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IMPRIMERIE GRAPHIQUE
C'est mon ami Tyler, l'an dernier.
Il quitte son boulot minable de télécopiste dans notre bled
d'Arizona.
On l'appelle Hymen,
parce qu'à 21 ans,
il n'avait pas encore trempé son biscuit.
Pourtant il avait l'occasion,
il sortait depuis un bail avec une bombe,
mais elle lui interdisait l'entrée, vous voyez ?
Enfin c'est ce qu'on croyait.
Salut Tyler, c'est Brit.
Ça me gêne de faire ça au téléphone, mais... Arrête !
Arrête ! Je le fais, là.
T'es vraiment un obsédé.
Bon, voilà, je passe à autre chose, Tyler.
T'es trop...
enfin, tu vis avec tes parents, tu as un taf à la noix,
et tu refuses de baiser !
Tu voulais que ce soit romantique, mais j'ai des besoins.
J'ai besoin de baiser.
De toute façon, j'ai un nouveau mec.
Tu connais Bill ? Le roi de lavage de voitures ?
Tu as dû voir les affiches...
Mais il est trop vieux !
Ne t'en fais pas pour mes photos.
Ce n'était pas la bonne pellicule.
Donc Britney plaquait Tyler pour un croulant friqué,
le roi du lavage de voitures.
C'était la honte.
POUR BRITNEY
Je n'y crois pas.
Tu déconnes ?
Ah ouais ?
Quoi, mes oncles ?
Dire que je t'ai présentée à mes parents.
Papa ?
Tu délires ?
Je savais qu'elle n'avait pas payé ses implants en vendant des glaces.
Ça fait des masses !
Donc, comme toutes les canons que je connais,
Britney s'était dégoté un mec plus vieux qui l'entretenait.
Enfin, jusqu'à cinq ! Merde !
Sérieux !
Tous les quinquas lui sont passés dessus !
Ils utilisent tous des préservatifs ?
Est-ce qu'ils en ont besoin ?
Putain !
AMERICAN COUGARS
Une chose est sûre,
Hymen allait devoir arrêter de jouer au puceau
et se dévergonder comme il devrait.
Je le dis, parce que je suis son meilleur ami, Dick.
Passe à autre chose, Tyler.
Tu vas y arriver, passe à autre chose.
En plein dans le mille ! Ça c'est un beau coup !
Salut Tom, ça va ?
Ça va ?
Qu'est-ce que tu fais là ? Tu es censé bosser.
Comme d'habitude. On m'a viré.
J'ai montré mes plans à l'architecte, qui a dit qu'ils étaient nuls.
J'ai dit : "Non, ils sont géniaux !
"C'est vous qui êtes nulle, petite pétasse !"
Et elle m'a viré sans raison.
Ça craint.
Et toi ? Je croyais que t'allais retrouver Britney.
- Ouais. Mais on a rompu. - Quoi ?
- Je croyais que c'était la bonne. - Moi aussi.
Désolé, mec. Bill, mets-nous deux bières.
Sers-en trois !
Les filles ! Sympa !
- Quoi de neuf, les gars ? - Ça va ?
Tu réalises que toutes les filles ici te détestent ?
Mais elles m'ont toutes aimé une fois.
Certaines plus d'une fois.
Merci, Bill.
Alors, il y a du nouveau ?
- Je me suis fait virer. - Cool.
Et Britney a plaqué Tyler.
- Qui a dit que c'était elle ? - Ça va de soi que c'est elle.
T'es trop poule mouillée.
Depuis qu'on te connaît on sait que t'en es une.
Parlons d'autre chose.
- Qui jette un œil à ma queue ? - Quoi ?
Hier soir, je suis sorti avec...
Bref, la fille du studio de tatouage.
- Shayla ! - C'était nickel, je lui ai dit :
"Si on essayait une orgie à trois, ou à quatre ?"
- Cool ! - Et ?
Elle m'a fait un plan bizarre.
J'ai oublié ce qui s'est passé, mais j'ai mal à la queue.
- Qu'est-ce que tu as ? - Ça commence par un "C".
La Chlamydia !
- Vous connaissez ? - Non.
Non ! C'est encore pire :
Elle t'a filé la Conorrhée ! C'est bien pire !
C'est la gonorrhée, avec un "G". Gonorrhée.
- Non, c'est un "C". - Un "G".
C'est un "C" muet comme dans "cher".
Un "C" muet, tu confonds, comme dans "conne"...
Arrêtez, c'est pas une maladie vénérienne.
Je préférerais !
- C'est un tatou ! - Un tatou ?
Ben oui, un tatouage !
- Tu as tatoué ta queue ? - Pas moi, ducon.
- Tu viens de dire... - C'est pas moi qui l'ai fait.
C'est la fille qui l'a fait, je crois.
J'aimerais que vous me disiez ce qu'elle a écrit dessus.
- Quoi, là ? - Ouais.
Vas-y, Tom.
Allez, on pourra dire que j'aurai tout fait.
- Super, tes caleçons ! - Faites ça aux toilettes, non ?
Non, Tyler, ce serait gay.
Carrément gay !
Allez.
Bon.
Montre-moi l'engin.
T'as des taches de rousseur.
Je lis le "C", mais pas le reste.
- Tu t'épiles ? - Ouais.
C'est vraiment net.
- Ça le fait paraître plus grand. - À la pince ?
- Non, à la cire. - T'as pas peur, toi !
T'étais en érection ?
Je crois.
- Il faut le refaire. - Quoi ?
Elle est tout plissée, il faut la motiver, secoue-la.
Ne vous vexez pas, mais vous ne m'excitez pas.
Regarde dans le bar,
trouve des trucs qui t'inspirent.
Dick, il fait pas si froid ici !
Vilaines...
Continue.
Venez, on se casse.
Les filles ! Le meilleur est à venir.
Les filles !
C'est gratuit !
- Quoi ? - Contaminé.
"Contaminé" ?
Ça dit : "Contaminé".
Nom de...
Oh non, pitié, c'est pas cool du tout !
Ça a du bon. Tu fais tenir douze lettres dessus.
Impressionnant.
C'est comme du henné ?
Mon Dieu !
Non, c'est un tatouage.
- Ça va pas ? - J'essayais de l'enlever.
T'en as profité, ouais !
- Essaie le laser. - Les mecs !
Ça roule ?
Jeremy, qu'est-ce qui t'amène ?
- Quoi de neuf ? - Eh bien, je vis un rêve à Aspen.
T'es à la tête d'un camp de majorettes ?
Non, mais ce serait marrant. Je traîne avec des cougars.
Des femmes pleines aux as et le feu aux fesses.
Il y en a partout là-bas !
Tout ce qu'elles veulent, c'est baiser.
- Elles paient tout. - Sérieux ?
Du moment qu'on fournit la purée d'amour.
- La purée d'amour ? - C'est...
- D'accord. - Vous devez voir ça,
je vis avec une super cougar.
- Tu vis avec elle ? - Oui.
Elle vous logerait chez elle.
- Ça me plairait ! - Attendez.
On est en mars, c'est la fin de la saison.
J'y retourne ce soir, il faut que vous veniez avec moi.
Eh bien, pourquoi pas ?
Je suis à court d'idées, ici.
Rien ne me retient.
Tyler ? On change de scène ?
Je ne sais même pas skier.
Je ne vais pas plier bagages et tout plaquer...
- C'est Britney ! - Et lui ?
Le roi du lavage de voitures. Elle t'a plaqué.
Tu sais quoi ? Je viens aussi. À nous Aspen.
C'est là que commence notre expédition.
On a fait le plein de testostérone
et on s'est fait la malle.
Notre objectif ? Se faire autant de cougars lubriques que possible.
J'arrive pas à croire que Tyler soit venu chasser avec nous,
parce qu'en général, il ne prend aucun risque.
Vous connaissez le proverbe ?
"On peut pas forcer à boire un âne,
"par contre on peut le faire braire !"
Tom, arrête de bouffer ces tacos, j'ai nettoyé la caisse
Arrête de geindre, on est en vacances !
- Calme-toi, Tyler. - Désolé.
- C'est ma rupture avec Britney. - Explique-moi
Tu voulais rester puceau.
Qu'est-ce que tu attends ? Le mariage ?
Non, pas le mariage, juste la fille idéale.
- Je respecte tes valeurs. - Merci.
Cela dit,
j'aurais pu baiser Britney toute la nuit.
- OK, Tom. - J'aurais montré à ma mère
le genre de nana que je pouvais me taper.
- Ça va ! - Tu l'as vue ? Plus chaude tu meurs.
Enduis-la de moutarde, t'as un hot-dog.
J'ai compris, Tom ! Putain.
T'as son numéro ?
C'est quoi, cette puanteur ?
Le tacos, il est bizarre.
Encore deux kilomètres et on y est.
- Ça pue. - Je crois que je vais chier.
Il va falloir te retenir.
D'accord...
- Je ne vais pas pouvoir. Arrête-toi. - Où ça ?
Dans le ciel ?
Il n'y a pas de bretelle, et j'ai plein de voitures derrière.
Il faut que je fasse tout de suite.
Retiens-toi.
- Arrête-toi, mec. N'importe où. - C'est impossible de s'arrêter.
- Je vais chier dans mon froc. - Pas dans ma voiture.
Ça m'était pas arrivé depuis le primaire !
- Chie dans la boîte ! - T'es fou ?
Vas-y.
Non ! Tom, ne chie pas dans la boîte.
- Dans la boîte. Allez. - D'accord.
Tyler, j'ai pas le choix. J'ai trop envie.
- Merde ! - Quoi ?
Quand je chie je pisse aussi. C'est un réflexe.
C'est comme ça.
Merci, mec.
Attendez...
La vache.
Encore heureux que c'est solide, j'ai cru que...
Oh merde.
La diarrhée. T'as une serviette ?
- Il y en a sur le tapis ? - Un peu, mais ça part à l'eau.
Tom, je vais te tuer !
Je viens de faire nettoyer ma caisse ! Je te déteste !
Bienvenue chez les cougars !
Tom, enlève cette boîte de mon tableau de bord.
Relax ! Dès que je trouve une poubelle, je la jette.
Vous sentez cette énergie ? Cette classe ?
Cherchez les cougars.
Il y en a une juste là ! Nom de Dieu !
- Tu l'as vue ? - Je m'en fous.
- Il y en a tout un troupeau ! - Non, c'est une meute !
Oh, merde !
Putain, non !
Tout à coup, je l'ai aperçue. C'était comme une vision céleste :
la femme la plus parfaite et riche que j'avais vue.
Il me la faut.
Avance, Dick !
Ses cheveux étaient soyeux.
Des lèvres de suceuse, un chef-d'œuvre divin.
Avance !
On ne se débarrasse pas de la matière fécale comme ça.
Les gars, ça doit être là ! C'est le numéro 920.
Merde !
C'est énorme ! Trop de la balle !
Les gars.
"Salut, je suis occupé les deux prochaines semaines,
"et ma cougar n'est pas chaude pour vous héberger."
- Quoi ? - Je le savais.
"Vous pouvez crécher dans son autre maison, au 1023.
"Pour du boulot, essayez l'Artisan."
Quoi ?
- C'est un chantier. - Super charpente.
- C'est un aménagement de malade. - On va dormir ici ?
- Il n'y a pas de murs. - Ça a beaucoup de potentiel.
- Je ne sais pas, les mecs. - De quoi tu parles ?
Cet endroit pue,
on n'a pas un rond, ma voiture est foutue,
et on ne connaît personne ici.
On devrait rentrer ?
Peut-être.
Désolé ! C'est hors de question.
On a roulé des heures, et même si l'hébergement n'est pas idéal,
et qu'on est fauchés...
On ne baissera pas les bras.
On a une chance de commencer une nouvelle vie
de recommencer à zéro, on va se taper plein de nanas.
Avant toute chose, il faut qu'on trouve du boulot.
Le restaurant recommandé par Jeremy était le top.
Il y avait des pelletées de cougars.
Et le destin voulut
que notre arrivée coïncide avec le renvoi de trois personnes.
Soyez les bienvenus en cuisine.
Pancho, dis bonjour à nos nouveaux serveurs.
"Hola, Pancho."
C'est bientôt l'heure du dîner, allez vous changer.
Tenez ! Vous mettrez les uniformes des anciens serveurs.
En ce qui concerne
les vacances, les heures supplémentaires et les congés ?
On verra si vous tenez la journée.
On est embauchés !
On s'est introduit dans l'habitat naturel de ces belles créatures.
Nos tenues de serveurs nous tenaient lieu de camouflage.
Le gars avait des morpions.
Cet endroit était vraiment la Mecque des cougars.
Elles sont partout.
Regarde-les.
Regarde-moi ces cougars. T'as vu ?
Il faut saisir notre chance. Les cougars sont chaudes.
Pathétique.
Avec toutes ces beautés, j'ai failli négliger mon devoir.
Tyler matait la fille, qui le matait en retour. Il fallait agir.
Il n'en est pas question.
- Quoi ? - Les cougars, point. T'écoutes ?
- Non, merci. - La table trois veut de l'eau.
Je dois y aller, ravi de vous connaître.
Tu ne la connais pas.
- Je m'appelle Dick. - Ça me fait une belle jambe.
Eh ouais !
Je suis certain que ce sera une rénovation spectaculaire.
Merci, Charlie. Une vodka groseille au citron vert.
Ce que vous voudrez.
C'est quoi cette histoire de cougars ?
Je vais te le dire :
je sors avec une jeune, elle tombe raide amoureuse,
elle veut du sérieux, me gonfle avec son ex qui lui a brisé le cœur.
Elle demande des câlins,
et reste sur le missionnaire
au lieu des trucs de folie, alors qu'elle en rêve.
- À tout à l'heure, Rhonda. - Merci, Charlie.
Rhonda.
Excusez-moi ?
Je suis désolé, je ne voulais pas écouter aux portes.
Connaissez-vous les nouvelles lucarnes rectangulaires ?
Elles ont le double-vitrage avec revêtement anti-UV.
Elles sont plutôt sympas.
Écoute, je veux que tu saches que je suis très fière de toi
et de tout ce que tu fais pour...
Le gala de charité au Caribou ? Je préfère ne pas y aller.
C'est toi qui as fondé l'événement, tu dois y aller.
- Mais Roger sera sûrement là. - Et alors ?
Il t'a fait assez mal en forniquant avec cette traînée chez toi.
- On fait tous des erreurs. - Oui. "On fait tous des erreurs."
Tu vois ces femmes ?
Celle-là !
Elle n'est pas de la toute première jeunesse,
mais je parie que c'est une championne en silicone.
Et elle règle l'addition.
Tu comprends ?
Je comprends, Dick.
Tu me comprends, moi, Dick ?
Je sais ce que tu veux !
Je les préfère un peu tapées.
On est venus tenter notre chance ici.
En fait, ça paie juste le loyer.
Je suis dans l'immobilier. J'ai retapé deux maisons en Arizona.
- Le marché n'est pas facile. - C'est votre père ?
Mais si vous savez vous y prendre vous aurez peut-être de la chance.
Les serviettes.
Les serviettes.
- Tu es droguée ou quoi ? - Je fais du tantra.
Tu devrais essayer. Ça va faire un mois.
Jolie robe.
J'ai appris que plus le gars est jeune, mieux c'est.
Si tu crois que je vais aller
draguer un jeune...
Juste pour récupérer ton mec.
Non.
Franchement !
- Salut ! Ça va ? - Très bien.
Super ! Ravie de te revoir.
Je voulais te demander, tu skies bien ?
- Mon amie aurait besoin... - Mon Dieu !
- Je suis vraiment désolé. - Mon Dieu.
Tu es très sexy !
C'est vrai, n'est-ce pas ?
- Ouais. - Ne cache pas.
Tu es belle !
Pourriez-vous m'apporter, je ne sais pas, une veste ?
- Oui, je reviens tout de suite. - Bien.
Tu as eu une intervention ? Ils sont plus grands.
Quoi ?
Tyler a fait des merveilles dans son premier face-à-face,
il en a rendu une humide.
Pour moi, c'était la débandade !
C'est qu'un tatouage !
Une de perdue, dix de retrouvées.
Table 2, la chasse continuait. Et Hymen...
Tenez, je suis vraiment désolé.
... était la proie.
Merci.
Ricardo, c'est ça ?
Non, c'est Tyler, en fait.
Tyler, j'aime beaucoup ce que tu dégages.
Cette vibration me dit que toi, et toi
devriez aller à son gala dans deux semaines, hein ?
- Tyler ? - Je...
Écoute, Tyler...
On a besoin d'un gars mignon
pour rendre jaloux l'homme dont elle s'apprête à divorcer.
Je comprends, c'est un honneur, mais...
- Non, j'apprécie... - Je peux parler au directeur ?
- Excusez-moi ! - Madame, ça n'est pas la peine.
- J'irai avec vous. - C'est très gentil...
Kathy, l'équilibre de l'univers.
- Je hais ton univers. - Quoi ?
- Je hais ton univers. - Tu hais mon univers ?
Alors qu'est-ce que tu fais dedans ?
Tu pourras récupérer ton manteau le soir du gala, d'accord ?
Oui, parfait.
C'est ton ami, là-bas ?
Avec la serviette.
Ouais, enfin...
- Si on veut. - Bien, parce que...
j'aurai besoin d'un chevalier servant.
Je ne sais pas ce que tu as fait,
mais t'es doué.
- Je ne veux pas y aller ! - Moi si !
Non, Tom, tu vas les endormir avec tes histoires de travaux.
En plus, c'est Tyler qui a besoin de coucher.
D'accord, je drague pour mon compte.
- Je n'ai pas besoin de coucher. - Oh si.
- Il n'a même pas envie. - Si ! Mais je veux que ce soit...
On sait. Exceptionnel.
- Mais ça devient pathétique. - Et ça ne le sera pas
si tu ne tiens que 30 secondes avec ta princesse.
Le vagin est une partie complexe de l'anatomie.
Il faut que tu lui défonces le minou
à coups de pénétration
jusqu'à la mettre en transe : "Encore, oui !"
C'est comme ça qu'elle va t'aimer.
Comme ça.
Il te faut une cougar
pour t'entraîner.
- Tu piges ? - Oui, j'ai pigé.
Toi alors !
Il y en a marre de ce feu !
Il va faire froid.
- Qu'est-ce que tu fous ? - Où je le mets ?
J'en sais rien, mais pas sur moi.
La journée a été rude.
- Sérieux, fais ça dehors. - Pardon.
- Je dois avoir une intolérance. - Soigne-toi, pour notre amitié.
Ça commence à me gonfler, vraiment.
- Davy Crockett, tu vas chasser ? - Ouais.
Ta maman !
- Ça lui apprendra. - Quel crétin.
Je te parie que sa mère baise.
- Tu pourrais bien sortir avec elle. - Elle aurait de la chance.
Tiens, ton sac ! Rose pour toi.
Prenez vos talkies-walkies.
Merci.
Ohé !
Bien reçu, affirmatif.
Tyler, tu me reçois ?
Tyler...
Je suis à côté de toi, mec. Je suis assis à côté.
Génial !
Repérez des cougars baisables.
On les suivra là-haut puis on les chevauchera jusqu'en bas.
Bien reçu !
Je veux vous montrer un truc.
Qu'est-ce que vous dites de ça ?
- C'est notre déjeuner ? - C'est pour les cougars.
- Mec ! - C'est nécessaire ?
- On dirait une bite géante ! - Tu montes, bébé ?
T'es génial !
Des cougars !
Des cougars !
- On les suit ! - Allez !
Les filles ! Mon pote a une saucisse géante !
Mais Tyler n'arrivait pas à se concentrer.
Il s'amourachait
de la jeune écervelée qu'il draguait au bar.
Il y en a qui ne comprennent rien.
On est dans les meilleures cabines.
C'est comme un parc d'attraction pour adultes
qui veulent se faire des femmes !
- Bonne coordination. - Merci !
- Ça va ? - Oui ça va !
- Mes chaussures me tuent. - Une seconde.
On s'est vus à l'Artisan, non ?
- Oui, tu es le barman. - Oui.
- Tu chasses les cougars. - Non, pas moi.
Elles doivent être nées comme ça, à 40 ans,
et les plus belles au monde !
C'est pas mon truc.
- C'est juste mon pote Dick. - Tyler, ici le Baron Rouge.
Tu me reçois ?
- Le Baron Rouge. - Rose, les filles adorent.
Tyler, ici le Baron Rose.
Tyler, il y a des troupeaux de cougars en vison.
J'adore le vison !
- Dick, c'est nul. - T'es dans cette bande.
Non. Pas du tout.
Pourquoi t'as un talkie-walkie ? Vous chassez avec ça ?
C'est du sérieux.
- Ce n'est pas mon truc. - Bref, je m'appelle Pénélope.
Tyler. Tu as un superbe dessin sur tes lunettes.
Merci. Je l'ai dessiné moi-même.
- Vraiment ? - C'est un de mes dessins abstraits.
- Vraiment ? - Oui. C'est une pièce unique.
Tu es une artiste.
Génial.
Il est tombé tout en bas.
- Des cougars. Elles sont là. - Bien vu !
Saloperie !
Bonjour, les filles !
Tu as ce qu'il faut là où il faut, mon garçon.
Ils sont trognons !
Rhonda ? Rhonda, c'est Tom !
Le Tom du bar. C'est génial !
Maintenant qu'il est parti,
on pourrait se faire une séance à quatre ?
Donc, j'ai fait les Beaux-Arts et j'essaie de vendre mes créations.
Super. C'est cool !
- Moi, je suis graphiste. - Ah oui ?
Je bosse comme serveur, mais j'étais assistant graphiste en Arizona.
- C'est super ! - Mon ex ne trouvait pas.
C'est une bonne chose que ce soit ton ex alors.
En ce qui me concerne, il n'y a rien de plus sexy qu'un artiste.
- Ah bon ! - Oui, enfin...
Je manque d'objectivité puisque je suis artiste.
Je crois qu'elles sont quelque part...
Voyons.
Je crois qu'elles sont tombées là.
C'est une sacrée pente !
On peut descendre à ski ?
Si on skie bien. Tu n'es pas obligé.
Non, ça va aller.
- Tu ne vas pas te tuer... - Pas de souci !
Quand faut y aller...
PRUDENCE DESCENTE À PIC
Oh non !
Je les vois !
- J'y crois pas ! - Salut, Tom !
Ben, tu n'as qu'à y aller. Je te rejoins.
- Ça va ? - Bien, je vous interromps...
Aucun problème ! Il m'ennuie atrocement.
- Oui. Ça arrive ! - C'est ça.
Tiens.
Bel équipement !
Merci ! Je m'appelle Dick.
Vous êtes bandante.
Oui. Merci.
- C'est votre chien ? - Oui, Sugar.
J'en fais une chienne d'avalanche. Elle a un odorat fantastique.
Elle cherche les avalanches ?
Pas exactement. Sugar !
Non, Sugar !
Elle en veut à ma saucisse !
Mon Dieu !
Bien fait pour toi, vantard !
Mon Dieu, Tyler ! Est-ce que ça va ?
Oui, ça va.
- Tu saignes. - Ah ouais ?
C'est rien ! Mission accomplie.
Génial. Tu les as retrouvées.
Oui, elles étaient juste là.
- Merci. - Pas de quoi.
Tu veux aller prendre un cacao quelque part ?
C'est la moindre des choses.
- Je dois remettre ces skis ? - On prendra les cabines.
D'accord. On y va.
Désolé.
C'est impressionnant que Tyler ait descendu cette piste
pour faire plaisir à cette fille.
Peut-être qu'il devenait un vrai mec.
Voilà l'histoire. Elle m'a quitté pour un vieux type cousu d'or.
Qu'est-ce que je dis ?
On fait connaissance, et je te parle de mon ex.
Tu dois me prendre pour un demeuré.
Ton ex qui devait l'être.
- Tu crois ? - C'est très bien d'attendre.
- Tu es vierge, toi aussi ? - Non !
Il y a juste eu un gars.
Et une fille.
Et un gars et une fille. Une petite orgie.
- C'est une blague. - Je vois.
- Ça roule ? - Qu'est-ce qui se passe ?
- Salut. - On a déchiré sur les pistes.
- Qu'est-ce que t'as au front ? - Une égratignure.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Ça ? Tu as déjà vu...
- "Quand les Animaux Attaquent" ? - Non.
- Crois-moi, ils attaquent. - Ça, oui.
T'aurais dû voir. Il a foiré un plan avec les plus belles cougars,
il a été pathétique.
Moi ? Tu t'es vu avec tes grognements ?
C'est dingue !
Elle est là !
- Quoi ? Qui ? - Moi ?
La reine des cougars. Je l'ai vue quand Tom a chié dans ta caisse.
Justement je voulais te dire...
Bon, on va y aller.
Je bosse, ce soir, il me faut la voiture.
On n'en a qu'une, alors on rentre.
Je te raccompagne si tu veux.
- Tu veux bien ? - Non !
- Oui, enfin... - Tu es jolie.
Allez !
Je dois me préparer.
- Pour quoi ? - J'ai un rendez-vous, ce soir.
Avec un garçon que j'ai rencontré aujourd'hui.
C'est toi !
Ah oui ?
Génial.
Tyler a passé les deux semaines suivantes avec cette Penny
à faire ces trucs gays, bien que j'aie passé des années
à lui dire qu'ils lui briseraient le cœur.
Regardez comme c'est gay.
On se croirait dans "La Mélodie du Bonheur",
les batailles de polochons.
Tyler en cliché ambulant !
Il y a de quoi en gerber
rien que d'y penser.
Pendant que Tyler se conduisait comme une tantouze,
Tom et moi faisions ce qu'on pouvait
pour nous taper les cougars qui peuplaient Aspen.
Alors, si tu n'avais qu'un vœu ?
Je suppose que ce serait de vivre plus dangereusement.
Prendre des risques et tout ça.
- D'accord. - Et le tien ?
- Eh bien, j'en sais rien. - Tu peux me le dire.
J'aimerais que mes...
Je ne sais pas.
- Si on sortait ? - D'accord.
- Tu vas chercher la serviette ? - Je cherche la serviette.
Après deux semaines, Tyler était amoureux.
Il était sûr d'avoir rencontré la fille idéale.
Alors qu'il était dans la maison et dans le lit de Penny,
Tyler a fini par tremper son biscuit et ça lui a plu.
Un peu trop peut-être.
Désolé.
Ça ne fait rien. On a toute la journée,
et la nuit, et la journée suivante...
Alors t'es une cougar ? Je pourrais être ta proie.
Saute-moi dessus, mets-moi dans ton pieu !
L'amour vache, j'aime ça. Fais-moi la totale, je suis prêt...
- Salut ! - La vache !
- Tu m'as fait peur. - Désolé.
- Tu as vu Dick ? - Non. T'étais où ?
- Chez Penny. - Encore ?
Salut !
- Où t'étais ? - Je me suis épilé les couilles.
Elles ont l'air énormes. Jolie couleur.
Va t'habiller. C'est la plus belle nuit de notre vie,
les cougars arrivent.
- Je reste ici. - Quoi ?
Tu les savais. Ne me fais pas ce coup-là.
- Je ne veux pas y aller. - Pas cool.
- Emmène Tom, il est prêt. - Oui, j'ai mon invitation.
- Tu vois ? - Non !
Désolé, elles mourraient d'ennui avant d'arriver à la voiture.
D'accord, j'y vais tout seul.
On verra qui de nous deux...
Je vais couler un bronze.
Ne me dis pas que c'est cette nana.
En fait, oui.
Je t'ai dit de ne pas draguer les jeunes.
Écoute, viens au gala,
si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour moi.
Il le faut. J'ai l'impression que ma vie en dépend.
D'accord, j'irai.
Je t'adore ! Attends.
- Distribue ces cartes. - Des cartes ?
Aux cougars de plus de 35 ans et moins de 50 ans.
Moins de 60 ans. Il y a peu de différence.
Elles sont là ! Ça y est, c'est parti !
De quoi j'ai l'air ?
SAUVEZ LES CARIBOUS
On est arrivés au dîner, un gala hyper chic,
avec les cougars.
Celle de Tyler était soûle dès son arrivée.
Elle avait noyé dans l'alcool une brouille conjugale.
Et on est au bord du divorce.
Je suis désolé.
Ma cougar à moi était complètement barrée,
elle m'a gavé avec une méthode de chasse qui s'appelle tantrisme.
Et j'ai réalisé qu'il décuplerait la jouissance.
- C'était... - Mais, comment ça fonctionne ?
Pendant ce temps, Tom allait expérimenter
une méthode à lui.
Bon, il y a trois nanas au bar.
Je peux le faire.
Je me suis dit : il m'a trompée une fois,
et il peut me retromper...
Parfois on fait des erreurs.
Chaque corps a une énergie, on les met en contact,
et c'est vraiment jouissif, oui.
Allez courage. C'est parti.
Merci.
Bonsoir !
Salut, je m'appelle Tom.
Tu te priverais de massages tantriques avec elle
pour une jeune fille...
- Je ne suis pas comme toi. - Moi si.
C'est une soirée sympathique.
Ça vous dirait d'aller danser ?
On a besoin d'aller se repoudrer le nez.
Bien sûr.
Tu pourrais nous commander trois martinis ?
- Bien sûr. - On revient tout de suite.
Prépare-toi pour une nuit mémorable.
Donc, il vous faut un cintre ou trois ?
Je n'en sais rien !
- Il y a une file d'attente. - Trois.
Non. Ça fait dix dollars en plus.
Qu'est-ce qu'elles fichent ?
- Ça va, monsieur ? - Non !
Lucas !
Tu as vu
les trois cougars qui étaient là ?
J'ai commandé quatre martinis.
- Elles sont parties. - Elles ont filé ?
- Oui, c'est clair. - Merde.
C'est splendide ici. J'adore ! C'est magnifique !
Salut, toi ! Ça va ?
C'est génial. C'est notre table ?
C'est la nôtre !
Madame Kathy Hamilton, Andrew Kater,
Roger Hamilton ?
- Roger est à notre table. - Bonsoir, Kathy.
Roger.
Voici...
Je te présente mon cher ami, Tyler.
Ce sont nos places ?
- Et... - Skylar, mon assistante.
C'est cela.
Je t'en prie, Kathy.
J'espère que vous tapez plus vite que la dernière.
Excellente idée d'avoir loué les services d'une escorte.
Tout s'arrange : Linda est là. Bien joué.
Je suis désolée, je dois m'absenter,
je dois lui montrer l'exposition,
mais gardez nos places et le strip-tease pour après.
Ne fais pas attention à elle, Skylar.
On va aller se mettre à l'aise quelques instants.
Ce n'est pas ce que tu crois.
- Kathy, je t'aime. - Réserve ça pour le juge.
Je ne veux pas divorcer. Arrête.
Ravi de vous rencontrer.
Roger, Bonsoir ! Mon avocat préféré.
Je vais avoir besoin de toi.
Quand Woody Creek a brûlé, ils ont dit que c'était volontaire,
la police pense que mon fils Amos l'a provoqué.
Les fenêtres en arc sont démodées.
Tu n'y connais rien, c'est tout à fait contemporain.
Rhonda ?
- Je dis blanc, toi noir... - Arrêtez.
Je ne veux pas vous contredire, double zéro, mais elle a raison.
- C'est qui, ce gus ? - Mal élevé !
- Moi ? - Les fenêtres en arc
sont revenues en force.
Et les huisseries en cuivre font monter la valeur de la propriété.
- Rhonda, je m'en vais. - Santé, Ben.
On ne veut pas d'amateurs ici.
Mesdames et messieurs, un peu de musique nous fera du bien.
Que la fête commence avec une intro des Aspenites.
Mon Dieu, je sens ton lingam.
Attends...
Tu ne peux pas tout te permettre sur ma yoni.
- Ta yoni ? - Oui, ma yoni !
Inspire.
Expire.
Pousse l'énergie sexuelle vers le haut !
- Je vois ton aura. - Ah bon ?
Oui, violette et bleue,
et jaune.
- Tu vois la mienne ? - Oui, elle est blonde...
Reste tranquille. Maintenant sors ton lingam.
Oui, c'est ça !
- Si on s'en allait ? - Super.
C'est comme ça qu'on fait à Aspen.
Qu'est-ce que c'est ? "Contaminé" ?
Sauvez les caribous !
La cougar de Tyler n'a pas supporté d'être près de son mari,
et elle s'est tirée.
Tyler, a joué le gentleman et a raccompagné la poivrote.
Moi, on ne m'a pas laissé.
Faites gaffe à mon smoking !
SAUVEZ LES CARIBOUS VENTE AUX ENCHÈRES
Nom de Dieu, c'était elle.
Bonsoir, joli cœur.
La grande prêtresse des cougars d'Aspen.
Je t'attendais.
Elle m'attendait ?
Pas un autre gars cool à la coiffure branchée.
Je me suis approché prudemment.
Ursula.
Richards.
Je m'appelle Dick Richards.
Dick, joli nom.
Viens.
- Tu es à l'écoute des gens. - Merci.
Tu n'as qu'à entrer,
et on prendra un dernier petit verre.
Non, je voulais juste vous raccompagner, c'est tout.
- Mais toi, comment tu rentreras ? - J'irai à pied.
Je t'en prie, entre juste un petit moment.
D'accord. Oui.
- C'est gentil. - Pas de souci.
On dit que le premier instinct est le bon.
Justement, là c'était le bon.
Alors où va-t-on, chérie ?
- Ça a de l'importance ? - Non, pas vraiment.
On va dans mon domaine.
Mais d'abord, enlève ton pantalon.
Quoi, ici ? Maintenant ?
Suis-je bègue ?
- Qu'est-ce que... - "Contaminé".
Ça dit "contaminé".
SALE
Pas mal.
- T'embrasses bien. - Non, toi.
- Et tu danses divinement ! - C'est toi qui danses divinement !
Génial ! Des volumes modernes qui respectent la tradition,
des plafonds en arc de voûte, et des huisseries en cuivre !
Rhonda, tu es incroyable !
Bébé, tu n'as encore rien vu.
- Mon Dieu. - Prêt ?
Oui.
Enlève-moi ça.
Enfin du solide.
Te voilà.
Tu ne peux pas savoir ce que c'est.
Si je sais, elle m'a quitté pour un mec plus âgé
avec des chaînes en or et une voiture de sport.
- C'est trop nul ! - C'est ce que je dis.
C'est dégueulasse !
Tout ce que je voulais, c'était récupérer mon mari.
Toutes ces années passées à me consacrer à lui...
Kathy, ne dis pas ça. Roger est encore amoureux de toi.
Il te l'a dit, avec une étincelle dans les yeux.
Il ment comme il respire.
Une fois que vous avez trois rides,
ils vous échangent contre une plus bandante.
Écoute, Kath.
Mes amis ne coucheraient qu'avec de belles femmes comme toi.
- Je ne suis pas jolie. - Si.
Vraiment ?
Pourquoi tu me regardes comme ça ?
C'était intense.
Qu'est-ce que tu fais, Kathy ?
Je ne suis pas du genre dévergondé.
- Elle est idiote, cette ceinture. - Il faudrait la remettre.
Kathy, qu'est-ce que tu fais ?
Je t'aime, Tyler. Je t'aime.
Moi aussi, je t'aime.
Attends, ne fais pas ça !
Je t'en prie, c'est pas bien.
Tu m'as dit que j'étais jolie. C'est que tu en as envie.
- Tu l'es, mais... - Tant mieux.
Kathy, écoute, tu es toujours amoureuse de Roger.
Il est amoureux de toi.
- Et moi de... - Maman ?
Pénélope ?
- Tu connais ma fille ? - Pénélope est ta fille ?
- C'est ma fille. - C'est ma petite amie.
Maman ?
Il faut qu'on se tire d'ici.
Sous le lit ?
- Maman ! - Chérie ?
- Bonsoir ! - Bonsoir ma chérie.
Comment c'était ? Il paraît que t'as vu papa ?
- En effet. - Et alors ?
Ça a marché ?
Oui, je crois !
Raconte.
On a échangé des conceptions.
- C'est quoi ? - C'est à moi.
- Une chemise d'homme ? - C'est branché.
- Il y a quelqu'un ici ? - Non, personne.
Génial.
Tu as bu, et tu es revenue avec quelqu'un.
Tu voulais récupérer papa ?
- C'est ce que je désire. - Tu fais tout pour.
Où est-il ?
Dans la salle de bains ?
Merde !
Tu parles d'une mère.
Dans la salle de bains.
Le briseur de ménage ? Ouvrez !
Tu sais vraiment les choisir. Ouvrez !
Il n'y a personne !
Espèce de salaud, ouvrez.
Si vous n'ouvrez pas cette porte, je l'enfonce à coups de hache.
Vous n'êtes qu'une ordure.
- C'est pas vrai. - Ouvrez !
Qu'est-ce que...
"Dick Richard, massages et plus ?"
C'est une blague !
Ouvre, Dick. Allez, ouvre !
Chasseur de cougars !
Sors de là !
Tyler ?
- Je n'arrive pas à respirer. - Non.
- Je n'y crois pas ! - Non, tu ne dois pas y croire.
- La ferme ! Laisse-moi. - Penny, je t'en prie.
Il faut que tu m'écoutes.
- Je t'en prie ! - Tu te souviens de nos vœux ?
Le mien, c'était que mes parents se remettent ensemble...
T'es malade !
- Penny. - Laisse-moi tranquille !
- Connard ! - Je suis désolé !
Tyler s'est retrouvé à nouveau tout seul.
J'avais pitié de lui.
Toute sa vie il avait attendu la fille de ses rêves,
et tout à coup, Pénélope le quittait.
On ne veut pas de toi à Aspen !
Tu sais comment t'y prendre...
J'y crois pas. C'est combien pour une pipe ?
Ce n'est pas drôle.
- Sérieusement, ça te va bien. - Va te faire foutre.
Désolé, monte. Il fait froid.
- Tom ? - Ouais, mon pote.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je te console.
Heureusement que Tom était là pour Tyler. Moi, j'étais indisponible.
On s'est arrêtés devant la maison d'Ursula, ou son palais !
C'était comme s'il y avait eu plusieurs maisons à l'intérieur.
Oui, j'avais décroché le gros lot.
Je n'aurais pas supporté de rester sous le joug de mon mari.
Ce qu'il était possessif !
C'est horrible.
C'est pourquoi je l'ai quitté.
Et vous avez hérité de ses millions ?
Oh, non, chéri. Je suis propriétaire du blanc.
Du blanc ?
- Ce n'est pas incolore ? - Exact.
Et c'est cela qui m'a procuré le statut dont je jouis.
Des avions, des maisons, des voyages, de la richesse
et un appétit sexuel impressionnant.
- Tu aimes ça, Dickie ? - Je te trouve magnifique.
Bien. Viens.
Prends ça.
La cocaïne a toujours nui à ma performance.
Ce n'est pas de la cocaïne.
C'est un univers à découvrir.
On a fait ça trois ou quatre fois !
Le mieux, c'est qu'on adore les mêmes choses.
- On a parlé d'immobilier... - Alors pourquoi t'es parti ?
- Tu sais bien... - Quoi, Tom ?
Parce que ! Je suis un baiseur comme Dick.
T'es pas un baiseur. Qu'il aille se faire foutre.
Arrête. Tu appelles Penny ?
Putain !
Mec, qu'est-ce qui se passe ?
J'ai tout fait foirer.
En 15 jours, je suis plus amoureux d'elle que je l'ai jamais été.
C'était elle, Tom. Et elle est partie.
Peut-être que tu as perdu quelques points en draguant sa mère.
Vraiment ?
En tout cas, tu l'aimes, celle-là !
Oui, je l'aime.
Tu veux un conseil ?
Arrête de faire comme Dick. Ne joue pas les tombeurs.
Si trouves quelqu'un qui te plaît,
ne t'enfuie pas en pleine nuit.
Où est ce con ?
Je n'avais jamais vécu un truc aussi fort.
Ça faisait longtemps que je n'avais pas vécu ça.
C'est la première fois. J'étais en train de léviter !
- Il y a un truc fort entre nous. - C'est indéniable, chéri.
Dès que j'ai posé les yeux sur toi,
j'ai su qu'il fallait qu'on se rencontre.
C'est le destin.
Notre relation va durer très longtemps, mon chéri.
Bon, maintenant je vais dormir. Tu n'as qu'à faire la même chose.
Ta chambre est en haut, le numéro huit, sur la gauche.
- Ma chambre ? - En haut...
On pourrait dormir ensemble et se faire des câlins.
Voyons, Dickie, tu plaisantes ! Je suis rassasiée.
Il est très tard, je suis fatiguée,
et je préfère dormir seule.
Je comprends. Je suis très indépendant.
Tu n'as qu'à dormir et nous reprendrons demain.
- Numéro huit. - Tu vas me manquer.
Tyler. C'est énorme.
Je suis avec la super cougar,
et elle me gâte comme c'est pas permis.
Aphrodisiaques, fellations et attends...
Elle adore mon tatouage.
Tant mieux.
On dit que quand une érection dure plus de 4 heures,
il faut voir un docteur.
- Pourquoi ? - J'en sais rien.
Et je m'en fous.
C'est ta faute si Penny me déteste.
- Qui ? - Pénélope,
ma petite amie.
Cette folle avec laquelle tu m'as forcé à sortir...
- C'est sa mère. - Sa mère ?
Oui. Kathy est la mère de Pénélope.
Elle m'a séduit.
- J'en avais rien à faire. - Écoute.
Regarde le bon côté.
Tu peux te faire un plan mère-fille si tu es habile.
Tu ne peux pas me le reprocher.
Remercie-moi de te brancher avec quelqu'un qui veut de toi.
Non, figure-toi que j'aime Penny.
Tu commences à me gonfler.
Tu vois ? On devrait arrêter de se voir.
Pardon ? Tu ne veux plus qu'on se voie ?
On n'a pas les mêmes conceptions.
Tu crois que l'amour c'est faire des chatouilles à une gamine.
C'est plus que ça. C'est un échange.
Un niveau de communion qui t'amène à des éruptions orgasmiques.
J'ai trouvé mon âme sœur.
Quoi ?
Alors ne viens pas me parler d'amour.
Si tu veux la récupérer,
conduis-toi en mec, et va la chercher.
En attendant, jette mon numéro.
Dick...
Quel salaud.
Après avoir largué Tyler pour reprendre ma vie,
il a fait quelque chose qui ne lui ressemblait pas.
Il a jeté son orgueil aux orties et il est allé chez Penny
pour essayer d'arranger les choses.
Même sachant que ce serait dur.
On peut parler ?
Je n'ai rien à te dire.
Penny, écoute !
Ce que tu as vu n'a aucune importance.
J'aurais dû me fier à ma première impression.
T'es un salopard, comme Dick.
- Tu as baisé ma mère. - C'est faux.
Merci d'avoir accéléré son divorce.
Fous le camp d'ici !
La chasse aux cougars. Est-ce allé trop loin ?
C'est pas vrai !
Penny, fais-moi entrer.
Je t'en prie, laisse-moi t'expliquer.
Le lendemain, j'étais fringant pour commencer ma nouvelle vie.
- Ça va ? - Ouais.
Et puis j'ai vu ce type dans le couloir.
J'étais ravi de ne plus avoir mon érection de sept heures.
J'avais mal dormi.
- Ça roule ? Mimosa ? - Non, merci.
Mimosa ? C'est quoi, ce truc ?
Il se passait des trucs bizarres, il fallait que je voie ma copine.
- Vous avez vu Ursula ? - Oui, dans l'entrée.
Salut, ça roule ?
Ouais. Vous savez où est Ursula ?
Dans l'entrée.
Salut, ça roule ?
Ouais.
- Vous savez où est Ursula ? - Dans l'entrée.
Quelque chose n'allait pas.
C'était comme si je me retrouvais dans la cinquième dimension.
Ursula était introuvable, mais il y avait une pelletée de mecs.
Merde.
J'avais l'impression d'être dans un univers parallèle.
Soit j'étais mort soit j'avais atterri au paradis des gays.
Est-ce que vous savez où est Ursula ?
Dick !
- Jeremy ? - Ça roule ?
Qu'est-ce qu'il faisait là ?
- Jeremy ? - T'es arrivé au top !
Je suis content de te voir.
Moi aussi, mais qu'est-ce que tu fais ici ?
Je suis chez ma cougar.
Dickie !
Viens ici, mon chou.
Tu as rencontré les autres, il était temps.
Et tu as retrouvé ton copain.
Ce que c'est bon !
Vous pourriez nous laisser un peu d'intimité ?
Allez-y.
Bonjour, mon amant.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Qui sont ces gars ?
Mes domestiques.
Chef, coach de golf,
professeur de yoga, pilote, professeur de bongo,
je n'en sais rien, il y en a tellement.
Tu as une petite...
au coin de la bouche.
C'est quoi ?
Ce n'est rien, juste une petite irritation.
Ça s'en ira demain.
Attends, tu couches avec tous ces gars ?
Non...
Pas tous, non.
Pas avec celui-là.
Il y avait quelque chose entre nous.
Mais absolument.
Et je t'adore.
Mais eux aussi. Tu peux comprendre.
Non, j'y comprends rien...
Ce n'est pas que je sois monogame,
mais il y a trente gars musclés, avec de l'herpès
qui ont tous la même gueule.
Dickie, j'en ai assez de tes âneries !
Jeremy ?
Ursula ?
- Jeremy ! - Oui...
- Emmène Dickie au Chahut. - Tout de suite.
Viens, Dick !
Attends, c'est quoi, le Chahut ?
Ce n'était pas mon intention de t'infliger ça,
mais ton incompréhension nous y amène.
Alors, voyons.
Là.
Préfères-tu vivre comme le misérable paysan que tu es
ou au milieu de tes amis
dans un palais de 40 millions au pied des montagnes ?
Est-ce que tu as fait évaluer la maison ?
- Je suis navré. - Tu n'as pas d'érection.
Comment oses-tu ?
Comment oses-tu ?
- Ça n'a rien à voir avec toi. - Pas de souci.
Je connais une technique d'acupuncture du Tibet.
Oui.
Salut, les nains !
- Ça roule ? - Ton érection durera 72 heures.
Je viens de récupérer du Viagra, ça ne va pas.
Ursula, ne me laisse pas !
On n'est pas là pour te faire mal, mais pour t'aider.
M'aider à quoi ?
Tu souffres d'un déficit de performance.
- De dysfonction érectile. - D'éjaculation prématurée.
D'une absence de sensation.
Je n'ai pas le moindre problème, on me surnomme "La Queue",
c'est pas un hasard si on a choisi Dick.
Alors pourquoi t'as pas d'érection ?
Ursula est une femme super bien roulée.
Je suis enfermé, attaché à une planche de chêne...
- Inutile d'être agressif. - Je ne le suis pas.
Crois-moi, ferme les yeux et pense à des trucs joyeux.
- Des trucs joyeux. - C'est quoi ?
Un peu d'acupuncture.
Qu'est-ce que c'est ?
Arrêtez le bus ! Pour l'amour du ciel !
Ouvrez la porte !
Ouvrez !
Allez-y, partez !
Je vous en supplie ! Refermez !
Démarrez !
- Reviens ! - Ça ne fait plus mal après.
C'est juste une expérience.
Va te faire foutre ! Quel mou du gland.
J'ai échappé de justesse aux exactions des tortionnaires.
Cette expérience m'a donné une nouvelle conception des choses.
Ursula, bien qu'esclavagiste sexuelle fêlée,
m'avait montré ce qu'était l'amour, Dieu soit loué.
Je croyais que c'était la bonne.
Il y avait trente gars, des menottes en or,
une salle de torture, et puis les nains.
Ils avaient tous de l'herpès.
Ils m'ont fait de l'acupuncture sur les roustons.
Je vais bander pendant 72 heures.
Essaie de t'amouracher d'un gars qui couche avec ta mère.
Non, jamais avec un gars. C'est gay.
Tu étais vraiment amoureuse de Tyler ?
Jusqu'à ce que ce chasseur de cougars baise ma maman.
Tyler n'est pas un chasseur de cougars.
Et il n'a pas baisé ta maman.
Je te le garantis.
Je l'ai supplié de m'accompagner, ce soir-là.
Si c'est la faute de quelqu'un, c'est la mienne.
Ça ne fait rien. C'est fini maintenant.
Comment ?
On finalise le divorce dans une heure.
- Penny, attends. - Laisse-moi tranquille !
Et dis à ton pote de plus s'approcher de nous.
Laisse-la partir !
Madame la cinglée,
je connais un endroit qui n'est pas sur votre trajet.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je m'en vais. Plus rien ne me retient ici.
Ne pars pas.
Pardon, j'ai été un salaud, je suis vraiment désolé.
J'ai compris ce qu'est aimer quelqu'un, et tout perdre.
C'est quoi, ces fringues ?
Je dirais juste qu'Ursula est une diva fêlée.
Mais l'important, c'est que tu aimes Penny, et elle aussi.
J'ai tout fait foirer.
Ils divorcent aujourd'hui.
Si tu veux arranger ça, on va au tribunal
empêcher les parents de Penny de signer les papiers du divorce.
Ils refusent de me parler.
Je vais te dire, essaie de les convaincre.
Si tu l'aimes, qu'ils acceptent de te parler. Allez.
Ouvrez !
On est venus empêcher un divorce.
Pas dans cette tenue.
Je ne laisse pas entrer les gens comme vous.
Écoutez, cow-boy à la noix,
je viens de vivre des trucs très durs.
Maintenant, il faut que je règle cette situation.
Si je fais un truc pour toi,
tu fais pareil.
Génial, Hymen.
Enfoirés.
On y va !
On a juste besoin de vos signatures
pour finaliser la procédure.
À toi l'honneur.
Merde !
Tu croyais que ça s'arrangerait
en écartant les cuisses pour un garçon de café ?
Il ne s'est rien passé.
- Tu penses à ma réputation ? - Ta réputation ?
Quoi ?
Et moi ? J'ai des sentiments.
- Pas un geste, sales voyous ! - Merde.
Va la chercher !
- Mais toi ? - Vas-y !
Tyler, va la chercher !
T'inquiète !
Ça ira, je t'assure.
Signez, qu'on puisse sortir d'ici.
- Pardon. - Qu'est-ce que tu fous ici ?
J'ai quelque chose à dire.
J'ai essayé mais personne n'a voulu m'écouter.
- On va faire un tour ! - Arrêtez !
Laissez-le parler !
Je t'ai à l'œil...
Écoutez, je sais,
que la famille compte beaucoup pour Pénélope.
Et Pénélope compte beaucoup pour moi.
Vous croyez tous que j'ai couché avec Kathy, mais c'est faux.
J'ai fait une énorme erreur ! Mais nous en faisons tous.
Ce n'était pas mon intention.
Je veux que ce soit clair
et te dire, Penny, que je sais que tu me détestes,
mais moi, je t'aime !
Vous pouvez m'emmener si vous voulez.
- Sors, fiston. - Merci, monsieur.
Malgré nos efforts et notre humiliation,
Tyler est reparti sans l'amour de sa vie,
non parce qu'il le désirait mais parce qu'il y était obligé.
On est donc rentrés en Arizona.
Tyler a retrouvé un boulot sans avenir...
T'as le boulot du siècle !
... dans notre ville sans avenir.
Connards !
Au moins, il lui restait ses amis.
J'en ai jusque-là des cougars.
Elles veulent juste utiliser les jeunes.
J'en ai ma claque. Alors tu vois,
nouvelle coupe, nouveau tatouage, le nouveau Dick.
Je suis content pour toi.
Alors, j'en sais rien, pourquoi pas le poisson ?
Il nagerait la brasse dans ton froc.
Trop glissant. Tyler !
Je suis content que tu sois là.
C'est quoi, ça ?
C'est juste...
Un herpès.
Tu as terminé le dessin ? C'est ça ?
Ouais, fini.
La vache.
C'est d'elle que je voulais te parler.
Prends-la pour faire ton nouveau tatouage ?
À ta place, je serais content qu'elle s'occupe de moi.
Mate ses tétons. Ils sont superbes.
Oui, et c'est peut-être elle qui a gravé ça là.
Regarde ! Ça c'est...
excitant !
Bon, ça suffit.
Montre-moi ton dessin.
- Mon Dieu ! - Ça vous plaît ?
C'est un rapace ?
C'est plutôt un dard. Tu comprends ?
Non !
Regarde. Je vais te montrer mon dard.
Dans ce sens-là.
Qui va se faire tatouer la queue ?
C'est un studio de tatouage ?
C'est une erreur, on cherchait le bowling.
Qui c'est ?
Lui ! Non ! T'es dégueulasse !
Vous êtes là pour me faire perdre mon temps ?
Non ! Pas du tout, désolé !
Oh merde !
Tu viens de pisser dans mon studio ?
C'est pas moi, je vous jure.
Quoi ?
- J'aime la pisse. - Hein ?
- Hein ? - J'aime la pisse !
Mon Dieu...
Pas mal.
Merci.
Tu vas nettoyer ça.
Oublions le fétichisme de la pisse.
On va changer de stratégie, vous fichez un peu la trouille.
Elle est arrivée !
Tu es arrivée.
Salut.
- Qu'est-ce que tu fais là ? - Dick m'a appelé,
il m'a tout dit.
- Tu ne me détestes plus ? - J'ai essayé. Vraiment.
Je n'ai pas pu.
Tu n'as rien fait avec ma mère,
je sais qu'elle avait encore trop bu.
Je ne peux pas continuer à vivre sans toi, tu me manques,
et tu es adorable.
Il y a une porte. Désolé.
Tyler s'est réconcilié avec la fille.
Pénélope et lui sont repartis vivre à Aspen,
et depuis ils filent le parfait amour.
Incroyable, non ?
Ça montre que l'amour, le vrai,
vaut la peine qu'on se batte pour lui, qu'on l'attende
avec impatience.
Tom aussi a changé de style de vie.
Bois ça. Allez.
Il fait ses séjours en prison
quand il urine sur la voie publique.
Il dit que ça lui convient.
- Je me suis épilé. - Merci.
Moi, j'ai ravalé la façade de mon membre.
Francis s'est acquitté de la tâche avec la délicatesse d'une geisha,
toujours réceptif à mes suggestions créatives.
Tu les fais dépasser sur mes cuisses ?
Cela dit,
j'espère ne plus voir d'aiguille près de mes parties génitales.
Ça roule ?
Non !
Traduction : Marianne Chettle Sous-titrage : Diane Bardinet
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