All language subtitles for Les Tuche 3 (2018) French AC3 BluRay 1080p x264.GHT.fr

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Original subtitles

Bonjour, tout le monde ! C'est nous, les Tuche !

On vous a pas trop manqué, j'espère.

-J'ai une idée. J'installe la clim dans le garage

comme ça la Nevada... -Hein ?

Aura pas chaud l'été.

-Il s'en est passé des choses en 2 ans !

Après notre retour des Amériques, on a repris nos habitudes.

D'abord, comme tous les midis, c'est...

-Des frites ! Des frites !

-DES FRITES ! DES FRITES !

-Cathy, des frites !

-DES FRITES ! DES FRITES !

-VoilĂ  !VoilĂ  !

Virez-moi les ustensiles. -Enfin!

Elle est oĂą la samouraĂŻ ?

-Et le ketchup ? -Devant toi. T'es aveugle, en plus ?

-En plus de quoi ?

Miss Malabar, ça marche bien

la muscu !

-Me touche pas, toi ! -Ça suffit !

Bon, Will a divorcé. C'était fatal.

Il faisait pas beaucoup d'efforts avec son mari mexicain, Juan.

-Mira.

J'en peux plus de toi, Tuche Daddy.

Regarde ce que t'as fait. -Il était sale.

Je l'ai lavé avec le chat machine.

-Imbécile !

-Porque?

Ma princesse aussi est revenue,

après sa huitième séparation avec son footballeur.

Un vrai feuilleton.

-Il nous manque un truc. -Quoi ?

-Ben… Un enfant!

-Non, on en a déjà parlé. J'ai une carrière, moi.

Je peux pas m'arrĂŞter 9 mois.

-Mais c'est moi qui vais le porter. Le fruit de notre amour !

-Y a des fruits dans l'avion.

-Love ! Love ! La sortie, c'est de l'autre côté.

-Dinde fourrée... aux frites !

-C'est pas à Noël, la dinde ? -C'est la bûche.

-C'est Ă  Thanksgiving. -Dis donc, Coin-coin,

retire tes oreillettes. Quelqu'un

va dire un truc intelligent ?

-C'est pas gentil.

Quant à mon Coin-coin, lui, il est heureux, épanoui.

Il vient d'être accepté à Polytechnique.

-J'y vais plus.

-Pourquoi ?

-J'en ai marre. J'ai une boule au ventre,

y a un truc qui va pas, un truc que j'arrive pas à évacuer.

-Pète un coup.

Rires

-HĂ©, Will ! Bon, Coin-coin,

écoute-moi bien.

LĂ , tu es en train de traverser la...

Comment qu'on dit déjà ? Euh... La "cuberté".

-Exactement. -Je t'explique.

C'est dans ton corps que ça se passe.

T'auras des... des grandes montées... puis des grandes descentes.

-C'est comme les montagnes russes. Tu montes, tu montes et tu descends.

Tu remontes, tu descends. Tu peux refaire un tour.

-Oui, faut pas que tu t'inquiètes.

C'est un passage. -Quel passage ?

J'ai pas eu d'enfance. J'ai inscrit papa Ă  PĂ´le Emploi.

-Exact. -J'ai négocié des crédits

pour les dettes de mamie -Exact

-J'ai joué à l'aveugle devant l'huissier

pour qu'on soit pas virés. J'ai menti à la Sécu.

-Exact. C'est normal d'aider sa famille.

-J'avais 11 ans !

-J'étais né, moi ? -Ce qu'il faut, mon Coin-coin,

c'est que tu trempes ton biscuit. C'est ça.

-Qu'est-ce tu parles de biscuit ? -Ça n'a aucun rapport

-Y a pas de rapport.

-VoilĂ . -II faut qu'il mette

le spéculoos dans le café. -Coin-coin !

-Il étudie trop, son cerveau explose. J'ai vu ça dans Bob L’Éponge.

-En tout cas, ton cerveau risque rien.

Stéphanie rit. -Non, non.

Celle qui nous pose le plus de problèmes,

c'est mamie Suze. Oui, oui.

Elle nous fait sa crise. On sait pas ce qu'elle a.

*Musique heavy metal

Ça recommence.

-MAMIE !

La musique s'arrĂŞte.

-Putain !

(En vashniek) Je me suis fait tatouer sur les fesses

le chanteur de Metallica !

-Quant Ă  mon Jeff...

On est tous fiers de lui. Il est devenu maire.

Et c'est un grand jour pour notre village.

-Bouzolloises, Bouzollois,

C'est un grand jour pour notre village.

Le TGV, il va enfin

s'arrĂŞter dans notre belle gare internationale.

Applaudissements

-Jeff, par ici !

- . -

-Jeff !

-Notre village est désormais

Ă  2h15 de la capitale.

2h30 si tu arrives un quart d'heure en avance Ă  la gare.

Vive le Bouzolles-Paris !

Vive la SNCF !

Attention...

Musique ! Musique de fanfare

...

-Je suis prĂŞt !

...

Sifflement du train qui passe très vite

-Y avait pas une fanfare ? Et un gars avec une touffe de cheveux orange ?

-Ça va, Thierry ?

-Jeff ! Jeff ! Regarde.

"Le TGV passera par Bouzolles."

Il s'arrĂŞte pas Ă  Bouzolles.

-Je suis prĂŞt !

*—Vous êtes avec le Palais de l'Élysée.

-2 heures que j'attends !

*—Ne quittez pas. -Ça répond pas.

Il va m'entendre, le président !

-Laisse tomber. -Non !

Je laisserai pas tomber.

Si t'as le président, t'as le camembert.

Si t'as le camembert, t'as le fromage. Et donc, t'as le dessert.

Si t'as le fromage et le dessert, t'as bien mangé,

et donc, t'as bien bu. Si t'as bien mangé et bien bu,

t'as la peau du ventre bien tendue.

Si t'es bien tendu, t'as un string. Et donc,

t'es brésilien. Si t'es brésilien, tu vas au carnaval.

Au carnaval, il faut que tu te gares.

Si t'as une gare, t'as un TGV. VoilĂ , c'est simple.

-Le président Papin a mieux à faire que répondre au téléphone.

-T'imagines le nombre

de mécontents qui appellent ?

*—Palais de l’Élysée, j'écoute.

-Ben, voilĂ . Oui, bonjour!

C'est Jeff Tuche Ă  l'appareil.

Je voudrais parler au président au sujet

de la gare TGV Ă  Bouzolles.

*—Vous êtes en communication avec l'Élysée.

-Lis ça en attendant.

*—Vous êtes en communication avec l'Élysée. Ne quittez pas.

*Vous êtes en communication avec l'Élysée.

*Ne quittez pas. Nous allons vous répondre.

*Vous êtes en communication avec l'Élysée.

*Ne quittez pas. Nous allons vous répondre.

*Vous êtes en communication avec l'Élysée.

*Ne quittez pas. Nous allons vous répondre.

*Vous êtes en communication avec l'Élysée.

*Ne quittez pas. Nous allons vous répondre.

*Vous êtes en communication avec l'Élysée.

*Ne quittez pas. Nous allons vous répondre.

*Tonalité

*Palais de l'Élysée, bonjour.

*AllĂ´ ?

*Que puis-je faire pour vous ? AllĂ´ ?

Il raccroche.

-Les Tuche, j'ai pris

une grande décision.

-Tu te coupes les cheveux ?

-Pourquoi ? Il est bien avec ses cheveux moussus.

-Je me présente à l'élection présidentielle.

-C'est une bonne décision mais tu tonds la pelouse d'abord.

-Faut que je me rase les aisselles, ça pique !

-Tu sais que t'as aucune chance ? -Je sais.

Je veux juste qu'on parle

de ma gare TGV. -Dad,

tu parles comme Francis Mitterrand.

-Non, François.

-Moi, je parle du président. -Bonjour.

-Ah, mon Donald, tu connais pas la meilleure.

-Dad se présente aux présidentielles pour être

président.

Exactement. Qu'est-ce t'en penses, Coin-coin ?

-Ben, mon Coin-coin...

-C'est l'idée que votre père se présente aux élections qui vous fait peur ?

-Je sais pas si c'est ça, mais…

J'ai...

J'ai comme une boule, lĂ , qui grossit.

-Une boule de pétanque ? -Non…

Une boule de billard.

-Une boule de billard...

Murmures mystérieux

-On aura le TGV, Monnier.

-Et nous voilà partis en campagne électorale.

On avait visité Monaco, l'Amérique, mais jamais la France. Trop bête !

C'était l'occasion de découvrir notre beau pays.

Coin-coin a pas voulu venir.

Dommage, ça aurait fait du bien à sa cuberté.

Fanfare

...

*—Si tu veux un TGV... *— Vote pour les Tuche !

-T'as vu ma banderole de bâtard ?

Comment les gens savent que ton père, c'est Jeff Tuche ?

-Ben… Ils ont qu'à me demander. -T'es gratiné. Pfff !

*—Si tu veux un TGV... *— Vote pour les Tuche !

*—Si tu veux un TGV... *— Vote pour les Tuche !

*—Si tu veux un TGV...

*—VOTE POUR LES TUCHE !

-Mon mari et moi, nous avons toujours eu un grand respect pour la patate.

C'est bon, c'est pas cher, ça plaît à tout le monde.

-Bonjour. Il m'en reste 10.

-Votez Tuche. -Il m'en reste 9.

-Votez Jeff Tuche.

-Le projet de Jeff Tuche,

c'est double ration de frites, tous les midis et pour tout le monde !

Applaudissements

-Il m'en reste 8. -Votez Tuche.

-Il m'en reste 7.

-Votez Jeff Tuche. -Il m'en reste assez.

*—Facebook ! *—Cette affaire !

*—JEFF TUCHE PRÉSIDENT! *Cris de joie

*'-'

-C'est bon, papa ?

-C'est bien, mon Will. C'est écolo. Faut pas gâcher du papier.

-Mon père fera construire des lieux où vous pourrez laisser vos enfants.

-Des crèches, quoi.

-Super idée !

On va appeler ça comme ça.

-OK.

-Tiens, regarde,

ça claque ! Regarde, c'est mieux là, non ?

-C'est grave comment t'es grave !

-Pourquoi ?

-Nous partons Ă  la rencontre de ce sympathique candidat, Jeff Tuche.

Depuis quelques semaines, il sillonne

les routes de France, passant de village en village Ă  bord de son bus

avec sa famille. Et c'est une bien belle aventure.

*—Quel est votre programme ?

*—Mon programme ? Vaste question.

*J'hésite entre Koh-Lanta et The Voice.

*Faudrait les mélanger. Faire chanter en maillot de bain des gens qui ont faim.

*—Non, votre programme présidentiel. *—Ah, d'accord !

*J'avais pas compris. Il est simple. C'est tout simple.

*Un TGV Ă  Bouzolles.

*Et par ricochet, un TGV dans chaque village de France.

-On aura tout vu, Bichon.

-Ce serait l'adversaire idéal pour votre réélection, Mr. le Président.

-Dommage qu'il aura jamais ses 500 signatures.

-Ben non, y a pas, y a pas. Pas de signature, pas de gratin.

Vous me connaissez pas, hein ?

-Votez pour le mari de ma mère. -Votez Tuche.

-Pourquoi ? -C'est mon nom.

-Ils ont mal à la France, les Français.

C'est douloureux pour eux.

C'est simple, j'hésite pas à le dire.

Je suis pour la préférence nationale.

Les vrais Français d'abord.

Les autres, dehors !

-Je vois bien l'idée. Juste, j'ai une question.

On était quoi avant d'être français ?

-Gaulois.

-Et avant ?

-On était celtes.

-Non, on a jamais été sept.

Erreur historique. On était au moins 200.

Ça, ça veut devenir président ! Ben cette affaire, quoi !

Bref, avant on était quoi ?

-J'en sais rien, moi !

-Des têtards ! On était des têtards.

On vivait tous dans la mĂŞme mare. Tu crois qu'on se disait :

"Le têtard camerounais, tu dégages."

"Le Malgache, tu fous le camp."

-Quoi ?

Will imite le crapaud. -Quoi ?

Il rappe. Maître crapaud sur son arbre perché

Tenait dans son bec un fromage Thug life

-Moi, je dis :

Votez Jeff Tuche !

Brouhaha des journalistes

C'est bon. C'est bon !

- . -

-Inconnu il y a encore un mois, c'est le candidat qui monte.

*—Tuche a encore gagné 2 points cette semaine.

*—C'est pas un TGV dans chaque village...

*—Les sondages parlent d'eux-mêmes.

-Donald, je voulais vous demander

de me dessiner votre famille sur la première feuille.

Et sur la suivante, ce que vous voulez.

-Jeff Tuche, le candidat que personne n'attendait, est Ă  7% dans les sondages.

*—Jusqu'où ira ce candidat

*dont le programme est de faire s'arrĂŞter le TGV Ă  Bouzolles.

-Je suis bientĂ´t Ă  2 grammes, faut y aller !

-En interview, tu diras que je suis pas ta sœur ?

-Je dirai que t'es une chipolata.

-7% ! Il paraît que c'est beaucoup.

-C'est énorme ! Sur 7 Français, 100 votent pour toi.

*—Jeff Tuche, la surprise de cette campagne.

Dérapage

-Fais gaffe, mamie ! -En France, on roule Ă  droite.

-Déjà que t'as pas le permis. -Où sont rangés les airbags ?

-Ni Dieu ! Ni maître!

-Bien.

Donc là, le grand, c'est votre père ?

-Non, c'est moi.

Et en-dessous,

c'est ma famille.

D'accord.

Et lĂ , c'est quoi ?

-Ben, c'est une fleur.

Musique entraînante

...

-Stéphanie Stéphanie Stéphanie Tuche a voté.

Charlotte Sylvie Mignonette Tuche a voté.

...

-Magie !

-Wilfried Jacquou

Bruce Lee Tuche a voté.

Donald Albert Rainier Tuche a niqué.

-Pardon ?

...

-Catherine Marie Josée Mireille Sylviane Odile Simone...

-Les fait pas tous.

-Bon ben, Cathy Tuche a voté.

-Ça va, José ?

-Ça va.

...

Jeff Jacquou Zizou

Tuche a voté.

-Zizou Tuche ?

-Je suis maire, je me suis arrangé avec l'état civil. Viens.

Brouhaha du bar

- . -

-Monnier, je t'avais dit qu'on parlerait de moi à l'Élysée.

-Tu penses pas gagner ? -Si, je vais gagner.

Pas l'élection, mais tu verras, la gare TGV, on va l'avoir.

Bouzolles, Bouzolles, 2 minutes d'arrĂŞt !

-Oui… C'est pas Jeff président, c'est Jeff chef de gare, c'est ça ?

*—3, 2, 1 . -Taisez-vous, c'est les résultats.

*-II est 20h. Voici les résultats du 1er tour de l'élection.

*Michel Papin, 28% des voix

*et Laurent Dupuis, 24% des voix s'affronteront au second tour.

*En 3e position, le candidat d'extrĂŞme droite,

*Jean-Jacques Pétadier, 18%.

*4e, le candidat écologiste,

*Antoine Lebiot, 12%.

*59 et c'est une énorme surprise, Jeff Tuche

*avec 11%.

Cris de joie

- . -

-C'est pas vrai !

-ON VA AVOIR LE TGV OUI À BOUZOLLES

ON VA AVOIR LE TGV OUI À BOUZOLLES

...

*—… qualifié pour le second tour, est hors course.

-Attendez ! Attendez ! Attendez !

Écoutez ! *—Laurent Dupuis vient d'être arrêté.

*Il est accusé de trafic de stupéfiants, trafic d'organes,

*braquage, proxénétisme

*et emploi fictif de son épouse comme attachée parlementaire.

*Les premières images de son arrestation.

-Je comprends que mes agissements aient pu choquer.

J'en tirerai les conséquences.

Je m'excuse surtout pour l'emploi fictif de ma femme. J'aurais pas dĂ».

*—C'est donc le candidat du parti Dehors,

*Jean-Jacques Pétadier, 3e avec 18%

*qui sera opposé au président Michel Papin.

*Excusez-moi, je découvre cette information.

*—Jean-Jacques Pétadier vient d'être destitué.

*suite à une vidéo en boucle sur Internet.

*"Dansay" (D. Lynch-Shyllon)

*.--

*—Bon ben... Priorité au direct.

*Nous rejoignons le QG de campagne de Pétadier.

Huées

*—Oui, j'aime le coupé-décalé.

*On peut être un bon Français et...

*—C'est donc le candidat écologiste, Antoine Lebiot

*qu'on retrouve au second tour.

*Attendez...

*—Un cliché choquant

*vient de nous parvenir. On voit Antoine Lebiot

*poser fièrement à côté d'un panda mort.

*—C'est donc, à la surprise générale, Jeff Tuche

*qui sera opposé au président Michel Papin.

*Ils se rencontreront lundi prochain pour le débat du second tour.

*—Chamallow est dans l'ascenseur. Dragibus arrive porte C.

-Par ici, Mr. Tuche.

*—Un journaliste est demandé en salle de rédaction. Je répète...

-Seul Mr. Tuche

peut passer cette porte.

Musique dramatique

...

-On sait pas ce qui peut arriver. Alors Cathy,

si je m'en sors pas…

-Parle pas comme ça, mon Jeff.

C'est important...

Tu donnes la Nevada Ă  Will.

D'accord, mon Jeff.

-J'ai caché une boîte dans le jardin.

À l'intérieur, tu trouveras l'adresse de notre banque.

...

-Merci, mon Jeff.

-Faut y aller, Mr. Tuche.

...

-Je vous aime.

...

-Nous aussi.

-Nous aussi, on t'aime.

...

-Courage, Dad !

...

*—Antenne dans 3... 2... 1...

Générique de l'émission

...

-Bonsoir, Michel Papin.

-Bonsoir.

-Bonsoir, Jeff Tuche. -Bonsoir.

-Bonsoir Daniel.

-Bonsoir Isabelle. Bonsoir Ă  tous.

*Bienvenue pour ce débat de l'entre-deux-tours.

-Regarde, ce candidat ressemble Ă  papa !

-Mais c'est lui. -Je le sais mais il lui ressemble.

-Ça va être une bonne soirée ! *—… à l'égalité du temps de parole.

-Mr. Tuche, le tirage au sort

vous a désigné pour commencer.

-En quoi feriez-vous un meilleur

président que Mr. Papin ?

-Je veux pas être président, moi.

Je veux juste un TGV Ă  Bouzolles.

Mr. Papin, il est très bien comme chef de la France.

-Eh ben !

Je trouve qu'il s'en est bien sorti. -II a perdu ?

-C'est dingue comme il lui ressemble.

-Ça aura été mon débat de second tour le plus court.

Je souhaite Ă  Mr. Tuche un bon retour dans son village de Brizoule.

-Bouzolles dans le Limarais.

En tout cas, Mr. le Président,

c'est un honneur de vous rencontrer.

*Et pensez Ă  ma gare TGV.

*Hein ? *—Oui, bien sûr. Appelez-moi.

-Déjà fait. Impossible de vous avoir.

-Je réponds rarement

moi-mĂŞme. Ce n'est pas si simple.

-Si c'est simple. Ça sonne, tu décroches.

-Non, c'est pas si simple.

-Si.

-Non.

-Si.

-Non.

-Si.

-Non.

-Si.

*—Non.

*—Si. -Alors là, on n'est pas couchés.

-Je perds jamais Ă  ce jeu-lĂ .

-Vous savez, Mr. Tuche,

l'exercice du pouvoir implique une charge de travail

et un don de soi

qui vous invites parfois...….

-Oh, c'est trop long !

-Pardon ? -Trop long !

J'ai fait ci, j'ai fait ça.

Moi, Jeff. Toi, Michel.

Moi, Tarzan. Toi, Jane.

Là, les Français, ils se mettent en pyjama et ils zappent

sur Les Experts Ă  Miami.

-Ne parlez pas en leur nom. -Je les connais.

Je suis chĂ´meur, comme eux.

-Un chômeur qui a gagné

100 millions Ă  la loterie.

-Exact. 100 millions !

-Et un chômeur qui a aussi travaillé.

-Mr. Tuche ?

-J'avoue. J'ai fait l'erreur

de travailler. Et je voudrais m'adresser

Ă  tous les jeunes... OĂą ? LĂ .

Les jeunes qui nous regardent,

tombez pas dans le travail.

MĂŞme si quelqu'un vous aborde dans la rue

et vous propose un stage.

Fuyez ! Fuyez en courant !

C'est ce que je fais dans mon village,

une campagne de "prétention".

-La mairie de Birzolle,

c'est bien, mais lĂ  c'est 66 millions d'habitants.

La 5e puissance militaire mondiale !

Ă€ ce propos, savez-vous

au moins combien de sous-marins nucléaires

nous possédons ?

-II se mĂŞle de quoi ? -Je crois que je suis en bad trip.

-Je dirais 100 aussi, mamie.

*—Je peux prendre le 50-50 ?

Rires

-C'est bien beau de faire le pitre, mais lĂ ,

il s'agit de défense nationale.

-Mais j'en sais rien. Et je m'en fous, j'ai le mal de mer.

Et je sais pas combien y a d'étoiles sur le drapeau.

Et toi, tu sais combien y a de chĂ´meurs, hein, Papin ?

-Si on pouvait éviter

de se tutoyer. -Je veux bien dire "vous",

mais t'es tout seul, alors je dis "tu". Hein, Papin ?

-Mr. Papin, répondez.

Combien y a-t-il de chĂ´meurs ?

-On t'écoute. Hein, Papin ? -Ça suffit maintenant !

Il y a plus de 3 millions de chĂ´meurs en France.

Vous êtes content ? -Bonne réponse. Un point pour Papin !

T'en connais combien par leur nom ?

Moi, j'en connais plein. Oui, j'en connais plein. T'as Durand Thierry,

*le cousin de Cathy à Saint—Crécelle.

*T'as Monnier, mon voisin, un con mais un chômeur, sa seule qualité.

*— Vous êtes inaudible.

Ce débat est stérile. Je n'écoute plus.

-Ă€ quoi elles te servent, tes oreilles ?

Hein, Papin ? Papin !

-Ça suffit avec mes oreilles !

Elles sont normales !

Peut-être légèrement

décollées mais pas plus que la moyenne. Non ?

Musique intrigante

Franchement?

Revenons aux chĂ´meurs, si vous le voulez bien.

-Rien Ă  foutre des chĂ´meurs.

-Pardon ?

-J'en ai rien Ă  foutre.

Vous comprenez ? Vous m'entendez pas ?

Vous... Vous me dégoûtez tous !

*Les postiers, informaticiens, professeurs,

*coiffeurs, péagistes. *—On a compris, Mr. Papin.

*—J'ai pas fini ! Les secrétaires, fleuristes, garagistes,

*vétérinaires, esthéticiennes, électriciens,

*éboueurs, plombiers, dentistes, barmen,

*jardiniers, cuisiniers, agriculteurs, intermittents,

*médecins, chauffeurs de bus,

'Journalistes, architectes. .. -Mon Dieu !

*—Les gardiens de phare, femmes au foyer, maraîchers,

les notaires, les...

Les Tuche !

-Oh ! -Quel bâtard !

*—Mr. Tuche…

Quelque chose Ă  ajouter ?

-Non, j'ai rien Ă  dire, moi.

-Il l'a refait !

Il l'a refait ! Vous avez vu ?

Il l'a refait ! Fumier, va !

Enfoiré de bouseux !

-Non, de Bouzolles.

*-II est 20h.

*-II est 20h.

*Voici le visage du nouveau président de la République française,

*Jeff Tuche, élu avec 57% des voix.

*—La Renault 21 Nevada du président roule vers l’Élysée.

*Le futur président conduit lui—même sa voiture.

*Un signe de rupture avec la tradition. *Sirènes

*—Attention mon Jeff, y a la police devant. On est cernés.

*On roule pas vite, il a plus qu'un point.

*—Cathy, raconte pas notre vie, non plus.

*—On aperçoit la fille du président

*et la mère. *—Je me ferai toute la cave de l'Élysée !

*—A priori, elle dit être heureuse pour son fils.

*—Excusez-moi, c'est encore loin l'Élysée ?

*Parce que j'ai plus beaucoup d'essence.

*—Où y aurait une pompe ?

*Tiens, lĂ  ! ArrĂŞte-toi lĂ .

*—Encore quelques mètres et le président Papin

*accueillera son successeur dans la cour du palais de l'Élysée,

*au son de la garde républicaine.

*—Garde à vous !

Présentez arme !

-Bonjour !

Bonjour.

-Mr. le Président. -Bonjour.

Faites attention, la seconde craque un peu.

Musique de la garde républicaine

Allez ! -Attends-moi. Attends-moi.

...

-Bonjour.

Bonjour ! Regarde comme c'est beau !

Bonjour ! Bonjour !

Regarde, c'est le président,

avec sa femme.

...

-BONJOUR!

-Je vous présente ma femme, Cathy, ma mère,

deux de mes enfants.

Le 3e est pas lĂ , il a le feu dans le slip.

Bref, sans rancune, Mr. le Président. Moi, j'ai voté pour vous.

-Allez, Monique, on y va. Pardon.

-Bon… -Pas très aimable.

-II a des soucis ? -II peut dire merci.

Brouhaha des journalistes qui appellent Mr. Papin

-Vous ne faites pas de passation ?

Une déclaration, Mr. Papin. -Bon courage.

-Au président ?

-Non, aux Français.

- . -

-Papin !

-ArrĂŞte !

-Ça va. Si on peut plus rigoler!

-On peut rigoler mais les oreilles c'est intime.

-Mr. le Président, je suis Bernard Bichon.

Bonjour. -Secrétaire général.

Je travaillais pour le président Papin.

Donc, je comprendrais, évidemment,

que je ne sois pas... disons... renouvelé dans mes fonctions.

-T'es comme le gars du syndic ?

-Tu nous fais visiter, alors.

-Avec plaisir.

-On y va.

-Par ici. -Magnifique !

Hein, c'est beau ? -C'est beau, hein ?

-Le grand escalier de l'Élysée. D'accord.

Bonjour !

Bichon, il ressemble Ă  Saturnin Gigot, le garagiste.

-Celui qu'a un nez à déterrer les fraises ? T'as raison.

-C'est beau ! Y a pas d'ascenseur ?

-Voici le salon doré.

Votre bureau, Mr. le Président. -Je serai pas là souvent.

-Les lignes directes des présidents Trump et Poutine.

D'accord.

-Voici une vue magnifique sur le parc.

-Ça fait beaucoup à tondre, non ? -J'adore !

-Non, Mlle Stéphanie ! S'il vous plaît, c'est un Ming

que l'empereur du Japon a offert Ă  Pompidou. Reposez-le.

C'est inestimable. -C'est qu'un vase.

-Non ! C'est un Louis Suze, mamie XVI.

Un Louis XVI, mamie Suze. C'est fragile.

-Bernard ! Pour nous, ce sera lino.

Les tapis, ça prend la poussière.

-Mme la première dame, vous pourrez changer.

-Ça va alors. -Bichon ! Y a du jeu dans la poignée.

Note-le sur l'état des lieux.

Je tiens Ă  ma caution.

Bon, les Tuche, on le prend ?

-OUI !

-C'est combien ?

-Vous n'aurez ni loyer ni caution, c'est la République qui vous loge.

-On paye le chauffage sinon on se sentira pas chez nous.

-Posez ce téléphone -Allô Trump?

Allô Poutine ? Allô Trump ? *—Allô ?

-ON EST TOUS À L'ÉLYSÉE OUI NOUS LES TUCHE

ON EST TOUS À L'ÉLYSÉE OUI NOUS LES TUCHE

-Voilà les cuisines de l'Élysée.

-La cuisine de bâtard ! -Absolument.

Musique intrigante

-Waouh !

J'ai rarement vu une aussi belle cuisine de ma vie.

C'est au moins une Mobalpa ?

-Bonjour ! -Bonjour !

-Salut petit cul. -Bonjour !

-Voici notre chef. Bonjour.

-Enchantée. -Mme Tuche.

Mr. le Président. Éric Jouteux.

-Jouteux !

Stéphanie rit.

-Le chef cuisinier de l'Élysée.

-Vous allez m'attraper des pommes de la terre

et faire des frites. -Des pommes de terre.

-Non, "de la terre". D'oĂą viennent les patates ?

-De la terre ?

-Oui, pas du le ciel.

On y est pas, là. -Et prévois la sauce samouraï.

-SamouraĂŻ ? -La mayonnaise

qui pique ! Elle pique si fort que tes yeux piquent. SamouraĂŻ !

Jeff ricane.

-Jouteux ! Elle rit.

-C'est grand ici.

Faut acheter des vélos.

-Ça va aller. Ça va aller.

Le salon Napoléon.

L'endroit préféré du président Chirac.

Et alors ici, sur votre gauche...

-Oh !

-La célèbre bièrothèque !

-Waouh !

-Votre attention, s'il vous plaît.

Exclamation générale d'admiration

Applaudissements

Non ! ArrĂŞtez ! ArrĂŞtez !

Grésillements

Voilà, c'est pété.

DES FRITES, DES FRITES À L'ÉLYSÉE

DES FRITES, DES FRITES DES FRITES À L'ÉLYSÉE

-Mon père est élu président. C'est un cauchemar !

-J'ai du mal Ă  y croire.

Donald, il faut absolument vous éloigner de cette famille.

On va partir en thérapie dans la nature,

loin de tout ce tumulte.

Prévenez votre mère pour pas qu'elle s'inquiète.

Passe-moi le yugourt.

-Non, papa, on dit "yogourt".

-Non, un yayourt.

-Ça suffit. Filez un yagourt à votre père.

-Ah de la visite ! Ça va ? Un café ?

-Mr. le Président, nous venons

vous présenter la valise nucléaire.

-C'est bon !

Bienvenue Capitaine Flame.

T'es bien roulé dis donc.

-Une Samsonite !

-La valise nucléaire est toujours

entre les mains de votre aide de camp.

-Je file. Mettez vos bols

au lave-vaisselle. Présidentiels mais… -OUI, OUI.

-Mr. le Président, écoutez bien, c'est important.

-J'écoute, je fais que ça.

-Mr. le Président, voici donc

la valise nucléaire.

-Juan avait la mĂŞme.

Sa valise Ă  slips.

Il me manque.

Alarmes

-Non ! Ne touchez à rien ! -Mamie ! C'est pas possible ça !

-Le général Grandpierre

garde la 1re clé et voici la deuxième.

Je vous la donne. Ne la perdez jamais.

-Tout ce cinéma !

Regarde ce que je fais.

Je l'attache autour de mon cou.

Et quand je dormirai,

je la mettrai dans ma bouche.

-Mr. le Président,

pourrions-nous avoir une conversation

dans votre bureau ? -Bien sûr.

Si je veux attaquer,

je vous appelle.

Faut pas que je la perde. Une fois, j'ai perdu 15 cartes.

On peut perdre une carte, mais pas 15 !

Mais si, on peut. -C'est intéressant.

-Mr. le Président de la République !

-C'est pas possible de hurler comme ça ! T'es fou.

Tu veux que je fasse un arrĂŞt vasculaire ?

Il est fou, lui ! Tu le connais ?

-C'est l'huissier chargé de vous annoncer.

Il est temps de constituer votre gouvernement.

-Ah oui, tu me l'avais dit.

Je vais appeler.

Bouge pas.

-Allô, Dédé ? C'est Jeff. -Oh, salut !

-Ça va ? -Bien et toi ?

-Oui, tranquille. T'es au bar, lĂ  ?

-Oui, c'est 10h, c'est l'apéro.

-Ils sont là, les copains ? -Évidemment.

-Mets-moi sur haut-parleur. -C'est Jeff.

-Ça va, les gars ? -Oui. Et toi, comment ça va ?

-Tranquille. Dites, ça vous dirait d'être ministre ?

-BAH…

-Pourquoi pas si ça peut t'aider.

-Super -Faut voir.

-C'est oĂą qu'il faut aller ? -Ă€ Paris.

Ils rient.

Clameur de désapprobation Oui, je comprends.

Je comprends. Allez, Ă  plus tard.

Ils veulent pas, hein.

Je sais pas quoi faire.

J'ai peut-être une autre idée. Viens.

-Et ça, c'est quoi ? -LA VITELOTTE.

-Et ?

-LA BINJE !

-La binje ! La pomme de la terre,

qui a été créée...

pour la frite.

Bon…

Chef, sa binje, il en fait quoi ?

-On l'épluche.

-Oui.

-On la lave.

-Non ! Erreur fatale !

La binje, ça se lave pas.

Et pourquoi ça se lave pas, la binje ?

C'est qui qui sait ?

Oui, gamin ? -Ça enlève l'amidon.

-Bien ! Ah non, y a pas, y a pas. On n'y est pas.

-VoilĂ . Tiens.

Dépose ça dans les boulangeries. J'ai trouvé la Nevada comme ça.

-"Urgent. Cherche ministre pour diriger la France,

“du lundi au vendredi."

-Exactement.

*—Les petites annonces déposées dans les boulangeries

*sont un vrai succès.

*Ce sont en moyenne 200 Français par jour

*qui postulent pour le poste de 1er ministre.

-Il ne se doute de rien ? -Non, Mr. le Président.

Il ne sait pas que je travaille pour vous.

-Bon, d'abord,

arrangez-vous pour être nommé Premier ministre.

Entourez-vous de gens de confiance.

Et laissez-le agir.

Dans 2 mois, il démissionne.

Comment trouvez-vous mes oreilles, Bichon ?

-Euh… Petites et collées, monsieur.

On les voit Ă  peine.

Je vous laisse.

Je retourne à l'Élysée.

-Mai-son…

-Mr. le Président…

Moteur

- . -

Jeff chante.

-Mon Dieu !

-Et je tends à l’Élysée Moi c'est Jeff Tuche

...

-Mr. le Président ! -Bichon, monte, j'ai pas fini.

-Vous ĂŞtes attendu au fond du parc pour la photo officielle.

-Jeff, t'oublies pas de venir m'aider Ă  plier les draps.

-J'entends pas, je suis président.

Accroche-toi ! Fast and Furious.

-Mme la Présidente. -Oui ?

Ouh ! Sophistiqué, ça ! Waouh !

Des frites en forme de roses ?

C'est pas une fleur, la patate, c'est un fruit.

Alors lĂ ... Encore mieux, lĂ .

La frite ressort ? Hein ?

Pourquoi pas des tomates boulons ?

Et dans quoi vous les avez cuites ?

-Ben, dans l'huile. -Ben, non!

C'est dans du blanc de bœuf ! Il faut du gras!

Ya pas, ya pas on y est pas

Mais on y sera. -On y va, Cyril.

-Vous ĂŞtes pas en train de pleurer, lĂ  ?

Éric ! Il pleure.

-Jacky ! Jacky !

Mon Jacky ! Regarde, c'est Jacky !

Je suis content de te voir. Comment tu vas, mon Jacky ?

-Tu te rends compte ?

La photo officielle de l'Élysée ! C'est...

C'est le plus beau jour de ma vie.

-Je comprends. On fait comment ? J'ai une idée.

Je me mets sur le tracteur.

-La photo officielle demande un peu de tenue.

-Bien sûr, t'as raison. Je vais mettre la veste.

T'en penses quoi, mon Jacky ?

Hein ? Jacky ?

Je suis élégant, là ?

-Ah, oui !

-Vas-y Jacky, je suis prĂŞt.

Fais attention.

Calme-toi.

Calme-toi.

Calme-toi. Respire.

Prends ton temps. Ça se passera bien.

Jacky Clic-clac ! Il est sensible, mon Jacky.

Comme la pellicule.

C'est ça qui fait son talent. Tu comprends ça, Bichon ?

-Oui. -Vas-y, Jacky.

-Avec moi. Par ici.

-Je suis lĂ .

Non, Jacky... -Merde, je vois rien.

-Change d'œil.

-Pardon.

Elle est bonne...

-Salut Bichon, ça va ?

Bonjour, Mr. Will.

-T'as pas vu Nestor, mon bodyguard ? -Non.

-II est fort en cachettes.

-Bichon, mutez-moi. OĂą vous voulez. -Nestor !

-Saint-Pierre-et-Miquelon, les Kerguelen, la Grande Motte.

Je peux pas rester là. -J'ai pas que ça à faire, Nestor.

-Nestor ! Ah putain je te vois ! Ah non, c'est pas toi.

Nestor !

-II est beau, notre président !

-C'est quand ton défilé ? -Dans three weeks. Je suis cassé.

Hier, j'ai bossé de 11h à 15h. J'ai pas de vie. Je suis dégoûté.

-Cette pouffe Alliénor Vernont a eu le Goncourt.

-J'ai bien aimé son livre mais oui, c'est une pouffe.

Et elle fume des menthol. -Son bouquin

sur l'égalité des sexes, c'est bullshit !

-Non, c'est tendance. Mes pantalons

sans braguette ont cartonné.

-Souviens-toi de Guitry :

"Je conviendrais que les femmes

“nous sont supérieures

"si cela les dissuadait de se prétendre nos égales."

Excusez-moi. J'écoutais sans le vouloir et...

C'est vraiment hyper beau ce que vous dites !

-Barna Bé. Enchanté. Marc, un ami.

-Marc Olage, créateur et... -Barnabé ! J'adore !

-Mon prénom, c'est Barna et mon nom, Bé.

-Moi, c'est Stéphanie.

-Excusez-moi…

Je suis troublé…

Je pensais que le coup de foudre

était une vue de l'esprit mais j'ai été happé.

-Je suis désolée. Pardon, pardon mais…

Je suis toute... toute boursouflée.

-Comment ?

-Barna BĂ©...

-Mr. le Président… -Bichon, prends la lavette

et aide-moi.

-Mr. le Président,

nous avons reçu 745 personnes.

Et j'ai bien peur que parmi elles,

il n'y ait pas de Premier ministre potentiel.

-Un Premier ministre, c'est un capitaine.

J'ai pensé à Coin-coin,

mais il a le slip en feu. Alors qui ?

-Peut-être quelqu'un qui connaît bien les rouages

de la République et qui aurait déjà

travaillé dans plusieurs gouvernements.

-Je vois pas.

Les plastiques,

c'est le plus dur Ă  faire briller.

Le secret, c'est ça...

Pourquoi tu le fais pas, toi ?

Il touche le klaxon.

-Moi ?

-Qui d'autre ? On est que deux. Je suis déjà président.

-Oui, je suis bĂŞte.

J'y avais pas pensé.

-Tope lĂ , mon Bichon !

-Mr. le Président, en tant que Premier ministre,

j'ai préparé une liste de gens compétents.

-Fais voir.

T'as pas de remplaçant.

Et si t'as un claquage ?

-Euh…

-Thierry L'hermitte ?

Il rit. -C'est un homonyme.

-Homonyme ? Non !

Thierry L'hermitte, il aime les femmes.

Attention Ă  ce que tu dis.

C'est pas bien de lancer des rumeurs.

Dis pardon.

-Pardon. -Bon.

Prends qui tu veux. File !

J'ai mes jantes Ă  finir.

Thierry L'hermitte, homonyme...

(—Je suis Premier ministre)

Sonnerie en fanfare du téléphone

-Oui ?

-Mr. le Président, il m'a nommé Premier ministre.

-Vous voulez manger du pain d'épices ?

-Non. Je suis Premier ministre.

-J'entends rien, lĂ .

-Je suis Premier ministre, bordel !

-Ah, non !

*—Bichon ? -Non. Non. Non !

Je déteste la vulgarité.

La prochaine fois, je vous lave la margoulette au savon.

Excusez-vous. Excusez-moi, Mme la première dame.

-Mme la première dame, mon cul. -Mme la première dame mon cul.

-Je viens de vous le dire, je déteste la vulgarité.

Vous avez pu trouver ma supérette ?

-Justement, vous voulez vraiment faire vos courses ?

-J'ai toujours fait ça. J'ai mon trolley de Bouzolles.

Increvable. Je l'ai depuis 20 ans.

-Alors, il y a un petit supermarché Netto,

juste en face, très bien.

-Je vous rapporte quelque chose ?

Du déc ? -Non, merci.

Vous y allez maintenant ? -Oui, sinon on mange quoi, ce soir ?

*—Oui ? Opération Caddie.

Je répète, opération Caddie.

*—C'est bon ? Tu la vois ?

-Je la vois plus. Je la vois plus.

*—Elle arrive au rayon de Philippe.

Excusez-moi…

Excusez-moi.

*OĂą que c'est le rayon laitage, pour le beurre ?

Le... Le beurre...

-Rayon frais, 1re allée à droite, 4e étagère,

*à côté des surgelés. -Rayon frais,

1re allée à droite, 4e étagère,

à côté des surgelés. -Ah oui.

Dites donc, c'est précis.

-Je vous en prie, Madame la Présidente...

-Alors, 25...

Il change de voix. 25 euros 80.

Oui. Par carte. *—Le kilo de patates en promotion

*dans votre supermarché à 1 euro 50. -Très bien.

Merci beaucoup. *—Je répète...

-Au revoir! -Au revoir, madame.

-Alors ? On n'est pas bien comme ça, en pleine nature ?

Viens voir, Donald.

Ces coccinelles, elles apprennent à se connaître.

La patience...

Un exemple de moi

et de surmoi.

Musique solennelle

...

Dites-moi…

Vous auriez pas une sœur qui travaille à la supérette ?

-Négatif, Madame la Présidente.

...

-Bonne journée !

...

Tic-tac de l'horloge

- . -

-Le président ne va pas tarder.

Il doit... être en train de préparer ses dossiers.

-Mr. le Président de la République !

-C'est pas possible d'hurler comme ça.

Assis ! Assis !

Déjà, plus de Conseil des ministres, le matin.

Rires

Non, ne rigolez pas, je suis sérieux.

-La parole est au ministre de l'Économie,

Mr. Thierry L'hermitte.

-Mr. le Président,

la clé de la réussite

de votre quinquennat sera de relancer la croissance

du pays. Passe-moi la confiote.

Merci, mon ami.

Tic-tac de l'horloge

- . -

Tartine !

Déclic du grille-pain

-Impressionnant !

-Je connais le temps de tous les grille-pain.

-Et afin d'atteindre cet objectif, je préconise…

-Super. Super. C'est qui le ministre des Sports ?

-C'est moi, Mr. le Président.

Guy Stéphane Hervé.

-Trois prénoms ! Ta mère voulait des triplés, elle a été déçue.

C'est ça ? Il rit.

T'as intérêt à gagner la Coupe du monde.

C'est ça que les Français attendent.

Si tu gagnes, tout le monde a la pĂŞche.

Et si on a la pĂŞche,

on a la patate. Si t'as la patate, t'as la frite.

Si t'as la frite, t'as le ketchup.

Si t'as le ketchup, t'as la mayo.

Si t'as la mayo et le ketchup, t'as la sauce américaine.

Si t'as la sauce américaine,

t'es un cowboy.

Et donc, t'as des vaches. Donc, t'as du lait.

Et t'as du fromage.

Et c'est qui le pays du fromage ? La France.

C'est comme ça qu'on redressera le pays.

-Bien sûr, Mr. le Président.

Quelle excellente idée ! -Restez assis.

Y en a qu'ont des trucs Ă  laver ? Je lance une lessive.

-Oui, moi. Tiens, tiens.

Prends ça. Ça sent la brebis.

Jeff rit. -Pendant que j'y pense, lĂ ...

Vous pourrez débarrasser vos trucs ?

J'ai pas 8 bras. Je suis pas un poulpe.

Merci !

-Comment il va, Gérard Jugnot ?

-Bien…

Brouhaha

- . -

Bonjour, les filles !

BONJOUR, MADAME TUCHE !

-Vous répondez à tous ? -Non, y a trop d'appels.

-Non, on répond à tous les Français.

C'est une promesse de mon mari.

Je vous montre.

Où c'est qu'on décroche ? -Ici, Mme la Présidente.

D'accord. Écoutez.

Palais de l'Élysée, bonjour.

Cathy Tuche Ă  l'appareil.

Oui, elle-mĂŞme.

-Une rencontre indispensable pour la reconstruction...

-ASSEYEZ-VOUS, asseyez-vous.

OĂą c'est qu'il est Jeff ? -Il nous a dit:

"Il faut que j'aille aux wa-wa" ?

-Y en a pour une bonne heure !

Qui que c'est

le ministre des maths ? De l'école ?

-De l'Éducation nationale.

-Non, le ministre

de l'école, ça a rien à voir.

-Euh… C'est moi…

-Vous pouvez venir avec moi ?

-Oui.

-Ce sera pas long

mais c'est urgent. Merci.

Brouhaha Vous avez bien lu l'énoncé ?

Relisez-le si vous y arrivez pas.

Non, non ! Je suis toujours avec vous, madame... Leroux.

Le ministre de l'école fait le devoir de votre fille.

Ça va pas être long.

Hein ? -Non…

C'est... C'est pas évident. -Si vous y arrivez pas,

comment voulez-vous que les mĂ´mes s'en sortent ?

C'est qu'y a un problème de programme !

Oui, oui, oui, Mme Leroux.

-Tu vas voir...

elle est très sympa.

-Bonjour !

-Donald…

Voici Vanessa qui a aussi des problèmes

de connexion entre son moi, son ça et son surmoi.

-Bonjour !

Bonjour.

-Alors… Vous allez aller chercher chacun

un coquillage qui vous ressemble.

Allez, c'est parti !

Allez, hop ! Allez, on cherche. On cherche.

AĂŻe !

AĂŻe !

*Musique électro

*.--

*—Cette collection je l'ai voulue...

*transparente...

*Li... li... li... liquide.

*Liquide. .. amniotique...

*Water... ter... amniotic.

*J'ai travaillé sur la fusion

*de l'eau, du métal et du feu.

*Fire.

*Je veux que le corps exprime ce qu'il est.

*Lib. .. lib. .. Liberty.

*Une liberté.

*Le corps est une liberté.

*.--

—Oh, my God!

J'ai jamais vu une poissonnerie aussi grande !

-Son inspiration, c'est Japon médiéval et Le Vésinet.

Un génie. Regarde.

On est ailleurs. -La mode, je connais.

J'ai été Miss Bouzolles.

-Le requin-marteau, il mange des clous.

Le poisson-chat, il mange des croquettes.

-J'aimerais rencontrer tes parents.

Cris de joie

-Ben… viens à la maison.

-On dit lundi en huit ?

*.--

-Euh… Lundi, c'est le 7.

*.--

-Alors on dit lundi en 7.

-Super !

-Super.

-Les sardines ? -Je sais pas.

-Elles mangent de l'huile.

*.--

-Elle est oĂą mamie ?

*.--

-Là…

*.--

Acclamations

.*: .. -

Cri

-Bichon, c'est le président Papin. Vous m'entendez, là ?

Alors, il faut faire ça vite.

*Il doit absolument rencontrer la presse.

*” sera ridicule. -Oui. Je m'en occupe tout de suite.

On frappe. -C'est qui ?

-Mr. le Président… -Rentre, Bichon ! Chut ! Là !

*—Joanna, c'est à vous. *—Cinq lettres.

*—Mathieu ? *—Pas mieux.

*—Tarin.

*T—A-R-I-N. *— Tarin.

*Oui. C'est bien joué.

*Tarin : synonyme de nez.

*Employé lorsque celui—ci est gros, d'une forme insolite ou disgracieuse.

-Mr. le Président…

Vous devez rencontrer...

Regarde, c'est ma mère ! *Musique heavy metal

*.--

*—Tu te parfumes...

T'es bourré.

*.--

*—Eau de Suze.

*—By Marc Olage.

-T'as vu comme elle est bien ?

-Elle est parfaite. Mr. le Président,

vous devez rencontrer la presse

pour marquer le début de votre quinquennat

et présenter vos idées.

-Mes id... Mes idées, bien sûr.

Bien sûr, mes idées.

Bien sûr, mes idées...

Des idées, j'en ai plein...

Je pense Ă  des choses...

Ça se bouscule dans ma tête.

-Mr. le Président… -T'es fort, Bichon.

T'as vu que quand je sais pas, je fais semblant de réfléchir.

Les gens sont gênés et s'en vont.

Mais ça marche pas avec toi. -Non.

-T'es un malin, mon Bichon. T'es rusé comme un toucan.

Vas-y, appelle la presse.

-Je la convoque ici ?

-Non. J'ai une meilleure idée.

Mesdames et messieurs, nous pouvons commencer les questions au président.

Je vous demanderais de ne poser

qu'une seule question Ă  la fois. -Oui.

-Bernard Mechelen, Challenge.

Pourquoi la colline de la Crotaise ?

-Ah ! Bon déjà,

quelques chiffres.

Ă€ vol de mouche, on est Ă  5 km de Bouzolles. Juste lĂ .

Bien... On est Ă  12m au-dessus du niveau de la mer.

On s'en fout, y a pas la mer.

Mais des chiffres pareils, ça donne le tournis.

Troisième chiffre…

Le huit!

C'est ici que j'ai eu une vision.

J'avais 8 ans.

J'ai vu une soucoupe volante. Et Ă  sa fenĂŞtre,

y avait des…

Comment on dit déjà ? Des…

-Daniel Vérieux, Ouest France. Des rideaux ?

-Non, pas des rideaux ! Je connais les rideaux.

Enfin ! Vous voyez, des...

Des bouts de bois plats

au-dessus des autres. Attention, ils sont pas collés.

Comment des... des... des vasistas ?

Des abat—jour ? Des pare-soleil ?

-Jean-Michel Hervé, du Figaro.

Des persiennes ?

-Des persiennes ! Bravo Le Figaro !

Bon... Je sais plus, je disais quoi ?

-La soucoupe volante avec une fenĂŞtre.

-Voilà ! La soucoupe volante… Et là,

les persiennes se lèvent et qui je vois ?

Michel Drucker...

avec son chien...

Il chantait Petit Papa Noël en breton.

Bon j'avais pris une sacrée cuite.

J'étais farci. -À 8 ans?

-D'autres questions ? -JDD.

Où en sont vos grandes idées pour la France ?

-Vous les aurez, vous inquiétez pas.

Je pense tout le temps Ă  la France.

Sauf quand je dors, je pense à respirer sinon je m'étouffe.

Mais pour pas oublier,

parce que souvent, j'ai des éclairs de génie,

j'ai ça.

Dès que j'ai une idée, je l'écris et je la mets dans ma banane.

Ma banane à idées !

La banane !

La banane...

Regardez, c'est la banane. Crépitement des flashes

- . -

La banane à idées.

C'est la banane qui va redonner la banane Ă  la France.

Si t'as la banane, t'as la cerise.

Donc, t'as le gâteau. Donc, t'as la crème. Donc, t'as pas

de coups de soleil. Si t'as pas de soleil,

t'as froid et t'as du givre sur ta voiture.

Alors tu prends une raclette.

Si t'as une raclette, t'as le fromage.

Et c'est qui le pays du fromage ? La France.

Applaudissements

- . -

Musique douce

...

-J'ai le trac.

-Mlle Stéphanie Tuche et son ami !

-Désolé. Il peut pas faire autrement. Cette affaire, toi !

-Dad, maman, je vous présente…

-Barna BĂ©.

-Enchanté, Barnabé.

-Non, Berne BĂ©. -C'est ce que j'ai dit,

Barnabé. Pourquoi tu fais un silence au milieu ?

-Alors, Barna ?

-BĂ©.

-Que faites-vous dans la vie ?

-Il parle très bien français.

Il invente des mots, comme...

Attendez, euh...

Paradoxe ou nihiliste.

-Je suis dramaturge.

-Ce mot-lĂ  aussi,

il l'a l'inventé. -J'écris des pièces de théâtre.

-AH !

-Alors lĂ , vous tombez dans la bonne famille !

-Ah oui ? -On adore le théâtre.

-On adore. Ça tombe bien.

-Comment s'appelait la pièce qu'on avait vue

Ă  Barjoule ? Brouhaha

Le titre ? -Attends… Euh...

Toc toc. C'est qui ?

Rires

- . -

-Cette rigolade !

- . -

Vous la connaissez ?

-Non. -Non ? Oh !

-Raconte. Raconte. -Je vous raconte.

C'était l'histoire d'un gars.

Il habitait dans un grand appartement.

Avec des domestiques et tout.

-Oui, y a du monde. Y a du monde.

-Et puis l'après-midi,

pardonnez l'expression, il s'emmerdait.

Rires

Et donc, il voit sa maîtresse, en cachette, comme ça.

Et à chaque fois qu'ils allaient pour…

Rires

Pour la chose...

Enfin... Vous avez compris.

Quelqu'un frappe Ă  la porte.

-Oui. -Et lui, il répondait:

"C'est qui ?"

Hein, c'est ça ?

-Oui. -Alors ça faisait : Toc toc...

-C'est qui ?

-C'est moi. -Toc toc.

-C'est qui ? -C'est moi.

-Toc toc.

-C'est moi. -J'ai pas dit.

Rires -Je me suis trompé.

- . -

-II faut attendre "C'est qui '?"

Sinon ça marche pas. -Mais oui.

-C'est pas facile.

-Je me suis inscrite sur Tinder.

J'ai rencard demain avec un pompier!

- . -

-Le fendage de gueule.

-On rit. On rit...

-C'est ce genre de pièces que vous écrivez ?

-Oui et non.

Plutôt non. Ma dernière pièce

est une conversation entre une danseuse

du bolshoi et Staline. Il rit.

Donc c'est pas...

-Vous pensez qu'elle va venir

jouer à Bouzolles, votre pièce ?

-Je ne sais pas. J'espère. -On a un très beau

théâtre-patinoire-snack.

-Snack. -Au début,

c'était juste un karaoké-snack.

C'est dur à dire karaoké-snack.

-Snack. -En début de repas,

ça va mais à la fin du repas, pas sûr d'y arriver.

Allez—y voir. -Karaoké-snack.

-Mamie sait le dire.

-Karaoké snack.

-Snack ! Elle l'a dit, mamie !

Impayable !

Alors au début... -Dad, maman...

-Oui, pardon. -Barna…

-… aimerait

vous demander… -Non, pas maintenant.

D'accord, pas maintenant.

-Enfin si. Bon, je me lance.

J'aimerais écrire un livre sur votre fille.

-Vous vous rendez compte ?

Il va écrire mes mémoires !

-Chewbacca, t'as raconté à Barnabé

quand je t'ai réveillée

en pétant ?

Hop lĂ , Matrix !

-Bon. Barnabé ! -Comment ?

Toc toc ! -C'EST QUI ?

-C'est moi. -OUI !

Rires

- . -

-Toc toc !

-C'est moi !

-T'as perdu !

Chahut -T'as pas dit c'est qui.

Elle lui explique. -Toc toc.

-C'EST QUI ?

-C'est moi !

Chahut

VoilĂ .

-D'oĂą le titre.

-Alors ? Tu les as trouvés comment ?

-Écoute euh... très très... sympathiques.

-Ils t'ont adoré. Je les connais. Surtout mamie.

-Oui, elle m'a fait un doigt avant de partir.

Elle rit.

Quand vous avez gagné au loto, ça a dû tout changer, non ?

-Toi, ça y est, tu commences ton livre sur mes mémoires.

-On ne peut rien te cacher.

L'argent a changé ta vie ?

-Ben, pas vraiment. On a toujours été riches, tu sais.

-Je comprends pas. -Riches d'amour.

On s'aime beaucoup, dans ma famille. Tu comprends ?

-Ne me dis pas que tu préférais ta vie d'avant ?

-C'est vrai que c'était galère.

Je peux te dire quelque chose, mais ça reste entre nous ?

-Tu peux compter sur moi.

-Pour la demi-finale de Miss Bouzolles,

mes parents pouvaient pas me payer de cire

pour m'épiler.

Et...

j'avais les jambes comme des paillassons, tu vois ?

-Oui, oui, plus ou moins.

-Comme un legging en peau d'hérisson.

Comme... un cou de poulet...

-Oui, lĂ  je vois. Et ?

-Bref. Ma mère, elle m'a terminée au caramel.

J'ai jonglé.

Mais j'ai gagné.

-On va chez toi ou chez moi ?

Elle rit. -Je sais pas.

Musique douce

-On tire Ă  pile ou face ?

-OK. Moi, je prends face. Et toi ?

-Ben… pile.

-Je prends pile comme toi.

...

Face….

Oh, non !

...

On a perdu tous les deux.

Bon ben... salut.

...

Tic-tac de l'horloge

- . -

-Mr. le Président de la République !

Tu m'as pas entendu. Je suis arrivé à pas de loup.

Tiens, tu seras content, toutes mes idées. J'ai bien bossé.

-Alors…

Une banane...

-Oui.

Elle est dans quoi ?

-Dans une banane. Jeff rit.

- . -

-T'as compris ? Rires

- . -

On rit. On rit !

-C'est quoi ça ? -Le double

de la clé de la valise nucléaire.

Je l'ai fait faire chez Clé Minute.

Ils ont gardé l'original. On peut en faire

tant qu'on veut.

-Ha !

Les idées.

"Merde Ă  celui qui lit."

-C'est pas moi qui le dis, c'est le papier.

Jeff rigole.

- . -

-"Diplomatie :

“tout faire pour que le groupe Abba se reforme."

-Avec Cathy, on adore Abba.

C'est le seul groupe oĂą le nom tu peux le dire

Ă  l'endroit ou Ă  l'envers : Abba. Abba.

Abba... Abba.

-Bien, bien. Très bien, très bien.

Avec des idées pareilles, dans six mois, il démissionne.

-Méfiez-vous, il est plus fort qu'on le croit.

-II est fort. Il est très fort.

Mais... regardez.

Je sais comment le vaincre.

J'ai tout répertorié, classé, analysé.

Maintenant, j'en suis persuadé... Musique intrigante

Tout nous ramène à...

la savane.

Le pays de Dumbo.

-C'est la journée du patrimoine.

L'occasion pour les Français

de découvrir quelques joyaux de la République,

à commencer parle Palais de l'Élysée.

Mesdames et messieurs, vous rentrez ici

dans les appartements privés du président,

qui a accepté de l'ouvrir au public...

Qu'est-ce qui se passe ?

-Désolé, Mr. le Président.

C'est la journée du patrimoine.

-La journée de la patrie et des moines.

-On n'a pas entendu le réveil.

Pardon, mon père.

-Je vais prendre ma douche.

Installez-vous. Tu les installes.

On prend le café ensemble. J'arrive.

-Le mot "Élysée" vient de la mythologie grecque.

C'était une région des Enfers où séjournaient après leur mort...

-OH ! -… les héros et les hommes...

vertueux -Bo…oun

Elle crie. Bonjour les enfants.

Ça va ? Vous avez pas vu Nestor ? C'est mon bodyguard.

-Non… Non. -Mouais…

Je pars par lĂ -bas, mais dans l'autre sens.

Propulsion.

-Les enfants, messieurs, mesdames, on va... On va continuer.

Cette chambre est celle oĂą Mme de Gaulle

aimait partager... Elle crie.

Les enfants hurlent.

- . -

-Vous ĂŞtes lĂ  pour admirer les ors de la...

-Mr. le Président de la République !

-Boules Quies. J'entends rien.

Restez assis. Alors Bichon, toi aussi t'as de la visite Ă  Marmiton ?

-Oui, j'ai beaucoup de visites Ă  Matignon.

-J'imagine que vous voulez pas de frites.

-Non, merci.

Moi, je veux bien. -Je m'en occupe.

-Je vous invite tous ce soir, au match. Gros nez s'en occupera.

-Je peux vous parler ? -Bien sûr.

Servez-vous, y a du café, allez-y.

Qu'est-ce qu'y a mon Bichon ?

-Vous ne pourrez pas assister Ă  France-Allemagne au stade de France.

-Qu'est-ce tu racontes ?

Jeff Tuche qui loupe un match de la France ?

Mais c'est jamais arrivé depuis euh...

C'est jamais arrivé.

Si, peut-ĂŞtre une fois avant ma naissance.

-Ce soir, vous ĂŞtes en visite officielle chez Angela Merkel.

-Je peux pas la voir un jour oĂą je suis pas lĂ  ?

-On a dû déjà annuler trois fois.

-3 fois ?

-La 1re fois, vous ne vous êtes pas réveillé.

-Je dormais. -La 2e fois, non plus.

Et la 3e, vous m'avez donné un certificat médical,

que je suppose écrit de votre main.

-N'importe quoi. Mais je t'en refais un, si tu veux.

-L'Allemagne est notre premier partenaire économique.

Et vous devez parler à la chancelière de nos avions de chasse Rafale.

Ils sont difficiles Ă  vendre.

C'est très important.

-Elle a la télé, Angela ?

*"Frida oum papa" (Annie Cordy)

*.--

-Ah…

Annie Cordy... Quelle belle chanson !

Pendule coucou C'est ça, la France. C'est la culture,

la musique, la peinture,

le cinéma, le théâtre.

-Ja. Le théâtre.

L'année dernière, nous avons tellement ri.

—Ja.

-Comment elle s'appelait cette pièce de théâtre déjà ?

-"Toc toc. C'est qui ?"

-C'est l'histoire

d'un brasseur de bière

qui possède un grand château. Quand sa femme

n'est pas là, il reçoit sa maîtresse.

-Mais il est toujours

dérangé par le facteur.

-Toc toc.

C'est qui ? -C'est moi.

-Toc toc. C'est qui ?

-C'est moi. Ils rient.

- . -

Bien...

Mon ambition, Mr. Tuche, est de renforcer le couple

franco-allemand. -Quel couple ?

-Je sais pas. J'écoute pas. -Mr. Tuche,

vous ĂŞtes avec moi ?

-Pardon. Il est avec moi. Et depuis 32 ans, cela dit au passage.

(En allemand, bitte) -Pardon ?

"Bite" ? Ça sent la partie fine.

Je vous le dis, ce sera sans moi. -Bien.

Il est temps de parler

de politique européenne. D'accord, Angela.

On parlera de ce que tu veux.

Mais d'abord, je veux voir le match. —Quel match ?

-Le match France-Allemagne. T'es pas au courant ?

-Si tu veux Jeff, on regarde.

Mais les résultats des matchs France-Allemagne,

on les connaît déjà.

Elle ricane.

-Ah d'accord ! Tu veux jouer.

Je te propose un pari. Combien vous ĂŞtes en Allemagne ?

-80 millions.

-Si tu gagnes le match,

j'offre une bouteille de Champagne Ă  chaque Allemand.

Et si tu perds, tu m'achètes 10 Rafale.

De toute façon, personne en veut.

Alors Angela, tu me suis ?

Musique de suspense

-Marché conclu !

Prépare tes bouteilles, Jeff. La Mannschaft

ne perdra pas ce match.

-C'est ce qu'on va voir.

*—Sch weinsteiger passe la défense française !

*Et but! -Non ! Non !

C'est la catastrophe ! -Bravo Jeff Tuche.

Grâce à toi, les Français boiront du mousseux pendant 10 ans.

-Alors Jeff, on a un petit souci tactique ?

-Oui, bon, hein... -Champagne français !

C'est nous qui l'offrons. -Moi, je mélange pas.

Où tu vas ? *—La déception se lit sur les visages.

*—Didier Deschamps, Mr. le Président. Les joueurs vous écoutent.

-Bon les gars, écoutez bien ce que j'ai à vous dire.

Là, c'est pas Jeff Tuche le président qui vous parle.

C'est Jeff, le supporter,

l'amoureux du beau jeu.

LĂ , je peux vous dire que Jeff,

il est pas content.

Il a son petit cœur qui saigne.

J'ai mĂŞme vu des enfants pleurer, dans les tribunes.

J'ai vu des chiens hurler Ă  la mort.

Si c'est pour jouer comme ça,

je suis d'accord, vaut mieux rester dans le bus.

Comme vous, j'ai arrêté l'école en CE2.

Mais j'ai gagné l'élection présidentielle.

Si je l'ai fait, vous pouvez le faire aussi !

Mais pour ça, il va falloir mouiller ce beau maillot bleu.

Il va falloir qu'Ă  la fin du match, il sente si fort

que quand tu l'envoies dans les tribunes, on te le renvoie.

On donne tout!

On va au bout !

Au bout de ses rĂŞves !

Là où la raison s'achève.

Tout au bout de ses rĂŞves ! C'est compris ?

Musique épique *—OUI !

-J'entends pas. *—OUI !

*—Ils sont super motivés, Mr. le Président.

-J'entends pas ! *—OUI !

Ronflements

Ouverture d'une fermeture éclair

Ronflements

- . -

Musique douce

...

-Je suis de Bouzolles ! Oui ! Oui ! Oui!

Oui !

Jeff crie de joie.

- . -

Quatre-trois !

Victoire ! Il sonne la corne de brume.

Les Rafale, je te les fais livrer mercredi. Y aura quelqu'un ?

-Ja, ja.

-Allez, bisous ma grande. Bravo pour la choucroute.

Joachim, Ă  la prochaine. -Au revoir.

Au revoir.

La voiture démarre.

Ils sont malins, ces Français.

-Et comme ils disent...

Ils nous ont bien niqués.

-Je t'ai entendue, Angela.

-La prochaine fois, c'est Ă  la maison.

Ils ont de belles chopes, les Allemands, hein ?

Pourquoi tu me regardes comme ça ? -Tu sais très bien.

-Quoi ? -J'ai bien vu

comment tu la regardais, la Merkel.

Qu'est-ce tu racontes ? Je regardais le match.

-Oui, oui. Elle ricane.

Il est beau le couple franco-allemand, lĂ  !

Elle te fait penser à la Béatrice.

-Quoi ? Encore ? Encore la Béatrice ?

T'es bloquée ? Je te jure, t'as un problème.

Le 45 tours, il s'arrĂŞte pas. Il tourne.

-Tu l'as emmenée au bal des pompiers.

-En 86, je l'ai emmenée.

Je l'ai emmenée quand ? En 86.

Y a péremption.

-Ça passe pas, moi.

Je l'ai lĂ  ! Tiens, je l'ai lĂ , encore !

Tu lui as fait les mĂŞmes yeux de merlan frit.

Elle fait des minauderies. -Ben oui. Angela,

c'est une très belle femme.

-T'avoues. -Une des plus belles femmes du monde.

Ma Cathy... Tu sais que c'est toi en première dame.

C'est pas la Merkel. Ce sera jamais la Merkel.

C'est toi que j'aime, ma chicorée.

Musique douce Tu le sais bien.

...

Et puis là, on va faire la troisième mi-temps.

Rires -Dans la limousine ? Y a les…

-Attends, regarde.

Le mur de Berlin.

Vas-y, avance-toi. T'es bien ? -Attends. Fais gaffe à ma prothèse

de hanche. -T'inquiète pas, ma chicorée.

-Je peux plus faire le latéral.

Une mouche bourdonne.

- . -

Coup

-T'as des mouches Ă  Matignon ?

-Mr. le Président, ce que j'ai à vous dire

n'est pas très agréable à entendre.

Mais... La porte s'ouvre.

-Hello!

-Coin-coin, mon gamin ! T'es revenu !

Enfin ! Viens

dans mes bras.

Tu m'as manqué !

-Papa,

je te dis merci. T'avais raison.

-Sur quoi ? -Sur tout.

J'ai plus ma boule. C'est parti.

-Non ? T'as trempé ta nouille ?

Bichon ! Il l'a trempée !

-Mon Dieu ! -Je le dirais pas comme ça

mais oui… -Je l'avais dit à ta mère.

Quand il glissera le rat, il ira bien.

Viens, ils sont lĂ . Viens.

Il souffle.

Cathy ! Mamie ! Les enfants !

Coin-coin a vidé ses sacoches !

-Je vais jouer dans Game of Thrones !

-Mamie a raison, mon Donald.

La première fois, ça doit être fait

de façon romantique.

-C'est beau un homme nu.

-J'étais avec une fille.

-My God! -Mon Coin-coin,

ça y est, t'es un homme.

-Félicitations, Donald.

-Attention ! Bombe atomique

pour mon frère !

Cris

-C'est un ordinateur Ă  2000 balles.

-Et les taches de chlore sont dures Ă  revoir.

-Oui, mais c'est l'occasion.

-Viens. Raconte comment ça s'est passé. -Ça va pas ?

C'est personnel. -Tous ces livres, j'en ai lu aucun.

Viens t'asseoir

à côté de moi.

Lui, c'est Bichon,

le Premier ministre.

Il a toujours des trucs à dire -Enchanté

-Enchanté. Bon…

La vente des Rafale, c'est bien, Mr. Jeff. Mais la situation

économique n'a pas changé. Les caisses sont vides,

les salaires ne progressent pas

et le pouvoir d'achat est en berne.

-Bon, qu'est-ce que je peux faire ?

-Alors ça, je n'en sais rien mais ce n'est pas bon du tout.

-T'as pas une solution ?

-Si… Y en a une.

-Je serais ravi de... d'avoir votre point de vue.

-C'est simple, il suffit de taxer le CAC 40.

-C'est quoi, ça ?

-1, 2. 1, 2. Tuche Daddy. Londres. Tokyo. Pékin.

Echo dans la salle

Qui c'est qu'imite Tuche Daddy ?

C'est toi, Nestor ?

-Cinq ans !

Cinq ans ! Il soupire.

-Hé, celui qui répète, c'est un gros gros con !

Echo dans la salle

Il rit.

Echo du rire Qui c'est qui parle ?

-Je m'attendais Ă  plus de monde. Ils sont quoi ? 40 ?

-C'est normal, Mr. Jeff. C'est le CAC 40, ils sont 40.

-Ça peut pas être moi

-Et donc le G20 ?

Il rit.

-Alors c'est qui ?

- . -

-Ils sont 20. -Alors c'est qui ?

-Et Optic 2000, ils sont 2000.

Jeff rigole.

(-Ça va, t'inquiète.)

Chuchotements

Will rappe. *—Yo yo yo !

*Président, président

Will improvise.

...

Il arrĂŞte la musique.

-Bien. Ben déjà,

bonjour, quoi...

Je suis content de vous voir. Alors...

voilĂ , papa, ton discours pour le Couac.

Messieurs les grands patrons du Couac.

J'ai eu une idée pour la France.

Vous reverserez 3% de vos bénéfices à vos salariés.

Je l'ai fait à Bouzolles, tout le monde était content.

Rires dans la salle

Je vous jure, hein,

tout le monde était content, content ! Rires

- . -

-Faire la tête, ça changera quelque chose ?

Non, mais tu t'attendais Ă  quoi avec les gars du Cuac ?

Tu pensais qu'ils diraient : "Oh oui, c'est une bonne idée !

"On va vous donner nos sous.

"Combien qu'il vous faut ? Un milliard ? Deux '?"

-Ils ont rigolé. -Oui. Ça te rappelle rien ?

Ils avaient fait quoi les patrons chez Billasse ? Hein ?

Quand t'avais demandé 4 heures de pause à midi et le jacuzzi,

ils avaient fait quoi ?

-Ils avaient rigolé. -Ben, oui

Et il avait fait quoi, mon Jeff ?

Ben oui. -Oui.

*—C'est la première fois qu'un président fait grève.

*C'est historique. Avez-vous pu vous approcher du président ?

(En anglais)

Acclamations

-Un pour Tuche, Tuche pour un ! Ouais !

Ambiance festive

*Si la France est patraque, c'est Ă  cause du Couac !

SI LA FRANCE EST PATRAQUE, C'EST A CAUSE DU COUAC !

*—Et un ! Et deux ! Et trois pour cent!

-ET UN ! ET DEUX ! ET TROIS POUR CENT!

-Vas-y, Cathy. *—Oui, parce que…

*si on va par lĂ ...

-SI ON VA PAR LĂ€ ! SI ON VA PAR LĂ€ !

SI ON VA PAR LĂ€ !

SI ON VA PAR LĂ€ ! -Ă€ toi, mamie.

Inaudible

Inaudible

Ils répètent phonétiquement ce qu'a dit mamie.

Brouhaha

"Président ! Président !"

-Un cornet de frites,

s'il vous plaît, chef.

Musique de suspense Alors...

Tic-tac d'horloge

La musique s'intensifie. Le tic-tac s'intensifie.

- . -

LĂ , on y est !

Explosion de joie

- . -

*—Françaises, Français, le pays n'est plus gouverné.

Les institutions sont en danger. La République est menacée.

J'en tire les conclusions en démissionnant du gouvernement Tuche

et en demandant au président papa... Papin

de revenir immédiatement.

Président Papin, tendez l'oreille...

Entendez notre appel et revenez.

Vive la République ! Vive la France !

*—La grève du président

*est soutenue par plus de 75% des Français.

*La pression monte pour les patrons. Jeff Tuche est déterminé.

-Avec ce que les Français m'ont envoyé

en bière, merguez et patates, je tiens 3 ans.

Le Couac, j'ai tout mon temps. Je suis tranquille.

Peinard.

Je t'attends.

Brouhaha des conversations Musique douce

-Grâce à la grève, on a pu faire connaissance avec tout le personnel.

C'était pas différent des grèves qu'organisait mon Jeff chez Billasse.

On a passé des nuits formidables !

On s'est raconté nos vies.

Et à défaut de refaire le monde, on a refait la France.

On voulait tous la mĂŞme chose...

Que les Français et les Françaises... Pardon.

Que les Françaises et les Français

vivent mieux et travaillent moins.

...

Et puis finalement...

*—Après 7 semaines de conflit,

*on apprend que les patrons du CAC 40 ont accepté de rencontrer

*le président... *—… afin de négocier la sortie

*de cette grève inédite en France.

-Mon Jeff avait gagné.

Alors tous les Français ont commencé à découvrir sa banane à idées.

Tous les villages auraient leur TGV. Bien sûr, ça a commencé par Bouzolles.

-Je t'avais dit qu'il y avait une fanfare.

Fanfare

-À l'école, Jeff avait imposé

une nouvelle matière.

-On approche la pièce.

Et on gratte au bon endroit. Attention ! On ne déborde pas, sinon...

-NUL SI DÉCOUVERT.

-Très bien.

-On a pensé aux touristes.

Maintenant quand ils montent sur la Tour Eiffel,

ils voient la Tour Eiffel.

Les contrôles de gendarmerie ont été modifiés.

C'est pas mal.

-Bonjour monsieur, gendarmerie Nationale -Bonjour

J'ai fait quelque chose de mal ?

-Non, c'est juste un contrôle de comment ça va.

-Comment ça va ?

-Bien.

Merci.

-Bien sûr, Jeff a aussi pensé

aux amoureux de la Renault Nevada.

Mamie Suze lui a soufflé cette idée-là.

Avant, dans les maisons de retraite, c'était comme ça.

Grincement des fauteuils

Et maintenant, avec mon Jeff, c'est comme ça !

*Musique disco

*.--

Que des bonnes idées, il a eu mon Jeff. Hein, Jean-Pierre ?

*—Nouveauté

*dans l'organisation des jours fériés.

*La loi Tache vous permettra de bénéficier d'un jour férié

*a vent le jour férié, pour vous préparer.

*Et d'un jour férié, après le jour férié, pour vous en remettre.

*Il suffisait d 'y penser.

-Bonjour. -Bonsoir.

-La Famille T, c'est les Tuche ?

-Chacun y voit ce qu'il veut y voir. C'est un roman

tout simplement. C'est pour ? -Anne.

-"Pour Anne. Avec toute mon amitié et mon numéro

"de portable."

Chut!

-Merci.

-J'ai une grande nouvelle.

-LĂ  ? Tout de suite ?

Je comprends pas.

-Je suis enceinte !

Elle rit.

Tu dis rien ?

-Tu m'excuses.

-Enflure !

-OK. Silence, tout le monde ! Trois, deux, un...

Générique !

*La Marseillaise

*.--

-Devinez c'est qui ?

C'est moi.

Françaises, Français, la grève c'est fini. On a gagné.

Le Couac va vous donner de l'argent.

Vous savez que le Premier ministre a quitté le navire. Bon débarras.

Je l'ai toujours eu dans le pif.

Je voulais vous dire, avec Cathy, maman et les enfants,

*qu'on a plein d'idées à mettre dans la banane.

*La banane à idées.

Hurlement de Stéphanie

Stéphanie sanglote.

Qu'est-ce qu'y a ma chérie ?

-Maman…

-Qu'est-ce que je fais, Greg ? *—Zoome sur la fille.

Colle-moi un piano lĂ -dessus.

*Musique triste au piano -Je suis enceinte !

-C'est bien, ça. Bonne nouvelle.

-Mais non. Barna,

il veut pas d'enfant. Il m'a manipulée, ce salaud !

Je suis foutue.

C'est même pas sur moi qu'il a écrit ses mémoires.

-"Est-ce qu'un Français moyen, voire très moyen,

”peut gouverner la France ?

*"J'ai infiltré la famille Tuche durant de nombreuses semaines.

*"Entre mauvais goût et inculture, ce livre

*”vous fera rire ou pleurer. À vous de juger."

*—Comment je vais faire, maman ?

*—Stéphanie, ma chérie, ton papa va trouver une idée.

*—Je veux pas que cet enfant, il naisse sans père.

*—T'inquiète pas, ma Stéphanie.

Ce sera nous, son père.

-C'est coupé, Mr. le Président.

*— Vous venez d'entendre le président de la République,

*Jeff Tuche, s'adresser aux Français... Excusez-moi.

-Barna BĂ© ! Attendez ! Attendez !

Choc

Il gémit.

-Ça va, Barnabé ? Rires

-Non, Barna... plus loin... BĂ©.

J'ai...

Ça fait mal…

-Non ! Non ! Non, c'est niet.

Insiste pas, je te la vendrai pas, ma Nevada.

C'est la mirabelle de mes yeux.

Il marmonne.

En plus, elle est pas blindée. Allez, je te rappelle.

Oh ! Il est collant, ce Poutine ! -Change de téléphone.

-Prends un numéro vert, comme moi.

-T'as raison. Pratique.

Tu te rends compte ?

Dans une semaine, on sera grands-parents.

-Ça fiche un coup. -Oui.

Le téléphone vibre.

Qu'est-ce qu'elle veut ma princesse ?

J'arrive pas Ă  grossir avec les frites. -Donne.

-J'ai les doigts trop gras. -Fais voir.

-Attends…

"C'est maintenant" ? Elle... "C'est maintenant" ?

-C'est maintenant !

-C'est maintenant ! Faut y aller !

Musique d'aventure

...

Un bébé pleure doucement.

- . -

Musique douce

...

On frappe. -C'EST QUI ?

-C'est moi.

-Ben oui, Georges Diouf !

Ils se sont revus une fois ou deux.

Enfin, une fois suffit, hein.

Et c'est lui qu'elle aime depuis toujours.

On le sait bien.

Aujourd'hui, elle a un deuxième homme dans sa vie.

Il est né un jour férié.

Pas de doute,

c'est bien un Tuche !

...

Et nous, on est des grands-parents,

arrière-grand-mère et tentons heureux.

...

Bienvenue Ă  toi, petit Tuche.

...

*—Mr. le Président ! *—Il arrive. Il arrive. Deux minutes.

*Brouhaha des journalistes *Il arrive.

-Et si on regardait un dessin animé ? -Bonne idée.

-Dumbo ou Pinocchio ?

-Y a du monde ! -T'as l'air angoissé.

-C'est juste, ça va jaser à Bouzolles. -Arrête.

-Non. À l'école, les gamins sont durs entre eux.

-Si t'es différent, on te le fait savoir.

-C'est comme ça. Il faut s'y faire.

Notre petit-fils est parisien. Point.

On s'en fiche des gens.

On est des Tuche ou pas ?

-Oui, on le prend comme il est.

Allez ! Viens. Viens.

C'est bon ? Tu l'as pas oublié ? Il chouine.

C'est bon. Cathy ! Cathy ! On y va.

-J'ai le trac.

-Alors, je vous présente

Jeff Junior Jacquou Diouf Tuche. Brouhaha des journalistes

Regardez-le bien, c'est mon petit-fils. Un Tuche.

Avec un T comme "t'es lĂ  ou t'es pas lĂ ".

Il est lĂ . Un Tuche de l'an 2000.

-Papa, c'est passé l'an 2000. -Déjà ? Ça file, ça file.

-Les Tuche ! Avec moi.

On se rassemble.

-Jacky, l'autre œil ! -Ah oui.

-Dites un fruit.

Pastèque ! Brouhaha

"Mista President" (The Souljazz Orchestra)

...

-Attendez. Attendez. Rassoyez-vous.

Après toutes ces émotions, Jeff nous a emmenés en Italie.

Qu'est-ce que c'est beau, l'Italie !

La tour de Pise, le Colisée,

le palais des Doges

et la place Saint-Pierre !

La place Saint-Pierre...

On aurait jamais dĂ» y aller. Les cloches sonnent.

*—Habemus Papam!

Acclamations

- . -

- . -

-Viens.

Viens, je te dis. Les cloches sonnent.

C'est pas possible, ça !

*Bonjour.

*Je vous présente ma femme, Cathy.

Acclamations de la foule

-On va devoir bosser le dimanche.

Encore en plus.

"Mista President" (The Souljazz Orchestra)

...

Musique douce

...

...

Musique entraînante

...

...

...

Sous-titrage : Piratium

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