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Original subtitles

En 1864, la guerre de Sécession était dans une impasse.

L'or, le nerf de la guerre, faisait défaut aux deux armées...

l'or pour acheter les armes, les munitions, les vivres.

Le Nord voulait accroĂźtre le flux de lingots de Californie,

Ă  travers 3000 km de territoires dangereux.

Le Sud voulait arrĂȘter Ă  tout prix ces courriers de l'or.

La victoire en dépendait.

Merci.

Qui va lĂ  ?

Capitaine Hayes !

Pardon, je ne vous avais pas reconnu.

Le colonel Vance vous attend.

Mon colonel.

Entrez Hayes. Je vous présente Jim Fuller.

- M. Fuller. - Enchanté.

- Que se passe-t-il au front ? - La guerre.

Jim est l'assistant du ministre des Postes des USA.

Avant la guerre, vous dirigiez la Overland Stage Lines.

J'irai droit au but.

On a un problĂšme et vous ĂȘtes l'homme qu'il nous faut.

Vous pourrez rendre un grand service Ă  votre pays.

Vous avez déjà vu ça ? Des bons émis par le gouvernement.

J'en ai vu.

On peut les échanger dans n'importe quelle banque

et toucher la contre-valeur en or.

Mais le gouvernement doit, Ă  tout moment,

disposer de cet or, pour les couvrir.

De l'or de Californie...

Avant, il n'y avait pas de délai de livraison.

Avec les bons, ça va changer.

Il nous faut de l'or.

Le plus possible et le plus vite possible.

Overland Stages s'en chargera.

Il y aura d'autres convoyeurs, mais Overland ouvrira la voie.

Nous voudrions vous réembaucher

pour diriger Overland Stages.

Je respecte la volonté du gouvernement, mais je refuse.

Vous ĂȘtes mon meilleur officier de cavalerie, John,

mais un homme au combat, ça se remplace.

On a besoin de vous ailleurs.

N'importe qui peut le faire.

On investit 1,5 million de dollars dans Overland,

pour passer d'une course par semaine Ă  une course par jour.

Avec 60 relais supplémentaires,

2000 chevaux et mulets de plus.

Des milliers de tonnes de foin.

Dites-moi qui pourrait diriger une telle entreprise.

VoilĂ  notre problĂšme.

3000 km Ă  travers des territoires dangereux,

qui ne figurent pas sur la carte.

Pannes, bandits, Indiens...

Et les Confédérés qui courent aprÚs cet or autant que nous.

Une course par jour ? Je ne pourrai pas.

Nous pensons que si.

Mon point de chute ?

Votre quartier général sera à Julesberg.

Ce sera donc Julesberg.

- Sacrée chevauchée ! - J'ai vu pire.

Vous ĂȘtes John Hayes ?

J'étais coursier chez Overland.

Rod Miller, 7e régiment d'infanterie.

Comment va le Cpt Grace ?

Il va bien.

Quel prétentieux !

Je ne vous le fais pas dire.

Vous étiez coursier, en vous enrÎlant ?

Non, j'étais trop vieux. J'ai quitté Overland pour me marier.

Montrez-moi sa photo.

On a une ferme prĂšs de Julesberg.

Jolie.

Jolie ? C'est la plus jolie de tout le territoire.

Sauf une, peut-ĂȘtre...

Vous ĂȘtes en permission ?

En permission ?

On peut l'appeler comme ça. Mais une longue permission.

La gangrĂšne.

Je compatis.

Dix minutes d'arrĂȘt !

On sera Ă  Julesberg demain matin.

Sans faute.

Le chef du relais est un brave type.

Je le saurai aprÚs avoir bu son café.

Je vous conseille de manger. Le dĂźner est encore loin.

C'est une tarte maison.

Elle est Ă  quoi ?

Je n'ai jamais su ce qu'il y avait dedans.

- J'en prendrais bien. - Moi aussi.

Du café, monsieur ?

Il en reste ?

Bien sûr.

Bien sûr. Et vous, monsieur ?

Du café, c'est tout.

A nous deux, Yankee !

- Le café est bon. - Voilà, soldat.

Merci.

La tarte est salée.

Salée ?

- Comment est la vĂŽtre ? - TrĂšs bonne.

Et la vĂŽtre ?

Excellente.

Un problĂšme ?

Ma tarte est salée.

Personne ne s'est plaint.

Leur tarte n'est pas salée.

Ne la mange pas, soldat. Paie et va-t'en.

Et s'il refuse ?

Il paiera de gré ou de force, cette tarte est bonne.

Alors, mangez-la.

- Ne vous mĂȘlez pas de ça ! - J'ai dit...

Mangez-la.

Mange-la, Willis.

Je ne suis pas Ă  ses ordres.

Si. C'est John Hayes. Ton nouveau patron.

Mangez tout.

Allons-y.

Pourquoi il a fait ça ?

En voiture, s'il vous plaĂźt !

Vous pensez Ă  demain ?

Je n'ai pas vu Jeannie depuis 18 mois.

C'est une longue absence.

Vous savez quoi ?

Je ne veux pas de pitié.

Ne vous abaissez jamais.

- Vous ĂȘtes mariĂ© ? - Non.

C'est la meilleure solution.

Je ne sais pas.

Jeannie !

Rod !

Je croyais que je ne te reverrais plus !

On doit y aller, soldat. VoilĂ  ton sac.

Lancez-le-moi.

Je te présente quelqu'un.

Voici Jeannie, M. Hayes.

John Hayes ?

En personne.

A Julesberg, on attend votre arrivée.

On y va, patron ?

Quand tu veux. Bonne chance.

Passez-nous voir bientĂŽt.

C'est notre ferme.

Je n'y manquerai pas.

Bonjour, M. Miller.

Bonjour, Mme Miller.

Rentrons Ă  la maison.

La voilĂ  !

Julesberg. Deux heures d'arrĂȘt !

Adjoint !

Adjoint !

Il va m'entendre, celui-lĂ .

L'enseigne Overland a disparu.

Quelque chose ne va pas.

Allez manger au café en face. On viendra vous chercher.

Occupe-toi des chevaux. Je me renseigne.

- OĂč est notre enseigne ? - Overland a dĂ©mĂ©nagĂ©.

Pour aller oĂč ?

Je l'ignore.

Putnam est ici ?

Vous ĂȘtes Hayes ?

La porte, lĂ -bas.

Je t'attendais.

Je m'en doutais.

Tu n'as pas changé.

Toi, si.

J'ai gagné de l'argent.

J'ai acheté l'hÎtel, entre autres. Je m'en sors.

Tu m'en parleras plus tard. OĂč est le relais Overland ?

J'ai démissionné de mon poste d'agent d'Overland.

Il n'y a plus de relais.

- On n'a pas eu ta lettre. - Dommage.

Je n'avais plus le temps pour ce travail.

OĂč sont les dossiers, les chevaux ?

Je l'ai écrit. Tout a disparu.

Les adjoints ont volé les chevaux et brûlé les dossiers.

Le shérif s'occupe de l'affaire.

Une course par jour, c'est du boulot.

Tu ne me facilites pas la tĂąche.

C'est la vie...

A propos, j'ai épousé Norma.

Tu as peur de quoi, Clay ?

Alors ?

On a volé les chevaux.

J'ai entendu.

Aucune écurie, en ville, ne veut s'occuper de nos chevaux.

Putnam a démissionné. Que se passe-t-il ?

Logan, Wilson et Pyne sont partis. Il n'y a plus de cochers.

Il y a toi, Ă  moins que tu ne partes aussi.

Moi, je suis bĂȘte et disciplinĂ©. Je reste.

- Combien vont Ă  Salt Lake ? - Tous.

Va à Crown Point et réquisitionne un deuxiÚme cocher.

Je dois nourrir les chevaux.

Normal, prends ça.

Tu connais les types sous le porche ?

Oui. C'est les hommes de Putnam.

Le type avec le chapeau noir, c'est Mace.

L'homme de main de Putnam.

Sa tĂȘte est mise Ă  prix dans 3 États

Ici, on le craint comme la peste.

Pourquoi Putnam l'a engagé ?

Putnam est riche et le paie pour faire le sale boulot.

C'est vous, Mace ?

Tout juste !

Je suis John Hayes. Enchanté.

HĂ©, vous !

Tournez-vous.

Soulevez vos basques. Montrez ce qu'il y a en dessous.

Soulevez.

Qu'on se le dise : mon nom est Mace !

- Bonjour, Mace. - Mes hommages, madame.

Je suis venue chercher mon mari.

Il y en a qui sont vernis. Russ, dis Ă  M. Putnam...

M. Putnam est au courant.

Vous avez besoin de nous ?

Pas pour l'instant. A demain.

John !

C'est malin de faire ça.

C'est malin de venir me chercher parce que John est de retour.

Cela se passe de tout commentaire.

Quelle femme !

Tu nous as déjà entendus dire le contraire ?

On va acheter ou louer cet endroit, faites-moi une offre raisonnable.

Laissez 50 cents sur la table, en partant !

- Emmenez votre fantassin, madame. - Myrtille pourrie !

On aime pas ton uniforme.

Ils auraient dĂ» t'exploser la tĂȘte au lieu du bras.

Yankee de merde !

Comme ça, tu es un Nordiste ?

Ne les écoute pas, ils cherchent la bagarre.

On veut pas de pro-yankee chez nous.

Joli uniforme ! C'est ta maman qui te l'a acheté ?

T'as une grande gueule, mais tu portes pas de gris.

Viens, Rod.

Je porte ce que je veux.

Alors que chez toi, c'est madame qui porte la culotte.

Je vais lui arracher son uniforme, au petit tambour.

Bande de lĂąches ! Vous ĂȘtes forts pour vous attaquer Ă  un homme seul.

La moitié d'un homme !

Il en a plus que toi.

C'est quand tu veux, oĂč tu veux.

Elle est plus coriace que lui.

Assez rigolé.

Bas les pattes.

C'est le grand bleu ou le péril jaune ?

- Un ami Ă  vous ? - Ex-ami.

Jetez-le dans l'abreuvoir.

Toutes mes excuses, madame.

Il aura la punition qu'il mérite.

M. Hayes s'en est déjà chargé.

Je le punirai pour avoir perdu la bagarre.

Elle lui a flanqué une de ces chùtaignes !

La tĂȘte de Russ !

Tu me l'as déjà dit. Alors ?

Alors, j'ai vu Hayes partir avec le jeune couple.

Il n'avait pas d'amis, en arrivant. A présent, il en a deux.

Que peuvent-ils faire pour lui ?

Rien. Mais il valait mieux éviter.

Laissons Overland se mettre en route

et donnons Ă  Hayes assez de corde pour se pendre.

On pourra arrĂȘter toutes les diligences.

Je te le répÚte :

ne le sous-estime pas.

Je suis capable de mater n'importe qui.

Je ne le conteste pas.

Il faut empĂȘcher la mise en service d'Overland.

Rien de plus facile, si ce que vous dites est vrai.

Mais encore ?

Débarrassons-nous de Hayes.

Si on fait ça, on aura les Fédéraux sur le dos !

On doit arrĂȘter l'or et les empĂȘcher de nuire au Sud.

Ni plus...

ni moins.

C'est-Ă -dire ?

On fera tout pour arrĂȘter Hayes, mais sans effusion de sang.

Détruire les relais, voler ses chevaux,

brûler granges et fourrage.

C'est une drÎle de méthode.

C'est la seule méthode.

Moi, je dis qu'il faut le tuer.

Dehors !

On a grandi ensemble, on se connaĂźt depuis l'enfance.

Ils me parlent comme si j'étais responsable de la guerre.

MĂȘme au front, on ne haĂŻssait pas l'ennemi.

On avait des points de vue différents.

On était dans des camps différents.

Pourquoi ils me haĂŻssent ?

C'est mĂȘme pas un État

Au combat, un homme crie lorsqu'il est blessé.

Quand il meurt, il souffre,

peu importe son camp.

Les civils ne le comprennent pas.

Ils sont meurtris quand ils perdent un ami, un parent.

Pour eux, c'est toujours la faute des autres.

Peut-ĂȘtre.

Encore du café ?

S'il est comme le dernier, laissez la cafetiĂšre.

Merci.

Chérie, laisse-moi t'aider.

Je vais nettoyer et refaire du café.

La moitié d'un homme ! C'est vrai !

Je ne pourrai pas gérer la ferme avec une seule main !

Tu t'en sors bien.

Avec toi qui fais tout le boulot !

Et un relais de diligence ?

Vous saurez le diriger ?

Bien sûr.

- OĂč est le relais ? - Ici.

PrÚs de la maison et de l'écurie, on construira un corral.

On vous paiera un loyer et un salaire.

Et Putnam ?

Il a démissionné. Mais il nous cherchera des crosses.

Pourquoi, s'il a démissionné ?

C'est un Sudiste.

On fera une course par jour. Les diligences

transporteront de l'or pour les Fédéraux.

Putnam le sait.

Il essaiera de voler l'or ?

Ou d'entraver nos opérations.

Julesberg soutient les Confédérés. Vous l'avez vu, ce matin.

Il nous faut des provisions et des cochers.

Les fermiers soutiennent le Nord. On achĂštera des provisions chez eux.

Et les chevaux ?

Les fermiers les détacheront des charrues.

Ils m'aideront

Ă  construire le corral.

Parfait. Je vais faire un tour.

Je vous accompagne.

Venez, je vous montre l'endroit oĂč on construira le corral.

J'aurai la concession.

On agrandira la grange.

- Et l'eau ? - On creusera davantage le puits.

Je n'y arriverai pas, Jeannie.

Je n'y arriverai pas.

La moitié d'un homme !

C'est pas le cas si on a perdu une chose pour la bonne cause.

Viens, je prépare le petit-déjeuner.

Tu as deux jours de retard !

Vous avez vu à l'intérieur ?

Tu m'as vu sortir !

Tous les relais sont dans le mĂȘme Ă©tat.

Je n'ai pas changé de chevaux depuis deux jours.

J'ai dû les ménager.

Tu auras une prime.

Je prends les rĂȘnes, repose-toi.

C'est pas de refus.

Et les relais ?

Je changerai les hommes et le matériel.

Prévoyez aussi des munitions.

On a voulu brûler le relais de Kirk et voler ses chevaux.

Mais il s'est défendu.

On restera enfermés encore longtemps dans cette boßte ?

Ne commencez pas. On a assez d'ennuis comme ça.

Il y a un relais Ă  Julesberg ?

Oui, la ferme des Miller.

Salut, chérie. Un café est toujours le bienvenu.

Bill, emmĂšne le chariot derriĂšre le puits !

Du café ?

Du café ?

Une grange et un corral.

Pas difficile de deviner pourquoi ils construisent ça.

Et tous ces chevaux...

Sans doute destinés aux diligences.

Ils ont des hommes et des chevaux. En abondance.

Tu connais les hommes ?

Deux d'entre eux. Anderson et Baumeister.

Des fermiers. Des tĂȘtes brĂ»lĂ©es yankees.

Miller a réuni tous les sympathisants des Fédéraux.

GrĂące Ă  toi.

C'est des pouilleux !

Tu leur diras sous la menace de leurs fusils.

Je dois une branlée à Miller et à Hayes.

Venez chercher le courrier Ă  la ferme des Miller !

- Tout va bien, Jeannie ? - Tout va bien !

Une heure d'arrĂȘt !

J'espĂšre qu'on mange correctement.

On fait de notre mieux.

Lavez-les et nourrissez-les, ils l'ont mérité.

Remplis-toi la panse et dors pendant trois jours.

Merci pour le petit somme.

Surveille les chevaux.

Ils ont de la route dans les sabots.

Depuis Dawson. Tous les relais sont fermés.

On manque de tout.

Les fermiers se tournent les pouces jusqu'Ă  la moisson.

J'ai de quoi les occuper.

Qu'ils prennent les fusils, pour les voleurs de chevaux !

Et gaffe, en chevauchant.

Il y aura du grabuge ?

Il y en a déjà. Qui va à l'est ?

Moi !

Des objections ?

Vous raclez les fonds de tiroir. D'oĂč sort cette relique ?

Je conduisais des diligences quand vous étiez dans les langes.

On fait la course ?

Seuls les morts sont aussi vieux.

Ou le petit-fils de Christy.

J'étais déjà cocher quand Overland a embauché John.

Il ne m'a rien dit. Il m'a juste proposé ses services.

J'ai une ferme. Je me suis dit qu'avec tes ennuis,

tu avais besoin d'un cocher.

C'est bien payé ?

Non. Et il n'y aura personne pour te remplacer.

Alors, j'irai au prochain relais.

S'il n'y a personne, j'irai au relais suivant.

Comme au bon vieux temps.

- Il y a 15 ans. - 20 ans.

Et avant, j'étais chez Poney Express.

Bon, tu m'embauches ?

A table !

J'arrive.

Marché conclu. Reviens en un seul morceau.

Pincez-moi, je rĂȘve.

Il n'a pas changé d'un poil, en dix ans !

Dites donc, comment on conduit ce genre de charrette ?

Pas encore couchée ?

Rod est couché. Je reprisais des affaires.

Tout va bien ?

J'ai renforcé la garde des chevaux.

Je voulais vous remercier de ce que vous faites pour nous.

C'est moi qui devrais vous remercier.

On dit que la guerre fait mûrir les hommes.

Mais Rod est resté gamin par bien des aspects.

Il est trÚs vulnérable et ses blessures cicatrisent mal.

Encore maintenant,

il se refuse Ă  croire que la perte du bras ne change rien entre nous.

Il se considÚre comme la moitié d'un homme.

Je sais qu'il faudra du temps,

mais je pense

qu'en dirigeant ce relais, il reprendra du poil de la bĂȘte.

Bonne nuit.

Vous avez un rancard ?

Je dĂ©missionne. Essayez de m'en empĂȘcher !

Je m'en garderai bien. OĂč sont passĂ©s les chevaux ?

On les a volés.

Vous mentez mal.

TrĂšs bien, bute-le.

Avec plaisir.

Attendez. J'ai rien fait. Vous ne pouvez pas me tuer.

Explose-lui la tĂȘte !

Je ferai tout ce que vous voudrez. Mais ne me tuez pas.

Je ne le répéterai pas : qui a volé les chevaux ?

Logan, Wilson, je ne connais pas les autres.

- Russ, ça ne te dit rien ? - Si, Russ.

J'ai entendu ce nom.

OĂč sont les chevaux ?

Au Wing Canyon. Ils sont tous lĂ -bas.

Russ doit les conduire dans le sud.

Pour les livrer Ă  qui ?

Pas aux Confédérés, il a l'intention de les vendre.

Tu sais quoi ?

Je te conseille de déguerpir.

Vite.

Je cours, je vole. Merci.

La peur donne des ailes.

Personne en vue.

On attaque.

15 bornes pour rentrer en ville !

Non, 16.

- Vous cherchez quelqu'un ? - Votre patron.

Il n'est pas lĂ .

- C'est son cheval ? - Non, celui de Mme Putnam.

J'attendrai.

Tout va bien, Ed !

Oui, madame.

Clay ne va pas tarder. Tu n'entres pas ?

Il n'appréciera pas de me trouver dans sa maison.

C'est ma maison, aussi.

- Bonjour, John. - Norma.

Tu as réussi dans la vie.

Je suppose que oui.

C'est ce que tu voulais.

Plus ou moins.

Tu as fait ton choix.

Pourquoi tu ne m'as pas écrit ?

Qu'est-ce que ça aurait changé ?

Tout, peut-ĂȘtre.

Tant pis pour moi.

Je suis contente de te revoir, John.

Soyons amis.

Pour toujours.

J'ignorais que tu avais un rendez-vous galant.

Je suis lĂ  pour toi.

Si tu voulais voir Norma, tu n'oserais pas venir ici.

Qu'est-ce que tu veux ?

Parlons-en en tĂȘte-Ă -tĂȘte.

Norma connaĂźt mes moindres secrets.

C'est vrai.

Je reviens de Wing Canyon. On a récupéré nos chevaux.

Tes hommes te feront un rapport.

Je serai donc bref. Les diligences circuleront.

Personne ne les arrĂȘtera. Tu en arrĂȘteras une ou deux.

Je ne tiens pas Ă  ce que le sang coule.

Mais on est prĂȘts Ă  tout. A toi de voir.

Combien étiez-vous pour récupérer les chevaux ?

Deux. Moi et le gamin avec un seul bras.

Je t'avais dit de ne pas le sous-estimer.

Si Hayes veut en dĂ©coudre avec moi, je suis prĂȘt.

Je ne veux pas que le sang coule, tout comme John.

Mais les Fédéraux n'auront pas l'or sans que je me batte.

Je n'ai rien Ă  redire Ă  cela.

Mais n'oublie pas que tu te frottes aux Fédéraux.

Tu marques les dépenses ici, devant la colonne des livraisons.

Comme ça, tu tiens la comptabilité.

Qu'en penses-tu, John ?

C'est bien.

Tu n'es pas plus comptable que moi !

Oh que non, heureusement qu'il y a Rod !

C'est l'heure de la ronde.

Bouge pas, j'y vais. Bois ton café.

- Tu en veux, Jeannie ? - Non, merci, j'ai eu ma dose.

Attachez-le sur un cheval et expédiez-le en ville.

Je ne sais pas s'il est vivant.

Il est vivant.

Le sort s'acharne sur lui. Cette balle m'était destinée.

Portons-le dans la chambre.

On est dans le pétrin.

Russ est mort. Rod Miller, c'est tout comme.

Que s'est-il passé ?

Russ et les hommes ont voulu récupérer les chevaux.

A la tombée de la nuit.

Ils ne pensaient pas que Russ allait tirer.

Il a voulu se faire Hayes, mais a descendu le gamin.

Hayes l'a abattu.

Je l'aurais fait aussi.

C'est la guerre.

Qu'allez-vous faire ?

Tu aimerais déclencher une boucherie, hein ?

Je le vois sur ta figure.

Vous voulez la peau d'Overland, oui ou non ?

Je la veux Ă  ma maniĂšre.

Certes, mais Ă  la longue, on finira par y laisser la nĂŽtre.

On ne peut pas réussir et rester un gentleman.

Avant, j'aurais pu.

Plus maintenant, grĂące Ă  toi et Russ.

Fais-toi oublier quelque temps.

Si on me cherche, on me trouve.

Évite la ferme des Miller !

Je laisserai Hayes dégainer en premier.

Bonne nuit.

Docteur, dites-moi la vérité.

Il ne s'en sortira pas.

Je sais ce que vous pensez des gens de Julesberg,

aprÚs ce qui est arrivé.

On soutient le Sud et il en sera toujours ainsi.

Mais on ne soutient pas Putnam et sa bande.

On en a assez.

Quand vous passerez à l'action, on sera de votre cÎté.

Merci, mais c'est mon combat.

Elle est culottée de venir ici !

Comment va-t-il ?

Mal.

Puis-je entrer ?

Il dort.

Tu as eu tort de venir.

Je ne suis pas ton ennemie.

Ni la vĂŽtre.

Votre mari est un ennemi.

Je n'y suis pour rien.

Ne va pas Ă  Julesberg.

Mace veut te tuer.

John, sois raisonnable. Mace est un tueur professionnel.

Merci pour le tuyau.

Tu ferais mieux d'y aller.

- Quoi de neuf ? - La route est libre !

Appelons les passagers.

En voiture, les gars !

Je vais te porter, ma petite chérie.

- Allons-y ! - Attendons la prochaine.

- Pourquoi ? - La petite fille...

Allons chercher l'or !

Va prévenir M. Hayes.

Comment va le gamin ?

Pas trĂšs bien.

Vous allez Ă  Crown Point ?

Exact, Crown Point.

Dites-leur qu'on aura de nouvelles diligences.

Qu'ils soient prudents. Vous aussi.

Patron...

M. Hayes !

Ils sont morts ! On a attaqué la diligence !

Calme-toi, petit.

Ils sont tous morts !

Vous avez l'air d'ĂȘtre au courant.

Tous ces morts...

La petite fille...

On n'avait pas prévu ça.

La diligence dévalisée...

Des passagers morts pillés...

Bande d'amateurs !

On arrondit ses fins de mois.

C'est de ma faute.

Vous ĂȘtes assez riche pour jouer les types respectables.

Pas moi.

Dire que c'est arrivé au nom des Confédérés !

Que le Sud gagne ou perde, ça m'est complÚtement égal.

J'aurais dĂ» savoir que les ordures n'ont pas de morale.

Disparais de Julesberg.

En fait, avec mes hommes, on veut tout l'or des Fédéraux.

Disparais, avant que je te tue !

Me tuer, moi ? Je ne crois pas.

Je ne crois vraiment pas.

Des tueurs d'opérette, j'en ai maté à la pelle !

Gardez vos nerfs au frais.

J'arrĂȘterai Overland. Et je tuerai Hayes.

Je ne t'ai rien demandé !

Comme vous voulez.

Demandez à votre femme pourquoi elle est allée voir Hayes.

Va en ville, je te rejoindrai plus tard.

Il est mort.

J'y ai mûrement réfléchi, Clay.

Je ne peux plus vivre avec toi.

Je pars demain.

Je ne peux pas t'empĂȘcher de faire ce que tu veux.

Ce n'est pas ce que je veux.

Mais tu m'obliges Ă  le faire.

Tu m'en veux pour la diligence et Rod Miller.

Une telle intégrité ne te ressemble guÚre.

Dis le fond de ta pensée.

Je ne comprends pas.

Moi, je comprends trĂšs bien.

Tu ne t'es jamais intĂ©ressĂ©e Ă  personne, sauf Ă  toi-mĂȘme.

Ni mĂȘme Ă  moi.

Je ne vais pas t'écouter.

Je ne suis pas dupe, je sais pourquoi tu m'as épousé.

Ce n'est pas par amour.

Bon. Au début, je ne t'aimais pas, je ne le nie pas.

Tu ne peux pas.

L'ennui, c'est que je te comprends.

Et pourtant, je t'aime.

Tu ne me quitterais pas s'il n'y avait pas un autre.

C'est faux !

Menteuse !

Dis-moi en face que tu n'es pas amoureuse de Hayes.

Quand je t'ai épousé, c'était fini entre John et moi.

Mais toi, tu en parlais sans cesse.

C'est pas Hayes qui nous sépare, c'est ta jalousie.

Il n'y a plus rien Ă  dire.

Sauf ceci :

si tu pars, tu partiras telle que tu es arrivée.

Avec ce que tu avais sur toi.

Et ne compte pas trop sur Hayes.

Mace a l'intention de le tuer. Si ce n'est pas déjà fait.

Je t'aime, Clay.

Et je t'aimerai toujours.

Mais s'il arrive malheur Ă  Hayes, je te ferai pendre.

Je dois arrĂȘter Mace.

Je dois l'arrĂȘter.

Il était temps.

Sortez et couvrez-moi.

Je suis ici !

Je t'attendais plus tĂŽt.

Me voilĂ .

Je vais sortir !

Attrapez-le !

C'est fini, Mace !

Je ne voulais pas en arriver lĂ .

Je devais arrĂȘter Mace.

Occupe-toi de Norma.

Je le ferai.

- Comment ça va à Julesberg ? - Mieux.

C'est bien.

Que fait Mme Putnam ?

Norma retourne vivre dans l'Est. On s'est dit adieu.

Je déménage ce relais à Julesberg.

Ne fais pas ça, s'il te plaßt.

Je peux le diriger.

Je crois que tu peux.

Je sais que je peux... avec un petit coup de main.

Puisque ce sera un relais Overland,

je passerai te voir de temps Ă  autre.

Si ça ne t'ennuie pas.

Pas le moins du monde.

Alors, Ă  bientĂŽt.

A bientĂŽt.

Traduction Giacinto Pizzuti

Sous-titrage : C.M.C.

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