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Original subtitles

Armistice. La guerre est termin�e. Trait� de Paix.

Hitler s'adresse au parti nazi.

Hitler, nomm� chancelier d'Allemagne.

Hitler et Mussolini cr�ent l'Axe.

L'Allemagne envahit l'Autriche.

L'Allemagne envahit la Pologne.

L'appel aux armes.

Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une issue possible.

Il n'y aura plus jamais de paix

L'Allemagne envahit la Russie. - tant qu'Hitler et ses parasites

ne seront pas �limin�s.

Nous vous enverrons un nombre absolument impressionnant

de bateaux, d'avions, de chars, et de fusils.

C'est notre devoir et c'est notre mission.

Le 7 d�cembre 1941, un jour qui restera

grav� dans l'horreur.

Les premiers soldats am�ricains en Angleterre.

Avec une confiance in�branlable dans notre arm�e,

avec la d�termination infaillible de notre peuple, nous vaincrons.

Nous sortirons triomphants de cette guerre.

Avec l'aide de Dieu.

Les forces alli�es p�n�trent en Allemagne.

Normandie, France 1944.

Major...

- Vous vouliez me voir ? - Oui, Chris. Venez, entrez.

- Merci, Major. - Depuis quand vous �tes en France ?

Depuis hier.

- Bienvenue � bord. - Merci, Major.

- Colonel. - Chris.

Votre op�ration a �t� un vrai succ�s.

Vous n'imaginez pas l'importance de ce pont. Vous �tes mon meilleur officier.

On peut vous confier tous les jobs.

- Merci, monsieur. - Je vous confie donc cette mission.

Voici...

Herman Von Weschler.

Il est � la t�te de l'op�ration Bernhard.

Il veut torpiller l'effort de guerre en r�pandant de fausses devises.

D'apr�s nos renseignements, il est ici,

dans une petite cabane, dans les montagnes de Salzbourg.

Von Weschler s'en sert comme d'un entrep�t.

Mais ils vont d�placer les op�rations au lac Toplitz.

C'est le meilleur moment pour le coincer.

Votre mission est d'extraire Von Weschler et de le ramener ici.

Comme c'est un ami personnel d'Hitler,

nous pourrons d�truire le Troisi�me Reich de l'int�rieur.

Briefez vos hommes.

Et soyez pr�t pour cinq heures trente.

- Colonel. - Bonne chance, Chris.

Miller.

J'ai re�u des ordres du colonel.

Toi, Martino, Willis...

Et il nous faut un tireur.

Peut-�tre Conroy.

J'h�site, capitaine. Et si on prenait Harris ?

Si je peux me permettre, entre Willis et Martino, on a deux pipelettes.

Avec Harris, �a nous fera des vacances.

D'accord. Harrison, �a ira.

J'ai appris que t'as eu des nouvelles.

Ouais, des foutues mauvaises nouvelles.

Ma femme pr�f�re la vie en civil.

Mais je suis pr�t, capitaine. � cent pour cent.

Bien.

Rassemble les gars. Retrouvez-moi au garage dans trente minutes.

Bien.

Willis. Qu'est-ce que tu fous, encore ?

Absolument rien du tout.

C'est bien le probl�me. �a me fait comme une brique dans le ventre.

Regarde. Vise-moi �a. On dirait moi.

Elle est parfaite.

J'ai pas envie de regarder �a. �a me fait penser � mon bide.

J'arrive d�j� � sentir l'odeur des steaks bien grill�s.

T'es chiant, Martino. Tu me saoules avec ta bouffe !

- Je me bats d�j� assez ! - Pour quoi ?

�coute, je serais ravi de partager ton fantasme, mais...

Un fantasme ? C'est pour �a que je me bats, mon pote !

- Pour le r�ve am�ricain ! - On en reparle plus tard, d'accord ?

Trouve-moi un tube de laxatif,

et je te promets que demain, pour notre jour de vacances,

je t'�couterai comme jamais je t'ai �cout� avant.

Qu'est-ce qui te fait croire qu'on aura une permission ?

Parce que c'est oblig�. On la m�rite, c'est tout !

En fait, ma derni�re ration de chocolat

est une preuve qu'Eberhart a fait savoir aux g�n�raux qu'on m�ritait

du chocolat et par cons�quent, une vraie permission

parce qu'on a r�ussi comme des dieux la derni�re mission !

OK, je tiens le pari.

En attendant, on a un rendez-vous.

Il est l�.

Eh, Harrison.

� ton avis, on repart pour un tour ?

- Ouais. - Qu'est-ce que je te disais.

Attends un peu. On sera fix�.

Eh, Miller ! C'est quoi le topo ?

Eberhart sera l� dans une minute. Il vous expliquera.

Pas la peine, j'ai d�j� tout pr�vu.

Deux jours de perm.

Une douche bien chaude.

- Une grosse pinte de mousse. - Willis, tu nous l�ches.

Voil� la r�ponse.

Dites, capitaine.

Martino et moi on vient de parier.

Je dis que vous venez nous voir pour nous filer une super perm.

T'as gagn�, Martino.

C'est le big boss qui nous envoie. Extraction derri�re les lignes ennemies.

On passera pour des Allemands. Des soldats S.S.

Vous connaissez le principe.

La cible est Herman Von Weschler.

Et voil� le plan.

� cinq heures trente demain, on nous larguera en Autriche, ici.

� l'Est de Salzbourg.

On passe les Alpes jusqu'� son camp. On a un agent double allemand l�-bas.

D'apr�s lui, Weschler va d�placer ses op�rations au lac Toplitz.

Il aurait envoy� ses hommes l�-bas et il n'en resterait que quelques-uns ici.

Nous devons profiter de cette faiblesse pour agir vite.

On r�cup�re Weschler et on file directement � ce point-l�.

� seize heures z�ro z�ro, on monte dans l'avion et on d�gage.

Des questions ?

Tr�s bien.

Je sais parfaitement qu'on m�rite tous ici de se reposer.

Mais c'est � nous qu'on a confi� cette mission.

Alors on y va, on fait ce qu'on a � faire et on se tire le plus vite possible.

Prenez les uniformes � dix-neuf heures.

Et on se voit demain.

C'est une blague, c'est �a ?

Nous saoule pas, Willis. Je te pr�viens.

�a fait trois jours que j'arrive m�me pas � chier correctement !

On a tous des probl�mes ! C'est la guerre ! T'as sign� pour �a,

- alors arr�te de te plaindre. - Je me plains pas.

Je rappelle gentiment qu'on a pas eu une seule journ�e de perm.

Tu crois que les boches attendent qu'on leur file une perm ?

Hein ? On est en train de les avoir, on va pas les laisser se reposer !

Mais si t'en as marre,

t'as qu'� retourner dans ta division d'infanterie, mon petit pote.

C'est qui d'abord Von Weschler ?

Je parie que c'est encore un de leur super pilote. Genre le Baron Rouge.

Arr�te de faire le clown.

Non, c'est pas un pilote.

Qu'est-ce que �a peut te foutre, d'abord ?

On te paie pas pour penser.

Si je dois risquer ma vie dans un uniforme allemand pour cet enfoir�,

je veux savoir qui est ce mec. On veut tous le savoir.

C'est le chef de l'op�ration Bernhard.

Mais encore ?

Les Nazis fabriquent de la fausse monnaie.

- Il fait de la fausse monnaie ? - C'est �a, de la fausse monnaie !

Je trouve pas �a tr�s dangereux, moi.

Oui ben pourtant, �a l'est.

Ils font des devises �trang�res pour perturber notre �conomie.

Pour l'affaiblir.

Je sais pas comment.

Mais je sais que c'est dangereux.

Alors il faut qu'on stoppe tout �a.

Je crois que cette mission est une perte de temps.

Je suis s�rieux.

Ils voudraient nous faire croire qu'une poign�e de faux monnayeurs nazis

va faire sauter la banque d'Angleterre ?

J'en sais rien.

En tout cas, c'est du bon travail.

Mais c'est toi le rosbeef. Dis-nous ce que t'en penses.

- C'est un faux ? - � ce que j'ai compris.

Laisse-moi voir �a.

Tu seras pas foutu de faire la diff�rence.

C'est dingue.

- Il est parfait. - Qu'est-ce que je te disais.

C'est pour �a qu'il faut qu'on s'en occupe.

Au d�part, ils devaient l�cher ces petits bouts de papier sur le sol des Alli�s.

Mais on a une telle sup�riorit� a�rienne qu'il leur reste plus d'avions.

Alors, ils ont appel� Von Weschler.

Et il a un plan de rechange. Donc il faut absolument l'arr�ter.

- Est-ce que je peux le prendre ? - Non.

- Y en a d'autres ? - �a, c'est pas nos affaires.

Nous, on attrape Von Weschler et on arr�te l�.

Dommage qu'on nous l'ait pas montr� juste avant de partir en ville.

Avec �a, on aurait pu se payer des Anglaises de luxe.

M�me pas en r�ve. Il faudrait beaucoup plus de fric que �a pour vous.

- �coutez-moi, un peu. - T'as entendu, Miller ?

C'est un expert.

Un vrai flingueur de mariage.

Putain, les mecs. Vous �tes des gosses.

Eh, Willis.

Quand t'arr�teras de sortir ta merde par la bouche, torche-toi le cul avec �a !

Alpes autrichiennes, 06 h 30

Capitaine.

Qu'est-ce que vous savez sur cet agent double ?

Rien du tout.

Comment vous savez qu'il existe ?

J'en sais rien.

Qu'est-ce qui nous dit alors que tout �a n'est pas un pi�ge ?

�coute, Miller.

Parfois, faut savoir faire confiance aux services secrets.

Tu vois, Martino. Je te disais qu'on �tait des pigeons.

S'il y avait une justice dans ce monde, on serait pas l� � crapahuter

vingt-quatre heures apr�s la derni�re mission.

�coute, mec. Oncle Sam me paie pas pour r�fl�chir.

Mais pour tuer du boche.

Pourquoi on l'a pas eue d'abord, cette permission ?

Pourquoi tu nous filerais pas une perm toi, en la fermant cinq minutes ?

Tu peux courir. J'ai le droit de faire ce que je veux.

Je me bats pour la libert� !

Tu te trompes, l�.

Tout ne tourne pas autour de toi.

La libert� ne se r�sume pas � se plaindre ou d�sob�ir en ouvrant sa gueule.

Tu peux garder ta salive, Miller. Parle plut�t � quelqu'un qui t'�coute.

On arr�te !

Vous me fatiguez.

Willis. Tu passes devant.

Capitaine. Je devrais le suivre.

D'accord, Harrison.

- Du nouveau ? - Oui, colonel.

Le pilote dit que tout s'est bien pass�. Il les a largu�.

Il devrait �tre l� � huit heure trente.

Bonne nouvelle.

Tenez-moi au courant de tout.

Colonel.

Transport de troupes !

Un camion de boches qui se dirige vers l'Est.

300 m�tres, ils approchent.

O� est Harrison ?

Il prend le flanc gauche pour un tir de couverture.

Bon. On bouge !

Stop !

J'ai vu quelque chose...

L�-bas !

Martino ! Envoie ta grenade, on te couvre !

Tir de couverture !

Venez les boches !

Bien.

Ramassez les chargeurs. On a fait assez de bruit pour rameuter toute leur arm�e.

Et on peut pas se permettre une autre surprise.

Allez. On bouge.

C'est comme il avait dit,

deux � la porte

et un � la barri�re.

Comment on sait qu'il n'y a qu'une escouade dedans ?

�a se trouve, il y a tout un bataillon qui nous attend.

Je suis persuad� que notre agent double veut nous pi�ger.

On nous a dit qu'il y aurait douze hommes.

On sait pas qui c'est, ce "on".

- "On", c'est l'agent double. - C'est exactement ce que je dis.

Pourquoi on lui fait confiance si on sait pas qui c'est ?

Miller.

S'il faut que tu commences � faire confiance aux gens, c'est maintenant.

Il a raison, Miller. Nos renseignements ont toujours �t� bons.

Bon, peut-�tre. Mais pas parfait.

J'en sais rien, mais il y a un truc qui va pas.

Ouais t'as pas tort.

Je d�teste quand tout se passe comme pr�vu.

On verra plus tard. D'abord, on se fait la barri�re.

Ensuite, on plombe les deux.

C'est parti.

Oui ?

Oui, je sais qu'ils en ont apr�s moi...

Auront-ils quelque chose � se mettre sous la dent ?

S'ils se montrent, ils auront une belle surprise...

Lucky Strike. La meilleure marque de nos soldats.

L.S.M.F.T. L.S.M.F.T.

Lucky Strike. Les meilleures feuilles de tabac.

Parce que dans les cigarettes, c'est la qualit� du tabac qui compte.

Et Lucky Strike propose le meilleur tabac.

Tr�s doux.

Tr�s ferme.

Parfaitement conditionn�.

Facile et agr�able � fumer.

Par cons�quent, pour que fumer soit pour vous un v�ritable plaisir,

profitez de la fum�e d'un tabac parfait. Lucky Strike.

Heil Hitler.

Heil Hitler.

�a roule ?

�a va, merci.

On vient voir le commandant Von Weschler.

Je peux voir vos papiers ?

Les papiers ?

Vous avez d� les laisser dans la voiture, non ?

Elle est o� votre voiture ?

Pourquoi vous �tes � pied ?

On voulait marcher.

Profiter de cette belle journ�e.

Ouais, c'est une belle journ�e.

Cigarette ?

- Am�ricaine ? - Oui, am�ricaine.

Vous avez du feu ?

Bon, il faut qu'on sache qui il y a dedans.

Vous voyez cette fen�tre ?

Je pense que c'est le mess. Il me faut des yeux, l�-bas.

Harrison, c'est pour toi.

- Miller. Les gardes, avec moi. - Quoi ?

Je me suis fait le premier avec vous. Pourquoi je fais pas les autres ?

T'assures nos arri�res.

- Martino, tu nous couvres. - Willis.

Sois gentil, fais ce qu'on te demande.

Va chier. C'est pas toi le patron.

On y va.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Alerte !

Alerte !

C'�tait quoi, �a ?

Qu'est-ce qui se passe ?

On nous attaque !

Arr�tez ! Posez le jerrican.

Posez le jerrican ! Mains en l'air !

Allez, prenez-le. On se tire d'ici.

D'apr�s les renseignements, il y aurait des patrouilles dans le coin.

On va aller voir ce qu'il y a derri�re.

Miller, avec moi.

Harrison. Willis. Martino.

Gardez-le-nous au chaud.

Dites, capitaine.

Je m'excuse d'avoir dout� des renseignements, ce matin.

J'm'inqui�tais pour l'unit�, c'est tout.

Je sais. Mais j'en ai ras-le-bol de tes altercations avec Willis.

On est une unit�. Et c'est ce que je veux voir.

Il y a des moments, c'est plus fort que moi.

Je vous jure, cet enfoir� de rosbeef me sort par les trous de nez.

Lui aussi, il fait �a pour le bien de l'unit�.

C'est juste que vous avez pas la m�me mani�re de penser.

Alors, il va falloir que tu t'y fasses.

C'est l'un des n�tres.

- C'est clair ? - Ouais.

C'est quoi ce sourire, l� ?

Le mien ? Oh. C'est rien.

La derni�re fois que je l'ai vu comme �a, on �tait dans un pub, � Soho.

Six heures apr�s, on �tait escort� par les M.P.

Je pensais que c'�tait une pute, pas une femme mari�e.

T'as rat� tous les meilleurs moments.

On dirait que j'ai rat� un bon moment.

C'est pour quoi ce sourire ?

Disons que j'ai un petit plan en t�te pour tout le monde.

Un petit d�dommagement, pour ce que l'arm�e nous doit.

Je les vois tous. On va chercher les autres.

Bon. Ils sont en position en haut de la colline.

Deux mitrailleurs et quatre patrouilles. Et ils nous barrent le passage.

On doit les �liminer.

Attendez, capitaine. J'me disais qu'on pouvait les contourner.

N�gatif !

Le ravin � gauche est impraticable et ils ont tout fortifi� � droite.

Et ils sont beaucoup trop pr�s de notre objectif.

On se pr�pare et on avance.

On fait quoi avec le boche ?

Arr�tez-vous.

C'est une M.G 42. Il faut les attaquer quand ils changeront de magasin.

Harrison, � gauche. Tu trouves un bon point de vue.

Miller et moi, au milieu.

Willis, Martino, sur leur flanc droit.

On bouge, allez.

C'est toujours mieux que le front russe.

Attention ! Alerte !

Pose ton cul l�-dessus.

Harrison, la trousse de soins.

C'est moche ?

La vache ! Aide-moi � prendre ses jambes.

Doucement, doucement ! Vas-y doucement !

�a va aller, capitaine.

Nettoyez-moi tous les corps.

Et �tablissez un p�rim�tre de 10 kilom�tres.

Ils ne peuvent pas �tre loin. Je vais trouver ces criminels

et ramener Von Weschler. Mort ou vif.

Si �a remonte aux oreilles du haut commandement

avant qu'on le trouve,

�a va nous co�ter tr�s cher.

Colonel !

Qu'y a-t-il, caporal ?

Nous venons d'intercepter une transmission.

Von Weschler a �t� captur�. Les Allemands envoient du renfort au camp.

Merci, caporal. Repos.

Il va s'en tirer ?

La blessure ne saigne plus.

Mais il est inconscient.

J'ai eu une id�e dont je voudrais vous parler, � tous les trois.

Vas-y, parle.

On pourrait faire un emprunt � notre ami le banquier.

Un emprunt en liquide.

Pourquoi j'aime pas ce que tu viens de dire ?

Qu'est-ce qui te d�pla�t ?

Tu veux voler la fausse-monnaie ?

Juste un peu.

- De quoi nous offrir... - Quoi ?

La cour martiale ? Une ex�cution ?

Mais t'es parano, c'est pas vrai !

Dans mon plan, on se fait pas prendre.

Parce que t'as d�j� un plan ?

Et m�me. Si on va l�-bas, on ne reviendra pas en vie.

La cabane doit �tre remplie d'Allemands, maintenant.

Sauf si on se d�p�che.

Tout ce qu'on a � faire,

c'est de retourner l�-bas et de prendre le plus de fric qu'on pourra.

Et puis on revient ici, juste avant l'exfiltration. C'est du g�teau.

Non. C'est tout sauf du g�teau.

- Alors, c'est du... - suicide !

Pas plus que de s'engager dans l'arm�e.

S'engager, c'est honn�te.

La vache ! Je savais que t'avais des couilles,

mais l�, c'est des past�ques.

C'est de la folie.

C'est pas de la folie.

Si c'en est et c'est immoral.

Nous, on est des soldats des �tats-Unis.

On nous r�clame d'avoir une valeur morale infaillible.

Tu piges ?

Et si on �choue, on ressemblera � tous ces Nazis qu'on combat.

Est-ce que vos valeurs morales vous mettent du pain sur la table ?

Est-ce que tes enfants auront de beaux v�tements gr�ce � �a ?

Si les civils am�ricains peuvent se l'offrir,

alors je peux.

- Et vous aussi vous pouvez. - Miller.

Je suis pas tr�s malin, comme gars.

Je suis un fils d'immigrant.

Je pourrais jamais avoir un super job dans un super grand bureau

et me faire un paquet d'argent.

Je veux dire, j'aurai jamais rien d'autre que mon salaire de G.I.

Allez. J'en ai besoin.

Et toi aussi.

On en a tous besoin.

Eberhart acceptera jamais.

Eberhart a pas besoin de le savoir.

Il est aux fraises.

Et quand il se r�veillera ?

- Il sera devenu riche. - On sera tous riches.

Non.

On aura juste de la fausse monnaie ! Rien que de la poudre aux yeux.

Et si les Allemands nous tuent pas, c'est les n�tres qui le feront.

Je te jure que non.

Rappelle-toi le briefing.

Il est �vident que c'est de la contrefa�on parfaite.

Sinon, on serait jamais venus ici pour le r�cup�rer.

On sera des tra�tres.

Et alors, qu'est-ce qui te g�ne ?

On aura enfin un toit qui nous appartient.

�coutez.

C'est de l'argent qu'on a m�rit�.

On prend ce qu'il nous faut, pas plus. Et on rentre.

Allez, quoi. L�, il a pas tort.

Qu'est-ce que t'en penses ?

C'est vrai.

�a me convient.

Tant que �a nous fait pas foirer la mission.

Exactement.

�a peut se transformer en enfer.

La mission est termin�, il est assis dans le placard � balais.

Maintenant, on se paie pour tous les services qu'on a rendu.

Essaye de le voir comme �a, Miller.

Tu pourras faire ce que tu veux.

Tu pourras m�me r�cup�rer toute ta famille.

C'est pas l'argent qui va arranger la situation.

Quand on ment une fois, on ment toujours.

Faut jamais �pouser une immigr�e.

En fait, t'as pris la premi�re qui est venue.

Mais cette fois, tu pourras t'en payer une mieux.

Tu sais quoi ? Trouve-toi une vraie Am�ricaine. Comme moi.

D'accord. Je vais �tre tr�s clair.

Je suis pas venu parce que je pensais que c'�tait une bonne id�e !

Je veux juste m'assurer que vous allez pas tout foutre en l'air

en vous faisant captur�s ou tu�s !

On a toujours une mission � finir ! On doit envoyer cet Allemand au boss !

Alors vous arr�tez vos petits commentaires de merde sur ma famille !

Foutez-moi la paix !

Maintenant, vous remettez ce truc dans la bouche.

Oui.

C'est un nid de mitrailleuse !

� quarante m�tres !

Qui a un angle de tir ?

- Merde. - �a tire beaucoup trop !

Miller ! Je les prends � droite !

Couvre-moi ! Go !

Crevez !

Il faut que je me rapproche ! Miller, couvre-moi !

Vas-y ! Go !

Je fonce � droite !

Maintenant !

La poisse.

D�sol�, capitaine.

Her Fighter.

Si votre capitaine continue � saigner, il mourra.

Je fais ce que je peux, seulement la blessure est trop profonde.

Abveuss keine... Vous ne pouvez pas suturer ?

Si, je peux. Mais c'est trop profond, je vous ai dit.

Et la balle est toujours l�. �a va s'infecter.

Vous pensez arriver � l'emmener dans un h�pital militaire avant 12 heures ?

Oui, je pense.

Alors si vous arrivez � l'emmener � l'h�pital,

les docteurs rouvriront la blessure

et enl�veront la balle.

- Mais l'infection... - En effet...

Il y a une chance que l'infection le tue.

Mais il mourra dans tous les cas si la blessure n'est pas referm�e.

Willis. Arr�te.

Eh, je t'ai dit stop.

Quoi ? Il faut qu'on avance.

On devrait pas faire �a.

N'allons pas plus loin.

On est presque arriv�s.

On peut encore faire marche arri�re.

On va au bout de ce qu'on a d�cid�.

Pourquoi c'est toi qui devrais d�cider ?

C'est pas lui. On a tous d�cid�.

Et � chaque fois qu'on s'arr�te, on prend des risques.

Alors en route.

Allez, Miller. On peut le faire.

O� sont les autres ?

Au front.

Quoi ?

Martino a entendu du bruit.

Alors ils sont partis nettoyer la zone.

Quelle heure il est ?

Il est presque onze heures.

Pourquoi il a pas son b�illon ?

Il toussait pas mal.

Je voulais le soulager.

Dormez encore un peu.

On aura besoin de vous.

- Deux � la porte. - Exactement comme l'autre fois.

Ouais. On entre en silence.

Moi, je vais passer par l�-haut. Miller, tu prends en bas.

On va les surprendre.

Martino.

Tu vas te poster en haut de la colline et tu tires si �a se passe mal.

C'est parti.

Merde.

Putain, il est o� Willis ?

C'est d�gag�, on fonce.

Attendez.

On en a oubli�.

T'es tar�, mec.

Pourquoi il s'en tient jamais au plan ?

- Putain, j'en sais rien. - Martino !

Merde !

Cinq hommes, cinq bo�tes. On oublie pas les autres.

Pas vrai ?

Qu'est-ce que vous faites ici ?

Salut.

On pr�pare le chargement pour vous.

On a presque termin�.

Vous �tes de quel r�giment ?

- Nous ? - Oui, vous !

Vos papiers, s'il vous pla�t.

Vous avez les papiers ?

On se tire de l� ! Allez jusqu'aux arbres. Martino, tu pars en premier.

Couverture !

Couverture !

Pourquoi vous avez fait �a ?

Fait quoi ?

Vous savez. Le capitaine.

Pourquoi vous l'avez aid� ?

Qu'est-ce que j'aurais gagn� si le capitaine �tait mort ?

�a ne m'aurait pas rendu ma libert�.

J'ai pas compris.

Laissez-moi vous parler un peu du troisi�me Reich.

Le troisi�me Reich s'est b�ti sur les ruines de la Premi�re Guerre Mondiale.

Parce que la guerre se termina par une armistice,

les Allemands n'ont pas cru que nous avions perdu la guerre.

Ils ont vu le Trait� de Versailles comme une humiliation nationale.

La situation politique et �conomique de l'Allemagne

est extr�mement difficile.

Les anciens ennemis de l'Allemagne

la condamnent encore � souffrir toujours plus.

La grande d�pression �conomique poussa les gens vers le parti nazi

qui leur promettait un pouvoir fort et une fiert� nationale intacte.

Il suffisait pour cela que tous les allemands ob�issent au f�hrer.

Et ce f�hrer, c'�tait Adolf Hitler.

Je me souviens de la premi�re fois o� je l'ai entendu parler, � Nuremberg.

La folie de notre chef s'est empar�e du pays.

La presse allemande devint la presse nazi.

Les livres �taient nazi, les critiques, la culture �taient nazi. Les sculptures,

les tableaux, le th��tre... tout �tait utilis� dans un seul but,

l'endoctrinement du peuple allemand.

Comme tout le monde dans mon pays, je suis devenu adepte.

J'�tais pr�t � le suivre et � le servir.

Au d�but, j'ai cru � la lib�ration de l'Autriche et � l'annexion des Sud�tes.

M�me quand nous avons �cras� les Polonais,

m�me quand nous avons envahi la France,

je continuais � croire que le plan d'Hitler �tait justifi�.

Aujourd'hui l'Allemagne, demain le monde.

D�moraliser l'ennemi par la surprise et les exactions,

c'est �a la guerre moderne.

Mais � la fin de l'ann�e 1942,

nous avons commenc� � perdre des batailles et subir de lourdes pertes.

C'est l� que j'ai compris qu'Hitler wer bum chiqu� freiter,

- nous conduisait � la d�faite. L'Allemagne souffre. Paris est lib�r�.

Je devais agir pour mettre un terme � cette guerre,

- avant qu'il ne soit trop tard. Les Alli�s s'enfoncent dans le Reich.

- O� est-ce qu'on est ? - O� est-ce qu'on est ?

On est dans la merde, voil� o� on est !

�coute.

On va reprendre un peu notre souffle. On se repr�pare.

Ensuite on repart l�-bas en vitesse, on reprend les trois caisses

et on part retrouver les autres.

C'est termin�, Willis ! On n'a plus le temps !

On laisse tomber cette merde.

Non, c'est pas termin�.

J'suis pas venu jusque l� pour revenir les mains vides !

Arr�te de penser � toi ! On est l� pour une mission !

On a un travail � terminer !

J'en ai rien � foutre de ce que tu penses.

�a, j'avais compris.

Tu piges vraiment rien !

Tu crois que tu peux faire ce que tu veux.

Mais tu te trompes. C'est termin�.

�a suffit ! On abandonne !

Il faut que t'arr�tes d'�tre �go�ste !

Parce qu'� chaque fois que tu l'ouvres, on finit par se faire tirer dessus !

Alors finies les conneries !

Il est hors de question que je me barre sans ce putain d'argent !

Apr�s toute cette merde, je l'ai m�rit� !

NOUS l'avons m�rit�.

J'en sais rien. On a foir� notre chance.

Et tu sais que je vendrais mon p�re

pour piquer ce pognon � ces sales enfoir�s d'allemands

et m'offrir un peu de r�ve am�ricain.

Mais Miller a raison.

On doit finir cette mission.

Tout �a, c'est de la merde.

J'en ai rien � foutre.

Qu'est-ce que tu fais ?

Retournez avec Harrison et Eberhart.

Je vous rejoins � l'avion.

Si j'y arrive pas, vous pourrez partir sans moi.

Si je rate l'avion,

ce sera ma punition.

Willis ! Martino est touch� !

- �a va ? - Je crois qu'elle est sortie.

Combien ?

Trois, quatre, peut-�tre plus.

On est encercl�s.

Willis ! Qu'est-ce que tu fous ?

On est foutus.

Willis !

L�chez vos armes !

- Les mains en l'air ! - Sales chiens !

Les mains en l'air !

L�che ton arme, sale chien !

- Sale chien ! - Les mains en l'air !

L�che ton arme !

Debout ! Bouge !

Sale chien !

Mains en l'air !

L�ve-toi !

Willis !

T'es bless� ?

- O� sont les autres ? - J'ai tout fait merder !

- Ils les ont captur�. - Ils se sont fait prendre ?

Tout est de ma faute.

Je voulais prendre de l'argent pour tout le monde.

Mais �a a foir� en beaut�.

Miller avait raison. C'�tait une mauvaise id�e.

�coute. Il faut les retrouver.

On doit les sauver.

Alors vous �tes l'agent double ?

Est-ce que vous croyez que vous auriez pu m'avoir autrement ?

�a va faire deux ans que je travaille pour les forces alli�es.

Mon action a sauv� la vie de milliers de soldats.

Alors pourquoi on nous a envoy�s vous kidnapper ?

Quand vos services de renseignements ont su

que j'�tais accus� de trahison,

ils ont organis� cette mission pour me faire �chapper � la mort.

Je vous assure, M. Willis,

que c'est notre int�r�t � tous de quitter l'Autriche.

Vous avez un plan ?

D'abord, vous devez penser � la vie de votre capitaine.

Il a perdu beaucoup de sang.

Si on ne trouve pas un h�pital tr�s vite, il va mourir.

Vous devez l'emmener � l'avion.

Si tout se passe bien, il s'en sortira en vie.

Quant � vous et vos cohortes,

suivez-moi.

Les �tats-Unis votent la guerre.

�a va aller ?

Ouais.

Mais je sais pas si je vais tenir longtemps.

Ouais, eh ben...

T'auras pas besoin d'encaisser plus.

Parce que la prochaine fois qu'ils passent la porte,

c'est pour nous faire sortir et pour nous tuer.

Mais bon, on a sign�.

� l'instant o� on a mis ces uniformes allemands,

on est devenus des espions.

Et �a suffit pour nous tuer, sans proc�s.

Sacr� Willis.

Il avait raison sur un point.

On a eu ce qu'on m�rite.

Qu'est-ce qu'ils vont dire � ma famille ?

� mon fils ?

C'est peut-�tre mieux qu'il me sache mort de toute fa�on.

Ils se souviendront de moi comme d'un menteur, un tricheur

et un voleur.

Putain.

Garde !

Occupez-vous de lui.

Capitaine.

R�veillez-vous.

Harrison.

- On est pr�t � partir ? - Oui, monsieur.

En douceur.

O� sont les autres ?

Ils ont emmen� Weschler jusqu'� l'avion.

Allez, capitaine. En route.

Courage. Allez.

Oh merde, encore ?

Stop.

Jusqu'ici, tout va bien.

O� t'�tais pass� ?

Je suis d�sol�. Ils �taient partout, je me suis cach�.

�coutez. J'ai un plan.

Mettez-les dans le camion. On va les tuer.

Ils vont nous tuer.

Je suis ravi d'avoir fait tout �a pour me prendre une balle.

Weschler va nous sortir de l�.

Quoi ?

Silence !

Mettez-les dans le camion !

D�sol�, capitaine.

Je sais que �a fait mal. Mais on y est presque.

Vous serez � l'heure pour le match de base-ball.

Arr�te. Une minute.

Voil�. �a va aller, capitaine.

Respirez.

O� sont Eberhart et Harrison ?

� l'avion.

- Ils partent sans nous ? - Ils nous rejoignent.

O� est-ce qu'on va ?

Aucune id�e.

Il a jamais parl� de ce camion. �a fait pas partie du plan.

- Qui �a "il" ? - Quel plan ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Je sais pas du tout.

Silence !

Fermez-la !

Moi, je fais pas confiance � un boche.

Moi si, je le crois.

Descendez !

Vite !

Ce sont des Am�ricains qui se sont crus assez malins

pour d�barquer en Allemagne en plein jour

et me kidnapper dans mon bunker.

Mais vous avez fait trop d'erreurs, n'est-ce pas, messieurs ?

La premi�re, ce fut "mahmon" !

L'avidit�.

La seconde, "fathouwan".

La confiance.

Et pendant que vous ramassiez votre monnaie,

je me suis fait un ami, dans votre cabane.

Il m'a racont� tout votre plan.

Et vous, monsieur Willis.

Vous �tes le plus stupide de votre groupe.

Vous avez convaincu ces pauvres h�res de faire cette mission inutile.

Et tout le monde va mourir, maintenant.

� cause de vous.

Je parie que vos amis am�ricains trouvent �a tr�s amusant.

- Emmenez-les. - Avancez !

- Miller, je veux pas mourir ! - Marche ! Avancez !

Non, je bougerai pas d'ici !

Vous avez qu'� me tuer l�, moi je bouge pas !

On attaque ! Allez !

L�che ce putain de flingue !

Cr�ve !

C'�tait quoi ce bordel ? �a faisait pas partie du plan !

Le plan a chang� ! Vite, au camion !

Harrison.

Oui, capitaine ?

On s'en va.

On a un avion � prendre.

On est parti, capitaine.

Le voil� ! Vite !

Regardez ! Ils ont r�ussi !

D�p�chez-vous !

Ravi de vous revoir.

FIN

Les Allemands se rendent en masse.

J'aurais aim� que Franklin D. Roosevelt ait surv�cu pour voir ce jour.

Le g�n�ral Eisenhower m'a inform� que

les forces arm�es allemandes se sont rendues aux Nations Unies.

Le drapeau de la libert� flotte sur toute l'Europe.

Nous voulons offrir nos remerciements pour cette victoire

� la providence qui nous a guid�e et nous a soutenue

� travers les jours sombres de l'adversit�, jusqu'� la lumi�re.

Les Nations Unies se souviendront longtemps de la loyaut�,

de la d�votion et de l'immense courage

qui vivront dans nos c�urs tant que nous respecterons l'�tre humain.

Cette guerre a mobilis� plus de 100 millions de militaires,

et devint la guerre la plus colossale de l'Histoire.

La plupart des industries des grandes puissances

concentra 50 � 60 % de leur production � l'effort de guerre.

Les alli�s fabriqu�rent trois fois plus de munition que les forces de l'Axe.

Entre 1939 et 1945, les Alli�s largu�rent 3,4 millions de tonnes de bombes.

Soit une moyenne de 27,700 tonnes de bombes par mois.

Plus de sept millions de personnes, en majorit� des civils,

ont trouv� la mort, faisant de ce conflit le plus meurtrier de l'Histoire

80 % des hommes sovi�tiques n�s en 1923 ne surv�curent pas � la guerre.

Il y eut plus de morts dans l'arm�e de l'air am�ricaine

que dans les divisions de Marine. Leur risque de mourir �tait de 71 %.

Les nazis ont ex�cut� 12 millions de civils, dont 6 millions de juifs.

� la fin de la guerre, des millions de r�fugi�s furent sans abri.

L'�conomie europ�enne s'effondra.

Et la plupart des industries du continent furent d�truites.

Nous ne pouvons payer notre dette, celle que nous devons � Dieu,

� nos morts, et � nos enfants,

que par le travail.

Nous devons travailler pour panser les plaies de ce monde en souffrance.

Pour construire une paix durable.

Une paix bas�e sur la justice et sur la loi.

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