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- J'ai 20 balles sur la petite blonde.

Mas-Y-

- Allez, j'ai mis 50 balles sur toi.

- Regarde pas ton père. Concentre-toi !

Il est nul ! Il m'en attrape pas un.

Celui qui fume son pétard en se brûlant, là, c'est Timothée.

Tim est génial.

Il commence sa 4e première année de fac.

Il y a eu d'abord économie,

arts plastiques,

philo...

et fac d'anglais.

- That's what she said.

- Mais c'est plus cool de dire "fac d'américain".

Il devrait être cuistot.

- Ce soir, le chef vous propose son tartare de clito

et sa julienne de cul.

-Il me régale à chaque fois.

- C'est du saumon.

- Ce mec pourra te demander les pires services, faire les pires gaffes...

- Une petite soufflette ? - T'es relou.

♪ ai pas envie.

- S'il te plaît, Jul.

-...on finit toujours par lui pardonner.

- Reste plus qu'un tour.

- Celui qui essaye de tricher,

c'est mon préféré.

Quand j'ai rencontré Vadim, il était tranquille.

Aujourd'hui, il est hypocondriaque, et partout,

il y a un truc qui l'angoisse.

Je l'ai vu pour la 1re fois à l'anniversaire de mes 4 ans.

♪ ai vite compris que je lui plaisais.

Quand un petit grassouillet vous offre son cheeseburger,

c'est flagrant.

Nestor, lui, c'est le super renoi.

Il veut devenir avocat.

Et quand il est concentré, rien ne l'arrête,

à part ça.

Nestor parle pas beaucoup. Il en a pas vraiment besoin.

- Oh oui !

Cris de jouissance

- À cette époque, j'étais en stage chez William et Associés.

- Belle merde.

- Non, c'était juste après.

- Vous me parlez pas sur ce ton.

- Ça va, oh.

- Je t'encule !

Tu t'es pris pour qui, avec ta tête de suceur versaillais

et tes mocassins ?

Chanmé !

- Pardon ? - Va sucer un trav.

Sale clodo, va !

- J'ai rien dit, moi.

- Vas-y. - Allez.

- Tu tapes cet anneau !

- Oh, le retournement de situation. Envoyez le flouze.

- Samuel, c'est un optimiste chronique.

- Ça va aller. Je vous ai promis ce concert.

Ça commence dans 10 min max. On est même pas à 50 bornes.

Faites-moi un petit peu confiance ! Meuglement

Joyeux anniversaire.

-Il veut toujours régaler tout le monde.

- Y avait que des grandes boîtes.

Il y a le ticket de caisse.

Yepa !

Yepa !

Yepa !

- Sam est riche parce que son père a fait fortune dans le textile.

- Sur quelque préférence...

-il a toujours rêvé d'être acteur.

Et il est prêt à tout pour ça.

- Ça me paraît bien senti.

- Le deal est simple :

tant que Samuel continue ses études de médecine,

son père lui donne de l'oseille.

- Ça pissait le sang partout. Perte de pouls,

plateau de réanimation, 260, on décharge.

360, on décharge, et là, le pouls est reparti, le mec est revenu.

- Bravo. - C'est le quotidien.

- En voiture, mes petits bonheurs.

- Quand on s'est rencontrés en CP,

on s'est promis qu'un jour, on habiterait ensemble,

tous les cinq.

- Y a plus de truc au chocolat ?

- Ils ont tout bouffé. - Vous m'avez tout niqué.

- Avance, c'est lent.

- Et les jantes ? Mon père va pas aimer.

- Ton père s'en fout, il a 15 bagnoles.

-Il en a 15 avec des belles jantes. -"Il en a 15"...

- Je t'entends dans le rétro. Tu te fous de moi.

Je te défonce. - Vas-y, avance !

- Bon petit raid. C'était bon, cette histoire.

- Hé !

Salut, les bourgeois.

Alors ? Ça trash ?

- Ben ouais. - Cool.

- Ça veut dire quoi, "ça trash" ? - Je sais pas.

- Où est ton père ? - Dans la grange. On y va ?

- J'adore quand un plan se déroule sans accroc.

L 'Agence tous risques. - J'avais capté.

- Non, c'est non, ma Jul.

N'insiste pas. Je t'ai déjà fait un prix.

Les 12 g à 20 euros, alors qu'à Paris, c'est 80.

- OK, t'as gagné. 200. Tiens. - C'est pas cadeau tous les jours.

- Merci.

- Yo.

- Yo. - Je vais prendre 200 grammes.

- Non. Tu la revendrais derrière. C'est pas un business, pour moi.

- Quoi ? -"Quoi ?" "Quoi ?"

On est un petit groupe, dans le coin.

On se réunit, on discute de jardinage. On est des passionnés.

- Ça, c'est super. - Eh ben oui.

- C'est pas pour la revendre, c'est pour ma consommation perso.

- Tu vas me dire que tu fumes 1 5 joints par jour ?

47.

Merci, Gérard.

- Il est cramé, lui.

Et toi, tu veux rien ?

- Moi ? - Ben oui, toi.

- Je suis acteur, donc mon corps, c'est un peu mon outil de travail.

Mais là, en regardant,

je me dis pourquoi pas passer le pas,

le délire "Actors Studio"

pour comprendre l'expérience à la Daniel...

Day-Lewis...

Il se barre... Le gars se barre au milieu de ma phrase, là ?

-Il a compris que tu voulais pas acheter, il se barre.

- Quelle horreur.

'Ça picote !

- Ah là là, mec.

Elle est tellement belle. - Qui ?

- Julia. Je t'ai pas raconté.

L'autre jour, je passe chez elle, on fume un bedo, classique.

Je lui dis : "Une petite soufflette."

Elle me dit: "Non." Je dis "Si", elle accepte.

Et là, quand elle se penche vers moi pour la faire,

je suis en main moite, frissons dans tout le corps,

petite gaulasse. Tu le crois ?

- Julia, c'est comme notre sœur.

- Je le sais. ♪ étais le premier gêné.

Mais j'ai eu ce coup de sang dans la teub.

♪ étais comme ça, mec.

Braguette tendax. Ça, ça peut péter à tout moment.

Le haut du jean cabossé.

♪ étais mal.

♪ avais les mi-molettes, comme on dit.

Enfin, bref.

Je t'épargne les détails.

- T'imagines le bordel que ça foutrait ?

- Je sais, mais c'était sincère.

C'était une gaule sincère, en fait.

Ça va, poto ?

- Ouais. Putain, j'ai envie de copuler,

c'est incroyable. -Il est pas bien, lui.

- Cette fille, par exemple.

♪ ai très envie de lui faire l'amour.

Juste pour voir, en plus.

- Pourquoi tu rigoles ?

- Quoi ? - Pourquoi tu rigoles ?

- Comme t'as déjà fait l'amour avec elle, ça me fait marrer.

Bonne vanne, quoi.

- Ah, mais oui.

- T'avais zappé, mec ? Complètement.

- Il est fou, il oublie.

- Excuse-moi, je te l'emprunte 2 secondes.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- S'il vous plaît. Oyé, Oyé.

Vils manants et gente dame, fumeur de chichon,

vous allez pouvoir vous prosterner à mes pieds.

♪ ai trouvé un donjon. Non, un château fort.

Que dit-il ? Un putain d'appartement, les gars !

Sept pièces au 6e étage,

balcon, cuisine américaine, double séjour, ascenseur.

Vadim, pourquoi tu fais non de la tête ?

- Ça va coûter une blinde.

- Le doux son du rabat-joie qui te flingue l'ambiance.

- Je dis juste que je peux pas mettre 2000 euros.

- Mais non ! Vous êtes prêts à mettre combien ?

-500.

- Vous savez quoi ? Vous mettez 500 chacun,

ça fait 2000 à vous quatre, et je paye le reste.

Et on peut enfin faire cette putain de colocation !

Cris de joie

- Attention à mes lentilles.

...

- Tornade !

- Belles moulures.

- Oui, oui. C'est des moulures... C'est de la moulure, quoi.

-Il va pas tarder.

Il est... un peu en retard.

Le réveil sonne.

...

- Putain, je me suis pas réveillé.

Et désolé pour le retard. C'était une opération un peu tendue,

j'ai dû aller aider les collègues.

Le brancard était cassé,

l'électrocardiogramme démarrait plus,

une matinée un peu compliquée.

- OK, c'est bon.

- On arrête.

- Votre dossier était limite.

- Ah. - Oui.

Je connais votre papa, j'ai fait une entorse au règlement.

- Merci beaucoup.

- Vous êtes au courant que vous êtes le seul à apparaître sur le bail ?

- Je sais. Pas de problème.

- Très bien. Y a plus qu'à signer.

- Signature.

La...

- Regardez.

- Je signe où ? - Là et là.

- OK.

- Très bien.

- Merci. - Les clés.

- J'oublie pas les clés. - Merci, monsieur.

- Au revoir. Merci.

- On l'a fait ou pas ? - Bien sûr qu'on l'a fait.

- J'espère qu'il y aura pas de galère.

- Quelle galère ? On a les clés.

- L'appart est incroyable. T'es un génie, mec.

- Sam, petit cadeau pour toi. - Sérieux ?

- Oui. -"Sam régale."

Jeu de mots. Il est cool ?

- Merci.

- Tu nous as régalés.

- Ce soir, on se la colle comme jamais.

- Non. J'ai l'anniversaire de mon père demain, puis répète.

- Tu vas pas nous aider à déménager ? - Si.

Ce soir, j'y vais mollo.

Ça va mieux. Ça va mieux.

- J'ai déjà vu plusieurs médecins

pour mon problème. Ils ont toujours pas trouvé.

Tiens, je vais te montrer.

Non seulement, ça me gratte, mais en plus, y a du pus qui coule.

Mais regarde. - Je regarde.

Oh, la vache ! Je l'ai vu. Je le vois. Heu...

- À ton avis, c'est quoi ? - C'est un fagnus, que tu as.

- C'est quoi, "un fagnus" ?

- C'est quoi ? C'est comme de l'eczéma.

Mais avec du pus, le tien, en plus. C'est une version avec du pus.

- En plus, c'est gênant.

- C'est très gênant, tu rigoles ? Pour tout le monde.

- Nes, Nes, Nes ! Téma cette go, mec.

C'est la fille de la concierge. Je crois qu'elle me mate.

- Non. - Si. À chaque fois...

- Non, mec. C'est pas trop mon type de femme, ça.

- Depuis quand t'as un type de femme, toi ?

♪ aime bien. Fracas

- Hé ho !

C'est bientôt fini ?

- On est bien obligés d'emménager, non ?

- C'est pas mon problème.

Je vous ai à l'œil, moi. Vous touchez pas à l'ascenseur.

- Oui, c'est ça !

Va te pisser sur les mains !

- Calme-toi.

- T'es tout de suite prêt à baltringuer.

- Ben non. - Si. Il va nous faire chier.

- Allez, hop, tu dégages.

- Tu fais quoi ? - Quoi ?

- On fait quoi, si quelqu'un débarque ?

- Je sais pas, on le dit.

T'imagines le bordel, maintenant qu'on va cohabiter ?

- Stop ! Moi, j'ai pas envie que ça foute le bordel dans la bande.

Tant qu'on mettra des capotes, on le dira pas aux autres.

- C'est pas pareil, ça. - Mais si, c'est pareil.

C'est blessant. Je prends la pilule, on a fait les tests

et tu me traites comme un plan cul.

- J'ai l'impression que les tests, c'est pas fiable.

- Ils sont là, les fumiers !

Dites-le, si vous faites une pause. Moi, je suis chaud.

- Arrête !

Timothée tombe.

'Ça Va.

- Vous, les médecins, vous mettez tout de suite à l'aise.

Je t'aurais jamais parlé de mes sécheresses vaginales

si t'étais pas docteur.

- C'est sûr que pour ça, on a du bol.

- Ben oui.

- Jean, Jean... Mon mari fait un malaise !

- Mon fils est médecin.

Sam, dépêche-toi. - Vite.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Y a un malaise. - D'accord.

Alors...

Il a pas l'air bien. Ecartez-vous, s'il vous plaît.

Laissez-le respirer déjà.

Gaz des sangs, d'accord.

Pouls... pas mal. Ça va pas mal, le pouls.

Pupilles dilatées. Vous avez vu avec moi ?

- Je sais pas. - On continue.

Je vais le mettre en position fœtale

de sécurité, histoire qu'on soit tranquille avec ça.

Pas mal.

-Il faut lui faire du bouche-à-bouche.

- Non. Ça, c'est une légende urbaine.

On va plutôt le réveiller.

Vas-y, on se réveille.

- Mais non, du bouche-à-bouche.

Ça lui a déjà réussi.

- Oui, si vous voulez. OK.

On y va.

Je l'entends respirer. Du bouche-à-bouche, et il respire...

C'est de la redondance.

- Allez, allez ! Soyez efficace.

- Je fais mon maximum.

On y va.

Oh là ! Mais ça, c'est grave.

Je suis pas médecin.

Je suis pas médecin. Il faut appeler quelqu'un.

- Trois ans, putain ! Trois ans.

Tu comptais me manipuler

combien de temps encore ? - Je t'ai pas manipulé.

- Profiter de mon argent en me faisant croire que tu étudies,

c'est quoi ?

- J'avais pas le choix. Moi, je veux faire du théâtre.

- Tu pouvais commencer par me dire la vérité.

Ça t'arrive, de dire la vérité ? - Évidemment. Je gagnais quoi ?

T'y as jamais cru. T'imaginais pas que c'était un rêve,

un truc possible pour moi.

Jamais tu m'aurais soutenu. Dis-moi que tu m'aurais soutenu.

- Arrête. Tu me fais pas le coup du fils mal aimé par son père,

ou je t'en colle une. - Vas-y, ça changera quelque...

- M'humilier comme ça devant tout le monde... Devant mes amis.

Donne ton portefeuille.

- Quoi ? - Donne-le, je te dis !

Débrouille-toi avec ta carte Electron.

- C'est sérieux ?

- Tu penses qu'à ça ? Arrêter de me donner de l'argent?

- Non seulement tu ne recevras plus 1 centime de ma part,

mais j'espère aussi plus jamais revoir ta petite gueule de con.

- Ah ben enfin ! Ça va, poto ?

- Ça va, mec. - Ouais.

- Pas trop relou, l'anniv ?

- Non, non, ça va.

- Un problème ?

- Euh...

En fait... - Sam, vas-y, viens.

- J'arrive, les gars. - Y a un souci ?

- SAMUEL, SAMUEL, SAMUEL, SAMUEL!

SAMUEL, SAMUEL, SAMUEL, SAMUEL!

- Non, pas de souci. Je suis fatigué, c'est tout.

- Samuel ! - Allez, viens.

Cris de joie

- Merci, mon Sam. - Qu'on lui serve un verre.

'Yepa !

À la vôtre !

Je sais, je suis à la bourre.

Brouhaha

Brouhaha étouffé

...

On frappe à la porte. - C'est ouvert.

Je suis dans le salon.

- Désolé, je suis en retard. - Ben oui, je vois ça.

- J'ai pas la force de travailler une scène, aujourd'hui.

- Mais qu'est-ce qui t'arrive ?

- Depuis quand vous fumez ça ?

- Depuis que j'en ai besoin.

- C'est-à-dire ?

- C'est pas tes affaires.

- OK.

- Bon. Qu'est-ce qui se passe ?

- Je...

Je me suis fâché avec mon père.

- C'est que ça ? ♪ ai cru que c'était grave.

- C'est un petit peu grave, quand même.

Il veut plus jamais me voir.

- Tu sais ce qu'on dit?

"Quand on a plus de famille, il reste les amis."

- Les amis restent, si on les déçoit?

- Oui.

Les vrais amis, oui.

- Va là-bas. Kilo, va là-bas.

- Arrête, putain !

- Non, Kilo. Kilo, non, non. Non, Kilo.

Barre-toi.

Moteur de voiture

...

*Rap américain

...

- Bonne soirée. - Merci. Bonsoir.

- Je vais chercher votre voiture, Mme Ardant.

- Samuel peut s'en occuper ?

- Pas de problème.

-Il a l'habitude. - Je comprends.

- Samuel ! - Oui.

Je m'en occupe tout de suite, madame.

- Merci.

- Bonne fin de soirée.

- Elle prend 1 million par film, et même pas un pourboire.

Elle t'a donné un pourboire ? - Ben non.

- Crevarde.

-Il faut pas la juger.

- Crevarde. - C'est une crevarde.

Une crevarde.

Ça va ? - Oui. Et toi ?

- Ouais. Tiens, voilà.

- Super. - Et pas un mot aux autres.

- Et tu dis rien à mon père.

- Sam ! - Non. Non, je suis occupé.

- Allez, ouvre. - Je suis occupé.

- Ouvre. - Je suis occupé.

- Allez, putain, ouvre !

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Tu te pignoles ?

- Non. Je me pignole pas, non.

- Pourquoi tu fermes ?

- Si je me masturbe pas, je devrais pas fermer ?

- Non. Laisse-moi entrer. - Non.

- Pourquoi ? - Oui, je me branle.

- Ah, tu te pignoles ! Monsieur passe à table.

T'as la gaule, là ? - Non.

- Tu mates quel genre de porn ?

- Rien de foufou. J'étais sur un petit threesome en POV,

border bukkake avec des busty MILF. ♪ arrive au cumshot.

- Nice. - Tu sais tout.

- Fort. - Ouais.

- Elles sont bonasses, les meufs ? - Très cheum.

- Pourquoi tu fais ça ?

- Je déconne. Va voir dans le frigo, je t'ai mis une petite surprise.

- C'est quoi ? - Va voir.

- Tu me régales.

- Va voir, champion.

Champion du monde.

- Ah oui !

Merci, Samo. Oh, la beauté. Oh, merde.

Ça, je vais vous en faire un colombo. Ça va être très, très bon.

C'est parti.

'Yepa !

- Et avec ça, Parkinson, mon cul.

Regarde.

- Ça marche bien.

- Il y a de plus en plus de malades qui fument avec moi.

- Ah, c'est vrai ?

- Oui, monsieur.

Bon. Attends. À part ça,

avec la petite Maïa, ça avance ?

- Ça avance pas ouf, pour le moment.

Je suis en approche.

- Putain, faut que tu te bouges !

Sinon, c'est un autre qui va se faire...

- Non...

- Ne fais pas cette tête. Faut pas se raconter d'histoires.

Si t'hésites, tu vas te faire doubler.

- T'as pas à me faire des mimes Marceau de teub.

Je vous parle à présent. Six mois, cachant ma flamme, j'ai fui.

Je vous fuyais et je souffrais beaucoup.

Je ne m'occupe pas de ces hommes du tout.

Je vous aime. O mon Dieu,

j'ose le dire en face à Votre Majesté.

Si vous me disiez : "Meurs !",

je mourrais. ♪ ai l'effroi dans le cœur.

Pardonnez.

- Oh ! Parle !

Ravis-moi.

Jamais on ne m'a dit ces choses-là.

♪ écoute.

- Ouais, Camille. C'est Sam. ♪ ai vendu

toute la viande. Du coup, ce serait pas mal

qu'on se revoie dans la semaine.

Maïa.

Maïa ! Putain. Maïa.

Ça va... Oh là là.

Qu'est-ce qui se passe ? - Ça va.

Je saigne souvent du nez, quand je suis émue.

- D'accord. Ah oui, c'est original.

- Bravo pour ce soir. C'était vraiment bien.

"Ça t'a plu ?

- Ouais. - OK.

- Ce serait bien qu'on la travaille ensemble.

-"Ensemble" ?

Tous les deux ? Yes. Enfin, oui. Je veux bien. Carrément. Grave.

- Toi et moi. - Ouais, carrément.

♪ ai ton numéro, t'as qu'à m'appeler. On s'organise ça.

- Si t'as mon numéro, tu m'appelles, c'est plus simple.

- Oui. Encore mieux. Beaucoup plus... plus malin. Bien sûr, une évidence.

Du coup, je t'appelle, et puis...

- OK. - Tu décroches.

Tu décroches ou tu décroches pas, comme tu le sens.

Je veux pas me... m'immiscer... "Tu vas décrocher !"

Je plaisante. C'est pas ma meilleure vanne.

Chacun est libre.

- Je vais y aller.

- Je vais filer aussi. - Salut.

- Non, toi.

Je suis en scooter, tu veux que je te défonce... dépose ?

- Oui, carrément.

C'est sympa.

En plus, j'adore le scooter.

- C'est de bonnes sensations, le scooter.

♪ ai pas de casque. Putain.

- C'est pas grave. Je vais...

- À pied ? - Oui, à pied.

Salut.

- Euh... ouais.

- Dis-moi un truc.

- Quoi ?

- Elle est en cavale, ton esthéticienne ?

- Pourquoi tu dis ça ?

- C'est un peu brouillon,

au niveau de la teuch.

- Et toi, t'as vu la touffe que t'as ?

- Je les aime bien, tes poils.

Sauf que je vois plus les sous-titres quand t'es à côté de moi.

Du coup, je me dis: "Par solidarité,

"je vais me faire une petite coupe de poils."

Mais j'hésite sur le style.

Je me dis:

soit brushing, BCBG, vraiment se-cla.

Ou alors plus exotique, mais plus couillu.

Petite barbichette de Jafar, juste sous les couillasses.

- C'est ça, très marrant.

- Le Barbier de Séville. Ben oui, c'est marrant.

Bip de message

- Je me suis fait une raie au milieu.

-De ?

Ah oui.

- Si elle t'a pas répondu, c'est qu'elle a dû sentir

que c'était un risque pour votre amitié.

- Tu penses ? - C'est sûr.

Joue-la détente et oublie ce texto. Passe à autre chose.

- Moi, j'étais carrément parti pour un truc encore plus offensif.

Genre, si elle parle,

je lui fais : "Hé ! Chut. Ta, ta, ta, ta."

Et là, l'embrasser. ♪ enlève les doigts, évidemment.

- Oublie Julia. Tu t'embarques dans une salle histoire.

Et la fille de la concierge ? Elle te kiffe.

- J'essaye, mais je galère.

- Ah, vous êtes là ? - Ben ouais.

- Ben, du coup, voilà Maïa. Les gars.

- Timothée. Enchanté.

- Non, ça va. Atroce, l'odeur. Dès qu'on arrive.

Il y a un problème. On va dans ma chambre ?

- Tu crois qu'il l'a pécho ? - Non.

C'est une meuf du théâtre.

Susurrer une sérénade, lui effleurer l'oreille, c'est déjà un délire.

- Bien sûr. Il doit lui envoyer

des "Monsieur, n'avez-vous...?" Je vois très, très bien.

- Je vous aime.

Ô mon Dieu, j'ose le dire en face à Votre Majesté.

- Tu sais pas ce que c'est, une sérénade ?

- Nope.

- Si vous me disiez : "Meurs !", je mourrais.

♪ ai l'effroi dans le cœur. Pardonnez.

- Oh ! Parle ! Ravis-moi.

Jamais on ne m'a dit ces choses-là.

♪ écoute.

Ton âme en me parlant me bouleverse toute.

♪ ai besoin de tes yeux.

♪ ai besoin de ta voix.

♪ ai...

Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?

- Rien.

Il se passe rien.

- Tu m'as appelé ? *-Oui.

C'est quoi, cette odeur à la maison ?

- Je suis désolé. Le shit que je fume, il pue la mort.

Je suis passé par ta chambre. C'est quoi, le délire ?

Il y avait du sang partout.

*-Premièrement,

tu vas pas dans ma chambre.

Deuxièmement, le sang, c'est Maïa. Elle a eu un problème.

Depuis quand tu fumes

*du shit, toi ?

- Gérard peut plus nous vendre d'herbe.

Du coup, je me suis remis au shit.

La meuf avait ses règles ?

*ll y avait beaucoup de sang.

- Comment ça, Gérard a pas pu vous vendre ?

-Il se serait fait piller sa grange

*par des gars.

Elle était vierge, c'est ça ? Sam ?

Ah non, mieux. Tu l'as enculée.

Tu lui as mis dans le boule ? Tu l'as...

Il me l'a enculée et il me raccroche, en plus. Fort.

*-Bonjour. Vous êtes bien sur le portable de Camille.

- Je sais pas où mettre la voiture.

- Laisse-la, je vais la garer. Bouge,bouge.

Camille!

- T'as vu le bordel ?

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Ils nous ont tout pris.

Ils ont rien laissé.

- Comment je vais faire ?

- Le temps de tout replanter, il va falloir 6 mois.

Je suis désolée.

- Salut, Timothée.

- Hé ! Ça va. Et toi ? - Ça va.

- Et toi ?

Super.

À plus tard. - Bisou.

- Oh ! - Monsieur Limoges ?

- C'est fini, oui ? Oh !

- Qu'est-ce qui se passe ?

-Il est 21 h 25. Ça va pas, de mettre le volume comme ça ?

- C'est pas tard, pour les gens normaux.

- Je m'en fous, des gens normaux.

Tu vas dire à tes copains de me baisser le son !

- Je vais leur dire.

-"Les gens normaux"... L'autre !

- Ben, bonsoir, quand même. - Ouais.

N'importe quoi.

*Musique slow

- Je voudrais vous commander des pizzas.

M. Limoges. ♪ ai un compte chez vous.

Je vais vous prendre 10 pizzas, avec supplément thon,

merguez, ananas. C'est bien, ça.

Double pepperoni.

...

Oh!

Baisse, là ! Il y a le voisin

qui gueule. - Ça va, je baisse.

Sors de là. La porte est fermée à clé.

Mais t'es ridicule. On valeur dire quand ?

Ça va durer combien de temps ?

- Je suis pas prête.

- Ça fait 2 mois qu'on met plus de capotes.

Ma bite prend tous les risques.

- Ça va, c'est bon. - Tu m'avais promis.

- T'es chiant.

- Je me retrouve bite ballante en fourrure, comme un connard.

Mais rigole pas, putain !

On sonne à la porte.

-Il commence à me chauffer, là. On a baissé !

Il faut pas déconner.

On a baissé le son. Pardon, j'ai cru...

C'est pour quoi ?

- Des pizzas.

- Non, j'ai pas commandé de pizzas, donc...

- Le voisin du dessous m'a dit la même chose.

Je vais appeler.

C'est pas normal.

- Mais moi, j'ai pas commandé de pizzas.

Qui, dans l'immeuble, aurait pu commander...

Au deuxième, vous avez... Téléphone

Combien ?

-215 euros et 43 centimes.

- Ça pique. Par carte.

- Je te prends une part, poto. - Non.

C'est pas le...

- C'est quoi, cette pizza immonde ?

- En vous remerciant.

*-C'est M. Bastène, votre agent immobilier.

Le dernier prélèvement qu'on a fait sur votre compte a été refusé.

♪ ai essayé de joindre votre père, mais il me rappelle pas.

Je compte sur vous pour me contacter.

- Ah, t'es là, poto ? Qu'est-ce que tu fais ?

- Rien. Vous m'avez tous déjà bien fait les virements

pour le loyer ?

- Ouais. Pourquoi ? Y a une galère ?

- Non. C'était... C'est juste pour être sûr.

- Oh, frérot,

t'es sûr que ça va ?

- Carrément. Ouais, ça va.

Cris de jouissance

-il est là, Nestor ?

- Ouais. Il est rentré plus tôt.

...

- Elle chopait pas un anneau, la petite, là.

- Arrête de parler, prépare ton oseille, plutôt.

- Tu mises sur le mauvais cheval, tu payes, c'est comme ça.

- Quand tu gagnes pas, tu payes plus à manger ?

- Je paye le resto.

- C'est Sam qui paye, d'habitude.

- On n'est plus potes ? Tu me kiffes que quand j'ai de la thune ?

- J'ai pas dit ça.

- Non ? Alors, ferme ta gueule, mec !

Vous me cassez les couilles.

Si j'ai envie de payer, je paye. Si j'ai pas envie, je paye pas.

- Calme-toi, mec. Il rigolait.

'Ça Va pas ?

- Si, ça va. Je vais faire un tour.

- On peut plus rigoler ?

Oh ! Qu'est-ce qu'il me fait, là ?

- Sam ?

- Pourquoi tu pètes un câble ?

- Tim ?

Tim ? Tu vas bien ? - Ça va, poto ?

Je finis et j'arrive.

- À tout de suite.

- Voilà. C'est bien. C'est bien.

- T'es parti super vénère. Ça va ?

- Ouais. Non. C'est pour ça, je voudrais te parler d'un truc.

- OK.

Cimer.

- OK. Je prends ma douche, et on va manger.

- OK.

Je t'attends.

Hé, non ! Dehors. Je t'attends dehors.

- Pourquoi tu nous as pas tout dit ?

- L'appart était ouf, on rêvait d'habiter ensemble,

je voulais pas tout gâcher.

♪ avais promis et je voulais que ce soit parfait.

- Poto... Des fois, c'est pas parfait, mais c'est pas grave.

- Tant que j'avais Camille qui me vendait de l'herbe,

j'arrivais à me tenir à flots. Là, je suis dans la merde.

- Je peux pas bouffer ce truc. La sauce, elle arrache sa mère.

♪ aime bien quand ça pique, mais là...

- Tu m'écoutes ou quoi ? - Ouais, ouais.

C'est clair. Il faut tout dire aux autres.

- Mais oui. Mais non. Pourquoi tout dire ?

On va pas enchaîner les échecs. Il faut qu'on remonte la pente.

Je suis un gagnant, t'es un gagnant. Tu m'écoutes ?

- Je suis malade.

- Je m'en fous. Je te parle d'un truc grave.

- Quoi ?

- Je te propose qu'on s'associe.

On trouve un dealer qui nous vend de l'herbe.

Toi, tu fumes ce que tu veux, le reste, on le revend.

- Je fume ce que je veux ? - Oui, tu fumes ce que tu veux.

-Il faut que je réfléchisse, mec.

- Bien sûr. Prends deux, trois jours...

- Allez, on le fait. - On va faire une putain d'équipe.

- Je vais fumer ce que je veux. - Attention.

Pas un mot aux autres, ça reste entre nous. Pas de gaffe.

- C'est ça, je suis pas teubé. - Pas de gaffe.

OK ? - OK.

- Et... Ça pue la merde.

Ça pue. - C'est moi.

Désolé. C'est cette sauce, j'ai pété. Elle est allée direct...

C'est la meuf

de la dernière fois ? - Pas tes oignons.

- C'est la meuf de la dernière fois.

Elle a encore envie

que tu lui fasses saigner son petit cul ?

Ça a dû cicatriser. Laisse une deuxième chance à son fion.

- Putain de poète.

- Son petit fiono.

Timothée pète. - Putain !

Respecte-moi, je suis juste derrière.

- Désolé. J'aurais jamais dû bouffer

ce truc de merde. Poto ?

♪ ai une idée, poto.

Une très bonne idée. - Qu'est-ce que tu fais ?

- Je vais lui défoncer son paillasson. - T'es pas sérieux ?

-1OO % sincère.

- T'es malade. -"Hakuna matata", poto.

- Arrête. T'es con ou quoi ?

- Je pouvais plus me retenir.

- C'est dégueulasse, mec.

- Pars devant, si ça te dégoûte.

Claquement de porte

Vadim ?

- Non, c'est Émilie.

- Putain. - Ça va ?

Ça va ? - Ouais, ouais.

♪ ai juste posé un petit truc... ♪ ai perdu mon...

- Mince. T'as perdu quoi ?

- Je sais pas trop. Rien, en fait.

- Je vais t'aider.

- Non, non. Je l'ai trouvé. Je l'ai trouvé !

- Tu sais, ma mère me dit que j'ai une vue d'aigle.

Il claque la porte.

- Sam ?

Samo ?

Hé, Sam ? Hé, Sam, Sam !

Hé, Sam ! - Qu'est-ce qui se passe ?

- J'ai eu mon cousin de Montreuil. Il nous arrange un coup

avec un dealer. Par contre, le gars, Omar, le dealer,

c'est un semi-grossiste. Il va forcément vouloir

qu'on achète en grosse quantité.

Quoi ?

- Tu pues tout le temps, en fait.

- Je sais. C'est le shit, ça me fait puer de la caisse.

Il va falloir trouver des clients

qui nous achètent beaucoup d'herbe. - On en parle demain.

- Pourquoi ? - Parce que je dors.

- Donc demain, alors. - Oui, du coup.

- Bonne nuit, poto. - Bonne nuit.

Tim, tu me casses les couilles ! - Je rigole. Bonne nuit.

- Mec, arrête, c'est pas drôle.

Tim rit.

Tim, casse-toi. Vraiment.

- Y a juste un truc qui me chiffonne.

- C'est quoi ?

- Si je t'achète 500 g d'un coup, tu viendras plus me voir.

Si t'as plus besoin de mon argent, tu me laisseras tomber.

Comme avec ton père. - Non.

Et là, c'est lui qui m'a laissé tomber.

- Excuse-moi, je suis parano.

Ça en est où, avec...? ♪ ai oublié son nom.

- Maïa ? - Maïa.

- Je sais pas. Je dois la voir samedi, mais...

Je pense pas qu'elle ait envie d'être avec un mec qui s'improvise dealer.

Je suis pas sûr.

- Oui, mais...

Ça, c'est toi qui le dis.

Peut être que ça l'excitera, te savoir hors la loi.

Peut-être

qu'elle aimera que tu fasses tout ça pour continuer de vivre ta passion.

Moi, je trouve ça beau et courageux.

Viens.

♪ ai un cadeau pour toi.

-"Un cadeau" ?

Nice.

- Ça me fout une belle "gênance".

- Tu kiffes ? - Non.

Ça me fout une "gênance". Ça me gêne.

Je trouve ça cheum.

Et je me dis que Vad va pas kiffer le délire.

- Ça peut parler à son côté artiste. ♪ ai un bon feeling.

- Non. Ça va lui foutre une angoisse.

Mon père nous prête la voiture pour demain.

- OK, super.

'Ça Va 7 'Ça Va 7

- Vous foutez quoi ? - Rien.

- On chill. - On s'est chauffés, avec Julia,

pour organiser un anniversaire surprise pour Nestor.

-Il va pas du tout kiffer, ça.

- OK, sa mère est morte

en le mettant au monde, mais bon...

Il sera peut-être content

qu'on lui laisse pas le choix. - Bancal.

Pourquoi pas ? - On le fait et on verra bien.

Je vais me doucher, y a un mec crado qui m'a effleuré le coude.

Au fait, c'est hors de question. - De quoi ?

- Votre croûte de daube.

- Le tableau ? - Ouais. Ça dégage.

- Putain.

-"Bon feeling." - Ferme-la. Aide-moi à le virer.

*Sacha Distel : "La Belle Vie"

T'es sérieux sur la musique ? - C'est Sacha Distel.

C'est un classique. T'as entendu un peu les paroles ?

Ça va nous porter chance.

- Oui, la belle vie

On est seuls, on est libres Et on traîne

On s'amuse...

- Tes cheveux !

- Ça te plaît ? - Non.

C'est quoi, cette dégaine ?

- Non, c'est bien. - Non. C'est ultra ambigu.

T'es en mi-kaïra des années 90 en bas, mi-mafieux italien en haut.

- J'hésitais entre les deux. ♪ ai combiné, c'est pas grave.

Ça marche quand même, non ?

- Ah, merde. - Ça le fait, quand même ?

- Ben non. T'as rien pour te changer ?

- Non. - Ben, viens.

- Attends.

- Oh, putain. - Kilo.

*Rap américain

...

Fais-moi confiance, toi.

C'est un iench de combat.

- C'est moi qui parle. Tu l'ouvres pas.

On est pas dans GTA. On a qu'une vie.

On siffle.

...

...

- Qu'est-ce que tu fais ? - C'est des codes de cité.

...

- Pourquoi tu siffles, connard ? Viens.

- Voilà. Là, on peut y aller.

Kilo aboie. - Kilo. Qu'est-ce que tu me fais ?

- Tu fous quoi ? -Il veut pas avancer, ce con.

- Tire sur la laisse. - J'essaye.

- Vous foutez quoi ?

- On arrive. On arrive.

Putain...

- Arrête ! Arrête ! Arrête !

Arrête !

- Elle est où, la beuh ? - Je sais pas.

Arrête, putain !

Arrête, arrête !

- Laisse-moi gérer.

Bon...

- Ferme ta gueule !

- Bien sûr. - Ferme bien ta gueule !

Toi, ferme la porte.

On s'entend pas.

Ça va être simple.

Je suis quelqu'un de calme, à la base. Et j'aime bien le rester.

Tout ça.

C'est pas un plaisir, pour moi. Donc si vous voulez pas

que ça vous arrive, y a une notice à respecter.

- OK.

- Le plan est simple : je vous donne

4 kilos d'herbe aujourd'hui.

Vous les vendez, vous me ramenez les 20000 E dimanche matin à 8 h.

- Tu...? - Je...? Oui.

Déjà merci, parce que l'explication était limpide, pour moi.

Par contre,

on a besoin que de 2 kilos.

- Si tu veux 2 kilos, y a pas de problème.

Sauf qu'il faut les payer cash.

Je fais pas de crédit au-dessous de 4 kilos.

- D'accord.

-Il faut prendre 4 kilos, mec. - Non.

On va pas sortir 4 kilos. - Si. Ben si.

Je décide !

Alors on partirait sur la formule à 4 kilos,

parce qu'on a pas l'argent.

- J'adore quand un plan se déroule sans accroc.

- L'Agence tous risques.

- Ta gueule !

Putain. - Ouais. Il jacte. Il jacte, quoi.

- Bon, les mecs.

Pas une minute, pas une seconde de retard. OK ?

Sinon,

tu connais le trajet.

- Pour aller à l'autre... - Ouais, le truc où ils...

- Je suis pas une baltringue. - Non, mais...

Dès qu'on est arrivés,

je me suis dit: "Lui...

-il a pas l'air de déconner. - Ta gueule !

Bon.

Si vous en avez marre de faire les baltringues

et que vous voulez passer au stade supérieur,

c'est possible aussi.

C'est des taz. - Ouais.

De l'ecstasy. - Je le sais.

- Oh ! - Pardon. En tout cas,

merci de cette opportunité.

On donne pas souvent leur chance aux jeunes.

- Prend ton sac, ta meuf, ton chien et casse-toi.

- En plus, on a de la route. - Merci.

- Ciao, les...

- Oubliez pas : dimanche matin,

8 h précises.

- Ah, putain.

- T'as bien fait de détacher les tresses.

- C'est bien ? - C'est top.

- Ça fait du bien.

- Ça fera du bien aux autres de te voir.

- Tu te fous de ma gueule ? - C'est une horreur.

David Luiz sous Champis.

- Je trouve ça pas mal.

On rate la soirée. Elle peut attendre, ta vieille.

On pouvait pas faire ça demain ? - Non.

5 min. Et on aura une partie de l'argent.

- Ça prend jamais 5 min.

- Je monte, je... - Bonne tannée.

Oh là. - Attends. Ta gueule.

- C'est quoi, cette ambiance caftan ?

Il fait quoi, le flic ? Il vient vers nous ?

Il vient vers nous.

-Il vient dire de reculer.

C'est pas bon. - Calme-toi.

-Il faut qu'on dégage.

Ferme cette portière. Les flics sentent la peur.

- Y a la weed dans le coffre. Putain, les ecsta !

- Cache-les juste dans ta poche !

Et s'il me fouille, on fait quoi, là ?

- La route est bloquée, monsieur. Faut évacuer le secteur.

Faut faire demi-tour.

- Hum. Hum.

- Y a un problème ?

Il marmonne.

- Articulez.

Il avale.

- On "est" pas de problème. On va faire une marche arrière.

- Bonne journée. - Bonne journée.

T'es un gros con. ♪ ai avalé les trucs.

- T'as géré. - C'est la concierge. Appelle-la.

- La concierge ! - T'es sérieux ?

Je sais pas comment elle s'appelle. Madame !

- Bonjour. Je suis Samuel.

- Oui. Bonjour.

- Il se passe quoi ?

- Mme Simone a fait un malaise. On l'a emmenée à l'hôpital.

- Merci. - De rien. Au revoir.

- Les vieux, ça fait toujours des malaises.

- Ça me fait flipper.

Je suis pas bien. En plus, tu m'as fait gober cette merde.

- Tu la kiffes ? - Évidemment que je la kiffe.

On fait du théâtre ensemble. On discute, on rigole.

-Il se passe un truc ? - Elle a 80 piges, t'es sérieux ?

- Calme-toi. - Non.

Si elle prend plus la weed, on est dans la merde.

Envoie un texto au mec de la boxe.

- C'est fait. Je lui ai dit:

"Au dîner : entrecôtes aux herbes de Provence."

Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai vu un éclair.

- Un flash ? - Une fermeture Éclair.

Le truc fait effet ?

- Non. Ils sont bourrés, ils vont rien voir.

Moi aussi, je commence à le sentir. Ce soir, on kiffe.

Les problèmes, on les met de côté.

Allez, booste-toi. - Ouais, t'as raison.

Toi aussi.

-3, 2, 1, surprise ?

- TROIS, DEUX, UN,

SURPRISE.

- Viens voir.

- Pourquoi on a avalé ça ?

- Rien ne sort.

- Ça marche pas.

-Il faut que tu mettes tes doigts dans ma bouche,

et moi, tes doigts dans mes doigts... - J'ai capté.

Mas-Y-

Voilà, voilà.

Paroles inintelligibles

- Tu dis quoi ? Je comprends pas.

-Il faut que t'ailles me toper la glotte.

- Putain ! - C'est pas bon.

- Vous foutez quoi, là ?

- On arrive.

Rires étouffés

...

- Vous avez quoi ?

Ils rient. - Vous foutiez quoi ?

Vous êtes tout chelous.

- On était en banlieue. On est allés acheter 4 kilos d'herbe

à un gros dealer.

Je l'ai dit.

- Sa mère.

- Poto ! Poto !

- Quoi ?

- C'est Bento. - Qu'est-ce qu'il dit, Bento ?

Personne prend la weed.

Mais c'est la merde. C'est la merde.

On va se faire défoncer.

Vad crie.

- Hé ! Les gars.

Vous avez pris quoi ?

On peut se parler sérieusement?

- Oh, les gars. Vous me faites flipper.

C'est quoi, votre histoire ?

- Dans la voiture...

Oh, mais je te jure, je te jure, sa mère.

Sa mère.

Baissez le son !

- Vous êtes trop cons.

Pourquoi tu nous as pas dit,

Pour l'appart ?

- Je sais pas. J'avais pas envie qu'on s'embrouille.

- Pour quoi ?

Pour des thunes ? - Je vous mettais dans la merde...

- Pourquoi tu nous as pas dit que le loyer était si cher ?

- Vous m'avez jamais demandé le prix.

- Fais pas ta victime.

- Arrête. T'énerve pas.

- On est tous dans la merde à cause de cette histoire !

Le dealer sait où on habite.

- Arrête ta parano.

- Pour l'instant,

on risque rien. Il faut juste vendre l'herbe

et payer le gars.

- Comment tu vas vendre 4 kilos sans ta vieille et ton boxeur ?

-Il nous prend

pour des petits bourges.

-Il a raison. C'est ce que vous êtes, des petits bourges de merde.

- Ta gueule ! Si tu veux pas nous aider, casse-toi.

- Évidemment, que je me casse. Je vais pas me foutre dans la merde.

- Ça te dérangeait pas,

quand je payais ton loyer.

- C'est ça, ouais. - C'est moche. On est une team.

- On fait quoi, maintenant?

- On peut essayer de rendre la weed.

On pensait qu'on pouvait vous rendre la drogue parce que...

Allez, on file.

- Bon, alors ?

- Négatif. C'est non. Les clés, on se casse.

-Il vous a dit quoi ?

-Il a rien dit. On a juste pris une baffe.

- Je saigne du nez. - Qui a les clés ?

Si on ramène pas l'argent, il nous fera bouffer nos couilles.

- En 69. T'imagines un peu le... - C'est-à-dire ?

- J'imagine qu'il nous mettrait en tête-bêche au niveau des couilles.

- C'est toi qui as les clés ! Arrête, avec tes couilles.

- OK. Donc là, on est très mal.

- Faut qu'on revende la weed.

- OK, mais à qui? On connaît aucun dealer.

- On la revend nous-mêmes en ze-dou.

- En quoi ? - En ze-dou. Vous connaissez pas ?

- Non. Explique. - C'est simple.

À l'heure actuelle, on a 4 kilos de beuh.

Qui en grammage est égal à peu près à 4000.

- C'est 4000.

-4000, si mes calculs sont justes.

On divise en fait ça en... En... On les divise en 12.

En gramme, en douze, en ze-dou.

Et en fait, on les coupe...

Je dis "coupe", mais couper,

c'est pour le shit. Y a des branches qui font que c'est relou.

Même sur une toute petite balance...

- On comprend rien. Tu nous montres.

- Allez.

- Tu viens ?

- C'est plus simple si je vous montre parce que là...

*Rap américain

...

Pourquoi on s'habille comme ça ?

- T'as déjà vu un flic contrôler un mec en mocassins ?

...

- Ça donne quoi, de votre côté, là ?

- C'est pas dingue, là.

On a dû récupérer... Je sais pas, genre 800, 900, max.

On est dans une soirée très bancale. ♪ ai perdu Julia.

*Vous avez combien ?

- Je compte et je te dis, mec.

- Je vais chercher Julia. Je vais essayer de la retrouver.

*Très bizarre, la soirée.

*Musique électronique

Ouais. Non. Ça va.

...

♪ ai retrouvé Julia, mec.

...

Et y a Vadim.

...

Mec, elle est en train de pécho Vadim.

*Y a Vadim qui s'est pointé.

Ils se roulent des grosses pelles.

Tu m'entends ?

*Allô ?

- Pourquoi t'as raccroché ?

- Non. Ça a coupé, en fait.

Tiens.

- C'est quoi, votre délire ? Vous êtes ensemble ou quoi?

- Un peu.

- Depuis combien de temps ? - On s'en fout.

- Mais non. T'es un putain de cachottier.

- T'emballe pas. Et dis rien aux autres.

- J'étais en train de tout balancer à Nestor au téléphone,

et ça a coupé.

Putain, les cachottiers !

- Allez, on bouge.

- Chandler et Monica, quoi.

Cachottiers.

Je pensais qu'on vendrait plus.

- Vadim ! Viens voir ça deux secondes.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Regarde ça.

Qu'est-ce que je te disais ? Elle est...

tellement gracieuse,

cette pute. Ses mamelles,

t'as envie de les presser, d'en extraire le lait.

Je te concocte un fromage de femme avec ça...

- T'es un porc.

Julia, c'est la famille. - Je sais.

Ça pourrait me chauffer. Regarde ce que je lui fais.

- T'es vraiment un gros porc, mec.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je vais me coucher.

*-C'est Maïa. Je t'ai attendu comme une merde, au théâtre.

- Ali, c'est Sam.

Les clients qui demandaient que je m'occupe de leurs voitures...

Appelle-moi dès qu'il y en a un qui se pointe.

*-Y a une cliente qui cherchait à te joindre.

Tu sais, l'actrice. Comment elle s'appelle ? La crevarde.

- Oui. *-Elle m'a laissé son numéro.

- Tu me l'envoies. Super.

- Barnabé, c'est un vieil ami.

Il a une personnalité un peu... chelou.

Mais c'est un très bon gars. - D'accord.

- Téma, mec. Pardon. Y a des culottes dans des cadres.

"Véra, Prague, 1993."

"Svetlana, Saint-Pétersbourg, 1988."

♪ étais pas né, déjà, il saquait dans un max de meufs.

-"Saquait."

Elle chantonne.

- Vise le slip,

en bas.

"Lisbonne, 2007,

"Pedro." - C'est une qualité.

Le gars est ouvert.

- C'est une qualité, oui.

- Excusez-moi.

Restez assis, bougez pas.

Tranquille.

Alors. Tout d'abord, merci d'être venus, les gars.

- Merci à vous.

- Non. Merci à vous, les gars, d'être venus.

Voilà le topo. ♪ organise une grosse soirée

pour les 20 ans de ma fille unique. - Sa fille est unique.

- Je voulais que vous sachiez

que j'ai une certaine expérience

des ravages de la drogue. Donc là-dessus,

je me mets à réfléchir, et voilà le concept.

Je dis à ma fille: "Je m'occupe de trouver

"de l'herbe pour ta soirée, à une seule condition :

"rien d'autre."

- Tu peux leur faire confiance. Leur weed, c'est vraiment top quali.

Je valide ce matos

à 1OO %.

- Eh ben voilà, ma petite Fanny.

♪ ai confiance, vous avez confiance.

- On a confiance, oui.

- Je ne sais pas pourquoi,

mais je les aime bien, tes petits enculés.

-"Enculés", c'est...

- C'est... à l'instinct.

- J'ai compris

qu'il y avait 150 invités.

- Excuse-moi.

C'est de la merde.

Excuse-moi, je t'ai coupé.

- Je parlais.

- C'est toi ? Excuse-moi, je t'ai pas coupé.

-150 personnes,

1 kilo pour être à l'aise.

- Et pourquoi donc qu'on ferait pas un service traiteur de beuh ?

Vous roulez les pétards

pour les invités.

Je vous vois en tenue de serveur chicos.

-"Chicos" !

Rires

- Pourquoi tu rigoles ? - Je sais pas du tout.

- Ma petite Fanny, il faudrait que tu te calmes.

Je crois que t'es fonsdée, là.

- Ah non, pas du tout.

- Très bonne idée.

Je vais rebondir dessus. Tim est un très bon cuisinier.

Il pourrait, moyennant un supplément financier,

cuisiner des petites choses

à base de marie-jeanne.

- Comme de la space food...

- De la "space food"... "Americano !"

Elle rit.

- Ouais. Arrêtez... Euh... On s'était dit...

- Excuse-moi.

Téléphone. - D'accord.

- Je t'écoute.

Passe-moi le gars. - Je vous avais dit

qu'il était un peu... chelou.

- Ouais. "Chelou", ouais.

- Tu veux la jouer comme ça ?

Je vais te piler. T'es mort.

- Ça va, Barn ?

- Non. "Barn's" va pas bien.

Ce clown de DJ vient de me planter

à une semaine de la soirée.

C'est une vraie cata. Putain de fils de Pinocchio.

- Je me permets de vous couper. ♪ entends que vous parlez de DJ.

On a une amie

qui mixe très bien, et elle sera disponible pour la soirée.

- Et là, le gars hésite, et finalement, il dit...

- Bingo g

- T'es sûr qu'il a pas dit "banco", plutôt ?

-"Banco !" "Bingo !" Je sais plus.

- Du coup, ça fait combien ?

- J'ai pas fini mon histoire. -Il s'est planté,

il a dit: "Bingo."

- On s'en fout.

Je lui vends en plus un montage vidéo

que tu feras, Vad.

Le tout pour un package grosse enfume

de 17000 E, qu'il a accepté.

Ça en plus de ce qu'on a vendu, on peut rembourser Omar. Yepa !

Cris de joie

...

S'il vous plaît?

Bonjour. - Bonjour.

- Je viens rendre visite à Mme Simone.

- Vous êtes de la famille ? - Non, pas vraiment.

- Je suis désolée.

Seuls les membres de la famille sont autorisés à lui rendre visite.

- D'accord. Je peux laisser mes coordonnées, au moins ?

- Pas de problème. - Merci beaucoup.

Tenez. - Merci.

- Merci.

Attendez. Excusez-moi.

Vous pouvez lui donner ça ? Elle tient à cette petite poupée.

- D'accord. - Merci.

- De rien. - Bonne journée.

Maïa ?

Attends, s'il te plaît. Maïa, s'il te plaît.

Laisse-moi t'expliquer.

- Vas-y, je t'écoute.

- Là, maintenant? - C'est ce que je pensais.

- Attends, s'il te plaît. OK.

Si je t'ai pas appelée, c'est que, à côté du théâtre, je suis interne.

Je travaille à l'hôpital la nuit pour... Pour...

Ah, putain.

Je vais te dire ce que j'ai dans la tête.

Je pilote des avions. Et là, j'avais une mission secrète.

Je suis parti à l'étranger, j'avais pas de réseau pour t'appeler.

Même mieux. Je suis un timide maladif,

je fais des crises, je peux pas téléphoner.

Et même ça, ce serait pas vrai,

parce que j'ai ce putain d'instinct de merde qui me pousse à dire ça,

qui me pousse à dire des trucs comme ça.

Mais c'est pas vrai, c'est tout.

Et tu sais, je vais te dire la vérité.

Je dois 20000 E

à un dealer qui va me défoncer la gueule

et un milliardaire bancal va racheter mes dettes.

Je voulais pas te mêler à ça.

Mais je pensais à toi.

Vraiment.

Et ça, c'est la vérité.

- Tu me prends vraiment pour une conne ?

Si je te plais pas, tu le dis.

Mais me raconte pas n'importe quoi.

Franchement, tu me fais pitié.

- C'est vrai, putain.

C'est vrai.

- Hé ! - Hé !

Buongiorno. Non.

Bon. Pourquoi t'es parti en courant, l'autre soir ?

- Non. De quoi ?

- T'avais perdu quelque chose. - Carrément.

Je m'en souviens, j'avais perdu... mon bracelet.

Je m'étais dit : "Tiens, si tu..." Caca. J'ai fait caca

sur le paillasson de M. Limoges. Et j'avais ma crotte dans la main.

- Ah, d'accord.

- Désolé. - Non, c'est pas grave.

♪ avais peur que tu penses que c'était moi qui avais pété.

- Non. C'est moi qui avais pété.

- Ben oui, c'est toi. C'est bien. - OK.

- Je retourne au travail.

Allez.

- Oh !

- Tu m'as fait peur. ♪ ai cru que c'était le voisin.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- J'échange le voisin.

-Il va avoir notre courrier, et nous, le sien.

- On lui vole son courrier.

- Mais nous, on aura plus notre courrier. Laisse tomber.

Fais comme tu sens, mec.

Ne viens pas me réveiller, il faut qu'on soit en forme.

- Ouais, t'inquiète.

- Ça va ? - Ouais.

- Non, ça va. Merci.

- Tout se passe bien ? - Ah, poto. Canapé.

Ils ont la forme d'un canapé.

- J'ai capté.

- Messieurs.

Je vous présente celle pour qui on fait tout ça.

Ma fille, Sophie. Timothée,

Samuel. - Enchanté.

- Enchantée. - Joyeux anniversaire.

- Merci. - C'est gentil.

C'est mon bijou, c'est mon étoile. Elle est pas magnifique ?

C'est la chose qui compte le plus pour moi depuis...

Excuse-moi, mon gars, arrête ton...

quand je suis en train de parler.

Depuis que sa mère m'a quitté, un soir, sur un malentendu.

Faites très attention aux malentendus, les gars.

- Merci. - Merci du conseil.

- J'y retourne.

- Je file aussi, les invités arrivent.

- Bien sûr.

- Ça va ? - Et toi ?

- Très bien. - Ils sont déjà bourrés.

- Oh là, ouais.

*Rap américain

...

- Ah. Ouais, ouais, ouais. Goodjob.

- C'est ma pièce montée de choux farcis à la crème de beuh.

- Dingue.

♪ aimerais fourrer le dernier chou de ma fille.

- Bien sûr.

- Parce que j'aime bien le symbole.

- Appuie un peu sur la poche à douille, mais pas trop.

- Merde !

- Eh ouais.

-Il faut mettre de l'eau chaude. -Il faut frotter. Désolé.

- Putain !

- Le mec est un barjo.

...

- Pourquoi tu veux

rien dire aux autres ?

- Tu me soûles.

- Y a que Nestor et Timothée qui savent pas.

- Arrête, j'en peux plus.

- Attends. C'est fini, c'est ça ?

- Tu me fais chier. - Allez, bonne soirée.

...

- Elle part pas, sa crème de merde !

Regarde-moi ça, tout neuf.

*Musique rythmée

...

Huées

Cris de jouissance

...

Grincements de lit

- Pardon. Je suis désolé.

- Non, bonhomme. Pas de ça entre nous.

T'excuse pas.

C'est la maison du bonheur. Mes invités peuvent être à l'aise.

Vas-y, continue.

Fais-toi plaisir. Vas-y doucement.

C'est bien.

Voilà, comme ça. Oui.

Dis-lui des trucs.

Dis-lui des trucs, je te dis.

Allez.

Vas-y, dis-lui des trucs.

- Comment ça va ?

- Lui dit pas "comment ça va".

Dis-lui des trucs de fou.

Dis-lui : "J'adore lécher ton petit téton

"bien charnu." Vas-y.

- J'adore lécher ton petit téton... velu.

- Hein ?

Laisse tomber, t'as pas de vocabulaire.

Tire-lui les cheveux en arrière.

Vas-y ! Paf, paf!

Elles adorent ça.

Ouais.

- C'est moi, papa.

Pardon.

- Tu croyais que ça allait rien me faire ?

- On est séparés.

- C'est pas ce que j'ai dit. - Si !

- Tu comprends mal !

Je veux juste qu'on prenne le temps...

de pas précipiter...

- Ça fait 1 an qu'on est ensemble !

- Tu veux que je te dise que je suis enceinte

et que je veux le garder ?

- Qu'est-ce que tu racontes ?

- Ben voilà, je te le dis.

'De quoi ?

- Que je suis enceinte.

Je t'aime, Vad.

-Il est où ?

Il est où, le sac à foutre ?

Cris

Il a baisé ma fille chez moi !

Et la petite pute ?

Petit enculé, va !

Tu m'as pris pour une danseuse ?

Ah ben, tu veux danser ? Eh ben, ramène ton cul !

Ah, fils de pute. Ah, j'ai envie de le pulvériser.

Je suis en promo ! Viens que je te refasse la raie du cul !

Je suis en forme.

Petit salopard ! Ah, tu m'as mis la patate !

- Je crois que c'est lui.

C'est lui. On bouge.

- Désolé, les gars.

Je savais pas que c'était sa fille. - Pas maintenant, mec.

- Elle est où, Julia ? - Chez sa mère.

- Je croyais qu'elle était passée chez un gars pour lui sucer la teub.

- Ferme ta gueule. Dis encore un truc

sur Julia, et je te défonce.

- T'as un truc à cacher ? - Oui. Et je t'encule.

- Pourquoi tu m'as jamais dit que vous étiez ensemble ?

- Qui est ensemble ?

Qui ?

- Julia et moi, on est ensemble. C'est bon ?

- Lâche-moi, là. - Connard.

-Il a raison. Arrête, avec ça.

On est vraiment dans la merde.

- T'es sérieux, là ?

À cause de qui on est dans la merde ?

À cause de toi. T'as pas pu

t'empêcher de penser avec tes couilles, alors lâche-moi.

- Arrêtez. Il y a plus important. On a ni la drogue, ni l'argent.

On doit trouver une solution.

- Tu nous fous dans la merde, et maintenant tu viens

nous demander de nous calmer.

Et arrête avec tes "on". Cette histoire, c'est ton problème.

- Vad.

Oh, Vad !

Les gars, on fait quoi ?

Attendez, vous êtes sérieux ?

D'accord.

OK, c'est comme ça ?

Putain, elle est belle, la famille qu'on est devenus.

Tim, Omar a fait un deal avec nous deux.

T'es autant que moi dans la merde.

Et c'est ton putain de contact.

Si c'est chacun pour sa gueule, OK, très bien. Je me casse.

Allez vous faire enculer!

- Sam a raison.

C'est moi qu'Omar va venir chercher.

Je suis mort. - Ça va, arrête.

C'est quoi, le plan ?

- Je crois que j'ai une idée.

*-On court très bien dans l'abbaye de Longchamp.

Il a les moyens de très bien courir dans ce prix.

Grégory Benoît est le partenaire de Spirit-Quartz, en direction d'Ascot.

- Bonjour. - Bonjour.

- Je voudrais

mettre 2390 E, s'il vous plaît, sur Ruby-des-Îles.

C'est 9 contre 1 ? - Oui, c'est ça.

- Bonjour. - Bonjour.

- Nous souhaiterions nous entretenir avec le commissaire Latour.

- C'est à quel sujet ?

- Trafic de drogue. - Un instant.

Vibreur de téléphone

...

- Ça, c'est...

- Putain.

T'es vraiment un golmon.

Quand tu me parles d'enculer Julia, t'es bien concentré,

mais vider tes poches avant de balancer un dealer...

*-Bien parti également, le numéro 10,

qui vient pour l'instant à l'intérieur.

- C'est bien ça. Putain, c'est bien.

*-On retrouve le numéro 3...

- Oui, pas mal, Ça!

Allez ! Allez !

Oui, oui !

Non. Qu'est-ce que...? Non !

Non, non, non !

Non ! Putain, non !

Non ! Merde ! Merde !

*-Ouais, Samuel, c'est Maïa. ♪ ai une mauvaise nouvelle.

C'est Mme Simone.

- Je vous remercie d'être venus

pour l'enterrement de Mme Simone, une femme exceptionnelle.

À partir de demain,

il y aura des prières à la synagogue de Nazareth

pour l'élévation de son âme, à 19 h 30.

Je vous remercie.

- Je suis désolé. - Moi aussi, je suis désolée.

Mme Simone m'a raconté. Je suis désolée de pas t'avoir cru.

T'avais raison sur une chose :

je me vois pas m'embarquer dans une histoire avec un dealer.

- Je vois surtout que là...

♪ ai réussi à tout niquer en si peu de temps.

C'est un putain de record du monde.

Tout le monde me prend pour un con,

un menteur à qui on peut pas faire confiance.

Non, le bilan est assez parfait.

Elle m'a dit : "S'il vient à l'enterrement,

"tu lui donnes. Mais s'il vient pas, tu la jettes et tu l'oublies."

Elle n'a jamais douté que tu serais là.

- Merci.

- Je vais y aller.

On frappe à la porte. - Entrez.

- Excusez-moi. ♪ ai un jeune avocat

qui veut vous voir.

Il dit que c'est important, qu'il a des amis au parquet.

- OK, amenez-le-moi. - Merci.

- Ça te fait pas trop chier,

pour Vadim et Julia ? - Non.

♪ ai eu un petit truc pour Julia, mais j'y ai jamais cru.

S'ils sont bien ensemble, je suis trop content.

Ce qui me fait chier, c'est qu'il me l'ait pas dit.

- Ouais, c'est vrai.

Et la fille de la concierge ?

- Je sais pas. C'est... C'est pas ouf. C'est...

- Il faut juste que tu t'y prennes bien.

- Je suis moins cool que toi. ♪ arrive pas...

- Je suis pas cool, mec. - Ben si.

- Coucher avec une fille différente par soir, c'est cool ?

- Ben ouais.

- C'est un truc de mec malheureux

qui cherche et qui trouve pas. - Quoi ?

Qu'est-ce que tu me fais, là ? Tu me fais le complexe de...

Comment s'appelle

le petit vicelard qui voulait niquer sa daronne ?

Œdipe ! Le complexe d'Œdipe.

C'est ça, non ? - C'est à peu près ça.

- Complexe d'Œdipe !

On ouvre la porte.

- Toi, là. Viens avec moi.

La porte claque.

- Ah, c'est toi.

T'as des nouvelles des autres ? - Non.

- Viens voir.

- Quoi ?

- Mme Simone, la dame du théâtre,

m'a donné ce tableau.

Et elle a laissé un poème où elle me parle d'aquarelle, de crépuscule.

♪ ai déjà cherché, c'est pas ça. Il y a un message.

Comme une chasse au trésor.

Ou c'est une blague.

Tu fais quoi ?

- Oh, putain. C'était pas une blague.

Putain !

Cris de joie

-il y a combien ?

- Que des 500. - Que des 500.

On est bons ! On est bons !

On ouvre la porte.

- Alors, il a dit quoi ?

-Il va prévenir

le commissariat de Montreuil.

S'ils interpellent Omar,

ils nous relâchent demain.

- C'est une bonne nouvelle ?

- Ben oui, c'est une bonne nouvelle. - Ben oui.

- Putain, fort. - Donc c'est cool.

- Ils sont encore sur messagerie.

Tim, pourquoi vous répondez pas ?

♪ ai trouvé l'argent. Donc c'est bon.

Je vais l'amener demain à 8 h à Omar.

Rappelez-moi. À tout.

- Allez, tchin.

- À Mme Simone.

- Ouais, très bon toast. À Mme Simone.

Waouh ! Waouh.

Tu bois pas ? - Je bois plus trop, en fait.

- Pourquoi ? - Ben...

- Julia est enceinte.

- Elle est enceinte de toi ?

Tu vas être papa, mec ?

- Je crois, ouais.

- Vous allez l'appeler Tim ? - Je crois pas.

- Je comprends.

Oh, putain.

- Mais c'est énorme.

Mais c'est...

Ma pote est enceinte ! Je vais être tonton !

Il va s'appeler Samuel.

- Ça, c'est pas sûr.

- C'est pas sûr, le prénom, vous emballez pas.

Je le bois à la santé du petit Samuel. On sait jamais.

C'est trop bien.

- Tu vas être tonton.

- Je vais être tonton, putain.

- Tu pleures ?

- Non, je pleure pas.

- Ah ben... Si, si, tu pleures.

- Mais...

Parce que je suis ému.

Et pour le parrain, vous avez des idées ?

- Je pense à ce gars-là.

- Commissaire, on a interpellé Omar Khedi.

*ll avait en sa possession des dizaines de kilos de cannabis.

Bips de messages répétés

- J'ai une tonne de messages. - J'ai plus de batterie.

- On a aussi interpellé un client qui payait une transaction.

*-Tim, pourquoi vous répondez pas ?

♪ ai trouvé l'argent, donc c'est bon.

Je vais l'amener demain à 8 h à Omar. Rappelez-moi.

- Sam a été au rendez-vous.

Le réveil sonne. - Oh, putain !

Merde, merde, merde.

...

- Allez, les gars.

L'avenir appartient à ceux qui ne se lèvent pas.

- À Samuel. - Attends. Jul, bois un peu.

- Non.

-Il aura une tête de golmon. C'est pas grave.

- On va l'aimer.

- Continuez et il s'appellera ni Tim, ni Sam.

- Écoutez la patronne. - Tu pourras l'appeler Omar.

- C'est pas mal, Omar.

- La pression alors qu'il suffisait de le balancer.

- C'était un cas de force majeure,

mais on aurait aimé respecter le code de la rue.

- C'est sûr.

- Et voilà pour vous.

- Merci.

- Ben alors, Sam ?

C'est pas toi qui régales ?

- Je crois qu'il vaut mieux pas, non.

- Allez, ça va. Yepa !

- Ah non !

- C'est mal fait. Y a un accent tonique.

Envoie un peu de panache. Yepa !

- C'est moi qui paye, je le fais à ma sauce.

La machine à carte. - Merci, Vad.

- De rien, arrête.

On sonne à la porte.

...

- Mais on fait pas de bruit, putain.

- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir.

- Votre voisin a été agressé. Vous avez rien entendu ?

- M. Limoges a été agressé ? - Oui, tout à fait.

- Non, on a rien entendu.

- Vous êtes sûr ? - Oui, je suis sûr.

- Très bien, merci. Bonne soirée. - Bonne soirée.

Claquement de porte

- Qu'est-ce qui se passe ?

- On se casse.

- J'aurais jamais cru qu'un jour on vivrait ça.

Mais j'ai compris quelque chose avec cette histoire.

On peut aller au bout du monde pour un ami.

Mes amis, j'ai plein de mots pour en parler.

Je peux dire : mon frérot, mon pote, mon acolyte, mon sos, mon compère.

C'est plein de mots pour parler d'un truc rare.

Quelqu'un qui est ni de ta famille,

ni ton amoureux, mais que tu aimes profondément.

Il y a un truc bizarre, dans l'amitié.

Quand on est de la même famille, y a pas à se poser de question.

On partage le même nom, le même sang,

des trucs qui nous lient aux autres membres de notre famille.

La famille, c'est indiscutable.

Quand on est en couple, c'est pareil.

Les règles nous rassurent sur notre statut par rapport à l'autre.

On se dit "je t'aime",

on s'offre des cadeaux à la Saint-Valentin,

une bague pour se demander en mariage, et on fait des enfants.

Encore une fois, la famille, c'est indiscutable.

En revanche, c'est moins clair quand on est ami avec quelqu'un.

Dans l'amitié, y a pas de fidélité,

pas de légitimité à être jalouse.

Y a pas d'alliance, pas de cérémonie, pour célébrer une amitié.

Pourtant, de toutes les relations,

les amitiés sont celles qui durent le plus longtemps.

- Ça va aller, poto.

- Ouais.

Heureusement que vous êtes là.

On dit que les histoires d'amour finissent mal

et qu'on choisit pas sa famille.

Mais nous, on peut dire qu'on a choisi la nôtre.

*Vance Joy : "Riptide"

...

*Nekfeu : "Reuf"

...

- C'est pour mes frères et sœurs d'une autre mère

On a acquis le statut de famille

Mon reuf a toujours couvert mes arrières

Je continuerai de mentir à sa petite amie

Ma mère peut l'engueuler comme si c'était son fils

S'ils se tapent, je vais sauter d'office dans la mêlée

Même si mes habits coûtent cher, c'est la même

Même si c'est lui qu'a cherché la merde

C'est vrai qu'il est pas réaliste, j'ai les boules de le voir

Décevoir ses rents-pa et perdre son temps

On est trente sur la liste, on déboule devant la boîte

Y en a un qui rentre pas ? - PERSONNE RENTRE

- J'suis le seul à te voir quand t'as pas les cheveux lissés

Notre équipe était massive au lycée, et tu le sais

Dans mon équipe, y avait quasiment que des têtes cramées

♪ étais celui qu'on envoyait pour paraître civilisé

Des urgences, des mariages, des naissances

Des procès, des nuits blanches et des micro-siestes

Tous mes amis en ont dans le ventre

Mais ça ne se voit pas comme un déni de grossesse

C'est pour mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes Les traîtres, on les fuck

Traîtres, on les fuck

Les vrais, pas les faux

.. " .. ' .

♪ ai passé mon adolescence à voler secrètement

Si je te disais que je regrette, ce serait te mentir

Maintenant, je sais que tu peux te faire serrer demain

Et rien ne vaut le sentiment de vivre sereinement

La vie n'est qu'une escale, et ton corps n'est qu'un emprunt

Tu te plains, mais pense à la mort parce qu'elle est encore pire

Grosse galère, on escaladait les grilles des immeubles

Afin de se caler dans les cages d'escalier pour dormir

On était ensemble pour la mettre à l'envers dans tous les endroits

Pour ves-qui la sécurité, faut du sang-froid

Je sais le vide que ça laisse en toi

Sans ma plus fidèle amie, je serais sûrement sans toit

C'est pour mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes Les traîtres, on les fuck

Avec mes pèlerins, on faisait qu'emmerder le monde

Sur le chemin de l'amitié, j'ai fait de belles rencontres

Mais j'ai grandi, pas besoin de t'alerter, maman

Quand on part dans nos délires, on a l'air tellement cons

♪ étais petit quand mes Kabyles m'ont surnommé "Fennec"

- S-CREW, 2001, BÉBÉ

- À l'époque, on n'avait pas besoin de se téléphoner

Pour s'appeler, fallait siffler au-dessous des fenêtres

On se donne tellement de trucs qu'on est quittes

Langage cru quand on prend des cuites

Open bar - ON LE BRÛLE EN ÉQUIPE

- Open mic - ON LE BRÛLE EN ÉQUIPE

- Ma meilleure amie porte le voile, elle est mignonne

♪ ouvre pas ma porte à n'importe qui, je m'en bats les roubignoles

Je mets tous mes potos dans mes clips Même ceux qui ont la tête d'lgor

On a appris à devenir des hommes

Ici, la vie te cogne à tour de bras

Je me dis qu'il faut qu'on veille les uns sur les autres

Pendant que mes amis dorment autour de moi

C'est pour mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes, hé hé

Je te parle de mes reufs Les vrais, pas les faux

Les frères, pas les potes Les traîtres, on les fuck

Pour mes reufs, mes reufs

...

Sous-titrage : Eclair Media

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