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Le nouveau!
C'est le nouveau!
- Que veux-tu? - Je peux jouer?
Ton nom?
Philip.
Taisez-vous!
Ta m�re fait la lessive?
Elle est morte.
- Elle faisait la lessive? - Pardon?
Elle faisait la lessive?
Bien s�r.
C'�tait une laveuse, alors!
Qu'est-ce que tu as au pied?
J'ai un pied bot.
Va-t'en! Tu nous emp�ches de jouer.
Arr�tez!
L'ANGE PERVERS
Vous �tes un rat�
et dans notre profession, c'est �tre un rat� dans la vie.
Vous n'�tes pas fait pour �tre un artiste, Philip.
Vous n'avez aucun talent.
De I'assiduit�, c'est tout.
Vous vouliez une opinion.
C'est pour cela que je vous ai fait venir.
Ces deux ann�es � Paris...
Aucune �tincelle, aucune originalit�.
Vous resterez m�diocre.
Je veux faire quelque chose de ma vie.
Vous feriez peut-�tre un bon architecte ou un m�decin.
- Je pensais... - Je connais ce mod�le.
Elle est tr�s jolie.
Ici, on dirait un morceau de viande sur I'�tal d'un boucher.
Avez-vous pens� � �tre boucher?
C'est mieux qu'�tre un mauvais artiste...
Et la chirurgie? C'est du pareil au m�me.
Mon p�re �tait m�decin.
Bonne id�e! Ma foi, vous �tes intelligent.
Vous �tes encore jeune.
J'aurais aim� qu'on me dise la v�rit� aussi.
J'ai g�ch� ma vie.
J'enseigne I'art et pourtant, je n'ai rien fait,
pas une seule toile d�cente de ma vie.
Je suis le rat� le plus prosp�re de Paris.
D�cidez maintenant de votre avenir, avant qu'il ne soit trop tard.
Soyez attentifs,
votre avenir et celui de vos patients malchanceux
pourraient en d�pendre un jour.
Il faudra assimiler beaucoup
avant d'�tre l�ch� parmi la souffrance de I'humanit�.
Dieu merci, certains se verront refuser ce privil�ge
en raison de leur paresse inn�e
et de la s�lection non naturelle.
Mais en anatomie, messieurs...
Pour conclure, puisque I'heure du coucher est pass�e pour Matthews!
Il est mieux d'avoir appris et �chou�
que de ne jamais avoir appris.
- Et ensuite? - Dissection. Des cadavres.
Je n'ai pas h�te de voir �a.
Cela peut �tre dr�le.
J'en ai d�shabill�, mais jamais des cadavres!
Un probl�me � la jambe?
Oui. J'ai un pied bot.
Entrez.
Je t'am�ne ton premier patient qui souffre de probl�mes...
Arr�te donc.
- cardiaques. - Des probl�mes de c�ur?
Regardez-moi �a! Il est amoureux, c'est mortel.
Ne I'�coute pas.
Tu m'emb�tes avec �a depuis ce matin!
Tu avais un mod�le?
Je ne I'ai pas fait de t�te.
Quelle vie!
Tu arr�tes I'art pour �tudier la m�decine?
Tu perds la t�te.
Je n'�tais pas dou�.
Et les mod�les?
Elles sont belles.
Apr�s un temps, on ne les remarque plus.
C'est comme pour les m�decins.
Si c'est pour �tre blas� des femmes, j'arr�te tout de suite.
- Je peux avoir une bi�re? - Sers-toi.
Explique ton cas au docteur.
Il y a cette fille...
C'est un bon d�but. Vas-y, continue.
Et...
C'est une fille vraiment �patante.
- Je veux I'inviter... - La comp�tition est rude.
Tu le lui as demand�?
Non. Je pensais qu'avec ton exp�rience...
Mon exp�rience?
Paris...
Avec les femmes?
Il veut que tu lui parles de sa part.
Je perds tous mes moyens.
Demande-lui, il doit savoir y faire.
Il me la piquerait.
Il ne me fait pas confiance.
J'approuve ton choix, Matty. Admire ce mouvement de bassin.
- Et ses f�murs. - Superbe physiologie.
Quel sp�cimen.
J'en voudrais bien comme patiente.
Roger I'a sortie
et d�pens� tout son argent en une soir�e.
- Et? - Rien.
�a vaut le coup d'essayer, non?
Oui, elle n'est pas mal.
- Pas mal? - C'est une litote.
Plut�t.
- Que faites-vous ce soir, Mildred? - Vous permettez.
Il y a une mouche dans ma soupe!
On ne vous comptera pas de suppl�ment!
Excusez-moi?
Est-ce au menu?
Non. Inutile de m'�crire que votre ami veut un rendez-vous.
Pour sortir avec une femme, il faut le lui demander.
Ne t'en fais pas. Bois ton th�.
Mildred?
- On se voit ce soir? - Avez-vous demand� � votre m�re?
L'imp�ratrice...
Jos�phine. Pour vous, Waterloo peut attendre.
Et vous aussi?
Vos noms?
- Carey. - Griffiths.
Prenez la paillasse num�ro un.
Vous vous habituerez � I'odeur. Sinon, mettez-vous � la pipe.
Et si on restait ensemble? On pourrait faire �quipe.
Tu les d�coupes et moi, je vomis.
Je voudrais que vous �tiez la peau de son avant-bras gauche.
Seulement la peau.
Oui, monsieur.
Qu'avez-vous?
Ah, un homme.
Vous avez de la chance. D'habitude, ils sont trop gras.
Il est aussi maigre qu'un r�teau.
Que lui est-il arriv�?
Il s'est pendu, je crois.
Oh, un conseil:
Si vous vous coupez, n'oubliez pas de d�sinfecter.
Le mois dernier, quelqu'un a oubli� de le faire.
Que s'est-il pass�?
Paillasse 9. L�-bas.
Mademoiselle?
L'addition, s'il vous pla�t.
O� est votre ami?
Il a chang� d'avis.
- Il s'est retir� du jeu. - Quelle courtoisie!
Avez-vous chang� d'avis, aussi?
Je ne fais que �a.
Vous aimez mon dessin?
Pas tr�s flatteur.
J'ai vu mieux.
De vrais artistes m'ont d�j� dessin�e.
Je n'en doute pas.
C'est un peu os�.
Os�?
Ne faites pas I'innocent. Ce n'est pas d'apr�s nature.
C'est de la pure d�duction.
Je vous prouverai un jour...
si vous avez vu juste ou non.
Levez le menton et ouvrez la bouche.
C'est mieux. Voil�.
- Vous voyez? - Non.
Que cherchez-vous?
- L�! - Oh, je vois. Tr�s bien.
- Alors? - C'est tr�s avanc�.
Et comment! C'est un cas tr�s avanc�.
C'est inop�rable.
- Vous le reconna�trez? - Oui.
Pourquoi venez-vous aux cours? Vous ne savez m�me pas vous raser!
Soignez votre esprit et votre corps. Sinon vous finirez en rat� poilu!
Suivant!
Pris en flagrant d�lit? Que cherchiez-vous?
Vous. Seule.
- Du th�, comme d'habitude? - Merci.
Ne partez pas.
Parlez-moi.
De quoi?
N'importe quoi. Parlez-moi.
O� est votre petit ami?
Lequel?
Celui avec I'�illet.
M. Millet.
En voyage d'affaires.
Comment survit-il sans vous?
Je I'ignore.
C'est son probl�me.
Un th�.
Merci.
Vous aime-t-il?
- Qui? - M. Miller.
Je I'ignore. Demandez-le-lui.
Mais cela ne vous regarde pas.
Ce que je voulais vraiment vous demander...
si vous n'�tes pas mari�e, ni fianc�e...
L'�tes-vous?
Continuez.
D�neriez-vous avec moi?
On pourrait aller au th��tre.
Acceptez-vous?
C'est d'accord.
Quand?
Je finis plus t�t le jeudi.
Disons jeudi. Je viendrai vous chercher.
Pas ici.
A la gare de Victoria. La salle d'attente � 19 h.
Vous avez pris votre temps?
Je pensais que vous aviez chang� d'avis.
Je n'ai pas boug�.
- Je cherchais en seconde classe. - Seconde classe?
Pourquoi la seconde classe?
Je suis d�sol�.
Je suis serveuse, mais je peux �tre une dame.
Je vous en prie.
Je suis d�sol�. Allons-y.
Merci.
Pardon. Je savais laquelle.
J'admirais I'argenterie.
C'est plus chic que chez nous.
Vous avez les moyens?
J'avais un oncle dont la seule bonne action a �t� de mourir
et de me laisser un h�ritage.
Vite!
Allez!
Pas la peine d'aller plus loin.
- Je vais prendre cong� ici. - Je vous raccompagne.
Mieux vaut pas. Que diraient les voisins?
- Merci pour cette soir�e. - C'�tait bien.
Quand vous reverrai-je?
�a d�pend.
Si vous ne me sortez pas, un autre le fera.
Bonne nuit.
M. Matthews, ce sont des sympt�mes
que n'importe qui aurait pu relever
dans le vidal.
Carey!
Que comptez-vous faire plus tard?
Je ne vous suis pas.
Apr�s avoir �chou� m�decine?
Je n'�chouerai pas.
Alors, concentrez-vous.
Patient suivant. O� est le tableau?
M. Blake. Nous vous �coutons.
Bonne nuit.
Mildred.
Regardez qui est I�.
Je vous conduis � la gare?
Ce n'est pas de refus.
Les filles vous ont vu?
Je ne sais pas. Pourquoi?
Elles se moquent de vous.
Vraiment?
Ce n'est rien. Ce que vous �tes susceptible.
Elles croient que vous en pincez pour moi.
Elles ont peut-�tre raison.
J'adore voyager en voiture.
Un jour, j'aurai la mienne.
Je suis habitu�e � ce luxe.
Ma famille �tait de la haute.
Je vous crois.
C'est vrai. Je n'ai pas besoin de travailler.
Je n'aime pas I'oisivet�.
Ce n'est pas agr�able de se frotter � ce genre de filles.
Je suis habitu�e � la haute classe.
C'est comme �tre un m�decin.
- Ah, bon? - Oui.
Je ne comprends pas qu'on veuille �tre m�decin.
Tous ces gens malades, c'est morbide.
Je le pense aussi, mais il faut bien le faire.
On devrait pouvoir choisir qui on fr�quente.
Comme moi?
J'ai tout de suite vu que vous �tiez un gentleman.
Un gentleman peut vous embrasser?
S'il le demande gentiment.
Que dois-je dire?
Quel beau parleur!
Vous parlez trop.
Vous n'arr�tez pas.
Un gentleman sait quand il faut s'arr�ter.
Je ne le suis peut-�tre pas.
Quand vous reverrai-je?
�a d�pend.
Demain soir?
Demain?
D'accord. Mais je finis tard.
Je finis � 19 h. Vous passez me prendre?
Et si on allait au th��tre?
D'accord.
A demain soir.
- Au revoir. - Au revoir.
�a vous pla�t?
Je I'ai d�j� vu.
C'est la troisi�me fois. J'aime bien.
�a parle de la vie, non?
Silence!
Je vous verrai au salon de th�.
- On retournera au th��tre? - D'accord.
Je veux bien.
Bonne nuit.
Gargarisez-vous avec ceci.
Ne le buvez pas comme la derni�re fois!
Ce n'est pas dr�le.
C'est vous les clowns ici, pas les patients.
Personne ne te fera de mal. Tout ira bien.
Viens ici.
Assieds-toi sur la table.
D�chausse-toi.
Aidez-le, Carey.
C'est un sujet que vous devez conna�tre.
Allez!
Qu'attendez-vous?
Diagnostic?
Il a un pied bot.
Evidemment! M�me Matthews I'aurait devin�.
Quel genre?
Je ne connais pas cette affection.
Pas aussi int�ressant que votre cas.
C'est possible.
Vous avez un pied bot varus �quin, non?
Oui.
Vous pourriez montrer � M. Matthews
et � ses coll�gues ce dont je parle?
Oui.
Carey a une forme tr�s int�ressante de ce mal.
C'est un exemple classique de varus �quin.
Puis-je?
Faite vite!
Vous en avez pour longtemps?
Je ne peux pas vous voir ce soir.
Pourquoi?
Un instant.
Je ne comprends pas.
Ma tante est malade.
Elle s'est trouv�e mal hier et je dois veiller sur elle.
Qu'y a-t-il? Vous ne me croyez pas?
Si, je vous crois.
C'est la v�rit�.
Du th� et des toasts.
Pourquoi avez-vous fait �a?
Vous pensiez que j'irais seul?
Je vous raccompagnerai.
Impossible.
Pourquoi?
C'est pr�t, Mildred.
Je ne peux pas parler.
Si vous ne commandez rien, partez.
- Une tarte. - Une tarte!
Et si on faisait un tour dans le parc?
Quel toupet vous avez! Vous m'�piez.
Je n'aime pas �a.
Apr�s hier soir...
Je n'ai jamais dit que c'�tait s�rieux.
Est-ce qu'il vous emb�te?
Oui.
- Laissez-la. - Ne me touchez pas!
Laissez-la.
Occupez-vous de vos affaires.
Tu sais o� t'en tenir maintenant.
Tu crois?
Tu ne vas pas essayer de la revoir?
Suis le conseil d'oncle Griff: aime-les, mais quitte-les.
Elles n'en valent pas la peine.
- Mildred, si. - Allez.
Tu ne la connais pas.
Il n'y a pas plus �go�ste.
Tu m'�tonnes, Philip. Vraiment.
Je pensais qu'en vivant � Paris, tu en saurais plus sur les filles.
Tout le monde sait comment elle est, sauf toi!
Elle t'a fait tourner la t�te.
Ton travail en p�tit.
C'est une prostitu�e.
Elle ne fait pas le trottoir. Elle n'a pas besoin.
Elle n'en est pas moins une, si tu veux un conseil...
Je n'en veux pas!
Laisse-moi, j'ai du travail.
D'accord. C'est toi qui vois.
Plus vite tu I'oublieras, mieux ce sera.
Messieurs,
vous pouvez commencer.
Tu vois mon nom?
Attends!
Non, tu as �chou�.
Tu as une deuxi�me chance, Phil.
Jamais un homme ne m'a �vit� de la sorte.
Que voulez-vous?
Est-ce une fa�on de parler � une amie?
O� �tiez-vous donc pass�?
J'�tais ici, � Londres. A �chouer mes examens.
Vous auriez d� venir me voir.
Vous semblez avoir oubli�.
Vous ne vouliez plus jamais me revoir.
Bon Dieu, vous n'avez toujours pas dig�r�...
cette histoire?
C'est vous qui avez mal interpr�t�.
Votre r�action �tait bien b�te.
Vous m'avez menti...
Et vous, vous me devez des excuses pour m'avoir �pi�e.
Mildred, on va au Crown.
J'arrive.
Je d�teste les pubs.
Alors? Si vous vous excusez, on sera de nouveau amis.
D'accord. Je suis d�sol�.
Ce n'�tait pas si difficile.
Allons dans un endroit tranquille.
Mais vous n'�tes pas seule?
Je peux le laisser.
Vous ne pouvez pas faire �a...
Vraiment? Regardez bien.
C'est impossible.
Suffit! Vous ne pouvez pas tout avoir.
�a suffit!
Si vous saviez comme vous m'avez manqu�.
Est-ce que je vous plais?
Je vous laisse m'embrasser, non?
Vous n'avez pas r�pondu.
Je hais les questions. C'est un interrogatoire?
Bien s�r que je vous aime bien.
Mais je ne suis pas du genre � le dire.
Vous le faites bien mieux que moi.
Attention, mon chapeau.
Vous �tes maladroit.
Je vous ai encore bless�.
Non, je ne le suis pas.
Je viendrai vous chercher demain matin � la station.
Surtout pas!
Je ne suis pas tr�s jolie, t�t le matin.
Je vous verrai au salon de th�.
Bonne nuit.
Vous �tes s�re?
Vous �tes fou.
Vous devriez vous faire examiner!
Voici nos mod�les les plus demand�s.
Et celle-ci?
Bouquet de diamants sur or 18 carats.
- Qu'en penses-tu? - Tu devrais aller voir un psy.
Et celle-ci?
Elle vient avec un boulet?
Ce jeune homme peut juger par lui-m�me.
Bien au contraire.
- Celle-ci lui plaira. - Tr�s bon choix.
- Je la prends. - Merci.
Tu es malade. Ecoute ton m�decin.
J'aime jouer au patient. Faut bien vous occuper.
- Voil�. - Merci.
Merci. Voici votre re�u. Tous mes meilleurs v�ux.
- Merci. - Il en aura besoin.
On dirait que les �toiles tombent!
Pourquoi me regardez-vous ainsi?
Vous �tes tr�s belle ce soir.
- C'est parce que je suis gentille. - Oui.
Je me souviens d'un po�me appris � I'�cole:
"Il y avait une fille Avec une boucle de cheveux
"En plein milieu du front
"Lorsqu'elle �tait gentille Elle �tait tr�s, tr�s gentille
"Quand elle �tait m�chante Elle �tait ignoble"
Vous le connaissez aussi?
Je suis cette fillette?
Parfois.
- J'ai une surprise pour vous. - Quoi?
Plus tard.
Et si on allait dans un endroit tranquille?
O�?
Eh bien... on pourrait aller chez vous.
Chez moi?
- Vous ne voulez pas? - Si.
Vous �tes d'une dr�le d'humeur ce soir.
Et quand je suis gentille...
je suis tr�s, tr�s gentille.
Je m'excuse pour le d�sordre.
C'est un vrai?
Oui, c'est un vrai.
Comment faites-vous?
- Elle me pla�t beaucoup. - Elle?
Votre manteau. Vous ressemblez � cela � I'int�rieur.
Je pr�f�re ne pas savoir. C'est laid.
Je ne dirais pas �a.
C'est agr�able d'avoir de la compagnie.
Voulez-vous du caf� ou du th�? Vous avez le choix.
�a m'est �gal.
Ce que vous pr�f�rez.
Je fais un excellent caf�.
C'est de vous?
Nos r�les sont invers�s. J'attends un pourboire.
Et votre surprise?
Attendez.
Vous lisez tous ces livres, ici?
Oui. Et je pense � vous.
Je vous ai souvent imagin�e ici.
C'�tait un r�ve, bien s�r.
Que vous d�testiez I'endroit.
Que vous I'adoriez...
C'est ce que je pr�f�rais.
Jamais je n'ai cru que cela deviendrait r�alit�.
Votre eau bout.
- Vous ne m'avez pas �cout�? - Mais si.
Voulez-vous m'�pouser?
Vous �tes vraiment s�rieux?
Oui. M'�pouserez-vous?
Serions-nous heureux?
Non, mais peu importe.
Vous �tes un dr�le de type.
Pourquoi m'�pouser alors?
Si je vous le disais, vous ne me croiriez pas.
Tenez.
Essayez-la, on ne sait jamais.
On peut toujours I'agrandir.
Elle vous pla�t?
Oui... Elle est magnifique.
Elle est livr�e avec la garantie �crite de mon amour.
Venez.
Venez.
Dites-moi de belles choses.
J'aime quand vous me dites de belles choses.
C'est plus facile.
Je t'aime tant. Tu as boulevers� ma vie.
Tout ce que je veux, c'est te rendre heureuse.
Je dois t'avouer quelque chose.
En fait...
je me marie.
J'en d�duis que je ne suis pas I'heureux �lu.
Qui est-ce?
Le petit fut� de I'autre soir?
Mon Dieu, non. C'est Miller.
Miller?
- Tu ne I'as pas vu depuis des mois? - Si.
Il m'a demand� la semaine derni�re.
Il gagne bien sa vie.
J'ai I'�ge de me marier.
Tu ne me f�licites pas?
Tu n'es pas en tenue pour.
- Quand est le grand jour? - Samedi.
J'ai donn� mon pr�avis. On se marie � la mairie.
Emil pr�f�re.
Les mariages en blanc sont difficiles � encaisser.
Juste par curiosit�,
pourquoi m'avoir laiss� embrasser la mari�e?
Je devais bien te remercier d'une fa�on ou d'une autre.
C'�tait pour dire au revoir.
La vertu est tout ce qu'une fille a.
Apr�s tout, tu as une longueur d'avance sur Emil.
C'est tr�s agr�able � entendre.
Je te vois au salon?
Je ne crois pas.
D'accord.
Je ferais mieux de te la rendre.
Garde-la.
Je ne pourrai pas t'acheter de cadeau.
Je ne devrais pas...
Ce ne serait pas de tr�s bon go�t.
Pas vraiment.
Je ferais mieux de partir.
Tu ne m'en veux pas?
Tu aurais �t� malheureux.
Au revoir.
O� es-tu?
Que veux-tu?
Tu n'�tais pas en cours. J'�tais inquiet.
Qu'as-tu? Tu as I'air compl�tement nase?
Que crois-tu?
Je ne suis qu'un m�decin.
Que veux-tu?
Pour �tre direct, je suis fauch�.
Tu n'as pas de pot, je le suis aussi.
Tu peux revendre �a.
Que s'est-il pass�?
- Tu sais quoi? - Je ne veux pas savoir.
C'est mieux ainsi. Je t'ai observ�...
Elle t'a rendu dingue.
Pourquoi crois-tu que tu as �chou�?
J'ai r�ussi et je ne suis pas un g�nie.
Elle t'a d�truit.
Elle n'est pas parfaite, mais elle me convient.
C'est dur quand on est amoureux...
Laisse-moi.
Elle t'a rendu service. Tu as de la chance.
Je te propose un march�.
On vend la bague et on va s'offrir � boire.
Et puis on ira � une soir�e.
Qu'en dis-tu?
"Ses baisers empourpr�s �taient doux. "
Voil� une femme pour toi.
El�gante, charmante, intelligente.
Je lui parlerai.
"J'aspirais � plus de musique et � des vins capiteux. "
"Lorsque les agapes s'ach�vent, les lampes s'�teignent.
"Alors ton souvenir tombe, Cynara.
"Comme la nuit.
"Et je suis las de cette passion mourante.
"Je me languis du d�sir de tes l�vres.
"J'ai �t� fid�le, Cynara,
"� ma fa�on. "
Superbe soir�e, mais on doit partir.
On a un train � prendre.
Ne partez pas.
- Je suis d�sol�... - Restez.
- On va manquer de vin. - Il y en a � la cuisine.
Charmante soir�e.
Ne lisez pas ces b�tises.
Pourquoi pas?
- �a a I'air int�ressant. - �a ne I'est pas.
- L'avez-vous lu? - Je I'ai �crit.
Gerald Courtney Paget?
Ce jeune homme a beaucoup de succ�s
chez les domestiques.
Il est tr�s prolifique.
Il le faut bien. Il a une veuve � soutenir.
Vous en �tes sorti.
Sorti de quoi?
De ce que vous �tes venu oublier.
Tu devrais te rel�cher un peu.
Tu veux r�ussir ton examen?
Apprends � te d�tendre.
Tu verrais la fille avec laquelle je suis sorti.
Je pourrais t'arranger un coup.
Non merci.
J'ai un ami qui a une amie qui est tr�s gentille.
J'apporte la fille, tu apportes I'argent.
Tiens, voil� un souverain.
Tu as I'amie et I'argent.
Merci beaucoup.
Ne t'inqui�te pas pour moi.
La moindre des choses, c'est que je lui parle de toi.
Je ne I'allumerai pas, �a me rend malade.
Merci.
Je vais te dire un secret, �a me rend malade aussi.
C'est pour la dissection.
J'utilise au moins deux bo�tes d'allumettes par pipe.
Pense aux gens qui tu aides: fabricants de pipes, d'allumettes...
Tu fais tant pour moi...
je ne te donne rien.
Qu'y gagnes-tu?
Des id�es pour mes 10 prochains livres.
Pourquoi rester chaque soir
� regarder M. Hyde essayant de devenir Dr Jekyll?
Tu peux trouver mieux que moi.
Pourquoi ne sors-tu pas?
Je ne veux pas.
Tu le faisais avant.
Tu m'as dit que tu allais toujours danser.
Je ne t'emm�ne jamais danser.
Je ne peux pas.
Pourquoi cette fixation sur ton pied?
Personne n'y pense.
On le voit au d�but et puis on oublie.
Ch�ri.
Je te le dis parce que je t'aime.
Je ne veux pas que tu sois malheureux.
Je ne ferais rien qui puisse te rendre malheureux.
Maintenant, fais ce que je te dis
et va bachoter pour ton examen.
Mildred!
Tu attends depuis quand?
Je t'attendais.
Qu'y a-t-il?
Je voudrais �tre morte.
Qu'y a-t-il?
Qu'es-tu venue me dire?
O� es ton mari?
- O� est Miller? - Je ne le reverrai plus.
C'est ton mari.
M�me s'il est parti, il doit t'aider.
Je voudrais �tre morte et enterr�e.
�a doit pouvoir s'arranger.
Entre.
Je suis mis�rable.
Quoi d'autre?
Tu n'es pas enceinte?
Ce n'est pas la fin du monde.
C'est une raison de rester en vie.
Qu'est-ce que je vais faire?
Tu vas avoir ce b�b� et tout ira bien.
Je m'en assurerai.
Puis ton mari s'occupera de vous.
Comment?
Un mari est tenu par la loi de le faire.
Pas lui.
Comment?
Ton mari?
Il t'a �pous�, non?
Il �tait d�j� mari�.
J'aurais d� t'�couter.
C'est trop tard.
Il ne t'a donn� aucun argent?
Non.
Je ne peux accepter d'argent de toi.
Pourquoi pas?
Tu es venue pour �a.
J'ai toujours ma fiert�.
Ne t'inqui�te pas pour ta fiert�.
J'ai toujours fait sans...
avec toi.
Cela te convient?
Oui, c'est tr�s joli.
Je ne m�rite pas tant.
Je m'occuperai de toi jusqu'� la naissance du b�b�,
mais c'est tout.
Tu voulais m'�pouser.
Je ferai tout ce que tu me diras.
Si tu veux encore de moi.
Le ferais-tu? Pourquoi?
Je te le dois.
Tu tiens encore � moi?
Oui, beaucoup.
Alors... cela n'a plus d'importance.
Il n'y a plus de risque.
Tu ne retires pas ton manteau?
Tu es press�.
Non.
Je ne suis pas press�.
On a r�ussi!
- Gr�ce aux antis�ches. - Et alors?
Plus qu'un.
Tu nous vois m�decins? Que Dieu leur vienne en aide!
Bonjour, ch�ri.
Je pensais justement � toi.
Je suis rentr� expr�s pour t'�crire une lettre.
Qu'y a-t-il?
J'ai �t� tr�s occup�.
Si tu ne veux pas me le dire, je n'insisterai pas.
- Je t'ai manqu� au moins? - Bien s�r.
Je ne peux rien demander de plus?
Tu en aurais le droit.
N'entrons pas dans ce jeu.
Lorsque mes personnages parlent de droit, c'est qu'ils se quittent.
Qu'y a-t-il? Dis-le-moi.
Mildred est de retour.
Elle est seule et enceinte.
Je m'occupe d'elle.
Pourquoi I'as-tu secourue?
Je n'en sais rien.
N'y a-t-il pas un proverbe qui...
qui parle de...
de vivre servilement.
S'il n'y en a pas...
il faudrait I'inventer.
Elle est parfaite.
Elle est adorable, non?
Vous devez �tre fier.
Il est temps que je la reprenne. Allez, on y va.
Comment te sens-tu?
Vide.
Tu as �t� merveilleux avec moi.
A partir de maintenant, tout sera diff�rent.
Je I'esp�re.
J'attends depuis longtemps.
Vous vous occuperez bien d'elle?
Elle sera bien avec moi. Elle se portera comme un charme.
Ne vous inqui�tez pas.
Je m'occuperai bien d'elle.
Merci.
Elle avait I'air tr�s bien. Une vraie dame.
Oui.
Je sais que tu n'approuves pas, mais je n'ai pas le choix.
- Je dois travailler, non? - Oui.
C'est vrai. Ne me regarde pas ainsi!
Tant que tu iras voir le b�b� r�guli�rement.
Tu es pire que si tu �tais son p�re!
Je suis d�sol�e.
Tu es si bon avec moi et moi, je suis horrible avec toi.
- Je le suis? - Tu es juste supportable.
Je le sais tr�s bien.
C'est plus fort que moi parfois.
Allons f�ter �a, cet apr�s-midi?
- Je dois �tudier. - Tu peux bien faire une pause.
Je travaille cet apr�s-midi et on sortira ce soir.
- Dans un endroit chic? - Tr�s chic.
J'adore les endroits chic.
Invitons ton ami, Griff. Ce sera bien.
Pourquoi lui?
J'en sais rien.
Il me fait rire.
Allez!
Bonne nuit.
Bonne nuit, Mildred.
Administrez-lui la m�me dose cet apr�s-midi.
Suis-je toujours en vie?
Comment vous sentez-vous, M. Athelny?
Tr�s mal.
Athelny est un vieux nom du Yorkshire.
Mes anc�tres mettaient une journ�e pour faire le tour du domaine,
mais notre passion pour les femmes et les chevaux nous a ruin�s.
- Vous rentrerez bient�t chez vous. - Je le crois.
- L'heure des visites! - D�j�?
Voil� Sally.
On va pouvoir s'amuser.
- Bonjour, papa. - Ma ch�rie.
Voici ma fille, Sally.
Enchant�.
Enchant�e.
Voici le fameux Dr Carey.
C'est un peu pr�matur�. Je ne suis pas encore dipl�m�.
Vous m'avez fait plus de bien que tous les autres r�unis.
Il est tr�s intelligent.
Joue-la finement avec lui.
Ne I'�coutez pas. Il trouve cela dr�le de m'embarrasser.
C'est vrai.
Vous devriez essayer.
Venez un dimanche.
C'est ma journ�e pr�f�r�e pour embarrasser les autres!
Excusez-moi.
Comment vas-tu?
Merci.
Tu aimes?
C'est tr�s joli.
C'est tr�s �l�gant.
Ne va pas le prendre mal,
mais je sais que tu aimes flirter.
Tu ne t'en rends pas compte.
De quoi parles-tu?
Ce doit �tre plus fort que toi.
Ne cours pas apr�s Griffiths. Ce serait humiliant pour nous deux.
Griff?
Tu flirtais avec lui hier soir.
Je ne faisais rien de la sorte.
Je n'y peux rien s'il en pince pour moi.
Je ne peux pas le gifler.
Je sais qu'il ne t'aime pas.
Vraiment?
Comment le sais-tu?
Il me I'a dit.
Veux-tu lire une lettre de lui?
Vas-y, puisque tu sais tout.
Alors, il n'est pas int�ress�?
Je me fiche de ce qu'il dit.
Pour lui, tu n'es qu'une conqu�te.
- Tu es jaloux. - Non.
C'est un peu de ma faute.
Ecoute, Philip.
Je t'aime bien... beaucoup comme ami.
On ne vit pas d'amiti�.
Cela ne t'a pas d�rang�e jusqu'ici.
Je paie pour ta chambre, tes habits, le b�b�...
tout ce que tu as.
Un gentleman ne me le renverrait pas � la figure.
Je n'ai que faire d'�tre un gentleman!
Sinon je ne perdrai pas mon temps avec une poule comme toi.
Je me fous si tu m'aimes ou pas,
j'en ai assez d'�tre ridiculis�.
Tu peux penser ce que tu veux.
Tu suis mes r�gles ou tu disparais de ma vue!
Je ne t'ai jamais aim�.
Pas au d�but, mais tu t'es impos�.
Tu me d�go�tais.
M�me si tu �tais le dernier homme sur terre...
m�me si je mourrais de faim...
Je t'ai vraiment ha�.
Aujourd'hui, je me fiche de ce que tu fais
ou avec qui tu dors. Compris?
Retrouve Griffiths.
Qu'il t'entretienne!
Qu'en pensez-vous?
- Charmant. Tr�s pittoresque. - Insalubre.
- Quoi? - Rien.
C'est I'art qui compte, pas les canalisations.
C'est vrai qu'ils ont beaucoup en commun.
- C'est tr�s bon pour nous. - Bien s�r.
�a renforce le syst�me immunitaire.
C'est une fa�on de voir.
Et comment.
Elle vous a fait de I'�il?
Je mange toujours seul: ne pas m�langer femmes et nourriture.
- Ah, bon? - �a g�che la conversation.
Asseyez-vous.
C'est mauvais pour elles.
Cela leur donne des id�es.
Les femmes n'aiment pas avoir des id�es.
Elles pr�f�rent I'instinct. Le reste les trouble.
Il faut r�gler le probl�me des femmes tr�s vite.
Ne jamais �pouser une dame.
J'en ai �pous� une. Le d�sastre.
Ne commence pas, papa.
- Je lui donne des conseils. - C'est un m�decin.
Il en sait plus sur les femmes que toi.
Il �tait heureux en couple et veut vous faire complexer.
Il est tr�s vieux jeu.
Et ma fille?
Elle n'embrasse un gar�on que la 2e fois.
Serviettes, papa.
Faudra m'inviter.
Revenez dimanche.
Vous voyez?
C'est bon, ce n'est pas une dame.
Bonjour, Phil.
J'ai des nouvelles de Mildred. �a t'int�resse?
Pas vraiment.
Je ne suis pas fier de moi, mais elle m'a s�duite.
- Vraiment? - Tu le sais bien.
Cela ne m'excuse pas.
C'est bon.
Elle fait le trottoir.
On I'a vue � Paddington.
C'�tait couru d'avance. Qui a �t� prostitu�e, le restera.
Bonsoir, ch�ri, tu veux de la compagnie?
Tu es seul, mon chou? Ne pars pas!
Bonsoir, ch�ri.
Mildred!
Pas moyen de se d�barrasser de toi!
O� habites-tu?
Tu veux venir chez moi, ch�ri?
Viens.
Qu'attends-tu? Pose ton argent, qu'on en finisse.
Arr�te.
Fais tes valises. Tu quittes cet endroit.
Laisse-moi tranquille.
Je n'ai que faire de ta piti�.
Tu ne me comprendras donc jamais.
Si tu crois pouvoir m'enfermer dans une chambre...
Non, je n'en ai pas les moyens.
Tu vas venir chez moi.
Je dormirai dans le salon.
Cette femme co�tait trop cher.
Je trouverai quelqu'un pour s'occuper d'elle.
Je pensais que tu dormirais.
Je t'attendais.
C'est tr�s gentil.
Je pensais que tu serais content de me voir comme avant.
C'est vrai.
C'est que tu vas mieux.
Tu parles comme un m�decin.
J'en suis un. Enfin, presque.
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Je t'aime.
Je voudrais me faire pardonner.
C'est trop tard, je suis d�sol�.
Pourquoi?
Parce que je t'ai trop aim�e.
Je ne peux pas...
continuer � vivre comme une nonne.
Si tu ne veux pas m'aimer, je pr�f�re partir.
Ce ne serait pas tr�s sage.
O� irais-tu?
Je trouverai bien.
Je ne peux pas continuer ainsi.
Quoi?
- Je veux te parler. - Je t'�coute.
Viens ici.
Je t'en prie... laisse-moi me faire pardonner.
Je t'en prie.
Tu me d�go�tes.
Je te d�go�te?
Oui.
C'est la meilleure.
Je te d�go�te!
C'est toi qui dis �a?
Tu te prends pour Don Juan.
Tu n'es rien.
Tout ce que tu peux faire, c'est y penser,
comme un petit pervers.
Tout est dans la t�te.
- Tu sais ce que je pense de toi? - Je ne veux pas savoir.
C'est trop tard de toute fa�on.
C'est trop tard?
Regarde toi!
Je me moquais de toi... je le fais encore.
Tu �tais trop facile, tu m'ennuyais.
Je d�testais �a.
Je te tenais au creux de ma main.
Tes baisers me rendaient malade.
�a me rendait malade.
Malade!
Tu sais ce que je faisais quand tu �tais parti?
Je m'essuyais la bouche.
J'ai pris ma revanche.
On se moquait de toi avec Miller.
Et surtout Griffiths! Oui, il se moquait de toi.
On parlait de toi au lit...
quand on faisait I'amour.
Tu sais ce qu'on t'appelait?
Ce que je disais?
"L'infirme aimerait �tre I� � m'embrasser. "
C'est ce que tu es...
un infirme...
un sale infirme!
Tu ne m'apprends rien.
Je le savais d�j�.
Tu peux te le dire...
mais tu n'as pas � me le dire.
Ne pars pas. Je n'ai pas fini.
Ne pars pas! Je n'ai pas fini avec toi!
Une petite pi�ce.
Je suis d�sol�...
Je suis un peu rasant.
Non, les raseurs parlent toujours trop.
Que dit mon p�re � ce sujet?
Laissez-moi r�fl�chir.
On pardonne � ceux qui nous ennuient,
mais jamais � ceux que nous ennuyons.
C'est bien vrai.
Mais ce n'est pas de votre p�re.
Ah, bon?
C'�tait un fran�ais tr�s cynique appel� La Rochefoucauld.
Il a aussi dit:
"Dans la vieillesse de I'amour comme celle de I'�ge,
"on vit encore pour les maux, mais plus pour les plaisirs. "
Va falloir que j'y r�fl�chisse.
Croyez-moi, c'est vrai.
Etes-vous dans la vieillesse de I'amour?
C'est merveilleux. Racontez-moi!
Il n'y a pas pire raseur que celui qui parle de ses histoires de c�ur.
�a m'int�resse vraiment.
Je n'ai jamais connu I'amour.
Ce n'est pas faute d'avoir essay�.
Vous �tes mignonne.
Je ne veux pas �tre mignonne.
Il n'y a rien de plus terrible.
On y va?
Dites m'en plus.
Il a aussi dit:
"En amour, il est mieux d'�tre d��u qu'�clair�. "
F�licitations!
Docteur Carey. Tr�s impressionnant.
Maintenant, je ne sais plus si je peux vous faire confiance.
Ne sois pas si cynique.
Je suis contente pour vous.
- Vraiment? Merci. - C'est vrai. Prenez mon pouls.
Attention, elle veut une auscultation au rabais.
- Pour elle, c'est gratuit. - On me I'a d�j� dit.
- Vous irez loin. - Merci.
- Tu vas monter? - Oui.
Apportez ceci � la pharmacie au bout du couloir.
Merci docteur.
- C'est tout? - Non, il reste des patients.
Suivant.
Veuillez vous asseoir.
Votre patiente, docteur.
Merci.
Je ne veux rien de toi.
Donne-moi une ordonnance.
Je dois d'abord savoir ce qui ne va pas.
C'est juste ma gorge. Elle me fait mal.
Ouvre la bouche.
Plus grand.
Depuis quand as-tu mal?
Un mois. C'est pire aujourd'hui.
Tu as mal ailleurs?
Je ne peux pas �tre malade.
Ce n'est rien? Juste un mal de gorge.
Ce n'est pas si simple.
On va te garder pour faire des examens.
Je m'en occupe.
Je ne resterai pas ici.
Je n'ai rien, je te dis.
Je n'en sais rien. Mais c'est peut-�tre grave.
Tu t'inqui�tes pour le b�b�. C'est �a?
Le b�b� est mort. Elle est morte.
Si tu ne veux rien me donner,
j'irai ailleurs.
Infirmi�re.
Tu dois m'�couter.
Pourquoi? Tu es la derni�re personne que je voulais voir.
Emmenez Mlle Rogers pour des examens.
- Venez. - Je n'irai pas.
Si, si... Venez.
- Venez. - Je ne passerai pas d'examen!
N'ayez pas peur.
- Bonjour, docteur. - Bonjour.
Et I'analyse de sang de Mlle Rogers?
- La voici. - Merci.
Mlle Rogers habite ici?
Elle ne va pas tarder.
�a ira?
Oui, merci.
Je ne suis pas loin.
C'est I�-haut.
Comment oses-tu?
Que se passe-t-il?
- Sortez! - Que fais-tu?
Tu as conscience de ce que tu fais?
Du risque que tu prends?
Je ne veux pas t'effrayer,
mais as-tu d�j� vu quelqu'un mourir de syphilis?
Regarde-moi.
Je veux t'aider.
Je ne veux rien de toi.
Je veux juste t'aider.
Qui voudrait...
Qui voudrait I'aide...
d'un b�tard infirme?
Que se passe-t-il ici?
Puis-je vous parler, Dr Carey?
- Est-ce important? - Oui, tr�s.
Pr�parez le patient pour I'auscultation.
- Qu'y a-t-il? - Mildred a �t� admise.
Je voulais te pr�venir. Elle est mourante.
Merci.
C'est moi, Philip.
Ne parle pas.
Je suis I�.
Je vais m'occuper de toi.
Promets-moi...
Promets-moi une chose.
Promis.
Tu as toujours �t� un gentleman.
Toujours.
Promets-moi...
je veux de belles fun�railles...
comme pour une grande dame...
Promets-le-moi.
Tu ne vas pas mourir.
Je vais m'occuper de toi.
Je t'aime, Mildred.
Qui est-ce?
- Je peux entrer? - Je vous en prie.
Vous partez?
O�? En Inde, en Australie...
C'est I� que la plupart des l�ches vont.
Ou pensiez-vous joindre la L�gion �trang�re?
Une vie horrible.
Ce n'est pas pour vous.
Alors?
Il n'y a plus rien pour moi ici.
J'�choue � tout ce que j'entreprends.
Vous avez r�ussi � devenir m�decin.
Vous allez jeter ces 4 ann�es au caniveau?
Je pr�f�rerais les oublier.
Et ma fille?
C'est pour cela que je pars. Je g�cherais tout.
Si vous g�chez la vie de Sally, vous m'entendrez.
Comment en �tre s�r?
Je le sais, monsieur.
Cessez les "monsieur", je ne suis pas ce genre d'homme.
J'aimerais bien la voir partir.
Avez-vous pens� � I'�pouser?
Oui, souvent.
Pourquoi ne pas I'avoir fait?
Vous attendiez qu'elle vous le demande?
�a ne m'�tonnerait pas des jeunes.
Je suis tr�s attach�e � Sally.
Elle est trop bien pour moi.
Elle ne le croit pas. Pas plus que moi.
Pourquoi vous sous-estimer?
Vous laissez votre pied vous montrer � la t�te.
Je ne parle pas de mon infirmit�,
mais de ce que j'ai fait de ma vie.
Mildred?
Parlez-moi de Mildred.
Vous ne me choquerez pas.
Aimer ou non Sally n'est pas la question.
Il est facile de I'aimer.
Mon amour pour Mildred m'a rong� de I'int�rieur.
Comme un mal invisible.
Et alors? Cela ne fait pas de vous un l�preux.
Je ne vous donnerai pas de conseil.
C'est trop tard.
Vous allez vous enfuir? O�?
Je n'en sais rien.
Paris...
I� o� je pourrais me fondre dans la foule
C'est ma fille, certes, mais c'est aussi une femme.
Si elle vous veut, vous �tes fini.
Il faudra vivre avec.
Il a plu au Dieu Tout-puissant
de nous reprendre I'�me de notre s�ur.
Nous rendons son corps � la terre.
La terre retourne � la terre, les cendres aux cendres,
la poussi�re � la poussi�re...
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