All language subtitles for Supercondriaque

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Original subtitles

...

Musique douce

...

-Ah !

Hum.

Non, non, non.

Oh...

Ouh ! Non, non.

Ah.

Ah !!

Oooh !

Cri de panique

Cri du coq

�ternuements

...

Musique joyeuse

...

Sonnerie de portable

Sir�ne des pompiers

...

-Bonne ann�e !

-Bonne ann�e !

-Monsieur, si vous m'entendez, serrez ma main.

...

Cris de joie, klaxons

...

Les gens crient "bonne ann�e".

Sir�ne

...

Restez avec moi.

-Nous sommes l� dans 5 min.

Altercation

...

-On y va, allez !

OK, OK.

-Attention !

1, 2, 3. Doucement.

On s�curise et on fonce.

-Romain Faubert, 39 ans.

Douleurs dans la poitrine. -Tachycardie.

Un malaise ? -Depuis 45 min.

-Faites-lui d�j� un IONO, un ECG, une IRM.

Chargez-le en potassium.

-OK.

Il soupire.

-Je vois rien. -Moi non plus.

Qui a amen� ce patient ?

-Les pompiers du 15e. -Donnez-moi leur rapport.

Je vois rien.

M�me pas un gramme d'alcool dans le sang.

-Y a une tache, l�.

-O� �a ?

-En bas du poumon gauche.

-C'est pas une tache. C'est la partie basse du diaphragme.

-Achetez-vous des lunettes ! -Oh !

Vous �tes le docteur qui ?

-Non. Je suis pas docteur.

-Merde !

C'est un patient. -Qu'est-ce qu'il fout l� ?

-C'est moi, l�.

J'�tais � c�t�,

comme �a me concernait... -Je le reconnais.

C'est un grand malade.

-C'est pour �a que je suis l�.

-Foutez le camp. Vous sortez. Foutez-le dehors !

-Ne me touchez pas. Vous allez me refiler une infection.

-Dehors ! -Faut des gants !

-Ah ! L�chez-moi ! Mettez des gants.

-Pourquoi t'as donn� mon num�ro ?

-C'est le 1er qui m'est venu. Et t'es mon ami.

On m'a demand� qui joindre de ma famille. C'est toi que j'ai vu,

entour� d'un halo lumineux.

-On n'est pas de la m�me famille, et je ne suis plus ton ami.

-�a fait 18 ans qu'on se conna�t.

-C'est 18 ans de trop. �a marche pas.

Je ne veux plus �tre ton m�decin.

-Tu plaisantes.

Dimitri !

Tu vas pas me laisser tomber ? J'ai un probl�me cardiaque.

-Tu te fous de ma gueule !

Tu veux rester aux urgences ? -Ils m'embrassaient.

-C'est le nouvel an. -C'est d�gueulasse.

-C'est la tradition.

-Les maladies se transmettent par la bise.

-�a peut �tre un facteur, en effet.

-En p�riode d'�pid�mies de grippe.

-Les microbes sont partout. Il faut arr�ter...

C'est quoi, cette fourrure ?

-C'est pas � moi. Je sais juste

que j'�tais chez toi.

-Tchin. -Tchin.

-C'est cool, comme soir�e. -T'es marrant, toi.

T'as l'air tendu.

-J'aime pas le nouvel an.

-Pourquoi tu viens ? -On m'a invit�.

-Pourquoi tu regardes ta montre ? -C'est pas toi.

Je dois partir avant minuit.

-Parce qu'� minuit, tu fais les cheveux gris.

-Je ne veux embrasser personne.

Si tu savais les bact�ries qu'on se refile en s'embrassant.

-Je n'y aurais pas pens�. -Tu devrais.

Je suis photographe pour Doctoweb. Tu connais ?

-Non. -Ah bon.

-Je vais aller me chercher une coupe, pour picoler,

afin d'oublier cette conversation. -D'accord.

-Mignonne ? -Oui.

-Ne la laisse pas seule.

-Attention !

-Pourquoi �a ? -Bient�t minuit.

-Mais non. Hein ? Oh !

-Calme-toi.

-Oh oh !

-Oh !

Cri aigu.

(Ensemble ) -3...

2... 1...

-Bonne ann�e !

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-Ne l'embrassez pas.

�cartez-vous ! -J'appelle les pompiers.

-Je suis d�sol�, Dimitri.

La prochaine fois, je me conduirai bien.

-C'est fini. Adieu.

-Tu me ram�nes ? -Je suis pas taxi.

-Tu vas pas laisser ton ami seul dans la rue.

-Trouve-toi une femme, avec une voiture.

-Non, non, non.

C'est con, ce que tu dis. Dimitri...

Non.

D�verrouille cette porte.

Ouvre cette porte !

Je t'en supplie. Pour l'amour de Dieu.

Attends !

Et le serment d'Hippocrate.

Ah !

Hurlement aigu

-Oui ?

-Je voudrais une bouteille de gel hydro-alcoolique, s'il vous pla�t.

-3,50 euros.

-Vous voulez bien m'en verser sur les mains.

� cause des streptocoques. -Faites-le.

-Je vais la contaminer et j'aurai une bouteille recouverte de microbes.

Merci. Allez-y, allez-y. Merci.

Oh, merci. Merci, merci, merci.

Elle est belle, votre pharmacie. Vous avez des nouveaut�s ?

En m�dicaments rembours�s.

-C'est pour soigner quoi ?

-Un peu de tout.

-J'en peux plus, de ces tar�s du nouvel an.

-J'ai entendu. Je ne suis pas tar�.

-Oui. J'avais remarqu�.

-Jacques ?

Eva ? Vous partez ?

-C'�tait qui ? -Un patient.

Je suis navr� pour ton �il.

-Pas autant que moi. -On rentre.

-Professeur.

Rentrez bien.

-Je trouve plus ma fourrure. -Blanche ? Avec 2 broches ?

-Oui, c'est �a. C'est du vison, �a vaut

une blinde. Je la trouve plus. -Je ne l'ai pas vue.

-Pourquoi t'as invit� ce n�vros� ?

-Il m'a dit qu'il �tait seul pour le nouvel an.

Il n'est pas n�vros�, il est plut�t hypocondriaque.

-Tu le d�fends ? -J'ai eu tort.

-�a para�t clair. -Je voulais qu'il trouve quelqu'un.

Une fois en couple, il me foutra la paix.

-Ben, merci.

C'est agr�able. -Je t'avais pas vue, Romane.

Je savais pas qu'elle �tait l�.

-Belle id�e. �a a bien march�.

-Je ne le vois plus. C'est la grande r�solution de l'ann�e.

L'enfant parle en tcherkistan.

C'est quoi, �a ? -� ton avis ?

Qui installerait des clandestins chez nous ?

-Anna !

Anna ! Non. -Tout va bien.

-Ils ne peuvent pas dormir ici.

C'est non.

Il parle tcherkistan.

...

De rien. Au revoir.

-Non. Il te remercie de les h�berger.

-Ah non, non.

Pourquoi tu les gardes pas chez toi ?

-Guillaume ne veut plus.

-Chacun ses probl�mes.

-Ou chacun sa merde.

-T'as raison, chacun sa merde.

-Vous �tes des bourges, tous les deux.

-Toi, ton mari architecte,

ta maison � Saint-Cloud, �a sonne tr�s prolo.

Quand t'auras des emmerdes

avec la justice avec tes SDF...

-C'est pas des SDF. Ce sont nos cousins.

Des r�fugi�s

du Tcherkistan.

-Ce ne sont pas nos cousins.

-Tu pourrais demander avant d'inviter.

-J'allais le faire. Mais j'ai re�u l'alerte Google du bombardement.

-Quel bombardement ?

-Il y a eu une attaque dans la montagne au sud du Tcherkistan.

La dictature aurait rep�r� les rebelles. -Mon Dieu !

-Anton Miroslav est peut-�tre mort.

Propos de panique en tcherkistan

...

-It's ok! Listen to me!

He's ok! Commandante Miroslav is ok!

Maybe just

a little bit wounded.

-Pourquoi un peu bless� ?

-Parce qu'on est fatigu�s !

Je veux qu'ils se taisent et qu'ils s'en aillent.

-T'as aucune conscience politique, et t'es dans le d�ni de tes origines.

C'est d�sesp�rant.

-�a fait 3 g�n�rations qu'on vit ici.

M�me si p�p� s'appelait Zvenka, on n'est pas des r�volutionnaires.

-Et tu te vantes d'�tre de gauche.

-Je suis socialiste, "non pratiquant".

-Tr�s dr�le. OK. Let's go.

We go! Not good here! We go back to my house!

Bonne ann�e, les bourges. -Bonne ann�e, la prolo.

Ambiance festive

...

-Ah !

...

Musique douce

...

...

-Amazing, I just love what you do!

-Incroyable. -Je ne fais pas la manche.

-Comment s'est pass� ton r�veillon ?

-Je pr�f�re pas en parler.

Et toi, ta soir�e ? -La meilleure.

Super !

(Voix cass�e) -Bonjour. J'ai rendez-vous pour une IRM.

-C'est au 4e �tage, gauche. Par l�.

-Merci.

-Je vous en prie. Il ne faut pas lui souhaiter une bonne ann�e.

-Bonne ann�e. -�a va ?

-�a va. J'ai chop� un rhume.

-Ben alors. En tout cas, �a t'emp�che pas d'�tre jolie.

-Merci.

-� plus tard. -� plus tard.

-�a pique. -Un petit peu.

-Il faut te d�tendre avec les microbes.

-Je vais me d�tendre.

Sonnerie du scanner

...

Choc violent

Sonnerie du scanner

Bonjour, V�ronique.

-Romain Faubert. Comment �a va ?

-Moyen, puisque je suis l�.

-Vous voulez dire "encore l�".

Oui ?

-La salle d'attente est pleine. -Toujours.

-Je peux attendre l� ?

-�a me d�range.

-Connasse.

-Un r�el stress...

-J'ai un truc grave.

-Sors d'ici. V�ronique !

-C'est une urgence.

-Passe par ma secr�taire ! Dehors !

Pardonnez-moi.

Vous disiez : un gros sentiment de stress.

-L� !

-Vous ne devriez pas toucher ces revues, c'est infest� de microbes.

Pensez � tous ces malades qui ont tourn� les pages.

Eh oui. Attendez. Tenez.

Les salles d'attente, c'est pour multiplier la client�le.

Le docteur attend que les maladies se propagent entre les patients.

Il tousse.

-Je t'ai dit que je ne voulais plus te voir.

-Je voudrais une ordonnance pour une �chographie.

-Va faire du sport.

-C'est pas gentil. Je suis ton patient le plus fid�le.

-Le moins malade aussi. -C'est normal, j'ai un bon docteur.

Il soupire.

-� M�decins du Monde, j'en c�toie de la souffrance. De la vraie.

Si je t'emmenais, t'arr�terais de te plaindre.

-Je vais arr�ter.

-Ce serait miraculeux. Fous le camp.

-Je t'ai ramen� un cadeau pour m'excuser.

-Il ne fallait pas. -C'est gentil,

de m'avoir invit�.

Tu l'aimes pas ?

-C'est pas �a...

T'es pas oblig� de me faire

un aussi beau cadeau.

C'est gentil.

Je vais prendre ta tension. -Non.

Je te laisse.

-C'est gentil.

-Apr�s vous.

-Il n'est pas contagieux.

-Bonjour.

Mettez-vous au milieu, de face.

Sur quelle partie du corps avez-vous des plaques ?

-Le torse et le cou.

-Ouvrez votre chemise, s'il vous pla�t.

Levez bien la t�te. -Comme ceci ?

-Oui.

Comment �a s'attrape, ce truc ?

-Avec l'humidit�.

-En Afrique.

-Plus pr�s. Piscine municipale.

-C'est une mycose.

-Chop�e dans le p�diluve ? -Je sais pas.

-De profil. Le p�diluve, c'est une invention immonde.

Les bacs de d�sinfectant pour les pieds.

Ils nous forcent � aller dedans

pour contaminer le grand bassin.

L'autre profil, s'il vous pla�t.

Tiens.

-Pourquoi tu me donnes �a ? -T'as mal au cr�ne.

Musique dance

...

-Tiens. Merci.

C'est �a, le secret du bonheur : profiter du moment pr�sent.

-C'est g�nial.

J'aurais d� sortir avant.

Je rattrape le temps perdu � me prendre le chou. Merci.

-De rien, mon pote.

C'est qui, les patrons, ici ? C'est nous.

Vas-y.

Je pr�pare la prise de sang.

-Bonsoir. -Bonsoir.

-Romain. -Manon.

-Vous venez souvent ? -C'est la 1re fois.

-C'est marrant, moi aussi. -Ah.

-J'ai un po�me.

-Pas de po�me. Je te jure.

-Un quoi ? -Un po�me.

-Il veut me r�citer

un po�me.

Rires aux �clats

-Alors, l�,

j'ai pris une grande le�on, de haute voltige.

Putain...

Rires

Choc

-Marc ?

Marc ?

C'est le cocktail ?

J'en ai bu aussi.

-Vous nous faites perdre du temps.

-J'ai bu le m�me cocktail.

Aidez-moi.

Cris

-Bon. Pose-le.

Monsieur...

-D�sol�. J'ai encore donn� ton num�ro.

-C'est pas grave.

-Je connais ce professeur. Il est nul.

-On n'a pas une bonne nouvelle.

-Marc ? -D�sol�.

C'est fini pour votre ami.

-Comment �a ? -C'est fini. Marc est

mort.

-Non.

C'est vous qui l'avez tu�. Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

-C'�tait d�j� fini,

aux urgences.

-Rupture d'an�vrisme.

Une h�morragie c�r�brale foudroyante.

Il avait une forte dose d'aspirine dans le sang.

-Oh, bordel de merde !

Il suffoque.

Musique m�lancolique

...

-Bonsoir.

-Oh !

Il pleure.

-�a va ?

C'est tout. C'est tout.

�a va aller. �a va aller. Allez, allez.

...

Allez, oh.

-C'est quoi ? -D�sinfectant de l'Est.

Artisanat du Tcherkistan. En p�riode de deuil,

il faut boire et rire. Il faut �vacuer.

Mon grand-p�re disait: Kvan�a.

-J'ai assassin� mon meilleur ami.

-Non. Mais il faut arr�ter l'autom�dication.

C'est dangereux.

C'est pas ta faute.

-Je lui ai donn� de l'aspirine. Il est mort.

-Mollo, mollo.

C'est un concours de circonstances.

-Il avait des maux de t�te, la nuque raide.

Inconsciemment, je voulais qu'il meure.

Je suis soulag� que ce soit lui qui soit mort et pas moi.

C'est horrible. -C'est humain, comme r�action.

Il aurait d� savoir, il �tait infirmier.

Il l'aurait eue, sa rupture d'an�vrisme.

-Mon aspirine l'a achev�.

-�a a acc�l�r� sa mort.

Peut-�tre qu'il a moins souffert.

-Tu crois ?

-Ton geste l'a fait partir en douceur.

Sans douleur.

-J'ai perdu mon seul ami.

-C'�tait pas ton seul ami.

Oui.

Tu as moi aussi.

-Tu veux bien �tre mon ami ?

-Euh...

Non.

Disons que tu es mon patient pr�f�r�.

-Merci, mon Dimitri.

Oh, merci.

Je peux rester dormir chez toi ?

-Non.

-Juste une nuit ? S'il te pla�t ?

-Non.

L�ger renvoi

-J'ai pas tr�s faim.

�a a l'air tr�s bon, Mme Zvenka.

Je peux vous appeler Nora ? -Non.

-Romain vient de perdre son ami.

-Le pauvre.

Il ne manque plus que tu perdes ta femme.

Rire nerveux

-Oh, c'est dr�le. -Romain.

-Tu m'as dit qu'en p�riode de deuil il fallait rire.

-C'est pas risible.

-T'aurais pu me demander avant.

On dirait ta s�ur.

-Je suis important.

Je suis son patient pr�f�r�. Il me l'a dit.

-Tu lui as dit qu'il �tait

ton patient pr�f�r� ?

-Ouais.

Ouais.

-Oui, mais...

-Je vais dormir sur le divan et je vous laisse le lit.

Il rit.

...

-�a suffit !

-Je suis en deuil.

Une porte claque.

Attention, le chien !

Il est rentr�.

-Mets-le dans la chambre.

-Il est gentil.

-C'est d�gueulasse. -Il a peur.

-Il n'est pas sale.

-Il renifle pas le cul des autres chiens ?

-Aucun rapport.

Viens, Nina. Il ne va pas bien.

-Je vais tr�s bien.

Je suis juste en deuil. Je renifle le cul de personne.

-Vous devriez.

Il rit.

...

-Romain, s'il te pla�t.

...

-Ouh !

Ah...

Dimitri.

Dimitri ?

-Quoi ?

Que se passe-t-il ? -J'ai mal au cr�ne.

-Tu vas la r�veiller.

-C'est d�j� fait.

-D�sol�, mon amour.

-Je fais une rupture d'an�vrisme.

-Pour �a, il faut avoir le cerveau irrigu�.

-Nora. Et toi, arr�te avec �a. Va dormir.

-J'ai les m�mes sympt�mes. �a vient de p�ter derri�re l'�il.

�a coule chaud derri�re mon �il.

-O� tu vas ? -Ici.

-Pas toi.

-Je vous laisse la chambre. -Non. Reste.

Toi, dehors !

�a y est. T'as rentr� ton profil ?

-�a craint pas pour la carte bleue ?

-C'est comme �a que les couples se rencontrent.

"Photographe m�dical." Non. Mets juste "photographe".

Mets "1,85 m".

-Je fais 1,75 m. -Elle n'ira pas v�rifier.

Mets m�me "1,90 m".

Pas 39. 29 ans.

-J'ai 39 ans. -C'est mieux de mettre 29 ans.

-Je ne fais pas 29.

-Tu mets une photo plus ancienne. Sinon, il faut ajouter

"veuf" ou "divorc�".

39 ans, sans enfant, pas mari�,

�a fait plut�t louche.

Coche "sportif". "Grand sportif."

Coche "triathlon". 3 sports en 1, �a fait athl�tique, courageux.

-Mais je ne sais pas nager.

Au bout de 100 m de v�lo, j'ai des crampes.

-Tu sais courir ? -Comme tout le monde.

-Y a pas "monoathlon", coche "triathlon".

C'est tout.

-Pourquoi me faire mentir aux femmes ? -C'est embellir.

Vu ton cas, il faut en rajouter.

Envoie et au lit.

-Dimitri ?

Merci pour tout.

-J'ai aucun m�rite. Je fais �a pour me d�barrasser

de ta sale tronche de chien battu.

-Romain ?

-Non. �ric.

Et vous c'est...? -Pardon. Je me suis tromp�e.

-Daphn� ? Ouh ouh ! Je suis l�.

C'est moi, Romain.

-Romain. Oh l� l�, pardon. Je suis confuse.

Vous ne ressemblez pas au descriptif.

Votre photo est petite.

-C'est un vieux descriptif.

Je vous en prie, asseyez-vous.

-Vous �tes champion de triathlon ?

-Euh...

"Monoathlon."

J'ai pas fait de sport r�cemment, j'ai perdu.

Nous, les sportifs,

c'est la 1re chose qu'on perd, les muscles. �a devient de la graisse.

Je reprends d�s le printemps.

-Pardon. Mais vous n'avez pas 29 ans ?

-J'ai 34, 35.

-"34 ou 35" ?

-39. -"39 ans" ?

-9 ans d�j� que je me suis inscrit.

Et en m�me temps vous �tes mon 1er rendez-vous.

-Je vais y aller.

D�sol�e. -Je comprends.

Il soupire.

Quoi ?

-Rien.

-Tu laisses pas "sportif" ?

-Je ne veux pas vivre �a une 2e fois.

-Rajoute "hypocondriaque", alors. -C'est fini. Je vais arr�ter.

�a m'a mis une claque, cette humiliation. J'ai chang�.

-C'est formidable.

Musique entra�nante

...

-Elle est jolie, celle-l�. Elle a aim� mon vrai descriptif.

-Bon. Tu foires pas ce coup-l�.

Tu te comportes en homme. OK ?

Avec un max de testost�rones. -Ouais.

Un vrai, un dur.

Ils grognent.

-T'as peur de rien.

Tu vas lui plaire. -Oui.

-Fais-moi un regard m�chant.

Dis-moi que t'as envie de moi. -Hein ?

-J'ai envie de toi. -Plus fort !

Plus fort ! -J'ai envie de toi.

-Plus fort ! Comme un homme !

-J'ai envie de toi ! J'ai envie de toi !

-Voil�, l�.

-Toi, toi, toi !

-Oui !

Ils hurlent.

Comme �a. -J'ai pris en masse musculaire.

-S�rement.

Regarde comme t'es.

S�rement. -Oui. L�, partout.

-Ici, tape.

L�, t'as du muscle.

-� table.

-J'arrive.

Je terminais la th�rapie.

-Prenez votre temps.

Essaie juste que notre fille ne voie pas �a.

-Nora...

-Tu veux qu'on parle de ton homosexualit� refoul�e ?

-Quelle homosexualit� refoul�e ?

-Je sais pas. C'est � toi de me le dire.

T'aurais pas le souvenir d'un �dipe invers� ?

-Moi, amoureux de mon p�re ? �a va pas ?

-Pourquoi tu t'�nerves ? -Je m'�nerve pas.

Il ne faut pas analyser sa propre famille.

-Explique-moi ce que cet "im-patient" fait dans notre couple ?

-Il souffre et je suis son m�decin.

-Pourquoi lui ?

-Romain, c'est mon plus vieux patient.

J'ai pay� mes factures gr�ce � lui et son hypocondrie.

-Il a besoin d'un psy, pas d'un m�decin.

Tu veux le gu�rir de quoi ?

-De la pire maladie de ce si�cle, la solitude.

-Oh, �coute.

-C'est vrai.

Une fois en couple, il ira mieux.

-Et nous, alors ?

-Tu m'entendras plus parler de lui.

Sois patiente, mon amour.

-Ton patient devient ton ami et moi, je dois devenir

patiente ?

-Voil� pourquoi ma m�re ne voulait pas que j'�pouse de psy.

Je vais te montrer

si je suis homosexuel.

-Oh non.

-Isabelle.

-Romain.

-Assieds-toi.

-Euh...

Ouais, OK.

Alors vous �tes...

-On va se tutoyer ! C'est mieux.

-Ouais.

OK. Si tu veux.

-T'as soif ? -Ouais.

Il siffle.

-Oh !

-Oui ? -Elle a soif.

-Oui ?

-Bah...

La m�me chose.

Ils rient.

-Eh...

Le film commence dans 20 min.

�a t'emb�te pas qu'on se fasse un cin� ? -Non. Pas du tout.

Reste l�, je m'occupe des places.

Bonjour. 2 places pour Les Mis�rables � la s�ance de 18 h.

-2 Mis�rables. Ce sera salle 6.

-Est-ce qu'il y a de la moquette au sol ?

-Pourquoi ? Vous travaillez chez

Saint-Maclou ?

-Non. C'est � cause des acariens.

�a provoque

des allergies et des crises d'asthme.

-Moquette au sol et sur les murs.

-Vous avez un film sans moquette ?

-Le seul endroit sans moquette, c'est les chiottes.

-Ah ouais.

Tant pis.

Pardon.

Merci.

-C'est bon ? -Non.

Tu veux pas qu'on aille d�ner ? Comme �a on pourra se parler.

-Ah, OK. Super.

-S'il vous pla�t.

Madame. -Tu veux te laver

les mains ?

-Non, �a va. Je te remercie.

*-Bien s�r qu'elle se lave les mains.

-C'est crade de bouffer

les mains sales.

*-Non. C'est pas grave

de se laver les mains apr�s l'op�ration.

*Cher confr�re,

laissez une chance � cette infirmi�re.

*Je vous laisse, je suis � table.

Au revoir.

-C'�tait qui ?

-Qui, quoi ? -Au t�l�phone.

-"C'�tait qui" ? C'�tait un coll�gue chirurgien.

Le Pr Jacquard, le s�minaire � Djerba.

Eh ben, il me...

OK. C'�tait lui. Pardon.

Il est avec une femme. C'est en cours

-Hum...

Pardon.

T'en veux ?

-Non, merci.

-J'habite l�, juste derri�re.

-Je vais te laisser. Bonne nuit. Merci, pour cette belle soir�e.

-Tu montes pas ?

-Non. Je me l�ve t�t demain.

Elle �clate de rire.

-Pourquoi tu ris ?

-C'est la 1re fois que je me prends un vent. J'adore.

Non seulement je finis par demander, et tu dis "non".

-Ne va pas croire...

-Hum... Ah...

Attends. Si on faisait un jeu �rotique ?

-Tu veux m'attacher ? -Non.

Oh oui...

Oh oui, oui.

Oh oui.

-Oh, oui. Oh, vas-y.

-Oui, oui. Oui, oui, oui, oui.

Oh oui. Oh... oui.

-Ouais...

Qu'est-ce que tu fous, l� ?

-Rien. C'est mon fantasme.

-De me laver sous les bras ?

-Oui.

-D�gage.

-T'inqui�te pas, il y en aura d'autres.

-Je vais arr�ter de t'emmerder, d'emmerder ta famille.

C'est la derni�re fois que tu me vois. -Pourquoi ?

-J'y arrive pas, Dimitri.

C'est foutu. J'ai 40 ans dans 5 mois.

Je suis seul et hypocondriaque. C'est maladif.

En vieillissant, �a va �tre pire.

-Mais non.

-T'as de la chance de l'avoir, elle.

Vous avez une fille magnifique.

-Tu entends �a ? -Mais on a un fils aussi.

-Ah bon ? Je ne l'ai jamais vu.

-Mais si. Il est toujours l� en m�me temps que vous.

-�coute, Romain. L'amour, le vrai,

c'est aimer quelqu'un pour ce qu'il est. Pas pour ce qu'il a fait

ou ce qu'il n'a pas fait.

Il y a forc�ment quelque part une femme qui t'aime pour ce que t'es,

avec ta sensibilit�, tes qualit�s et tes d�fauts.

-C'est trop tard. Je vais finir sans femme, sans enfant,

vieux, moche, con, seul et malade.

-Malade, non. Le reste, oui.

Je crois qu'il est temps de passer � la m�thode choc.

Tu vas participer � ta 1re mission humanitaire.

Ta pi�ce d'identit�.

Les sans-papiers, l�, ils viennent du Tcherkistan.

Tu sais o� c'est ? -C'est ton pays d'origine.

Un petit pays en guerre civile,

sans couverture m�dicale.

-C'est � peu pr�s �a.

Les chanceux obtiennent un statut

de r�fugi� politique, les autres rentrent chez eux.

-Le monde est cruel.

-Bonjour, docteur. Vous allez bien ? -�a va.

Viens avec moi.

-Comment �a ?

-Tu les accompagnes jusqu'aux tentes.

-Je peux pas. -Courage.

Il le faut.

-Non. Oh oh !

Je ne monte pas sur ce bateau.

-Fais un effort.

-J'aurais ador� les aider. J'ai pas envie de choper une saloperie.

-Retourne m'attendre dans la voiture.

T'es pitoyable.

Salut, Anna.

-T'as vu l'heure ?

-�a y est, je suis l�.

-Il y a seulement 3 m�decins.

Please, come with me!

-Let me help you.

Il parle en tcherkistan. -Je parle pas tcherkistan.

I don't speak tcherkistan.

Docteur.

-"Marssi." -C'est rien. Je vous en prie.

Je vous en prie.

Je vous en prie. -"Marssi."

-"Marssi ! Marssi !" -Voil�.

-Qui est-ce ?

-Un ami qui va mieux.

-Ah !

-Miroslav !

-You're ok? Let me help you.

Il parle tcherkistan.

-I don't speak tcherkistan.

...

Don't touch me! I touch you, ok!

You're ok?

-"Marssi."

"Marssi." -Je vous en prie.

This way.

Oh !

-S'il vous pla�t !

-Une couverture. -Prenez-le

-Monsieur ! Vous m'entendez ?

Il faut qu'on l'allonge.

-On y va.

-Allez !

-Romain Faubert.

-Monsieur, vous vous calmez, c'est bon !

Ils parlent en tcherkistan. OK. J'ai bien compris. Calmez-vous.

... On ne touche pas, madame.

Laissez-moi, je fais mon travail. C'est dur pour tout le monde, madame.

-Oh !

Ch�ur de l'Arm�e Rouge

...

Elle parle en tcherkistan.

...

Je dois avoir un accent �pouvantable.

...

I know who you are,

Anton Miroslav.

Chef de la r�volution tcherkistanaise.

Je suis de tr�s pr�s ce qui se passe au pays.

Mes grands-parents

�taient de Drasjna. Comme vous.

Je m'appelle Anna,

Anna Lempreur. Mon nom de jeune fille est Zvenka.

-Oh, Zvenka. -Chut.

Reposez-vous. Vous en avez bien besoin apr�s un tel p�riple.

On vous croyait mort suite � cet attentat terrible.

Je suis tout �mue de vous voir vivant.

Pardon. Je dois vous para�tre tellement...

Oh ! Je ne sais pas si vous me comprenez.

-"Marssi."

"Marssi."

-Miroslav me remercie. C'est le monde � l'envers.

-Hum.

-Bon, assez parl� !

On est press�s.

Je vais passer le cordon de CRS avec vos affaires,

et je reviens vous chercher.

"Guarazd" ? "Guarazd" ?

-Euh... Je comprends un peu fran�ais.

-O� avez-vous appris ?

-Verlaine, Rimbaud, Balzac.

Besoin beaucoup po�sie pendant guerre civile.

-Ah non. Ne souriez pas.

C'est pour les faux papiers.

Bip radio

-Romain ?

Romain ?

Non...

C'est pas possible. C'est pas possible !

-C'est bon, je me l�ve. -Tu es irr�cup�rable.

Sous glucose ? Mais t'as pas honte ?

-J'ai eu un moment de faiblesse. Je vais aider les vrais malades.

-Grouille-toi ! Enl�ve cette perfusion.

-Je finis pas ?

Ah ! Mais t'es dingue !

-Dimitri ! -J'arrive.

Va les aider au lieu de monopoliser un lit.

-Oui. Je refais le lit et j'arrive.

Miroslav. Anton Miroslav !

Anton Miroslav !

Anton Miroslav !

-Vous voulez vous faire rep�rer ou quoi ?

Mais bien s�r. La fi�vre. Vous d�lirez.

You are too weak, Anton.

Tenez. Votre faux passeport.

Rappelez-vous. "Your name is Jean Valjean."

-Jean Valjean ?

-"It's very French comme name."

-Ah, da.

-Avancez.

-Surtout ne parlez pas. Ayez l'air le plus fran�ais possible.

Relax.

-Jean Valjean ?

-Victor Hugo a piqu� le nom � ma famille.

Et Les Mis�rables ont fait un succ�s.

-Vous pouvez y aller.

-"Marssi."

-Je vous en prie.

-Vous n'avez pas vu le mec avec qui j'�tais ?

Musique intrigante

...

-Oh, Seigneur.

Don't look.

...

Hou...

-C'est toi ?

-Guillaume ? T'es pas � Bruxelles ?

-Ma r�union a �t� retard�e.

Qui c'est ?

-Je voulais te pr�venir.

Je te pr�sente Anton Miroslav qui va rester un peu chez nous.

-Bonjour.

-Je peux te parler ?

Tu vas arr�ter de ramener des clandestins !

-C'est Anton Miroslav, figure-toi !

Le h�ros de la r�volution. -�a change quoi ?

-T'as fini ? Il est fi�vreux, il a faim.

-R�cup�re des chats,

des chiens abandonn�s,

comme les bourgeoises. -C'est con, ce que tu dis.

-J'aime pas sa t�te. Tu le connais pas, on sait pas ce qu'il a v�cu avant.

-Fais-le piquer chez le v�to.

-Je suis s�rieux.

-C'est pas un animal abandonn�.

Il va sauver mon pays !

-"Sauver ton pays." Qu'est-ce qu'il faut pas entendre.

-C'est pas dr�le. -Tu t'appelles Anna Lempreur.

T'as jamais mis les pieds au Tcherkistan.

-Excuse me, I go. Thank you for everything!

-You stay!

Il faut toujours que tu me rabaisses, que tu me d�nigres.

-Je te d�nigre pas, c'est la v�rit�.

-La v�rit�, c'est que je donne du sens � ma vie.

J'ai d� quitter mon boulot.

-Tu vas pas recommencer.

Il ne reste pas plus d'une semaine.

Apr�s il part.

-Il restera ici.

-Je vais appeler l'immigration.

-Je dis � tes clients que tu te reverses des pots-de-vin.

-T'es une salope.

-Comme �a, on est deux.

Bienvenue en France, Anton.

-Faubert.

...

On frappe � la porte.

-Romain !

Il sonne.

Romain, t'es l� ?

Il sonne.

Mais o� est-ce qu'il est pass�, cet abruti ?

Musique exotique.

...

-Anton Miroslav...

"Ses premiers faits d'armes remontent � la guerre des Balkans."

Ah d'accord !

"En fuite depuis le coup d'�tat avort�,

"on tente de l'assassiner."

Oh putain, d'accord !

"H�ros pour certains,

"il serait cach� dans les Balkans et dirige

"la r�volte tcherkistanaise."

D'accord !

Oh !

Anton Miroslav.

C'est moi.

Vibreur du t�l�phone

Oh merde.

Non, non.

Oh ! Putain, d'accord !

Vibreur du t�l�phone

Oh ! Non, non, non...

-R�pondeur.

D'habitude quand il voit mon num�ro, il r�pond.

-Je ne veux pas vous alarmer,

il se peut qu'il ait �t� d�pouill� par un tcherkistanais,

pour un portable, une carte bleue.

-C'est ma faute.

Lancez un avis de recherche.

-Dans 48 heures. C'est la loi.

Il me faut une photo

r�cente.

-J'ai des radios r�centes.

Bip SMS -C'est lui ?

-Non, c'est ma s�ur. Elle l'a peut-�tre vu.

All�, Anna ? *-Tu peux passer

voir quelqu'un ? *-Je suis au commissariat.

-Pourquoi ?

-Un ami a disparu.

*-Comment je fais, moi ?

*-Appelle un autre m�decin. -il faut que tu viennes.

-J'essaie de passer demain.

-T'es chou. Je t'adore. Je t'embrasse.

Ch�ur de l'Arm�e Rouge

...

�a va mieux, on dirait ?

-Da.

-J'ai pr�par� � d�ner.

Asseyez-vous, Anton.

-Pas petite salade plut�t ?

Je fais r�gime.

-Apr�s trois mois pass�s au fond d'un bateau ?

-Ah... D'accord !

Mais m�cher doucement.

Trop longtemps pas viande. Manque de fer.

Il rit.

Provenance France ?

Oui, bien s�r. Soif aussi.

-Que voulez-vous boire ?

-"Soja-milk."

Rires

Bi�re. Bi�re.

Grincement de dents

Craquement

D�capsuleur

Ah !

Bonne viande.

-Une serviette ?

-Da.

Ah !

-Anton ! �a va ?

Vous �tes encore tr�s faible.

Mieux vaut aller se coucher. - Da.

-Anton. Je peux entrer ? -Da.

-Plus de fi�vre.

Je vous ai pr�par� une tisane. -"Marssi".

"Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,

"mais l'amour infini me montera dans l'�me,

"et j'irai loin, bien loin, comme un boh�mien, par la nature,

"heureux comme avec une femme."

-Arthur Rimbaud.

C'est magnifique, Anton.

-Toi conna�tre ?

-Bien s�r. C'est un po�me d'amour pour Verlaine.

-Hum.

-Vous �tudiez Rimbaud au Tcherkistan ?

-Comme �a, j'ai aim� langue fran�aise,

avec auteurs romantiques.

Hum.

Musique douce

...

-La vie est mal foutue parfois.

On parle en tcherkistan.

...

...

-Anna.

...

-Piotr... Piotr...

-Si.

-Anton Miroslav.

Fracas

-Niet, niet.

Please, don't.

Please.

il parle en tcherkistan.

...

-Parler fran�ais, plus discret.

-Oh da.

Pardon.

Quelle fiert� ! Dommage pas faire photo.

Tu vas manger.

Toi aussi, Anna. Vous �tes mes invit�s.

-Non, "marssi". Hier, mang�... -Tatatata.

-Mang� beaucoup de viande, hier. -Non, non.

Bon app�tit.

Il renifle.

...

Il chouine.

...

-�a ne va pas ?

-�a rappelle go�t du pays. Trop, trop bon.

Ch�ur de l'Arm�e Rouge

...

-Pour une 1re fois � Paris, c'est un passage oblig�.

Musique joyeuse

...

T'es s�r, Anton ? - I have to go tout seul.

Ici, trop dangereux pour toi. C'est mieux Anna, pas trop savoir.

-Faites attention

� vous. Revenez vite.

On dit que tu es mort.

Coup violent

...

-Don't kill me.

-Romain Faubert ?

-Oui. Anton Miroslav ?

Il parle en tcherkistan.

...

-OK.

-Quiet.

Did you come with someone?

-No. It's my neighbors.

Mes voisins.

Don't kill my neighbors.

Are you ok?

Vous �tes bless� ?

Pour la fi�vre. "Fever."

Parac�tamol. 4 fois par jour.

Infection : antibiotiques.

One "gramme", 3 times a day.

Il faut manger en m�me temps. C'est pour la flore intestinale.

Non. Rien.

You can stay here.

As long as you want. C'est votre appartement.

-"Marssi." You saved my life.

-Moi, "marssi".

You've done more than you know for me!

Musique joyeuse

...

-Drasjna. -Da.

Drasjna.

-�a a d� bien changer depuis.

J'aurais �t� si heureuse de vous pr�senter mon grand-p�re.

Igor Zvenka. Il aurait �t� fier de vous conna�tre.

-Anna Zvenka... moi besoin parler � toi, franchement.

-Oh non, chut ! Tais-toi.

Moi aussi je ressens la m�me chose pour toi.

Mais il faut pas, ce serait nul. �a g�cherait tout.

J'ai achet� �a aux puces.

J'ai commenc� seule, mais seule, c'est pas...

On va parler qu'en tcherkistan. OK ?

-Da.

-J'ai toujours r�v� d'apprendre. C'est l'occasion ou jamais. Non ?

Elle parle en tcherkistan.

...

J'ai pas bien dit ?

Hein ?

Mon accent n'est pas terrible.

-Guarazd.

Guarazd.

-Je manque de pratique.

-Guarazd.

Il rit.

Petite faute d'orthographe.

...

Il marmonne.

...

Peut-�tre c'est mieux, moi d'abord apprendre le fran�ais.

Apr�s toi, le tcherkistan.

-Guarazd.

Vous �tes dou� pour le fran�ais.

Vous comprenez beaucoup de ce que je dis.

Plus qu'hier m�me.

-Oh, comme ci comme �a.

-Apprenez-moi 2 ou 3 trucs. Comment dit-on : "Je vous aime" ?

-"Guarazd" veut dire d'accord.

-�a, je sais. Mais "je vous aime" ?

Il soupire.

Hum.

Euh...

Tsyboulya - porey.

-Tsyboulya - porey.

-C'est poireau.

-"Poireau" ?

Poireau. "Sparja", c'est "asperge".

Et...

Harbouz.

-"Harbou, harbou" ?

-Harbouz.

-C'est du potiron. -Du potiron ?

-Potiron.

-En fait... On ne s'est pas bien compris.

En anglais...

I love you.

En italien...

Ti amo.

-Ti amo. -Te quiero,

en espagnol. Et en tcherkistan...

-Beaucoup fa�ons diff�rentes de dire.

-D'accord. Mais la plus courante.

"Kazousk Gaaa"...

"Akda"... -"Akde."

-"Akda jou"...

"Kajeuskt"... -"Kajeuskt."

-"Kajeuskt Tsoum. Stim."

-"Stim" ?

-"Stim."

"Stim Chtekiffe."

On sonne.

-Ouh ! Anton !

Ouh l� l� !

Tout va bien.

C'est mes voisines

pour la soir�e "vide dressing". J'ai oubli� d'annuler.

Elles vont partir.

*Bonsoir. Anna Lempreur. Apr�s le bip, c'est � vous.

Il soupire.

Excusez-moi.

Je disais quoi ?

Les plans. Bien s�r.

Donc, ici, alors...

Tournez-le.

T�l�phone

-Pardon, Anton.

-Hum.

Et donc je d�tache, moi.

Et j'approche derri�re gardien,

et j'�trangle lui.

Cri d'�tranglement

...

Et je saute

au travers fen�tre.

3 �tages ! Haaa !

J'ai tordu cheville.

Pas grave. Pas grave.

Il tape du pied.

Pas grave ! Miroslav.

Je retourne. 8 soldats...

attaquent moi ! Kalachnikov.

Elles crient.

Je cours ! Je cours !

J'�vite balles.

Il imite la Kalachnikov.

Zigzag, zigzag.

Je saute dans fleuve.

Plouf !

Ouhh ! "Glazka�."

Pas respirer sous l'eau. Surtout pas bulles !

-Ah bah, oui.

Ils tirent l� o� il y a les bulles.

-Ah ben, oui.

-Je nage sous l'eau noire. Je nage...

Deux bulles, pas plus.

Je touche bateau.

Cargo.

J'escalade. Grosses vis.

Cris d'effort

Et l�. Pavillon russe. Soulag�.

Je rejoins la France, cach� au fond du bateau. Et je suis l�.

-Oh, mais quelle histoire.

-Quelle vie surtout.

C'est plus prenant que nos soir�es "vide dressing".

-Je "marssi" Anna Zvenka,

qui m'a sauv� de la police de France.

Grand courage, Anna.

-Bravo, Anna.

-Je n'ai aucun m�rite.

Je n'ai fait que mon devoir.

Ce sont de grands hommes comme Anton qui �crivent

l'Histoire avec un grand H, pour un monde plus juste.

Portons un toast au h�ros

des Balkans.

-Kvan�a !

(Ensemble) -Kvan�a !

On sonne.

-Ouh l� !

Tout va bien. Tout va bien.

Tout va bien. C'est Constance.

Elle est � la bourre.

Je reviens.

-Framboise, viens ici.

Viens ici.

Framboise.

Viens.

Le chien aboie.

...

Cri de panique

...

-Anton !

...

C'est tr�s g�nant.

Tu veux bien r�cup�rer ta chienne.

-Framboise. Aux pieds.

-Il a peut-�tre �t� tortur� � l'aide de petits chihuahuas enrag�s.

-Peut-�tre.

-C'est la premi�re fois que Framboise fait peur.

-En tout cas

il a l'air sensible.

-Bonne nuit, les filles. Et motus !

-T'inqui�te, Anna. -Bisous. Ciao.

-�a arrive d'avoir des phobies, Anton. M�me aux plus courageux.

�a n'a rien de honteux.

Vous avez la phobie des petits chiens, c'est comme �a. C'est tout.

C'est s�r que venant de vous, c'est tr�s... inattendu.

Vous avez vraiment eu

tr�s peur de Framboise.

(Accent tcherkistan ) -Framboise.

Framboise.

Ils �clatent de rire.

...

Musique douce

...

Attends. "Stup."

...

...

Elle parle tcherkistanais.

...

-Anna...

-J'ai pass� une nuit sublime, comme jamais.

Je ne me sens pas coupable.

Je suis heureuse.

Gr�ce � toi, Anton.

Je sais,

tu es d�vou� � ta cause.

Aucune femme ne m�rite de prendre cette place.

-Anna... -Non. Chut. Tais-toi.

Tu vas devoir rejoindre la guerre civile. Je suis triste.

J'ai tellement de chance de t'avoir vol�

ces moments qui sont � nous,

� jamais.

-Quoi qu'il arrive apr�s,

ton amour a chang� moi

pour toujours.

Klaxons

-C'est Dimitri.

C'est mon fr�re, il est m�decin.

-Ah !

-Oh !

C'est pas mon mari,

c'est mon fr�re. Il est l�

pour toi.

Sonnerie

-Oh ! Anton ?

Anton ?

Tu as ton chien ?

-Non. Je peux voir le gars en slip.

-C'est Anton Miroslav, le chef de la r�volution tcherkistanaise.

-Sors de l�. Sors de l� !

-Tu ne risques rien. C'est mon fr�re.

(Avec l'accent) -Bonjour.

-C'est un gentil docteur.

-J'ai pas besoin docteur. J'ai pas besoin. Pas besoin.

-Ouh ! Je sens qu'il se passe quelque chose

de fort entre vous. Comme quoi, Dimitri,

on peut pas �tre �ternellement dans le d�ni de ses origines.

-Vous �tes le chef de la r�volution tcherkistanaise ?

-Da.

-"Da." -Anton m'apprend le tcherkistan,

je lui apprends le fran�ais. Et il est tr�s dou�.

-"Marssi."

-"Marssi." Ah oui.

Il parle bien dis donc. -Pourquoi tu t'es cach� ?

-Je croyais que c'�tait police.

-Non. C'�tait pas police. C'�tait docteur.

-Tu l'examines ? -Oh oui.

Un examen approfondi.

Il en a bien besoin.

Je vais l'amener faire un scanner du cerveau.

-Tu crois ? -Il est plus malade qu'il n'en a l'air.

-N'aie crainte. Mon fr�re va bien s'occuper de toi.

-Oh que oui.

Un cognac. Rien pour lui.

J'ai signal� ta disparition chez les flics. Je croyais

que c'�tait grave.

Et je te retrouve chez ma s�ur, en rebelle r�volutionnaire.

-J'aime ta s�ur.

Il rit.

�coute-moi.

Ma s�ur, c'est la femme de mon beau-fr�re.

-Elle va le quitter pour moi.

-Elle est dingue d'Anton Miroslav.

-Avec mon physique et ma sensibilit�.

On aime quelqu'un pour ce qu'il est,

pas pour ce qu'il a fait. Tu me l'as dit.

-Non.

-Il faut mentir pour embellir la vie.

-Pas avec ma s�ur !

-C'est elle qui m'a pris pour lui.

Tu aurais vu son regard. Jamais une femme ne m'a regard� comme �a.

�a a �t� la plus belle nuit d'amour de mon existence.

-Non. T'as pas couch� avec ma s�ur ?

-On n'a m�me pas mis de capote.

Tu te rends compte, sans capote. Je suis gu�ri.

-Apr�s tout ce que j'ai fait pour toi.

-Je vais aller tout lui avouer et m'excuser.

-Non. Tu vas rien lui avouer.

Tu vas lui dire "adieu" avec ton accent � la con.

-Elle m'a aid�. Je lui dois la v�rit�.

Je peux plus lui mentir.

-Je vais te taper.

Je vais te taper.

-T'es mon m�decin. Et le serment d'Hippocrate.

-T'as raison.

Je peux avoir un peu de glace ?

Coup violent

Tout va bien, je suis m�decin.

Coup de pied

C'est mon patient. Je m'en occupe.

�a fera combien ?

-L�, l�...

C'est lui.

Allez-y ! -Du calme.

Vous allez nous faire rep�rer.

C'est un soldat surentra�n�. -Target en visuel.

Il n'a pas l'allure d'un soldat surentra�n�.

-C'est une ruse.

-Il nous aurait rep�r�s.

-J'ai peur

pour ma femme.

Ah, mon Dieu. Il la viole !

Allez-y, il la viole.

-Elle n'a pas l'air de se d�battre. -Elle est vraiment s�questr�e ?

-C'est le syndrome de Stockholm. -Syndrome de Stockholm ?

-48 heures. N�gatif.

Syndrome d'adult�re, oui.

Ils �clatent de rire.

-Que s'est-il pass� ?

Pourquoi mon fr�re t'a laiss� ? T'es bless� ?

-Je dois parler toi. Te dire "adieu". Trop risqu�.

Partir pour toujours.

-Tu vas tellement me manquer.

-Adieu.

-Fais-moi l'amour une derni�re fois. -D'accord.

-Police !

-Tes mains !

-�cartez-vous, madame. -Sauve-toi, Anton.

Cris

-Pas dans la moquette.

-Ta gueule.

-Laissez-le !

-On bouge ! On y va !

-Anton ! Je t'aime.

-Je t'aime, Anna ! Anna !

-Je vais te sortir de l�.

-Pas la peine.

-Ils peuvent pas t'extrader, t'es condamn� � mort.

-Hein ?

-Tu ne serais pas le 1er �tranger � bien parler fran�ais.

Hein ?

-J'ai pas une gueule

de r�volutionnaire. Je ne m'appelle pas Anton Miroslav

mais Romain Faubert.

-Romain Faubert, Anton Miroslav,

ou Jean Valjean ? Il faut choisir.

-�a, c'est une connerie.

Je suis n� le 17 juillet 1973 � Issy-les-Moulineaux.

Je suis fran�ais.

-Prouve-le.

-J'ai plus de papiers.

-�videmment.

-C'est le vrai Anton Miroslav qui les a.

-Et Jean Valjean ? Il est o�, Jean Valjean ?

-Jean Valjean, c'est personne. C'est Victor Hugo.

-Mais vous �tes combien ?

C'est qui, ce Victor Hugo ?

-Mais c'est l'auteur.

-Des faux papiers ?

-Non.

C'est simple.

Je me suis fait passer pour Miroslav,

et lui, pour moi. Vous m'avez arr�t�, pas lui.

Lui s'est fait passer pour moi, pour entrer en France,

et moi, pour lui, pour Anna Zvenka

qui est amoureuse de lui, donc de moi, puisque je suis lui.

Mais lui, il s'en fout d'elle et de moi, mais pas moi, d'elle.

Tout �a, c'est la faute de son fr�re � elle.

Lui pourrait vous dire que je suis moi et pas lui,

parce que c'est mon m�decin.

Ouh, je vous sens ailleurs. Je vous ai perdu.

�a m'inqui�te.

Le t�l�phone sonne.

... Pstt.

-Oui. Vous avez sa d�position ?

Faites-la venir.

-Qui �a ?

-Ta complice.

-Cet homme est un h�ros.

Il va sauver mon pays.

Tcherkistan libre !

Pardon. Tout est ma faute.

-Non. La mienne.

Anna, Anna.

Pardonne-moi. Si tu peux me pardonner.

-Tu parles super bien fran�ais.

-Oui. Je ne suis pas Anton Miroslav.

Il est chez moi, le vrai.

Je suis un patient de ton fr�re et son ami. Romain Faubert.

Je suis photographe pour dictionnaire m�dical

sur Internet.

Doctoweb. Tu connais ?

Je t'ai rien dit parce que j'ai pas pu.

Je t'ai aim�e d�s le 1er regard, j'�tais sans voix.

J'avais tellement peur que tu ne m'aimes pas.

Mais tu m'as aim�.

Je suis simplement moi.

Ne pleure pas. Je me sens tellement con

de t'avoir menti. Je m'en veux.

M�me les plus grands ch�nes ont un jour �t� un gland.

-Madame.

-Anna...

-Madame ? Qui est ce monsieur ?

Anton Miroslav, Romain Faubert, Victor Valjean, Jean Hugo ?

-Anton Miroslav.

-Hein ? Non ! -Mettez-le-moi au chaud,

en attendant son expulsion.

-Anna ? Mais non ! Attendez !

L�chez-moi ! Je suis pas Miroslav.

-Oui, oui, oui.

Vous �tes libre.

Ne quittez pas le pays.

Vous verrez le juge pour avoir fait entrer un �tranger

en situation irr�guli�re.

On frappe � la porte.

...

Elle sonne.

-Bonsoir.

Anton ?

-Parfaite, la cicatrice.

Il faut continuer les antibios. Voil�.

Are you ok, Anton?

-I have been through worse than that. I can go back to Tcherkistan now.

-Maintenant que je vois le vrai, je me sens conne.

Comment j'ai pu me laisser berner.

-Et Guillaume ?

-On ne se parle plus.

-D�sol�.

-On ne se parlait plus que pour s'engueuler.

Ce faux Miroslav �tait ton patient. Pourquoi tu me l'as pas dit ?

-Ben... sous le lit, je pouvais pas le reconna�tre.

-Tu ne reconnais pas ton patient ? -� cause d'Internet,

j'ai plein d'hypocondriaques.

-Il est hypocondriaque ?

-T'as pas remarqu� ? -Menteur, usurpateur,

escroc, profiteur, oui. Mais hypocondriaque, non.

Il m'a quand m�me fait...

-Non. Ne me donne pas de d�tails. Je ne veux pas savoir.

Pas d'images. Non, pas d'images.

Je vais le faire lib�rer, et on n'entendra plus parler de lui.

-Attends un peu.

C'est bon

de le savoir enferm�, apr�s tout ce qu'il m'a fait.

-Moi aussi.

-Romain Faubert ?

Where is he? I'd like to thank him.

-Miroslav, parloir !

-Moi, c'est Romain Faubert.

-Viens ici, je te dis !

-Cette cellule est insalubre.

Il faut nettoyer. -Et te cirer

les pompes aussi ! -Non. Merci. Juste la cellule.

-Je suis votre avocat.

-Vous n'auriez pas du gel d�sinfectant, ma�tre ?

-Je sais pas. J'ai �a.

Il essaie de parler tcherkistan.

C'est ce qu'on dit chez vous ?

-Je ne suis pas tcherkistanais. -Je sais.

-Qui vous l'a dit ?

-Vous avez tous perdu vos papiers, mang� votre passeport,

oubli� votre pays d'origine.

-Je suis n� dans ce pays, � Issy-les-Moulineaux.

-O� ? -Issy-les-Moulineaux.

-C'est pas banal, �a.

Mais la France n'expulse pas � Issy-les-Moulineaux.

C'est trop pr�s.

"Issy", c'est trop pr�s. C'est pas grave.

-C'est une bavure. Il faut me faire sortir.

-Vous �tes sur le d�part. -Je vais �tre lib�r� ?

-Non. Mais votre pays a commu� votre condamnation � mort

en prison � vie.

-Au Tcherkistan ?

-C'est pour aujourd'hui.

-"Aujourd'hui" ? -On peut s'y opposer � cause

de la torture.

-Je serai plus expuls�.

-Non. Mais �a montrera notre d�saccord.

Vous avez des enfants ?

-Non. J'ai fait l'amour sans capote.

-Non. C'est pas suffisant, M. Miroslav.

-Faubert. Il faut contacter Dimitri Zvenka.

-Votre passeur ? -Mon docteur. Il me conna�t bien.

Il dit qui je suis et je suis lib�r�.

-Non. Vous n'avez droit � aucun contact ext�rieur.

-M�me avec la police ? -Pourquoi ?

-Mon docteur leur a signal�

ma disparition. Il faut retrouver ces flics.

-Oui. Excusez-moi. Il faut retrouver

les flics qui vous recherchent.

-Oui. Il faut les rechercher pour qu'ils me retrouvent.

-Merci.

-Je suis heureux de vous voir,

vous pouvez pas savoir.

-Comme �a, tu sais o� est Romain Faubert ?

-Il est devant vous. C'est moi.

-Te fous pas de ma gueule.

-C'est moi, je suis Romain Faubert.

-Oh oh ! Mollo.

-Il est rompu � la torture des pays de l'Est.

Qu'as-tu fait de Faubert ?

-Oh oh oh !

C'est bon, l�. Doucement.

-La vie d'un homme est en jeu. -Mais c'est ma vie.

Je ne veux pas �tre expuls�.

-Dis-nous o� est Romain Faubert.

-Il est o� ?

-Oh, il est l�. Regardez. Dans le reflet.

C'est lui. "Faubert ! Viens ici ! Tout le monde te cherche."

-Il est fort. Il est tr�s fort.

*-On va expulser Anton Miroslav. Un Tcherkistanais d'Issy-les-Moulineaux.

*Est-il n�cessaire d'expulser un dangereux criminel ?

*Un terroriste, amoureux de la France,

*en voie d'int�gration.

*-Non ! Dimitri ! Dimitri !

Il �teint la t�l�.

-Je reviens.

-T'as fait quoi ?

-Ils l'avaient d�j� expuls�.

Il faut contacter l'ambassade de France l�-bas.

-L'ambassade de France de Drasjna a ferm� en 2003.

La France est en mauvais termes avec le Tcherkistan.

-Merde. Comment faire ?

-Miroslav.

-Faubert, probl�me.

-L� oui, probl�me.

Ch�ur de l'Arm�e Rouge

...

Les d�tenus crient "Miroslav".

...

Ordre en tcherkistan

Il parle en tcherkistan.

-Sorry... I don't understand.

-You are not Miroslav.

-Enfin quelqu'un d'intelligent.

Oh thank you. I'm not Miroslav, It's a big mistake.

-Brat�?

Brother!

-"Son fr�re" ? Non, non.

No, brother. -Yeah. You look like him!

You are Sergue� Miroslav.

-Romain Faubert. -Go.

-Je suis pas Sergue�.

Je suis Romain Faubert ! Je suis pas Sergue� !

L�chez-moi. Je suis fran�ais. Hypocondriaque.

Je suis trop fragile pour rester ici. Je veux rentrer � Paris.

Cris dans la prison

Seigneur, mon Dieu. J'ai compris.

Arr�tez ce cauchemar, je mentirai plus jamais.

Il crie.

Ah.

Musique intrigante

Ah !

...

Hurlement

Rires

...

Il imite un cri d'�pouvante.

Rires

-Oh, j'ai de la fi�vre. J'ai de la fi�vre.

Je suis malade et j'ai pas Google.

Oh ! J'ai pas Google !

Y a pas de wifi ?

Rire nerveux

...

Il faut que je me prenne en photo pour la page "virus de l'Est".

...

Oh.

Rire de joie

Ah.

...

Hummm !

Y a pas d'eau.

Y a pas d'eau.

Hurlement

Les gardiens rient.

...

Ch�ur de l'Arm�e Rouge

...

-On va se faire choper.

Il parle en tcherkistan.

-Tu vas nous faire rep�rer. Pourquoi tu t'excites ?

-Tu dois pas quitter la France.

Il est recherch� dans ce pays. Alors pourquoi je m'excite ?

C'est quoi, ce nom que tu lui as donn� ?

-C'est tr�s fran�ais.

Il a du mal � respirer.

En tcherkistan

-Cyrano de Bergerac.

-It's not me. He's sleeping.

-Oh oh oh oh.

Ouh, ouh, ouh.

H�, oh oh.

Il rit.

Il faut qu'il m'en reste.

Gargarisme

-Je suis m�decin, moi. -Avec des origines tcherkistanaises.

-Ils ne font pas tous �vader leurs patients.

-C'est trop tard

pour reculer. -Go.

-Pourquoi on est venus ?

-C'est notre faute s'il est l�. -C'est juste pour cette raison.

-Chut.

Coup de crosse

-Oh !

Tu m'as tellement manqu�. Oh. -Il est tr�s

fi�vreux.

-On s'en fout. J'ai tout attrap�, j'ai plus peur de rien.

Les microbes sont mes amis.

-Il va pas bien. -Anna ?

T'es l� aussi.

Dans mes bras.

-Go.

-C'est qui ?

-Anton Miroslav.

-Le vrai. Il est venu pour prendre ma place.

Musique intrigante

...

*Radio

...

-H� ! Oh !

H� !

-Dimitri, cours.

-Ben...

Cri

Coup de feu

...

-Anna, reste !

-Faubert !

Alarme

En tcherkistan

Tirs en rafale

...

Explosion

-Dimitri, �a va ?

-Je suis l� ! Je suis l� !

Cris de douleur

J'ai pris une balle dans le dos.

Je vais mourir au Tcherkistan.

-Fais quelque chose. Il t'a sauv�.

-Je suis bless� moi aussi.

Cri

-J'ai froid. Je sens plus mes jambes.

-�a va aller.

On va te soigner. -Me bouge pas.

Me bouge pas.

Tirs

Musique tr�pidante

...

Ordre en tcherkistan

Elle crie.

-C'est pas ma vie sans int�r�t que je veux voir d�filer,

c'est ton visage. Je veux contempler ton visage avant de partir.

Souris.

Arr�te de pleurer. Souris-moi.

Comme �a.

T'es sublime, Anna. Tu me bouleverses.

T'es la femme de ma vie, m�me si je vais mourir.

-Ne dis pas �a. Tu vas vivre, mon amour.

-C'est trop tard. Tu m'as appel� "mon amour".

Je t'aime.

-Moi aussi.

-Embrasse-moi une derni�re fois.

Cri d'agonie

Encore une fois.

Anna... L'ultime baiser, Anna.

Oh non... Oh.

Quoi ? Qu'est-ce que tu fais ?

-Mais t'as rien. T'as rien.

-Ne me frappe pas.

Je te jure, je me suis senti partir.

-T'as rien.

-J'ai de la fi�vre quand m�me. Arr�te ! J'ai sauv� ton fr�re.

Ch�ur de l'Arm�e Rouge

...

-Qu'est-ce qu'il y a ?

-Rien. Tout est pr�t. �a va aller pour la route ?

-Oui, �a va aller.

Quoi encore ?

-Vous �tes venus jusqu'au Tcherkistan pour moi,

je ne le m�ritais pas. Apr�s tout ce que j'ai fait.

Jamais personne n'avait risqu� sa vie pour moi.

Alors que j'ai tellement peur de perdre la mienne. Je me sens con

et tr�s reconnaissant. Voil�, c'est tout.

-Oh ! -Oui.

-Dis-moi, tu vas pas aimer ce tar� ?

C'est le pire de mes patients. Je vais t'en pr�senter des moins malades.

�a fait 18 ans que je suis son m�decin. 18 ans que c'est moi qui souffre.

-Merci, Anton.

-Non. "Marssi", toi.

-Attends, attends.

Ben, regarde. -Quoi ?

-Regarde comme il est beau, le vrai Miroslav. �a, c'est un homme.

Tu vois la diff�rence quand m�me. Y a pas photo, non ?

Il est tcherkistanais, comme p�p�.

-Humm.

-Oh, putain.

-Et voil�

comment j'ai rencontr� la femme de ma vie. C'est pas banal.

-Non...

-Mais il a fallu expliquer au juge

que la police m'avait arr�t� sous Jean Valjean,

pour m'expulser de France en Anton Miroslav,

qui est rentr� au Tcherkistan en Cyrano de Bergerac.

Comme la police voulait cacher le mandat d'arr�t lanc� au nom de Victor Hugo,

on s'est arrang�s � l'amiable.

-J'ai rien � me reprocher.

Acclamations

Musique joyeuse

...

-Ma 1re pens�e, � mon mariage, a �t� pour Marc.

Je me suis mari� � 40 ans, mon pote. C'�tait g�nial.

Surtout la prise de sang obligatoire avant le mariage.

Le seul gros souci auquel j'avais pas pens�,

c'est qu'il faut embrasser tout le monde et que tout le monde veut t'embrasser.

Mais j'�tais enfin gu�ri.

Divorc� des m�dicaments et mari� pour de vrai.

Dimitri, Dimitri !

T'as raison, on n'est plus amis.

-Ah bon ? -On est beaux-fr�res.

Mon m�decin est devenu mon beau-fr�re.

Ma belle-s�ur.

Je peux t'appeler Nora maintenant ? -Bien s�r.

-Viens, mon amour.

-Donc, tu disais, on n'entendra plus jamais parler de lui.

-On les verra peu.

-C'est limpide.

-De quoi ?

-Faute de coucher avec ton patient, tu l'as jet� dans les bras de ta s�ur.

-Il ne fallait pas �pouser de psy.

-Ben, oui. -T'�coutes pas ta m�re.

-Ben, non.

Allez, viens, maman.

Allez. -Viens, ma ch�rie.

Cri

-Poussez, poussez.

-Poussez, poussez.

On voit la t�te qui commence � appara�tre.

Allez-y, c'est bien. Poussez, poussez. Encore un effort.

Musique douce

...

...

-On va prendre de l'�lan et � 3, on saute par-dessus.

(Ensemble ) 1... 2...

3.

Sauvez mon enfant. -Faites voir.

Il est rest� sous l'eau ? -"Sous l'eau" ?

Il a gliss� dans le p�diluve. Il en a bu une gorg�e.

-C'est tout ?

-Il a bu du jus de p�diluve,

le truc pour les pieds.

Vous �tes d�biles ou quoi ?

Coup de frein brusque

Les pompiers, c'est plus ce que c'�tait.

Tu sais o� on va aller ?

-Chez tonton Dimitri. -T'es trop fort.

Musique douce

...

...

Musique rap

Supercondriaque

Supercondriaque...

...

Malade dans ma t�te donc supermaniaque

Certains se la p�tent Moi, je suis patraque

Je suis un peureux n�vropathe

On m'appelle le malade imaginaire

J'ai 2 passions mon m�decin et Moli�re

J'ai mal aux c�tes, aux molaires

Plein de calculs,

coliques v�siculaires de maladies ind�tectables

Aupr�s des femmes je deviens d�testable

J'ai peur de tout, du taxi

Tous les jours devant la pharmacie

Ah ah ah J'ai mal, j'ai mal

Il n'y a plus rien � faire J'ai trop mal

Appelle-moi M. Supercondriaque

Anxi�t�, je casse la baraque

SOS Qui peut m'aider ?

Je n'en peux plus

Qui pourra enfin me soigner ?

SOS Pour me sauver

Je n'y arrive plus

Oui, je suis... Supercondriaque

...

Je clique sur le net

d�s que j'ai un pet de travers

Un bouton qui m'emb�te et je marche � l'envers

Docteur, je passe � 15h Mais qu'est-ce qui se passe?

Regardez mon dos J'ai la colonne qui se tasse

Tous les sympt�mes de l'hypocondrie

sont dans la place

J'ai mal Il n'y a plus rien � faire

C'est trop tard, j'ai trop mal Appelle-moi M. Supercondriaque

Anxi�t� Je casse la baraque

SOS Qui peut m'aider ?

Je n'en peux plus

Qui pourra enfin me soigner ?

SOS Pour me sauver

Je n'y arrive plus Oui, je suis...

Supercondriaque

...

Malade imaginaire

Plus qu'un homme ordinaire

Vivre sans amour Mais quel enfer

Supercondriaque

...

Sous-titrage : L.V.T. � Paris

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