All language subtitles for Les.Tetes.De.L.Emploi.2016.FR

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Original subtitles

...

- Mais c'est mon Internet, qui était... en panne.

♪ ai pas pu me réactualiser.

L'opérateur m'a dit que ça serait réglé le lendemain.

Musique guillerette

...

*- La situation est connue.

Il y a, dans les bureaux de main d'oeuvre,

174000 demandeurs d'emploi.

- Je ne vous cache pas...

que c'est le grand problème qui me préoccupe pour l'avenir.

- ON VA GAGNER ! ON VA GAGNER!

ON VA GAGNER !

- Le stage, j'y suis pas restée. Ca n'allait pas.

Je voulais assistante dentaire, je suis dans un élevage de lapins.

- Le gouvernement fera le nécessaire, à temps,

pour vous protéger du chômage.

Il en a la volonté et il en a les moyens.

...

- Si, ça m'intéresse.

Mais le poste est à 360 km de chez moi.

Ma femme vient de se faire muter ici.

- La France est le pays

qui a le plus freiné la progression du chômage.

...

- J'ai pas le permis, je vais à mobylette.

Comment je peux faire chauffeur de cars scolaires ?

- Je m'engage, si je suis élu, à la fin de mon quinquennat,

sur 5 % de chômage et cinq mois de durée moyenne du chômage.

Ces résultats m'obligent.

...

- J'en ai marre, d'attendre ! Fait chier ! Putain, merde !

- TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE. HE, HE !

...

- Non, mais là...

Elle souffle.

- Non, ça va...

...

- Depuis plusieurs mois,

la tendance en matière de chômage est à la stabilisation.

...

- Nul.

Voilà. Nul.

Je suis désolé, hein, je vois pas d'autre mot.

Non, je sais pas. C'est...

Aucune recherche, aucune inventivité.

En plus, c'est pas terminé.

En entreprise, là, on dégage.

Plus de boulot.

Chômage.

- Enfin, Stéphane ! Elle l'a fait pour ta fête.

Encourage-la, pour une fois. Sois gentil.

- C'est la saint Stéphane alors je dois être hypocrite ?

Ben,non.

D'abord, on rate un dessin et on rate sa vie.

Refais-le.

En t'appliquant.

- Vous me devez encore 200 euros. - Oui, je sais.

Je vous paierai la semaine prochaine.

- Je peux plus, là.

- Oui, non. - C'est régulier.

On me demande si j'ai de la place.

- C'est la fin du mois. Je vais avoir l'argent.

On en reparlera. Je vais à l'agence pour l'emploi.

- Je peux plus les prendre.

- Vous pouvez pas me faire ça. On se connaît, Véro.

- Véronique ! - Véronique, oui. Ils vous adorent.

Ils parlent que de vous. C'est fou !

Vous êtes leur préférée.

C'est bête. Ils ont préparé

une petite surprise. Eh oui !

Et ils vous reverront pas,

comme vous voulez plus d'eux.

Allez, les enfants.

2, 3...

- DANS SON DEUX-PIECES BIEN DECORE ELLE NOUS GARDAIT L'HIVER, l'ETE

. a v « . '. «o ' «. 'u ' . ' 'o. ' .

- Nounou

- ELLE NOUS GARDAIT TOUTE LA SEMAINE TANT MIEUX, TELLEMENT ON l'AIME

.'«. .« '«' ' ' ' " . " " " ' . '..". «' .. " ' 'u'.

- Nounou

.' ' ..« '.. .' ' z o. o' ' o ' ' ' "' ' "' "'. '."' o' ...

ADIEU, NOTRE DEUXIEME MAMAN

- Non, mais bon ! Ca va, c'est bon. Je les prends. Mais réglez-moi vite.

- Merci !

Je vous paierai. Soyez sages. - Les enfants, allez.

- Bonjour.

Bonjour.

Bonjour, je recherche un emploi depuis environ six mois.

Oui. Vous recherchez dans quel domaine ?

Peu importe, je veux du travail.

Ah, non. Ah non, non !

Pas "peu importe". Trouvez un emploi qui vous passionne. C'est important.

La passion est le coeur du réacteur.

Votre âge ? 33 ans.

Comme le Christ !

Comme le Christ? Non. Comme le Christ.

Sauf que vous, c'est le début. Lui, c'était la fin.

Il rit.

- C'est pas mal, ça.

Chérie, j'y vais. Souhaite-moi bonne chance.

Bonne journée !

Bonjour, moi, c'est Thierry. Bonjour, je suis Thierry.

Bonjour, c'est Thierry.

Musique paisible

...

- Hello ! Ca va, Stéphane ? - Ca va.

- C'est pas ta fête, aujourd'hui ? Bonne fête !

- Attendez-moi ! Ca va ? Bonjour. - Salut.

Ca va, toi ? - Moyen, ouais.

Je te raconte pas ma matinée ! - Non.

- Que s'est-il passé ?

- Rien, laisse. Il a raison. Je suis pas la plus à plaindre, va.

Bonne fête, Stéphane. - Bonne fête, Cathy.

- C'est pas ma fête, hein. - Je sais.

Allez ! C'est reparti.

...

- Messieurs dames. Il fait chaud, hein ?

...

- Radié !

Le téléphone sonne. - Agence pour l'emploi ?

Non, désolée. Ce n'est pas moi, la connasse que vous avez eue.

Ah, non. Des conasses, il y en a, mais ce n'était pas moi.

Vous vous en branlez ? Je vois. Je raccroche, j'ai un double appel.

On reste en contact. Au revoir. Vous avez une très belle voix.

- Radié.

...

- Aïe l

Elle frappe à la porte. - Bonjour.

- Je suis en avance.

- C'est pas grave, c'est bien.

Asseyez-vous.

Thierry, votre conseiller d'orientation.

Stéphane soupire.

- J'arrive. C'est un nouveau système.

C'est pas facile. Attendez.

Aïe ! Voilà.

Bon, alors... Faut qu'il tienne bien.

S'il tient pas...

Ah, le vélo.

Ah, merde !

A nous !

Dossier ?

Alors, on y va. Allez !

Voilà.

C'est pas ça.

Le téléphone sonne. - Agence...

Eh non, la sale pute, c'est pas moi. Pourtant, il y en a !

Décidément, vous jouez de malchance.

Allez, on reste en contact. Au revoir.

- Où est-ce que j'ai mis ça ?

C'est pas ça.

Je range.

Le dossier claque.

- Pas de place.

Hop...

Ah, il est là ! Le voilà ! Hop, la sacoche, ici.

Le dossier, ici.

Marie Mercier, à nous ! - Oui !

- Marie Mercier, c'est vous ? - Oui.

- Thierry. A nous.

- Vous débutez ?

- Ah non. - Ah ?

- Non, ça fait dix ans.

- Non, mais vous avez l'air stressé. Enfin, plus que moi, quoi.

- Stressé ? Moi ? - Oui...

- Non, je suis pas du tout stressé. Je suis impliqué. Rien à voir.

Il faut voir chaque jour comme le premier.

Quelqu'un qui redémarre dans la vie active de nos jours,

il doit être concerné, motivé.

Assidu.

Et surtout...

Surtout?

- Exploitable ?

- Non. Bah, non !

Pas du tout.

Mauvaise énergie.

Non, non.

- Mais c'est pas une raison. Si on se couvre tous d'injures...

Putain, connard !

C'est une question de respect, de parler correctement.

Mais moi aussi, je vous conchie.

Je vous chie sur la tête. Je peux le faire.

Je peux devenir très vulgaire. Moi, je connais plein de gros mots.

Bite, bite, bite, bite ! Cathy rit.

- Bite !

Eh oui, monsieur ! On reste en contact.

Elle souffle.

- En "en".

- "En" ?

- Quelqu'un qui démarre doit être concerné.

'Oui!

- Motivé.

- Oui. - Assidu.

- Oui! - Et... et...

- Et en... - En...

Enculable ! - Mais non.

Non. Mais non...

Non, non.

Non.

- Bonne nouvelle, vous n'êtes plus demandeur d'emploi.

- Mais je n'ai pas Internet et votre serveur ne fonctionne pas.

- Il ne fonctionne pas ? - Non.

- Nous allons vérifier.

Une tonalité d'attente s'élève.

*- Bienvenue à l'agence pour l'emploi.

* Un renseignement? 1. Un rendez-vous ? 2.

* Une actualisation ? Dites 3. C'est à vous !

- A vous.

- Trois. - Non, vous.

*- Nous n'avons pas compris votre demande.

- Trois ! *- Nous n'avons pas compris.

- Trois ! Trois ! Trois !

*- Nous n'avons...

- Vous dites "toit".

- J'ai pas dit "toit", mais "trois". - Vous avez dit "toit".

On vous demande de dire "trois". - Oui, trois !

- Il n'y a pas de w, dans "trois".

La machine

ne comprend pas, c'est une machine !

Sur le 2, vous seriez plus à l'aise. C'est pas moi qui fais les règles.

Trois, c'est trois.

C'est pas "toit". Vous dites RER, pas E.

- Vous n'aimez pas les noirs ?

- J'aime les fruits secs.

- Raciste ! - Raciste.

- Connard ! - Connard.

- Vous verrez !

- Vous êtes plus demandeur d'emploi, vous êtes au RSA.

Musique douce

- Radié. - Enthousiaste ! Non ?

Enthousiaste !

Mais pas... Pas enculable, pas ça.

Quelqu'un qui démarre doit être enthousiaste.

Sinon...

- Bande d'enculés !

Je suis plus rien !

Vous m'avez tué !

Bande d'enculés !

L'homme hurle.

...

Il s'écrie.

...

- C'est bien, d'être enthousiaste.

C'est important, quand même.

Vous voyez ? C'est ce qui va donner un renouveau, quelque part.

...

- Stéphane ? Après votre cigarette, prenez votre temps,

on est en salle de réunion.

Une intervention impromptue. Ca prendra deux minutes.

On vous attend.

Stéphane ?

Ta place.

- Ca va ? - Bien, euh...

On est tous là, je crois. Alors...

Je voulais vous annoncer que je pars en préretraite dans 15 jours.

- Ah...

- Oui, c'est rapide.

Ca n'augure rien d'alarmant.

N'y voyez pas un signe.

Aucune raison de vous inquiéter ou de vous angoisser en imaginant

un tas de choses terribles,

qui n'ont vraiment aucun fondement.

Mais je préfère laisser la parole à M. Lamine,

qui vient de notre direction régionale.

Et il va superviser...

la suite...

de ce qui va suivre. A vous. - Bonjour à tous.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Bonjour.

Alors, je tenais à vous montrer ceci.

Ca, c'est la courbe du chômage au niveau national.

Ca, c'est celle de votre agence.

Dans votre périmètre,

le nombre de chômeurs

à diminué jusqu'à atteindre le niveau le plus bas du pays !

Vous êtes l'agence

la plus performante de France !

- C'est fou !

- Je tiens à vous féliciter.

- Bravo !

On applaudit.

- Bravo !

...

Thierry rit et s'exclame.

- Félicitations à votre directeur.

- C'est bon, Thierry.

- Il part sur un succès !

- Bravo, M. le directeur.

- Thierry, ça va. - Bravo !

- Il y a bien moins de chômeurs dans votre agence, on va la fermer.

- Qu'est-ce que vous avez dit?

- Votre agence va fusionner avec celle de La Flèche.

Il n'y aura plus rien, ici.

- On sera tous mutés à La Flèche ? C'est à 40 minutes de route.

Non, mais d'un autre côté...

Faut être mobile. On le dit assez aux gens.

Quand même... - Je vous laisse

avec votre directeur.

C'est quand même lui, votre responsable, pendant 15 jours.

Il va vous expliquer. Bonne préretraite, mon vieux !

- Bon...

C'est pas... C'est pas... On va tenter de recaser un maximum

d'entre vous. - Recaser ?

- C'est pas automatique. Ca sera pas une mutation pour tout le monde.

Pour peu de gens.

- On est licenciés, quoi... Bah, c'est injuste !

On nous vire

parce qu'on a bien fait baisser les chiffres ?

C'est notre récompense ? - Je décide pas.

- Ah Oui...

- Mais attendez !

Attendez, là. Il y a une erreur. On licencie pas un fonctionnaire !

- Bah non. - Quoi, "bah non"?

- Bah non. - On l'est.

- On n'est pas fonctionnaires.

- Cathy ! Je suis

fonctionnaire.

- On n'est pas fonctionnaires, non.

- Enfin, si ! - Non !

- On bosse à l'agence pour l'emploi.

- Ca va pas ? On est employés ! Regarde dans les statuts.

On est employés, on peut être virés. On n'est rien. T'as pas compris ?

- J'ai toujours cru que...

que j'étais fonctionnaire.

- Non. On te traite d'enculé de fonctionnaire, tu l'as cru.

- Alors, je vous invite à regarder dès maintenant les offres d'emploi

de l'agence, avant qu'elle ferme.

Ne tardez pas. C'est pas gagné.

Vous êtes bien placés pour le savoir.

- Je vais tout péter !

On me prend pour un con !

- Arrête. - Que se passe-t-il ?

- Rien à foutre, moi !

♪ ai tout donné. Tout ! Tout donné. C'est toute ma vie.

On me prend pas pour un con.

On me prend pas pour un con ! - Arrête, Thierry.

C'est dur pour nous tous.

Cathy a une vie de merde. Plus de mec, trois gamins.

Elle a de quoi se foutre en l'air, mais elle résiste.

- J'ai pas une vie de merde. - Cathy, s'il te plaît.

- C'est pas terrible, c'est vrai. ♪ ai pas de mec et j'ai pas de fric.

♪ ai pas baisé depuis deux ans.

Oui, j'ai une vie de merde.

Thierry hurle de rage.

- Je pète tout !

Tout !

- Arrête !

Thierry rit.

Thierry s'écrase au sol.

Stéphane soupire. - Range, Cathy.

* Musique mélancolique

...

- Ca va, chéri ? - Oui.

Pourquoi ça irait pas ? - T'as un problème, au boulot?

- Non.

Pourquoi ces questions ?

- Dans un couple, on se parle.

On se parlait, avant. Tu te souviens ? Ca sert à ça,

d'être deux.

C'est pas faible, d'avouer ses soucis,

ou qu'on se sent mal dans sa peau.

- Faut que j'y aille.

- Tiens, papa. Je l'ai fini, celui-là.

- C'est quoi ? - Toi et ton agence pour l'emploi.

Elle a créé une machine qui donne du travail.

Tout le monde est content ! - C'est très beau, ma chérie.

Papa est fatigué. Il le regardera plus tard.

Pourquoi tu vas les voir ? D'habitude, t'y vas qu'au Nouvel an.

On vient avec toi, pour une fois ? - J'aime pas mélanger ma famille...

à ma famille.

- Qu'est-ce qu'il branle, ce canasson ?

Mais roule, putain !

Quelle brêle ! C'est truqué, ces courses de merde.

- (la va, mon grand '?

- Ca va, ça va.

Bah, je savais pas. - Si tu venais plus souvent, aussi.

- Bah... Félicitations, du coup.

- Je suis contente. Je vais le garder.

- C'est bien. Félicitations à toi aussi. Enchanté.

- J'y suis pour rien. Ta soeur et moi, ça fait 3 jours.

- 3 jours ? C'est bien. Il est temps que tu rencontres

mes parents !

Le père, c'est celui d'avant ? - Je sais pas.

Je le saurai à sa couleur ! - La nature est bien faite.

- Tu veux grignoter ? - Non, je suis pas venu pour ça.

- J'ai un vieux reste de Tuc. On n'a toujours pas reçu la CAF.

- Sales fonctionnaires.

- Ton père attend son chômage.

- Je sais.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- C'est pour ça que je suis là. On a un problème.

C'est compliqué.

La direction a repris la main. - Quoi ?

Tu peux plus nous aider ? - Non, c'est pas ça. C'est...

Ca fait quatre ans que je vous vire des indemnités. C'est fini.

C'est illégal.

- Mollo !

Et nous, hein ? Tu penses à nous ?

- Justement...

Pour toi. - C'est quoi ?

- Bah, vas-y.

Ouvre-le.

- Un costar ? Qu'est-ce que tu veux que j'en foute ?

Je suis pas dans le cercueil !

- On cherche un manutentionnaire en intérim.

C'est à deux pas. Vas-y lundi.

Vas-y de ma part, ça ira.

Il rit.

Tous éclatent de rire.

- Oh, putain !

...

- Tu veux que je travaille ? Dans deux mois, on a la retraite,

avec ta mère. Mais tu plaisantes ?

- T'as jamais travaillé.

- Connard prétentieux.

Qu'est-ce que t'as de plus que moi, toi qui travailles ?

T'as un yacht ? T'as un château ? Hein, t'es plus heureux ?

Tiens, prends-moi ça.

Fous-le sur Le Bon Coin.

Ca t'aidera à payer le crédit de ta bagnole.

- Stéphane.

Faut pas en vouloir à ton père.

Il est dur avec toi parce qu'il t'aime.

- Nos collègues vont se mettre en quatre pour nous.

Je suis confiant. - Ouais, moi aussi, hein.

- On est positifs ? On y croit, Stéphane, hein ?

- Ouais. - Tu viens ?

- Alors, nom ? - Stéphane, de l'agence de Sablé.

On est collègues.

- C'est votre prénom, "Stéphane" ?

- Oui. Non, c'est Martel. Stéphane Martel, agence de Sablé.

On est collègues. - Attendez, attendez ! Euh...

Bon, va falloir que...

Faut que je recommence tout.

Alors...

Un bip d'erreur retentit. - Oh ! Bah, voilà !

Bon, ça a bogué ! Attendez, il va falloir que je redémarre.

- Il suffit d'effacer.

- Ah non, non, non. Voilà ! Là, c'est bogué de chez bogué !

Elle rouspète. - On dit pas "boguer", mais "bugger"

- Oui, c'est ça. Boguer.

- Bugger.

Bugger - Boguer

- Non, bugger, comme Bugs Bunny.

- Oui, boguer. - Vous voyez, "boguer" ! C'est bug.

Un ordinateur bugge. Les frères Bogdanoff.

- Oui... Boguer.

- Bugger.

- Bo... Boguer. - Bugger.

La bouche fermée. Bug, en anglais.

- Bo... - Beu!

- Bug!

- Bug. - Ah !Vous l'avez !

- Boguer !

- Laissez tomber.

L'ordinateur bipe.

- Donc, en fait, j'ai trois petits. ♪ ai de la chance.

Mais je suis séparée

de mon mari. Enfin, de mon ex-mari.

Je les élève seule.

Il faut que je retrouve quelque chose très vite.

Parce que... Parce qu'en fait, j'ai...

un ou deux loyers de retard.

Et on est quatre, à la maison.

Avec un SMIC, ça suffira pas. Il faut plus. Voilà.

- Ma pauvre dame, c'est horrible.

Comment vous allez vous en sortir ?

- Je sais pas. Vous allez m'aider à retrouver quelque chose.

- Non. - Bah, si.

- Non. - Comment ça ?

- Je peux plus mentir aux gens. ♪ y arrive plus, pardon.

On n'a rien. Il n'y a plus de travail.

On peut pas vous aider.

"Oui, vous inquiétez pas. Je vais vous trouver quelque chose."

Mais c'est pas vrai !

Je sais pas trouver du travail !

- Je comprends.

Je comprends.

C'est pas grave. On va y arriver. Vous inquiétez pas.

Votre prénom ?

- Martine.

- C'est beau, Martine.

Mouchez-vous, Martine. ♪ adore ce prénom.

Il donne envie de plein de choses.

Martine à la montagne, Martine à la plage, hein ?

- Martine à la ferme. - Oui, aussi !

Tout à fait !

Allez, vous tracassez pas.

Martine sanglote.

- Je remplis ma fiche. Je connais ce logiciel.

- Vous êtes gentille. - On dira que Martine l'a fait.

Hein ? Croyez-moi. D'accord ?

- D'accord. - Allez faire pipi, Martine.

Le mot de passe, Martine ? - Minette, comme ma chatte.

Cathy rit.

- C'est joli, ça. Vous avez une petite chatte.

Minette.

- Vous voyez, ça me met "Error".

- T'as appuyé sur "Escape" ?

L'ordinateur bipe.

- Ca fait rien.

- T'as redémarré ? - Bah, oui !

- C'est bogué

de chez bogué, là.

- La simulation

en fonction de votre profil indique

conseiller d'orientation.

- Très bien !

C'est ce que je fais.

♪ adore ça, en plus, conseiller les gens.

- Avec des jeunes. - J'adore. Super !

Enthousiastes, pleins d'envie.

- En réinsertion. - Professionnelle ?

Très beau projet. - C'est de la réinsertion sociale.

- C'est-à-dire ? - Ils ont fait des petites bêtises.

- Quelles bêtises ?

- Bah, des petits vols. Des petites attaques à main armée.

Des petits meurtres.

Il y en a qui ont un peu violé des personnes.

- Ah oui, quand même.

- Error... Error.

- T'as été sur des sites ? - Bah, non.

Le site de covoiturage

m'a filé un virus en cliquant sur une page de pub.

Trois jours sans ordinateur. - Le covoit,

j'en ai fait pour venir grâce à lDvroom.com.

- Moi, j'adore

le site sefaireaider.com. - Je connais pas.

- Que des solutions !

Stéphane tousse.

- Ca va, monsieur !

Si on est là, c'est pour vous.

D'accord ? Vous croyez qu'on s'amuse, là ?

- Bon, il faudra reprendre rendez-vous.

Par courriel. Et plus tard.

Parce que là, l'ordinateur, il a bogué.

- Prenons rendez-vous par écrit.

- Non, on est à l'ère informatique ! Faudra nous envoyer un mél.

Musique mélancolique

...

Stéphane urine.

Stéphane urine sur le sol.

Il sonne.

- Maman ! Nathan arrête pas de me péter dessus !

- Nathan, joue avec ta DS, devant.

Je vous ai demandé dix minutes. C'est pas la mer à boire.

- Alors ? T'étais mystérieux, au téléphone. T'as du boulot?

- On peut entrer ? Pas dehors.

- Oui, venez.

Je vous présente Béa. Stéphane et Cathy, mes collègues.

Tu sais ?

- Bonjour.

- Bonjour. - Elle équeute.

Des haricots verts.

Alors, thé ? Café ?

Il est beau, hein ?

Châtaigne. On l'a empaillé

dans la position où il est mort.

Rupture d'anévrisme.

Le pigeon de trop. Il est beau, hein ?

On vit une mauvaise passe.

- Bon !Alors...

Voilà. - C'est quoi ?

La machine à fabriquer du travail de ma fille.

- Trop mignon !

Moi, c'est pareil. A chaque colère, ils font un dessin pour se racheter.

Je fonds comme une flaque.

- Une flaque fond pas.

- Oui, bah, je sais. Mais tu vois l'image. C'est...

- La solution à notre licenciement, c'est ça, mais à l'envers.

- Euh, je comprends pas. - La machine à fabriquer du travail.

Nous, on va faire l'inverse. On va fabriquer du chômage.

- Je te suis pas, en fait.

- On va se retrouver sans travail faute de chômeurs à l'agence.

On a trop bien travaillé.

Si on arrête, il y aura des chômeurs et ils pourront pas fermer l'agence.

- Attends, mais... - Quoi ?

- Comment tu peux avoir une idée pareille ?

Tu veux le malheur des gens ! - Il a raison.

Je trouve ça immoral.

- Ah oui ? Immoral ? C'est moral, de radier les gens à tour de bras ?

Ou de leur imposer des formations bidon ?

Pour truquer les chiffres.

On supprime pas le chômage, mais des chômeurs.

On nous demande une sale combine ? Combine contre combine.

Voilà !

Cathy, entre tes gosses et ton ex qui paye pas, t'as les moyens ?

Non ! Alors, voilà...

On réintègre un maximum de radiés et on garde les nouveaux chômeurs.

On fait mal notre travail. - C'est pas possible.

Je peux pas mal faire mon travail. Moi, je suis impliqué, motivé.

Ma raison d'être,

c'est d'aider les gens à travailler.

Si on me demande de mal le faire, je fais un burn-out.

- Non. - Franchement...

T'en recases combien, des chômeurs ? - Eh ben, cette année, j'ai calculé.

Et en moyenne, par mois... un chômeur et demi.

- Parfait ! Continue à bien faire ton travail.

Tu gardes le rythme. C'est bien.

- OK, je marche dans ta combine. - Donc tu vas arrêter de radier ?

C'est un supplice, pour toi.

- Non, j'étais un salopard car c'était mon boulot.

Si, pour garder mon job, je dois être sympa, je le serai.

- On vous laisse équeuter.

- Bon équeutage. - Merci. Il faut l'encourager.

Musique douce

*- Numéro 1, bureau C.

- Cédric...

Vous avez eu six chances d'expliquer vos absences.

Cédric renifle.

- Je devrais vous radier.

Mais bon...

Vous avez l'air sympa.

Cédric renifle.

- Donc vous êtes cuisinier ? - Oui.

♪ ai fait...

14 ans dans une maison d'arrêt. 12 ans dans une cantine scolaire.

Et quatre mois

en maison de retraite, à Sablé.

- Sablé ?

- Vous avez bien une excuse.

Cédric hésite.

- Ma grand-mère est morte.

- Bonne idée.

Ca cogite...

Ah non, elle est morte il y a cinq mois.

La pauvre !

On meurt pas

deux fois. Enfin, pas si rapprochées !

Cathy s'exclame.

- Oh là là...

♪ ai quelque chose de très bien. - Ah !

- Ah, non. Non, non.

Mais pas pour vous, en fait. Non. - Ah...

- Bah, l'autre grand-mère, alors ? - Cédric...

- Fait chier.

- Eh ben, voilà ! "Fait chier". Problème de transit.

Cloué au lit.

Ca vous a empêché de vous présenter. Ca arrive.

Allez !

On se voit dans un mois.

- A dans un mois !

- C'est fini ? - Eh oui.

*- Numéro 46, bureau D.

- Bonjour, asseyez-vous. - Bonjour.

- Thierry, votre conseiller.

Je peux vous aider, mais la réussite est en vous.

Dans la vie active, faut être concerné,

motivé, assidu

et en...

Et en... - Handicapé !

- Oui...

Aussi.

Enfin... là, oui. - En l'occurrence, oui.

*- Numéro 157, bureau F.

- M. Bonnefortune, je suis content d'avoir pu vous reconvoquer.

Il n'y avait aucune raison de vous radier.

(Accent créole) Je m'occupe de vous. Aucun problème.

- Mais vous parlez créole ?

- Si je parle créole ? ♪ ai bossé quatre ans à la poste.

Alors le créole, vous imaginez, "ça caille" !

Il parle créole.

...

*- Numéro 240.

- Hop-là ! On trinque.

- Ca se passe mieux ?

- On peut dire ça.

Tiens, ma grande. - Qu'est-ce que tu fais ?

- Bah, elle va trinquer avec nous ! - Elle a huit ans.

- Quoi, "elle a huit ans" ? Moi, à huit ans, je fumais.

Faut arrêter, d'être...

Pour une fois que je suis pas dur, comme tu dis.

Bois. Lâche-toi.

- Ca va pas ? Qu'est-ce que t'as ?

Qu'est-ce qui se passe, à l'agence ? - Bah... Il se passe rien.

Je suis de bonne humeur, soyez-le aussi.

- Pas comme ça.

On sait plus rien de toi, tu nous dis plus rien !

- Je te dis pas plus rien. Je te dis de t'amuser.

On peut pas être plus clair, merde !

- Voilà, je me suis amusée. T'es content ?

Une porte claque.

- T'as raison. Vaut mieux boire seul que mal accompagné.

Y a personne ?

- Bah, non.

- C'est vous, le meneur ? Vous qui jouez les rebelles ?

Déradier les radiés...

Ne pas radier ceux qu'il faut. Bien joué.

♪ aurais fait pareil. Par chance, je ne suis pas a votre place.

- M. Lamine ?

L'investisseur indien est en vidéoconf.

- Faites vos cartons. ♪ ai du travail.

- Martel ! - Putain !

- Tu te fous de nous ?

- Messieurs dames, venez en salle de réunion.

Je vous reçois.

Vous êtes en avance.

Mon rendez-vous de neuf heures. Ils sont en avance. Entrez !

Je vais vous recevoir.

Je vous ai dit de jamais venir ici ! - Le pognon ne tombe plus.

On vient le chercher là où il est.

- Ton neveu s'appellera Kendji.

- Fais-nous un chèque.

On veut pas te gêner.

- Un chèque de quoi?

- On va être grands-parents. On peut pas acheter une gourmette.

Pour Keno. - Kendji !

'Oui!

Kendji. - Nous abandonne pas.

- Non, ils ferment l'agence. Je perds mon emploi.

' Egoïste !

Tu penses qu'à toi.

Putain, comment on va faire, pour s'acheter

nos bouteilles de... de lait !

Hein ? Pour le pauvre Kenny. - Kendji !

- 50 euros. Comme ça...

Voilà, tenez. C'est pour vous. 50 euros.

C'est pour vous.

- Tu nous prends pour des clodos ? Trou du cul !

Tu veux pas non plus

qu'on rempaille des chaises ?

Sauf ton respect. - Aucun souci.

- Voyons...

♪ ai que ça.

74 euros et 30 centimes. Pour toi !

♪ ai rien de plus.

- Putain !

Même les Restos du Coeur, c'est moins humiliant.

- Dégagez.

S'il vous plaît.

Tiens. Hé, Paco !

T'oublies dix centimes. - Merci.

- Alors ?

Vous donnez du liquide aux chômeurs ?

- Oui.

Oui. Bah, oui...

Vous voyez, M. Lamine ?

On suit les directives.

On radie, on contrôle, on sanctionne.

Tout ça devient des chiffres, des courbes, des statistiques.

Des camemberts.

Et voilà. Un jour, on se retrouve en face des gens.

Alors, on fait un geste. On est humain, voilà.

On a un coeur.

Pas vous ?

Stéphane souffle.

- On contre-attaque plus fort. - Qu'est-ce que tu fais ?

- Je vous fais une démonstration

en live.

Y a deux types de chômeurs.

Ceux au chômage et ceux qui y sont pas encore.

- Je suis pas. Ils travaillent.

Non, arrête. - Qu'est-ce que tu fais ?

Tu injectes quoi ?

- Tu vas voir.

Touché!

Les clients s'indignent.

- Que se passe-t-il ?

- Oh là là ! Ca m'a pas l'air frais.

Je reviendrai plus.

Je m'en vais.

Je ne viendrai plus !

Croyez-moi !

Je vais vous faire de la pub ! Préparez-vous à fermer.

Tous ces employés sur le carreau !

Oh là là...

- T'es devenu dingue, ou quoi?

Tu veux faire couler des commerces ?

- Ouais. - On n'a pas le droit.

Même pour sauver son boulot.

Je me souviens de toi, à l'ANPE, y a 10 ans.

T'étais comme Thierry. T'y croyais. Motivé, assidu... Comment tu dis ?

- Enthousiaste. - C'est ça !

T'intoxiques les gens, tu gâches des plats.

Chez moi, on volait des gigots, pour manger ! T'as compris ?

- Je suis d'accord. J'aime les gens, je veux pas leur faire de mal.

- Ah oui, tu aimes les gens ? Ouvrez les yeux !

Hé, ceux à qui tu trouves du boulot te rappellent pour te remercier ?

Non, ils se foutent de ta gueule quand tu stresses.

Et toi, Cathy ? Ceux qui t'insultent à huit heures du matin ?

Ils ont oublié un truc mais c'est ta faute.

Ils nous traitent de petites bites. Ils foutent de la merde sur le vélo.

Ils rayent ma caisse car on leur trouve rien.

Il y a 20 ans, je croyais à mon avenir.

Tu vois, Cathy ? Bah, j'étais con.

♪ étais con.

Je suis dans la merde et personne m'aidera.

Pourquoi j'en mettrais pas au chômage, pour m'en sortir ?

Stéphane claque la portière puis démarre.

Musique touchante

...

- T'en veux ?

- Oui, merci. - De rien.

...

- Il est merdique, ton plan, là. - Je sais, mais j'en ai pas d'autre.

- Faudrait l'améliorer.

Euh, bon. Là, il y a un garagiste.

C'est un connard. Boulevard Carnot.

C'est un gros connard, il a profité que j'y connaisse rien

et que je sois seule pour tout changer.

Ca m'a coûté 4000 euros. Je me traîne encore le prêt. Galère.

Lui, c'est un connard et un macho. On peut y aller.

- Tu veux saborder son commerce parce que c'est un salaud ?

- Bah, oui. - T'estimes qu'il mérite le chômage.

- Bah... oui. C'est ça.

- C'est de la vengeance, ça, Cathy.

- Ben... oui.

C'en est.

Mais moi, je mets pas des innocents au chômage.

Ah oui ! Il y a des limites que je dépasse pas.

♪ ai ma conscience pour moi. Je faisais une crèche !

- Tu décides qui est innocent ou coupable.

Qui châtier. Qui on est, pour faire ça ?

Des ninjas ?

Non, Cathy.

Justement, faut frapper au hasard. La main du destin.

- Mais t'as pas compris ? C'est pas négociable.

C'est ça ou rien. Tu te débrouilles seul.

- OK. Alors, va pour l'opération justiciers dans la ville.

Thierry,

selon toi, qui est coupable ? - Ah... Je sais pas, moi.

Moi, je...

- Réfléchis. Il y a bien un enculé qui a essayé de t'arnaquer, un jour.

- Non.

- Et toi, Stéphane ? T'en veux à qui ?

- J'ai l'embarras du choix.

Visez les bêtes.

Ils s'écrient. - J'ai horreur de ça !

Arrête, arrête ! Range ça.

T'as compris ? Commande 15 tranches de jambon.

Dès qu'il a le dos tourné, saupoudre les asticots.

- Je "soupoudre". - Tu saupoudres.

- Bah oui, je "soupoudre".

- Saupoudre. - Etale.

- Oui, c'est ça. - C'est ça. Etale sur son étal.

- Ouais, je "soupoudre".

- Bon, tiens. Et si t'as le temps... - Oui ?

- T'en fous partout.

Le pâté, les bouchées à la reine.

D'accord ? - Les bouchées à la reine ?

- La rumeur va se répandre. Ce salaud dira adieu à sa boucherie.

Quatre employés, quatre chômeurs. - Ouais...

- Ca va ? - Ouais, je suis à fond.

- T'es sûre ? - Je suis à fond. Ouais.

- C'est un salopard.

Il arnaque les vieux. - Les vieux ?

- Les petits vieux. - C'est gonflé, ça.

- Je l'ai vu.

- Dégoûtant !

C'est vrai.

Pas de pitié !

Ca m'aide bien. Allez, voleur de vieux !

Salopard ! - Ouais.

- Euh... raclure de bidet!

Allez, ça monte ! Ca monte, là !

Allez ! OK, j'y vais. - La voie est libre.

- Allez, j'y vais. - Cathy !

- T'es un soldat. - Ouais.

- Saupoudre. - Je "soupoudre".

Allez !

Allez. - Aïe !

Allez !

Bonjour.

- Bonjour, ma petite dame.

- Euh... Il me fallait quoi ?

En fait, il me fallait, bah, du jambon.

Une quinzaine de tranches.

- Alors, on a le jambon d'Auvergne.

Affiné 12 mois. - Du jambon blanc.

A la coupe.

Avec la machine, derrière. Une quinzaine.

- Oui. Pas trop fines ? - Ah, non.

Faites au mieux. - Pas trop épaisses.

OK.

Musique cocasse

...

- Quatorze.

Et quinze !

Avec ça ? - Euh, avec ça...

Bah, des chips, là.

Des chips ? - Oui. Et du saucisson sec.

- Ca ? - Ouais.

Et des tomates farcies.

- Ah, tomates farcies. - Et puis...

Qu'est-ce que c'est, ça ?

- Les couilles de taureau. - Ah...

- Oui, c'est beau, ça.

- On en mange combien ?

- Une paire.

- Mettez-m'en six, on est trois.

- Trois belles paires ? - Oui.

- Des petites couilles pour la petite dame.

Hein ? - Mhm.

(La se mange avec quoi '?

- Avec la bouche !

Le boucher rit. - Eh oui, la couille!

...

- Ah, oui. - Hein !

- Qu'est-ce que t'as foutu ?

T'avais dix fois le temps. - Je sais, je suis désolée.

♪ y suis pas arrivée. Il est hyper sympa.

Pourtant, j'aime pas les boucheries. Mais il m'a dit : "Ma petite dame".

Il a fait de l'humour et m'a offert des rillettes.

- Bien évidemment, t'as dépensé une fortune !

- Je suis trop conne. C'est pas le moment.

Je serai bientôt au chômage. - T'inquiète, Cathy.

On va partager. - Merci.

- Et c'est pas perdu, ça se mange. On se fera un gueuleton.

- Bon, allez...

♪ ai compris.

- Il y va. - Je suis nulle.

- Non. - C'est pas évident.

- C'est pas facile. Il va y arriver. Non, faut pas le regarder.

- Jeune homme.

- Bonjour.

- Il vous fallait ?

Musique amusante Stéphane bégaie.

- Je vais prendre...

'Oui?

- Un peu de...

- Des quoi ? - Des couilles de taureau.

- Ca existe ? - Oui. Ils ont des couilles.

- Je savais pas que ça se mangeait.

Stéphane balbutie.

- Je vais prendre...

Du poisson et du chèvre.

EX des com flakes.

Si j'en trouve.

- Il est con ou quoi?

- Alors ?

Je sais, c'est difficile, en face.

- Qu'est-ce qui vous arrive ? On flanche pas.

On est une équipe ou pas ?

On est une équipe ! Moi, je vais le faire !

Je vais penser à sa bonne petite tête,

quand il aura fermé. Je l'aiderai à se réorienter.

Ca va me galvaniser. Ca va m'aider. Bon, j'y vais.

♪ y vais ! J'y vais.

Thierry hurle.

...

- Je vais te faire la peau !

Sale connard !

Fumier, va !

Putain... Connard !

- Qu'est-ce que vous faites là ? Ca fait longtemps ?

Où est Nounou ?

Elle est où ? C'est pas possible !

Qu'est-ce qui vous a pris, de mettre les enfants dehors ?

Espèce de folle ! Ca va pas, non ? On fait pas ça. Ca se fait pas.

♪ ai quoi ? Un quart...

Une petite demi-heure. Une grosse heure de retard.

C'est quoi, une heure, dans une vie ?

C'est terminé !

Hein, les enfants ? Vous irez plus !

Vous pourrez me supplier. Bah, non !

Allez, les enfants l On y va. Allez.

Un bébé pleure. - Allez, hop !

On est contents de rentrer, d'ailleurs.

- Qu'est-ce que vous faites ?

- On va chez ma soeur.

Un homme normal aurait dit : "Reste. Pourquoi ?

"On peut parler. Je vais faire des efforts."

Toi, non.

T'es plus normal, Stéphane. Viens, ma chérie.

- Bouge pas trop. Je vais t'en mettre dans les yeux.

Voilà. Non, touche pas à ce canard. Il est à maman, celui-là.

Hop ! On le met là.

On sonne à la porte. - Oh, zut.

Euh".bon.

Bah, Stéphane ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je te dérange ? - Non, non.

Bah, entre.

Mais tu lui as dit, je sais pas : "Reste. Rien ne nous y oblige.

"On pourrait se parler." Les trucs qu'on dit.

- Putain... Vous faites chier. Non, je lui ai pas dit. C'est pas sorti.

Il l'a dit, ton mec, quand t'es partie ?

- Oui, il disait que ça.

"J'ai changé. Tu verras, j'ai compris.

"Je ferai des efforts." Blabla !

Et il me disait qu'il m'aimait. Je suis trop gentille, j'y crois.

Je sais pas. Je suis bête, quoi.

Du coup, je le reprenais, ça m'attendrissait.

Les mecs font leur petit numéro.

Nous, comme des idiotes, on est attendries.

Et il y a des changements. Vous changez une couche.

Vous en parlez 15 jours.

Un plat, vous méritez le Nobel !

Vous êtes très cerveau gauche.

Vous vous mettez de la crème.

Vous vous épilez le torse, les testicules.

Toi, je sais pas, t'es toujours en pull. Mais...

Enfin, excuse-moi.

Je connais pas ta vie, ton intimité. - Tenez, c'est pour vous.

- C'est quoi, chérie ?

- C'est vous qui discutez

et de boire comme des amoureux. - C'est magnifique,

ma puce.

Merci, ma beauté.

- Tu le penses vraiment ? - Quoi ?

- C'est pas magnifique.

- Bah, c'est toi et moi.

- Ca se voit pas !

Regarde.

Les proportions sont fausses.

On dirait un ténia !

- Elle a huit ans.

- En plus ?

Faut pas la bercer d'illusions.

Il faut qu'elle sache. La vie la décevra pas.

- C'est sûr, vu comme ça...

Je trouve ça mignon, qu'elle nous dessine

comme des amoureux. Non ?

Je... Je dis ça comme ça. Là, j'y pense, comme ça.

(la me vient, 3e...

C'est dommage. Je connais ta situation et toi, la mienne.

C'est un peu bête. On va pas rester malheureux.

Alors qu'on a les organes qu'il faut pour se donner du plaisir.

Enfin, pardon. - Mais enfin, Cathy !

On est collègues. - On est aussi des mammifères.

Non, mais je te propose pas une love story,

je te parle juste de devenir "sex friends".

- Non, mais Cathy, arrête. C'est gênant, ça.

- Tu t'allonges, tu fais rien.

Je m'occupe de tout.

Mais si tu préfères, on fait que du bucco-génital.

Dommage, j'ai un périnée en béton.

- Cathy ! Mais, dis... - Bah, quoi?

C'est fou, quand même ! ♪ y crois pas.

Pas de morale, la gueule à Magnum et coincé du cul !

- C'est pas ça, c'est...

- Quoi ? - J'aime Isabelle.

- Je comprends. C'est beau. - Je coucherai pas avec une autre.

- Mhm... Je comprends.

C'est très beau. Tu sais, t'es un hyper romantique.

T'as pas de connexion entre ton coeur et ton cerveau.

C'est le problème. Va le lui dire ! C'est pas à moi, qu'il faut le dire.

- Je sais.

Si tu veux, je te caresse les seins, juste...

T'inquiète pas, Stéphane. Ca restera entre nous.

- Je préférerais que ça reste pas, tout court. C'est pas arrivé, quoi.

♪ ai pas pris de plaisir. Ca me rend moins coupable.

- Oui, je comprends.

- Le prends pas mal. - Je le prends pas mal.

- T'es sûre ? - Oui, je suis sûre.

Moi non plus, j'ai pas pris de plaisir.

Un tout petit peu, au début. Un tout petit peu.

- T'es une chouette fille, Cathy. - Merci, Stéphane.

- Tu vois, dans un autre monde, tout ça...

toi et moi, on aurait pu... - Etre amants ?

- Frère et soeur.

- Merci, Stéphane.

- T'as pas vu mon slip ?

- Qu'est-ce que c'est ? - Je sais pas.

(La va, Stéphane '?

- La vache, la maquette !

C'est des heures de boulot, ça. - Oui.

- Qu'est-ce que ça fout là ?

- Elle est belle.

Je vous présente l'usine Plastex.

Je vous la montre avant que ça parte au conseil régional,

pour la présentation à la presse. - l'usine qui vient de fermer ?

- Précisément. Figurez-vous que Plastex ressuscite.

M. Ramasamy a racheté la marque.

Un industriel indien.

La huitième fortune du pays.

Il a établi avec votre agence un partenariat pour l'usine.

120 postes à pourvoir.

Manutention, ingénierie, gestion,

restauration. 120 offres d'emploi qui passeront en priorité,

c'est le partenariat,

par vous.

Quand le recrutement de Plastex sera fini,

il y aura ici plus de conseillers que de chômeurs.

Je fermerai cette agence.

Je serai promu à la direction nationale.

Ou au ministère du Travail. Je ne croiserai plus ces crevards

de chômeurs.

Cherchez une place chez Plastex.

Vous serez bientôt sur le marché du travail.

Cathy souffle. - La galère !

Il a raison.

Y a plus qu'à postuler chez Plastex et à se recruter nous-mêmes.

- Plutôt crever. Je préfère trimer que faire plaisir à cet enfoiré.

Je vais exploser sa maquette ! - Calme-toi.

- Tout doux.

On n'est pas prioritaires.

Eh ben, non. On n'est pas demandeurs d'emploi.

On est pires que chômeurs... Futurs chômeurs.

Thierry, rendez-vous chez toi, ce soir.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je t'expliquerai !

On va poser une bombe chez Plastex.

- Une bombe ?

- Un virus. - Un virus ?

- C'est une image. - Une image ?

- Oh, putain !

- Ca va, hein !

Cava!

- On va saboter le recrutement de Plastex de l'intérieur.

- D'accord.

Mais comment?

- Lamine l'a dit. Notre agence est chargée du recrutement.

On va créer une cellule de recrutement fantôme.

On va sélectionner

nos propres candidats.

Au dernier moment, on échangera une partie du personnel officiel,

avec ceux qu'on aura choisis. - Ah oui ?

Et on aura choisi qui ?

Musique enjouée

...

- Ah, je le connais, lui.

- Oh, la vache !

- Ah oui, d'accord. - Non ?

Ils sont incasables.

C'est des vrais inadaptés.

Chaque embauche a été un échec. - Justement.

Avec des cas comme ça, l'usine n'ira pas loin.

...

- Votre CV nous dit que vous feriez un très bon directeur commercial.

- Merci. Je connais toutes les ficelles.

- Vous êtes capable de diriger 15 personnes ?

- 15... 15 personnes ?

- Voire 16.

Ouh là ! - Elle s'est fait mal ?

- In... In...

In...

- Parfait.

- Manutentionnaire. - Pas de problème.

- Faudra venir comme ça. - Comme ça ?

- In... In...

Il bégaie.

- Un chemisier fuchsia, un tailleur Mango.

- C'est bien, Mango !

Ca va ? Un verre d'eau ?

Il bégaie.

...

- Vous allez y arriver.

...

- Christ? Vous êtes Jésus Christ?

- Euh...

Non, c'est pas moi.

- Le linceul.

Il parle en mandarin.

...

- Voilà ! Je parle assez couramment le mandarin.

Il bégaie.

...

- Votre geste prouve que la vie vaut la peine.

- Bien sûr. - Oui.

...

- Cinq langues et un double bachelor.

- Il s'étouffe.

- Oh là...

- J'ai fait deux formations Comundi en e-learning et e-training.

- Impressionnant.

- Vous savez, on va faire un selfie.

- Moi?

- Si vous voulez. - Allez !

- Fais-le. Ca lui fait plaisir. C'est rien. Bah, vas-y !

Deux minutes.

Souris.

T'es très beau. - Merci.

Il bégaie.

...

- Ingénieur!

- Ingénieur!

Il l'a dit ! - Oui, il est ingénieur. Bravo.

- Oui, ingénieur!

- INGÉNIEUR ! INGÉNIEUR!

INGÉNIEUR! INGÉNIEUR!

- Et vous serez payé comme une femme.

Moins qu'un homme. - Normal.

- Je plaisante, Jean-Pierre. Bienvenue.

_ Aïe l

- Allez ! Oh, pardon.

Un bisou. - Allez !

- Bienvenue chez Plastex.

- Bienvenue chez Plastex. Il bégaie.

- De rien, de rien. - Non, non !

- Ah...

- Bienvenue.

Et n'oubliez pas que vous dirigerez une quinzaine de personnes.

- Voire seize.

- Vous êtes dégoûtants !

- On peut s'amuser. - C'est pas gentil !

- Bon, M. Paillet, on vous rappellera.

Voilà.

- En même temps...

On reste en contact.

- C'est fichu ? - Non !

Ca viendra. Soyez patient.

- Patient ?

- Voilà.

M. Paillet enrage.

- Putain ! Putain !

Mais merde ! Merde !

On me fait pas attendre !

Jamais !

On me dit oui ou merde, mais on me dit pas d'attendre !

On me dit pas d'attendre ! Putain, putain, putain !

Cathy crie.

Cathy halète.

- Vous êtes engagé. - Oui !

Je dis oui, Sylvain !

Allez-y g

Sylvain, on dit oui ! - Cathy ?

Ca va. - Ah oui. Oui, Sylvain.

- Bienvenue. - Merci !

- Bienvenue chez Durex. Non !

- Merci.

- Ne changez rien. - Bravo.

- Bonjour. François Hillon, PDG de Plastex.

- Vous êtes là ?

- Notre agence a contribué à relancer Plastex.

C'est notre inauguration,

à nous aussi.

- Bonjour.

- Ah, M. Ramasamy.

Bonjour.

Par ici, monsieur.

- On fait quoi, là ? - On inaugure.

- Toujours galant !

- Le site occupe 3000 mètres carrés. L'interprète traduit.

- Pour la partie administrative. - Bordel de putain de merde, enculé.

Comment ça ?

Quatre jours de délai ?

Depuis quand il faut attendre, putain de merde ? On est Plastex !

On n'attend pas !

Trou du cul !

A chaque jour de retard,

un membre de ta famille mourra. Ta femme, ta fille,

ton fils et même ton clébard. On t'enverra leur tête.

Et...

Demain, 14 heures ? Ah... Les quatre cuves ?

Une cinquième offerte ?

Oh ben, merci. C'est très aimable à vous.

Également. Bonne journée.

Ah!

Bonjour.

L'interprète traduit.

L'interprète s'énerve comme M. Paillet.

...

- Oui, c'est bon ! On a compris. Au début, on est sur les nerfs.

Par ici, M. Ramasamy.

- Quelle fougue il a, hein ? Il a une énergie... impressionnante.

- On va à la comptabilité.

- Pardon, s'il vous plaît. Si vous le voulez bien...

Voici le pôle comptabilité.

Donc, le domaine du chiffre,

là où tout se traite.

Les fiches de paye, les factures...

Les... les...

- C'est un honneur.

Je me présente.

Jean-Pierre Bourguignon, directeur commercial.

- Non, ne le croyez pas.

C'est une erreur.

Qui est-ce ?

Un livreur ?

Une dame de cantine ? Je sais pas. Allez-vous-en.

Monsieur !

Allez-vous-en !

Allez-vous-en.

M. Ramasamy s'écrie.

M. Ramasamy questionne l'interprète.

- Il aimerait savoir

en quoi consiste votre poste.

- Prospection, négociation, contractualisation.

Ma stratégie est simple.

Je ne prends que des clientes. On se comprend mieux.

Ca évite les concours de zizis,

comme on dit.

L'interprète traduit.

...

- Zizi competition...

...

- J'ai un dossier à vérifier.

...

- On visite l'atelier quand même ?

...

- Bon, venez. Vu comme on est partis...

- Bravo, hein. - Merci.

Des coups s'élèvent.

Un employé chante.

- Attention à ta vitesse de coupe.

- Coucou ! Ca va ? Tu veux un bonbon ?

- Ajuste au millimètre.

- Tu veux quoi ?

- Le rouge. - Non ! Pas grave.

Bisous. Plein de bonheur.

- Ne va pas trop vite, je t'en prie. Stop !

Attends que la machine s'autodiagnostique.

- Bonjour !

- Chef. - Pas de ça entre nous !

150 en une heure.

Surtout, pas de pression.

- Allez !

On décharge.

- Il faut limer.

Et vous, les amis, comment ça va ?

- Je suis fière de toi. Au début, tu savais pas faire.

Les gens doutaient mais moi, je le savais !

Je vais pleurer !

- Le bouton jaune ici et le vert mignon là.

Il bégaie.

- Merci.

- Attention !

- Attention.

- Quand... Quand il s'allume,

Alors, tu peux actionner la manette.

- Check !

- Alors, la visite médicale ?

♪ étais pas bien.

Et depuis qu'il est là, je le frotte et ça va mieux.

Quand ça va pas, frotte ton T-shirt.

Ca ira beaucoup mieux.

..' ..« ' ' ' ' .'«" ' -‘ " z 'a z - . no'

M. Ramasamy fait des commentaires.

...

- Ramasamy corporation.

...

- M. Ramasamy est très content.

L'entreprise est intégratrice et compétitive.

C'est un modèle à suivre

pour tout le groupe Ramasamy. - C'est ça, la France.

C'est le génie français.

C'est ça g

C'est le bon goût français, quoi.

Prenons le verre de l'amitié.

L'interprète traduit.

- Venez. - Friendship wine.

- "Friendship", M. Ramasamy.

- Vous avez mijoté tout ça ?

Vous vouliez saboter l'inauguration.

Vous avez créé une entreprise pilote.

Toutes mes félicitations !

Venez au cocktail. Ce sera votre pot de départ.

M. Lamine ricane.

- OK ! Un petit réglisse ? - Bisou !

- Et toi, Michel...

Comment ça va ?

Je ne suis pas... en sécurité, cette fois.

C'est rageant

Ces problèmes de surchauffe...

- Ca me fait plaisir. Grâce à nous, nos inadaptés ont trouvé leur place.

Ca prouve quoi ?

Ca prouve que, si on donne sa chance à quelqu'un, si différent soit-il,

et qu'on lui fait confiance,

il peut être très efficace.

Cette démonstration, nous l'avons faite.

On peut être fiers !

C'est mon plus beau recasement de chômeurs.

Si on avait... - Ta gueule.

- J'ai vu que Sylvain Paillet, la, il était célibataire.

C'est le genre à bloquer, si une femme a déjà des enfants ?

Hein '? On peut jamais parler d'amour, avec vous.

Non, mais je sais pas. Il a l'air gentil. Enfin, mature.

Non ? Enfin, derrière cette colère, on sent quelque chose de doux. Non ?

- Non. - Non.

- Bon... Il doit s'en foutre, de moi.

- Euh... Si vous voulez, vous pouvez manger à la maison.

♪ ai des pâtes et du jambon. Des pâtes au jambon ?

- Non, moi, faut que je rentre.

Faut que je parle à Béatrice. - Ah bon ?

- Ouais, j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes.

Je fais comme si tout allait bien. Je me voile la face, avec le boulot.

Je vais le perdre. Il me restera que mon couple.

Alors je vais le sauver.

Je vais rentrer voir Béatrice.

Je suis aussi anéanti d'avoir perdu notre bébé.

Faut faire rentrer la lumière chez nous.

On va pleurer, se serrer fort, pendant des heures.

Et je vais lui faire un bébé sur la moquette du salon !

- C'est beau. C'est bien, comme programme.

- Allez, bisou !

- Bisou.

Musique touchante

- Oh, là là!

C'est beau, non ?

Non ?

...

- La moquette, ça brûle les genoux.

Allez... Salut, Cathy.

- J'en sais rien, moi ! Demande-lui.

A cinq ans, c'est plus un bébé. Il sait où sont ses affaires.

En même temps, tu les as jamais élevés...

Hein ? Je sais pas !

Ca capte plus. Allez, salut !

La paix ! Toujours chier...

Ca va aller.

...

La sonnette tinte.

- Oui, c'est qui ?

- C'est Cathy, de l'agence pour l'emploi.

...

- Bonsoir. Excusez-moi. Je...

Je...

Je... Je...

- Vous avez dîné ?

- Non.

- Je suis en train de cuisiner un... un canard laqué.

- Ah bon ?

♪ adore les canards. Enfin... le canard.

- (la va, mon grand '?

...

- Bah, Ohé ! Oh!

Bouge, je vois rien.

Mais... enfin...

Mais qu'est-ce qui te prend, là ? - Je ne vous aiderai plus. Terminé.

Je peux plus et je veux plus.

- T'as vu comme ce trouduc parle à son père ?

- Si je suis dur avec toi, c'est parce que je t'aime, papa.

...

- J'ai eu une petite fille, donc j'ai dû travailler.

Adieu, les rêves !

Mais je l'adore, hein ! Je la voulais.

Donc, c'est pas...

Je dis pas... Pardon. Excusez-moi, je suis nerveuse.

Ca fait longtemps, que j'ai pas dîné.

Ca fait deux ans qu'on m'a pas draguée. Non !

C'est pas ça. On me drague beaucoup.

On me suit dans la rue. Enfin,non!

On me regarde tout le temps.

Enfin, j'ai du succès.

Je...

C'est de ma faute, parce que je suis exigeante.

Mais pas bêtement.

Certains défauts ne me gênent pas. Par exemple, le vôtre.

Enfin, c'est pas un défaut, d'ailleurs.

Vous attendez pas.

C'est ça qui est beau.

La vie, vous la bouffez. Vous êtes un bouffeur de vie.

Sylvain, vous avez faim. Ca dérange des gens, mais pas moi.

Moi, j'ai juste envie de vous dire : "Bon appétit, Sylvain."

Enfin...

Il va pas être facile à couper, ce canard.

Mais, voilà.

Je... J'ai... Je sais plus tellement...

Musique romantique

- J'ai plus trop l'habitude. Je tourne à gauche ?

En même temps, je suis plus en 4e !

Excusez-moi.

...

- J'ai plus de travail, Isabelle.

Ils vont fermer, on est tous virés.

♪ arrive pas à me dire que c'est le pire qui puisse m'arriver.

Le pire, ce serait...

de vous perdre, Inès et toi.

Voilà.

T'as vécu avec un employé odieux, veux-tu vivre avec...

un chômeur qui t'aime ?

Stéphane sonne à la porte.

- Pardon.

Pardon.

- T'en as mis, du temps.

Chanson touchante - Every time l feel the pain

l want to say

A“ those days youNe been far away

Don't you see This time l'm gonna keep you safe?

A“ the same Need you whatever

l know some way

You will be there waiting Corne and fly

- Ce qu'on pourrait faire, c'est une sorte de...

de logement social, vous voyez ?

Pour recueillir les gens qui ont pas d'endroit où dormir, les démunis.

Je sais pas, les Turcs ou les gens de la montagne.

Quelque chose d'accueillant. - Un refuge, quoi.

- Non, enfin, oui. En tout cas, je rêve de monter un restaurant.

Un truc un peu cantine, sympa, pas trop cher, mais chaleureux.

Une ambiance forestière ou...

- Ou alors, un garage.

- Un garage ?

- Avec des voitures, des pneus, des crics.

- Mhm... - Des vidanges.

- Un garage, quoi. - Oui, un garage.

Un truc qui lève, là, pour mettre les voitures.

- Ouais, un garage, quoi ! - Un garage !

- Je savais pas que c'était ta passion.

- Ou une onglerie. - Quoi ?

- Bah, une onglerie. Pour les ongles.

- Ah...

- Pour les femmes et les hommes.

- Les ongles des pieds ? - Bah, aussi !

- Pour tous les ongles ! Il y en a plein, aujourd'hui.

- Je voyais un centre de formation mais pour formateurs.

Avec bilan de compétences, échanges. - Non, non, non.

- T'arrêtes tout de suite. - Non, c'est bon.

- Je préfère le restau du coeur pour montagnards !

- Ta gueule, Stéphane ! - Oui, ta gueule.

- Quoi ? Vous êtes devenus chiants, depuis que vous êtes chômeurs.

Chiants et vulgaires. Je vous préfère comme ça, mais...

- Si tu montes un garage, sois ton premier client !

- Oui, parce que la, franchement... Et on n'est pas des chômeurs !

On est des futurs actifs. - Voilà !

- Vous êtes des piétons !

Avec des écharpes moches !

...

La porte claque. - La porte, Cathy !

La porte claque. - C'est pas vrai !

♪ en ai perdu une ! - Elle date des années 40 !

- Elle a ton âge. - C'est pas gentil.

- C'est parti !

...

Sous-titrage et adaptation : Damien Armengol pour VIDEAUDI

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