All language subtitles for Comanche.Station.(1960).1080p.BluRay.x264-SiNNERS.fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional) Download
co Corsican
hr Croatian Download
cs Czech
da Danish Download
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean Download
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian Download
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish Download
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Comme tu veux.

Debout.

Obéissez.

Montez sur ce mulet avant qu'il ne décide de se servir de sa Winchester.

D'accord, madame. Comment vous appelez-vous ?

Mme Lowe. Nancy Lowe.

De Lordsburg ?

- Oui. - J'aurais dû m'en douter.

Pouvez-vous m'aider à ramasser du petit bois ?

Oui, bien sûr.

Ça risque d'être difficile, juchée là-haut.

M. Cody, vous avez dit que vous auriez dû vous douter de mon identité.

Que vouliez-vous dire ?

Il y a un mois, les Comanches ont attaqué votre diligence,

ont massacré le cocher, le postillon et vous ont capturée.

Dans la région, tout le monde le sait.

Mon mari ne vous a pas envoyé à ma rescousse ?

Non, madame.

- Alors... - J'ai parlé à un Indien vers Casa Verde.

Il a dit que les Comanches voulaient échanger une Blanche.

- Vous êtes venu me secourir. - Oui, madame.

- Pourquoi ? - Ça m'a paru être une bonne idée.

Vous auriez pu vous faire tuer.

Oui. À l'aube, nous partirons au sud.

Dans deux jours, nous serons à Lordsburg. Bonne nuit, Mme Lowe.

Si votre femme avait été enlevée par les Comanches

et qu'elle revenait,

que ressentiriez-vous, en apprenant...

Si je l'aimais, ça ne serait pas important.

- C'est vrai ? - Oui, madame. Ça ne compterait pas.

Le relais de Comanche.

Le préposé a dû partir à l'est, à Casa Verde.

Il a dû suivre le chemin de Lordsburg.

Je vais abreuver et nourrir les chevaux.

M. Cody, je pourrais prendre la diligence pour Lordsburg.

Je vous ai assez dérangé.

J'ai commencé à vous ramener à Lordsburg,

et je tiens à finir ce que j'ai commencé.

Merci, Cody. On avait bien besoin de renfort.

Dobie ! Monte sur cette colline.

Assure-toi qu'ils ne se cachent pas

en attendant la nuit.

D'accord.

Frank !

Oui.

C'est la femme du préposé ?

C'est Mme Lowe.

Tiens donc.

Hé, Frank, c'est Mme Lowe.

On vous a cherchée partout dans la région.

- Vous me cherchiez ? - Oui, madame.

Dans le coin, tout le monde vous cherche.

Vous valez votre pesant d'or, Mme Lowe. Pas vrai, Frank ?

Je pensais que tu la trouverais avant moi, Cody.

Frank, va chercher ton ami

et descendez les cadavres de la colline.

Fais ce qu'il dit.

- Lane. - Oui.

- Ils portaient leurs peintures de guerre. - Ah ?

Vous ne transporteriez pas des scalps de Comanches, par hasard ?

C'est pas notre genre. Tu le sais.

Vraiment ?

Tu ferais tout pour une prime.

On était dans le canyon de Ransom, comme toi.

On pensait acheter la liberté de Mme Lowe.

Ils nous ont attaqués et on s'est enfuis. Ça valait le coup d'essayer quand même.

C'est pas tous les jours qu'on peut rafler une telle somme.

Savez-vous combien a offert votre mari

pour vous ramener, Mme Lowe ?

Il ne vous l'a pas dit ?

5 000 $.

Je comprends pourquoi.

C'est dommage que tu l'aies trouvée avant moi, Cody.

Oui, c'est bien dommage.

J'ai entendu parler des gens de votre genre. Vous êtes un comanchero.

Vous n'aurez pas à me raccompagner à Lordsburg.

Et je veillerai à ce que mon mari vous verse votre prime.

- Tenez-le, les gars. - On le tient.

Voilà.

Ce liniment devrait le guérir.

Attrape-le, Dobie.

Fiche le camp, sale mulet !

Allez, Dobie, attrape-le !

J'essaie !

C'est ça, Dobie, n'aie pas peur de lui.

Tiens-le, Dobie !

La blessure n'a pas l'air trop grave.

La balle n'a fait qu'effleurer sa peau.

Rien de tel que le liniment.

Ça guérit tout.

Ça fait un bail, Cody.

- La dernière fois, c'était... - À Fort McKavett.

C'est ça. Le jour où tu m'as fait renvoyer de l'armée.

J'ai jamais compris pourquoi.

Tuer des Indiens, c'était notre boulot.

Tu en es sûr ?

Je crois qu'on en a déjà discuté.

Il paraît que tu as quitté la cavalerie.

Ça m'étonne, tu étais chef de bataillon.

Le commandement a été anéanti à McKavett.

Oui, je sais.

- En tout cas, c'est pas ma faute. - Vraiment ?

Je faisais mon boulot !

Tuer des Indiens innocents.

- Je l'ignorais. - Tu mens.

C'est ce que tu as dit à mon procès, hein ?

Si on m'avait écouté, tu aurais été pendu.

Tu as aussi dit ça.

"Diligences.

"La diligence pour Lordsburg part...

"La diligence pour Lordsburg part

"de Casa Verde à l'aube.

"Changement d'équipage au relais de Comanche, au coucher du soleil.

"Si le temps...

"Si le temps le permet."

Ça, alors ! Tu sais lire, Dobie.

Pas les livres ou les journaux, mais avec les mots seuls,

comme sur les panneaux ou les emballages, je m'en sors bien.

C'est lequel, "Comanche" ?

Celui-ci.

Mince !

Vous comptez prendre la diligence pour Lordsburg, Mme Lowe ?

Oui.

Ça doit pas beaucoup te plaire, Cody.

La dame dit qu'elle va prendre la diligence pour Lordsburg.

Je ne suis plus prisonnière, M. Lane.

Ah bon ?

- Lane. - Oui.

Il fait encore jour.

Si tu partais maintenant, tu pourrais parcourir une belle distance avant la nuit.

On a dit qu'on allait quelque part ?

- J'ai rien dit. - Il n'y a pas de ville dans le coin.

C'est un fait. Il n'y a pas âme qui vive entre Lordsburg et ici.

Non, je crois qu'on va rester ici.

J'aime voir passer la diligence

et faire signe aux passagers.

Pas vous, les gars ?

À moins que ça te dérange, Cody.

Je ne vois vraiment pas en quoi ça le regarde.

Vous m'avez ôté les mots de la bouche.

- M. Lane. - Oui, madame ?

Cette diligence aurait déjà dû arriver, n'est-ce pas ?

Le cocher a dû voir les signes de guerre.

Il aura préféré passer la nuit à Casa Verde.

Je vois.

Votre mari a de la chance de vous revoir vivante.

Mais vous vous demanderez toujours pourquoi

il n'est pas venu vous chercher lui-même.

Je ne cherche pas à le critiquer.

Après tout, il a offert une prime de 5 000 $.

On peut appeler ça de l'amour, si on veut.

Si vous étiez ma femme,

je viendrais vous chercher moi-même, quitte à en mourir.

Bonne nuit, M. Lane.

La diligence ne viendra pas avant demain matin.

Mes gars et moi, on serait ravis de vous raccompagner à Lordsburg.

Elle a un sacré caractère, hein ?

Quand tu parlais de la raccompagner, tu étais sérieux, Ben ?

Pourquoi ne le serais-je pas ?

Ça ne plaira pas à Cody.

La région grouille de Comanches. Il aura besoin de toute l'aide disponible.

Il ne renoncera pas à ces 5 000 $.

C'est vrai.

On pourrait le tuer.

Mais si on faisait ça, elle témoignerait contre nous. C'est sûr.

Si elle était en vie.

Quoi ?

Il paraît que ce M. Lowe...

Il paraît qu'il est prêt à payer pour qu'on la lui ramène vivante ou morte.

Pourquoi ferait-il ça ? C'est insensé.

Il dit que ça l'aiderait à faire son deuil.

- C'est fou. - C'est sa façon de voir.

Tu veux parler de la femme ?

5 000.

Ça fait beaucoup d'argent.

Lane a tort de dire ça de votre mari.

S'il était venu vous chercher, vous seriez tous les deux morts.

- Est-ce tout, M. Cody ? - Non, madame. La...

La prime qu'il offre...

Vous allez me dire que vous n'étiez pas au courant.

Non, je ne le savais pas.

Je ne vous crois pas.

Je ne pensais pas que vous me croiriez.

Frank ?

Tu étais réveillé ?

Oui.

Frank, ça t'arrive de croire qu'on compte pour du beurre ?

Avec Ben.

Quoi ?

Quand on voit comment il nous traite.

Il nous donne toujours des ordres.

Et nous, on obéit sans poser de questions.

Et alors ?

C'est comme si on se servait pas de nos têtes.

Si tu veux partir, Dobie, vas-y. Ben ne t'en empêchera pas.

Tu viens avec moi ?

Tu veux qu'on abandonne Ben ?

Non, c'est pas ce que je veux dire.

Ça n'a rien de personnel,

et puis, on s'habitue à tout.

J'espère réussir.

Quoi ?

Mon père disait toujours :

"Dobie, quoi que tu fasses

"et à qui que tu le fasses,

"l'important, c'est de réussir."

Qu'est-ce qu'il voulait dire ?

Plein de choses.

Lesquelles ?

Par exemple, comme Cody.

- Cody ? - Il peut être fier.

Fier de quoi ?

D'avoir réussi.

Qu'est-ce que tu en sais ?

Il était dans l'armée. Il a été décoré.

Oui, mais il n'est plus dans l'armée.

Peu importe. Si on peut faire une chose

dont on est fier, dans sa vie,

ça suffit. C'est ce que disait mon père.

Il parlait tout le temps.

Oui.

C'était un homme bien.

C'est dommage.

Qu'est-ce qui est dommage ?

Mon père,

il n'a jamais rien réussi.

Bonne nuit, Frank.

Qu'en penses-tu, Ben ?

Il faut filer.

- Cody. - Je les vois.

- Dobie. - Oui ?

Va chercher les chevaux.

Il faut partir pour Lordsburg avant qu'ils nous assiègent.

Nous attendrons la diligence venant de Casa Verde.

Elle devrait déjà être passée.

Frank a raison.

Ils ont dû se barricader dans un relais sur le chemin.

Tu es sûr de ne pas avoir de scalps ?

Tu crois que je ferais ça ?

- Je te connais. - Cody...

Ben ! Un cavalier approche !

La diligence est retournée à Casa Verde.

Je devais rentrer pour m'occuper de mes...

Pour m'occuper de mes animaux.

Des chasseurs de scalps ont attaqué un village près de Mesa.

Ils ont tué les femmes et les enfants.

Ils les ont attrapés.

Ils les ont attrapés ?

Oui. Deux hors-la-loi de Verde, ils les ont tués.

Mais ça n'a pas arrêté les Comanches.

Ils mettent la région à feu et à sang.

Vous devriez partir.

Allez à Lordsburg avant que...

Mon cheval.

Je dois m'occuper de mon cheval.

Nous allons nous en occuper.

Frank, aide Dobie.

On va tous à Lordsburg.

Un Indien serait prêt à tout

pour une carabine et un rouleau de tissu rouge.

Mme Lowe est une jolie femme.

En la voyant, un homme doit avoir envie

de l'épouser et de s'installer.

Tu parles de toi ?

C'est vrai, avec les femmes, je n'ai jamais eu beaucoup de chance.

J'ai eu quelques relations. Mais rien de sérieux.

Sauf peut-être cette fille, à Sonora.

Elle m'aimait, elle voulait m'épouser.

Elle l'a dit à tout le monde. À tout le monde, sauf à son mari.

Il a failli me tuer.

Mais ça m'a servi de leçon.

Il faut toujours s'assurer que le bétail n'est pas marqué.

- Lane. - Oui.

Au relais,

quand j'ai dit que tu transportais des scalps...

N'y pense plus. On peut tous se tromper.

Par exemple, M. Lowe.

Offrir une telle somme pour sa femme, c'est une erreur.

Une telle somme peut pousser un homme à devenir cupide.

C'est-à-dire ?

Ça pourrait le pousser à faire des choses qu'il ne ferait pas en temps normal.

D'ici à Lordsburg, la route est longue.

Je ne serais pas surpris que quelqu'un tente de ravir cette femme.

Toi, par exemple ?

Moi, en particulier.

Attendez.

Traversez.

- Allez. - Dobie, occupe-toi de ces chevaux.

Allez, avançons.

On va suivre la rivière autant que possible.

On va perdre une journée.

Si tu es pressé, coupe par la plaine.

Personne ne te retient.

On va vous accompagner.

Je m'en doutais.

Vous devriez enfiler ceci.

Encore quelques kilomètres, et vous n'aurez plus rien sur le dos.

M. Cody, je vous dois des excuses.

Quelle que soit votre motivation, vous m'avez sauvé la vie.

Si ça n'avait pas été moi, ça aurait été un autre.

D'après Lane, vous avez secouru plus de prisonniers

que n'importe quel autre dans cette région.

Pourquoi, M. Cody ?

Ils vous ont échangée contre 5 $ de pacotilles et une Winchester.

Je vous laisse y réfléchir.

Nous resterons ici le temps de nourrir les animaux.

Et si vous voulez vous laver, il y a une cuvette dans le méandre de la rivière.

C'est un sacré gâchis.

Devoir tuer la fille.

Si elle était laide, ce serait plus simple, mais une si jolie femme,

c'est un vrai gâchis.

On n'y sera peut-être pas contraints.

Je vois pas comment.

On pourrait attendre que Cody touche la prime,

- et ensuite... - Ça ne marchera pas.

Et pourquoi ?

Parce que ça reviendrait à demander à être pendus.

De toute façon, il faudra le tuer.

Tout le monde croira que les Comanches l'ont eu.

Je n'y avais pas pensé. Mais ça ne me plaît pas.

Mes parents m'ont appris à respecter les femmes.

À être poli avec elles, à leur ouvrir la porte, à leur laisser ma chaise.

Pas à les tuer.

Tu crois que ça me plaît plus qu'à toi ?

- Non, je ne crois pas. - Tu veux travailler, c'est ça ?

- Travailler ? - Gagner ta vie honnêtement.

Oh, non, j'en serais incapable.

- Je pourrais être cow-boy. - Et ça te servirait à quoi ?

À te tuer à la tâche pour un autre.

Tu n'aurais pas de quoi payer ton enterrement.

Frank !

- Joli, n'est-ce pas ? - Oui.

Frank, remonte le long de la rivière. Regarde s'ils ont traversé en amont.

S'ils ont coupé notre piste, on va être dans de beaux draps.

C'est sûr.

- Elle en a pour long ? - Assieds-toi. Elle va revenir.

Frank ! Frank !

Il faut filer.

- En l'abandonnant ici ? - Oui, madame.

C'est pas correct.

C'est notre survie qui prime, pas la morale.

Je vais libérer des chevaux.

Pas besoin de ceux du relais.

M. Cody, vous ne pouvez pas partir sans lui creuser une sépulture.

Vous voulez à nouveau appartenir à un guerrier comanche ?

Nous allons faire halte ici.

Nous allons relâcher le cheval de Frank. Il retrouvera son chemin.

D'accord.

Une selle et une chemise. Les seuls biens de Frank.

- Ça fait peu. - C'est sûr.

- Mais ce n'était pas sa faute. - Ah bon ?

Non.

La vie de hors-la-loi était la seule qu'il connaissait.

Un homme peut changer s'il le désire.

Ça n'est pas si simple. Vraiment pas si simple.

- Quel âge as-tu, Dobie ? - Je ne sais pas. Je suis jeune.

Ta famille sait que tu es en cavale ?

Non.

La fièvre les a tués.

Tu n'avais personne à qui obéir, alors tu as rejoint Lane et ses semblables.

Avec Frank, on chevauchait près du chemin de DeValdie.

Frank était seul, comme moi.

On avait entendu parler d'un type qui cherchait des acolytes.

On ne l'a pas quitté depuis.

Tu finiras au bout d'une corde, Dobie. Tu le sais ?

- Oui. - Tu n'es pas obligé de le suivre.

J'y ai déjà pensé. J'y ai même beaucoup réfléchi.

Frank le disait.

Un homme s'habitue à tout.

Dobie, quand on repartira de Lordsburg, tu pourrais m'accompagner.

La solitude, ça finit par être lassant.

- Vous feriez ça pour moi ? - Penses-y.

Du calme. Ce n'est que moi. Va à la rivière, Dobie.

- Si tu vois quelque chose, préviens-nous. - D'accord.

Tiens.

- Ben ? - Oui.

En arrivant à Lordsburg, il faudra qu'on trouve la famille de Frank.

Il faut les prévenir.

Oui, on fera ça.

C'est sûr, il va...

Il va me manquer.

Ce Dobie est un gentil gamin.

Peut-être un peu trop.

Pour quoi ?

C'est une région hostile, Cody. Un homme est amené à faire beaucoup de choses.

Des choses qui demandent du courage.

Comme le mari de Mme Lowe.

Il lui a fallu un sacré cran pour envoyer un autre homme libérer sa femme.

Non, je suis sérieux.

Comment peut-il savoir ce qui va se passer entre son sauveteur et elle ?

J'ai connu un type dont la femme a été enlevée lors d'une attaque.

Une jolie femme.

Le genre de femme dont la présence vous remue.

L'entendre parler.

La voir se déplacer.

À bien y réfléchir, c'était un peu comme vous, Mme Lowe.

Son mari l'a perdue et il a envoyé un gars la retrouver.

Bien sûr, au début, ils ne s'entendaient pas bien.

Elle pensait qu'il l'avait échangée pour s'enrichir.

Lui, il faisait semblant de ne pas s'intéresser à elle.

Ils sont devenus de plus en plus proches, ils n'ont rien vu venir.

Vers le deuxième soir, elle s'est mise à réfléchir.

Elle s'est sentie reconnaissante.

Ce type risquait sa peau pour la sauver alors que son mari restait chez lui,

à faire Dieu sait quoi.

- Ensuite... - Lane.

J'allais juste dire que le mari n'a jamais revu sa femme.

Se faire voler sa femme par un Comanche, c'est une chose.

Se la faire voler par un Blanc, c'est complètement différent.

Bien sûr, dans le cas présent, il y a l'argent.

C'est une sacrée épreuve de devoir choisir entre 5 000 $ et vous, Mme Lowe.

Je suis heureux de ne pas avoir à le faire.

- Lane. - Oui.

Avec de la veine, on quittera la terre comanche demain.

- Après ça, je veux que tu partes. - Ça te plairait, hein ?

Tu aurais Mme Lowe rien que pour toi.

M. Cody.

- Vous n'auriez pas dû faire ça pour moi. - Je ne l'ai pas fait pour vous.

Je n'arrivais pas à dormir.

Tant mieux.

On ne se sent jamais aussi seul qu'en pleine nuit.

- Dobie... - Oui, madame ?

- Depuis quand connaissez-vous Cody ? - Depuis le relais de Comanche.

Vous ne le connaissiez pas du tout avant ?

Non. Je ne l'avais jamais rencontré. J'avais juste entendu parler de lui.

Il passe son temps seul, à écumer le territoire comanche.

Il y a longtemps, les Indiens ont enlevé sa femme.

Il la cherche depuis ce temps-là.

Quand il entend dire que les Indiens veulent troquer une Blanche, il va sur place.

Peu importe où.

Bien sûr, des gens lui disent que sa femme est morte.

Mais il continue de chercher.

On pourrait croire qu'il aurait abandonné après tant de temps.

Mais non.

Je crois qu'il n'abandonnera jamais.

Sa femme et lui devaient vraiment s'aimer.

C'est drôle.

J'apprécie M. Cody, contrairement à Ben.

Mme Lowe, je dois vous dire quelque chose.

Ben et moi...

Parfois, il dit qu'on doit faire des choses...

Des choses qui ne sont pas...

Ce que j'essaie de vous dire,

c'est que quoi qu'il arrive jusqu'au retour,

ne quittez pas Cody d'une semelle.

D'accord, Dobie. C'est promis.

- Ben. - Oui.

On devrait réfléchir à propos de Cody et de la femme.

C'est beaucoup d'argent, mais...

Tu sais le temps qu'il nous faudrait pour gagner cette somme, Dobie ?

- Trois ans ? - Plus.

Frank est mort, on n'est plus que deux contre un.

Contre Cody, ce n'est pas une bonne cote.

- Au contraire. - Je sais.

À la loyale, on n'a aucune chance.

- Il faut trouver un plan et... - J'en ai un.

C'est vrai ? Quand passe-t-on à l'action ?

Bientôt.

S'ils nous attaquent ici, il sera plus difficile de monter sur la colline.

Qu'en penses-tu, Cody ?

Restez où vous êtes.

Quand j'aurai atteint l'autre côté de la clairière, traversez.

Et si tu n'y arrives pas ?

- Faites le tour par les hauteurs. - Cody.

Tiens.

Dobie, reste avec elle.

Je croyais t'avoir dit de passer par les hauteurs.

Je n'allais pas te laisser te faire tuer.

Tu aurais eu la femme.

Je n'aurais pas apprécié ces 5 000 $ s'ils avaient été acquis comme ça.

Je vais chercher ton cheval.

- Ne bougez pas. - Ma jambe va bien, Mme Lowe.

- Avez-vous du whisky ? - Non, madame.

Mais Ben a du liniment pour mulet. Il dit que ça guérit tout.

C'était idiot de traverser la clairière seul.

- Ils ne vous ont pas tué, c'est inouï. - Ils ont tenté.

Le voilà.

Vous n'allez pas le lui faire avaler ?

Ça va faire mal.

J'ai suivi ces guerriers. Ils ne reviendront pas.

- C'est sûr ? - Ils ont emporté chiens et squaws.

- Ils retournent dans les collines. - La tuerie est terminée. Pour le moment.

Nous devrions arriver à Lordsburg demain sans problème.

Oui, madame. Sans problème.

On jette un coup d'œil avant d'aller se coucher.

- Moi aussi. On n'est jamais trop prudent. - Oui.

Ça me rappelle une histoire.

Un gars ramenait une femme pour une prime.

En chemin, il a rencontré des hors-la-loi. Leur plan était prévisible.

- Ce n'était qu'une question de temps. - Alors ?

- Alors, il leur a dit. - Il leur a dit quoi ?

- Qu'il ne valait mieux pas essayer. - Mais ils n'ont pas écouté.

Ils auraient dû. Il les a enterrés.

C'est une histoire triste, Cody.

Elle aurait pu l'être moins.

Ce type, comment a-t-il réussi à tuer tous les hors-la-loi ?

- Les Comanches en ont eu un. - Et les autres ?

Disons qu'il savait se servir d'une arme.

Ne vous gênez pas pour moi.

Merci, madame.

Vous cuisinez bien, Mme Lowe. Une femme doit savoir bien cuisiner.

Moi aussi, je suis bon cuisinier.

Mme Lowe, vous allez me manquer.

- Voulez-vous du café ? - Merci.

Nous serons à Lordsburg demain, n'est-ce pas ?

Oui, madame.

- M. Cody, j'ai peur. - Vous avez peur ?

J'ai le sentiment que rien ne sera jamais pareil.

Vous oublierez.

Vous n'avez pas oublié.

- Dobie m'a parlé de votre femme. - Vraiment ?

Vous deviez l'aimer beaucoup.

- Resterez-vous à Lordsburg ? - Non, madame.

J'espérais que vous resteriez. Ça m'aurait aidée.

Mme Lowe, ce que Dobie vous a raconté s'est produit il y a dix ans.

Vous êtes la seule personne qui m'ait permis d'oublier,

même si ce n'est qu'un instant.

Je vous remercie.

Debout.

Jetez-les sur la couverture.

Prenez vos chevaux et partez.

Quoi ?

Si je vous revois avant d'arriver à Lordsburg, je vous tue.

- Tu n'as aucune raison de faire ça, Cody. - Vraiment ? Partez.

- Tu sais quoi, Ben ? - Quoi ?

Je suis content que ce soit terminé. Content qu'on n'ait pas à les tuer.

Et puis, qu'aurions-nous fait de tout cet argent ?

Quand on a un but, c'est différent. On aurait acheté quelque chose à nous.

Des terres, du bétail, quelque chose comme ça.

Mais je suis content que ça finisse comme ça.

Je suis sûr que toi aussi, Ben.

- Dobie. - Oui ?

Tu te souviens ? Je t'avais dit que j'avais un plan.

- Oui. - Je l'ai toujours.

Voilà.

On va prendre une carabine et attendre que M. Cody soit dans la ligne de mire.

Mais, Ben, on n'a pas de carabine.

Tu crois ?

Pour aller à Lordsburg, ils doivent passer ici, là-haut ou là-bas.

On n'a qu'à attendre.

Il ne faut pas qu'ils voient les chevaux.

- Ben. - Oui.

Je ne veux pas être mêlé à ça.

Où crois-tu aller ?

Quand j'ai cru que c'était terminé, je me suis senti heureux.

Comme je ne l'ai pas été depuis longtemps.

Tu ne comptes quand même pas retourner prévenir Cody et la femme ?

J'ai été content de te connaître, Ben.

Dobie ! Dobie !

Attendez ici.

Lane a une arme.

Je vais grimper et essayer de le prendre à revers.

Si vous le voyez, tirez sans vous arrêter.

Lane !

Oui.

Lâche ton arme.

- Si je fais ça, je n'ai aucune chance. - Autant que Dobie.

- C'était à la loyale. - Il a pris une balle dans le dos.

- C'était un idiot. - Pas de mon point de vue.

On devrait pouvoir trouver un arrangement, Cody.

Sans moi, tu serais toujours dans le canyon

où les Comanches t'ont attaqué.

- Je m'en souviens. - Je m'en doutais.

Lâche ton arme.

Si je me retourne et que je te tue, la femme sera à moi.

- À ta place, je n'essaierais pas. - Je suis obligé.

- Je ne peux plus reculer. - Ne fais pas ça, Ben.

C'est bien dommage, hein ?

Tout ce qu'on peut être prêt à faire pour de l'argent.

Oui. Bien dommage.

Maman ! Maman !

Nancy ?

Oui, John, je suis rentrée.

Va aider ton père.

Vous ne m'aviez rien dit.

Si vous aviez connu mon mari,

vous auriez su qu'il avait une raison de ne pas partir à ma recherche.

Oui, madame. C'est ce que je me suis toujours dit.

Merci, M. Cody.

Bonjour, chérie.

FIN

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.