All language subtitles for King Of The Khyber Rifles - 1953 FR

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Original subtitles

CAPITAINE KING

Inde - 1857- La centi�me ann�e de la domination britannique...

Sonnez l'alarme !

Abritez-vous derri�re les chariots sous la corniche !

Caporal ! R�p�tez l'ordre � la fin de la colonne ! Tous les chariots sous la corniche !

Feu roulant en ligne !

Espacez les tirs !

Cessez le feu.

Sergent, prenez la premi�re section et ratissez les collines !

Vous semblez avoir fait une mauvaise rencontre, Capitaine King.

Lieutenant Heath de la garnison de Peshawar. Je suis venu vous escorter.

- Je suis ravi que vous soyez arriv� � temps, Mr Heath. - Moi aussi.

Le g�n�ral Maitland attend avec impatience ces chariots.

Caporal, allez chercher l'Afridi.

Vous avez fait un prisonnier ?

Non. Il est venu des collines nous pr�venir de l'attaque.

Vous avez eu la chance du d�butant, si je peux me permettre, Monsieur.

Il pouvait tr�s bien vous attirer dans l'embuscade au lieu de venir � votre secours.

Le genre de perfidie que vous apprendrez � redouter de la part des indig�nes, avec le temps.

Et les indig�nes qui portent l'uniforme britannique, Monsieur Heath ?

Ils sont juste mieux habill�s. Entre nous, ils ne changent pas de couleur en s'enr�lant.

Ils sont tous fr�res de race.

- Je t�cherai de m'en souvenir, Mr Heath. - Pardon, Monsieur. Le voil�.

Tu as sauv� nos vies. Nous te sommes tr�s reconnaissants.

- Comment t'appelles-tu ? - Nous l'interrogerons plus tard.

Il dit se nommer Ahmed. Il a d�sert� et quitt� les forces qui nous ont attaqu�s.

Un groupe men� par un fanatique appel� Kurram Khan.

Oui, c'est bien le style de Kurram Khan. Ce chien de meute s'en est pris � nous r�cemment.

Il op�re depuis Jethri, un endroit situ� apr�s la passe de Khyber.

Tr�s difficile � atteindre. Nous avons essay� deux fois et nous n'y sommes m�me pas parvenus.

Il va nous accompagner jusqu'� la garnison.

Vous ma�trisez bien leur dialecte. D�j� servi sur la Fronti�re ?

Non, Mr Heath. Jamais.

- Cela vous ennuierait-il de nous aider ? - Non, bien s�r que non !

- Du calme, Morning Boy, du calme. - Le g�n�ral est tr�s en col�re.

Lali, il fait trop chaud pour un sermon.

Il vaut mieux un sermon que des fun�railles.

Pal-Singh, �trille-le ! Qu'il ait une double ration de tourteaux, bien m�rit�e !

- Sergent, arr�tez la colonne ! - Colonne, � gauche, gauche !

Nous allons nous charger de la colonne, Monsieur. Le G�n�ral vous attend.

J'ai trois bless�s, dont l'un tr�s grave.

Vos instructions, Monsieur.

- Le quartier g�n�ral est par l�, Monsieur. - Merci.

� mon avis, cette attaque annonce un plus grand soul�vement.

� Peshawar, les mollahs enflamment d�j� les masses.

Ahmed dit qu'ils pensent nous attaquer durant ce qu'ils appellent...

"La Nuit des Longs Couteaux".

Les mollahs ? S'ils s'en m�lent, ce sera la guerre sainte.

Pourquoi nous a-t-il apport� ces informations ?

Il y a une semaine, son fr�re a os� critiquer Karram Khan.

On lui a arrach� la langue et il a �t� �corch� vif.

Pour le venger, Ahmed demande � s'enr�ler et � rejoindre ses cousins...

dans les Fusiliers de Khyber.

Mr White, v�rifiez ses d�clarations et faites-lui pr�ter serment.

Nous avons entendu beaucoup de rumeurs comme celle-l� r�cemment, Capitaine King.

Vous �tes pass� par Delhi. On y parle de cette "Nuit des Longs Couteaux" ?

Mon G�n�ral, il y a des rumeurs de soul�vement dans toute l'Inde.

Mais rien d'aussi pr�cis que ce dont nous a parl� Ahmed.

- Mr Heath ? - Monsieur. - Trouvez un logement au Capitaine King.

Il y a une chambre dans mon bungalow, Monsieur. Inoccup�e depuis la mort du Capitaine Walsh.

Ce sera tout, Messieurs.

Un type tr�s bien, Walsh. Je ne sais pas si vous l'avez connu.

De bonnes nouvelles du QG, pour une fois. Ils ont obtenu le nouveau fusil,...

l'Enfield, qui permet de tirer deux fois plus loin qu'avant.

Ils nous en feront parvenir le mois prochain.

Si le rapport du Capitaine King est exact, le plus t�t sera le mieux.

Au fait, vous n'avez rien remarqu� chez lui, quelque chose d'�trange ?

D'�trange ? Non, rien. � part sa parfaite ma�trise du pachtoune.

Meilleure que la mienne, apr�s toutes ces ann�es.

Faites-moi voir ses �tats de service.

Punkawallah ! Secoue-toi, fain�ant !

Si je te reprends � dormir, tu retourneras mendier.

- Certain de ne pas en vouloir un ? - Non, merci.

Elle est longue et poussi�reuse, la route de Peshawar !

Allons, on a tout de m�me moins chaud pendant un moment.

- Un verre, Baird ? - Et comment ! Merci, mon vieux.

Pas trop d'eau. Garde-la pour un usage externe.

� propos, Capitaine King, avec votre arriv�e, il va falloir revoir les horaires des bains.

Prenez-en au moins trois par jour dans ce maudit climat.

Je suis s�r que nous allons nous arranger, Mr Baird.

Qu'est-ce qui vous attire donc � Peshawar ?

Ce ne serait pas une jolie danseuse ?

Dans ce cas, la danseuse est en fait un vieil homme de 70 ans.

Il m'a �lev� apr�s la mort de mes parents. Merci.

Oh, alors, vous �tes d�j� venu dans cette partie du monde ?

- J'y suis n�. - Ah, c'est �a. Vous m'intriguiez depuis un moment.

Vous entendez, Baird ? Nous cohabitons avec un indig�ne.

- Salam, Capitaine Sahib... - Au fait, soyez de retour avant le cr�puscule.

- Les portes sont closes, apr�s. - Il y a tout le temps.

- Peste ! Puis-je ? - Oui.

Regardez �a. C'est une montre magnifique.

- Votre p�re ? - Oui.

Major au 3�me Lanciers. Tu� avec sa garnison pendant la r�bellion en 1833.

On m'a dit que �'avait �t� plut�t dur.

- Ma m�re. - Oui. Elle... est tr�s belle.

Merci. Les musulmanes le sont souvent.

- Bienvenue, Capitaine Sahib. - Bonjour.

Si le Capitaine Sahib est venu parce qu'il a entendu certaines rumeurs...

au sujet de mon �tablissement, je l'assure que ce sont des mensonges r�pandus par mes ennemis.

Comme il peut le voir, ce ne n'est rien de plus qu'un lieu de repos pour le voyageur fatigu�.

Non. Je ne cherche qu'� savoir ce qu'est devenu Ahmed Bahra qui a v�cu ici � une �poque.

Le marchand de soie. Il habitait ici avec son fils, Hassan.

C'�tait il y a des ann�es, Capitaine Sahib.

Que lui est-il arriv� ? Est-il en vie ?

Les hommes comme Ahmed Bahra ne meurent pas facilement.

O� puis-je le trouver ?

Le lieu o� vit un d�vot de la vraie foi n'est pas un secret.

- C'est un saint homme ? - Chaque homme doit trouver sa voie, Capitaine Sahib.

Vous le trouverez � la mosqu�e de la colline, derri�re le bazar.

Merci.

- Que dit-il ? - Il parle d'une proph�tie.

Les Anglais doivent dominer l'Inde pendant cent ans, pas plus.

Cette ann�e est la centi�me.

Bient�t, la "Nuit des Longs Couteaux" purifiera cette terre.

La mort s'abattra sur tous les infid�les...

comme les oiseaux qu'il appelle s'abattent du haut du ciel.

- Comment fait-il cela ? - Qui sait ?

J'ai vu les mollahs changer les esprits des hommes,...

pourquoi pas le vol des oiseaux ?

- Ne restez pas ici. Trop dangereux. O� habitez-vous ? - Au cantonnement de la garnison.

Retournez-y tout de suite.

- Un moment... - Faites ce que je dis.

- Vous avez retrouv� l'homme que vous cherchiez ? - Oui. Oui, merci.

Vous prenez un verre ?

Vous ne pensez pas que vous �tes un peu trop g�n�reux avec la bouteille de Mr Heath ?

Il l'a laiss�e. Dites-moi quand je dois arr�ter.

- Laiss�e ? - En cadeau d'adieu.

Il a d�m�nag� chez ses camarades. Pas d'esprit d'�quipe, des mots durs.

Cette sorte de choses.

De toute fa�on, �a simplifie le probl�me des bains.

J'appr�cie votre geste, Mr Baird.

Mais ne vous sentez pas oblig� de rester.

Je pr�f�rerais, si �a ne vous g�ne pas.

Apr�s tout, nous autres m�tis devons nous entraider.

Vous ne saviez pas ? Ma m�re est irlandaise.

�a ne devait �tre qu'une exp�dition au bazar...

et c'est devenu l'apr�s-midi la plus excitante de ma vie.

Tr�s hindoue. Parfaitement lugubre. Tenez, Geoffrey.

Continuez. Ne me faites pas languir. Que s'est-il pass� ?

Voil�, nous �tions entour�es d'une foule nombreuse et mena�ante.

Face � nous, un mollah au regard terrifiant annon�ait la mort de tous les infid�les,...

les oiseaux s'abattant du haut du ciel � son appel.

Je ne sais pas ce qui serait arriv� si le Capitaine King n'�tait pas apparu.

C'�tait stup�fiant, la fa�on dont il leur parlait et comment ils l'�coutaient !

- Rien d'�tonnant � cela. - Pourquoi dites-vous �a, Geoffrey ?

- Il est des leurs. - Un indig�ne ?

Presque. Il est m�tis. N� ici, � Peshawar. Sa m�re �tait une musulmane.

Je savais qu'il avait quelque chose de diff�rent.

Je comprends votre surprise. J'�tais intrigu� aussi avant de voir les photographies de ses parents.

- Un beau couple, je dois dire. - Bonsoir.

- Bonsoir, P�re. - Bonsoir, Monsieur.

- Dois-je mourir de soif, Susan ? - Bien s�r que non, P�re.

J'ai cru comprendre que vous aviez d�m�nag�, Monsieur Heath.

- Il n'�tait pas confortable ? - Ce n'est pas �a, Monsieur.

Vous ne vous �tiez pas plaint de votre logement durant l'ann�e �coul�e.

Jusqu'� aujourd'hui, je n'avais aucune raison de me plaindre. Vous voyez ce que je veux dire.

- Oui, je crois que oui. - Je ne pensais pas que vous vous en soucieriez.

- Voil� ton verre, P�re. - Merci, ma ch�rie.

� propos, Mr Heath, je m'en soucie.

Rappelez-vous que, dans cette garnison, tous, qu'ils soient blancs, m�tis...

ou indig�nes sont des soldats britanniques qui doivent �tre trait�s en cons�quence.

J'ai compris, Monsieur.

G�n�ral Sahib, le Capitaine King.

- Bonsoir, King. - G�n�ral Maitland.

- Mlle Maitland. - Bonsoir, Capitaine.

- Vous connaissez Mr Heath ? - Bien s�r. Bonsoir, Mr Heath.

- Je vous pr�pare un verre. - Merci.

- Heureux que vous ayez pu venir. - C'est tr�s aimable de m'avoir invit�, Monsieur.

Susan m'a racont� son aventure de cet apr�s-midi. Merci d'�tre intervenu.

Vous voyez, Capitaine, j'aime r�gler mes dettes d�s que possible.

- Mem Sahib, le d�ner est servi. - Vous vous assi�rez � ma droite, Capitaine.

Apportez vos verres.

Venez, Heath.

Connaissez-vous une unit� appel�e "Les Fusiliers de Khyber", King ?

Non, Monsieur. Mais Ahmed, l'homme qui nous a pr�venus, les appelle "cousins". Ils doivent donc �tre afridis.

C'est vrai, ce sont des volontaires, des guerriers des montagnes.

Le feu couve toujours entre eux et Kurram Khan.

La plupart d�sirent se venger de lui. Leurs familles tortur�es, leurs villages incendi�s...

et autres cruaut�s.

S'ils sont comme Ahmed, ce sont certainement de bonnes recrues.

Heureux que vous le pensiez, car ce sera � vous de les entra�ner.

- Je vous nomme � leur t�te. - Merci, Monsieur !

Vous ne me remercierez peut-�tre pas apr�s votre premi�re journ�e.

Ils sont fort pittoresques. N'est-ce pas, Mr Heath ?

Je n'aurais su mieux dire, Monsieur.

Ils sont vaillants et fiers. Ils m�prisent aussi compl�tement la discipline.

En fait, nous avons m�me �chou� � leur enseigner le salut.

Un geste indigne d'eux, disent-ils.

Ils ont �galement la d�plaisante habitude de partir du fort � leur guise.

- La semaine derni�re, c'�tait le tour du sergent. - Il a tout bonnement d�sert� !

Je crois, oui, du moins selon le manuel.

�videmment, ils ne savent pas le lire.

Capitaine King, je dois m'excuser pour mon p�re.

Il a coutume de transformer les d�ners mondains...

- en r�unions d'�tat-major. - Tu as sans doute raison, Susan. � ton tour.

Il m'a sembl� comprendre que vous �tes n� � Peshawar, Capitaine.

Oui, c'est vrai. J'y ai v�cu jusqu'� mes 12 ans.

Pas besoin de vous dire que je suis tr�s heureuse que vous soyez revenu aujourd'hui.

Je suppose que vous �tes all� en ville cet apr�s-midi pour retrouver de vieux amis.

J'ai rendu visite � un homme qui m'a recueilli...

apr�s l'assassinat de mes parents.

Il m'a �lev� avec son propre fils, un gar�on appel� Hassan.

Une r�union fort touchante, je suppose, apr�s toutes ces ann�es.

Je n'ai trouv� que le p�re. Le fils �tait dans les collines.

Vous le connaissez mieux sous le nom de Kurram Khan.

Saviez-vous que le fils de votre vieil ami �tait Kurram Khan ?

Je veux dire, avant d'�tre nomm� dans cette garnison.

- Non, Monsieur. Je l'ignorais. - Une situation d�licate.

Si vous pr�f�rez, je peux vous envoyer autre part sur la Fronti�re.

- � vous de d�cider, Monsieur. - Non, Capitaine King. C'est votre d�cision.

Je pr�f�rerais rester ici, Monsieur.

Alors, vous commanderez les Fusiliers de Khyber.

Si nous prenions le caf� sur la v�randa ? C'est une soir�e d�licieuse.

Monsieur, puis-je me retirer ? La journ�e a �t� longue.

- Naturellement. - Merci, Monsieur.

- Mlle Maitland. - Bonne nuit, Capitaine.

Mr Heath. Bonne nuit, Monsieur.

Un homme fiable. Il a un s�rieux probl�me, �galement.

Pas facile, vous savez, d'avoir un pied dans chaque camp.

Non, pas vraiment. Mais il me para�t capable de savoir garder l'�quilibre.

Fusiliers de Khyber, au galop !

Regard... � droite !

Droit devant !

� droite, droite !

Halte !

Fusiliers de Khyber, garde � vous !

Rompez !

Oh, Capitaine King !

F�licitations. Je vois que vous savez vous y prendre avec les hommes.

Quel dommage que vous ne compreniez pas aussi bien les femmes.

On ne nous a pas parl� d'elles � Sandhurst.

Cela explique pourquoi nous ne vous avons plus revu depuis ce d�ner.

Franchement, j'ai fait tout mon possible pour me faire remarquer de vous,...

mais vous n'avez m�me pas sourcill�. Toutefois, je vais y rem�dier.

Je vous ai r�serv� deux danses au bal de l'anniversaire de la Reine.

- Ce soir ? Je ne crois pas... - Je n'accepte aucune excuse.

Le soir de l'anniversaire de la Reine, il faut respecter la tradition.

Ce sera le cas, Mlle Maitland. Je vous le promets.

- Bien. � ce soir, alors. - Bon apr�s-midi, Mlle Maitland.

- Je pourrais danser jusqu'� demain... - Oh, c'est flatteur.

- Merci, Susie. Vous dansez comme un ange. - Merci, Geoffrey.

Il fait bien plus frais sur la terrasse et j'ai command� un clair de lune.

La prochaine est la n�tre, je crois, ma ch�rie.

Le Commissaire a eu une autre attaque de goutte. Son �pouse aimerait danser.

Elle est l�-bas, � c�t� des pots de fleurs.

� vos ordres, Monsieur.

Nous nous lan�ons dans cette exp�rience dangereuse ?

- Tu es ravissante ce soir, Susie. - C'est surtout d� � la robe, P�re. Mais merci.

P�re...

- Je t'ai encore march� sur les pieds ? - Le Capitaine King a bien �t� invit�, n'est-ce pas ?

- En fait, non. Il ne l'a pas �t�. - Pourquoi pas ?

- C'est plut�t difficile � expliquer. - C'est � cause de sa m�re ?

Pour dire les choses cr�ment, oui.

On lui permet de mourir pour la Reine, pas de danser pour son anniversaire.

- Voyons, Susan... - Excuse-moi, P�re.

- O� vas-tu ? - J'�touffe, ici.

Cette r�primande au Lieutenant Heath, tu n'en pensais pas un mot, n'est-ce pas ?

- Au contraire. - Tu t'attends � ce que je te croie, apr�s ce soir ?

Ce soir, je ne suis pas responsable de ce qui se passe.

- Tu n'es pas le commandant de ce fort ? - Officiellement, oui.

Mais je n'ai pas r�dig� les r�gles du club des officiers et je ne peux les transgresser.

- Je ne suis qu'un simple membre. - Elles sont stupides et d�testables.

Disons qu'elles sont injustes.

En Inde, les choses ne changent pas du jour au lendemain.

Je peux juste donner le bon exemple.

Dois-je te rappeler que je l'ai d�j� invit� � d�ner ?

Excuse-moi, P�re. J'aurais d� savoir que toi, moins que tout autre...

Pardonne-moi.

Pardon, Monsieur. Le Commissaire voudrait vous voir.

Merci, Mr Baird. Excuse-moi, Susan.

Un Lieutenant peut-il remplacer un G�n�ral, Mlle ?

Merci, Mr Baird, mais je vais vous dire un secret.

- J'ai tr�s mal aux pieds. - D�sol�.

Bonsoir.

Je sais que j'enfreins les r�gles. Mais ne me dites pas que je ne devrais pas �tre l�.

D'accord, je ne vous le dirai pas.

J'ai compris votre remarque de cet apr�s-midi sur le respect de la tradition.

Cette infecte "sup�riorit�"... J'ai honte de ma propre race.

Je crains que vous ne trouviez cette croix lourde � porter, Mlle Maitland,...

surtout par cette chaleur.

- Vous moqueriez-vous de moi, Capitaine ? - Non.

J'ai l'habitude d'�tre rejet� et j'ai cess� de porter ma croix il y a longtemps.

Je me suis senti beaucoup mieux, depuis.

Il semble que je me sois rendue ridicule.

Non, s'il vous pla�t. Je vous suis tr�s reconnaissant.

�a ne vous fait rien, quand les gens se comportent ainsi ?

Si, je suis pein�. Je pr�f�re penser qu'ils changeront. Le monde est encore jeune.

- Le bal a repris. - Oui.

Votre cavalier doit vous chercher.

Malheureusement, mon cavalier pour cette danse n'a pas �t� invit�.

Num�ro six.

- Il vous arrive bien de danser, Capitaine ? - � l'occasion.

L'anniversaire de la Reine n'en est-il pas une ?

Je dois partir, maintenant. La danse num�ro sept est celle du Major Mac Allister.

Ce ne serait pas bien de faire attendre le Major, pas vrai ?

Non, je suppose que non.

- Merci. - Bonne nuit.

Je n'ai jamais autant appr�ci� ce bal. Bonne nuit.

- Mr Carson apporte les d�p�ches, Monsieur. - Bonjour, Mr Carson.

Une d�p�che de Calcutta � vous remettre en mains propres.

- Un bon voyage ? - Aucun probl�me.

Mr White, conduisez Mr Carson � ses quartiers. Et envoyez-moi le Major Mac Allister.

- Vous m'avez fait appeler, Monsieur ? - Oui.

On m'annonce l'arriv�e d'une colonne avec 600 des nouveaux fusils Enfield.

- Je pr�f�re �a ! - Ils devraient �tre ici dans la semaine.

Donne-nous un peu d'air, ici ! On r�tit sur place.

C'est ce qu'on lira dans nos �tats de service. Cuits sur pied pour Dieu et pour la Reine.

- Bonjour, vous allez en ville ? - Mlle Maitland,...

je croyais qu'il �tait interdit aux femmes de quitter le fort sans escorte.

C'est pour �a que je vous ai rejoint.

Comprenez-le, Capitaine. Vous n'avez aucun moyen de m'�viter. Vous abandonnez ?

�a ne ressemble plus � la chambre d'un jeune gar�on, n'est-ce pas ?

Je suppose qu'elle �tait meubl�e diff�remment.

Comment en �tes-vous venu � vivre ici ?

Ahmed Bahra �tait le seul ami de ma m�re et de mon p�re.

Vous n'aviez pas de grands-parents ?

Quand mon p�re �pousa une musulmane,...

ses parents le d�sh�rit�rent.

La famille de ma m�re la tint pour morte.

� leur mort durant la r�bellion, toutes les portes me furent ferm�es sauf... celle-ci.

Vos parents devaient �tre tr�s amoureux...

pour d�fier ainsi le reste du monde.

La chanson du berger. "Le vent d'ao�t qui souffle sur les buissons".

C'est effrayant, pas vrai ? Un nuage de temp�te.

Je n'ai jamais rien vu de pareil.

Le c�ne sup�rieur se fraie un chemin et forme une trombe qui balaie tout sur son passage.

On l'appelle "Le Marteau de Dieu".

On dit qu'il suit certains voyageurs.

Le premier fut un saint homme appel� Musafar.

Il pourrait s'abattre sur nous avant que nous ayons atteint le fort.

- Et si nous retournions � Peshawar ? - Nous n'avons plus le temps.

Nous allons nous r�fugier dans les ruines du temple de Bilitis, l�-bas.

Venez.

Que c'est �trange !

Quels sons bizarres !

J'en frissonne.

Certains pr�tendent que c'est le tombeau de Musafar, l'ermite.

D'autres disent qu'il fut frapp� par "Le Marteau de Dieu".

Et emport� dans les nuages, o� il vit encore.

C'�tait il y a des si�cles.

Quand j'�tais enfant, Ahmed Bahra m'amenait ici.

Il me montrait o� le vieux pr�tre se tenait.

Un homme empreint d'une telle sagesse qu'il pouvait imaginer un b�ton sans fin.

"J'ai vu un champ o� la terre �tait si gorg�e du sang des animaux consacr�s que...

rien ne poussait, � part des arbousiers.

Nul homme ne pouvait en manger les fruits,...

car ils ne fortifiaient pas le corps mais souillaient l'�me".

Continuez. S'il vous pla�t, ne vous arr�tez pas.

Il me semblait partager les �motions de votre enfance.

- Qu'y a-t-il, Alan ? - Je ne sais pas.

Que voulez-vous ?

- Qu'a-t-il demand� ? - Chut, silence.

- Qu'a-t-il dit ? - Chut.

Prenez-moi la main, ne la l�chez pas.

Messieurs, vous avez des vivres et de l'eau pour une longue patrouille.

- Oui, Capitaine ? - L'officier de semaine au rapport.

� part ma fille, quelqu'un d'autre manque � l'appel ?

Oui, Monsieur. Le Capitaine King. Il �tait parti pour Peshawar et n'est pas revenu.

- Tr�s bien, merci. - Mr Heath !

Votre patrouille fouillera le d�sert entre ici et Peshawar.

Mr Baird ! Vous vous dirigerez vers la passe de Khyber.

Un coup de canon sera le signal du retour.

Merci, Messieurs. Et bonne chance.

Garde � vous ! Peloton, en avant !

Ils feront de leur mieux, Jonathan.

De plus, le Capitaine King n'est pas un officier ordinaire. C'est...

Enfin, il est plein de ressources.

Une patrouille de la garnison !

Allez-vous bien, Susan ?

Laissez, Capitaine King. Permettez-moi.

Je lui ai donn� un s�datif l�ger.

J'esp�re qu'elle va dormir 24 heures. C'est le meilleur rem�de.

Merci, Major Leigh.

Oh, Capitaine King, les autres patrouilles sont-elles bien revenues ?

Toutes, sauf celle du Lieutenant Baird, Monsieur.

Ces hommes qui vous ont charg�s, combien �taient-ils ?

- Quatre, Monsieur. - Qu'est-ce qui vous fait penser qu'ils ob�issaient � Kurram Khan ?

Ils vous l'ont dit ? Repos.

Le fait qu'ils voulaient prendre votre fille en otage m'a laiss� supposer...

C'est tr�s logique. Aucun doute � avoir.

Qu'il ait �chou� cette fois ne veut pas dire qu'il n'essaiera pas de nouveau.

- Ce n'est pas votre avis ? - �a se pourrait bien, Monsieur.

Dans ce cas, la solution est d'�loigner l'otage potentiel, vous ne croyez pas ?

Ce serait une solution, Monsieur.

Je suis s�r qu'elle ne s'y opposera pas.

Elle m'a plusieurs fois demand� de la renvoyer en Angleterre.

Elle n'a jamais �t� heureuse, ici. Elle est rest�e pour me faire plaisir.

Elle s'ennuyait et devenait agit�e.

Qui sait ce qui peut arriver � quelqu'un dans cet �tat d'esprit ?

Une aspiration au danger. N'importe quoi qui rompe la monotonie.

En temps normal, elle est tr�s raisonnable, mais...

- Tout cela vous para�t-il sens� ? - Je le pense, Monsieur.

Elle a d�j� pris des risques, une ou deux fois. Ne for�ons pas la chance.

Le mieux est de l'envoyer en Angleterre avant qu'elle ne soit impliqu�e dans...

dans une affaire hindoue, dirons-nous. Elle va me manquer.

C'est un petit sacrifice quand la vie de votre fille est en jeu.

Je crois comprendre vos sentiments, Monsieur.

Merci, King. Je n'aurais pas d� vous assommer avec mes probl�mes, mais...

je devais en parler � quelqu'un.

- Puis-je me retirer � pr�sent ? - Bien s�r. Quel idiot je fais !

Je r�alise que vous avez eu une dure journ�e, vous aussi.

Merci, King.

Elle s'est r�veill�e affam�e, G�n�ral Sahib. C'est bon signe.

- Tu te sens assez bien pour recevoir ? - Entre, P�re.

J'ai suffisamment dormi pour tenir un mois.

Je ne fais que te causer des soucis.

Je m�rite vraiment une r�primande.

Susan, pendant qu'on te recherchait, j'ai eu tout le temps de r�fl�chir.

- Je me suis fait une promesse. - Quelle sorte de promesse ?

Que si tu revenais saine et sauve, je te renverrais en Angleterre.

Tu me manqueras beaucoup, bien s�r.

C'est tr�s gentil � toi, P�re, mais tu ne peux pas te d�barrasser de moi si facilement.

Ah non ? J'ai d�j� fait les pr�paratifs.

Alors, il te suffit de les annuler. Je ne pars pas.

Il y a un mois, tu ne pensais qu'� �a.

Il y a un mois, je ne savais pas que j'allais �pouser le Capitaine King !

Te marier ? Avec le Capitaine King ?

- Il t'a demand� ta main ? - Non. Mais il le fera... quand il le jugera bon.

Tu comprends ce que cela signifie, n'est-ce pas ?

Voyons, tu n'es pas s�rieuse.

Mais si. Tu approuves mon choix, dis ?

Susan, ce n'est pas le moment de penser au mariage.

Tu n'as pas r�pondu � ma question.

Ta vie a �t� en danger et je vais veiller � ce que �a ne se reproduise pas.

Non. Ce n'est pas la vraie raison, hein ?

C'est inutile, P�re. Nous n'avons jamais pu nous mentir l'un � l'autre.

- Tu ne peux pas l'�pouser, Susan. - Dis ce que tu penses, P�re.

Tr�s bien. C'est un m�tis.

Je croyais que cela t'�tait indiff�rent.

- Oui, sauf... - Sauf quand cela te touche de pr�s !

C'est une chose d'avoir l'esprit large et une autre... Susan.

Le monde est comme �a. Je ne peux pas le changer.

Je sais ce que serait ta vie. Je ne veux pas que tu souffres.

Je ne pense qu'� ton bonheur.

Ce n'est pas ce qu'on dit toujours quand on fait du mal � quelqu'un ?

Je suis d�sol�e pour toi, P�re.

Va-t-en, s'il te pla�t. Je t'en prie, va-t-en.

Officier de garde ! Un cavalier s'approche !

Alerte !

Halte, halte ! Arr�tez votre cheval !

Sonnez l'alerte !

Qui est-ce ?

Le Caporal Stuart. Il est mort, Monsieur.

Monsieur Baird et sa patrouille ont �t� faits prisonniers.

Kurram Khan a appris que nous attendions une livraison de fusils Enfield.

Si je n'accepte pas de les lui livrer d�s qu'ils seront arriv�s,...

il nous renverra un homme par jour dans le m�me �tat que le Caporal Stuart.

Vous comprenez bien s�r, Messieurs, que nous devons passer outre cette menace.

- Mr Heath. - Monsieur.

Prenez un escadron avec vous et interceptez la colonne ici, pr�s de Lallahpur.

Emmenez des chameaux. Vous transf�rerez les fusils sur le dos de ces braves b�tes.

La colonne poursuivra son chemin avec les caisses vides par la route habituelle.

Vous ferez le d�tour par les collines de Mallakwan avec les chameaux.

- Des questions ? - Non, Monsieur.

C'est tout, Messieurs.

Pourrais-je vous parler, Monsieur ?

Oui, King, qu'y a-t-il ?

Vous vous souvenez qu'Ahmed nous a dit que les tribus ne combattraient unies que...

- sous les ordres de Kurram Khan. - Eh bien ?

Je pensais qu'il pourrait ne pas y avoir de r�volte du tout si...

- eh bien, si Kurram Khan mourait. - C'est possible. H�las, il est on ne peut plus en vie.

Il est mortel, Monsieur. Si un homme pouvait s'approcher de lui assez pr�s...

Un homme particuli�rement qualifi�.

Vous savez que, m�me si vous r�ussissiez, ce dont je doute,...

vous ne quitteriez pas Jethri vivant ?

Je suis conscient de cette �ventualit�, Monsieur.

D�sol�, Capitaine King. Dans l'urgence pr�sente, nous avons besoin de tous les officiers.

- Vous resterez � votre poste. - Oui, Monsieur.

- Y aura-t-il autre chose, Monsieur ? - Non, Mr White. Bonne nuit.

- Quelqu'un t'a-t-il vu venir ici ? - Oh, Alan, je ne sais pas et �a ne fait pas de diff�rence.

Mais si, �a en fait une, une tr�s grande.

- Je devais te parler. - Mais, maintenant, � cette heure ? Ici, en cachette ?

Oui, maintenant. S'il te pla�t, Alan.

P�re m'envoie au loin.

C'est probablement ce qu'il a de plus sens� � faire.

Il est inquiet pour ta s�curit�. Nous le sommes tous.

Je ne te l'ai pas dit, mais hier, au temple, ces quatre Afridis...

- te voulaient comme otage. - On ne me renverra pas.

Pas ainsi. Pas avant que je t'ai dit tout ce que nous n'avons pas os� nous avouer.

Je t'aime, Alan. Je t'aime de tout mon coeur. Non, attends, tu vas m'�couter aujourd'hui.

Tu ne voulais pas comprendre quand tu me tenais dans tes bras durant notre danse.

Ou quand cet homme chantait pour nous, hier.

Tu n'�coutais m�me pas ton propre coeur.

- Tu vas m'�couter maintenant, tu le dois ! - C'est inutile. C'est impossible.

Pourquoi pas ? Pourquoi pas ?

Allons-nous admettre que nous sommes moins braves que tes parents ?

N'est-ce pas par amour qu'ils ont d�fi� le monde entier ?

Allons-nous renoncer au bonheur qui fut le leur...

et qui pourrait �tre le n�tre, � cause d'une situation cr��e par les m�fiances...

et les haines entre �trangers ?

Se soucient-ils vraiment de ce qui nous arrive ?

Si tu savais seulement combien j'ai d�sir� entendre mon nom prononc� par tes l�vres...

Prends-moi dans tes bras, Alan. Et dis-moi, juste une fois, cette v�rit� que nous connaissons.

Je t'aime tant, Susan.

C'�tait atroce de te c�toyer, de te voir chaque jour. Je t'aime aussi.

Tout ce que tu as dit �tait vrai. Mais ce n'est pas le bon moment.

Tu dois partir. Pas uniquement d'ici, mais aussi du camp. Quitter l'Inde.

Oui, je ne le veux pas, mais je peux le faire, � pr�sent.

Au revoir, Alan.

Je veux que tu saches que, peu importe o� mon p�re m'envoie,...

je reviendrai vers toi. Je viendrai, et je resterai avec toi pour toujours, quand tu me r�clameras.

Bonjour, Monsieur.

- Vous vouliez me voir ? - Oui, Ian.

Ian, nous servons ensemble depuis 15 ans. J'ai grande estime pour votre opinion, vous le savez.

- J'aimerais l'entendre maintenant. - Dites-moi, Jonathan.

Vous serez d'accord pour convenir que notre situation s'am�liorerait beaucoup...

si Kurram Khan disparaissait.

Aucun doute l�-dessus, mais...

Il y a une chance pour qu'un de nos officiers puisse le tuer.

�a signifie une mort certaine pour lui, j'en ai peur.

C'est le sacrifice d'une vie humaine contre la s�curit� de toute la garnison.

Laquelle doit �tre, apr�s tout, ma premi�re consid�ration.

- Jonathan, vous n'avez pas � vous justifier... - Major Mac Allister,...

j'attends le soutien de mes officiers, pas leur sympathie.

Oui, Monsieur. Qui est l'homme d�sign�, Monsieur ?

Le seul homme de la garnison qui connaisse Kurram Khan.

Oh, je vois.

Monsieur, le Capitaine King ne se trouve plus dans le fort.

Une de nos sentinelles l'a vu se diriger seul vers la passe de Khyber.

Merci, Mr White.

Votre g�n�ral a accept� nos conditions au sujet des fusils ?

Ma mission est diff�rente. Je souhaite parler � Kurram Khan.

- Il tient conseil. Vous pouvez me dire... - Je ne traiterai qu'avec lui.

Ici, nous corrigeons l'insolence en tranchant les langues.

Je suis un ami de Kurram Khan.

Beaucoup d'ann�es ont pass�, Hassan.

Alan...

Je ne pensais pas revoir mon fr�re,...

sauf sur un champ de bataille.

Pourquoi es-tu venu ici ?

- J'ai d�sert�. - C'est tr�s bien, mais pourquoi ?

Dans leur monde, je suis m�pris�, � cause du sang qui coule dans mes veines.

Le m�me que le tien. Je ne pouvais supporter leurs insultes plus longtemps.

Les Britanniques ont une �trange fa�on de montrer leur m�pris.

Mon honneur vaut plus que quelques bouts de m�tal.

Je savais que ce jour viendrait,...

et, � ce moment, vers qui te retourner, sinon vers ton ami d'enfance ?

- Tu as appris beaucoup de choses, Hassan. - Une surtout, Alan.

Il est d�j� arriv� qu'un soldat anglais pr�tende rejoindre l'ennemi...

et continue � servir son drapeau.

Sa protection consiste � se faire passer pour un d�serteur.

Je te donne ma parole, Hassan, personne ne m'a envoy� ici.

L'enfant annonce ce que sera l'homme. Tu as toujours honor� ta parole, Alan.

- Je ne demande qu'� te servir. - C'est d�j� fait.

Un d�serteur britannique. Peut-�tre le premier d'une longue s�rie.

Pense � la fiert� de mes futurs alli�s.

Servir c�te � c�te avec un soldat de la Reine.

Veille � ce que mon fr�re soit bien v�tu et qu'il ait tout ce qu'il lui faut.

Et rappelle-toi...C'est mon fr�re.

Nous parlerons plus tard, Alan. J'ai de nombreuses questions � te poser.

Garde un oeil sur lui. Les Britanniques adorent espionner.

Alors, nous voil� alli�s. La route vers la gloire sera br�ve et directe.

Nous n'avons pas toujours �t� aussi bons amis, toi et moi, hein ?

Dis-moi, Alan, c'est toi qui avais laiss� s'�chapper mon serpent tachet� ?

Seulement apr�s que tu l'eus nourri avec ma collection d'oeufs d'oiseaux.

Tes pr�cieux oeufs d'oiseaux !

Plus tard, quand nous jouions � la guerre, et que tu d�fendais Peshawar de mes attaques,...

nous �tions vraiment ennemis, alors, tu te souviens ?

Je me rappelle surtout ne jamais avoir �t� victorieux.

Victorieux contre Kurram Khan ?

Voil� qui aurait modifi� le cours de l'Histoire.

Une fois, j'ai failli gagner. J'avais mon �p�e de bois sur ta gorge...

Mais je t'ai montr� un corbeau dans le ciel et, comme tu regardais, je t'ai fait tomber.

Apr�s quoi, ton p�re t'a enlev� ton �p�e.

- On me dit que tu es all� le voir. - Oui.

Mon noble p�re. Je lui ai offert de nous partager toute l'Inde.

Au lieu de cela, il prie pour que nous abandonnions les armes.

Je laisse les anciens � leurs oraisons, Alan. La vie est faite pour les jeunes.

Quand viendra l'heure, le peuple se mettra � piller et � massacrer, en incendiant tout.

Les �trangers affol�s se h�teront de retourner dans leur pays.

C'est avec ce qu'ils laisseront derri�re eux que je b�tirai mon Inde nouvelle.

Un empire pour Kurram Khan.

- Tu as entendu ce qu'il a dit, Alan ? - Oui.

Tu savais que les chariots �taient vides, que des chameaux transportaient les fusils par une autre route ?

Il est �vident que le g�n�ral Maitland a appris � compter avec ton g�nie.

Ce que nous perdons ne tombera jamais dans l'escarcelle du g�n�ral Maitland.

Ces fusils ne seront jamais utilis�s contre nous.

Dehors ! Dehors !

Tous dehors ! Sortez d'ici ! Chiens !

- Tu m'as menti, Alan. - � quel sujet ?

Sur la raison de ta venue ici.

Tu m'as racont� une histoire qu'un enfant n'aurait pas crue.

Je veux la vraie raison.

J'ai propos� de venir te tuer. Je l'aurais fait...

mais il s'est pass� l�-bas quelque chose qui m'a convaincu que je n'�tais pas � ma place.

Que je ne pouvais continuer � �tre un officier britannique.

Parle-moi d'elle. La jeune fille � la peau blanche.

- Elle n'a rien � y voir. - Toujours un peu britannique dans ta t�te, hein ?

Elle est ta principale raison !

Le g�n�ral a tout d�couvert et t'a dit qu'il ne te voulait pas pour gendre.

Tu peux bien mourir pour les Anglais mais pas vivre avec eux.

- Tu l'aimes ? - Oui.

Peu importe. Quand j'aurai conquis l'Inde, tu pourras l'avoir, elle...

et tout ce dont tu as toujours r�v�...

Alan, voici l'un de tes amis.

Lui pourrait l'�pouser et vivre au fort. Il a le sang qu'il faut dans les veines.

Capitaine King, s'il vous pla�t ! Par piti�, dites-lui...

Je commence � te croire.

Oui. Je te crois.

Tu as �t� mon fr�re dans le pass�. Tu es de nouveau mon fr�re.

Nous avons un long chemin devant nous. Nous oublierons nos diff�rends en le parcourant.

Eh bien... Mes f�licitations, Alan. Tu as failli me surprendre.

Ce couteau ne te sera plus utile.

Pendant un instant, tu aurais pu t'en servir et tu ne l'as pas fait.

Si je ne m'�tais pas �veill�, tu m'aurais poignard� � mort.

Mais, l'espace d'un �clair, le souvenir du pass� t'est revenu.

Voil� la diff�rence, Alan, entre un grand homme et un homme ordinaire.

L'instant d�cisif. Combien d'hommes auraient pu dominer le monde...

s'ils n'avaient pas h�sit� une seconde de trop, laissant passer leur chance ?

Comme mon p�re, Alan, tu es la victime de ta conscience.

Vous �tes nombreux. C'est pourquoi je ne saurais �chouer.

Tu vois, Alan, m�me moi, je ne suis pas d�pourvu de tout sens moral.

La nuit derni�re, tu m'as �pargn�. Maintenant, je te rends la pareille.

Tu retourneras sain et sauf � Peshawar. Mais nous nous reverrons.

Quand cette heure viendra, il n'y aura plus d'h�sitation.

Je te balaierai de ma route comme une vermine.

Nous sommes quittes, � pr�sent. Il n'y a plus de pass�.

Vous dites que le Lieutenant Baird et les soldats Jenkins, Sibley et Burnett...

- ont �t� tu�s devant vous ? - Oui, Monsieur. Transperc�s par des lances.

Je vois. Et vous voudriez que je croie que votre disparition du fort...

�tait en rapport avec votre offre de tuer Kurram Khan ?

- Oui, Monsieur. Elle l'�tait. - Eh bien ?

Il vit toujours, Monsieur.

J'ai eu l'occasion de le tuer, mais...

Je n'ai pas d'explication, Monsieur.

- Comment vous �tes-vous �chapp�, Capitaine King ? - Je ne me suis pas �chapp�, Monsieur.

Kurram Khan m'a lib�r� et renvoy� sous escorte.

- Pour l'avoir �pargn� ? - Oui, Monsieur.

Avez-vous autre chose � dire ?

Il y avait un conseil des chefs de tribus quand j'�tais � Jethri, Monsieur.

Pas seulement les Afridis dont Ahmed nous a parl�. Mais aussi les Waziris et les Bundis.

Ils sont sur le point de r�unir leurs forces, Monsieur.

Ce qui signifie environ 5000 hommes.

Command�s par l'homme que vous avez jug� bon de ne pas tuer.

Il y a autre chose, Monsieur.

Kurram Khan a dit que les Enfield ne seraient jamais utilis�s contre lui.

Il se trompait. Les Fusiliers de Khyber en sont dot�s depuis le jour de leur arriv�e.

Ce sont d'excellentes armes, je dois dire.

Mr Heath !

Conduisez le Capitaine King � ses quartiers, il est aux arr�ts de rigueur.

Qu'en pensez-vous ?

Que puis-je croire ? Il se trompe au sujet des Enfield.

- C'est assez pour le juger en cour martiale ? - Ai-je un autre choix ?

Les derni�res affaires des femmes. Cages � oiseaux et autres colifichets.

- Il n'en restera que des d�bris une fois ce convoi arriv� � Simla. - Simla ?

Oui, on y replie les femmes � marches forc�es.

Le Quartier G�n�ral pense que cet endroit pourrait devenir trop expos� pour elles.

- Toutes les femmes ? - Oui, toute la bande. Elles sont parties ce matin.

Au fait, si vous �tes inquiet pour Susan,...

elle m'a demand� de vous donner un message. Elle vous �crira de Simla.

Elle vous fait dire que rien n'a chang�. Ses sentiments sont les m�mes.

- Merci, Mr Heath. - De rien.

- Mr Burke, Monsieur. - Message expr�s de Delhi, Monsieur.

Dix d'entre nous ont chevauch� nuit et jour.

Merci, Mr Burke. Dites � Mr White de vous trouver � loger.

"Mutinerie de la garnison de Meiruth. �meutes g�n�ralis�es au Bengale.

Troubles � Delhi. Prenez mesures de s�curit� imm�diates."

- �a y est. - La Nuit des Longs Couteaux.

Voil� le moment que Kurram Khan attendait.

Une vague de mutineries sur toute la Fronti�re.

Si elles s'�tendent jusqu'ici, nous serons une proie facile pour nos "amis" des collines.

Convoquez tous les officiers en Conseil, sans d�lai.

- Tous les officiers, Monsieur ? - Oui, Major, y compris le Capitaine King.

Notre position est claire.

Toutes les villes de la Fronti�re font face � un soul�vement.

Si Kurram Khan descend des collines, nous serons an�antis.

On m'a inform� qu'il �tait en train d'unifier toutes les tribus.

Quand cela se produira, nous serons incapables de lui r�sister, ici.

Monsieur, sugg�rez-vous une attaque pr�ventive de notre part ?

- Capitaine King. - Monsieur ? - Vous connaissez le terrain, est-ce possible ?

Pas par le d�fil�, Monsieur. Derri�re son camp, il y a de puissants contreforts montagneux.

De nuit, des combattants bien entra�n�s pourraient le surprendre par l'arri�re.

Les fusils Enfield leur procureraient un avantage certain.

Mr White, transmettez ces ordres au commandant de la garde du camp.

Avec effet imm�diat. Cette garnison est plac�e sous loi martiale.

Personne, civil ou militaire, ne sort sans autorisation �crite.

Capitaine Rogers, vers midi, � la t�te d'un d�tachement,...

vous partirez pour Peshawar. Ne tentez pas de dissimuler vos mouvements.

- Vous �tes en mission de diversion. - Bien, Monsieur.

Capitaine King, au cr�puscule, vous emm�nerez les Fusiliers de Khyber...

vers Jethri et vous attaquerez. Qu'y a-t-il, Mr White ?

Excusez-moi, Monsieur, un volontaire Afridi voudrait voir le Capitaine King.

Faites-le entrer. Voyez ce qu'il veut.

Monsieur, les Fusiliers de Khyber refusent d'utiliser les nouveaux Enfield.

- Ils croient qu'ils sont impurs. - � cause de quoi ?

On leur a dit que les cartouches �taient enduites avec de la graisse de porc.

Comme vous le savez, Monsieur, pour charger le nouvel Enfield, il faut mordre la cartouche.

Pour un Afridi, �a veut dire toucher � la chair d'un porc et commettre un p�ch� impardonnable.

Absurde. C'est une manoeuvre pour emp�cher les indig�nes de combattre.

- Capitaine King ! - Monsieur ! - Rassemblez les hommes. Je vais leur parler.

Qu'y a-t-il, Capitaine King ?

- Puis-je �mettre une suggestion, Monsieur ? - Oui.

- Ne vaudrait-il pas mieux que je leur parle ? - Oui, Capitaine King, je vous en prie.

Monsieur, le responsable de cette rumeur est Isma�l.

- Isma�l ? - Votre punkawallah, Monsieur.

Les Anglais ne veulent pas se moquer de votre foi en vous for�ant � utiliser des objets impurs.

Il n'y a pas de graisse interdite sur les nouvelles cartouches.

Vous ne commettrez pas de p�ch� en les utilisant. Ce que vous avez entendu est un mensonge.

R�pandu pour affaiblir les forces qui d�fendent les Indes des tyrans.

Sergent, un fusil.

Une cartouche.

Vous savez que le sang hindou coule dans mes veines aussi bien que dans les v�tres.

Je ne le souillerais pas plus que la m�moire de ma m�re.

Si l'un d'entre vous ne veut pas me suivre,...

qu'il s'avance et se fasse conna�tre.

Prenez vos fusils.

La Lune est montante. �a ne devrait pas �tre trop mal.

Non, Monsieur. Parfait pour se d�placer sans �tre vus.

- Vous croyez qu'ils utiliseront les Enfield ? - Je leur en ai donn� l'ordre, Monsieur,...

mais ce qu'ils peuvent penser, seul Allah le sait.

- Vous montrez beaucoup de courage, Capitaine. - Je ne fais que suivre mes ordres.

Bonne chance, Capitaine.

Toute la chance possible.

- Ian ? - Oui, Monsieur ?

Arr�tons-nous et laissons les chevaux ici.

Sergent.

Descendons de cheval, nous continuons � pied.

V�rifiez les munitions. Veillez � ce que vos fusils soient charg�s.

- Ils ne sont pas charg�s ? - Non, Sahib.

Nous avons beaucoup r�fl�chi. Nous avons m�dit� et parl� entre nous.

Nous aimerions te suivre, Sahib, mais ce que tu crois �tre la v�rit�...

� propos des cartouches pourrait se r�v�ler un mensonge.

Donne l'ordre de charger les fusils.

Dis-leur de ramasser leurs fusils et de les charger.

Mieux vaut mourir � tes pieds que d�sob�ir � Allah.

Alors, ordonne la retraite.

Non, Capitaine Sahib. Nous laissons les fusils mais nous avons des lames d'acier.

Avec elles, nous te suivrons jusqu'� la mort.

- Sentinelle ? - Oui, Monsieur ? - Toujours rien ? - Non, Monsieur.

Monsieur !

� l'horizon, Monsieur ! Une colonne de cavaliers !

Fusiliers de Khyber, sections, halte !

Votre g�n�ral en chef vous regarde.

� mon ordre, vous formerez la colonne.

Avec �l�gance.

Fusiliers de Khyber, par sections ! En colonne...� gauche !

FIN

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