All language subtitles for ELTON JOHN - Goodbye Yellow Brick Road (Classic Albums) (2001) -Eng

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Original subtitles

Cet album symbolise l'�uvre d'Elton John.

Il montre pourquoi Elton John

compte parmi les plus grands musiciens britanniques.

Cet album a un caractere tres visuel.

Il permet � chacun de se representer visuellement les chansons.

C'est le melange parfait des textes images de Bernie

et des divers styles musicaux d'Elton.

Pourmoi, Yellow Brick Road �tait un peu son Sergeant Pepper.

Ou bien son album Pet Sounds, sivous pr�f�rez.

L'album le plus classique de tous les temps.

Cela pla�t aux gens.

Et principalement � ceux qui ont grandi avec nous.

C'est sans doute la grande force de cet album.

C'est en quelque sorte...

l'aboutissement de tout ce que nous avions accompli jus que-l�.

Ce n'�tait pas un effort, mais un plaisir.

Aujourd'hui, enregistrer requiert par fois un effort.

Bernie, le groupe, les managers et moi �tionstr�s proches.

Nous formions une famille. C'�tait vraiment fantastique.

Nous vivionstous ensemble, comme une v�ritable famille.

Parfois quatre semaines d'affilee.

On assistait � la naissance des chansons.

Bernie et Elton n'�taient pas assis c�te � c�te.

Bernie ecrivait d'abord les textes, puis Elton composait la musique.

Elton regardait les textes, s'asseyait et jouait.

Il ne les emportait pas chez lui en cachettee.

Mais une fois au studio, juste apres le petit-dejeuner,

il se metteait au piano et composait les chansons.

Il �crivait un morceau pendant que je faisais un sandwich.

Lorsque j'ecris, je commence avec un simple accord.

Puis je m'arr�te sur un passage qui me pla�t, comme...

Et de nouveau...

J'ai d'abord fait l'introduction.

La melodie est tres melancolique.

Je ne peuxle chanter. Trop haut!

Mavoix s'est modifiee. Avant, je chantais comme un castrat.

Je voulais l'ecouter encore une fois car...

Lorsqu'Elton est au piano, il a untalent particulier,

celui d'antici per la place des voix.

Il ajoute ensuite quelques notes

et construit un pont entre lavoix et la musique.

Tout est...

Et de nouveau...

Ici, les voix semblent d�formees.

J'ignore pourquoi, mais il a chante de cettee fa�on.

On m'a demande sij'avais artificiellement d�forme les voix.

Mais non, il chantait ainsi. Typiquement Elton.

Ce quifait le succes de Yellow Brick Road,

c'est qu'il refl�te aussi les c�tes sombres de lavie

et de la celebrite qu'Elton commen�ait � conna�tre.

Lorsqu'on devient celebre,

on s'ecrie d'abord: "Hourra!"

Et ensuite, on se demande: "Quoi, c'est tout?"

�l'epoque, Bernie et Elton ont compris qu'ils avaient reussi.

Celafaisait dej�trois ou quatre ans qu'ils nageaient dans le succes.

M�me s'il n'en �tait pas conscient, Bernie devait certainement se dire:

"Est-ce vraiment ce que je veux?"

Atteindre son but est souvent plus frustrant

que de ne pas l'atteindre.

Du point de vue de Bernie, cela signifiait:

"Je veux retrouver maferme dans le Lincolnshire.

Ramenez-moi l�-bas."

Peut-�tre avait-il perdu ses illusions.

Pourma part, je prenais mon pied!

Ce n'�tait pas une d�sillusion li�e au succes.

C'�tait plut�t une sorte de...

Le confiit du gar�on de la campagne qui debarque enville.

Je me sentais un peu depasse partout cela.

Le scenario classique du campagnard faisant fortune enville.

C'�taient peut-�tre aussi les effets secondaires de la notori�te.

Ou bien c'�tait simplement le rock'n'roll.

Le rock est-il ce qu'il pr�tend �tre? Apparemment pas.

La relation entre Elton et Bernie

est sans precedent dans l'histoire du rock moderne.

On entrouve l'exemple � Broadway, mais leur collaboration �tait unique.

Bernie envoyait les textes � Elton.

Ils ne s'asseyaient pas ensemble pouren discuter.

Je n'aijamais ecrit de textes carj'en �tais incapable.

J'en laissais le soin � Bernie et c'est rest� ainsi.

Lorsque nous avons commence �travailler ensemble,

Elton ne comptait pas enregistrer.

Nous ne trouvions personne pourchanter nos chansons.

C'est donc finalement parpur desespoir

qu'Elton a assume le r�le de chanteur.

Ilfaut se souvenirque c'est seulement dans les annees 69, 70

qu'est ne le concept "d'auteur-compositeur-interpr�te."

Ily avait James Taylor, Randy Newman, Harry Nielsen,

Joni Mitchell, Van Morrison... La liste est longue.

Le plus dr�le est qu'� l'epoque, nous �tions, avec Cat Stevens,

les seuls � exporternotre musique hors de l'Angleterre.

Lorsque l'album Elton John est sorti,

Nigel Olsson, Dee Murray et moi �tions connus dans les festivals.

Je pensais qu'alleraux U.S.A. serait une erreur.

Mais la maison de disques l�-bas nous voulait absolument surplace.

Je me disais qu'en y allant, je m'ach�terais au moins des disques.

On afait untabac au Troubadour Club. Neil Diamond nous a presentes.

La critique a �t� tres chaleureuse.

Surtout celle de Robert Hilburn du LA. Times.

Il nous afait une immense publicite.

Le succes depassait de loin toutes nos attentes.

C'est l� que tout s'est enclenche.

M�me les Anglais prenaient Elton pourun chanteur americain,

tant il �tait connu ici.

Lorsque nous sommes devenus celebres outre-Atlantique,

beaucoup d'Anglais nous ont cru americains.

Je ne mens pas sije dis qu'on �tait presque inconnus chez nous.

La prochaine s'intitule Rocket Man.

Le single sortira le 3 mars prochain.

Il �tait temps d'en sortirun, non?

Voici donc Rocket Man.

Rocket Man passa � Top of the Pops. Un tournant pour Elton en Angleterre!

On commen�ait aussi � parlerde lui � l'ecole.

Ily avait des fans dans ma classe.

Tous ont fini parconna�tre Elton John.

La musique est devenue pop. On a suivi ce nouveau courant.

Gr�ce � cettee vague pop en Angleterre,

nous sommes devenus celebres.

Brusquement, on comparait Elton � Bowie ou � Bolan.

C'�tait tres dr�le carphysiquement, il ne leurcorrespondait pas dutout.

Je n'aijamais �te comme Bowie ou Mick Jagger.

Je ne faisais pas partie de leurunivers.

Seuls mes v�tements �taient extravagants.

Impossible d'�tre un sex-symbol en restant assis au piano.

C'�tait lie aux emotions de l'adolescence.

On le percevait comme une idole inatteignable.

On se disait qu'on ne le rencontrerait jamais.

Entant que fan, on plonge dans une fr�nesie.

On est possede. Tout le monde hurle.

Ces moments �taient fantastiques.

Quand le tournant a eu lieu en Angleterre, nous �tions pr�ts.

Ce fut le debut de cinq annees de travail acharne et sans rel�che.

J'ai compose dix-sept albums en l'espace de cinq ans.

Mon contrat stipulait deux albums paran.

Au depart, nous n'avons pas eu le temps

de nous poserde questions.

Nous �tions toujours en studio ou entourn�e quelque part.

On enregistrait un album,

puis on encha�nait avec la promotion du precedent

et on retournait au studio travailler surle suivant.

On aimait bien prendre la route et �crire ensemble.

Je voulais la Jama�que carles Stones y ont fait Goat's Head Soup.

Nous avons fait nos bagages et nous sommes partis.

Mais l�-bas, ce fut une vraie galere.

Rien ne tournait rond!

Le premierindice que quelque chose clochait

fut lorsque le propri�taire du studio a crie:

"Carlton, apporte le micro!"

Et merde!

D�j� � l'epoque, on avait besoin de 20 micros juste pourla batterie.

On �tait dans la merde.

Le studio n'�tait pas equipe.

Gus a regarde et a dit: "On a besoin de quelques 414 et 57."

"Vous les aurez demain." On ne les a jamais eus.

Le studio �tait entoure de barbeles et de gens armes...

Les gens nous insultaient dans la rue.

L'ambiance n'�tait pas dutout positive.

Nous avons avanc� notre depart et ils nous ont tout confisque.

Surla route de l'aeroport avec Bernie, je me suis dit:

"Mon Dieu, ils vont noustuer."

En yrepensant aujourd'hui,

je suis force de reconna�tre

que c'�tait notre destin d'allerl�-bas.

Nous �tionstellement soulages d'�tre encore envie.

Cela nous afait l'effet d'un bain de jouvence.

Nous sommes alles en France gonfies d'enthousiasme

et avons ecrit tous ces morceaux en deux semaines.

Honky Chateau est le premieralbum enregistre l�-bas.

L'�quipement n'�tait pas formidable, mais le cadre �tait tres interessant.

C'�tait super.

Entre noustous regnait une parfaite harmonie.

Apres le fiasco en Jama�que,

nous �tions si soulages que tout afonctionne sans aucun probleme.

L'atmosphere �tait tres productive.

On ecrivait le matin,

puis on allait faire untourdehors.

On enregistrait quand on le voulait.

On �tait au bon endroit, au bon moment.

On avait l'impression de pouvoirtout reussir.

Tout ce qu'onfaisait �tait juste.

Tout ce qu'on enregistrait �tait bon.

Des qu'une chanson �tait ecrite,

ou reecrite � cause des problemes en Jama�que,

on debutait l'enregistrement.

On pouvait experimenter. C'�tait super.

On pouvait faire ce qu'onvoulait.

Ces musiciens comptent beaucoup pourmoi.

Ils connaissaient nos diff�rents styles et tout allait tres vite.

Ils savaient comment jouerun morceau.

C'est The Ballad Of Danny Bailey.

La chanson a ete ecrite relativement tard.

Enfait, seulement une fois au ch�teau.

Ce qui ressort le plus, c'est la basse grandiose de Dee Murray.

C'est un musicien fantastique.

Son sens de la melodie, sa comprehension des textes

et safa�on de fusionner ces deux elements est parfaite.

C'est un bassiste sans egal.

Je vous fais ecouter. C'est vraiment unique.

Voici donc Danny Bailey.

Et maintenant Dee, ecoutez donc cela.

Et voici la section rythmique.

Danny Bailey, c'est John Dillinger.

Ou bien Pretty Boy Floyd... Ou Clyde Barrow.

C'est mon gangster passe-partout.

J'adore inventerdes personnages.

Ce que j'aime le plus dans ce passage de Danny Bailey,

c'est lafa�on dont Del a integre les voix de fond � la musique.

Un arrangement reussi ne doit pas forcement �tre sophistique.

Il s'agit davantage de relierles composants.

Un art dans lequel Del Newman excelle.

�lafin de cettee sequence, iljoue quelquestriolets.

J'ai choisi cela comme base pourtoute la sequence.

On entend donc la basse.

Et les violoncelles.

Et tout � lafin, lestriolets au piano.

Je cherche toujours un �lement

qui puisse porter la sequence et je l'utilise comme base.

Le voici, en mi mineur.

C'est le signal d'Elton au groupe.

L'environnement �tait super. Pas de technologie pournous ralentir.

Aujourd'hui, on est plus lents � cause de cela.

Avant, on branchait l'ampli et on enregistrait la musique.

Puis les chants, et c'�tait termine.

L'ensemble du processus durait...

Il ecrivait une chanson en 20 minutes, puis on se preparait

et on la jouait en 15 minutes environ.

La lumiere rouge s'allumait et on enregistrait.

En general, la troisieme prise �tait la bonne.

Parfois la quatrieme, mais c'�tait rare.

Souvent, la premiere suffisait.

Au ch�teau, on ecrivait dans la salle � manger.

Ily avait un piano et on avait installe les percussions.

Le groupe jouait alors que j'ecrivais et on enregistrait.

C'est ainsi que je l'aurais jouee. Juste le piano et les chants.

Beaucoup d'images dans mes chansons

viennent de mon enfance.

Saturday Night's Alright For Fighting

correspond parfaitement � ce que j'aiv�cu � 14 ou 15 ans.

J'ai grandi dans le Nord de l'Angleterre.

Je sortais au Meccas Ballrooms et au Boston Gliderdromes.

Et c'est ce qui est arriv�.

Trop de biere...

Les gens commen�aient � se bagarrer et cela degenerait.

C'�tait l'epoque des Mods et des rockeurs, des confrontations.

C'est exactement cela.

Le samedi soir�tait fait pourboire, se bagarreret faire les fous.

Laforce de la chanson vient des accords.

Elle contient les accords de guitare les plus stridents et cinglants

qui aient jamais �te ecrits.

Pas besoin d'attendre les paroles.

�a donne exactement ceci.

Eric.

Joueraux �tats-Unis atoujours �te special pour Elton.

Et surtout ses performances en Californie du Sud et � Los Angeles.

Certes, les Beatles avaient dej� joue � Hollywood Bowl,

mais ce n'�tait pas vraiment une scene pour jouerdu rock.

Elton connaissait l'Hollywood Bowl.

Cela lui convenait parfaitement.

C'�tait Hollywood et Goodbye Yellow Brick Road...

Nous voulions un lieu special, d'o� l'Hollywood Bowl.

J'ai �t� presente par Linda Lovelace.

C'�tait...

Ily avait des gens v�tus comme le pape ou la reine

et je suis venu avec mon chapeau qui ressemblait � un g�teau.

Voici celui que vous attendez tous,

le plus grand, le colossal,

le gigantesque, le fantastique...

Elton John!

C'�tait tresthe�tral.

Les pianos portaient le nom ELTON et contenaient des colombes.

Mais elles refusaient d'en sortir. Elles �taient terrorisees.

J'ai d� m'asseoirdans l'un des pianos et les lancerau-dehors.

On jouait des morceaux de Yellow Brick Road

avant la sortie de l'album carcelafaisait partie de latournee.

Ilfallait donner un avant-go�t auxfans.

Nous ne gardions rien secret.

Pourquoi diable attendre la sortie de l'album?

Chacune des chansons avait sa propre identite.

Cela ne disait pas seulement: "Tu me manques, je t'aime."

Et ensuite: "Je t'aime, tu me manques."

Candle In The Wind, Bannie And The Jets,

chaque chanson �tait diff�rente.

Banny And The Jets n'�tait pas dutout commerciale.

Pas le moins du monde.

C'�tait dement.

Gus la travaillait de fa�on qu'elle sonne live.

C'�tait le cas apres l'enregistrement, avant de la retravailler.

Cela sonne comme un enregistrement classique en studio.

Nous avons ajoute quelques effets sonores

issus d'un concert anterieurd'Elton.

Et en prime, les applaudissements d'un concert de Jimi Hendrix

ainsi que de nombreux retours pour faire live.

On a mis des battements de mains en d�calage avec le rythme

carle public anglais bat toujours des mains au mauvais moment.

Les battements de mains.

Les effets.

-Tu n'as pas siffle, ici? -C'�tait toi, non?

Non, je ne sais pas siffler. Ce sifflement est vraiment pitoyable.

Et maintenant, l'ensemble.

Elle passait tres souvent sur les radios noires.

Un type nomme Pat Pipolo travaillait chez Universal Records.

Je me souviens de lui caril insistait pourqu'on sorte la chanson.

Bannie And The Jets n'est pas untube. Je n'envoulais pas comme single.

Il m'a dit: "Tuveuxmettere ta carri�re en jeu?"

J'ai propos� d'enfaire un single.

C'est un chanteur � lafois pop et R&B.

Il a donc appele les responsables et tout a �te mis en place.

�sa sortie, la chanson a �te num�ro un auxhit-parades pop et R&B.

Tous �taient tres surpris. Elton le premier.

Je n'aurais jamais cru avoirdu succes avec la musique noire.

La chanson est devenue untube R&B.

Toutes les radios noires diffusaient sa musique.

Il �tait anglais. Cela ne s'�tait jamais produit avant.

�l'exception de Dusty Springfield. C'�tait totalement inhabituel.

�ce stade, ma musique n'�tait pas assez avancee

pourque je puisse lui expliquer comment je voulais jouerune chanson.

Il prenait toutes les decisions.

Bernie avait de nombreux textes.

J'ecrivais la musique pour 90% environ de ses textes.

C'�tait avant la drogue et le commencement des ennuis.

Je fais encore r�f�rence � la belle periode.

Dans ses chansons,

Bernie aimait transmettere des images.

Aufond, peu lui importait

de raconterune histoire.

Il cherchait � susciter des visions dans les esprits.

Il ne se souciait pas de respecterune unite.

L'essentiel �tait que la chanson passe.

Avec nos chansons, noustentions de creerune serie d'elements visuels,

capables d'allerbien au-del�

de ce qu'une chanson pop transmetteait � l'epoque.

En yrepensant aujourd'hui,

c'est peut-�tre devenu un album conceptuel.

Diff�rents personnages sont mis en sc�ne comme dans un film.

Danny Bailey, Sweet Painted Lady, Dirty Little Girl...

Tous font partie d'un film complexe.

Au moment de Yellow Brick Road, il �tait dej� musicien et chanteur.

Savoix est l'une des plus variee parmi les chanteurs rock.

Il interpr�tait avec facilite des chansons rock simples,

mais aussi des ballades au caractere presque path�tique,

sans adopter un tonforce ni parodier les diff�rents styles.

J'avais trouv� mon creneau et n'imitais personne.

Je me positionnais comme chanteur.

J'ai commence entant que pianiste.

Personne ne voulait chanter pourles enregistrements.

Je me suis dit: "Mon Dieu, je dois chanter moi-m�me."

J'ai progresse avec le temps et mavoix s'est modifiee.

Alors, j'avais trouv� mon style.

-On devrait le placerici. -Oui, avant le refrain.

D'accord.

Le voici.

J'adore safa�on de prononcer "Rogers."

Ce que je trouve interessant,

c'est de comparer ce morceau avec d'autres.

Surcelui-ci, Elton s'accompagne lui-m�me.

Il chante lui-m�me les harmonies.

Cela donne une touche personnelle � l'ensemble.

On s'imagine Roy Rogers ou Elton John en cow-boy.

Roy Rogers est une autre chanson

qui offre une alliance parfaite entre le texte et la melodie.

Une nouvelle fois, cettee chanson illustre tres pr�cisement mon enfance.

Je ne regardais que des westerns,

comme Champion, The Wonder Horse ou The Lone Ranger.

Sans oublier Hopalong Cassidy et Roy Rogers.

Mon petit univers debordait.

C'�tait un hommage absolu.

Il �tait l�, mon heros, mon sauveur.

C'�tait unv�ritable heros pour Bernie et moi.

C'est facile lorsqu'on partage la m�me chose.

Au depart, je chantais uniquement

ce que Bernie voulait.

Cela ne me g�nait pas.

Mais il est bien plus facile d'�crire quelque chose

auquel les deux peuvent s'identifier.

Il n'y a pas de paroles � succes.

Seulement des melodies.

Avec de la chance, les textes vont avec la melodie.

On n'aime pas une chanson juste pourses paroles.

On ecoute le texte seulement si le rythme nous pla�t.

Les annees 70 ont eu de superbes textes.

Comme American Pie de Don McLean.

Dans ces chansons, lestextes �taient aussiforts que la musique.

Le plus formidable dans le travail d'Elton et Bernie,

c'est l'equilibre entre ces deux elements.

Aucun des deuxne domine.

Et voici Davey.

J'aitoujours aime cettee expression.

Un ouvrage de Soljenytsine est intitule The Candle In The Wind.

Clive Davies l'a employee pour qualifier Janis Joplin.

J'avais constamment cettee phrase ent�te.

C'est une fa�on magnifique de decrire lavie de quelqu'un.

Je n'aijamais �te un grand admirateur de Marilyn Monroe.

En revanche, je trouvais fascinante la pensee

qu'une personne jeune et celebre,

aufa�te de sa gloire, soit stoppee net.

Cettee chanson

aurait pu �tre sur James Dean ou sur Montgomery Clift.

Ou encore sur Jim Morrison.

Elle aurait putraiter de toute personne

dont lavie s'arr�te au sommet de sa carriere.

Elle aborde notre fa�on d'idealiser la mort

et notre maniere de conf�rer l'immortalite � des �tres mortels.

C'est ce dont il s'agit.

Il n'est pas seulement question de Marilyn Monroe.

Elle est morte depuis 40 ans et la chanson est toujours...

Avec Diana, elle redevient actuelle.

Il est question de tous les gens surlesquels on se meprend.

Sivous pr�f�rez, c'est une chanson

quitraite de l'injustice et de la diffamation.

M�me si on ne l'a pas experimente soi-m�me,

on peut bien le comprendre.

Personne n'a le droit de mourir honorablement et tranquillement.

C'est quelque chose que les gens ne peuvent pas accepter.

La chansontient compte de tous ces �lements.

Ce fut untube �trois reprises.

L'originale l'a �te en Angleterre, mais restait inconnue aux U.S.A.

La version live afait un carton aux �tats-Unis.

Et pour finir, la chanson de Diana.

Beaucoup de gens se rejouiraient s�rement de ne plus jamais l'entendre.

Personnellement, je latrouve magnifique.

Je ne me rappelle plus comment je l'ai ecrite.

Je n'ai pas le souvenir

de l'avoirecrite, ni celui qu'Elton me l'ait jouee.

Je me souviens dutitre.

Mais pas de l'ecriture de la chanson, ni de la premiere ecoute.

Les voix de fond sont essentielles.

C'est le groupe qui les a chantees.

J'ai prie David, Dee et Nigel

de chanter les voix de fond.

D'habitude, onfaisait cela quandtout �tait termin� sur l'album.

Elton nous laissait travailler et on pouvait se concentrer.

Lorsqu'il n'a rien � faire, c'est une vraie plaie.

Sans lui, on pouvait bien mieux se concentrer.

On s'est bien amuses.

Mavoix et celles de Nigel Olsson et Dee Murray.

Dee, qui malheureusement nous a quittes,

avait une voixtres particuliere, magnifique.

Nous faisions du bontravail

et nous amusions bien.

Voici les voix de fond:

Onfaisait 4 chansons parjour.

Composition, enregistrement et doublage des voix compris.

Cela para�t compl�tement fou, mais c'est vrai.

Enfait, on n'a jamais voulu enregistrerun double album.

Il n'existe peut-�tre que 3 ou 4 doubles albums valables.

La plupart sont mauvais.

Alors, nous avons pense qu'en jetant les mauvaises chansons

et en conservant les autres, on pourrait faire un double album.

Lorsque des artistes s�rieux et talentueux

font un double album,

il est rarement mauvais.

Un bon artiste qui sort un double album

ne le fait pas pourrien.

Mais la concurrence �tait des plus rudes.

The White Album, Electric Ladyland...

�l'epoque, on ne se sentait pas en comp�tition avec d'autres.

Je le dis et le rep�te, l'epoque n'�tait pas commerciale.

Il existe de tres bons doubles albums.

Comme Electric Ladyland,

certains albums des Stones ou le White Album des Beatles...

Le n�tre n'est peut-�tre pas si bon, mais presque.

Le timing a joue un r�le important.

Je ne critique pas la qualite.

Mais l'album est sorti quand Elton �tait � la mode.

Il a satisfait une attente.

Sortirun double album

reste numero un pendant huit semaines aux U.S.A.

et vendu � six millions d'exemplaires,

c'est vraiment fantastique.

Les choix �taient bons, l'enregistrement de Gus Dudgeon aussi.

Merveilleusement joue parle groupe et moi.

L'harmonie �tait totale.

Ily avait cettee ambiance dans l'air. Ilfallait y �tre.

On ne r�flechissait pas. On le faisait.

Je ne dirais pas que c'est notre meilleuralbum,

mais il �tait puissant, tout comme je l'�tais en composant.

J'�tais comme ensorcele. Je ne serai plus jamais si creatif.

On a beau s'�vertuer � faire revivre cettee epoque,

elle est d�finitivement r�volue.

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