All language subtitles for Psycho.II.1983.1080p.BluRay.x264.YIFY

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Original subtitles

-

CHAMBRES LIBRES

Maman ! Mon Dieu, maman ! Du sang !

Maître, vous ne soumettez aucun rapport psychiatrique contradictoire ?

Si, monsieur le juge.

En se basant sur l'évaluation du personnel,

Norman Bates paraît sain d'esprit et sera libéré sans délai.

Qu'en est-il de ses victimes ?

N'ont-elles pas leur mot à dire ?

Pouvez-vous les ramener ?

Madame, veuillez vous asseoir.

Le procureur s'occupe de cette affaire.

Monsieur le juge, je suis madame Lila Loomis.

J'ai ici une pétition portant 743 signatures

pour arrêter la libération de Norman Bates

incluant la famille des sept personnes qu'il a tuées.

Et ça ne me donne pas le droit de parler ?

Est-ce que le procureur a informé madame Loomis

de ses droits dans cette affaire ?

Oui, monsieur le juge. Je lui ai expliqué que sa pétition n'aurait aucun effet.

Lui avez-vous expliqué que cette affaire...

Pourquoi êtes-vous assis là ?

Vous ne comprenez pas qu'ils vont libérer un tueur maniaque ?

Si vous ne vous assoyez pas, le huissier vous fera sortir.

Si vous avez d'autres questions,

parlez-en au procureur après cette audience.

Pourquoi perdre mon temps ?

Il est évident que nos cours protègent les criminels et non leurs victimes.

Félicitations, Norman.

On passe maintenant à l'affaire 71143.

- C'est tout ? - Oui. Allons-y.

Veuillez inscrire au dossier que l'accusé est avec son avocat.

Je l'avais bien dit, ils l'ont libéré. Je t'appelle plus tard.

Vous êtes content, docteur ?

Vous lâchez un assassin dans un public innocent.

Norman n'a pas été condamné pour meurtre.

Il était non coupable pour aliénation mentale.

- Et puisqu'il n'est plus... - C'est du charabia légal

et quand il tuera à nouveau,

vous en serez responsable.

Ceci appartient à M. Toomey, le gérant du motel.

- Je vais le chercher pour vous présenter ? - Non, ça attendra.

Qu'est-ce qu'il y a ?

J'ai vu quelqu'un.

Où ?

À cette fenêtre.

Ils n'ont pas eu de locataire depuis des années.

Je dois être nerveux.

Vu les circonstances, ça se comprend.

Oui.

- Bon, nous y voici. - Oui.

Vous n'êtes pas obligé de rester ici. Vous pourriez loger en ville.

Non. Je veux rester ici.

Tant que vous comprenez

que les souvenirs reviendront plus facilement ici...

Mais vous savez comment gérer ça maintenant, non ?

Bien sûr.

- Vous travaillez à midi. Ne l'oubliez pas. - Je n'oublierai pas.

Je vous crois.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

S'il n'y avait pas eu de coupures, il y aurait un intervenant social

pour prendre de vos nouvelles de temps à autre.

Vous êtes là, vous, non ?

Bien sûr. J'ai fait rebrancher le téléphone.

- En cas de problèmes, servez-vous-en. - D'accord.

Merci, docteur, pour tout.

NORMAN, JE RENTRERAI TARD. FAIS-TOI À SOUPER. BISOUS, M

Maman ?

Norman.

Norman, qu'as-tu mis dans mon thé ?

Je me vengerai.

Je te montrerai ce qui arrive

aux méchants petits garçons qui empoisonnent leur mère.

Je vais te tuer !

Je peux vous aider ?

Je suis Norman. Norman Bates.

- Le nouvel aide-cuisinier. - Ah oui ! Le docteur...

- a appelé. - Raymond.

J'ai poussé M. Statler à vous embaucher.

Je crois qu'il est très chrétien de pardonner, pas vous ?

- Absolument. - Moi aussi. Myrna !

Voici Norman Bates.

Voici Myrna, Norman.

Venez, je vais vous présenter à M. Statler. Il est à l'arrière.

- Ralph, c'est Norman Bates. - Tu dois me dire pourquoi.

Donne-moi...

- Voici Norman Bates, ton nouvel assistant. - Bonjour.

Donnez-lui un tablier, Mme Spool.

- Scott, il faut qu'on en parle. - Dépêche-toi, d'accord ?

Je te paie pour servir, pas pour parler au téléphone.

Je te rappelle plus tard. On s'en reparlera.

On se prépare pour l'heure de pointe. Il est gentil quand il souffle un peu.

Madame la princesse, tu veux bien faire ton travail ?

Mary, c'est Norman. Il va travailler ici.

Bonjour.

Des peines d'amour, pauvre enfant. Elle a un cœur d'or, mais une tête de bois.

Allons vous chercher un tablier.

Voici.

Seigneur, qu'as-tu cassé cette fois-ci ?

Ce n'était pas de sa faute, M. Statler. C'est moi qui l'ai fait.

Alors, laissez-la ramasser et sortez d'ici avant de casser autre chose.

Merci.

Bon, mettez ceux-ci sous les lampes et lisez les commandes.

Sur la roue.

Deux sandwichs au pain de viande, une purée de pommes de terre avec sauce

et une pomme de terre au four.

D'accord, vas-y, fais-le. Je m'en fous.

Non, Scott. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Écoute-moi.

Allô ?

Salaud.

- Ça va ? - Bien sûr que ça va.

- Vous allez où ? - En ville. Laissez-moi tranquille.

Si vous allez en ville, vous vous dirigez dans la mauvaise direction.

Je ne sais pas ce qui est arrivé, mais laissez-moi appeler un taxi.

- Pourquoi ? - Pour que vous arriviez bien chez vous.

Je n'ai pas de chez moi.

Non ?

J'habite avec mon copain depuis plus d'un an.

Sans prévenir, il me dit que c'est fini.

Je l'ai appelé pour savoir pourquoi, et il n'a rien dit.

Il m'a dit que je ne pouvais pas revenir à l'appartement.

Qu'allez-vous faire ?

Appeler un ami en ville.

Pour voir si on me laissera passer la nuit quelque part.

Et vos parents ? Vous pourriez pas rester avec eux ?

Ils habitent à Portland.

Et ils se fichent de ce qui m'arrive, de toute façon.

Je suis propriétaire d'un motel qui n'est pas trop loin d'ici.

Je vous invite à passer la nuit dans une de nos chambres si vous le voulez.

S.F., bien sûr.

- Quoi ? - Sans frais.

Non, c'est très gentil, mais je ne veux pas m'imposer.

Vous ne vous imposeriez pas.

Entre collègues, on doit s'aider, non ?

C'est pour ça que vous m'avez couverte quand j'ai brisé l'assiette ?

Oui. J'ai pensé que ça vous causerait plus de problèmes qu'à moi.

Sans farces.

Je travaille là depuis quatre jours et j'ai déjà cassé une douzaine de plats.

Vous êtes sûr que je puisse rester au motel ?

Absolument.

Venez, allons-y. On dirait qu'il va pleuvoir.

On y a presque échappé.

- Vous n'êtes pas trop mouillée ? - Non, ça va.

Tout ceci vous appartient ?

Oui. Ce n'est pas beaucoup,

mais je le ferai rénover un jour.

Je vais vous chercher une clé.

M. Toomey.

Attendez-moi ici pendant que je vérifie la chambre.

Pour m'assurer que les draps sont propres.

Vous pensiez voler quelque chose ?

Il n'y a aucune raison d'avoir peur, chérie. Je suis gérant de ce trou.

Que voulez-vous, une chambre ?

Norman s'occupe de moi, merci.

Vous êtes avec Bates ?

Vous devez être Norman Bates. Je suis Warren Toomey.

Mary, pourquoi n'allez-vous pas à la maison ? La porte avant est ouverte.

- La chambre ne convient pas ? - Non. Montez et attendez-moi, d'accord ?

Écoutez, ça ne fait rien...

Faites ce que je vous demande, d'accord ?

Elle est mignonne.

Où l'avez-vous trouvée ?

Qu'est-ce que c'est ?

Je crois que ce sont des drogues.

Et les chalets qui sont occupés ?

- C'est ce qui se passe là aussi ? - Oui.

Quelle ville ! Si ce ne sont pas les parents, ce sont leurs enfants.

J'en ai pris à baiser dans le sous-sol de votre maison la semaine dernière.

Évidemment, je les ai mis à la porte. Pouvez-vous y croire ?

Quel genre de motel est-ce ?

Un motel lucratif.

Les gens viennent ici pour faire la fête. Après quelques heures, ils s'en vont.

Que peut-on demander de plus à un motel si loin de tout ?

Vous êtes renvoyé.

Vous ne pouvez pas me renvoyer. L'hôpital m'a embauché.

L'État n'a plus aucun pouvoir sur moi ou ma propriété.

Et vous non plus.

Je veux que vous partiez demain.

J'aimerais vous voir essayer de me sortir, M. Foubrac.

J'aimerais bien voir ça.

Vous n'aurez pas besoin. J'irai voir la police.

Ils seront très intéressés par ce qui se passe ici,

surtout par les drogues.

Demain, M. Toomey.

Et ne louez plus de chambres. Aucune.

Au moins, mes clients s'amusent.

Que font les vôtres, Bates ?

Ils meurent, c'est ce qu'ils font.

Tous morts ! Vous les avez tués, espèce de cinglé !

Salut !

Pourquoi tous ces cris ?

Mon gérant de motel et moi nous sommes disputés.

- Pas à mon sujet, j'espère ? - Non.

Pourquoi êtes-vous assise dans le noir ?

Je pensais à Scott.

Si je n'avais pas explosé aussi vite, les choses auraient peut-être marché.

Peut-être. Je ne sais pas.

C'est mieux ?

Vous croyez que je devrais l'appeler encore pour lui parler ?

Oui.

Allô, Scott ?

Ça va ?

À propos de ce qu'on disait, je n'étais pas sérieuse.

Tu es encore fâché ?

Oui, je vais bien.

Je suis à un motel.

Non, je ne suis pas mouillée. Je suis arrivée juste avant l'orage.

Je peux m'occuper de moi.

Bien sûr que non.

Lipton - 48 sachets de thé

Écoute, je dois raccrocher. Il faut que j'y aille.

Ça s'est bien passé ?

Non. Il m'a dit pourquoi il ne voulait pas que je rentre ce soir.

- Pourquoi ? - Il est avec quelqu'un d'autre.

Elle a déjà emménagé.

C'est fort.

Imaginez-vous si je l'avais épousé

et que j'avais découvert ce côté par la suite.

Il me l'avait proposé, vous savez ?

Oui. Je veux dire que je n'en doute pas.

- Avez-vous soupé ? - Non.

Mangeons ensemble. Je m'apprêtais justement à m'asseoir.

J'ai seulement des sandwichs et du lait,

mais je vous invite à partager le tout.

- Je ne crois pas que... - Non, faites-le pour moi.

Ce n'est pas en crevant de faim que vous vous sentirez mieux.

D'accord.

- C'est le vôtre. - Non, allez-y. J'en ferai un autre.

Vous avez un couteau ?

Non, je n'en ai pas.

Je viens de revenir ici après avoir été parti plusieurs années.

J'ai oublié d'apporter des ustensiles.

C'est bizarre.

Les gens laissent toujours quelque chose, même juste un couteau à beurre.

Voilà.

Quelque chose ne va pas, Norman ?

- Vous allez manger ? - Non.

J'ai perdu l'appétit, mais allez-y.

Bon appétit.

Je crois que je suis comme vous. J'ai aussi perdu l'appétit.

Voudriez-vous autre chose ?

- Il y a des biscuits pour le dessert. - Non, merci.

- Je peux me servir de votre téléphone ? - Bien sûr.

Qui allez-vous appeler ?

Je viens de me souvenir d'une amie qui est en ville.

C'est une amie qui me laissera peut-être passer la nuit chez elle.

Je croyais que vous alliez rester ici.

Il y a une chambre libre en haut,

et vous y êtes la bienvenue.

Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.

Pourquoi pas ?

Je ne veux pas vous blesser,

mais Myrna parlait de vous au restaurant.

Mme Spool lui a dit de se taire, mais elle a refusé.

Elle a dit que vous aviez été emprisonné.

A-t-elle dit pourquoi ? Je vais vous le dire.

Quand j'avais 12 ans, ma mère est devenue folle

et j'ai mis du poison dans son thé.

Vous savez ?

Je vais bien maintenant.

Vous en êtes sûr ?

Oui.

Sinon, ils m'auraient pas embauché dans un restaurant, n'est-ce pas ?

Je ne sais pas. Il faut être fou pour y travailler.

Mon Dieu !

Écoutez, je suis désolée, mais je ne veux pas...

Et si je vous disais que j'ai besoin que vous restiez ?

Pourquoi auriez-vous besoin de moi ?

Car c'est la première nuit que je passe ici depuis des années, et je suis seul.

Plusieurs de mes problèmes

sont reliés à cette maison.

Vous voyez, j'ai aussi peur que vous, mais pour d'autres raisons.

- Je suis désolée, mais... - S'il vous plaît.

C'est si grave ?

Non, pas celle-là.

Celle-là.

Pourquoi pas celle-ci ?

C'était celle de ma mère.

Mais elle est morte, non ?

Oui.

C'est la chambre qui vous a causé des problèmes ?

L'une d'entre elles, en effet.

Je ne sais pas ce qui vous est arrivé dans le passé,

mais vous ne vous en sortirez jamais si vous n'y faites pas face.

Vous voyez ? Aucun fantôme.

Non.

- Je pourrais dormir ici. - Non, je...

- Pourquoi pas ? - Je préfère que vous ne le fassiez pas.

Qu'est-il arrivé ici pour que vous ayez si peur ?

Laissez-moi vous montrer la chambre d'en face, d'accord ?

Vous serez bien ici.

- La salle de bain ? - Elle est là.

Je crois qu'il est temps de se coucher.

D'accord.

Bonne nuit, Mary.

- C'est pas trop tôt. - Désolée.

- Bonjour. - Bonjour.

Je suis désolé de vous avoir manquée ce matin.

Je me suis levée tôt pour aller voir mon amie en ville.

Vous savez, celle dont je vous parlais.

- Devinez. - Quoi ?

On va habiter ensemble.

Vous êtes libre de rester avec moi, vous savez.

Merci, mais je préfère habiter en ville.

Oui, en ville.

Ma maison est plus près du travail.

Non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.

D'accord. Mais, si vous changez d'idée...

Eh ! Je t'ai donné la matinée de congé, pas l'après-midi.

- Allez, hop. - Il est charmant, n'est-ce pas ?

Coupez d'autre laitue, vous voulez bien, Norman ?

Ralph, le nouvel assistant se débrouille ?

Bonjour, Warren. Très bien, merci.

J'espère qu'il lave la vaisselle mieux qu'il ne gère un motel.

Que doit-on faire pour être servi ici ?

Eh, beauté ! Viens ici.

Bonjour, que désirez-vous ?

J'aimerais avoir ce que Norman s'est tapé hier soir.

Pardon ?

Tu m'as bien entendu, ma jolie.

Lisez plutôt ce menu. Je repasse tout de suite.

Que s'est-il passé entre vous hier soir ?

Je l'ai congédié.

Parfait, il est dans ma section.

- Qu'a-t-il dit ? - Rien de gentil et je crois qu'il a bu.

Il pue l'alcool.

Tu as d'autres tables, chérie, ou veux-tu que je les serve moi-même ?

Et je croyais que les clients étaient méchants.

- Excusez-moi, travaillez-vous ici ? - Oui.

Je pourrais avoir mes commandes ?

NE LAISSE PLUS CETTE PUTAIN RENTRER DANS MA MAISON ! - BISOUS, MAMAN

C'était comment ?

Quoi ?

Baiser un psychopathe ?

Pourriez-vous retirer votre pied ?

Ensuite ?

Deux sandwichs à la dinde sur blé entier.

Un B.L.T., sans mayonnaise.

Je vais chercher les tomates, M. Statler.

Tu n'as pas passé la nuit seule avec lui dans cette maison ?

Tu as des goûts étranges, ma chérie.

Même si deux personnes dorment sous le même toit,

ça ne veut pas dire qu'ils aient fait l'amour.

Depuis quand ?

Ou bien, tu es du genre qui ne raconte pas ses aventures ?

Vous voulez vraiment savoir comment il est ?

Oui.

Bien meilleur que vous, bouboule.

- Arrêtez, Toomey ! - Norman ?

Vous me parlez, espèce de cinglé ?

Venez !

Qu'y a-t-il ?

Super. Allez-y, psychopathe, ramassez-le.

Allez, ramassez-le.

Qu'y a-t-il, vous avez perdu votre courage ?

Ou vous vous en prenez seulement aux femmes ?

Allez, ramassez-le. Montrez-nous ce dont vous êtes capable.

Allez, espèce de fou.

Regardez, il n'est pas seulement fou, mais il est moumoune aussi.

Il y a un problème, Warren ?

Le problème, c'est ce psychopathe que vous avez embauché.

C'est la dernière fois que je mange ici.

Vous suez de partout.

Je peux vous offrir quelque chose ? Un verre d'eau ?

- Non. - Qu'avez-vous fait là-bas ?

Cet homme, M. Toomey, il essayait...

Je ne te parlais pas. Alors ?

Il dérangeait Mary et m'a glissé une note.

Quelle note ?

Elle est sur la roue.

Il n'y a rien ici.

Norman, vous êtes fatigué.

Prenez le reste de l'après-midi de congé.

Je vous le dis, elle était juste là.

Bien sûr.

Ne rejetez pas ce que je dis.

Je vous assure qu'il y avait une note sur cette roue

de la part de ma défunte mère.

Bon, tout le monde, on se remet au travail.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Votre offre tient toujours ?

- Mais oui. - Tant mieux.

Qu'est-il arrivé ?

Vous vous souvenez de l'amie dont je vous ai parlé ?

Son copain couche là presque tous les soirs.

Vous savez ce que c'est que de dormir dans un 31/2

quand un couple baise à quelques mètres de vous ?

- Bruyant ? - Sans farces.

Je vous ai trouvé superbe aujourd'hui.

Pourquoi ?

Vous avez remis Toomey à sa place. Quel con !

J'aurais pu le tuer et vous étiez si calme.

Non, je ne tue plus, vous vous souvenez ?

Voici.

- C'est quoi ? - Du fudge.

Ma grand-mère me l'a envoyé. Elle fait du fudge sans pareil.

Bien, merci.

Qu'en est-il de la note ? Vous savez qui l'a envoyée ?

C'était une blague.

Oui, sans doute.

- Laissez-moi prendre ça. - Non, ça va.

- Vous avez mangé ? - Oui.

Je suis épuisée. J'irai me coucher après avoir pris une douche.

Si ça vous convient.

Bien sûr.

Réveillez-vous !

Eh ! Espèce de fou, vous êtes là ?

Psychopathe ! Allô !

Je veux vous dire que je déménage !

Allô ?

Quoi ? Qui est-ce ?

Ma mère est morte.

M. Toomey, si c'est vous, vous êtes plus malade que moi.

Salaud.

Bonjour, Bill. Je ne vous attendais pas avant demain.

Bonjour, Norman. J'ai reçu un appel de M. Statler.

Il m'a dit que vous avez démissionné.

Oui. Je me suis dit que mon motel me paierait davantage.

Une fois que je l'aurai retapé.

OUVERTURE BIENTÔT

- Qu'est-ce que Toomey en pense ? - Lui ? Je l'ai renvoyé.

Vous savez, il avait transformé cet endroit en motel pour plaisirs adultes.

Je vois.

Il y a eu beaucoup de changements en une semaine, depuis votre retour.

Avez-vous eu d'autres notes ou appels ?

- Qui est-ce ? - Où ?

Là, à la fenêtre du haut ?

- Au grenier ? - On aurait dit une femme.

C'était probablement Mary.

Mary, qui ?

Mary. Elle travaille avec moi au restaurant.

Elle habite ici, elle aussi.

Ce n'est pas comme ça. Nous sommes amis.

Mary.

Bonjour, Mary. Vous êtes resplendissante.

Voici le docteur Raymond. Il était mon psychiatre à l'institut.

- Allô. - Bonjour.

- Alors, qu'en pensez-vous ? - De quoi ?

De ce que Norman prépare. Il vous a parlé de ses projets ?

De quelques-uns.

Je dois aller travailler.

Je peux vous y conduire ?

Allez-y.

À ce soir.

Que puis-je faire pour vous, docteur ?

Merci.

Vous connaissez l'affaire de Norman Bates ?

Oui. J'étais adjoint ici

quand le shérif Chambers l'a arrêté il y a des années de ça.

J'ai relu le dossier quand j'ai su qu'on l'avait relâché.

Quel est le problème ?

Bates s'habille comme sa mère à nouveau ?

Non, pas du tout.

Mais Norman dit que quelqu'un lui laisse des notes

et lui téléphone en prétendant être sa mère.

Les gens. Que voulez-vous que j'y fasse ?

- Enregistrez ses appels. - Je suis désolé, mais je ne peux pas.

On est à Fairvale, en Californie, pas à Washington, D.C.

Je peux enquêter pour savoir qui le détesterait assez

pour faire ce genre de chose.

- Autre chose ? - Avoir Norman à l'œil ?

Je le fais déjà.

D'accord, shérif, je vous laisse ma carte

au cas où vous auriez besoin de moi.

Il y a autre chose.

Bien sûr, quoi ?

Une fille habite avec lui. Mary Samuels.

Elle travaille au restaurant.

J'enquêterai à son sujet aussi.

- Merci, shérif. - De rien.

NORMAN - DÉBARRASSE-TOI DE CETTE PUTE OU JE LA TUERAI - MAMAN

Pute ?

Tu es sûr que c'est sans danger ?

Depuis toujours.

Viens.

Je n'en veux plus.

- C'est quoi ? - Quoi ?

- Ce bruit dans la pièce voisine. - T'es juste défoncée.

Non.

Mon Dieu.

Qu'est-ce que c'est ?

Partons.

Allons, vite !

Fais attention, derrière toi !

Mary, je suis en haut.

Que faites-vous là-haut ?

J'étais enfermé.

Impossible. Il n'y a pas de clé dans la serrure.

Quelqu'un l'a déverrouillée pendant mon sommeil.

Qui ?

La personne qui prétend être ma mère.

Norman, de quoi parlez-vous ?

Je l'ai vue à la fenêtre.

Regardez cette chambre.

Elle a été remise en ordre avec ses affaires. Il y a aussi une autre note.

Je vais regarder l'escalier de derrière, peut-être sont-ils descendus par là.

- Norman. - Quoi ?

Il n'y a pas de note.

Que voulez-vous dire ?

Non, ce n'était pas comme ça.

Elle était en ordre.

Pas comme ça.

La note.

Ceci... Les robes sont...

Qui est-ce ?

Norman, vous devriez répondre à la porte.

Ne leur parlez surtout pas de la chambre.

Bonjour, Norman, je suis le shérif Hunt. Comment allez-vous ?

L'adjoint Pool.

Nous pouvons entrer ?

Oui.

- C'est... - Je sais. Mary Samuels.

Que pouvons-nous faire pour vous ?

Il n'y a pas eu de problèmes, j'espère ?

En fait, oui.

Quel genre ?

Le même type qu'avant.

Il y a une fille dans ma voiture en bas.

- Elle a trop peur pour entrer ici. - Pourquoi ?

Elle dit qu'elle a vu son copain se faire tuer dans votre cave aujourd'hui

par une grosse femme vêtue de noir.

Votre mère s'habillait de cette façon, n'est-ce pas, Norman ?

Et que faisaient-ils dans la cave ?

Ce que font les jeunes, ces jours-ci.

Ils fumaient un joint et se tripotaient.

Savez-vous quelque chose à ce sujet, Norman ?

Non.

Pouvons-nous aller voir votre cave ?

Oui.

Elle me paraît propre.

N'est-ce pas ?

Vous avez nettoyé ici ?

Non, monsieur.

C'est la première fois que j'y entre depuis mon retour.

- Alors, qui l'a fait ? - Moi.

Il y a quelques jours.

Norman ?

Je n'endure pas une maison sale, vous ?

Pourquoi c'est ouvert ?

Je l'ignore.

Vous devriez y mettre un cadenas avant que quelqu'un vous cambriole.

Vous savez pourquoi Norman ne descend pas ici ?

Non.

Il gardait la dépouille de sa mère ici.

Il l'a volée de sa tombe.

Il se parlait en utilisant sa voix et en répondant avec la sienne.

- Qu'en pensez-vous ? - C'est affreux.

En effet.

Laissez-moi vous demander encore une fois.

Vous êtes certaine que vous avez nettoyé cette cave ?

Oui.

Bon.

- Mike ? - Oui ?

Allons-y.

Vous êtes sûrs de n'avoir rien entendu cet après-midi

entre 16 h et 17 h ?

Je ne sais pas. Mais...

Il était avec moi tout l'après-midi. On s'est promenés dans les champs.

Au revoir.

Content de vous revoir, Norman.

- Pourquoi avez-vous fait ça ? - Quoi ?

Vous avez menti au shérif ? Vous n'étiez pas avec moi.

Je devais faire quelque chose. Il allait vous arrêter.

Ça recommence.

- Shérif Hunt ? - Oui.

Je suis Lila Loomis.

J'étais Lila Crane auparavant.

Oui, bien sûr. Quelle coïncidence !

Je pensais justement à vous et Sam. Comment va-t-il ?

Mon mari est mort.

Je suis désolé.

Qu'est-ce qui vous ramène à Fairvale après tout ce temps ?

Norman Bates. Où est-il ?

Il est à son motel, je crois.

Pourquoi ne l'avez-vous pas arrêté ?

- Pour quoi ? - Pour meurtre.

Toute la ville sait ce qu'il a fait à ce jeune.

Je ne peux pas arrêter un homme sans preuves.

Surtout un homme avec un alibi.

Un alibi ?

Une fille qui habite avec lui

a dit qu'il était avec elle au moment du meurtre,

s'il y a bien eu un meurtre.

Pourquoi dites-vous "s'il y a bien eu un meurtre" ?

Je veux dire que je ne suis pas convaincu que quelqu'un ait été tué.

Il n'y a pas de corps.

Donc, attendons et voyons si le jeune rentre chez lui ce soir.

- Vous avez dragué l'étang ? - Quoi ?

L'étang ?

C'est là où il se débarrassait de ses victimes.

Vous l'avez dragué ?

Non, madame.

Alors, je vous conseille de le faire avant qu'il y ait d'autres meurtres.

À moins que vous ne vouliez les avoir sur la conscience.

Quel est son problème ?

Je ne sais pas.

Mais si Norman Bates est fou,

il y a beaucoup de gens ici qui le suivent de près.

- Vous êtes sûr que ça va ? - Oui. Ça va.

Vous avez besoin d'un de mes cafés irlandais.

Y a-t-il du brandy ici ?

Je ne sais pas.

Ma mère n'approuve pas.

M. Toomey buvait, n'est-ce pas ? A-t-il laissé une bouteille dans le bureau ?

Je ne sais pas. Je n'ai pas regardé.

Je reviens tout de suite. Reposez-vous ici.

Allô ?

Pourquoi avoir menti et dit au shérif que Bates était avec toi cet après-midi ?

Maman. Qu'est-ce que tu fais ici ?

Retourne à l'hôtel avant de tout gâcher.

Réponds-moi. Pourquoi as-tu donné un alibi à Bates ?

Je ne lui en ai pas donné.

Ne me mens pas. J'ai parlé au shérif.

Pourquoi ?

Parce que Norman n'aurait pas pu tuer ce jeune.

Pourquoi pas ?

Il m'a vue à la fenêtre tel que prévu,

puis il est allé dans la chambre et a tout vu.

Quand il est allé la chercher, j'ai verrouillé la porte derrière lui.

Il était pris là des heures

pendant que je descendais tout par l'escalier de derrière.

Tu vois, il n'aurait pas pu le faire.

Quelle différence cela fait-il ?

On veut qu'il soit remis en prison.

Ceci aurait été suffisant.

Maman, il est innocent.

Innocent ? Il a tué ta tante, non ?

Sans compter six autres personnes.

Maman, il y a 22 ans de cela.

Mary, les gens ne changent pas.

Il a dû réussir à sortir.

Maman, j'avais tort.

Je ne crois pas qu'il ait fait ce trou dans les toilettes.

Bien sûr qu'il l'a fait.

Maman, écoute-moi.

Je crois qu'il y a quelqu'un d'autre dans la maison.

Ne sois pas idiote.

C'est Bates qui joue à ses jeux habituels.

Ça ne peut pas être Norman. Il n'est plus comme ça.

Si tu le connaissais maintenant.

Il essaie si fort de faire ce qu'il y a de bien

pour rester sain d'esprit.

Et ça ne me paraît pas juste de faire ce qu'on lui fait.

Tu es aussi folle que lui.

On parlera plus tard. Norman a besoin de moi.

Norman a besoin de toi ? Un psychopathe a besoin de toi ?

Retourne à ton hôtel. On en reparlera plus tard.

Il va te tuer. Tu le sais, non ?

Il te tuera comme il a tué tous les autres.

Mon Dieu, que s'est-il passé ?

Je ne sais pas.

Ciel. Comment est-ce arrivé là-dedans ?

Après avoir tué ce jeune dans la cave,

je l'ai utilisé pour nettoyer le désordre,

puis je l'ai fait passer dans la toilette.

Vous n'avez tué personne. Vous étiez dans le grenier.

Il n'était pas verrouillé. Vous l'avez dit vous-même.

Norman, arrêtez de dire des bêtises. Vous n'avez tué personne.

Comment expliquer ceci ?

Je ne peux pas.

Avez-vous nettoyé la cave comme vous l'avez dit au shérif ?

- Non. - Quelqu'un l'a fait.

Avec cette serviette, après avoir tué ce jeune.

Norman, ce n'était pas vous.

Comment en êtes-vous si certaine ? Je ne le sais pas moi-même.

- Je perdais toujours connaissance quand... - Vous ne pouviez pas.

Vous n'en êtes plus capable, plus maintenant.

Norman, allez en bas et versez-nous un verre, d'accord ?

Je vais nettoyer ceci.

Oui.

La bouilloire siffle.

D'accord.

Que s'est-il passé ?

Là-haut. J'ai vu quelqu'un me fixer.

Il n'y a plus personne.

Quelqu'un me regardait par ce trou. Ils sont ici maintenant.

Où avez-vous trouvé ça ?

Je l'avais dans ma sacoche. Ma mère me l'a donné...

Venez.

Allez en bas, je vais voir en haut.

On devrait pas rester ensemble ?

Ne vous inquiétez pas, j'ai ceci.

C'est à cause de moi, pas vrai ? C'est pourquoi vous l'avez.

Mais non.

Dépêchez-vous, ils vont se sauver.

Mme Lila Loomis, chambre 15, s'il vous plaît.

Vous êtes certain qu'elle n'est pas rentrée ?

Il n'y a pas de message, merci.

Maman, où es-tu ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est ma mère.

Elle est en bas.

Vous l'avez vue ?

Vous êtes sûr de l'avoir entendue ?

- Venez. - Non.

Elle va vous tuer.

Je sais qu'elle le fera.

Norman, votre mère est morte.

Vous l'avez tuée. Vous me l'avez dit.

Je m'étais trompé.

Elle a survécu.

Et maintenant,

elle est en bas

et elle vous attend.

- Norman, ce n'est pas votre mère. - Non.

Non, c'est quelqu'un d'autre.

Et cette personne tente de vous rendre fou à nouveau.

Oui ?

Oui.

- Allons en bas pour trouver... - Non.

C'est trop dangereux.

Attendons jusqu'à demain matin.

Que va-t-on faire en attendant ?

Je vous protégerai.

Vous serez en sécurité.

Ça ira pour moi ici.

Il n'y avait jamais de danger ici

le soir.

- Norman, écoutez... - Non !

D'accord.

Nous passerons la nuit ici.

Vous pouvez prendre le sac de couchage.

Que faites-vous, Norman ?

Norman, posez ce couteau. Personne ne passera par cette porte.

- Personne ? - Non.

D'accord.

Oui.

Je redeviens

confus, n'est-ce pas ?

Mais non.

Ne me mentez pas. Pas vous.

Oui, Norman, vous redevenez confus.

Surtout,

ne les laissez pas me renvoyer à l'institut, d'accord ?

Ne t'inquiète pas, Norman.

Tu sens bon.

- Oui ? - Oui.

Qu'est-ce que je sens ?

Tu sens comme les sandwichs grillés au fromage...

Quoi ?

...que ma mère me préparait quand j'avais de la fièvre.

Elle faisait beaucoup de choses gentilles pour moi avant...

Avant qu'elle devienne...

Souviens-toi juste des bonnes choses qu'elle a faites pour toi.

Je ne peux pas.

- Elles ne sont plus là. - Bien sûr qu'elles le sont.

Non, les médecins les ont fait disparaître.

Avec tout le reste.

Sauf ces sandwichs.

Dors.

- Bonjour, docteur. - Bonjour, Norman.

J'ai appelé votre bureau. Ils ont dit que vous étiez en route.

Où est Mary ?

Elle est allée en ville.

Pour quoi faire ?

Je ne sais pas. Elle ne me l'a pas dit.

- Voulez-vous du thé ? - Du café, si vous en avez. Merci.

Bien sûr.

Vous souvenez-vous de Lila Loomis ?

Oui.

Elle est en ville.

Oui ?

C'est la mère de Mary.

C'est pourquoi Mary est allée en ville. Pour la voir.

Vous comprenez ce que ça veut dire ?

Quoi ?

Ce sont elles qui vous ont laissé ces notes

et qui vous ont téléphoné.

- Pourquoi feraient-elles ça ? - Parce qu'elles vous détestent.

Mary ne me déteste pas.

Allons, Norman.

Telle mère, telle fille. Vous savez ce que Lila Loomis ressent pour vous.

Elle a hâte de vous voir retourner à l'institut.

Et voilà pourquoi ceci vous arrive.

Elles veulent vous déstabiliser pour que vous perdiez le sens de la réalité.

Elles ne peuvent pas faire ça.

Bon.

Je suis content de vous l'entendre dire.

Mais...

ce ne sont pas elles.

Non ?

Alors, qui est-ce ?

C'est ma mère.

Elle n'est pas morte.

Comment le savez-vous ?

Je l'ai vue, en haut, à la fenêtre.

Vous l'avez vue aussi.

C'était Mary Loomis,

ou Lila Loomis, déguisée pour ressembler à votre mère.

Et les appels téléphoniques ?

Encore Mary Loomis.

Mais elle était avec moi quand le téléphone a sonné.

Alors, c'était sa mère.

Ma mère m'a parlé. En bas.

Vous souvenez-vous de nos discussions sur votre mère ?

Quand vous avez accepté le fait que vous l'aviez tuée,

vos souvenirs d'elle n'avaient plus d'emprise sur vous.

Chambre 15, s'il vous plaît.

Je veux que tu arrêtes d'appeler Norman.

Que fais-tu ici ?

Tu m'as entendue. Arrête d'appeler Norman.

Je ne l'ai pas appelé.

Ne me mens pas. Tu l'as appelé ce matin.

Pour l'amour de Dieu, baisse le ton.

Bon, et si je l'avais appelé ?

Il perd la raison, je l'entends dans sa voix.

Personne n'y peut rien, même pas toi.

Tu pourrais arrêter de cacher des torchons sanglants

ou de regarder par les trous des murs. Ça aiderait.

De quoi parles-tu ?

De ce que tu fais à Norman. Tu étais dans la maison hier soir.

Je n'y étais pas. Je suis rentrée après t'avoir vue.

- Ne me mens pas. - Je ne mens pas.

Pourquoi n'étais-tu pas dans ta chambre hier soir ?

As-tu demandé qu'on m'appelle ? Je devais être en bas.

Maman, arrête de me mentir, s'il te plaît.

Qu'est-il arrivé dans cette maison hier soir ?

Au revoir, maman.

Il va perdre la boule, n'est-ce pas ?

Écoute. Habille-toi comme sa mère une dernière fois.

C'est tout ce qu'il faut.

La police et le médecin seront là avant que tu sois en danger.

Et ils devront réagir à notre pétition.

Maman, j'ai signé toutes tes pétitions.

Je suis allée à toutes tes réunions, j'ai tout fait depuis des années.

Mais je ne vais plus faire de mal à Norman.

Si tu veux pas le faire pour moi, fais-le pour ton père.

Je ne vis plus pour des gens morts, maman.

Pas pour ta sœur ou pour mon père,

même pas pour toi. Je m'en vais.

Attends une minute.

Maman, laisse-moi, tu me fais mal.

- Maman, non. - Non.

Écoute. Si tu t'approches de cette maison, tu le regretteras.

- Oui. - Je ne vois pas l'urgence.

Le shérif est inquiet. Il a pensé qu'on pourrait se montrer souple.

Je n'aime pas ça. On est censé avoir une lettre du coroner.

Vous me croyez maintenant ?

Oui. Elle est morte.

Elle ne ressuscitera pas non plus, n'est-ce pas ?

Ressusciter ?

Non.

On y va ?

- Mary. - Je suis à l'arrière.

J'allais justement dîner. Tu en veux ?

Non.

Où étais-tu ?

Au cimetière.

Le docteur Raymond a fait ouvrir la tombe de ma mère.

Oui.

Cela prouve que ce n'est pas elle qui me torture ainsi.

Pas à moins

qu'elle soit un fantôme.

Non.

Il dit que c'est toi et ta mère.

Il dit que ton nom de famille est Loomis.

C'est vrai, Mary ?

Je me demande qui ça peut être.

Je ne sais pas.

Non ?

Bonjour, Mme Loomis. Comment allez-vous ce...

Je suis désolé, maman.

Je ne voulais pas t'insulter.

Norman, arrête. Elle n'est pas ta mère.

Allô, Lila ? Lila, tu es là ?

Il n'y a personne.

Allô ?

Oui, maman, je suis désolé pour l'interruption.

Norman, il n'y a personne.

Oui, maman.

Oui, maman.

- Allô ? - Allô, Norman ? C'est ta mère.

- Ça ne lui ressemble pas. - C'est moi et je veux que tu raccroches.

Tu comprends ? Raccroche.

D'accord.

Maintenant, Norman.

Raccroche.

J'étais si inquiet.

À quel sujet ?

Que toutes les choses qui me sont arrivées

soient à cause de toi et de ta mère.

Quand le Dr Raymond m'a montré le corps de Mme Bates

j'ai su qu'elle était bien morte.

Maintenant je sais que c'était quelqu'un de complètement différent.

Qui est-ce ?

Ma vraie mère.

Qui est ta vraie mère, Norman ?

Je ne sais pas.

Elle veut pas me le dire.

Ta mère est morte.

Mme Bates était ta vraie mère et elle est morte.

Qui était-ce au téléphone ?

Ma mère.

Le Dr Raymond avait raison à notre sujet.

Lila et moi essayions de te rendre fou.

Mais j'ai arrêté et elle ne veut pas. C'est elle qui te téléphone.

Pourquoi as-tu arrêté ?

Ce n'était pas juste de faire ce qu'on faisait.

C'est la seule raison ?

Que veux-tu dire ?

Tu le sais.

Madame ?

Norman ?

Le shérif voudrait vous voir à l'étang.

- Sam. - Oui ?

Un scotch.

Voici.

D'accord. Déroulez cette corde.

On va envoyer des plongeurs dans une minute.

- Allô, Norman. - Bonjour, shérif.

Qu'est-ce qui se passe ici ?

Avez-vous déjà vu ça ?

- Non. Vous l'avez trouvée dans l'étang ? - Oui.

Et ces affaires ?

Ça appartient à M. Toomey.

À qui ?

Le gérant du motel de Norman, avant qu'il soit renvoyé.

L'avez-vous vu depuis ?

Non, je lui ai dit de faire ses bagages et il est parti. C'est tout.

Vous en êtes sûr ?

Oui.

Bon, c'est tout d'abord. Vous pouvez partir.

Vous seul, Norman, sans la jeune femme.

- Je ne devrais pas attendre ? - Ne vous inquiétez pas.

Elle vous suivra sous peu.

Oubliez le marqueur. Allez-y.

Shérif, je voulais vous parler.

Oui.

Quelqu'un téléphone à Norman en prétendant être sa mère.

Et non pas Mme Bates, mais sa vraie mère.

Alors ?

Je me demandais s'il était possible qu'il ait été adopté.

Je n'en ai jamais entendu parler et j'ai vécu ici toute ma vie.

Comment avez-vous su qui j'étais ?

On est peut-être un peu lent ici, mademoiselle,

mais pas incompétent.

Maintenant,

j'ai une question à vous poser.

Vous ou votre mère savez quelque chose à propos de ceci ?

Non.

Je ne vois pas pourquoi vous resteriez plus longtemps à Fairvale.

Avons-nous enfreint une loi ?

Aucune qui n'est écrite,

mais plusieurs qui sont sous-entendues.

Comme toutes celles qui portent sur le bien et le mal.

Je crois que vous et votre mère les avez presque toutes enfreintes, non ?

C'est pas ce que je voulais.

C'est ce que Norman a dit il y a 20 ans.

Mais il était fou.

Quelle est votre excuse ?

Je n'en ai pas.

Alors, je vous dis au revoir.

- J'espère que ce sera la dernière fois. - Shérif.

J'ai dit au revoir.

Shérif, il y a une auto ici.

- Il y a quelqu'un ? - Je sais pas. Elle est coincée.

Apportez un câble de treuil pour la sortir.

On a trouvé une auto.

Docteur ?

Que faites-vous ici ?

J'ai suivi Lila Loomis de son hôtel à votre maison.

Elle est venue ici.

Où est-elle ?

Je ne sais pas.

Mais elle était ici.

Cela prouve que c'est elle qui se déguisait comme votre mère.

Comment ?

Si elle n'allait pas recommencer,

pourquoi entrer en cachette ?

Ce n'est pas elle que j'ai vue à la fenêtre.

- Non ? - Non.

Alors, qui était-ce ?

C'était ma mère.

Norman, votre mère est morte.

Vous vous souvenez de cette tombe ?

Mme Bates m'a élevé.

Ma vraie mère est quelqu'un d'autre.

Comment le savez-vous, Norman ?

Elle me l'a dit au téléphone.

Je vous ai déjà prouvé

que ce sont Mary et Lila Loomis qui vous appelaient.

Voulez-vous accepter le fait que vous n'avez pas d'autre mère que Mme Bates ?

Bien sûr.

C'est ce que je ferai.

Ça me soulagerait.

Tout le monde, reculez.

La voici.

Continuez à tirer.

Ça ressemble à l'auto de Toomey, non ?

Encore un peu.

Regardons à l'intérieur avant d'ouvrir le coffre.

D'accord.

C'est ça.

Vous la reconnaissez ?

Bon, on arrête.

Alors ?

Shérif, elle est vide.

Vous ne devriez pas être ailleurs ?

Ouvrez le coffre.

Attention, Mike.

Doux Jésus.

- Qu'y a-t-il ? - Ils ont trouvé une auto.

- Laquelle ? - Je ne sais pas.

- Ils ont trouvé une auto. Ça suffit pas ? - Pourquoi ?

Pour qu'ils t'arrêtent ! Je vais chercher ton manteau. On s'en va.

Comment ?

Je sais pas. On peut faire du stop puis on trouvera une auto.

Où irait-on ?

Quelque part, n'importe où, Norman. Dépêche-toi.

Ils nous rattraperaient.

- Tu as raison. - Alors, quel est le but ?

Parce que c'est de ma faute.

Si on t'avait laissé tranquille, tout irait bien.

Personne ne serait mort et je serais juste une étudiante,

sans histoire, qui s'amuse.

Ce n'est pas ta faute.

À qui la faute alors ?

À ma mère.

C'est elle qui tue pour me protéger.

Elle me l'a dit elle-même.

Tu es fou, tu le sais ? Fou à lier.

Je réponds ?

Pourquoi ? C'est seulement ma mère, la pauvre.

Elle ne devrait pas téléphoner. Elle devrait jubiler.

Je devrais répondre.

Allô ?

Norman, c'est le docteur Raymond.

J'ai trouvé l'auto de Lila Loomis sur la route.

Je vous appelle de la réception du motel.

Les appels que vous avez reçus de votre mère imaginaire

ont été faits ici.

Lila Loomis a utilisé ce téléphone pour appeler chez vous.

Oui.

Je comprends.

Maman ?

Norman, c'est le docteur Raymond.

J'attendais ton appel, maman.

Allô. Lila ?

Elle a raccroché.

Non, maman. Mary est encore ici. Je l'aime bien.

Non.

Bien sûr que non. Pas autant que toi.

Non, je...

Je ne le ferai pas.

Tu ne peux pas me forcer

à la tuer.

Est-ce qu'il le faut, maman ?

Pourquoi ?

Pourquoi dois-je la tuer ?

Non, maman, s'il te plaît.

Ne me force pas...

Maman, comment peux-tu penser une chose pareille ?

Je ne pourrais jamais faire ça.

Je ne pense pas que tu comprennes, maman.

Mary est très gentille.

Je lui fais confiance. Elle ne me ferait pas de mal.

Tu me reconnais ? C'est moi, ta mère.

Oui, maman.

Et puisque je suis devant toi, je ne peux pas être au téléphone, n'est-ce pas ?

Raccroche, Norman. Raccroche.

Oui, maman.

Norman, raccroche le téléphone tout de suite.

Norman, je suis ta mère.

Norman, tu m'entends ?

Norman, tu es là ?

Norman, dis quelque chose.

- Je t'ai. - Norman.

Je ne l'ai pas fait exprès.

Je croyais que c'était toi.

Ça va aller, maman.

Norman, je ne suis pas ta mère.

Ça va.

Norman, je ne suis pas ta mère. Je suis Mary.

Combien de fois as-tu tué ? Combien de fois t'ai-je dit...

Norman, c'est moi, Mary.

Ils vont venir te chercher, comme la dernière fois.

Ne t'approche pas.

Je te couvrirai.

- Donne-moi le couteau. - Ne t'approche pas.

Je l'ai toujours fait, je suis ton fils respectueux.

- Ne t'approche pas. - Et tu es ma mère qui m'aime.

Alors, s'il te plaît, donne-moi le couteau.

Il est temps d'aller à la cave, maman.

Ne t'approche pas.

Maman, je ne veux pas...

Je ne veux pas te faire mal, maman. Viens.

Ici, maman, dépêche-toi.

Norman, s'il te plaît, arrête.

Tu as besoin d'aide. Tu saignes.

C'est toi qui l'as fait.

Ils sont ici. Laisse-moi t'aider.

Tu les as tous tués.

Arrêtez.

Le shérif du comté et le procureur

sont venus de Bakersfield pour rencontrer le shérif Hunt.

C'est assez fort, les gars ?

Oui, ça va. Tassez-vous vers la gauche.

Je prendrai la mairie dans le fond.

Bon, allons-y,

cinq, quatre, trois...

Lisez-le et assurez-vous que c'est exactement ce que vous avez dit.

Oui, c'est... Non, une minute.

Elle n'a pas dit ça.

Que si elle s'approchait, elle le regretterait.

- Désolé. - Pas qu'elle le tuerait ?

- Je peux avoir un café ? - Un instant.

Tout le monde a un café ici.

...le suspect...

à l'aide d'un gros couteau...

...la victime. Je me suis redressé...

Elle et sa mère tentaient de remettre Norman à l'asile.

Voilà ce qu'on sait.

Il s'est passé quelque chose entre elles.

- Quoi ? - Elles se sont disputées.

Elle voulait que Lila laisse Norman tranquille, mais elle refusait.

Un témoin a tout entendu.

Elle a tué sa propre mère pour sauver Norman ?

On dirait.

Et les corps dans l'étang ? Le garçon et le gérant du motel ?

Mary et Lila Loomis l'ont fait.

Elles ont tenté de l'accuser de ces meurtres.

Ou peut-être que la fille était seule.

Elle a tué le docteur Raymond.

Si vous aviez vu Mary Loomis à la fin, vous n'en douteriez pas.

Elle était folle.

Portant les vêtements de la mère de Norman et une perruque, essayant de le tuer,

et lui, trop faible pour se défendre.

Jusqu'à la fin, elle continuait de dire que Norman était fou.

C'était affreux.

Qu'en dites-vous, Norman ? Vous êtes prêt à rentrer ?

Le tout sera dans mon rapport demain.

Sortons par derrière.

Mme Spool.

- Allô, Norman. - Entrez.

J'étais en train de souper.

C'est pas grand-chose, mais voulez-vous partager mon sandwich grillé au fromage ?

Non, merci.

En fait, c'est Mlle Spool.

Tu m'attendais.

J'attendais quelqu'un. Je ne savais pas quand.

- Du thé ? - S'il te plaît.

- Du lait et du sucre ? - Ce serait gentil.

Donc...

êtes-vous ma vraie mère ?

Le nom Spool ne te dit rien ?

Non. Pourquoi ?

C'était le nom de jeune fille de Norma Bates.

La femme que tu croyais être ta mère était ma sœur.

J'ai accouché de toi quand j'étais très jeune et pas mariée.

Je ne pouvais pas m'occuper d'un petit bébé,

surtout pas toute seule.

J'ai eu des problèmes, et on m'a mise à l'écart pour quelque temps.

C'est à ce moment que Norma t'a pris en charge.

Tu avais moins d'un an.

Tu étais trop jeune pour te souvenir de moi.

Elle ne m'a jamais mentionnée, n'est-ce pas ?

Non.

Elle ne voulait pas que tu saches que tu avais une mère instable.

Mais on le sait déjà, n'est-ce pas, Norman ?

Quand je suis sortie, tu avais déjà eu tes ennuis

et tu étais à l'asile.

J'ai décidé de t'attendre.

Et quand j'ai vu ce qu'ils essayaient de faire à mon petit garçon,

je ne pouvais pas le tolérer.

Je les ai suivis,

et un par un...

Après tout,

je n'ai que toi sur la terre.

Vous êtes sûre que vous ne voulez pas un sandwich ?

Pardon ?

Je sais ce que c'est, maman.

Vous avez eu une longue journée. Vous devez être fatiguée.

Je vais vous coucher et vous border.

Je dirai même vos prières pour vous.

Vous aimeriez ça ?

Je n'ai pas sommeil.

Mets-moi dans ma chaise.

Oui, maman.

Et tourne-moi vers la fenêtre.

Je veux t'avoir à l'œil.

Pour être certaine que tu ne recommences pas à jouer avec ces sales filles.

- Oui, maman. - Bien.

Qu'est-ce que tu regardes ?

Descends en bas et ouvre le motel. Tu crois qu'on va vivre d'espoir ?

Non, maman.

Souviens-toi, Norman,

je suis la seule à t'aimer.

Seule ta mère peut réellement t'aimer.

CHAMBRES LIBRES

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