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L'Ile aux Ours
Morning Rose ? C'est Larsen.
Morning Rose ? A toi.
Larsen pour Morning Rose, de la base de l'�le aux Ours.
Pr Gerran, on a intercept� un signal radio.
Tr�s distordu. Sur la fr�quence d'urgence
que l'Otan vous a attribu�e.
Que dit le message ?
On entend "Morning Rose", "Ile aux Ours". C'est tout.
Si seulement les gens suivaient les instructions.
- Tu as re�u des ordres, Otto. - Oui, mais ils d�sob�issent.
Il faut contacter l'Otan sur l'�le.
Larsen doit avoir un probl�me.
L'Otan nous autorise l'acc�s � l'�le aux Ours sous conditions.
Elle nous a impos� le silence radio.
Et si c'�tait grave ?
Alors ils rappelleront, non ?
L'h�licopt�re est l�.
- Quel est le cap ? - 3-2-0, Monsieur.
Maintenez-le.
Je descends en rappel.
- Vous �tes s�r ? - Oui.
Merci pour la balade.
Incroyable. Il va descendre en rappel.
On va voir �a.
- Demi-tour ! - Demi-tour.
Il va geler dans ces eaux.
Amenez-moi � lui.
Poussez-vous, Dr Rubin.
�a va ?
�a ira mieux apr�s un bon litre de rhum.
Accrochez-vous. On y va.
Vos entr�es sont toujours aussi fracassantes, Dr Lansing ?
Ce besoin d'attirer l'attention
semble indiquer une ins�curit� et la crainte d'�tre rejet�.
On m'a appel� pendant mes vacances, d'o� mon retard.
Et je ne suis pas venu �couter l'opinion
d'un psy norv�gien ambulant, Dr Lindquist.
Merci.
Bon, je me tire d'ici. Il est � toi, docteur. Et merci.
Pas de quoi.
H�, merci de ton aide.
On se revoit tous cet apr�s-midi � 18h30.
D�sol�. J'ai �t� brusque.
Un psy norv�gien ambulant ? La description est plut�t juste.
Buvez �a.
Je vais bien.
C'est moi le docteur ici, docteur. Buvez.
Oui, Monsieur.
Ce ne sera pas un pique-nique. L'�le est petite et isol�e.
Inhabit�e, � part la base de l'Otan.
Vous savez tous pourquoi l'ONU envoie cette exp�dition.
Le climat mondial change rapidement.
En pr�voir l'impact sur les temp�ratures et les pluies,
pourrait �viter une famine mondiale.
J'ai examin� vos programmes de recherche et...
Thaddeus Lechinski.
Donc, vos programmes de recherche sont exhaustifs,
mais il faut en �courter certains.
Notre rapport final doit �tre rendu � temps.
Inutile de paniquer. Ce changement prendra des d�cennies.
Pas si les Russes d�vient ces fleuves.
- Pardon ? - Il est important...
Allons. S'il vous pla�t.
Dr Lansing, avant que vous n'embarquiez,
on m'a signal� que les Russes
comptent d�vier vers le sud le cours de grands fleuves
- qui se d�versent dans l'Arctique. - Pourquoi ?
Pour r�cup�rer des millions d'hectares de sol fertile.
En affectant le climat mondial.
Sp�culation.
Mais �a aura un effet.
L'Arctique se r�chauffera, sans apport d'eau douce.
La calotte glaciaire fondra. Les courants oc�aniques changeront,
et donc les vents, et donc les pluies.
Ce sera irr�versible. Il faut les arr�ter tout de suite.
- Vous pr�jugez des r�sultats. - C'est parfois n�cessaire.
- C'est de l'intol�rance politique. - Pourquoi m�ler la politique �...
Je ne tol�rerai pas ces chamailleries.
On va passer des mois ensemble sur cette �le.
La vie sera d�j� assez difficile sans querelles politiques.
Contente de retravailler avec toi, Frank.
Tu n'as pas chang�, n'est-ce pas ?
Je suis �tonn�e. Tu n'as pas choisi une exp�dition tropicale.
Oh, non.
- Pourquoi l'�le aux Ours ? - Je n'y suis jamais all�.
C'est incroyable.
Le glacier des grands ours.
Pardon ?
Je disais : on a envie de toucher la falaise.
Elle semble si proche.
- La maison des grands requins. - Des requins ?
Les U-Boot. C'�tait une grosse base allemande.
La meute de l'�le aux Ours.
Mourir ici. Pauvres diables.
Gardez votre piti�.
Ces U-Boot ont caus� la mort de milliers de marins alli�s.
Entrep�t num�ro 1, M. Johnstone.
- Otto ? - Qu'y a-t-il ?
Lansing ne parle pas allemand.
"Gut. Sehr gut."
Mauvaise nouvelle, docteur.
- Laquelle ? - Larsen a disparu.
- Disparu ? - Oui. On a explor� l'�le.
On ne sait pas ce qu'il lui est arriv�.
C'�tait un expert de ce climat.
Il patrouillait � ski dans l'arm�e norv�gienne.
L'�le est dangereuse : falaises instables, avalanches.
Et s'il �tait coinc� quelque part ?
Jungbeck et Heyter l'ont cherch� longtemps.
L'Otan doit envoyer un h�lico pour le chercher.
Docteur, si Larsen �tait coinc� et bless� depuis 5 ou 6 jours...
Par ces temp�ratures, il serait mort.
Qu'est-il arriv� � ton sac ?
Quelqu'un a saccag� ma cabine.
Inutile d'en parler. On n'a rien pris.
- Tu l'as signal� ? - Je l'ai dit � Gerran.
Bizarre, cette histoire avec Larsen, non ?
Oui, n'est-ce pas ?
Le voil�, notre doux foyer pour les 6 prochains mois.
C'est tout ce qui reste du campement.
Le reste a �t� d�moli apr�s la guerre.
Que se passe-t-il ?
On ressent presque comment c'�tait pendant la guerre.
Il l'a rendu tr�s confortable, Otto.
J'imaginais �a plus rustique.
Votre attention, s'il vous pla�t.
D'apr�s M. Jungbeck, des parties de l'�le sont tr�s dangereuses.
Je les ai indiqu�es en rouge sur cette carte.
Personne n'y va tant que je ne les ai pas explor�es.
Ce qui est arriv� � Larsen ne doit pas se reproduire.
- C'est quoi, �a ? - La zone interdite.
Reste de ce c�t� ou on t'abat.
Le premier avant-poste de l'Otan est l�.
Et �a ?
Les anciens abris des U-Boot.
- Tu as de la ficelle ? - Non.
Quelqu'un peut m'aider � r�parer �a ?
Vous pouvez m'aider � le r�parer ?
Je vais chercher une bande chirurgicale.
- Vous me tenez la porte ? - Pas de probl�me.
On avait raison. Larsen travaillait pour quelqu'un.
Il a voulu contacter le bateau sur une fr�quence interdite.
Contacter qui ?
Je l'ignore. �a pourrait �tre n'importe qui.
On fait quoi ?
On continue. Mais si quelqu'un nous barre la route...
Bonne nuit.
"La psychologie du stress", du Dr Heddi Lindquist.
"L'homme et l'industrie", volume 1.
- Et le volume 2 ? - J'y travaille encore.
- Le stress dans ces exp�ditions ? - Oui.
Je d�testerais sortir avec une psychiatre.
Il faut s�rement r�fl�chir sept fois avant de parler.
La premi�re pens�e est souvent la plus honn�te.
- Vous voulez la mienne ? - Non, restez-en � la biologie.
�a me va tr�s bien.
Vous savez que la lotte a une vie sexuelle tr�s active ?
Oui, elle produit �norm�ment d'oeufs.
Ils forment des rubans de 9 m�tres de long.
Neuf m�tres de long.
Oui, en effet.
Le sonar fonctionne.
Bon. Et le moteur tourne bien.
Ce sera utile apr�s.
Une partie de l'acc�s � la jet�e �tait gel�e la derni�re fois.
Smithy est d�j� venu ici ?
- Tu �tais l� quand, Smithy ? - En 71, ann�e g�ophysique.
Tu veux un peu de plancton ?
Oui. O� sont les thermom�tres ?
Dans la passerelle.
- Tu regardes quoi ? - Une ancienne base de U-Boot.
Je peux voir ?
Elle a �t� salement bombard�e vers la fin de la guerre.
L'acc�s sup�rieur s'est effondr�.
La base souterraine des U-Boot est inaccessible maintenant.
La falaise s'est �croul�e sous l'effet du raid a�rien.
Elle a bloqu� les chenaux. Affreux, non ?
Ils entraient l�-dessous.
Pur�e ? Haricots ?
Je tiens � vous le dire.
J'ai appr�ci� votre histoire de la marine allemande.
Merci. Mais, ce n'est pas de l'histoire. Juste un passe-temps.
Une distraction, en fait.
Lansing a lu mon livre sur la marine.
Et alors, Otto ? C'est juste une co�ncidence.
Beaucoup l'ont lu.
Il n'a pas �t� traduit, Paul. Et il ne parle pas allemand.
Tu as oubli� de fermer la porte.
Pose �a l�, merci.
O� va-t-il � cette heure-ci ?
- Qui ? - Lechinski. Il �tait l�, dehors.
D'ailleurs, que fait un Russe dans une zone de l'Otan ?
- Il n'est pas polonais ? - Polonais, russe, c'est pareil.
"En cas d'attaque a�rienne, d�branchez le gaz et l'�lectricit�."
On dirait une remont�e du temps, non ?
Exactement. On est toujours en temps de guerre.
L'�le te d�prime d�j�, Frank ?
Non. Mais toi, oui.
C'est-�-dire ?
Judith, tu es apr�s Lechinski depuis notre arriv�e.
Il ne me pla�t pas.
Parce qu'il est polonais ou russe ?
Je me m�fie des Russes.
�a a l'air injuste, raciste.
Mais c'est mon sentiment, Frank.
C'est idiot. On est de vieux amis.
Et si je te disais que je suis allemand ?
Tu es un vrai Californien.
Je suis n� en Allemagne.
Ma m�re m'a emmen� aux USA quand j'avais 7 ans.
Et ton p�re ?
Mon p�re commandait un U-Boot. Un vrai h�ros.
Adolf Hitler lui-m�me lui a �pingl� la croix de fer.
Il �tait ici, sur l'�le aux Ours. N'est-ce pas ?
C'est pour �a que tu es venu.
Je suis venu pour le h�ros ? Je ne sais pas.
C'est quoi un h�ros, de toute fa�on ?
Tu prends le bateau ?
Non, j'y vais � skis. Le Dr Rubin a besoin de moi pour l'an�mom�tre.
On est l� et on va l�. Il faudrait contourner �a.
C'est plus court par l�.
Oui, mais le professeur a interdit cette zone.
- Ce n'est pas une zone d'avalanche. - Ils savent ce qu'ils font.
Et moi, j'ai grandi dans ce genre d'environnement.
Rappelle-toi. Mon p�re �tait agent de d�neigement.
Ils ont fait une erreur sur la carte, Frank.
On suivra mon chemin.
Mon trajet longe la base des U-Boot. Tu voulais la voir ?
Je peux t'embrasser � l'esquimaude ?
Une avalanche !
Reste bien derri�re moi.
Lansing ! J'ai vu ce qui s'est pass�.
Il n'y a rien � faire, Lansing.
Je vous avais interdit d'y aller. Vous avez d�sob�i.
Pour Judith, ce n'�tait pas une zone d'avalanche.
Mais il y en a eu une.
J'ai entendu une explosion.
Ce n'�tait pas un accident. L'avalanche a �t� provoqu�e.
C'est moi ou �a g�le ici ?
Il faut contacter la base de l'Otan.
D'abord, Larsen. Maintenant, Judith.
Je vais para�tre insensible, mais le Dr Rubin est morte.
A quoi bon rompre le silence radio ?
L'Otan ne peut rien faire � la mort de deux personnes.
Pour l'amour de Dieu.
Ce n'�tait pas un accident. Quelqu'un l'a provoqu�.
Une explosion a d�clench� l'avalanche.
Tu crois qu'on a essay� de te tuer ?
Moi ou Judith. Ou n'importe qui qui passerait par l�.
Pourquoi ? Tu as une id�e ?
Que se passe-t-il, docteur ?
Que faites-vous dans la chambre de Larsen ?
Je ne peux rien dire, Frank.
Debout. Je vais voir Gerran.
Non, pas �a. Tr�s bien, je vais vous le dire.
Fermez la porte.
Larsen �tait un agent secret norv�gien.
Le gouvernement norv�gien m'a demand� de venir l'aider.
Pourquoi ? Vous �tes aussi un agent secret ?
Non. Ils voulaient sans doute qu'un autre Norv�gien l'assiste.
Il travaillait sur quoi ? Que se passe-t-il ici ?
Je crois que Larsen a �t� assassin�.
Il n'y avait que Jungbeck et Heyter ici quand il a disparu.
Jungbeck a d�limit� les zones d'avalanche.
Avec Gerran.
Allez, docteur. Dites-moi ce que vous savez.
Ils ont dit que �a concernait des sous-marins.
On allait vers l'ancienne base des U-Boot,
quand l'avalanche s'est produite. Judith a �t� assassin�e.
Installer tout �a a pris du temps, Smithy.
Seuls Jungbeck et Heyter en ont eu suffisamment.
Que s'est-il pass� ?
C'est � l'Otan de le d�couvrir.
�a implique d'utiliser la radio.
Si Judith et Larsen ont �t� tu�s,
Jungbeck et Heyter n'ont pas pu agir seuls.
Il y a Lechinski, d�j�.
Le Pr Gerran a d�limit� les zones interdites.
S'il est dans le coup, tu n'acc�deras pas � la radio.
Je d�molirai cette salle de radio.
Et apr�s ? Tu utiliseras quelle fr�quence ?
- De quel c�t� tu es, Smithy ? - Celui des survivants.
On bougera quand on conna�tra les joueurs
et ce qu'ils fabriquent.
J'en connais deux. Ils ont tu� Judith, et �a me suffit.
- Tu vas o� ? - Les retrouver, Smithy.
- Du calme, Frank. - Je suis tr�s calme.
Tu vas tout foutre en l'air.
Manfred ? Ton partenaire d'entra�nement, on dirait.
Vous �tes bon ?
On va s'entra�ner. Ram�ne les gants, Smithy.
Pas de gants.
Bien. Si tu veux te faire ab�mer le portrait.
Il esquive, hein ?
Allez, arr�tez �a.
�a suffit, l'ami.
Tu t'es assez d�foul� comme �a. Allez.
Il faut contacter l'Otan.
On ne franchira pas ces montagnes.
Ce n'est pas si s�r.
D'accord. On va jeter un oeil dans la zone.
J'essaierai d'emprunter un a�roglisseur demain.
- Vous �tes bien silencieuse. - Je d�teste les comportements primaires.
Les psys sont cens�s les comprendre, non ?
Comprendre n'a rien � y voir.
- C'est cass� ? - Non.
Que s'est-il pass� pour que vous vous bagarriez ainsi ?
Il ne serait pas �thique d'embrasser son m�decin
pendant les soins, j'imagine ?
En le voyant, j'ai pens� � Judith et j'ai vu rouge.
Un comportement primaire.
Vous ne m'avez pas r�pondu.
Dr Lansing.
Pourquoi cette bagarre ?
On s'entra�nait.
Votre irresponsabilit� menace le succ�s de mon programme.
D'abord, cette arriv�e ridicule en h�licopt�re.
Ensuite, le Dr Rubin meurt parce que vous avez d�sob�i.
Et l�, vous brutalisez un membre de mon �quipe.
C'est parti en vrille.
Un scientifique qui ne sait pas se dominer n'a rien � faire l�.
Encore un incident, docteur, et vous serez remplac�.
Il est venu par l�.
Tu avais raison. Le journal de bord a disparu.
Que se passe-t-il ?
C'est mon naturel soup�onneux. Je vais voir si on nous suit.
Le dossier personnel de toute l'�quipe ? Pourquoi ?
Pour mon registre m�dical.
Pour qu'on acc�de imm�diatement � certaines informations.
Le groupe sanguin, par exemple.
Tr�s bien. Mais ils ne sortent pas de ce bureau.
- Qu'y a-t-il ? - Quelqu'un � skis.
Une co�ncidence. On ne peut pas nous suivre � skis.
- Qui est-ce ? - Je l'ignore, mais il est arm�.
Continuons.
Plus vite on sera � la base de l'Otan, mieux ce sera.
En fait, tu as tout du professionnel, Smithy.
Qui es-tu ?
Tu vois des Indiens partout.
Smithy ?
�a va ?
- Smithy ? - Je vais bien.
L�che ton arme, camarade.
J'ai toujours �t� entour� d'hommes
qui pensaient r�soudre les probl�mes par les armes.
Ou les explosifs. N'est-ce pas, Lechinski ?
Commencez � marcher. Il fait trop froid pour rester l�.
On va tous marcher. Vous d'abord.
Je pourrais chercher de l'aide � skis. Suivez mes traces.
Ce sera facile.
Dis-moi une chose, Lechinski.
O� vas-tu quand tu quittes le camp la nuit ?
J'ai pass� beaucoup de temps en camp de d�tention. Des deux c�t�s.
Apr�s 1 heure ou 2 au campement, il faut que je sorte.
On va suivre vos traces. Envoyez quelqu'un nous chercher.
"Lieu de naissance : Hambourg. Date de naissance : 14 juin 1939."
Les voil� !
- Vous allez bien ? - On survivra.
Vous �tes plus chanceux que le Dr Rubin.
Que s'est-il pass� ?
Le r�servoir � essence a explos�.
C'est la seule explication qu'on a trouv�e.
Allez tous les deux voir le Dr Lindquist.
Que fait-on de tous ces accidents ?
Oui, on ne nous a pas tout dit.
Il faudrait demander une enqu�te.
Mon rapport partira par h�lico la semaine prochaine.
Je ne peux rien faire d'ici l�.
Parce que vous avez ordre de faire silence radio ?
"Radio verboten". Rien ne vous fera changer d'avis ?
Il vous faut combien de morts encore ?
Dr Lindquist, vous parlez d'ordres.
Eh bien, ces ordres sont clairs et il faut y ob�ir.
Vous avez compris ?
- Quelque chose vous tracasse ? - Peut-�tre.
Ce n'est pas mon jour.
J'ai failli voler en �clats, et mon analyste me boude.
Pouvez-vous r�pondre � une question directe ?
Pourquoi participez-vous � cette exp�dition ?
Mon p�re �tait bas� ici pendant la guerre.
Il commandait un U-Boot.
On ne m'avait jamais enlac� parce que mon p�re �tait allemand.
J'ai trouv� un message de Larsen.
Jungbeck et Heyter sont des nazis.
Que dit-il d'autre ?
"Jungbeck et Heyter sont des Lebensborn." �a veut dire quoi ?
Qu'ils sont n�s dans une ferme � b�b�s de Hambourg
au d�but de la guerre.
Des SS couchaient avec des aryennes pour former des nazis parfaits.
Des Lebensborn.
Continuez.
"Le nom de code du nazi qui les dirige est Zelda."
"C'est un membre de l'exp�dition."
Lechinski ou Gerran.
C'est sans doute Gerran.
Il emp�che tout acc�s � la radio.
M�me apr�s la mort de Judith ou de Larsen.
- Smithy pense pareil. Continuez. - "Ils ont localis� l'U-Boot 351."
Pourquoi l'U-Boot de mon p�re est-il si important ?
C'est l�.
Mon p�re est l�-dedans.
Frank, comment... Je suis d�sol�e.
Petit, j'allais au cin�ma aux Etats-Unis.
Je voyais les commandants d'U-Boot, les armes
et les femmes et les enfants dans les canots de sauvetage.
Je me demandais si...
Les lumi�res m�nent par l�.
Des caisses d'explosifs. Attention.
Ils travaillaient ici.
Toutes ces morts seraient li�es � ces explosifs ?
De l'or.
Tu imagines ce que �a vaut aujourd'hui ?
Comment Zelda compte-t-il sortir l'or de l'�le ?
Qu'importe. On va � la radio cette nuit.
Quand ils dormiront tous.
On lancera un SOS sur toutes les fr�quences.
Celui qui approchera cette radio est mort.
Ces gars ne plaisantent pas.
Tu es arm�.
Oh, merci beaucoup.
En faisant des recherches pour mon livre, j'ai �tabli
le sort de tous les U-Boot, sauf le 351.
J'ai compuls� les rapports alli�s de la semaine
o� il a quitt� la Norv�ge.
Ce U-Boot n'a pas �t� attaqu�.
Il a d� arriver ici avec la r�serve d'or de la Norv�ge.
Jungbeck et Heyter ne trouvent rien.
Je sais. Mais je me suis jur�
de retrouver l'or et de le rendre � la Norv�ge.
Personne n'osera plus insinuer que j'�tais un nazi.
Tu as �t� blanchi pendant la d�nazification, Otto.
Tu es un homme respectable et loyal, d'accord ?
Inutile de le prouver.
Si, Paul. Beaucoup d'entre nous s'en sont tir�s.
Trouver l'or et le rendre. Un acte de contrition.
Vous vouliez nous voir, professeur ?
Vous avez avanc� ?
Les recherches sont longues.
On ne peut pas utiliser le sonar du bateau de ce Smithy.
Parle-leur de ce Smith, Otto.
Je pr�pare un nouveau livre.
J'ai ici des rapports des d�mineurs am�ricains.
Certains sont sign�s George Smith.
C'est un nom courant.
C'est la m�me signature.
Tu pourrais encore servir dans les services secrets.
Je dois trouver cet or avant tout le monde.
S'il existe, Otto.
H�, laissons la neige dehors.
Fermez la porte.
Que faisait-il dehors par ce temps ?
Il apprivoisait des ours polaires, j'imagine.
Un glissement de terrain ?
C'�tait par l�, non ?
- C'�tait le toit ? - Regardez.
L�, allons-y !
Allez chercher Lindquist.
- Il a eu son compte. - D�p�chons.
Il faut le d�gager de l�.
Je vais chercher le toubib.
Amenez de la lumi�re.
Aidez-moi, M. Smith.
- C'est quoi ? - De l'adr�naline.
De l'or. Un tr�sor...
Ramen� en Allemagne...
Un vaste r�seau mondial... Zelda le contr�le.
Qui est Zelda ?
Cherchez-le... Economie.
Qui est Zelda ?
Il ne reprendra pas conscience.
- C'�tait un sabotage. - Qui aurait fait �a ?
Pourquoi d�truire la radio ?
Qui aurait � y gagner ?
- Le bateau a disparu. - Il a coul� ?
Non, il a �t� sorti. C'est de la folie par ce temps.
Rentrons au campement.
- Il a encore parl� ? - Non.
Quelqu'un a pris le bateau de recherche.
Comment vas-tu aller � la base de l'Otan ?
J'essaierai demain matin.
Qui peut-il bien �tre ?
Comment sait-il pour Zelda ?
- Oh, non. - Quoi encore ?
Le froid doit affecter le g�n�rateur.
Jungbeck devrait aller voir.
Je ne l'ai pas vu depuis ce matin.
Il faut aller voir ce g�n�rateur.
Bien, je vais y jeter un oeil.
Mais chacun de vous m'offrira un double whisky.
Debout. La lumi�re fonctionne mal.
Surveille Lechinski.
Quelqu'un est all� voir le g�n�rateur ?
- Smithy. - Tout seul ?
Je vous accompagne, Frank.
La porte est ouverte. Quelque chose ne va pas.
Que s'est-il pass� ?
Que s'est-il pass� l�-bas ?
- Docteur Lindquist, vite. - Assieds-toi, Tommy.
Ils sont bless�s. Viens.
Tu peux te lever ?
Que s'est-il pass� ?
Smithy �tait dans la cabane.
- �a va ? - Oui, je n'ai rien.
- Il faut alimenter le feu. - Aidez-moi pour les portes.
Obturons les fen�tres ou on va geler.
Utilisez les coussins.
Trouvez de la lumi�re.
- La lampe � huile de la cuisine ! - Je sais o� elle est.
Inge, cherche d'autres coussins.
Que s'est-il pass� ?
Vous l'ignorez vraiment, professeur ?
Frank, le couloir est enneig�.
Va chercher des draps.
La neige est entr�e partout.
Ramenez vos matelas et vos couvertures ici.
C'est le seul moyen de rester au chaud.
�a suffit ! Pourquoi faisons-nous tous semblant ?
Ce n'�tait pas un accident.
Oui, on a d�lib�r�ment fait exploser le g�n�rateur.
- Comment �a ? - Quelqu'un essaie de nous tuer
pour un gros tas d'or.
Les nazis avaient d� l'abandonner l�
� la fin de la guerre.
L'Otan a ferm� l'�le.
Alors des nazis utilisent cette exp�dition pour retrouver l'or.
- Des nazis ? Ici ? - Croyez-moi.
- Qui sont-ils ? - Je n'en connais que deux.
De quoi il parle, professeur ?
- Vous croyez vraiment... - Il est arm�.
Ne bougez pas.
Restez o� vous �tes.
Frank, d�sarmez-les.
Les mains en l'air.
On les met o� ?
- La r�serve a un cadenas. - Bien.
Par ici, messieurs. "Schnell".
Tommy ?
Fais un premier tour de garde de 2 heures.
D'accord, docteur.
Je prendrai la suite.
�a me laisse 2 heures de sommeil.
Zelda sera oblig� de r�agir cette nuit.
Ne bougez pas.
Maintiens-le �veill�.
La p�thidine, vite.
Parlez anglais. Qui est Zelda ?
En anglais.
Il est mort.
C'est l'aube.
- Pourquoi Zelda n'a rien fait ? - Il va agir.
Aujourd'hui, on a rendez-vous avec le tanker.
On ne passera pas. Regarde.
Il doit y avoir un moyen.
- Par l'h�licopt�re ? - Non, avec les scooters.
Il faut arriver haut dans les montagnes
avant de commencer � grimper.
- Je n'y arriverai pas. - J'irai avec Heddi.
Tommy, prends les skis. Aldo, le scooteur est pr�t ?
Frank ?
Le Dr Lindquist doit vraiment y aller ?
- Je me fie � elle. - Prenez le fusil, non ?
Oui. Gardez �a. Vous m'apportez le fusil ?
C'est de la folie.
Vous ne franchirez pas ces montagnes.
Le bateau a disparu, professeur.
On a faim, on a froid. Il faut y aller.
Bonne chance, Frank.
�a fera l'affaire.
Tu croyais qu'on allait traverser ces montagnes ?
- Je n'en savais rien. - Je veux d�masquer Zelda.
- Il va nous suivre ? - Il n'a pas le choix.
Tendons-lui une embuscade ici.
Il �tait l� quand je suis venu prendre mon tour de garde.
On les a laiss�s sortir.
C'est bon.
Allons nous planquer.
Attendons.
Il est vide.
Seigneur. C'est Paul Hartman.
On y retourne.
Entra�nons-les l� o� on a tendu l'embuscade.
D�p�che-toi.
Hartman n'est pas venu l�.
Ils ont mis l'or dans le bateau hier, d'apr�s toi ?
Avant le blizzard, alors. Je descends v�rifier.
Va te cacher quelque part.
"Il cherche � manger, mais y a rien � croquer."
Je te croyais mort dans l'explosion, Smithy.
Tu es l'un d'eux ?
Pas moi. Je suis plut�t un mercenaire.
L'or.
Je plongeais pour la Navy quand je suis entr� l�-dedans.
Tout comme toi. Et j'ai voulu ma part.
J'ai bien s�r dit que le chenal �tait scell�.
C'est toi qui a d�truis la radio.
Pour t'emp�cher de contacter l'Otan.
Tu as tu� Lechinski.
Il est mort ? J'en suis d�sol�. Il n'a pas eu de chance.
Il �tait coinc�.
Tu aurais pu tous nous tuer dans l'explosion.
Tu ne vaux pas mieux qu'eux.
Je n'ai pas fait �a.
J'avais trouv� le g�n�rateur r�gl� sur z�ro.
En entendant ce boum,
j'en ai profit� pour dispara�tre.
Et prendre ton or.
Faux. Jungbeck et Heyter ont d� l'embarquer
juste avant le blizzard.
Jungbeck et Heyter sont morts. Hartman est Zelda.
Ensemble, toi et moi...
D�sol�, �a ne marcherait pas. Tu es trop honn�te.
Tourne-toi.
Allez.
D�sol�, l'ami.
- Je ne trouve pas Otto. - Hartman aussi a disparu.
L'h�licopt�re est la derni�re chance.
Des empreintes de pas, Tommy. Elles m�nent � la jet�e.
Tu cherches tes SS ?
Jungbeck et Heyter travaillaient pour toi.
Le U-Boot �tait bien l� o� tu le pensais.
On n'aurait pas r�ussi sans ton exp�dition.
Le Parti t'en sera �ternellement reconnaissant.
Je te ram�ne au campement.
�a venait de la jet�e !
Inutile d'attendre, Zelda.
Tes deux amis ne viendront pas.
Mets tes mains l�-dessus.
Tu n'en auras plus besoin.
Ne bouge pas de l�.
H�, tu vas o� ?
Smithy !
Rentre. Allez.
Le professeur est bless�.
Prends la barre.
Maintiens cette vitesse.
Le professeur a �t� bless�.
On ram�ne le professeur au campement.
Incroyable. C'est Lansing.
C'est Lansing. S�me-le. Fonce !
Plus vite !
Tu peux faire mieux que �a.
Lansing ? Je sais que vous m'entendez.
Ecoutez-moi.
Vous �tes intelligent. Vous comprendrez.
Je ne fais pas �a pour moi, mais pour ce � quoi je crois.
L'or appartient au Reich, Lansing.
Je veux juste l'emporter.
Je ne vous veux aucun mal. D'ailleurs, regardez.
Je sors sans arme, Frank.
Faites-moi confiance. Lansing ? Lansing ?
Vous voyez ? Je suis d�sarm�, comme promis.
On peut se fier l'un � l'autre.
Smith n'�tait qu'un opportuniste.
Mais vous pouvez comprendre. Je veux juste...
"Le capitaine Lansing et son �quipage refusaient"
"de remettre l'or aux autorit�s nazies."
"Ils ont donc �t� ex�cut�s � 07h00 ce matin."
"L'or sera transf�r� d�s la fin du raid a�rien."
C'est sign� par le commandant SS.
C'est la derni�re entr�e de son journal de bord.
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