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OS FILMES DA MINHA VIDA DRAMA - 1957
AMBER ETERNA (1957)
O Parlamento Inglês e o Exército Cromwell ...
revoltado contra Charles 1 °.
A guerra civil está destruindo o país.
1660 Cromwell está morto!
The Stuarts ... na pessoa de Carlos II ...
são lembrados para o trono.
Londres aclamou a monarquia ...
mas no campo ...
o rigor dos puritanos subsiste.
Entende-se, portanto, Master Starling?
É um excelente casamento.
É hora da minha ala ...
assume os deveres da esposa.
Você não tem nada a dizer, Amber?
Ei! bem ... fale assim!
Não me casarei com ele!
O que você disse?
Nunca me casarei com ele!
Nem outro fazendeiro!
Não vou passar a vida em um porquinho!
Suba ao seu quarto!
Minhas desculpas, Sr. Starling.
Para você também, Robert.
Matt, é apenas um capricho!
Eu tenho o suficiente!
Sua frivolidade escandaliza toda a aldeia.
Eu a criei como minha filha ...
e ela se comportará como tal ...
Se eu encolher as costas dele!
Não a açoite, Matt!
ou
mas vou colocar um freio a esta vaidade culpada!
Estou sem paciência!
Ela vai se casar com Bob Starling!
A pousada está longe?
Há um ferido entre nós.
A pousada é um pouco mais baixa.
Diga a esses senhores que eles serão servidos em breve.
Eu estou vindo para ajudá-lo, Sra. Poterell.
Deus seja louvado! Vá e sirva este vinho.
Instale-o perto do fogo.
Não tão rápido, meu coração!
Estes Puritaines são muito atraentes!
Minhas desculpas, senhor.
Ainda estamos dois dias de Londres!
Vamos sair de madrugada.
Coma, depois descanse.
0h, oh ..! Eu gosto disso melhor!
Eu pago seu vinho um beijo!
Os Puritanos têm até este ponto esfriamos nossas mulheres?
Você vai se juntar ao rei?
Posso acompanhá-lo?
Boa idéia!
Por que não, Bruce?
A estrada parece mais curta!
Você sabe o quanto é importante que chegamos rapidamente em Londres!
Mas ... apenas uma garotinha ...
Você vai pensar sobre isso quando vimos o rei.
Você ouviu, querida?
Quem é isso?
Lorde Carlton.
E eu sou Sir Harry Almsbury ...
da cavalaria do príncipe Rupert.
Ele deve ser rico.
Somos todos pobres.
Venha sentar aqui.
Não ... Leve-me para o estábulo Eu devo curar meu cavalo.
Está atrás da estalagem.
Vamos então.
Mas o rei o recompensará?
Reis têm uma memória curta!
Mas o que isso importa? Eu prefiro Prazeres mais simples ...
um lindo rostinho ...
um passeio ao luar ...
Desculpe-me. Eu tenho que trabalhar.
Ah! Jantar!
Perdoe-me ...
Sua pessoa ferida pede para beber.
Ele dorme!
Ele estava delirando, talvez!
Por que você me acordou?
Leva-me a Londres!
Eu vou encerar suas botas Eu farei tudo.
Não!
Carlton! Para beber!
Como você está se sentindo, Jack?
Meu braço está pegando fogo!
Esclareça-me.
Você é um cara de sorte, Jack!
Um fanático está atirando em você ...
e você ganhou uma pensão ...
qual será o seu generoso rei?
Apenas alguns arranhões ...
attestent mes loyaux services.
Et qu'est-ce, pour un roi, que ce souvenir...
d'un temps où il cachait sa royale carcasse en France ?
Ah ! Cela ne saigne plus !
Reste quelques jours ici.
Ensuite, rejoins-moi à Londres...
à la "Tête de Sarrasin".
Dors bien, Jack.
Milord !
Non ! Je ne vous emmène pas !
Pourquoi voulez-vous partir ?
Je suis malheureuse ici.
J'ai dit que c'était un bonheur d'avoir un Stuart pour roi !
Je voudrais penser comme vous !
Vous avez lutté pour lui !
J'ai lutté pour Bruce Carlton...
et je vais réclamer au roi ce qui nous revient à tous !
Je rêvais de voir un gentilhomme !
Eh bien, vous l'avez vu ! Bonne nuit !
J'ai besoin de repos.
Une dernière question...
Pourquoi n'essayez-vous pas aussi de m'embrasser ?
Peut-être n'en ai-je pas envie ?
Et vous êtes gentilhomme ?
On m'a reproché d'avoir embrassé...
jamais de m'en être abstenu !
Réparons cette omission !
Merci, Monseigneur.
Lord Rossmore est-il ici ?
Sa Majesté vous attend.
Sir Thomas !
Sera-ce pour aujourd'hui ?
Nous sommes venus hier.
Vraiment, ? Voyons, vous êtes...
Baron Carlton...
et Sir Harry Almsbury.
En effet ! Sa Majesté s'excuse de ne pouvoir vous recevoir.
Demain ?
Ce sera impossible.
Après-demain ?
Le mois prochain, peut-être.
Le roi reçoit tant de visites...
Plus qu'il n'a de mémoire, sans doute !
Je crois avoir mal compris.
Charles a changé rapidement !
C'est coutumier, chez les Stuarts !
Barbara !
N'est-ce pas cette...
Barbara Palmer. Il y a deux ans, elle était à Bruxelles avec moi.
Elle a changé d'attitude.
Nous nous sommes quittés sur un... malentendu.
Voyez-la ! Elle ne se fait même pas annoncer !
Elle semble mieux en cour que nous !
Vous feriez peut-être bien...
de dissiper ce malentendu.
Mieux vaut ne pas raconter que le Roi nous a éconduits.
Notre crédit en souffrirait trop !
Dînerez-vous avec Madame ?
Quelle dame ?
Votre cousine, madame St-Clare est arrivée, déguisée en paysanne.
Pauvre dame ! Avoir dû se cacher si longtemps pour ces Puritains !
Que faites-vous ici ?
Que signifie cela ?
L'auberge est pleine, Milord...
et Mme St-Clare m'a suggéré d'installer un lit ici.
Eh bien, "cousine" ?
C'était le seul moyen de me faire admettre ici.
Qui vous a amenée ?
Personne. J'avais appris que vous viendriez ici.
Veuillez vous charger...
de la faire ramener chez elle.
Bien, mais ne vaut-il pas mieux réfléchir jusqu’à demain ?
Je vais faire le nécessaire.
Je vous en prie, Bruce... Je ne veux pas rentrer !
Ils me marieront de force !
Est-ce un malheur que d'avoir un mari ?
Pour vous, c'est une nécessité.
Plutôt mourir que de vivre avec Starling...
et ses pourceaux...
lui donner des enfants...
moisir dans ce village !
Je n'y retournerai pas !
Je resterai, quoi qu'il m'arrive !
Je vous en prie, Bruce...
gardez-moi ici.
Je vous servirai sans jamais rien demander.
Vous demandez déjà beaucoup !
Plus que je ne vaux ?
Une question aussi directe...
mérite une réponse aussi nette.
Quoi que vous croyiez valoir...
ma liberté vaut davantage.
Je n'y porterai pas atteinte !
Très sage...
mais je quitte l'Angleterre !
Vous venez d'y rentrer !
Seulement pour demander au roi quelques navires de course.
Gardez-moi jusqu'à votre départ.
Si tout ce que je désire...
est de rester près de vous...
serai-je une lourde charge ?
Je ne considère pas votre présence comme une charge !
J'ai trouvé ce qu'il faut.
L'homme est plutôt exigeant...
Je lui dirai qu'il demande trop !
Votre clientèle nous honore.
Réglerez-vous maintenant ou ultérieurement ?
Ultérieurement !
Cela vaut-il la dépense ?
Je me le demandais, mais à présent...
vous êtes une très jolie femme !
Ne l'étais-je pas ?
Non. Vous étiez une belle fille !
Il n'y a pas que les habits.
Je me sens aussi tout autre.
Nous vous enverrons le reste.
A la "Tête de Sarrasin".
Que dira Harry en vous voyant ?
Bruce... ne pourrions-nous passer cette soirée sans Harry ?
Allez à "Spring Gardens".
J'espère que vous me pardonnez d'avoir soupé sans vous, hier !
Nous sommes allés à Spring Gardens...
nous avons canoté.
Et ce matin, nous avons déjeuné à Chelsea.
Bruce va me mener au théâtre...
et vous devez nous y accompagner.
Vous êtes très bons pour moi !
Qui est avec Carlton ?
Quel trésor, pour un seul homme !
Almsbury, qui est-ce ?
Sa cousine !
Bonne chance en mer, Carlton !
Qu'est-ce, "la course" ?
C'est s'emparer de bateaux en mer.
Oh ! De la piraterie !
On pend le pirate...
mais le corsaire partage sa prise avec son roi.
Achetez mes oranges !
Bruce ! Elle est là... seule !
C'est Mme Palmer ?
Je la croyais plus belle.
Le roi pouvait trouver mieux pour faire une comtesse.
La couturière m'a dit qu'il allait l'anoblir !
Les femmes savent toujours tout !
Si le roi arrive, faites-moi signe.
Allons attendre dehors.
Puis-je vous tenir compagnie ?
Que fait-il là ?
Bruce a besoin de bateaux et elle peut les lui obtenir.
Il parle affaires.
Avec une femme pareille ?
Oh ! le Roi !
Je vais prévenir Bruce.
Savez-vous ce qu'il risque ?
Il n'aura pas ses bateaux !
Il est trop tard, maintenant.
Rien ne dit qu'il vous pendra !
Peut-être se contentera-t-il...
de vous frire dans l'huile !
Finie, ma carrière de corsaire !
Adieu, l'espoir de retrouver mes biens confisqués !
Pourquoi ai-je confié ma cause à un casse-cou comme vous ?
Si vous m'aviez averti...
Sa Majesté vous mande à Whitehall !
Je viens sur-le-champ.
A onze heures du soir !
Je vous accompagne.
Autant être pendu avec vous que mourir de faim seul !
Vous fera-t-il vraiment pendre ?
J'en doute, mais il est jaloux.
Il tient à sa belle rousse !
Je la hais ! C'est SA faute !
Vous l'avez bien aidée, mon cœur !
Je vous attendrai, Bruce.
Entrez, Carlton.
Coupez, ma chère.
Mille pardons de vous déranger à cette heure.
Vous serez heureux d'apprendre...
qu'en récompense de vos loyaux services...
J'ai souscrit à votre requête.
Vous êtes très généreux, Sire.
C'est peu de choses ! J'aime les entreprises audacieuses.
Je mets à votre disposition...
deux de nos bateaux de Bristol.
Votre Majesté me comble.
Quinte.
Excellent.
Une de nos voitures va vous conduire à Bristol.
Cette nuit ?
Tierce.
Ça ne vaut rien.
Oui, cette nuit.
A vous, ma chère.
21!
Vous comptiez, je crois...
faire une croisière de six mois ?
Je vous conseille de la prolonger...
tant que vos bateaux tiendront.
J'ai compris.
Bonne chance, et bonnes prises !
Je vous suis très obligé, Sire, mais...
Mais ?
Je ne puis accepter.
Ma pétition concernait aussi...
Sir Harry Almsbury, et d'autres.
Vous posez des conditions ?
L'honneur me les impose.
Le premier gentilhomme du pays ne peut manquer de comprendre.
Invoquer l'honneur peut coûter cher !
Je dois courir ce risque.
Votre écuyer a leurs placets.
Parfait ! C'est accordé.
Ce pli est à vous, ma chère.
N'attaquez jamais de la dame...
car le roi l'emporte !
Laissez-la dormir !
Expliquez-lui, après mon départ.
Mais elle vous aime.
Elle aime ses ambitions et je les sers.
Vous vous trompez, Bruce.
Rien ne vous émeut donc jamais ?
Allons emballer.
J'ai dû m'endormir en vous attendant.
Nous n'avons pas voulu vous réveiller.
Vous partez ?
Oui... pour Almsbury Hall.
Mais alors, le roi a...
Il m'a rendu mes domaines.
Quant à Bruce...
Il est parti !
Oui. Il n'est revenu que pour prendre ses affaires.
Ils l'ont envoyé en prison ?
Non... en mer !
Charles est rusé !
Cela devait finir ainsi !
Votre cheval est sellé, Sir Harry.
Comment a-t-il pu ?
Sans un mot d'adieu !
Il déteste les adieux...
et m'a chargé de l'excuser.
Il vous laisse ceci.
200 livres pour payer les arriérés...
et vous permettre d'attendre une autre situation.
Je dois vous quitter.
Je connais Londres, Ambre.
La ville regorge d'aventuriers.
Ce n'est pas la place d'une femme aussi jolie...
et aussi... enthousiaste !
Je vais vous ramener chez vous.
Vous avez ici une dot...
qui séduira tout cultivateur...
peut-être même un gentilhomme.
Inutile ! J'attendrai Bruce.
Pour l'épouser ? Il ne se mariera que pour la fortune,
la situation...
Je les lui donnerai !
Je m'élèverai jusqu'à lui...
plus haut, s'il le faut !
0n n'escalade pas ainsi les échelons de la société !
Pourquoi pas ?
J'ai appris bien des choses...
depuis mon arrivée à Londres !
Barbara n'est pas née "Comtesse de Castlemaine" !
Je suis plus jeune qu'elle.
J'acquerrai tout ce qu'il cherche...
titre, fortune...
Je monterai si haut que ce sera à lui de s'élever !
Vous faites une bêtise !
Je me sens en partie responsable de vous.
Rentrez chez vous...
avant qu'il ne soit trop tard.
Bonne chance !
Lord Carlton m'envoie régler.
Monseigneur a repris la mer...
Ça fait 18 livres.
Il a pourvu à vos besoins ?
Monseigneur a été généreux.
Sera-t-il longtemps absent ?
Quelques mois.
Avez-vous des amis à Londres ?
J'y suis depuis peu...
Vous me plaisez beaucoup et je voudrais vous aider.
Je n'ai pas besoin d'aide.
De conseils, peut-être ?
Portez-vous votre argent sur vous ?
Quelle imprudence ! La ville est infestée de tire-laine.
Je ne sais qu'en faire...
Déposez-le chez un orfèvre...
ou faites un placement sûr !
N'est-ce pas, monsieur Landale ?
M. Landale est financier.
Mme Abbott me flatte.
On me reconnaît néanmoins certaines capacités.
Mieux vaut livre que penny !
Je ne comprends pas.
L'argent appelle l'argent.
Sous l'impulsion donnée par notre grand roi...
le capital anglais a atteint des contrées lointaines...
les colonies, les Indes, la Baie d'Hudson.
Je préfère garder le mien ici.
Vous le garderez ! Ce n'est qu'une question de finance.
Mettons que vous ayez 1000 livres...
Deux cents.
C'est peu, mais bien placées...
elles deviendront rapidement...
10.000 livres qui, à leur tour...
en deviendront 100 000.
...pour s'être endettée envers divers commerçants...
pour un total de 86 livres, 5 shillings et 6 pence.
Ambre St-Clare, levez-vous.
Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
J'ai été dupée, Votre Honneur...
par ces deux-là.
Ils sont parmi vos créanciers.
Ils m'ont pris mon argent !
Qu'avez-vous à répondre ?
J'ai eu pitié d'elle et lui ai prêté de l'argent.
Elle refuse de me rembourser.
Elle m'a aussi leurré.
Qui ne ferait confiance à un joli minois ?
Vous vous prétendiez marchand...
mais vous n'êtes qu'un voleur !
Adressez-vous à la Cour !
Si vous préveniez Lord Carlton...
Et où est-il ?
En mer.
Prévenez Sir Harry Almsbury.
Et qui paiera le messager ?
"Sera incarcérée à Newgate...
jusqu'au paiement de ses dettes."
Mais comment paierai-je si on m'emprisonne ?
Ambre ! La couverture !
Je viens juste de l'avoir.
Marge va accoucher !
Nous devons la tenir au chaud.
Il faudrait une sage-femme !
Elle n'a pas de quoi la payer.
Dès que l'enfant sera né...
elle sera pendue !
Elle a volé un coupon de tissu !
Nan ! Viens fêter Noël à la buvette.
Amène-la aussi !
Nous sommes en veine, Ambre !
Tu vas voir l'élite !
Quel genre d'élite ?
Très suffisante pour Votre Grâce !
Soyez poli ! Elle possède 100 livres !
Je t'amène du monde !
Venez vous montrer à ces Messieurs.
Un bécot, ma poulette !
Messieurs !
Lâchez-les !
Jack Mallard, votre serviteur.
"Jack-le-Noir"... le voleur de grand chemin ?
Un petit verre de vin ?
Va. Je me trouverai un compagnon.
A notre hôte, Charles Stuart !
Dieu le garde !
Très jolis, ces chants de Noël !
Mais peu appropriés au décor !
En effet ! Je crois comprendre...
que vous aimeriez sortir d'ici ?
Rassurez-vous, ils s'en doutent !
Savez-vous qu'une enfant comme vous...
peut m'être utile, hors d'ici ?
Dans le métier, naturellement.
Mais nous ne sommes pas "hors d'ici" !
Parlez pour vous !
J'hivernerai ici...
mais à la belle saison...
Jack Mallard s'envolera !
Vous vous évaderiez ?
J'ai des amis et j'aurai un passeport.
Et j'en paierai un...
à quiconque m'accompagnera.
Vous n'êtes pas faite pour pourrir en prison !
Qu'exigeriez-vous de moi ?
Que vous me soyez fidèle et travailliez avec moi.
Accepté ?
Faites-moi d'abord une promesse.
Vous chargerez-vous de moi quoi qu'il arrive ?
Cette prison est si malsaine que j'aurai besoin de repos.
Ne vous inquiétez pas de cela.
Vous m'avez l'air solide.
Je m'engage à veiller sur vous.
"Vous tous qui êtes condamnés"
"Préparez-vous à mourir demain."
"Lorsque les cloches sonneront"
"Vos âmes, devant Dieu, comparaîtront."
"Minuit, par une froide nuit"
"Joyeux Noël à tous !"
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Demain, à l'aube,
Sam Russell et trois braves seront pendus.
Je dois vous avertir...
Vous voyez ceci ?
Ils m'ont brûlé, la dernière fois.
Cette fois, si j'attends le procès...
ce sera la corde !
Les uns meurent au lit, les autres au combat.
Le voleur de grand chemin meurt entre ciel et terre !
Le tout est d'être averti !
Moi aussi, je dois vous prévenir.
J'attends un enfant.
J'ai accepté votre marché...
car il ne doit pas naître ici !
Pardieu, vous êtes maligne !
Vous méritez d'autant plus qu'on vous libère !
Joyeux Noël !
Maman Bonnet-Rouge t'attend.
Que signifie ?
Elle pourra nous être utile.
Qui paiera les frais ?
Je réponds de ses dépenses.
Tu oublies que tu es marqué !
Renonce provisoirement à travailler sur les routes.
La ville est plus sûre.
Soulage donc quelques noceurs de leur magot.
Voici tes pistolets.
Vous les avez récupérés ?
Ça m'a coûté plus de 4 livres.
Vous me réclamez cette bagatelle ?
Et 100 livres pour ton évasion !
Et je n'aime pas les étrangers !
Vous ne pouvez plus la repousser.
Oh si ! Et je le ferais...
Mais elle peut rapporter gros.
Elle est très jolie.
Porte-la derrière.
Vous voulez me reconduire ?
Naturellement ! Ma voiture attend.
Mais c'est à deux pas !
Par là ? Comme vous voudrez.
Ma voiture eût été plus confortable !
Oh ! Nous y voici déjà !
Tu l'as bien choisi, Ambre !
Les voici !
Arrêtez, au nom du roi !
La ronde ! Fuyez !
Avez-vous la femme ?
Rattrapez-la !
A vous, Morgan.
Non, j'ai assez perdu !
Cessons, Messieurs. Il est tard...
et il y a revue, demain.
Le service est pénible en temps de paix !
Ne m'en veuillez pas de m'être réfugiée chez vous.
Un monsieur me reconduisait...
et comme il s'enhardissait...
je me suis réfugiée ici.
Où est ce scélérat ?
Dehors. J'attendais qu'il s'éloigne.
Faut-il le corriger ?
Non ! Il est dangereux...
c'est un terrible duelliste !
Je suis moi-même une bonne lame !
Qui va là ?
Pardonnez-nous, capitaine Morgan.
Nous cherchons une femme...
de la bande des détrousseurs.
Pourquoi la croyez-vous ici ?
Elle a dû s'introduire dans l'une de ces maisons.
Si je la vois, je vous appellerai.
Dire que je vous croyais !
Que dois-je faire de vous ?
Si vous me livrez...
ils me mettront la corde au cou !
Ce serait vraiment dommage !
Mais un officier de la Garde doit faire respecter les lois.
Ne me livrez pas ! Je partirai et vous ne me reverrez jamais.
Où irez-vous ?
Je ne sais pas !
N'avez-vous pas de foyer ?
Si... le repaire des bandits.
Une horrible mégère m'y retient captive.
Est-ce vrai, cette fois ?
De grâce, croyez-moi !
Aidez-moi !
Je vois un moyen si vous vous fiez à moi...
et m'obéissez scrupuleusement.
Je ferai tout ce que vous voudrez.
Vous vous consoliez à la cave ?
Bonne nuit, Messieurs !
Un instant, Ivers.
Ma parole, en temps de paix le soldat est à plaindre !
Voici M. Ivers, Madame...
Madame St-Clare.
Votre serviteur, Madame.
Killigrew est l'ami d'Ivers.
Oui... il refuse toutes mes pièces !
Madame veut devenir actrice.
Pourriez-vous la recommander ?
Volontiers, bien que Madame...
n'ait pas besoin de recommandation.
Je ne comprends pas.
Au théâtre, on me retrouvera !
Les acteurs sont au service du Roi.
Ainsi, il est toujours assuré de ses spectacles.
Ils ne peuvent être arrêtés.
Si vous plaisez à Killigrew...
vous bénéficierez de la protection de la Couronne.
Ambre !
Oui, Monsieur Killigrew.
Le comte de Radcliffe désire vous être présenté.
Me ferez-vous l'honneur de souper avec moi ?
Je ne suis pas libre, Milord.
Voyons, Ambre...
Un autre soir, peut-être ? Demain ?
Je regrette, Monseigneur.
Permettez-moi de la convaincre...
Non. Je préfère l'illusion d'une décision spontanée.
Puis-je espérer qu'un jour votre réponse sera différente ?
Si malaisé qu'il soit d'augurer de l'avenir, je crois...
connaissant ma faiblesse...
pouvoir être influencée par une preuve d'intérêt... durable.
Un visiteur, Ambre !
C'est donc bien vous !
Oh ! Elles espèrent un scandale !
Oui, et ma femme y croirait !
Vous êtes marié ?
J'ai même une fille !
Et vous, Ambre ?
Pouvez-vous en dire autant ?
Non... pas tout à fait !
Nan !
Sir Harry est un vieil ami !
Je ne le savais pas !
Je t'ai sortie de Newgate pour que tu sois convenable.
De Newgate ? Fichtre... vous avez visité Londres !
En effet ! Avez-vous des nouvelles de Bruce ?
Il a fait quelques belles prises et se repose à la Jamaïque.
Il va rentrer d'un jour à l'autre.
Seriez-vous encore...
Je vous ai dit que je l'attendrai.
Rex, voici Sir Harry Almsbury...
Le capitaine Morgan.
Vous veniez voir quelqu'un ?
Madame St-Clare.
Sir Harry est mon oncle.
Le frère de sa mère, Capitaine...
le plus jeune frère !
Il ne me savait pas ici.
C'est exact. J'étais là à regarder le spectacle...
quand soudain je me suis dit :
"N'est-ce pas la petite Ambre ?"
Je l'avais vue toute petite.
Mes amis m'attendent, Capitaine...
Puis-je dire à la famille que vous êtes en bonnes mains ?
Oh ! oui, Sir Harry.
Ils en seront ravis, le cousin Bruce aussi.
A votre service, Capitaine.
Vous avez donc un oncle ?
Venez bavarder pendant que je me change.
Je vais préparer le souper.
Je ne puis souper avec vous, je pars en mission.
- Pour longtemps ? - Quelques semaines.
Vous ne m'entendrez pas dans mon plus grand rôle !
Vous me manquerez terriblement.
Vous ne ferez ce métier que tant qu'il y aura du danger.
Ne me laissez pas sans argent.
5 livres suffiront.
Je viens de vous donner 5 livres.
Je ne suis pas très économe...
et vous me voulez jolie...
Pas en mon absence !
Vous connaissez mes sentiments...
Je ne voulais d'abord qu'une gentille compagnie...
Ne l'ai-je pas été ?
Au point que je veux vous épouser.
Pourquoi pas ?
C'est impossible !
Aimez-vous un autre homme ?
En avez-vous jamais vu un ?
Non, et veillez à ce que je n'en voie jamais !
Je vous préviens, dans son intérêt !
Il n'y a personne d'autre, Rex.
Alors, consentez avant mon départ.
J'aurai mes 5 livres ?
Certes, ma chérie, mais employez-les bien.
M'aimez-vous ?
Me croyez-vous si bonne comédienne ?
Je penserai sans cesse à vous.
Voici le solde de ce que je dois à Maman Bonnet-Rouge !
Elle me rendra l'enfant !
Nous chercherons une bonne pension...
pour le petit Bruce.
Épouseras-tu le Capitaine ?
Non. J'aime le père de Bruce.
Nous le savons...
mais le capitaine l'ignore.
Tu sais t'attacher un homme...
mais sauras-tu aussi t'en débarrasser ?
"Ma nièce, lui accorderez-vous"
"votre cœur et votre fortune ?"
"Peu importe qu'elle n'ose exprimer sa pensée."
"Ses yeux ont parlé !"
"Si cette pièce vous semble légère"
"C'est qu'auteur et acteurs préfèrent"
"Vous amuser d'un badinage"
"Plutôt que de paraître trop sages."
"Et si quelque critique tonne"
"J'en appellerai à la Couronne."
Magnifique, Ambre !
Madame St-Clare est priée à un souper intime.
J'attendrai dehors.
Que vais-je mettre ?
Je dois me changer, Harry !
Je ne vous retiendrai pas, mais...
Mme St-Clare regrette...
de devoir décliner votre invitation.
Ce n'est pas mon invitation.
Elle sait, et ce grand honneur...
l'a complètement bouleversée.
J'attendrai.
Inutile, la fièvre l'accable.
Quelque autre jour, peut-être...
Tous mes vœux à Sa Majesté !
Vous ai-je manqué, Bruce ?
Plus que je n'aurais cru.
Et j'étais inquiet, aussi.
Quel est donc ce grand mystère ?
Vous verrez !
Attendez ici.
Votre fils, Monseigneur.
Je me rends ! Quelle sera ma rançon ?
L'histoire du Chef Indien.
Eh bien, voici l'histoire de mon ami, Mattacumsett.
Sais-tu ce que cela veut dire ?
"Celui qui ne craint pas l'obscurité".
La crains-tu, toi ?
Non ? Alors je te rapporterai un beau tomahawk.
Pourquoi lui contez-vous ces histoires de sauvages ?
Nombre de ces gentilshommes...
ne valent pas Mattacumsett.
Viens te coucher, mon chéri.
Demain, nous chercherons des nids.
Vous allez me rendre jalouse.
C'est mon premier fils !
Notre fils ! C'est merveilleux !
Oui... je me suis plu ici...
plus que je ne puis dire.
Ce serait une vie très passable...
Cultiver quelques ares...
élever des gosses...
Jusqu'à ce souper...
Je ne vous savais pas...
si bonne ménagère.
J'ai grandi dans une ferme !
Je viens de m'en apercevoir.
Vous n'avez pas tant changé.
Vous savez bien que si.
J'ai appris à lire...
et je puis en remontrer à bien des dames de Whitehall !
J'ai fait de beaux projets.
Je quitterai le théâtre et nous nous installerons à Londres.
Nous aurons une grande maison...
et inviterons toute la Cour sauf la Castlemaine.
D'ailleurs, le roi se lasse d'elle.
Je vous en prie, Bruce.
Mais je reprends la mer.
Serez-vous toujours pirate ?
Vivre à la Cour me dégoûte.
Et vivre en mer ?
C'est une vie propre !
Que feriez-vous si je me cachais à bord ?
Que dirait Morgan surtout ?
Il ne m'est rien.
On m'a dit autre chose.
Il m'a aidée à payer mes dettes.
Et il vous sait ici, avec moi ?
Pourquoi lui dirais-je tout ?
Il n'y a jamais eu que vous...
et il n'y aura jamais que vous, Bruce.
Je ne vous ai rien demandé.
Mais je veux que vous le sachiez.
Il est tôt, Bruce. Entrez donc.
Je me souviendrai de tout ceci...
quand vous serez reparti.
Nos promenades...
votre main sur mon bras...
Vous en souviendrez-vous aussi ?
Il m'en coûte de vous quitter.
Il n'est pas trop tard, Bruce.
Nous vivrions à la campagne...
même dans une ferme, pourvu que vous restiez.
Vous m'avez fait une injure...
qu'un gentilhomme n'accepte pas.
Je l'ignorais, Monsieur.
Mes amis régleront avec vous les conditions de la rencontre.
Votre serviteur, Milord.
Je suis à votre disposition...
mais expliquons-nous d'abord.
Ma visite à une amie n'a rien d'offensant pour vous.
Rendez-vous souvent visite...
à la fiancée d'un autre ?
Je n'ai pas...
Votre serviteur, Monsieur !
Laissez-le, petite sotte !
Le mal est fait !
Vainqueur ou vaincu...
il perdra ce pour quoi il se sera battu !
Je me soucie peu de lui.
Vous le devriez, pourtant.
Vous aviez promis de l'épouser !
Je n'ai rien promis !
Nous venons de détruire un beau et noble sentiment.
S'il s'en tire, retournez vers lui...
dussiez-vous ramper devant lui.
Je vais essayer de le dissuader.
Messieurs ?
En garde, Messieurs !
Jugerez-vous la querelle vidée...
à la première effusion de sang ?
Elle ne le sera que par la mort.
Il va se faire tuer.
Partez !
Il est blessé !
Docteur !
Êtes-vous satisfait, Capitaine ?
Reprenez votre épée.
Vous êtes blessé !
Il y a là un homme qui se meurt...
allez à lui !
Nous avons fait assez de mal.
Un bâtard... et un mort !
Dieu nous pardonne nos péchés !
Votre santé est bonne, j'espère ?
Je souffre, hélas, de vapeurs.
La mort de votre fiancé a dû être un coup terrible !
Toutes mes condoléances, Madame.
J'ai aussi connu le malheur !
Il y a deux ans, en Italie, j'ai perdu ma chère comtesse.
Quel mal l'a emportée ?
Un mal mystérieux et incurable !
Quel malheur !
Nous nous convenions.
Elle appréciait ma fortune...
et j'admirais sa beauté.
Mon chagrin a été inextinguible !
Euh... inconsolable !
Comme le mien !
J'espère que le temps vous apportera l'apaisement.
Je me permettrai alors, de revenir vous voir.
Ce vieux beau veut m'épouser !
Vous seriez comtesse de Radcliff !
Oui... mais j'aimerais savoir...
de quoi est morte sa femme.
Quelle belle journée !
Oui. Sa splendeur n'est éclipsée...
que par votre éclatante beauté...
et la douceur de cet événement.
Mes félicitations !
Quelle belle cérémonie !
Et comme l'évêque a bien parlé !
Jamais nous n'avons vu si noble compagnie !
La peste a chassé de Londres...
l'élite de la société !
N'en parlez pas ! C'est affreux !
Je sais que la ville était surpeuplée.
Mais ces pauvres créatures meurent comme des mouches !
Elle est superbe !
Vous l'avez découverte au théâtre ?
Ne répétez pas cette horreur.
Nous n'en croyons pas un mot !
Rassurez-vous, lady Redmond.
Il est exact que des revers...
avaient contraint ma femme à faire du théâtre.
Mais, enterrant son passé...
j'ai décidé de me consacrer...
à sa complète rééducation.
Mes félicitations, Votre Grâce !
Vous me redonnez confiance...
dans les spéculations à terme !
Vous êtes le seul ici à ne pas paraître antique !
Votre mari était l'ami de mon père.
Plus vert, il ne m'eût pas épousée.
Plus mûr, il ne l'eût guère pu !
Vous avez de l'argent... un titre !
Plus beau que celui de Bruce !
Une "Comtesse" lui suffira-t-elle ?
Peut-être... mais sans mari !
Oh ! Ce mariage n'est qu'un marché.
Une jeune femme... contre un titre !
D'ailleurs, il n'est pas éternel !
Il semble s'efforcer de l'être.
Et vous croyez que Bruce prendra les choses comme vous ?
J'ai fait tout cela pour lui !
Espérons qu'il l'appréciera !
Vous le saurez bientôt...
il est à Londres.
Il ne trouve pas de débardeurs.
Les gens redoutent la peste !
Où est son navire ?
Au quai St-Paul.
Faites-moi un plaisir...
Dites à mon mari qu'on m'a appelée ailleurs.
N'importe quoi de plausible !
5 livres pour me conduire à Londres !
Pas même pour 100 livres tant que le mal sévira.
Ambre adore sa grand-mère.
Elle aura été affolée.
Je dois me rendre au quai.
Essayez donc par là...
"Dieu ait pitié de nous"
Que diable faites-vous ici ?
J'ai trois pestiférés à bord.
Je voulais vous revoir, Bruce.
Êtes-vous malade ?
Non, j'ai travaillé durement...
pour fuir d'ici.
Vous avez besoin de repos.
J'ai ma voiture, venez.
Laissez-moi descendre.
J'ai peut-être... la...
Ne dites pas cela ! Ce n'est rien !
Garde !
Nous devons entrer là.
10 livres si vous nous laissez entrer.
Jetez-les.
Ne me touchez pas !
Laissez-moi, Ambre.
Fuyez avant d'être contaminée !
Je suis la garde-malade.
Vous deviez venir hier.
Mon client a tardé à mourir.
Il a un bubon, hein ?
C'est la phase la plus pénible.
Ceux qui n'en ont pas meurent.
Le bubon crèvera-t-il ?
C'est difficile à dire !
Parfois, cela provoque des attaques.
Nous l'examinerons demain,
et au besoin, l'inciserons.
Pas la peine de s'en faire...
il mourra de toute façon !
Il ne mourra pas !
Un pari, ma belle ?
Mon salaire... quitte ou double !
Ne le touchez pas.
Je le soignerai.
Portez ça à la cuisine.
"Sortez vos morts !"
Où est le corps ?
Là... par terre.
Vite, Ambre !
Je ne peux pas, Bruce !
Il le faut, Ambre ! Vite !
Mon chéri !
Chéri... tu es sauvé !
Oh, je dois être hideuse !
Je vais me coiffer.
Toujours la même !
Reste près de moi...
reste comme tu es.
Je suis le comte de Radcliff.
Qui cherchez-vous ? Mme St-Clare ?
Ma femme !
J'ai mis du temps à vous retrouver.
Ambre est votre femme ?
Est-elle ici ?
Elle fait ses emplettes.
Si nous nous expliquions posément ?
Un verre de vin ?
Permettez que je me serve.
Vous comprendrez que cette nouvelle m'ait surpris.
Puis-je connaître vos intentions ?
Je viens chercher la comtesse.
Compteriez-vous vous y opposer ?
Comment le ferais-je sans forfaire à l'honneur ?
J'étais, jadis, une fine lame...
mais, hélas, j'ai vieilli.
Je vous dois des explications.
Peu m'importe le passé.
Mais j'avoue m'intéresser à vos projets d'avenir.
Ils se précisent à l'instant.
Je compte m'établir en Virginie.
Me croyez-vous en état de voyager ?
Sans aucun doute, Milord.
Permettez-moi de vous dire...
que vous êtes un homme heureux.
Et comme je ne pourrai jamais m'acquitter envers la Comtesse...
je vous prie de lui transmettre...
mon plus cordial souvenir et mes vœux de bonheur.
Je les lui exprimerai...
ainsi que votre regret de ne pouvoir jamais la revoir.
Quelle parfaite ménagère !
Quelques mois de solitude...
vous inculqueront d'autres vertus !
Où est Bruce ?
Que lui avez-vous fait ?
Il est parti... de plein gré !
Êtes-vous prête, Madame ?
Le comte et la comtesse de Radcliff !
Elle est encore plus belle qu'on ne le dit !
C'est ça, la comédienne ?
Le roi n'est pas ici !
Dommage, mais peut-être le verrez-vous l'année prochaine.
Il y a un bal chaque semaine !
J'estime une visite annuelle plus que suffisante.
Nous allons rentrer chez nous.
Londres vous rend trop... nerveuse !
Quel bonheur de vous voir !
Nous sommes si dépaysés parmi cette jeunesse.
Sans vous offenser, ma chère...
Nous vous considérons comme des nôtres.
Je m'en suis aperçue.
Si nous cherchions un petit coin tranquille ?
Bonne idée ! Nous parlerons de nos œuvres de bienfaisance.
Vous permettez, Milord ?
Nous n'avons jamais été présentés, je crois.
Seul Charles pourra la lui enlever.
Oui, mais il ne se doute pas de ce qui l'attend ici !
Vous n'êtes pas encore habillé !
J'ai été aux docks combattre l'incendie.
Que n'attend-on pas d'un roi ?
Vous l'avez voulu, Charles.
Qui vous force à courir armé d'un seau...
à chaque petit incendie ?
C'est un grand incendie et le feu s'étend encore.
Le bal est commencé.
Dois-je prendre votre habit ?
Non, la reine m'attend.
Vous la menez au bal ?
Oui. Vous ne manquerez pas de cavaliers.
Je vous réserverai une danse.
Je n'irai pas au bal.
Je n'irai pas au bal si cet épouvantail y va !
J'ai dû renvoyer Fleurette, hier.
Oh ! Votre plus beau chien !
Sa beauté ne compensait pas l'ennui qu'elle me causait.
Venez les enfants.
Leurs Gracieuses Majestés le Roi et la Reine !
Vous vous donnez en spectacle !
Tant pis ! Depuis un an je m'amuse pour la première fois !
Des nouvelles de l'incendie, Sire.
Peut-être distrairont-elles nos hôtes ?
Milords, Mesdames, Messieurs...
Nous apprenons que le feu attisé par un vent violent...
a atteint Black Friars.
St-Paul et la nouvelle Bourse sont déjà en flammes.
Qui est la compagne de Radcliff ?
Sa femme, Sire.
Votre Majesté oublie-t-elle qu'elle l'a déjà rencontrée ?
J'ai changé d'idée, Sire.
Vos idées sont comme vos robes...
variées et peu originales !
Vous avez été bien avisé, Milord, d'épouser une jolie femme !
Nous sommes tous las de voir les mêmes visages !
Rien ne me touche plus qu'un mari généreux.
Votre Majesté est trop bonne de m'avoir remarquée.
Ce n'est pas la première fois !
Votre Majesté s'en souvient ?
On ne dédaigne pas souvent mes invitations !
J'ai eu un malaise, Sire.
Oui... Quel était son nom ?
Une fois repoussé, un homme attend d'être encouragé.
Le premier devoir d'une femme...
est-il envers son mari...
ou envers son roi ?
En monarque tolérant...
je laisse mes sujets en décider.
Merci, Milord.
Vous plairait-il de souper avec nous ?
Votre Majesté est trop bonne.
Vous aussi, Milord, si vous n'êtes pas trop las.
Je le suis, Sire. Excusez-nous.
Permettez à Madame de rester.
Je la ferai reconduire.
Notre union est récente, Sire...
et nous ne nous quittons jamais...
fût-ce même durant une heure !
Permettez-nous de rentrer ensemble.
Est-il de mise, Monsieur, que des considérations privées...
s'opposent au désir du roi ?
Merci, Madame, mais ma proposition n'est pas un ordre.
En ce cas, nous nous retirons.
L'incendie m'inquiète.
Mon hôtel est situé dans la zone menacée.
Puis-je présenter à votre Gracieuse Majesté...
les comtesses Elisabeth et Rosemary Seymour ?
Bonne nuit, Madame.
Je ne t'attendais pas si tôt.
J'ai vu le petit Bruce.
Il est bien portant mais il s'ennuie de toi.
Surveille la chambre du Comte.
Dès qu'il éteindra les lumières, je retournerai au palais.
Il le saura !
Et alors ?
Il nous tuera ! C'est un démon !
Fais ce que je te dis.
Qui est là ?
Où as-tu pris ces maladroits ?
Je n'ai trouvé qu'eux, Milord.
Ils me casseront tout !
Milord ! Milady est seule là-haut !
Occupez-vous de vos affaires.
Mettez votre manteau.
Où allons-nous ?
A la campagne...
pour toujours !
Vous y apprendrez à obéir et à respecter un époux !
Un "époux" ?
Vous prendriez-vous au sérieux ?
Notre marché m'a coûté plus qu'à vous !
La comtesse de Radcliff partage mon nom et mon honneur.
Notre marché ne m'impose pas le partage de son infamie.
Je ne sais de quoi vous parlez.
Évidemment...
il s'agit de fierté !
Qui s'attendrait à en trouver chez vous ?
Je la croyais desséchée aussi...
comme tout le reste !
J'exige votre respect !
Je vais vous en donner !
Le feu !
La flamme, du moins, est propre !
Vous avez décidé, Madame.
Sir Robert, vous m'avez, je crois, envoyé ce bracelet ?
Un bibelot qu'un ancêtre a rapporté d'une croisade.
Qu'attendez-vous de Sa Majesté ?
Rien, Votre Grâce... du moins, pour moi.
Mais mon frère se marie...
et il y a, à l'Amirauté...
Bonjour, mon chéri !
Comment va mon petit Bruce ?
Quel ravissant enfant !
Vas-tu te promener ?
Oui, mère. Venez avec nous.
Quelle galante invitation !
Mais j'en ai déjà accepté une !
Toi, tu seras toujours mon cavalier.
Qu'il ne joue avec personne...
dont tu ne connaisses le rang !
Hier, il s'est battu avec un duc.
Aucun de mes enfants n'a ton allure, Bruce.
Leurs mères non plus, d'ailleurs !
Êtes-vous prête, ma chère ?
Comme toujours, Sire.
Vous exagérez légèrement, Madame.
Mais près d'une jolie femme...
un roi abdique ses prérogatives.
Doucement, les enfants !
Quelle conduite !
Ils suivent le mauvais exemple des gentilshommes de la Cour.
Vous ne souriez pas, Madame ?
Tiens, Carlton ! Avec qui est-il ?
Amenez-les-nous, Sir Thomas.
Soyez le bienvenu en Angleterre !
Vous ne me présentez pas Madame ?
Sire, j'ai l'honneur de vous présenter ma femme.
Je ne vous savais pas marié.
Nous nous sommes mariés...
l'an dernier, en Virginie.
Si lady Carlton représente bien nos sujets d'Outre-mer...
nos colonies vont m'intéresser.
Madame et moi sommes de vieux amis.
Vraiment ?
Pourquoi êtes-vous revenu, Carlton ?
Nous nous fixons en Virginie...
et je vends mes biens ici.
De plus, lady Carlton n'avait jamais vu Londres.
Londres la surprendra autant qu'elle aura surpris Londres !
J'espère vous revoir encore.
Votre Majesté est aussi gracieuse qu'on me l'avait dit.
Et on prétend l'Amérique sauvage !
Lady Carlton est une surprise !
Vous aurez de nos nouvelles.
Toujours rien ?
Non. Et pourtant vos messages auraient été remis en mains propres.
C'est faux ! Bruce serait venu.
Le désire-t-il encore ?
Pourquoi pas ? Rien ne nous changera jamais.
Pas même une épouse ?
J'ai été mariée aussi !
Peut-être l'aime-t-il ?
Tu es ridicule !
Ai-je l'air vieille ?
Il sait que j'ai 25 ans.
Lord Carlton, Milady.
Tu vois, Nan ! Rien n'est changé !
Sa Grâce va vous recevoir.
A votre service, Milord.
Ne me reconnais-tu pas ?
Je suis ton père.
Mon père d'Amérique ?
Montre-toi, la dernière fois tu n'étais qu'un bébé.
L'an prochain, je serai page...
comme les fils de lady Castlemaine.
Et cela t'amusera ?
Je ne sais pas. Il faut attendre d'être grand, pour s'amuser.
Je t'ai apporté un tomahawk.
Les Indiens en ont tous.
Vous connaissez des Indiens ?
Oui, un enfant comme toi qui pêche dans notre rivière.
Va retrouver Nan, Bruce.
Vous avez fait du chemin !
Je comptais venir plus tôt.
Je comprends, Bruce, votre situation est délicate.
Que préférez-vous ? Vous justifier ou ne pas parler d'elle ?
De quoi me justifierais-je ?
Elle est riche, n'est-ce pas ?
Au contraire,
son père n'est qu'un petit planteur !
Mais alors... pourquoi ?
Je viens vous parler de Bruce...
et non de mon mariage.
Avez-vous pensé à son avenir ?
Naturellement !
Il sera comte de Radcliff !
Charles le nommera peut-être même Duc !
Si avantageux que soit un titre...
peut-il remplacer un nom ?
Vous pouviez lui donner le vôtre.
Il n'est pas trop tard.
C'est beaucoup vous demander mais...
nous l'aimons tous deux...
et nous voulons son bonheur.
Je désire l'adopter et l'emmener.
Le mal du siècle nous a marqués tous deux.
Epargnons-le à l'enfant.
Là-bas, en Virginie...
il ignorera nos intrigues.
Un duc est au-dessus de cela !
Pendant huit ou dix ans encore...
ce duc ne sera qu'un adolescent.
Comment expliquerez-vous son existence à votre femme ?
C'est fait.
Vous lui avez parlé de moi ?
Sans vous nommer.
Ah ! oui... quelque malheureuse...
dont vous avez eu pitié et que vous avez... consolée !
J'ai été aussi sincère...
qu'un mari peut l'être en ce cas.
Votre femme n'aura pas mon fils !
Elle le ferait souffrir en haine de moi !
Ce n'est pas une sainte !
Je l'espère !
Vous la croyez différente de moi ?
A ma place elle eût agi de même !
Je ne compare pas, Ambre.
Mais moi, je le fais !
Elle n'est pas plus vertueuse que moi !
Ne décidez pas d'une chose aussi importante...
sous l'empire de la colère.
Avant de me donner une réponse définitive...
essayez de penser à l'enfant !
"La comtesse de Radcliff convie lady Carlton"
"à un souper intime, à Whitehall."
Tout Londres était là...
Et quand Castlemaine est entrée avec un étranger, on a jasé.
Savez-vous qui c'était ?
Un vulgaire danseur !
Si peu difficile qu'elle soit...
elle pouvait mieux choisir !
Cela n'intéresse pas lady Carlton.
Erreur, Sire. Aux colonies nous ignorons ces choses.
Comment donc vous distrayez-vous ?
Nous avons nos plaisirs...
et nos occupations !
Défricher, planter, bâtir...
Nous travaillons toute la journée !
Et nous, toute la nuit !
Et Bruce a son bureau...
où personne ne le dérange.
Vous êtes une épouse avisée.
Tout homme aime pouvoir échapper parfois à sa femme !
Mais une femme aime savoir...
vers quoi il s'évade aussi.
Cela ne vous intéresse-t-il pas ?
Comme tout ce qu'il fait et tout ce qu'il a fait !
J'ai eu toute la soirée une affreuse migraine.
Permettez-moi de me retirer.
Ferez-vous reconduire Madame ?
Merci d'être venue, Milady.
Merci de m'avoir invitée, Milady.
Sa Majesté ne veut pas être dérangée.
Mais l'Ambassadeur hollandais...
Attendez plutôt demain.
Vous connaissez bien la Comtesse ?
Je la vois pour la seconde fois.
Votre mari la connaît mieux.
Son fils s'appelle Bruce.
C'est là un nom écossais.
Je m'étonne de cette migraine...
qui me laisse avec une rivale !
L'idée d'une telle rivalité...
n'a pas effleuré mon esprit.
L'esprit de lady Radcliff fonctionne tout autrement.
Il nous a mis dans une situation pour le moins compromettante.
Je m'en rends compte, Sire.
Et vous n'avez pas peur ?
Ai-je l'air d'avoir peur ?
Et si un message avertissait votre mari...
de ce qui se passe ici ?
Elle ferait cela ?
Ce doit déjà être fait !
Comme elle doit me détester !
Indubitablement ! Que faire ?
Je crois qu'il faut partir.
Ce serait sage.
Bien que très regrettable.
Dois-je croire à un compliment ?
C'en est un.
Je n'aime pas votre mari.
Nous avons trop les mêmes goûts.
Mais je lui adresse tous mes vœux de bonheur...
et mes très sincères félicitations.
Merci, Sire.
Je me demande...
Si ce n'avait été un piège...
si vous n'aviez été que mon hôte...
que s'en serait-il suivi ?
Nous ne le saurons hélas, jamais !
Vous pouvez sortir par ici.
Il y a toujours une voiture à la porte.
Charles ! Où est lady Carlton ?
Je l'ai renvoyée...
comme vous m'en avez prié.
Merci de l'avoir invitée.
De telles femmes sont rares...
à notre époque surtout !
Une épouse fidèle !
Ou feignant de l'être !
Non... et je m'y connais.
N'envoyez pas cette lettre.
Nous nous sommes trompés, Ambre.
Pour vous, cette erreur est fatale.
Je pourrais pardonner l'insulte faite à la dignité.
En tolérant les mœurs dépravées de cette cour...
je m'exposais à servir de viles intrigues.
Mais je ne suis pas qu'un roi !
Je ne le sais que trop.
Je le sais, et je vous aime.
Je le voudrais, ma chère...
mais vous ne m'avez jamais aimé.
Je comprends que vous l'aimiez...
mais je ne puis vous le pardonner.
Si je n'avais été roi...
j'aurais pu aimer, moi aussi.
J'ai dû me contenter d'illusions !
J'ai feint d'aimer...
feint d'être aimé.
Mais l'édifice était fragile...
et vous venez de le renverser.
Je n'en avais pas l'intention.
Je sais...
mais le mal est irréparable !
Préparez-vous à quitter Whitehall.
Je vais donner des ordres en vue de votre voyage.
Venez, les enfants.
Partons-nous, mère ?
Vous avez pleuré, mère ?
Ce n'est rien, Bruce.
Les femmes pleurent souvent sans raison.
Nous allons à la campagne.
Crois-tu que tu t'y plairas ?
Oh oui... si vous y êtes.
Je veux que tu sois heureux !
Et à deux, nous serons heureux !
Sir Thomas Dudley, Milady.
Sa Majesté a mis un carrosse à votre disposition.
Vous ne devez pas quitter Londres immédiatement.
Puis-je faire autrement ?
Puis-je demander à Votre Grâce si elle est libre ce soir ?
Votre hâte, Sir Thomas, est d'une rare inconvenance.
L'ardeur seule la commande.
Pardonnez-moi de vous presser...
mais nous embarquons demain.
J'ai terminé mes affaires...
et ma femme est lasse de Londres.
Quelle est votre réponse ?
Toujours la même. Je refuse.
Je n'ai pas le droit d'insister...
mais je crois, que tous deux...
nous devons souhaiter à Bruce mieux que...
ceci.
Vous ne savez rien de votre fils, Bruce.
Je vais vous éclairer.
Il est né parmi des voleurs.
Son parrain était un bandit...
la sage-femme, une criminelle.
Si je n'avais volé pour lui, il serait mort.
Vous me faites mieux comprendre quel sacrifice je vous demande.
Mais je maintiens ma demande.
Et moi, mon refus.
D'ailleurs, l'enfant m'aime.
Il n'a pas vécu 6 jours avec vous !
Qu'il nous dise qui il préfère !
Vous verrez à qui il est !
Allez-vous le laisser décider...
de choses qu'il ne comprend pas ?
Ton père veut t'emmener en Virginie.
Je peux y aller, mère ?
Vous m'emmèneriez vraiment ?
Si ta mère y consent et si tu le désires.
Je verrai les Indiens et les bêtes sauvages ?
Et j'aurai un poney ?
Quand partons-nous ?
Demain.
Je serai donc heureux avant d'être grand !
Viendrez-vous aussi, mère ?
Plus tard, peut-être.
Emmenez-le.
Nan vous portera ses affaires.
Je puis retarder mon départ.
C'est mieux ainsi.
Vous devriez le comprendre...
vous qui détestez les adieux !
D'ailleurs, j'ai à faire...
le coiffeur, la modiste...
Je donne un grand bal.
Toute la Cour y sera...
et les ambassadeurs étrangers.
Il y aura 50 violonistes et une danseuse !
Partez donc !
Prenez-le et partez !
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