous.

Peut-il autoriser les malades � faire les rideaux ?

- Faire quoi ? - Les rideaux.

- C'est idiot ! - Vous l'ignoriez ?

Ne leur faut-il pas votre aval ?

N'�tes-vous pas directeur administratif ?

Je n'ai jamais vu son contrat.

- Il fallait demander. - Montrez-le-moi.

- J'en serais ravi... - Il est l�.

- Non. - Ouvrons pour voir.

On en parlera plus tard. J'ai un malade.

Faites entrer M. Capp d�s qu'il sera l�.

Je vais vous dicter une lettre.

- Je vais chercher mon carnet. - Non, prenez �a.

Vicky, vous m'excuserez.

Sortez !

- Pardon ? - J'ai dit : "Sortez !"

Allez-y.

�coutez, Vicky. Je suis las de votre arrogance !

Pour qui vous prenez-vous ? Vous n'�tes qu'une employ�e.

Renvoyez-moi !

Suis-je renvoy�e ?

Bien s�r que non. Ne soyez pas ridicule.

Vous ne le pouvez pas.

Vous avez aussi renonc� � �a ?

C'est pourquoi vous me cachez ce contrat.

Il fallait me le dire.

Je l'ai m�me cach� � ma femme.

J'ai encore mon orgueil.

J'ai combattu pour vous et vous saviez que je risquais mon poste.

Nous travaillons ensemble depuis 20 ans.

Des amis doivent compter l'un sur l'autre.

Un homme doit se d�brouiller seul.

C'est ce que je fais depuis 48 ans.

Il est temps que quelqu'un me soutienne.

Vous comptez sur McIver ?

Pas plus tard qu'hier soir, sa femme...

Cette pi�ce �tait le bureau du Dr Collins.

Elle �tait belle, alors.

C'est bien triste.

Quoi ?

D'y voir un homme si petit.

�a vous ennuie de m'attendre un peu ?

Mon programme de l'apr�s-midi ?

Inutile, annulez tout.

Je ne puis travailler. Je sors.

Petlee ? Ici Miss Inch.

Jim, le reps... je ne le trouve pas assez bien.

Qu'Albert vienne le reprendre.

Cobbie, prenez un m�mo, je vous prie.

Du directeur m�dical

aux services int�ress�s...

Sujet : les rideaux de la biblioth�que.

Ma d�cision...

prise apr�s examen minutieux de la question

et en consid�rant le v�u exprim� par la pr�sidente du conseil...

Paquet urgent pour Mme McIver.

J'arrive trop t�t ?

C'est bon, Sadie. Entrez, Dev.

Nous devions d�jeuner ensemble ?

Vraiment ? Alors, j'ai oubli�.

Je suis d�sol�.

Allons quand m�me d�jeuner au lac.

Je ne suis pas pr�te !

Prenez votre temps, Princesse, j'ai tout l'apr�s-midi.

- Vous prenez un verre ? - Oui, avec plaisir.

J'�tais heureux hier soir, Karen.

Apr�s votre d�part, j'ai pens� � ce que vous aviez dit.

Les �tres vivent prisonniers

de leur isolement, chacun mur� en lui-m�me.

Ce n'est la faute de personne. C'est la vie.

Nous voici tous deux � la recherche de quelque chose.

Esp�rant quelque chose.

- J'ai cru... - Qu'avez-vous cru ?

Qu'en remerciement pour les rideaux, je...

Vous en faites une chose sordide.

Ne l'est-elle pas ?

Hier soir, j'ai cru que nous �tions...

J'ai vraiment cru...

Que s'est-il pass�, Karen ?

Qu'avez-vous tous ?

Mark et Rosie vont rentrer de l'�cole. Partez.

Je suis d�sol�e. Je...

Je vous ai induit en erreur.

Essuyez-vous le visage.

Vous avez une cigarette ?

Puis-je rester sans tarir l'inspiration cr�atrice ?

- Gen�se ou synth�se ? - Ce n'est pas fini !

Allez voir les autres dans le studio.

Une �uvre inachev�e. Il n'y a que �a de vrai !

L'�uvre finie, vous devez subir le jugement de la racaille

et les contraintes inh�rentes au succ�s.

Je vous f�licite. Vous venez d'�tre soulag� d'une lourde t�che.

Une fois de plus, le talent est m�connu ! Un petit triomphe...

puis le m�mo de Devanal annulant vos rideaux...

Comment ?

- Vous l'ignoriez ? - O� est-il ?

Holcomb l'a. Il est chez le coiffeur. D�sol�, je croyais...

- O� est le m�mo ? - Stevie, ne vous en faites pas !

Je l'ai attendue et puis...

Je prends mes dessins.

Ils ne sont pas � vous !

Ils sont � nous !

�tes-vous le seul sur ce projet ?

Laissez-moi passer !

J'emprunte votre bureau, Mme Rinehart.

Je n'en savais rien.

Mais vous pr�f�rez croire le pire, sans explication.

Le Dr Devanal est l�, Miss Cobb ?

Alors, o� est-il ?

Vous n'avez aucune id�e ?

Oui. Transmettez-lui ce message, tel quel :

"Cher Dev,

"Il y a eu un malentendu au sujet des rideaux.

"Ce qui est en jeu compte plus que les v�ux du conseil.

"Le comit� des malades poursuivra la confection des rideaux."

Pr�venez-moi d�s qu'il revient.

Quel grand homme !

Pas si grand.

Vous allez m'envoyer dans une clinique ferm�e ?

�a d�pend de vous.

Si vous devenez violent, on ne peut pas vous garder.

Quelle importance !

Je suis si fatigu� d'�tre malade.

Il y a une heure, je... Ne riez pas !

Je me croyais gu�ri, capable de sortir d'ici.

Je ne sortirai pas de ce puits.

Si ! Rappelez-vous, � votre arriv�e...

Vous �tiez au fond du puits.

Qu'en dites-vous ?

Je ne sais pas.

Vous ne pouvez pas m'aider.

Vous avez peut-�tre raison.

Si vous ne tentez pas de vous dominer,

vous ne le saurez jamais !

Je suis libre � 2 h. �a va ?

Avan�ons ces rideaux le plus possible.

Je parlerai � Devanal.

- Abe essaie le stencil ce soir. - Tenez-moi inform�.

Je suis d�sol�.

Je l'ai faite moi-m�me.

Stevie, j'ai r�fl�chi pour le cin�ma.

Je peux y aller, si vous m'emmenez.

Ne r�pondez pas maintenant. Pensez-y.

Je suis content de te voir. Cobbie, ma ch�rie.

Je te verse � boire.

Je n'en veux pas ! Je n'aurais pas d� venir ici !

Mais si, tu vas prendre un verre. �a te fera du bien.

Tu as exp�di� le m�mo ?

On va se d�fendre, Cobbie.

On a le dos au mur !

Vous, peut-�tre. Pas moi.

On travaille ou non ? Il s'agissait de travailler.

Si quelqu'un nous voyait ici...

Tu es tout ce qui me reste !

Tout. Je compte sur toi.

Oui ! Pour r�pondre au t�l�phone � Mme McIver !

�coute, ils te cherchent partout. Pourquoi te caches-tu ?

Qui se cache ?

J'ai plus d'un tour dans mon sac.

Qu'ai-je dit � Regina il y 4 ans ?

J'ai dit : "Bien, Regina,

"engagez ce McIver qui qu'il soit, si vous y tenez.

"Je veux bien m'effacer pendant quelque temps."

Le t�l�phone. Je dois r�pondre ou pas ?

C'est un appel important.

Regina, c'est Dev.

Regina, c'est grave.

Prenez l'avion d�s demain.

Avant les autres. C'est important.

Quoi ?

Un instant.

Voyons, ma communication...

Elle n'est pas en ligne ? Pourquoi ?

Essayez de me l'avoir.

Appelle-moi Vicky. Je veux lui parler.

Appelez-la vous-m�me !

Si c'est pour �a que je suis venue !

J'ai jamais rien fait d'aussi insens� !

Bien s�r, c'est Dev. Qui d'autre ?

Je vais bien !

Je me d�brouille tout seul.

Vicky... on va combattre.

C'est la bataille d�cisive.

Dev, o� �tes-vous ? Que voulez-vous dire ?

Voil� ce qu'on va faire...

pr�parez un rapport.

Montrez au conseil comment...

il a tout g�ch�.

Quelle pagaille il a provoqu�e.

Les heures tardives, la boisson, les malades ma�tres de la clinique !

Mettez tout !

Et lors de la r�union de mardi,

nous d�ballerons tout.

Mais dans quel but ?

�coutez, Vicky.

Je vais faire du m�nage.

Soyez avec moi, sinon dehors !

McIver veut vous renvoyer. Il en a parl� � Regina.

Elle me l'a dit, Vicky !

McIver est sournois. Il veut votre t�te. Donc...

Si le personnel r�glait ses probl�mes,

nous pourrions l'imiter.

Vous avez raison.

Nous r�glerons cette question lorsque j'aurai vu le Dr Devanal.

La question est : avons-nous notre autonomie ?

Sinon, ne nous dites pas le contraire, Dr McIver !

Mettez n'importe quels rideaux !

Et toutes ces histoires de comit�...

on vous les laisse.

Ou � miss Inch.

Je vous demande d'�tre patients.

Notre d�marche est difficile. Comme toute prise d'autonomie.

Mais je crois qu'elle peut r�ussir.

Essayons, hein ?

Je crois que...

Si vous croyez que �a va changer quelque chose,

vous vous trompez !

Karen, je suis en r�union...

Edna Devanal ? Que veut-elle ?

J'ignore o� est Dev. Il a jet� sa boule puante et a fil�.

Tu ne sais pas, toi ?

Je n'ai pas vu Dev depuis...

Je dois te parler de nous.

J'ai peur de ce qui nous arrive.

Nous parlerons plus tard.

R�union termin�e ?

Ajourn�e.

Holcomb est �nerv�.

Il n'a pas pu voir le Dr Devanal.

Je vois.

� propos, avez-vous des nouvelles du Dr Devanal ?

Non, aucune.

Il a aussi annul� votre s�ance ?

Je ne suis pas un hyst�rique comme Holcomb, moi !

- Je vais bien. - Content de l'entendre.

Le Dr Wolff est de service ce soir si on souhaite le voir ?

- Bien s�r... - Parfait.

Bonsoir, Miss Gavney.

Abe, c'est vrai. Presque tout est lyophilis�.

Et le reste est congel�. C'est tr�s difficile � couper.

Avez-vous vu une femme couper une orange derni�rement ?

En ce qui me concerne, plus je coupe, mieux c'est.

Voici notre bon docteur !

- Entrez donc. - Merci, je...

J'ai vu la lumi�re.

Asseyez-vous ! Le vin lui fera du bien.

Non, merci. Je dois me sauver.

Je sors d'une r�union. Je n'ai pas �t� tr�s brillant.

Attention, ch�rie. C'est pr�cieux.

Vous ne connaissez pas la femme d'Abe ?

Non.

Shirley, voici le c�l�bre psychiatre, le grand McIver !

- Enchant�e. - De m�me.

Abe m'a dit que je pouvais venir. Je l'inspire.

Tant mieux.

- �a prend quelle tournure ? - Aux dieux d'en d�cider !

Je me fie � mon talent et � mon instinct.

Stevie a su croquer Wolff.

Il a su capter votre air concentr�.

Partagez notre repas.

Il a dit non. Ne le force pas.

Attendez. J'ai chang� d'avis. Forcez-moi.

Bien. Tenez.

- Go�tez �a. - �a a l'air d�licieux.

- Vous restez jusqu'au bout. - Ce sera long ?

Patience, docteur !

�a prend plus de soin qu'une analyse.

C'est de l'art !

Mme Irwin, votre enfant aura une �ducation artistique.

Abe en fera un peintre d�s le berceau.

Ne me dites pas que vous analysez les enfants

avant m�me leur naissance ?

C'est �tonnant, mais Abe est ravi d'�tre p�re.

Rien ne compte autant qu'un enfant.

Mari, carri�re, art... rien ne compte aupr�s d'un enfant.

Vous avez raison.

- Qu'en dites-vous ? - Magnifique !

Stevie a des accents sardoniques. Un Goya jovial.

Plut�t un Steinberg.

Vous �tes tous un peu ivres.

Abe est content !

Il ne l'avoue jamais mais moi, je sais.

- Comment ? - Il mange.

Quand il mange, tout va bien.

Avant, �a m'inqui�tait.

Quand il cr�e, il ne mange rien.

Et puis � 3 h du matin, il a faim.

Je me l�ve pour le nourrir.

Maintenant, c'est moi qui me l�verai � 3 h pour le biberon !

Bien fait pour vous !

Shirley, tu devrais �tre au lit. On finira �a demain.

- Mais tout �a... - Laissez.

- Et pour rentrer ? - �a ira.

- Je vous d�pose. - D'accord, ramenez-la, Abe.

C'�tait une bonne soir�e.

- On remettra �a chez nous. - Quand vous voulez.

- Vous allez gu�rir Stevie ? - On fait le maximum.

- Merci encore. - De rien, docteur.

Le meilleur moment d'une soir�e.

Quand les invit�s sont partis !

- �ponge ou torchon ? - N'importe.

Laver est plus gratifiant.

Vous lavez.

Un torchon se trouve sous l'�tiquette "chiffons propres".

Bien, m'dame.

Votre mariage a dur� longtemps ?

Six ans, huit mois et deux jours.

Pas de regrets ?

D'�tre venue travailler ici ?

Il n'est pas enti�rement vrai

que le travail acharn� gu�rit la souffrance.

Je m'acharne au travail ?

Vous essayez.

Ce poste est une sorte de pont, n'est-ce pas ?

Par lequel rejoindre les vivants ?

Heureux retour !

Vous �tes jeune, l'avenir vous appartient.

Il aura � faire face � mon pass�.

J'ai justement pens� � ce pass�.

"Penser" n'est pas le mot appropri�.

C'est un sentiment, une atmosph�re qui vous entoure,

qui �mane de vous.

"D�tendez-vous." Il ne manque que le divan.

Vous habitez une petite ville...

dans une maison jaune de 5 pi�ces...

dans une rue tranquille, ombrag�e.

Dehors, des sons paisibles...

Une tondeuse � gazon...

Un piano...

Quand nous habitions Chicago, la baignoire �tait dans la cuisine.

Petit et chaleureux. Pas de gros probl�me.

Sauf que le lit pliant bloquait la porte.

Je rentrais � 5 h du matin et le caf� m'attendait sur le feu.

Je me demande o� est Dev. Ivre, sans doute.

Cet homme a perdu tout caract�re.

�a m'ennuie d'avoir � le combattre pour la clinique.

Parce que Collins et lui ont fait de grandes choses ici.

C'est pourquoi vous le couvrez ?

Les malades souhaitent ignorer nos dissensions !

- Savez-vous ce que j'aimerais ? - Quoi ?

Retrouver le bien-�tre ressenti dans le studio.

Conversation... vin...

Un peu de bi�re ?

Pas d'humeur.

Dans un verre rouge ?

- Je peux t�l�phoner ? - Oui. C'est l�-bas.

Miss Kupiecki ? Ici McIver. Des nouvelles du Dr Devanal ?

Rien du tout ?

Vraiment ? Passez-la-moi.

Bonsoir, Miss Gavney.

Qui ?

M. Capp.

Oui, il a besoin d'un s�datif.

Vous pouvez lui donner.

Si le Dr Wolff a besoin de moi, je suis au 6258.

Ici Mme McIver...

Le Dr McIver est l� ?

C'est assez urgent.

Oui, merci. Donnez-moi le num�ro.

Qui est � l'appareil ?

Les renseignements ? Le 6258...

Ce num�ro est � quel nom ?

Nous ne donnons pas ce renseignement.

On n'a pas acc�s au nom avec le num�ro.

C'est dur pour tout le monde. Surtout pour nous.

Notre esprit, fragilis� par le pass�, empoisonne le pr�sent.

�tre avec vous, maintenant...

c'est r�el, mais...

mes sentiments...

en suis-je s�r ? Ou est-ce que je les confonds avec autre chose ?

Merci de m'avoir emmen�e.

Je n'aurais pu y aller seule.

Je n'y serais all� qu'avec vous.

Vous devez avoir sommeil.

Si vous alliez dormir maintenant ?

On n'a pas fait plus dr�le depuis Oscar Wilde.

Je vous ai donn� un s�datif.

2 cachets !

J'esp�re que �a ne ruinera pas la clinique.

Voulez-vous que j'appelle le Dr Wolff ?

Un m�decin � la fois !

Ne g�chons pas l'�uvre du Dr Devanal.

Il me met en �tat d'affronter le monde.

La futilit�... le vide total...

la bombe hydrog�ne...

Peut-�tre m�me pourrais-je affronter ma m�re !

C'est une femme redoutable, Miss Gavney.

L'�il vif, la main s�re...

Sp�cialiste du coup de couteau dans le dos.

M comme des millions de soins dont elle m'a entour�

A comme les ann�es qui s'accumulent sur ses �paules...

- Maman dort encore ? - Elle est partie.

Partie ?

O� ?

Elle est all�e aux Sources, avec Rosie.

Tu dois m'emmener passer le week-end chez Billy.

Sadie n'est pas encore l�.

Bon, d�s que tu seras pr�t.

Je d�jeunerai � la clinique.

- Au revoir. - Au revoir, papa.

Le Dr McIver est l� ?

- Il ne devrait pas tarder. - Avertissez-nous d�s qu'il arrivera.

Non, Mme Devanal. Aucune nouvelle du docteur.

Je ne manquerai pas de vous avertir.

- Je vous appelle d�s son arriv�e. - Je pr�f�re attendre ici.

Cobbie, le g�nial Thomas Edison dormait 42 minutes par nuit !

Dr McIver !

C'est Stevie !

J'en ai marre des cingl�s !

Regardez-moi �a ! Il brisait la vitre.

Il cassait la porte quand Curly est intervenu.

Les �clats l'ont bless�.

- La raison de ceci ? - Allez savoir !

Vous aviez promis qu'on ne mettrait pas ces rideaux !

- Quels rideaux ? - Les rideaux de brocart.

- O� est-il all� ? - Il a fil� vers le fleuve.

Bon d�barras !

Docteur, le bruit dans l'annexe rend le repos impossible !

Je vais finir par appeler la police.

Mais non. Retournez dans votre chambre.

On fait tout notre possible.

La police a essay� de vous joindre. J'ai dit que rappelleriez.

Appelez-les et passez-les-moi dans mon bureau.

Je suis venue pour gu�rir, pas pour devenir folle !

- Dites-moi tout. - Le bruit � l'�tage...

Alors ?

Les malades sont tr�s perturb�s � cause de ces rideaux,

et du soi-disant suicide de Holte...

Dr McIver, j'ai trouv� Mme Demuth ivre.

Vous voyez ?

Dr McIver, la police est en ligne.

- Mme Demuth sait que je suis l� ? - Je monte.

Oui. J'ai appel� le sh�rif vers 14 h.

Non ! Il n'est dangereux que pour lui-m�me.

N'envoyez personne ici. J'arrive.

Que dois-je faire ?

Enlevez ces rideaux !

- Mais... - Assez de malades les ont vus !

- Que dois-je en faire ? - Enlevez-les.

J'irai les jeter.

On n'attend pas le Dr Devanal ?

O� �tiez-vous ?

O� j'�tais ? � l'a�roport pour accueillir Regina.

On avait � se parler.

Vous ne savez rien pour Steven Holte ?

Non. Pourquoi ? Il est...

troubl� ?

En admettant qu'il soit en vie.

- Un malade ? - Mon malade.

N'�tes-vous pas m�lodramatique ?

Vous connaissez son cas.

Si vous l'ignorez,

une de nos r�unions vous l'apprendrait !

�tes vous cens� gu�rir les malades, ou les tuer ?

Je n'ai pas mis ces rideaux...

Si ce gar�on se tue,

je vous chasserai de notre profession !

�coutez, Stuart...

Vous pourriez regretter ces paroles !

Un instant !

Holte a d�j� tent� de se suicider.

Le sachant, vous l'avez laiss� en libert� ?

Le laissant se prendre pour une c�l�brit� ?

Il fallait l'enfermer, non ?

Je suis m�decin, non ge�lier !

Avant que le conseil ne se r�unisse, j'exige une explication !

- Pour ces rumeurs. - Quelles rumeurs ?

J'ai entendu parler de l�g�ret�, d'incomp�tence.

Est-ce fond� ?

- Dev le sugg�re-t-il ? - Il nie tout cela !

Moi aussi !

Je prends cela au s�rieux.

Moi aussi.

Pas d'arrogance !

Nous avons des responsabilit�s envers le conseil.

Mais pas envers les malades ?

On ne peut pas diriger la clinique sans la conna�tre depuis Chicago.

- Mais ce que je viens de voir... - Regardez de plus pr�s !

- Mac ! - Pas maintenant !

Je ne comprends pas. Que font-ils ?

Ils sont en deuil, Mme O'Brien.

C'est ce que vous autres appelleriez...

"une veill�e mortuaire".

Arrache de ta m�moire le chagrin enracin�

Efface du cerveau les douleurs grav�es

Et administre le doux antidote de l'oubli

Voulez-vous vous coucher ?

Vous ai-je d�j� dit que vous ressembliez � ma m�re ?

J'ai � vous parler.

Mme Devanal vous attend.

- Que veut-elle ? - Elle attend depuis un moment.

Que puis-je faire pour vous ?

Je regrette pour Holte.

J'ai r�fl�chi toute la nuit.

Je connais votre opinion sur Dev.

Il est ind�fendable.

Mais, Stuart...

n'aurez-vous pas piti� de lui ?

Je suis d�sol�, Edna. Je ne puis laisser Dev continuer ainsi.

Mais n'y a-t-il pas un autre moyen ?

C'est tout ce que je demande.

Mais pas de cette mani�re !

�a compte, de savoir combien de fois il a emmen� Miss Cobb � l'h�tel...

si �a ne compte pas pour moi ?

� force, je m'y suis habitu�e.

Quelle importance pour vous ?

S'il est vrai qu'il a fait des erreurs sur deux dossiers,

je suppose que c'est s�rieux...

Savez-vous ce que c'est que de vivre avec un homme

qui ne vous parle plus de ses probl�mes ?

Mais Stewart...

s'il perd tout orgueil,

il est vraiment fini.

Il ne lui reste que �a !

D'o� tenez-vous ce rapport ?

Un messager l'a apport� � la maison, hier soir.

Je n'aurais pas d� l'ouvrir, mais...

Dev �tait absent, j'�tais si inqui�te...

Dev l'a vu ?

Sally, je veux voir Miss Inch !

- R�union du conseil � 14 h. - Je veux voir Miss Inch !

Bureau du Dr McIver...

Oui, lieutenant, il est l�.

Quoi ?

O� ?

Vous pouvez identifier ceci ?

Ce soulier ne prouve pas que Holte s'est noy�.

C'est tout ce qu'on a pour l'instant.

- O� l'avez-vous trouv� ? - Dans la boue.

De l�, il a pu entrer dans l'eau. On va draguer le fleuve.

Allons rejoindre les autres pr�s du pont.

Le 5 a pris quelque chose !

Je vous emm�ne pr�s de lui ?

Non. Il ne veut pas de moi. Pas maintenant.

J'attendrai � la maison.

Vous me t�l�phonerez s'il y a du nouveau ?

Je vais �tre tr�s franc.

Demain, ou d�s que ce sera fini, aidez votre mari.

Sa t�che est tr�s lourde.

Ne pansez pas vos blessures.

Pansez les siennes.

- Qu'est-ce que c'est ? - Juste un pare-chocs.

Meg, je ne vais pas attendre qu'il trouve son corps.

- Je n'en peux plus. - D'attendre ?

Non, de moi-m�me !

Mon aide s'av�re trop dangereuse.

Ma femme, mes enfants, Dev... et Stevie !

Comment aider les autres si je ne m'aide pas moi-m�me ?

Je suis aussi incapable que Dev !

Que quelqu'un prenne ma place !

Faut le laisser.

Un cadavre, figure-toi,

va au fond.

Il ne s'en va pas.

Une fois assez gonfl�, il remonte � la surface.

- �a semble un si�cle. - Un si�cle ?

J'ai v�cu comme dans un r�ve, ces jours-ci.

Il faut que �a s'arr�te. Je dois me r�veiller.

J'imaginais avoir une famille : vous et Stevie.

C'�tait un tr�s beau r�ve.

J'ai �t� morte tr�s longtemps. Maintenant, je vis.

Rien ne doit finir !

Je crois que oui.

Vous ne pouvez pas rester l�.

Faites venir le bateau !

Je repr�sente tout ce que vous avez eu

ou avez voulu un jour.

C'est plus facile de recommencer avec moi qu'avec Karen.

Elle a besoin de la force que vous avez donn�e � Stevie et � moi.

Peut-�tre est-il trop tard.

Quittez-la, alors, sans la faire souffrir...

et vous et moi essayerons de retrouver notre r�ve.

Arr�tez...

Je pourrais faire �a.

Je vous aime presque assez.

Pas tout � fait assez...

Que dois-je faire, Meg ?

Qui... croyez-vous que je sois ?

- La r�union commence. - Je sais. Je veux vous parler.

Quand l'avez-vous envoy� ?

Je l'ai fini dimanche. Un messager l'a port� chez vous.

Je ne l'ai pas eu. Je n'�tais pas chez moi.

C'est l'exemplaire de Dev.

Mais je ne comprends pas...

J'ai �t� toujours tr�s franche !

Sachez que le Dr Devanal voulait un rapport similaire contre vous !

Si vous voulez avoir la conscience tranquille, ne montrez pas �a.

Si je vous ai fait penser que j'attendais ce genre d'aide,

pardonnez-moi.

Hier, vous avez retir� les rideaux accroch�s par votre femme.

Ils sont, n�anmoins, la propri�t� de la clinique.

Je vous demande de les restituer !

Les circonstances exigent

que nous en venions tout de suite � l'essentiel.

Miss Inch a r�dig� un rapport

destin� � �claircir la situation.

Miss Inch, votre rapport ?

Aucun rapport... sauf l'habituel rapport financier.

Identique � l'ann�e derni�re.

Lisez-le. Nous gagnerons du temps.

Regina, je peux vous faire gagner du temps.

Vous savez ce qui s'est pass�.

On ne peut rien y changer.

Mais on peut en tirer la le�on.

Nos besoins et nos passions

ont tiss� une toile d'araign�e.

Stevie s'y est pris.

Ma part de responsabilit� est grande.

J'ai oubli� qu'un psychiatre, pour aider ses malades...

doit leur servir d'exemple.

Son savoir et son travail ne suffisent pas.

Le personnel et les malades vivent dans la promiscuit�.

Tout ce qui est en nous...

force, faiblesse, bont�, cruaut�...

se refl�te dans nos actes.

Acceptons cela. Servons-nous-en.

C'est la seule fa�on d'admettre ce qui s'est pass�...

et de l'emp�cher dans l'avenir.

Quant � la direction de la clinique,

mes opinions n'ont pas chang�.

Je crois plus que jamais que les malades doivent �tre autonomes.

Les risques que nous prenons avec certains malades

sont calcul�s et justifi�s.

Si je reste ici...

j'appliquerai les m�thodes que je pr�conise.

� vous d'en d�cider.

"Ayant travaill� � la clinique

"depuis de longues ann�es,

"c'est avec un tr�s profond regret et le c�ur lourd

"que pour des raisons de sant�,

"je donne ma d�mission en tant que directeur de cette clinique.

"Cordialement,

"Douglas Devanal."

On a bien avanc�

pour des �tres qui ne se parlaient plus.

Que fait-on maintenant ?

Essayons...

de nous aider autant que possible.

Soyons aussi honn�te que possible.

Je suis revenu.

�a va ?

Revenu... pour une explication.

Pour une explication ! O� diable �tiez-vous ?

�a fait des heures que j'attends ici.

O� �tiez-vous ?

Vous savez qu'on drague le fleuve pour vous retrouver ?

- Dommage. - Pourquoi ?

Ils me trouveront pas.

Oh si ! Je vais vous y remettre dans le fleuve !

J'ai r�ussi, hein ?

Oui, Stevie. Vous avez r�ussi.

Voulez-vous rassurer Sue et lui dire que je vais bien ?

Expliquez-lui. Elle est tr�s anxieuse, vous savez.

Dites-lui que j'ai encore sa ceinture.

- O� est le num�ro du m�decin ? - L�.

Je voulais... me reposer un peu.

Jamais failli vous noyer ?

C'est b�te !

Je ne le referai plus.

Il va s'en tirer ?

Oui, il va s'en remettre.

Quelquefois, un m�decin soigne mieux ses malades...

que ses proches.

Je sais, papa. C'est ton travail.

Je peux t'aider ?

C'est d�j� fait.

On dirait que ces trucs me poursuivent...

LES ENNUIS �TAIENT TERMIN�S

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