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Tu vas vivre dans la même ville que Kim Deal ?
Si tu la vois, tu lui diras bonjour ?
Si j'avais plus que deux jours en ville,
je resterais pas à table avec mes potes défoncés
à jouer les dieux.
Je me ferais péter le cul.
Une bonne bite !
Et si l'Ohio, c'était le prochain San Francisco ?
Je déconne pas !
Genre hyper cool.
L'Ohio, c'est pas une ville !
Ohio, le prochain San Francisco !
Tu seras dans une petite ville ?
T'auras le temps d'aller au bout de tes projets artistiques
qui sont en plan.
Pour l'expérience, c'est bien d'essayer autre chose.
Pense à tous ceux qui, à la trentaine,
vivent comme des ados, sans vraiment changer...
Ça, ça me plaît, mais l'Ohio... ?
C'est quoi, le programme ?
Le mix de Shannon, n° 1.
L'installation artistique, n° 2.
Je sais pas...
C'est dur, car on manque de ressources ici.
Tout le monde se dispute les mêmes trucs.
Donc je me dis...
qu'une fois là-bas, ce sera plus facile
parce que personne ne fera la même chose que moi.
Vous voyez ? Ici, tout le monde fait pareil...
- Tu cultiveras du kombucha. - Je déteste ça. Tu le sais bien !
L'Ohio, pour moi...
c'est neutre. C'est là que j'ai grandi.
Je sais même pas quoi en penser. J'en pense rien.
Parfait, ça sera une ardoise vierge, tu seras plus neutre.
Un nouveau départ.
Ce sera différent. Quand je retourne à Miami, je kiffe.
Andy Warhol a créé un max dans l'Ohio.
Ses premières créations.
Sérieux ?
Tu déconnes ?
Tu coules un bronze ou quoi ?
Trop forte, ma fille !
Ça va ?
J'ai envie de sortir tout à l'heure.
C'est ça, je vais sortir.
Tu sais que j'aime mes amis.
Ils sont tous là dans ma cuisine,
ils positivent tout à fond !
J'ai pas envie de ça tout de suite.
Alors...
Je sais pas, je suis bourré, je me disais...
que tu étais un des seuls à me parler cash :
lâche le morceau,
dis-moi que ce sera l'horreur
quand je vivrai dans l'Ohio.
Vas-y.
Que veux-tu que je te dise ?
Tout va changer, tu le sais bien.
Tu auras beaucoup plus de temps pour ta famille.
Je sais.
J'en ai pas vraiment envie.
J'ai pas dû rendre de comptes à mon père
depuis hyper longtemps.
J'ai vraiment pas envie d'avoir besoin de lui.
N'y pensons pas.
Y a une scène artistique là-bas ? Tu t'es rencardé ?
Je flippe trop pour regarder.
C'est même pas ça, le problème.
En fait, j'ai zéro créativité parce que...
j'angoisse adonf sur les questions de fric.
Dans l'Ohio, ça ira mieux ?
Peut-être.
J'aurai pas de loyer pendant 6 mois.
Je pourrai mieux rembourser mes crédits.
Rien que ça, c'est énorme.
Psychologiquement, faut que je souffle.
Considère ton travail comme un moyen de générer de l'argent,
pas une pure démarche artistique.
Faire serveur pour être artiste, c'est pas révolutionnaire.
Affirme ton statut d'artiste,
et si t'es un peu SDF du coup, c'est comme ça.
Sympa comme idée,
mais je peux pas faire ça.
Je suis pas du genre à fond 24 h sur 24.
Tu dois le savoir aussi.
Je serai pas SDF.
Je suis pas comme toi. C'est canon,
mais je suis pas comme ça.
En tout cas, c'est mon sentiment.
Tu veux bien sortir avec moi
pour m'offrir deux trois verres d'adieux
en continuant cette conversation ?
Je vois Ben demain.
Mister Ben.
Je ne l'ai pas revu depuis qu'on a officiellement...
rompu.
Ça m'étonne. Il t'a toujours servi de réconfort.
C'est clair !
Dans quel bar on va ?
T'y vas tout seul.
Tu me dis quand tu vas jouir.
Ça te plaît ?
Je vais jouir.
Tu veux que je fasse quelque chose ?
S'il te plaît.
Ce que tu veux.
C'est bon ?
Merci.
Tu vas jouir ?
Vas-y encore un peu.
Merci, ça va.
Je crois que c'est fini.
Pas grave.
Tu loges où ?
C'est pas tout près... Une auberge de jeunesse.
- Je peux dormir ici ? - Pas de souci.
T'es bien installé ?
Je vais pas défaire mes affaires avant qu'on range ta chambre.
Je suis excité...
Je la rangerai tout seul.
T'es sûr ?
On se lève.
Qu'avez-vous appris au cours de vos recherches
sur les lesbiennes et leurs problèmes
dans l'intimité ?
On m'interroge très souvent
sur la fin du désir dans le couple lesbien,
dans les relations de longue durée.
Y a-t-il une différence avec les couples hétéros ?
On n'a pas de données actuelles pour répondre à la question,
mais il y a eu une étude dans les années 80
menée par un groupe de l'université de Washington.
Au bout de 10 ans de vie commune...
Tu trouves bizarre que j'aie hâte de le voir ?
Tu me fais un bien fou, là.
- Tu vois comme je suis gentil ! - Carrément.
Sérieusement...
Pour le moment, c'est Ben, mon réconfort.
Donc...
Normal, non ?
Quoi ?
Non, on baisera pas.
Je peux pas savoir ce qu'il voudra.
Il fera ce qu'il voudra.
Et toi, avec Ferrin ?
Il m'a demandé de ranger ma chambre ce matin.
Grave...
T'es pas obligé de la ranger.
On en a déjà parlé.
Quand il emménagera, il faudra faire des compromis.
Faudra garder "l'esprit californien",
mais avec des limites.
Là-dessus, rien à redire.
C'est le genre de personne à qui tu peux dire non,
j'en peux plus de tout ça.
Il réagit bien.
Oui, je crois qu'on sera compatibles.
Il faudra un peu d'ajustement, c'est tout.
- Grave. - Je vais le mater.
"Laisse-moi mon bordel !"
J'adore !
Ça va pas le déprimer ?
Il est si fragile que ça, Jesse ?
C'est une soirée, pas un enterrement.
C'est un peu flippant quand même ?
Tu es content que je sois là ? Que j'emménage ?
Évidemment.
Tu me le dirais, sinon ?
Tu fais quoi dans la vie ?
Concepteur-rédacteur.
C'est quoi, ça ?
En gros, je bosse dans la pub.
Faut faire des études pour ça ?
Moi, j'en ai fait.
Dégoûté.
Je déteste les fringues.
Je bosse ici en attendant.
- Tu t'y plais ? - Je me fais chier.
Il avait genre six jockstraps disposés sur le lit
et des tatouages à la con comme un putain de bagnard.
Il arrêtait pas de me dire : l'entraîneur va te défoncer le cul.
L'entraîneur va te défoncer le cul !
Il arrêtait pas !
Il m'a allongé sur le lit,
je devais me branler, essayer des jockstraps.
Tu sais pas quoi ?
J'ai chopé des morpions avec les jockstraps.
La haine ! C'était l'horreur. Ça, ça t'irait.
J'ai jamais eu de morpions.
Ah nan ?
C'est dégueulasse.
- Tu peux pas les enlever ? - Ils se cachent.
Y a des lentes, c'est ça ?
Je connais un mec qui en a chopé, ça lui a duré quatre mois.
Il en était couvert.
Beurk !
C'étaient des poux de corps, en fait.
Il était cradingue, tout pâle, il se lavait pas.
Celui qui lui a refilé... à Fresno...
Fresno ? Moi, je suis de Modesto !
Ah ouais, je m'en rappelle.
Bref, le garçon qui lui a refilé
vit ici maintenant. Je me le suis fait là-bas,
et il assurait tellement
que j'ai chopé trois fois des morpions.
Je les ai chopés, j'y suis retourné.
Re-morpions, mais j'y suis retourné.
Et j'ai rechopé les morpions.
Tu te fous de moi ?
En fait, je nous considérais comme des voisins.
Tu sais comment c'est là-bas,
soit tu baises le fermier,
soit tu baises avec la grosse teub à morpions.
Je reviens !
Salut, rappelle-moi.
Il faut qu'on parle
de ton arrivée demain.
Rappelle-moi.
Je réessaierai plus tard.
Keith ?
Je sais pas...
J'ai envie de te dire tous mes secrets...
Tous ces trucs qui font de moi quelqu'un...
de pas beau.
Je n'avais jamais ressenti ça.
C'était cucul, non ?
- Tu te moques de moi. - Mais non !
Mais si ! En ton for intérieur.
T'allais faire semblant de pas me reconnaître ?
Je veux pas jouer au malin,
je me rappelle quand ça s'est fini entre toi et Jesse.
C'est le genre de truc qui arrive.
On n'a pas vraiment...
Un coquelicot ?
Des coquelicots ? Cool !
Merci.
On n'a pas pu faire connaissance, t'étais toujours à L.A.
Enfin, j'ai passé 2 secondes à L.A.
Je suis trop vieux pour porter ça !
Arrête !
En tout cas, je fréquente plus cette bande.
J'ai vu Jesse hier soir.
Comment il va ? T'es pas obligé de répondre.
T'es venu ici pour ça ?
Tu veux des fringues sexy pour Jesse ?
C'est sa soirée de départ. Je voulais...
Enfin...
Tu y vas ?
Grave.
On se voit là-bas ?
Tu vas te défoncer la tronche ?
Chanmé.
Ça, faut que ça disparaisse, tout doit disparaître.
- Ça doit disparaître. - Ça ira où ?
J'en sais rien. Pas chez moi.
- En rythme ! - J'arrive pas à te suivre.
Tout ira bien, ma fille.
Surtout avec cette perruque.
Vas-y, montre.
- C'est tout ce que j'ai. - Ah oui ?
T'auras plus besoin de tout ça non plus.
Comment vendre tout ça ? Personne achète rien.
Tu vas avoir du mal.
Mais c'est notre secret.
Jorge !
Tu fais un mouvement comme ça.
- Comme ça ? - Bien.
Alors, j'ai retenu...
Tête sur le côté.
Je te l'ai envoyé vers 14 h.
Tu te débrouilles,
je peux pas bosser dessus ce week-end.
Écoute, le délai, c'est mardi.
Fais ce que tu peux ce week-end,
et je regarderai ça lundi.
Non, je comprends.
J'ai des amis qui viennent d'arriver.
Je dois te laisser.
Appelle si t'as un souci.
Salut !
Je sais que t'allais ranger, mais bon...
T'as balancé toutes mes affaires ?
Pour t'aider.
J'aurais dû te demander.
Je suis pas passif agressif.
Je me suis dit...
Peu importe.
Content de te voir, Ben.
T'as bonne mine.
Moins de cheveux, finie la moustache, ça change.
T'as zappé le look acteur porno ?
Je l'ai zappé depuis longtemps.
Je me sentais trop vieux pour avoir un look.
Pas besoin.
C'est bien vrai.
Comment ça va, toi ?
Ça va.
Je me débarrasse de toutes mes merdes.
Ce soir, grosse fiesta.
- Tu vas venir ? - J'espérais venir.
Quoi ?
C'est dingue, c'est comme si c'était hier.
Rien n'a changé.
T'as bonne mine.
Je le vois,
je cours vers lui, je le prends dans mes bras.
J'ai les bras autour de lui. C'est Ben.
Il est super.
Mais c'est pas...
C'est pas sexy.
Émotion zéro. En fait, c'est plutôt...
le grand réconfort.
- Tu vois ? - Pas étonnant.
C'est clair.
En plus, c'était bizarre...
Il y avait comme un effet d'aliénation
parce que je le connais trop bien.
Ça, je connais pas.
C'est lié à ton spectacle de ce soir ?
La première partie.
Je vais encore rater ça !
Mon spectacle ?
Tu as une énorme soirée avec tes fans.
Mais tes fans à toi ?
Si mon père pouvait venir
assister au spectacle de Keith,
avec ces tonnes de gens, et tous ces vieux blindés de fric...
Le voilà branché spectacle ?
Ça doit être totalement déphasant pour lui.
Je me mets jamais à sa place.
Ça a pas dû être facile.
J'ai pas envie de te couper l'herbe sous le pied,
mais il faut que je pose des limites.
Je sais que tu as déjà lancé la machine,
mais on n'a pas vraiment pris le temps d'en discuter.
Tu pourras te servir de la voiture ou autre,
mais plus j'y pense,
plus que je me dis qu'un mois, ça suffira.
On a eu des problèmes dans notre couple.
Si tu devais rester, ça n'aiderait pas.
J'espère que tu comprends.
Ici Brontez. Laissez un message.
Salut, Fresno. C'est Modesto.
Pardon. C'est Ben.
C'était cool de te voir.
Je t'appelais pour savoir
à quelle heure tu allais chez Jesse ce soir.
Rappelle-moi...
ou on se retrouve là-bas.
Bienvenue !
Un bisou !
- Il est où ? - Pas encore arrivé.
Vas-y, monte.
- C'est quoi ? - Un masque de Jesse.
Je t'ai dit... que t'embrassais mal ?
J'ai pas envie de couler sous la bave.
Pas de lézard !
Mon cur est resté à SF
T'as vu Jesse ?
Je ne le connais même pas. Je suis avec des amis.
Il est arrivé d'abord,
j'ai emménagé un an plus tard sur ses conseils.
Une fois par an. Je ne viens pas les voir
aussi souvent qu'ils le voudraient.
Je le voyais partout sans le connaître.
Je lui ai vraiment parlé 5 ans plus tard.
Les filles !
C'est top. Moi aussi, j'en veux.
T'es stone.
J'aimerais savoir où tu l'as eu.
Au rayon enfants.
Non, dans la rue, comme tout le reste.
Parle-nous du danger.
"Un amour qui fera forcément mal."
Lis un passage.
"Il retomba sur le dos, en poussant un cri.
"Ses fesses étaient remplies,
"et son corps pris d'un orgasme..."
Je vais lire un truc que vous ferez.
Quoi ?
On va danser.
- Genre action-vérité. - Je vois !
Salut, Ed et Ryan. À plus.
Cet appart est dément. J'adore les apparts de San Francisco.
Comment ça s'appelle au sol ? "Flor" quelque chose.
Un nom français.
Si je pouvais être escort de luxe,
genre tu te fais un million de dollars...
Vive ma chatte !
Ces apparts, j'en ai vu plein, ils sont stylés.
Surtout si t'es pas d'ici.
Comment tu connais Jesse, toi ?
C'est mon ex, en fait.
Des fois, je suis trop chaud, tu vois.
Au bout de 10 minutes, je suis là, ouais, on baise,
prends ma carte bleue,
j'ai que 3 dollars sur mon compte ! Tu vois le genre ?
- Tu fais quoi à San Francisco ? - J'habite ici.
Cool. Oublie ce que j'ai dit sur les apparts...
C'est vrai, il est cool.
SF, tu connais par cur.
Non, je viens de la Vallée.
Ma copine de New York m'a appelé pour me dire :
"Tu devrais venir à NY.
"Pour lancer ta carrière d'artiste."
New York, c'est space. Faut pulser, pulser.
Je préfère SF, tu fumes un joint et tu discutes.
T'en parles pendant 10 ans avant de faire quoi que ce soit.
Fresno !
Modesto !
T'es bourré !
Jesse !
On allume ton gâteau, bordel.
Ça vaut juste pour ce soir. Ça veut pas dire
que dorénavant, on est un couple libre.
Peu importe.
J'en ai envie de toute façon.
Pas toi ?
Bien sûr que si.
Mais ça n'a rien à voir avec tout à l'heure ?
Bien sûr que non.
Je suis peut-être dingue, mais on va s'éclater.
Et qu'est-ce que ça montre ?
T'es dans une recherche d'intimité.
Tu peux aller en soirée et parler sentiments
avec un mec mignon,
tout en allant au sauna
te faire exploser par six mecs de suite.
Moi, à cette période de ma vie, je peux grave !
Moi, je suis jamais allé dans un sauna.
Mais pourquoi pas ?
- T'es vraiment pédé ? - Je veux bien y aller.
Je me fous de ta gueule,
mais allons-y mardi.
C'est tarif réduit, ce jour-là.
C'est pas bizarre qu'on soit jamais devenus amis ?
T'as toujours été aussi drôle ? J'avais pas remarqué.
Tu veux qu'on baise ?
Sérieux. Je sais que Jesse se barre...
Je sais pas ce qui se passe, mais je sens que...
Tu vois ?
En effet, il y a rien entre nous.
Menteur ! T'es sûr ?
T'es mignon.
Carrément mignon. Tu l'as toujours été.
Intelligent.
T'es gêné parce que j'ai dit que t'étais carrément mignon.
Tu feras quoi quand je parlerais de ton cul ?
Sérieux, ton cul...
c'est Noël !
Je déconne. Je vais trop loin.
Je délire.
Je croyais que tu passais le week-end à Sébastopol.
- Tu fais pas la fête là-haut ? - Si, mais...
J'ai mis tes vêtements !
J'essaie de leur coller ma langue dans la bouche
et ça marche jamais !
Pas très spontané, tout ça.
Ce serait peut-être plus facile...
si tu nous disais ce qui te fait envie.
Tu veux qu'on te fasse quoi ?
Alors...
Jorge, et si tu enlevais...
le t-shirt de Wayne ?
J'en étais sûr.
L'embrasse pas, lèche-lui les aisselles.
Il adore ça.
Moi aussi, je peux enlever mon t-shirt ?
L'autre, plutôt.
Y a son odeur sur tes lèvres.
Et la nana qui passait après moi...
Elle imitait Prince.
Elle était hyper belle,
avec des cheveux super longs
attachés au-dessus de la tête,
on pensait immédiatement à Prince Pompadour.
Après, je l'ai reconnue tout de suite.
Elle était torse nu,
on lui voyait les seins forcément.
Mais sa confiance en elle
faisait que c'est Prince qu'on voyait, pas elle.
C'était du transformisme,
mais c'était si bien incarné que ça allait au-delà
de l'imitation. C'était super précis.
Le public éclatait de rire à chaque mouvement de bassin.
Et finalement,
c'était même plus drôle,
c'était carrément magique.
Bref, j'ai pensé à toi. T'aurais dû voir ça.
T'es même pas monté, c'est ça ?
Non, j'ai envoyé un texto à Wayne.
Il m'en veut pas totalement.
Je crois que je vais danser.
T'es sûr ?
C'est Ben.
Jesse est pas avec toi ?
Ça te fait flipper ?
Vous avez mis une capote ?
J'ai envie de te prendre.
Tu veux ?
Je t'aime.
Moi aussi.
Je vais jouir.
Excuse-moi...
- J'étais dingue, ce soir. - Mais non.
- Un petit peu, peut-être. - Arrête.
J'aurais pu essayer davantage.
Peut-être.
Tu t'es peut-être un peu planté.
C'est humain.
On peut honorer le fait que je me sente mal ?
Je sais que je suis humain, c'est pas un truc qu'on oublie.
C'est pourri.
J'ai l'impression d'avoir passé ces 10 dernières années
à m'empêcher
d'être moi-même.
Je sais pas pourquoi je me fais si peur.
Il y a toutes ces histoires,
et je ne me comprends pas moi-même dans aucune d'entre elles.
C'est comme si j'avais déjà disparu.
Tu vas me prendre ?
J'ai envie de toi.
Tu le sais, non ?
Ça va ?
Tu sais pas ce qu'il te faut.
C'est pas ça que je veux.
T'arrives à quelle heure ?
Genre 16 h, heure locale.
Ton père vient te chercher ?
Je suis content !
Je sais pas pourquoi, mais je suis content pour toi !
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