All language subtitles for The file on Thelma Jordon 720p Archives.org

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Original subtitles

L'AFFAIRE THELMA JORDON

- Pas de chance.... Je l'ai cherché partout.

- Quelque chose a dû se présenter. Pamela, ne t'inquiète pas.

- Il est peut être avec le procureur.

- C'est pas trop tôt. C'est ta femme au téléphone. - Je désire l'oublier.

- Qu'as-tu? Où étais -tu? Oui, Pamela, je t'écoute.

- Pourquoi se comporte t'il ainsi avec moi chaque fois que père vient nous voir?

- Je l'ai cherché partout, même dans cet endroit malfamé qu'est le bar "chez Al" de l'autre côté de la rue.

- Cleve ne boit pas, il ne pouvait pas y être.

- Il travaille trop, c'est tout. Probablement il l'aura oublié.

- Son père bien aimé est là. Pourquoi ont t'ils besoin de moi?

- Quelqu'un est t'il entré? Y a t'il quelqu'un Miles?

- Ecoute Pam, je ne désire pas m'en mêler.

- Ne serait ce pas que Cleve désirerait célébrer un anniversaire qu'avec toi et toi seule?

- Je sais ce que tu ressens, particulièrement vis à vis de père, mais c'est seulement une fois par an.

- Et Nöel, les anniversaires, la fête nationale, thanksgiving, le 1er avril et tous les autres.

- Ecoute Pam. Je ne peux rien y faire.

- Si il a bu, dis lui qu'il ne se dérange pas.

- Au moins jusqu'à ce que père s'en aille.

- Les enfants sont là et nous ont chanté "Joyeux anniversaire".

- Je suis désolée.

- C'est impardonable!

- Pourquoi lui permets -tu celà? - Père.

- S'il te plaît, je reviens dans un instant.

- Tu te comportes comme un chien, c'est tout.

- J'en est plein le dos.

- Comprends-tu celà?

- Non, évidemment. Tu n'es pas marié.

- Et si tu te mariais, tu devrais choisir une orpheline.

- Ceci est un peu génant Tu sais combien j'aime Pam.

- Moi aussi, j'aime Pam.

- Alors?

- Je ne peux pas discuter sans boire un autre verre.

- D'accord.

- Mais tu devrais te réveiller. - Je l'ai fait.

- Pendant cinq ans.

- Cinq ans saoul sans le savoir.

- Et que s'est il passé aujourd'hui? Où es-tu allé?

- Au port. - Ah oui?

- Non pas dans cette partie du port. Dans des zones respectables.

- Je suis allé dans une boutique d'antiquaire. - Ah, oui? - Dans les autres parties du port, je n'aurais pas su quoi y faire.

- Continue, confesse toi.

- J'y suis allé pour acheter un cadeau d'anniversaire à Pam.

- Elle m'a indiqué qu'il y avait un "je ne sais quoi" qu'elle désirait.

- Un "je ne sais quoi"?

- C'est une chose qui se place dans un coin pour garnir je ne sais quoi.

- Tu prends les choses trop à coeur. Tu es beaucoup trop sensible.

- J'aime bien faire les choses par moi-même.

- C'est ma femme, mes enfants, ma maison.

- Pour cette raison, je ne désire pas que son père vienne aussi souvent chez nous.

- et que je souhaite qu'il ne mette pas sa voiture devant ma porte et arrête son moulin à paroles ...

- ... lorsqu'il est dans ma salle à manger. - Qu'est ce que celà à voir avec le "je ne sais quoi"?

- Bien.

- Tout celà me paraît être une bagatelle.

- Mais l'important c'est le fond.

- Quand je suis entré dans la boutique. Le "je ne sais quoi" n'y était plus.

- L'honorable juge en retraite Calvin Blackwell,,...

... l'avait acheté le matin même pour sa fille.

- Elle lui avait dit qu'elle le voulait.

- Il agit ainsi continuellement.

- Si je ne peux pas lui acheter quelque chose, son père le lui donne.

- Tu vas quelque part? - Je vais chercher un témoin qui arrive au train de dix heures.

- Désires-tu m'accompagner?

- Pour te donner une idée.

- Si tu ne rentres pas chez toi,... - Je n'y retourne pas!

- Viens au moins te saouler de vérité.

- Et raconter à quelque fille que ta femme ne te comprends pas.

- Celà ne fait pas de mal et quelquefois c'est salutaire.

- Je lui dirai que mon beau père ne me comprend pas.

- Je crois que je le ferais. - Demain tout celà se sera arrangé.

- Tu as beaucoup à y perdre.

- Demain on célèbre le jugement de Denim.

- Le procureur compte sur toi. - Je suis son petit enfant tout blond.

- Tu ne me l'a pas rappelé. Et qui m'a conseillé ce poste?

- Qui m'a placé ici? - Bien.

- Ferme quand tu partiras. - Oui, certainement.

- Pardon.

MILES SCOTT CHEF ENQUETEUR

- Pardon, excusez-moi.

- Mr. Scott, vous êtes très gentil de m'avoir attendue. J'ai téléphoné hier, et j'espérai bien que vous m'attendriez.

- Je ne vous attendais pas.

- Toujours au travail malgré ces heures tardives? c'est évident puisque le crime ne compte pas ses heures.

- Vous ne me proposez pas un siège?

- S'il vous plait. - En fait,...

...si seulement il n'y avait pas autant de crimes la nuit, c'est très ennuyeux.

- Je viens au sujet de Vera Edwards, la connaissez-vous, c'est tout un personnage par ici..

- Est ce que je vous dérange en quelque chose?

- Manifestement oui.

- Ne faîtes pas ceci pour moi.

- Si après une dure journée un homme ne peut pas prendre un verre...ou plusieurs

- Je suis saoul.

- complètement saoul, merci.

- Ne nous sentirions nous pas mieux si l'air était moins lourd? - Je vais arranger celà.

-Désirez-vous que je revienne un autre jour?

- J'ai téléphoné il y a deux semaines après que nous ayons dejà eu peur une première fois et je n'ai reçu aucun soutien de la police.

- Ici, vous n'êtes pas au département de la police. - Oui, je le sais, c'est pour celà...

- que je m'adresse à vous.

- Ma tante est excentrique et l'uniforme lui déplait beaucoup.

- Mr Scott, avez-vous encore envie de boire? Ou est ce que vous ne voulez pas m'écouter?

- Comment vous appellez-vous? - Thelma Jordon, je suis sa nièce.

- Mlle la "nièce", Je ne suis pas Mr Scott.

- Ainsí vous pourrez économiser votre salive.

...cependant si je peux aider en quoi que se soit...

- Une dame ayant des problèmes. Et qui est très élégante.

- Ce soir ma spécialité ce sont les ennuis. Aidez-moi et je vous aiderai. Ai je été clair? - Non, pas tout à fait

- Si vous voulez m'excuser... - Attendez!

- Je reviendrai un autre jour voir Mr. Scott pour le tenir informé de mes problèmes.

- Je regrette de vous avoir dérangé. - Vous ne m'avez pas dérangé.

- J'étais sur le point de partir pour chercher une "petite femme".

- Excusez-moi pour l'expression. - Bonne chance. - Merci

- Je connais votre tante. Elle m'a surpris une fois cueillant des oranges de ses arbres..

- Ne vous êtes vous jamais écorché avec une branche d'oranger?

- J'en ai toujours les cicatrices. Je me suis abimé définitivement les jambes.

- J'ai remarqué que celà ne vous est pas arrivé.

- Je ne suis ici que depuis quelques mois.

- J'ai passé l'âge de voler des oranges.

- Et n'ai pas encore atteint celui des flatteries. Au revoir.

- Je voulais juste essayer de faire un bon mot, Mme Jordon, un moment!

- Je suis un fonctionnaire, et ma fonction est de vous écouter.

- Si vous écoutez mes problèmes, j'écouterai les vôtres.

- Au moins, laissez-moi m'excuser.

- Puis-je vous aider en quoi que ce soit? - C'est atypique.

- Je viens déclarer une tentative de de cambriolage et on me mets une contravention.

- Non seulement je rencontre un poivrot, dans le bureau d'un inspecteur en chef ...

- L'autre voiture n'a pas de contravention!

- C'est ma voiture. - Pouvez-vous la déplacer de façon à ce que je puisse sortir la mienne?

- Je suis un citoyen très respectable.

- Mais moi aussi j'ai des problèmes.

- Je m'appelle Cleve Marshall.

- J'ai trente cinq ans et je suis l'assistant du procureur du district.

- Et alors?

- Je ne suis pas n'importe quel poivrot.

- Voyez-vous comme mes cheveux sont clairs? - On me promets un brillant avenir.

- Que voulez-vous de moi?

- Vous inviter à boire un verre. Je suis inoffensif,

- Et je me sens seul.

- Celà est très tentant, mais...

- Les hommes avec un avenir ne vous intéressent t'ils pas?

- Je dois d'abord m'occuper du míen.

- Au moins, donnez-moi cette contravention pour que je la fasse annuler.

- C'est très aimable à vous.

- Voyez comme c'est utile d'avoir de bonnes relations?

- C'est seulement pour cette raison que je prendrai un verre avec vous.

- Bien, garez-vous... - Seulement à la condition que je conduise moi-même.

- C'est vous qui commandez. - Je me réjouis de l'entendre.

...car je ne suis pas une de ces "petites femmes".

- Je ne comprends vraiment pas. Oui, il n'a rien pris d'autre que du café.

- Si c'est ce que vous croyez. Chaque fois que vous vous êtes levée...

- Voilà ce qui s'est passé.

- Allons, monsieur. C'est l'heure de la fermeture.

- Je l'ai mérité, n'est ce pas?

- Ah, la voilà! - Encore une danse. - Non il est tard.

- N'est ce pas merveileux? C'est notre anniversaire.

- Quelle heure se fait t'il? Trois heures.

- Je te ferai un cadeau d'anniversaire.

- Oui j'ai payé. Allons-nous en.

- Veux-tu aller chercher la voiture? - Pas avant que la musique ne s'arrête.

- Nous ne pouvons pas en perdre une partie.

- Nous ne devons rien laisser perdre de tout ce qui est bon, Thelma.

- Du premier regard... - Oui je le sais, mais...

- Pas de "mais", ni de "quoique" qui tiennent, Rien de celà.

- Ni de contraintes d'aucune sorte. Je t'aime, Thelma.

- Te l'avais je dit oui.? - Tu l'a déjà fait.

- La musique s'est arrêtée.

- Alors nous partons de cette gargotte.

- Merci. - De rien.

- Demain je n'aimerais pas avoir la même tête que lui.

- Tu peux essayer de l'avoir maintenant si tu le désires.

- Thelma. Ma ravissante Thelma.

- Thelma à la chevelure claire... - Ne recommence pas encore.

- Je ne peux même pas te dire que je suis amoureux de toi? - Non, même pas celà. Debout, Cleve.

- Je ne t'ai toujours pas raconté mes problèmes. - Ils attendront.

S'il vous plaît, Mr Marshall!

- Avant tu m'appelais Cleve.

- A chaque moment je ressens une chose différente.

-Et maintenant, que ressens-tu?

- Suis-je Mr. Marshall ou Cleve?

- Je ne sais pas, mais je le regrette. - Je ne le crois pas.

- Moi non plus.

- Il se peut que je sois une "petite femme" et que je ne le sache pas.

- Et que j'aime me faire raccoler par les hommes dans les bars.

- Ne crois-tu pas que lorsque on est amoureux il peut se produire quelque chose?

- Je suis désolée, vraiment désolée, tout ceci n'a seulement été qu'une petite fête, cependant sans aucun futur.

- Il n'y a eu rien de plus. Sors d'ici, Cleve.

- Ceci m'a libéré complètement de ma cuite. - Parfait.

- Retourne chez toi, quelqu'un est en train de t'attendre. Au revoir.

- Et si je te disais que personne ne m'attends?

- Je ne te croirai pas.

- Conduis prudamment.

- Où étais tu dans la nuit du 25 mai?

- C'est inexcusable.

- Je me réjouis de ne pas t'avoir acheté ce "je ne sais quoi". Il est horrible.

- Ne changes pas de sujet.

- Où est tu allé?

- Bonjour. - Bonjour.

- Aujourd'hui on ne m'as mis aucune contravention. Seulement j'espèrai.

- Je vois que tu es venue avec une certaine protection.

- Est-tu venue voir Scott?

- Je voulais te voir toi aussi. Je désirais savoir si tu étais bien arrivé chez toi.

- Bien sûr, les poivrots et les fous rentrent toujours bien chez eux. Qu'a t'il dit au sujet de tes cambrioleurs?

- Il nous enverra un homme du comté pour ne pas que ma tante ne s'inquiète.

- Ne crois-tu pas qu'elle pourrait s'en apercevoir?

- Oui je te l'ai déjà expliqué.

- Tu as oublié beaucoup de choses de cette nuit.

- Bien. Je vois que, de jour, je ne te plais pas. - Je n'ai pas dit celà.

- J'ai deviné, tu es marié.

- Ne te fâche pas. - Je ne le suis pas.

- Mais je ne veux pas te faire honte.

- J'ai compris.

- Je me suis conduit d'une façon un peu cavalière la nuit dernière.

- Je te demande de m'excuser. - Accepté.

- Au revoir, Cleve. Au revoir!

- Si tu me laissais la voiture.

- Jusqu'à huit heures.

- Je désire partir tôt, Ce sera mieux pour les enfants..

- Voilà Cleve qui arrive, Au revoir je te rappelle. Au revoir.

- Quelque chose te préoccupe?

- Tu as fait une belle réception. Je ne te croyais pas capable d'en faire une.

- Crois-tu que je t'abandonnes?

- Je vois que tu étais en train de faire tes valises. Que désires-tu que je crois?

- Seulement que je t'aime beaucoup.

- Cleve, chéri. - Ne refait jamais celà.

- Je t'ai effrayée.

- Où vas tu? - Je ne m'en vais pas, nous partons tous.

- Tout l'été, comme toujours.

- A la mer? - Tout est prêt ?

- Mme Perkins nous laisse la maison plus tôt cette année.

- C'est très aimable de sa part?

- Pourquoi ne te changes tu pas, chéri?

- Nous déjeunerons dans le patio. Nous pouvons faire un barbecue ce soir.

- Pam, n'allons pas à la mer cette année.

- Ne pas partir. Oui, si c'est pour se faire bronzer au soleil toute la journée, veiller sur les enfants lorsqu'ils sont dans l'eau...

...être obligé de partir et de revenir, chaque semaine...

- Es-tu poursuivi par quelque blonde là bas?

- Pourquoi ne reviendrais tu pas chaque soir. - C'est à 95 km. Sans compter le travail de nuit.

- En outre...

...Cette maison ne me plaît pas quand tu n'es pas là.

- C'est très gentil.

- Mais nous partons.

- Les enfants seront enchantés. Ne sois pas égoïste.

- Désirez-vous que j'appelle quelqu'un de plus? - Pourquoi?

- Pour votre diner.

- Vous ressemblez à un pingouin perdu.

- Nous sortons avec quelques journalistes. Si vous voulez venir. ...

- Il n'y aura aucun danger.

- N'oubliez pas de faire ces commissions pour Mme Marshall.

- Oui je les ai notées ici.

- Je dois te dire que tu ne dois pas rapporter de lait, t'acheter un maillot de bain,...

...emporter un ballon pourTimmy, faire trois repas par jour...

- Je me préoccupe pour toi.

- Et appelle-moi au Garden 8409.

- Je ne sais pas pour qui sont ces commissions. Une autre personne viendra les chercher.

- Bien. Je dois m'en aller maintenant.

- Au revoir et merci, Dolly.

"Ces fruits ne sont pas traités ou colorés artificiellement

Il vont directement de la nature aux consommateurs...

...dans des beaux paniers mexicains ou chinois...

...ou en cajots de sequoia de californie.

- Vous avez un appel de ce détective, Mr Thompson.

- Merci. Excuse-moi, tante Vera.

- Qui a appelé Thelma?

- Où est le reste de ceci, Sidney?

- Docteur ou pas, J'ai besoin d'un brandy.

- Mr Thompson?

- Vous faîtes erreur. Je suis Cleve Marshall.

- Bonjour, Cleve.

- Je n'ai pas de raison pour t'appeler.

- Mais j'en ai ressenti subitement le besoin.

- Je me sens seule de jour comme de nuit, Tante Vera ne va pas bien....

- De fait...

...tout est vide depuis un certain 25 Mai.

- Tu ne peux pas. Non, pas ici.

- Si tu le désires...

...je te verrai sur la route dans vingt minutes.

- Merci d'avoir appelé Mr. Thompson.

- Et après?

- Après l'été, je vais au lac.

- Il est toujours plus joli en hiver. J'ai trouvé un travail dans un hôtel comme animatrice.

- Comme animatrice reconnue par la loi. - Que fais-tu?

- Je joue au tennis, au loto et aux cartes.

- Je rends des services à tout le monde, si quelqu'un a besoin de moi.

- Si le fait de boire te fait penser ainsi, tu ferais mieux d'y renoncer.

- Tu désires connaître mon passé. Si tu m'avais vu...

- La raffinée Mme Jordon.

- J'étais dans toutes les fêtes.

- Au lac, à la plage... Toujours à m'occuper des autres.

- J'avais un grand talent pour ce travail.

- Partager la lumière de la lune avec des veuves et des personnes agées atteintes de goutte...

- Je n'ai pas la goutte. Désires-tu danser?

- Je suis lasse de voir comment on s'occupe des autres.

- Au final celà me détruit.

- Et aujourd' hui je suis en train de faire la même chose avec toi.

- M'as-tu dit que tu voulais danser?

-Prenons nous quelque chose avant? -Certainement.

- Je regrette, un autre jour.

- Garçon! La note s'il vous plait. - Oui?

- Pouvons-nous sortir par là? - Oui si vous êtes préssés. - Tenez. - Merci.

- Ce fut une soirée agréable. - Excepté quelques details.

- Qui était-ce? Ton épouse? - Non, elle est partie.

- Mais seulement temporairement. Je suis désolée.

- Bien, tu sais où je vis et où je me promène le soir.

- Celà m'est égal ce qui se passe. J'ai besoin de te voir plus souvent.

- Non, demain nous sommes vendredi.

- Je t'appelerai lundi.

- ...Sois prudent, ne dit pas être Thompson. - Qui est-ce?

- Le policier que Scott a envoyé.

- Il m'a conseillé de laisser Sidney habiter à la maison.

- En voilà une protection!

- Mais comme je n'ai pas eu d'autres problèmes...

...dis que ton nom est Mr. Smith ou Mr. Brown.

- Je suis Dick Tracy?

- C'est pour ton bien. - Je le sais.

- Bonne nuit, Mr Tracy. - Aujourd'hui tu ne m'as pas embrassée.

- Bien sûr que si.

- Tu m'as effrayée.

- Ce n'était pas mon intention.

- Je ne t'espionnais pas.

- Que fais-tu ici? - Ne t'inquiète pas.

- Je ne suis pas monté.

- Je t'ai appelé et tu n'étais pas là.

- Je savais que tu reviendrais vite.

- Qui est-ce ?

- Laisse-moi le calmer.

- Attends ici. - Certainement.

- Je peux attendre.

- Pourquoi quand on connaît une jolie femme...

...elle devient en quelques semaines une merveille de beauté?

- Quelques fois c'est le contraire.

- Pas dans ton cas.

- Bien, je t'ai raconté l'histoire de toute ma vie.

- Tu as l'impression qu'elle t'a laissée tomber

- Mais tu aurais pu lui en parler

- On ne dit pas à son épouse "ne t'en vas pas, je me suis amouraché d'une autre".

- Si c'est la vérité, on doit le lui dire. - C'est la vérité.

- Tu l'as déjà dit la première nuit.

- Il y a une différence.

- Maintenant je suis saoul. Je ne l'étais pas.

- Maintenant je suis sûre quelqu'un va arriver, comme toujours.

- Ce week end je n'irai pas. Je ne supporte plus ces week ends.

- Ne crois-tu pas que moi aussi je me sens coupable, de ne pas pouvoir parler de toi?

- Cleve, quel malheur!

- Quand tout commencait à aller si bien pour moi.

- J'étais venu ici pour récupérer.

- Quelle récuperation!

- Etre folle d'un homme et être obligée de se cacher comme une adolescente.

- Je te l'ai dit, nous devons partir d'ici.

- Etre folle? Ceci n'implique pas que tu m'aimes.

- Je sais seulement que je pense à toi jour et nuit.

-Que j'aime quand tu me regardes avec ces yeux là.

- Que quand je te dis "je ne veux plus te voir".

- je le fasse la fois d'après quand tu me prends dans tes bras.

- C'est moi qui court le risque, non?

- Pas totalement.

- Je suis mariée moi aussi.

- Je pense ne pas t'avoir bien entendue.

- Je suis mariée.

- Ne désires-tu pas tout me raconter?

- Non, c'est un mariage comme le tien.

- Il s'appelleTony. Son nom importe peu.

- Je l'ai connu en Floride en jouant à la roulette.

- Et tu l'aimes toujours?

- Il y a de nombreuses choses que je dois te raconter.

- Rappelle-toi, je t'ai dit un jour que je voulais devenir actrice

- Tout celà faisait partie de ce monde,

- dans lequel les gens te prête attention.

- Obtenir la meilleure table dans les restaurants chic.

- Porter un smoking noir, un champeau en feutre, posséder un porte-cigarette en or.

- Un bon motif pour se marier, un porte-cigarette en or.

- Je ne m'attendais pas à ce que tu le comprennes. Je ne le comprends pas moi même.

- Tout brillait.

- Jusqu'à ce que j'ouvre le porte-cigarette et que j'y découvre le nom d'une autre.

- A Tony, de Debbie ou comment s'appelait t'elle.

- Et ensuite tu l'as rencontré,

...par ici avec elle.

- Combien de temps est tu restée avec lui?

- Il est resté avec moi jusqu'à ce que je n'ai plus d'argent.

- Où est t'il en ce moment?

- Cela m'importe peu, grâce à toi.

- Où qu'il soit il passe son temps à jouer en compagnie de jolies femmes.

- Tu l'as vu dernièrement? - Non, et je ne le souhaite pas.

- Dans quelque temps je serai libre, je suppose.

- Mais ne te fâches pas Cleve. Tu ne devrais pas me plaindre.

- Je désire que tu me dises...

...que tu ne penses plus à lui.

- Oui je te le dis. - Encore une fois.

- Oui, je ne pense plus à lui parce que tu est là.

- Nous devrions partir ensemble quelque part.

- Pourras-tu t'arranger? Rapidement? - Vendredi.

- Je dirai que je vais voir le procureur du district.

- Nous prendrons le train de nuit.

- Ou nous partirons avec ta voiture.

CHERE TANTE VERA: J'ARRIVE EN VOITURE A LA FIN DE LA SEMAINE

JE RENTRERAI LE LUNDI ET JE T'EXPLIQUERAI JE T'AIME THELMA

- Residence Edwards. - Mme Jordon s'il vous plait.

- De la part de Mr Johnson. - Un moment. Je vais voir.

- Oui. - Où est mon chauffeur? N'est ce pas l'heure maintanant?

- Heureusement que tu as appelé. Il s'est passé quelque chose.

- Ne dis rien, viens tout de suite. Je t'attends sur le chemin.

- Passe par la porte latérale.

- Que se passe t'il?

- Je me l'imagine.

- Tony est venu.

- Pourquoi dis-tu celà? - A part Tony qui celà peut t'il être? Alors, que s'est il passé?

- Moi aussi j'ai pensé à lui. Mais non.

- Tout allait bien jusqu'à aujourd'hui. Je ne sais pas qu'est ce qui me prend.

- Allons, parle, que se passe t'il?

- Elle est morte. - Qui?

- D'un coup de feu. J'allais chercher la voiture quand je l'ai entendue.

- Elle se trouvait dans la bibliothèque, et le coffre-fort était ouvert.

- Son collier d'émeraudes de grande valeur dont je ne t'avais pas parlé avait disparu.

-Tu m'as caché l'existence de ce collier comme tu m'as caché celle de Tony

- Je ne sais pas, tu aurais pu être désesperé...

- J'ai peur. N'entre pas, je t'en prie!

- Pourquoi non? - Tu sembles ne pas comprendre pourquoi j'ai peur.

- J'ai écrit à ma tante une lettre il y a huit ans...

...dans laquelle il était mentionné qu'elle possédait des émeraudes.

- Il a découvert cette carte...

- Je ne voulais pas en parler. Seulement il a voulu être désagréable.

- Je ne sais pas si cela signifie quelque chose ou pas. Je ne connais pas Tony.

- Et peut être que je ne te connais pas toi non plus.

- Je mérite ce qui m'arrive. - Je suis désolé, chérie.

- Je sais ce que tu ressens, mais si c'était Tony ils me suspecteront.

- Nos sorties, nos appels téléphoniques...

- Nous avons été prudent. Je ne permettrai pas qu'ils te suspectent.

- Dis-moi ce que je dois faire?

- Tu dois y retourner, hurler, et appeler la police.

- Ou est Sidney? - Il est chez lui.

- Savait t'il que tu étais partie?

- Qu'attends-tu?

- J'espérais que tu me dises de faire autre chose.

- Tu n'as rien fait d'autre.

- Tu n'a touché à rien à l'intérieur!

- Si un peu. - Un peu, et quoi?

- J'ai effacé les empreintes. - Quoi?

- J'étais paniquée. Je ne savais pas quoi faire. Et si c'étaient celles de Tony?

- Ou les tiennes. - Tu ne devais pas le faire.

- Qu'as-tu nettoyé?

- La fenêtre par où il est rentré, le pistolet et le coffre-fort.

- Les voleurs utilisent des gants, ne le penses tu pas?

- Non, pas avant que je me sois calmée.

- Il semble que tu ais fait du joli travail à l'intérieur de la maison. Quoi d'autre?

- Je ne pense pas que... Je ne sais pas!

- L'as tu touchée? - Non

- Comment gisait t'elle? - Sur le ventre.

- Si tu ne l'as pas retournée, comment as tu su qu'elle était morte?

- Parce qu'elle ne respirait plus.

- Il faut que tu y reviennes et la retourne. - Je ne pourrai pas.

- Tes empreintes doivent être sur le coffre et sur le cadavre. - Cleve, je ne peux pas.

- Peut-être je ne la connaissais pas beaucoup mais je l'aimais.

- ...et cette pièce avec cette odeur de mort. - Je vais avec toi.

- Je ne te laisserai pas prendre le risque. J'irai moi.

- Pour faire plus de bétises? Non. Va à la porte latérale pour voir si il ne vient personne.

- Je vais abaisser la lumière.

- Si tu dois t'immiscer là dedans... - Je ne le ferai pas.

- Où est Sidney? - On voit sa maison là haut.

- Pourquoi n'y a t'il pas de lumière? - Je l'ai éteinte après avoir nettoyé.

- Etait-elle allumée quand tu est entré? - Non.

- Alors l'assassin en toute hâte a éteint la lumière lorsqu'il est parti. Tu en es sûre?

- Je n'en suis pas certaine. - D'accord, laisse là comme ça..

-Mais touche l'interrupteur pour y mettre tes empreintes, comme si tu l'avais éteinte. - Vas-y!

- Aucune preuve qu'il ait tiré un coup de feu Est ce le sien?

- Je ne l'avais jamais vu. - Pose le par terre.

- Retourne-la. - Cleve!

- Ne serait ce pas cela le plus logique? Tante Vera, tante Vera!

- Mets-là sur le dos.

- Le gars de Scott est venu ici. Lui as tu dit qur le coffre se trouvait dans cette pièce? - Ouí.

- Que s'est il passé les deux premières fois?

- La première fois la porte latérale a été forcée, la seconde nous avons entendu quelqu'un s'approcher du chien.

- Où est le chien maintenant? - Au magasin de toilettage.

- Et tu n'as pas pensé que ce pouvait être Tony auparavant?

- Non, mais... - Mais quoi?

- Quand j'ai remarqué que le collier n'était pas là et que presque personne n'était au courant des émeraudes.

- Remets tes empreintes sur le coffre-fort.

- Touche le, est ce une curiosité?

- Y a t'il quelque chose dedans? - Il semble qu'il n'y ait que des papiers.

- Des papiers? N'avait elle pas fait un testament?

- Qui héritera?

- Tu seras peut être une femme riche.

- Elle ne peut avoir...

- Si elle l'a fait, pas de chance pour toi. - C'est ce qui semblerait?

- Oublie ce que je t'ai dit. - Oui.

- De toute façon, elle n'aurait pas...

-Après mon départ, attends dix minutes. Ensuite hurle et vas chercher Sidney.

- On passera des jours avant de se revoir. - Ferme la lumière et n'oublie pas d'enlever ce manteau.

- Que se passe t'il?

- Je viens de me rappeler, j'ai laissé une note sur la table de nuit. - Vas vite la chercher, cours!

- Que fait ceci ici?

- Je la prenais quand... - Débarasse-toi en.

- Voit t'on la maison de Sidney depuis la fenêtre? - Oui.

- Elle est dans l'obscurité.

- Prends le téléphone. - Non.

- Prends-le!

- Mme Edwards est en train de dormir. Le téléphone n'est pas connecté là haut.

- Certainement, docteur. Celà va me prendre quelques minutes. Je vous appelerai tout de suite.

- Il va venir ici!

- Quand je t'ai appelé plutôt, comment sais tu que Sydney n'était pas au téléphone? - Nous n'avons pas le temps!

- Il a allumé.

- Tu as dit "il s'est passé quelque chose", et c'était il y a une heure environ.

- Où était t'il? Où étais tu? - Je ne le sais pas. S'il te plait!

- J'ai appelé deux fois. La première fois il a répondu !

- Par où sommes nous entrés? - Je ne sais pas!

- Va à la fenêtre et touche uniquement le rebord. Vite !

- Cleve! La fenêtre a été forcée!

- Ferme la porte par laquelle nous sommes entrés.

- Je sortirai par la porte principale. Ferme la tout de suite. J'ai perdu mon stylo.

- J'essaierai de venir. En attendant, tu ne sais rien.

- Cleve! Les empreintes sur le coffre!

- Si je ne suis pas venue ici...

- Fais semblant d'être en train de dormir. Dépêche-toi!

- Mme Jordon! Mme Jordon!

- Je vais répondre.

- Allo?

- Bonjour, Miles.

- Cleve ne se sent pas bien, Il était en voyage dans le nord jusqu'à hier soir.

- Tu ne peux pas le laisser en paix une journée?

- Il est à la plage, Je lui dirai qu'il te rappelle.

- Passe-le moi. - Il vient d'arriver. C'est Miles.

- Bonjour Miles - Ne lis tu pas les journaux du matin?

- En première page.

- Vera Edwards?

- Vaguement.

- Pourquoi moi? Je travaille au tribunal, tu te rappelles.

- Il s'agit de deux cent mille dollars.

- Des émeraudes, et un testament récemment rédigé...

- C'est bien.

- Quelle est l'adresse de la maison?

- Celà va me prendre quelques heures.

- Bien, au revoir.

- Mon père avait raison, tu ne m'aimes pas.

- Ton père a toujours raison. - Ne dis pas celà.

- Dernièrement personne ne sait où tu étais.

- Et pour une fois que tu étais ici... - Mon travail passe avant les loisirs.

- Tu aurais pu dire que tu étais malade.

- Maintenant je me sens mieux.

- Tu as effectivement meilleure mine.

- Alors ce n'était seulement qu'une excuse.

- Tu as de la compagnie.

- Avec tout un attirail.

Cleve, je suis désolée.

- Je les ai invités pour le week end parce que j'ai pensé que tu serais là.

Et au réveil quand je t'ai vu aujourd'hui...

- Que m'importe? - Rester tranquille me va à merveille.

- Bonjour, Timmy et Joanie! - J'ai un travail...

...et toi, un père auprès duquel tu peux te plaindre.

- Je ne me plains pas, Cleve.

- Tu en es sûre.

- Alors de quoi parlais tu? - Il n'y rien à en dire de plus.

- Comme tu est distant.....

- Toujours occupé, je te vois à peine.

- Si je ne te conaissais pas aussi bien et si je ne t'aimais pas tant...

- Je penserais la même chose que mon père. Que tu as été avec une autre.

- Celà est sans objet.

- Mon père dit, mon père pense... - Bien, je lui dirai.

- Tu as une autre femme, non?

- Tu la connais depuis longtemps?

- Je ne désire pas parler d'elle.

- Tu ne désires pas te marier avec elle?

- Essaie d'être un homme adulte, Cleve.

- Que se passe t'il?

- Tu es toujours une petite fille avec des noeuds dans les cheveux..

- Je le sais, je sais que celà est mon problème.

- Mais, désires-tu te marier avec elle?

- Je suis marié avec toi et avec les enfants.

- Ceci n'est pas une réponse.

- Je ne peux pas divorcer à cause des enfants.

- Ce n'est pas celà que je désire entendre. Cleve!

- Ouí, Pam.

- Je t'aime toujours.

- Alors?

- Donne-moi du temps pour y voir clair.

- Pamela! Tu ne viens pas dire bonjour?

- S'il te plaît, ne t'en vas pas! Je t'aime!

- Miles m'attends.

- Je t'appelerai. - Cette nuit?

- Dans un jour ou deux.

- Il semble que l'homme soit grand. Bien.

- Que l'on prenne des moules des empreintes.

- Que savons-nous à cette heure?

- Il mesure un mètre quatre vingt, et à un poids compris entre 80 et 90 kilos.

- Son talon est usé à force de conduire.

- Continuez Mme Jordon. - Je vous ai dit tout ce que je sais.

- Quand j'ai eu des problèmes, j'ai pensé à ma tante.

- Je ne savais pas où aller, elle était malade et moi sans argent.

- Je crois qu'elle s'en est réjouie. Je lui faisais les courses...

...je la peignais et lui faisais la lecture...

- Je faisais beaucoup plus que de lui tenir compagnie.

- Ainsi, elle a modifié son testament.

- C'est ce que vous dites, Moi, je ne le savais pas.

- Savez-vous qui héritait auparavant?

- Je ne savais pas qu'il y avait un testament. - Le comté. Pour réaliser un parc.

- Je suis vraiment désolée. - Ne soyez pas trop désolée.

- Il se pourrait qu'il y en ait encore un.

- Mr Scott, quand vous traitez avec moi, quand vous m'interrogez et que vous avez des soupçons.

- Ne soyez pas sarcastique.

- Ne me traitez pas comme une criminelle.

- Je vous fais toutes mes excuses. Je vais me contrôler.

- Nous sommes en train d'établir la communication. - Merci.

- Vous avez la ligne mainteant. - Merci.

- Vou pouvez y aller. Cleve, puis-je te parler?

- Vous pouvez m'attendre dans le petit salon Mme Jordon.

- Qu'en penses tu? - Il est encore trop tôt.

- Et ces empreintes de pied?

- Je ne crois pas qu'elles soient celles du voleur.

- Je ne crois pas non plus que ce voleur existe.

- Va voir ce que tu peux en tirer.

- Cleve! - Un moment.

- Ils vont m'arrêter, non?

- Scott ne fera pas ce genre de faute. - Ne ments pas.

- Mais, que s'est il passé? - Je n'en sais pas beaucoup plus.

- Qui était là si ce n'était pas Tony?

- Comment? Je ne leur ai pas parlé de lui. - Tu n'en as pas eu besoin.

- Tant d'ennuis pour rien.

- Il t'a appelé ce matin de Chicago. - Tony?

- En est tu sûr? - Il s'appelle Laredo, non?

- Scott me l'a dit. Un des détectives a pris la communication et l'a informé.

...Si il l'a vraiment fait, pourquoi m'a t'il appelé?

- Peut être d'avoir un alibi.

- Ou peut être parce qu'il a tué ta tante.

- Ou pour le testament.

- Non ce n'est pas pour celà? Ou alors il désire revenir avec toi.

- Et alors? Il aurait pu se déplacer en avion.

- Scott a demandé à la police de Chicago de faire des recherches.

- Si son alibi est bon...

- Qu'ont t'ils découvert de plus?

- Que tu n'étais pas mariée avec lui.

- Tu ne l'as jamais été.

- Pourquoi m'as tu menti?

- J'avais honte de te dire la vérité.

- Pourquoi m'avoir dit cela? - Je ne sais pas.

- J'en avais assez de t'entendre parler de ta famille.

- J'en ai une encore. - Je le sais et c'est pour cela que je l'ai fait...

- Cleve, nous n'avons pas le temps pour nous quereller!

- Je ferai tout mon possible. Tout.

- J'aurai besoin d'un avocat.

- Mais je n'ai pas d'argent.

- Je m'en chargerai.

- Je te rembourserai. - Ne parles pas ainsi.

- Il y en a un à San Francisco, Kingsley Willis. C'est le meilleur.

- Il faut en faire plus. Tu dois en faire beaucoup plus.

- Quoi de plus? J'ai les mains liées.

- Il est trop tard pour faire quelque chose.

- Cleve, et si le procureur du district te passait l'affaire?

- Il ne va pas laisser une affaire comme celle-là lui échapper. - Justement, il sera contre moi, toi non.

- Moi, présenter l'affaire contre toi?

- Si non, comment vas tu me protéger? Retarde le, demande plus de preuves.

- Jusqu'à ce qu'ils vérifient qui a agit.

- Pendant ce temps tout peut arriver. N'abandonne pas.

- Quelque chose va se produire, Cleve. Je le sais.

- Juste à cause du testament? Les gens...

- Veuillez attendre ici. Pardon de vous déranger dans votre petite réunion.

- Mr Marshall a été si gentil avec moi.

- Parce qu'il ne savait pas tout ce que je sais de vous.

- Mme Jordon, je viens juste de parler avec un de vos vieux amis.

- Il serait heureux de vous aider, mais il est sans argent.

- M'aider en quoi?

- Je lui ai dit que vous étiez arrêtée pour assassinat.

- Il y a eu un cambriolage chez les Jordan cette nuit avec un vol de bijoux. - Nous les retrouverons.

- Sidney, avancez.

- Cette nuit j'ai reçu un autre appel.

- Je l'avait tenu secret. Dítes nous.

- Je suis désolé, Mme Jordon.

- L'homme qui vous a appelé dernièrement en donnant des noms différents.

- De nombreux amis m'appellent.

- Celui que vous avez rencontré au grand portail. - Nous l'appelerons "Mr X".

...il a appelé une première fois peu après neuf heures et la communication a été coupée.

- Il a rappelé et vous avez décroché.

- Vous lui avez dit "Il s'est passé quelque chose. Viens tout de suite".

- A ce moment là, je ne pensais pas à lui, mais maintenant si. - Le jury fera de même.

- Quarante minutes après vous avez feint d'être endormie.

- Pourquoi, Mme Jordon?

- Je ne dirai rien avant d'avoir vu mon avocat. - Bien, pouvons-nous partir?

- Puis-je prendre mon sac et mon manteau? - Non.

- Cleve, je la ramène.

- Tu vas avec Sidney au commissaríat pourqu'on prenne sa déposition. - D'accord.

- Je suis désolé pour elle. Bien qu'elle ait été toujours quelque peu étrange.

- En insistant sur le fait que quelqu'un voulait de nous voler comme si elle préparait quelque chose.

- Mais elle a toujours été gentille avec moi.

- Je ne peux pas encore le croire, et vous?

- Pour celà il existe des tribunaux, Sidney. - Certainement.

- C'est terminé.

- C'est du tout cuit.

- Ce n'est pas ce qu'en disent les journaux.

- Je te dis qu'ils la jugeront. - Mais ont t'ils des preuves?

- Il y a ses empreintes partout.

- N'est ce pas, Monsieur le procureur? - Et nous retrouverons les émeraudes.

- Vous n'avez rien de mieux à faire? - Non pas vraiment.

- J'attends quelques journalistes. Je suis sur une affaire.

- Nous aussi. Nous la portons au tribunal. - Bonne chance.

- Quelle affaire? - Des détrousseurs de tombes.

- Qui est ce? - Leur avocat, Willis.

- Kingsley Willis? - Ouí, malheureusement. Mais nous gagnerons.

- Le café est extrèmement petit. - Ouí.

- Mr. Pierce, Votre frère a appelé. Il a dit que c'était important.

- Rappelez-le. - Oui, monsieur.

- Bonjour. - Salut.

- J'étais en train de penser...patron

- ...que si vous ne vous sentiez pas à même de traiter cette affaire... - Tu dois faire une pause, Cleve.

- Tu n'allais pas bien ces derniers temps.

- C'est le moment de la pêche. - Et de la chasse ici.

- Je n'apprécie pas particulièrement les premières pages. - Bien, mais à l'occasion.

- Bonjour, Alex. Comment vas-tu? Comment vont ces ambulances?

- Dans l'affaire Jordon?

-Oui, elle a un avocat.

- Que dis-tu? Tu te moques de moi. Alex, es tu devenu fou?

- Tu sais ce qu'une affaire comme celle-là signifie pour moí.

- Comment oses-tu?

- Petit traitre!

- Je lui paie ses études et pour un peu de publicité...

- De qui vient cette idée?

- Tu peux aller avec...

- Kingsley Willis.

- C'est le plus grand salopard...

- Je ne serai fâché que tu me racontes.

- Je suis hors jeu, disqualifié. - Je ne peux plus m'occuper de cette affaire.

- Willis a fait un contrat avec mon frère pour tout son personnel de défense.

- En voilà, une action extrèmment rusée!

- Pourquoi?

- Il a peur de moi. Il savait que grâce à cette affaire...

- Je suis désolé, Pierce.

- Reviens ici. Pourquoi tant de hâte?

- Tu tiens ici ton affaire. Prépare-toi bien.

- Nous allons gagner.

- Nous devons absolument réussir.

LE PROCUREUR DU DISTRICT INHABILITE DANS L'AFFAIRE THELMA JORDON

- Pierce est très populaire ici. Il a beaucoup de poids dans le jury.

- Mais de ce Marshall Nous ne devons pas trop nous en préoccuper.

- Celà vous est t'il arrivé à vous même? - Sincérement, non.

- Le mérite doit revenir à celui qui est à même de le recevoir.

- Comme à ce petit ami anonyme de votre tante...

...le même qui m'envoie cinq mille dollars pour vous défendre.

" Cher Mr Willis. L'inhabilitation du procureur du district ayant été provoquée...

...par l'embauche de son frère en tant qu'avocat dans votre système de défense....

- Le procureur est très influent ici.

- Les membres du jury le respecte beaucoup".

- Vous n'ignorez rien à ce sujet, n'est ce pas?

- En appréciez-vous l'idée? - J'en suis ravi.

- Ainsí nous ferons d'une pierre deux coups.

- Nous allons avoir un avocat local, dont nous avons besoin,...

...puis des jurés qui écouteront ceux de l'extérieur....

...et un substitut du procureur.

- Les équipes de seconde classe me plaisent bien.

- Elles me permettent d'obtenir la victoire plus facilement.

-En outre, Marshall n'est pas sûr que vous soyez coupable.

- Si non, il n'aurait pas accepté l'affaire. - Ne soyez pas idéaliste.

- Un travail est un travail.

- Vous ne m'avez jamais demandé si j'étais coupable.

- Pourquoi le devrais-je? Je sais que vous ne l'êtes pas.

- En fait je ne désire pas le savoir... Je ne travaille pas de cette façon.

- Pour moí, le monde est plein de petits agneaux innocents...

...que je defend.

- Mais, ne devriez vous pas savoir certaines choses de façon à me défendre?

- Mme Jordan, il existe deux types de criminels, ceux qui sont conscients et les inconscients.

- Ces derniers souffrent du syndrome "de double personnalité".

- la squizophrénie,...

...quand la main gauche ne laisse jamais savoir à la main droite ce qu'elle en train de faire.

- Je ne veux pas dire que vous soyez squizophrène.

- Nous travaillons tous les deux ensemble.

-Je suis la main droite, et je ne dois jamais savoir ce que la main gauche a fait...

...ou ce qu'elle est en train de faire.

- Si je le savais...

...je pourrais commencer à me sentir coupable...

...et agir en tant que tel.

- C'est une explicatión rudimentaire, je suis sûr que vous la comprenez.

- Mme Jordon, si je devais avoir des problèmes,...

...s'il y a des choses que je devrais savoir...

...plus tard.

- Satisfaite? - Je suppose.

- Surtout dans un cas comme celui ci, avec autant d'avocats qui nous soutiennent.

- N'est ce pas mieux ainsi?

- Seul un avocat peux penser de cette manière.

- Si vous en avez terminé avec moi Mr Willis... - Thelma.

- Seulement il y a une chose que je désirerais savoir.

- Qui est ce? Ce Mr. X...

...Celui qu'ils cherchent?

- Celui des empreintes de pied et des appels téléphoniques.

- Double personnalité, rappelez-vous?

- Une main ne sait pas ce que fait l'autre.

- Seulement je désire savoir comment nous procédons.

- Jusqu'à quel point nous pouvons compter sur lui..

- Nous pouvons compter sur lui.

- Je ne l'ai pas vue ces derniers temps, si c'est ce qui te préoccupes.

- C'est que j'ai été très occupé.

- Réunir un jury pour ce procès n'a pas été une chose facile.

- Ce matin je suis allée à la banque.

- Tu ne m'as envoyé aucun chèque, et regarde l'extrait de compte.

- Oui je vois..

- Cinq mille dollars.

- Tu t'es libéré d'elle ou bien est ce seulement le début? - Le début, la fin. Je ne sais pas.

- Pam s'il te plaît, reste en dehors de tout celà.

- C'est aussi mon problème.

- Cet argent n'était pas destiné à un chantage, si c'est ce que tu penses.

- J'ai un problème. Je tiens à l'aider.

- Pas un problème habituel. - Non, quelque chose de différent.

- Et naturellement tu l'a crois. - Oui, je la crois.

- Ne serait t'elle pas en train de profiter du fait que tu es marié? Ou de ta position?

- Que veux-tu dire?

- Que tu devrais enquêter un peu plus sur elle.

- Mon père pourrait engager un détective.

- Comment? - Je ne vais pas te le dire.

- Mais tu pourrais prendre quelques renseignements sur elle.

- Qu'ont ils découvert? - Que tu est sorti avec elle une nuit.

- Quoi de plus? - Rien de plus pour l'instant.

- Il faisait sombre et elle portait un foulard. Seulement ils ont vu que ce n'était pas moi.

- Je n'étais pas d'accord. - C'est la vérité, Cleve.

- Je suis comme Pamela. Je ne peux pas t'aider si tu n'y mets pas du tien.

- Je n'ai pas besoin d'aide.

- Pam, tu ferais mieux de partir. - Je voulais seulement...

- Il semble que tu perds un peu la tête dans cette affaire Jordon

- Et c'est l'occasion de ta vie.

- J'ai ma propre idée sur cette affaire.

- Tu désirais plus de preuves et nous te les avons apportées. Le collier d'émeraudes.

- Au lieu de celà, tu agis comme si tu désirais boucler cette affaire et partir.

- C'est juste. - Mais, c'est différent, je suis désolé.

- Entre temps ne l'embrouille pas.

-Tu dois toujours maintenir le jury de ton côté.

- Rappelle-toi. Condamner une femme n'est pas chose facile.

- C'est très délicat.

- Je ferai de mon mieux.

- Désires-tu que nous repassions ton exposé d'introduction ?

- Tu l'entendras demain.

- Bonjour, Dolly. - Mr Scott.

- Bien, demain c'est le grand jour.

- Ouí.

- Je vous verrai au tribunal.

- Bonne chance, Mr Marshall.

- Oui.

- Du pourquoi, du comment, du lieu et du moment de ce crime,

- ainsi que du chatiment qui doit s'en suivre,

- Il n'en a pas encore été question.

- Je tiens à vous rappeler Mesdames et Messieurs la longue et ardue procédure...

...de sélection du jury que nous venons juste de terminer.

- Durant cette période, j'ai posé à chaque membre du jury la même question

- Croyez-vous en la peine de mort?

- Vous les douze jurés, vous avez répondu oui. Autrement vous ne seriez pas ici.

- Tu dois la faire condamner et ne pas te soucier pas de la peine.

- Il se peut que vous pensiez "elle est innocente, alors nous ne la condannerons pas à mort".

- Mais vous la condamnerez, Mme Asher. Vous et les autres.

- Parce que je vais démontrer que Thelma Jordon est coupable.

- Regardez Mme Asher.

- Et vous n'opposerez aucune objection religieuse ou humanitaire...

...en la condamnant.

- Je désire que vous soyez aussi froid et aussi durs dans votre verdict...

...que l'a été Thelma Jordon en condamnant sa tante à mort.

- C'est tout ce que je vous demande que vous vous rappeliez.

- J'appelle le premier témoin le Dr Griffith.

- Ta déclaration est très embrouillée.

- Et parler de la peine capitale, avec toute la polémique que celà peut déclencher, où veux tu en venir ?

- Tu t'es mis le jury à dos.

- Peut être ai je été un peu confus. Je vais être plus prudent.

- Exactement comme j'aime une équipe de seconde classe.

- Il ne pouvait nous aider davantage.

- Mme Asher t'a écouté.

- Presque par charité chrétienne.

- Vous devrez remercier Mr Marshall. - Je le ferai

- Nous reviendrons dans une heure, j'espère pour la dernière session.

- Que disent t'ils dans les journaux?

- Tous désirent savoir qui est Mr X.

- Et qui est-ce vraiment? C'est notre point faible.

- Nous aurions du en parler dès le début.

- Je l'ai fait. Mais ce n'est pas de mon ressort de le démasquer.

- J'ai peut être mal présenté certaines choses et j'en suis désolé pour Mme Asher.

- Mais je lui ai léché les bottes. - Et elle s'en est rendue compte.

- D'accord, arrête de m'ennuyer.

- Je n'ai pas demandé à m'occuper de cette affaire. - Je le sais, Cleve.

- J'ai présenté toutes les preuves, n'est ce pas?

- Ils vont la condamner. - Pour y réussir, il nous en faudrait plus.

- Et Willis est très intelligent. Tu l'as entendu auparavant?

- Il dit que le voleur aurait caché le collier...

...pour retourner là-bas plus tard.

Qui va le croire?

A l'exception de Mme Asher.

Cleve, cet après midi c'est ta grande opportunité.

Quand tu présenteras notre nouvelle preuve,...

- ...tu vas la coincer sans aucun doute. - Sois tranquille.

- A voir comment elle explique son passé.

- Ce sera suffisant.

- Mon avocat désire que je ne parle à personne.

- Et si c'est seulement moi qui parle? Il n'y a pas de microphones cachés, entrez.

- Ne vous éloignez pas. - Soyez tranquille.

- Il va vous offrir un traitement de faveur. Ils le font toujours.

- C'est une opportunité, Jordon.

- Comme j'ai espéré ce moment.

- Au tribunal, quand tu me regardes avec haine...

- Je dois le faire.

- Parfois je crois que ta haine est réelle et je ne la supporte pas.

- Pourquoi penses-tu qu'elle pourraît être réelle?

- A cause des preuves.

- Elles s'accumulent, n'est ce pas?

- Mais je crois seulement en ce que je vois. - Je crois que tu n'as pas confiance en moi.

- Je n'ai pas confiance en moí non plus. Je ne sais pas si tout ceci finira bien.

- Il faut que celà finisse avec tout ce que tu est en train de faire.

- Moi aussi j'ai peur.

- De qui en particulier?

- De subir au tribunal ton interrogatoire.

- Dis la verité et tu n'as pas à t'inquiéter. - Je ne le peux pas!

- Pourquoi pas?

- Toi, moi,...

... Sidney qui arrivait...

...et toi qui devais partir précipitamment.

- Je vais présenter la vérité d'une autre manière.

- Quelles autres choses ne peux tu pas me dire? - Je ne sais pas.

- Je vais devoir te demander certaines choses sur ton passé. - Tu le connais.

- L'animatrice officielle de l'hôtel.

- Alors ce doit être une autre Thelma Jordon

- Comme celle sur ces photos de rafles dans des boites de jeu prises par la police de Floride.

- Comme cette blonde qui a donné un faux nom.

- Est ce toi? - Non - Que tout ceci est peu convainquant. - Ce n'est pas moi Cleve, je ne suis pas celle là.

- Laisse tomber les subtilités! - On t'as vu en compagnie de Tony!

- Le passé est le prélude du futur, Mme Jordon.

- Pour qui as tu opéré ce changement? Pour Mrs Edwards? Pour son argent?

- Ce n'est pas la vérité! - Tu es une grande actrice.

- Ne désirais tu pas être actrice? - Assez, Cleve!

- Ne m'appelle pas Cleve pendant le procès.

- C'est pour celà que je suis effrayée d'aller à la barre.

- Et celà vient tout juste de commencer.

- Quoi encore? - Et maintenant plus de photos, seulement des faits.

- Des faits fortuits, mais réels.

- Ta vie reluisante avec Mr Laredo.

- De toutes parts des chantages, des vols, des rixes....

- Tu ne peux pas m'en tenir rigueur. - Le jury le fera.

- Cleve, regarde-moi!

- Je ne suis pas ainsí, en vérité.

- Malheureusement le jury ne te vois pas de la même façon que moi.

- Qu'allons-nous faire?

- Un dernier appel de Mr X à Mr Willis.

- Je te donne une chance. Profite-en.

- Vous en avez tiré quelque chose?

- Je pensais bien que vous n'y parviendriez pas.

- La défense appelle son dernier témoin, Thelma Jordon.

- Il n'a a plus d'autres témoins, Vôtre Honneur.

- L'accusation proteste t'elle?

- J'ai le droit d'interroger le témoin.

- De quel droit? Où avez vous appris le droit?

- Je désire interroger le témoin. - Un témoin inexistent?

- Seulement si je l'appelle à la barre, vous aurez le droit de l'interroger.

- Si le procureur se sent frustré, la faute lui en incombe.

- Croyez-moi, je serai enchanté de faire venir ma cliente à la barre.

- Mais la soumettre à ce procureur cruel n'est pas...

- Ici on ne débat pas de la personnalité du procureur ou des avocats. Je veux la faire témoigner

- Vôtre Honneur? Voulez-vous lui dire une bonne fois pour toute...

- Mr Marshall, aucune loi n'oblige l'accusée à venir à la barre.

- Elle n'a pas à prouver son innocence. Vous devez démontrer sa culpabilité.

- Merci, Vôtre Honneur.

- Comme je l'ai dit,...

...je ne peux pas en conscience soumettre ma cliente à cette tension pendant plus longtemps.

- En outre, vous ne lui poserez seulement qu'une question.

- Avez-vous tué votre tante, Mme Jordon?

- Mais la réponse est évidente. Si non, elle ne pourrait pas me regarder de cette façon.

- Tout le reste est sans objet.

- Tout, sauf une chose.

- Le doute que je vois dans vos yeux, Mesdames et Messieurs.

- Qu'a démontré exactement l'accusation?

- Que Mrs Edwards a été dévalisée puis assassinée... ou l'inverse.

- A part celà, le procureur n'a rien démontré.

- Mr Marshall, au début de ce procès,...

... vous a promis des réponses sur le moment, le lieu, la raison et le mode opératoire de ce crime.

- La seule chose qu'il a oublié...

- a été "qui".

- Et il ne le démontrera pas avec des preuves circonstancielles.

- Nous y sommes, à nouveau Mr X.

- Telle est la question que je vois dans vos yeux.

- Si elle n'a pas commis ce crime, qui l'a commis?

- Jusqu'à présent je me le demande et ma cliente aussi.

- Le procureur a tenté de démontrer...

...que personne d'autre n'a pu avoir commis ce crime.

- Mais réécoutons les témoignages de l'accusation.

- Pouvez-vous me donner les procès-verbaux?

- Sois tranquille, il n'a rien en main.

- Le procureur a dit que lorsque Mr X, a téléphoné quelques minutes après neuf heures...

...il ne pouvait certainement pas être présent dans la maison...

...quand est morte Mme Edwards, parce qu'elle avait été tuée avant.

Mme Jordon lui a dit au téléphone "Il s'est passé quelque chose".

En principe, ceci peut paraître très intelligent de la part du procureur.

Mais maintenant citons la déclaration du médecin,...

...le Dr Griffith.

Quand le procureur a demandé ...

..."Eh bien, confirmez vous que l'heure de la mort...

...n'a pas été antérieure à huit heures ni postérieure à neuf heures?"

- Le docteur a répondu: "Je l'affirme.

Elle a eu lieu entre huit heures et neuf heures, Mr Marshall".

- Mesdames et Messieurs.

- Mr X a pu arriver une demi heure plus tôt et être présent dans la maison avant neuf heures,...

...et appeler seulement lègèrement après neuf heures.

- Il se peut aussi qu'il soit l'assassin. Ne peut t'il pas l'être?

- Et Thelma Jordon, à son arrivée...

...a pu suspecter que Mr X était le coupable.

- Pourquoi, si non, a t'elle feint de dormir, désesperée par sa découverte?

- Pourquoi reste t'elle silencieuse si longtemps?

- Serait-ce par loyauté, ou par peur?

- Ou parce qu'elle l'aime?

- Qui sait...

...ce qu'il y a dans le coeur d'une femme?

- Mais, Mesdames et Messieurs,...

...si vous avez le moindre doute...

...si vous croyez que quelqu'un d'autre a pu commettre ce crime,...

...si il y a la plus petite possibilité de celà...

...vous ne pouvez pas condamner Thelma Jordon.

- La défense a terminé.

- C'était captivant.

- Mr X. Oui.

- Allons, Jordon. Le jour du jugement est arrivé.

- Bonne chance, Thelma.

- Si tu gagnes, crache au visage du procureur. - Le procureur? Un inquisiteur!.

- Et si tu rencontres ton Mr X., amène-le un jour par ici.

- Jordon, si tu ne reviens pas, tu nous manqueras.

- Et si tu reviens, je t'accompagnerai à Tehachapi.

- Peut être en découvrirons t'ils plus à ton sujet.

- La volà qui arrive, préparons nous.

- Croyez-vous qu'ils l'aquitterons?

- C'est la dernière fois que vous allez venir par ici.

- La session, présidée par l'honorable Jonathan Hancock est ouverte.

- Mme Asher a pleuré, il y a encore de l'espoir.

-Mesdames et Messieurs êtes-vous arrivés à un verdict? -Nous y sommes parvenus, Vôtre Honneur.

- Que l'accusée se lève, et se place face au jury.

- Le peuple de Californie contre Thelma Jordon.

- Affaire un deux quatre un deux zero six.

- Le jury, dans cette affaire, déclare l'accusée...

...innocente.

- Elle s'en est bien sortie.

- Sois tranquile, la prochaine fois tu auras plus d'expérience.

- Cleve, je suis désolée.

- Tu sembles être épuisé.

- Maintenant que ceci est terminé nous parlerons nous?

- Je t'appelerai demain. - Mais...

- Quelque déclaration? - Non.

- Vous êtes un très mauvais perdant.

- Vous pourriez dire que le meilleur a gagné.

- Je ne vois pas ce que vous voulez dire.

- Je me trompe peut être.

- Pourquoi ne réponds tu pas? - Pourquoi? Ce sont certainement des félicitations.

- Au moins, décroche.

- Maintenant réponds.

- Je veux voir comme ce type est anxieux.

"Bonjour, Cleve".

- Allo?

- Ouí, Cleve. Ouí.

- Sí. Sí, il est parti. Mais tu ne peux pas venir.

- Ce n'est pas sûr ici.

- Non, Cleve, oui nous nous reverrons. Je t'appelerai dans quelques jours.

- T'as t'il demandé si j'étais là ? - Non.

- Pourquoi es tu venu?

- Ne devions nous pas nous voir après?

- Ou le plan a t'il changé? - Nous avons bâti ce plan depuis longtemps.

- Non, pas si longtemps que celà.

- Ma mémoire n'est pas si mauvaise. Bien que oui je crois qu' il a changé.

- Pour cette raison, je suis revenu la première fois.

- Et maintenant il ne me plaît pas.

- Je ne désire pas le voir. - Je ne pense pas que lui veuille me voir non plus.

- Qu'est ce qui te préoccupe? - Je ne crois pas que tu le comprendrais.

- Je désire partir d'ici.

- Naturellement. Cet endroit te remémores certaines choses.

- Tony, s'il te plaît!

- Pourquoi ne me dis tu pas que tu étais tombée amoureuse de lui cette nuit là?

- Cela ne s'est pas passé comme celà.

- Tu devais t'amouracher de Scott.

- Et le faire tomber dans tes bras.

- Et tout d'un coup tu t'est líée avec ce type, ce Marshall.

- Celà ne s'est pas passé de cette façon là.

- Et rien n'a été meilleur?

- Ouí. L'assistant du procureur du district.

- Marié et avec des enfants.

- Ceux là tombent toujours amoureux.

- Si tu n'étais pas tombée amoureuse de lui... - Je ne l'étais pas.

- Alors, que s'est t'il passé?

- Lui est tombé amoureux de moi.

- Et tu as trouvé que c'était trop difficile de lui résister.

- Moi aussi je suis amoureux de toi. - Je comprends que tu le sois surtout maintenant.

- Maintenant que tu es riche? Ouí, je suppose que celà fait la différence.

- Mais ceci est ta faute. Je te demandais seulement les émeraudes.

- Et avec elles, j'ai une rente à vie.

-Penses-tu que je vais la laisser échapper?

- Je te donnerai tout. Tout ce que tu voudras.

- Mais je ne partirai pas avec toi.

-Tu passeras pour être complice.

- Oui, je te laisserai, si tu le souhaites toujours.

- Mais tu changeras d'idée.

- Viens. Tu vas même en changer maintenant.

- Débarrasse toi de lui. Je ne veux pas savoir comment, mais débarrase toi de lui. Puis nous partirons ensemble tout de suite après.

- Rappelle-toi que le procureur serait content de connaître à qui appartiennent ces empreintes de pied.

- Et de savoir qui est Mr X.

- Thelma. Porte-moi la bouteille.

- Tu peux laisser la porte ouverte.

- J'étais mort d'inquiétude.

- Il y a quelqu'un ici.

- Tony est là.

- Viens, Cleve.

- Entre ici.

- Je t'ai menti tant de fois dans cette pièce. - Que se passe t'il?

- Je m'en vais avec lui. - Je ne le crois pas.

- Tu crois seulement ce que tu vois. - Le procès est terminé. Que fait Tony ici?

- Lui...

...c'est mon complice.

- Je l'ai toujours aimé.

- Ce n'est pas vrai. Tu mens!

- Non.

- Ecoute-moi, nous n'avons pas beaucoup de temps.

- Tu aurais du le savoir, mais tu ne voulais pas voir la vérité en face. Pourquoi ne m'as tu pas fait venir à la barre?

- De façon à t'avantager. - Tu craignais que je m'effondre.

- Je l'ai tuée. Dans ce coin là.

- Je n'étais pas au courant au sujet du testament, je désirais seulement les bijoux pour Tony.

- N'est ce pas, Tony?

- Continue. Je ne veux pas t'interrompre.

- Aide-moi, ce n'est pas si facile.

- Elle m'a surprise en train d'ouvrir le coffre.

- Elle était aussi armée d'un pistolet.

- Je dois avouer que je ne désirais pas la tuer.

- Mais quand on a une arme,...

..tout se passe comme si on a l'obligation de le faire.

- Depuis le début, tu as été la personne

- dont nous nous sommes servis.

- Je suppose que comme tu l'as dit, j'aurais du savoir que tu l'avais tuée.

- Bien que j'ai cru que tu l'avais fait toi. - Depuis Chicago?

- Ou insinues-tu qu'elle a seulement appuyé sur la gachette?

- C'est une tout autre manière de voir les choses. - Quelque soit celle-ci, sort de sa vie pour toujours.

- Tu ne sembles pas bien comprendre. - Nous avons commencé cette histoire ensemble et nous la finirons ensemble.

- C'est à prendre ou à laisser. - Autrement que peut t'il se passer?

- Thelma ne peut plus être jugée à nouveau, mais toi oui pour complicité.

- Et toi? Où te situes-tu Mr X?

- Cleve, ne vois tu pas...?

- Le grand avantage d'une personne qui vous sert de couverture est que lorsqu'on l'a trouvée, on la conserve pour toujours.

- Non, Cleve, il est armé! - Pas de chance.

-Je voulais que ce soit Scott qui s'écroule ici.

- Mais tu étais si anxieux....

- Est que c'est vrai?

- Prends tes affaires.

- Après un agréable voyage en mer, nous serons en Europe.

- A París ou sur la Riviera. Je suis sûr que tu vas adorer celà.

- Aussi loin que nous pourrons.

- Nous allons nous arrêter quelques instants pour boire un verre, Tu te sentiras mieux.

- Je me sens bien maintenant.

- Donne-moi une cigarette Tony.

- Tu avais raison. Cela a été difficile, mais c'est mieux ainsi.

- Il a eu de la chance. - Oui.

- Seulement il a perdu son épouse et son foyer.

- Il les retrouvera..

- Et nous, que récupérerons nous?

- Pour commencer je t'ai toi.

- Tu devras porter de belles robes coiffer cette chevelure,...

...et être sexy.

- Et avec tout ce que nous avons. Et plus encore.

- Nous n'aurons plus de problèmes.

- Nous allons vivre sans problèmes.

- Tu ne m'abandonneras pas?

- Je ne te laisserai pas.

- Un nouveau porte-cigarette?

- Dans celui-là il n'y a aucun nom à l'intérieur.

- Il est très joli.

- Il n'y a....

...rien de plus à dire.

- Et en ce qui concerne ce Tony?

- De combien d'aveux ...

...avez vous besoin?

- Ce n'a pas été un accident.

- Non, Mr Scott.

- Oui, il y avait bien deux assassins.

- Elle a tout avoué, sauf qui est Mr X.

- Pourquoi ne le dis tu pas?

- Parce que je l'aime.

- C'est pour celà

- Que je ne pouvais pas partir avec lui, Cleve.

- Tu m'aurais trop manqué.

- Je me réjouis que tout soit fini.

- Toute ma vie n'a été qu'une lutte...

...entre le bien...

...et le mal.

- Mainteant sois forte, chérie.

- Willis dit que tu as une double personnalité.

- Il a raison.

- Ne pouvait on...

...laisser...

...mourir qu'une moitié de moí?

- Docteur!

- Il n'y a plus rien à faire Mr Marshall.

- Tu n'avais pas besoin de sortir. - Cleve, j'étais au courant.

- Je le sais depuis une heure environ.

- C'est curieux comme quelques paillettes donnent autant de lumière.

- de la personne qui m'a raconté toute l'histoire....

...de cette même personne pour laquelle tu as franchi la barrière de sécurité en ce qui concerne cette affaire.

- Je ne veux pas te demander pourquoi. Tu croyais en elle.

- Je l'aimais.

- Disons-le de cette façon.

- Que vas-tu faire? - Je ne sais pas.

- Partir en quelque endroit et recommencer une nouvelle vie.

- Tu sais ce que celà signifie.

- Ton inhabilitatión pour la pratique du droit.

- Je suis désolé, mais je devais t'en informer.

- Oui je l'ai fait moi même.

- Je viens de parler avec le procureur.

- Je t'ai toujours bien apprécié Cleve.

- As-tu téléphoné à Pam? - Oui je l'ai déjà fait.

- Je désirai seulement lui dire que...

- ...je l'appelerai un peu plus tard. - C'est ce qu'elle a dit. Un peu plus tard.

- Mais elle s'en remettra.

- Au revoir, Cleve.

- Bonne chance.

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