All language subtitles for The.McMasters.(1970).DVDRip.Eng.tetrao.VTS_01_0.French

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Original subtitles

LE CLAN DES Mc MASTERS

Benjie !

M. Watson, vous �tes pas content de me voir ?

On s'est toujours bien entendus.

Bien s�r, mais pourquoi es-tu revenu ?

Car je vis ici.

Tu pourrais mourir ici.

On peut mourir n'importe o�. J'ai eu le temps d'apprendre �a.

Tout d�pend de la raison pour laquelle on meurt.

Le vieil homme vit toujours l� ?

Oui, toujours.

Donnez-moi une bo�te de 10 cigares.

Une bo�te ?

Ma pr�sence vous rend nerveux ?

Pas du tout.

Alors pourquoi vous me regardez comme �a ?

C'est �vident...

Pourcommencer, il y a ton uniforme.

ll n'est pas populaire ici.

Je ne suis pas candidat � la mairie.

J'ai rien contre toi...

Moi non plus.

Salut, Benjie.

�a faisait longtemps.

Quatre ans.

Tu �tais o� ?

Tu menaista noble guerre ?

Tu �tais bien press� d'aller au combat.

Tu sais ce qu'on fait ici aux voleurs de chevaux ?

Surtout aux n�gres.

Je paierai pour votre cheval.

Vous avez entendu �a, M. Kolby ? ll va payer.

Crois-moi, tu vas payer.

Tu vas payer parce que...

Tu as appris des choses � l'arm�e, Benjie.

J'avais besoin du cheval pour rejoindre l'arm�e.

Mais je vais vous le payer.

Je ne veux pas causer de probl�mes.

Tu as oubli� un d�tail.

Tu es noir.

N'oublie jamais �a, mon petit.

Laissez-moi passer.

Poussez-vous.

C'est toi, Lester?

Qu'est-ce que tu fais l�, sur le pas de la porte?

Tu as v�rifi� le fer� marquer?

Je sais que tu n'as pas eu le temps d'y aller.

Tu dis rien ?

Je vous ai apport� des cigares.

Je pensais pas te revoir.

L�ve-toi. Je t'ai pourtant bien �lev�.

Laisse-moi te regarder.

Tu as chang�.

Ton regard est diff�rent.

Quatre ann�es, �a fait beaucoup.

Beaucoup ? J'ai l'impression que c'�tait hier.

Pourquoi tu es revenu ? Tu aurais pu aller ailleurs.

Parce que...

c'est chez moi, ici.

Tu as d�tal� sans rien me dire.

- Comme un lapin. -Vous m'auriez retenu.

Retenu ?

Tu as vol� un cheval alors qu'on en a plein ici.

Je l'ai pas vol�. Je l'ai emprunt�.

Quand on emprunte un cheval, on le rend.

- Je l'ai pay� ! - Ne crie pas !

C'�tait quand m�me un vol.

Je ne crie pas !

En tout cas, tu as eu tort.

Venir avec cet uniforme ici...

Tu sais comment sont les sudistes.

Vous �tes sudiste ?

Prends pas tes grands airs.

Tu es encore un gosse pour moi.

Vous croyez avoir gagn� cette guerre ?

C'est Lee et Jeb Stuart qui l'ont perdue.

Avec Stonewall Jackson, �a aurait pas �t� pareil.

C'est s�r...

Tu m'as cru pour Stonewall Jackson !

Tu vas rester, Benjie ?

Oui, quelque temps.

On aurait bien besoin d'un coup de main.

On a beaucoup � faire.

Encore ?

Faites la vaisselle.

On nettoiera ici.

Tu dors o� ?

Pourquoi ?

ll y a plus de place dans le baraquement.

ll dormira ici, sous mon toit.

Ademain.

On rentre tr�s bien � quatre dans le baraquement.

Tu aurais d� le lui dire.

Je ne veux pas d'ennuis.

C'est lui qui cherche les ennuis...

En jouant au plus malin avec son patron.

Tu as entendu ce que je viens de dire ?

J'ai entendu.

Je vois ce que vous voulez dire et je vous en remercie.

Mais je voulais trouver mon propre foyer.

Je te jure...

Tu as peut-�tre grandi mais tu comprendstoujours rien.

D'apr�stoi, de quoi je parle ?

Quand tu �tais petit, tu �tais malin.

Le voil�.

''Contre la somme d'un dollar

et autres engagements...''

C'est une sorte de dette d'honneur.

''Je soussign�, Neal Mc Masters...''

En r�sum�,

ce ranch nous appartient � tous les deux.

Quand avez-vous fait �a ?

J'y songeais depuis longtemps.

Mais je savais pas si tu allais revenir.

M. Mc Masters, vous ne pouvez pas...

Comment �a,je peux pas ? C'est d�j� fait.

D�s demain, tu poss�deras la moiti� de ces terres.

Je peux pas.

Comment �a, tu peux pas ? Bien s�r que tu peux.

C'est une vente tout � fait l�gale.

Donne-moijuste un dollar.

C'est gentil de me donner la moiti� du ranch,

mais je veux vous payer sa juste valeur.

J'ai environ 900 dollars.

Derni�re offre, pas de marchandage :

500 dollars.

Le ranch vaut 3 ou 4 fois ce prix !

C'est mon dernier prix. Aprendre ou � laisser.

D'accord, monsieur.

March� conclu.

Maintenant, il faut remplir ce papier.

Tu as pens� � un nom de famille ?

Al'arm�e, on m'appelait...

Je leur ai dit... que je m'appelais Mc Masters.

Mc Masters ?

Tu leur as dit que tu �tais un Mc Masters ?

Benjamin.

Benjamin Mc Masters...

C'est pas mal.

Oui, monsieur. Benjamin Mc Masters !

�a sonne vraiment tr�s bien.

Encore une signature ici.

Je me suis rat�.

Barrez-la et refaites-la � c�t�.

J'ai appris �a � l'arm�e.

- C'est bon ? - C'est sign�.

C'est un document l�gal.

Je vais aller m'acheter de nouveaux v�tements.

Hank. Approche-toi...

Viens.

Un whisky.

�a fera 10 dollars.

D'accord, 10 dollars.

Et je t'en laisse 10 autres.

Reprendston argent, Benjie.

M. Spencer...

Je lui paye un verre. Au prix normal.

On sert pas les n�gres.

C'est pas ce que tu lui as dit. Tu allais accepterson argent.

Et tu vas me servir.

Je vous remercie, M. Spencer.

Les gars, j'ai une annonce � faire.

�a vous �vitera d'apprendre la nouvelle par le greffier.

Benjamin Mc Masters et moi

sommes associ�s dans le ranch depuis ce matin.

Je propose de trinquer

pour cette nouvelle union. C'est ma tourn�e.

Je veux bien trinquer.

�a permet de distinguer les amis des ennemis.

Rentrons.

Amateur de n�gres.

Non, Benjie.

On ne va pas leur en vouloir de dire la v�rit�.

O� est Mc Masters ?

On va rachetertesterres.

M. Mc Masters, on est une d�l�gation...

Ferme-la, Sylvester.

On a fait une collecte aupr�s...

Sylvester.

On veut pas de n�gres dans le comt� de Cullomb.

On vous fait une bonne offre. Vous devriez accepter.

- 6 000 dollars. - La ferme, Sylvester.

Alors ?

Non, merci.

Personne ne viendra travailler pour vous.

Vous avez pas le choix.

Neal, on est voisins depuis 15 ans.

Mais l�, tu cherches les ennuis.

Je cherche pas les ennuis.

- Contrairement � vous. - Messieurs.

Personne ne t'a parl�.

Vous avez entendu M. Mc Masters. D�gagez de nosterres.

C'est ce que vous voulez ?

ll a lu dans mes pens�es.

La prochaine fois, il n'y aura pas d'offre.

Russell !

Mais c'est le petit Benjie !

Salut, Benjie. Tu as r�fl�chi � notre offre ?

Qui sont-ils ?

Eux ?

Ce sont des lndiens.

ll nous ont caus� des ennuis.

Ces sales voleurs. On va les pendre.

- Pourquelle raison ? - Vol de b�tail.

O� est le b�tail ?

De toute fa�on, tous les lndiens sont des voleurs.

T'es s�r que c'est des lndiens ? Je trouve qu'ilste ressemblent.

L'odeur, mon petit.

On peut les sentir � plus de 2 km...

Excusez-moi, M. Russell.

Vous supposez seulement qu'ils allaient voler ?

- C'est mesterres. - Vosterres ?

Enfin, celles de M. Kolby. C'est pareil.

L�, ils sont sur mesterres.

J'avais oubli�...

Tu poss�des desterres, maintenant.

Et elles vont jusqu'aux collines, l�-bas.

D�sol�, mais vous allez devoir passer de l'autre c�t�.

Car vous �tes pas chez vous.

Pauvre n�gre de...

Quand testerres nous appartiendront...

Je vous le demande gentiment. Partez d'ici.

Sinon, tu comptes nous descendre ?

S'il le faut.

D�gagez de mesterres.

Tu te crois tout permis, monsieurle propri�taire ?

M�fie-toi, tu pourraiste retrouver

la corde au cou.

Allons-y, les gars.

La guerre n'a pas tout chang� ici.

Tu pourraiste retrouver suspendu � un arbre.

�a t'apprendrait.

Je sens aucune odeur.

Qu'est-ce qui devrait sentir ?

Vous.

On est cens�s avoir quelle odeur ?

Une odeurhorrible, d'apr�s eux.

Que faites-vous ici ?

On vole.

Quoi ?

-Vous volez quoi ? - Du b�tail.

Vous �tes s�rieux ?

Pour quoi ?

On a faim.

Suivez-moi.

Pourquoi voustravaillez pas ?

On travaille parfois.

On fait ce que les blancs refusent de faire.

�a me rappelle quelqu'un.

Pourquoi travailler? On gagne jamais assez.

Peut-�tre. Mais un homme doit travailler.

C'est inutile. Vous, les blancs vous poss�dez tout.

Moi, un blanc ?

Tu es comme les autres.

Tu mets des cl�tures, tu limites la terre.

Qui t'en a donn� le droit ?

La loi.

La loi des blancs.

Avant, la terre �tait libre. On pouvait chasserpartout.

L'homme blanc est venu et s'est appropri� la terre.

ll a cr�� l'esclavage et il a tu� les animaux.

Tu t'exprimes bien. O� tu as appris � parler ?

Chez les missionnaires.

Dis-moi.

Comment tu t'appelles ?

Plume Blanche.

Tu t'y connais en �levage ?

J'ai grandi au milieu du b�tail.

J'ai une offre � te faire.

J'ai un ami qui aurait besoin d'un coup de main.

Un travail r�gulier pour un salaire r�gulier.

Prends deux t�tes et emm�ne-les.

D'accord. On va t'aider.

Mais on veut pas d'argent.

Je paye toujours ceux qui travaillent pour moi.

ll y a trop de travail ici pour nous deux.

�a fait une semaine.

On a pris du retard.

On va y arriver.

Vous verrez.

M. Neal.

- Saloperie de veau. - J'ai donn� trop de mou.

Non, c'est pas ta faute.

C'est ma faute.

Arr�te tes b�tises et aide-moi.

�a sert � rien. C'est devenu trop dur pour moi.

C'est faux.

On va vendre. On en tirera un bon prix.

Tu vas quand m�me pas tout faire tout seul.

On va vendre.

C'est important pour moi de poss�der une terre.

Je vendrai pas.

Jamais.

Allez, aide-moi � atteindre la charrette.

Je vendrai pas.

Quoi qui se passe, je vendrai pas.

Personne ne travaillera pour nous.

On a pas le choix. On peut rien faire d'autre.

Saloperie d'lndiens.

Tous des menteurs.

Des menteurs et des voleurs. Tous les m�mes.

On vient aider.

Vous vous �tes finalement d�cid�s � venir?

Tous ?

Oui, tu as besoin de beaucoup de monde.

- Je peux pastous vous payer. - C'est pas grave.

On veut te remercier pour la ''Hacina''.

La ''Hacina'' ?

Qu'est-ce que t'as fait ? Tu as distribu� des steaks ?

�a les a pouss�s � venir nous aider.

On travaille ?

Vous travaillerez.

On se retrouve ici la semaine prochaine.

Tu t'appelles comment ?

Tu parles anglais ?

Elle te pla�t ?

C'est une belle femme.

Elle est trop vieille ?

Tant mieux.

Elle est � toi.

Elle vivra avec toi.

Elle fera quoi ?

Oui, mon peuple te la donne.

Je lui plais ?

C'est pas ce qui compte.

Elle aura jamais faim.

Elle s'appelle Robin.

Elle parle ta langue.

C'est pour �a qu'on l'a choisie. Elle a �tudi� avec moi.

C'est ma soeur.

Je parle anglais.

Je cuisine bien.

Tu comprends pas.

En effet, je comprends pas.

J'ai pas approch� une femme depuis si longtemps.

Je suis pr�s de toi.

C'est pas �a.

Je doiste plaire.

Tu dois m'aimer pour...

Je ne te plais pas parce que je suis indienne ?

C'est pas �a.

Je comprends pas.

�a m'�tonne pas.

Je reste avec toi ?

D'accord.

Pourquoi pas.

Apr�s tout, tu es un cadeau de ta tribu.

Tu me feras � manger

et tu feras ce que je dirai.

Tout ce que je dirai.

Tu seras mon esclave.

Ta femme.

D'accord. Ma femme.

- Et cette jambe ? - Elle va mieux.

Je pourrai venirt'aider dans quelques jours.

Bon, je vais y aller.

O� est mon manteau ?

O� est mon manteau ?

Je l'ai toujours mis l�-bas.

Cette lndienne a tout d�plac� dans cette maison.

Pourquoi tu t'�nerves ?

Elle cuisine bien.

C'est propre comme avant la mort de ma femme, il y a 20 ans.

22 ans.

Tu as une bonne m�moire.

C'est pas pareil.

C'est plus pareil.

Les choses ont chang�.

C'est vrai.

Dis-lui quelque chose de gentil.

Comme quoi ?

Robin.

Toi !

Approche.

Arr�te de tout d�placer, ici. Je retrouve plus rien.

J'ai jamais eu l'esprit aussi embrouill�.

Tu es f�ch� avec moi ?

Je crois pas.

Qu'est-ce que tu veux ?

Je suis heureuse.

Tu es b�te, c'est tout.

C'est ma faute.

Je suis m�chant avec toi.

Je sais pas pourquoi.

Je sais pas.

Avant,j'avais pas de nom de famille.

Mais maintenant, j'en ai un.

Et je veux te le donner.

Tu es d'accord ?

Tu es bon.

Le probl�me n'est pas ta pr�sence ici.

Nous sommes tous les fils de Dieu, pas vrai ?

C'est � cause des autres...

Tant que �a d�range pas le Seigneur...

Tu as raison, mon fils.

Merci.

Dimanche prochain, apr�s la messe.

O� est M. Mc Masters ?

ll est pas l�.

Tu vas voir ce que je t'ai achet�.

Tu vas voir.

Entre.

Viens voir ce que j'ai pourtoi.

Regarde.

Je t'ai achet� �a.

T'en dis quoi ?

- Une robe ! -Ala derni�re mode.

Attends, c'est pastout. Regarde.

Benjie, va chercher de l'eau.

D'accord.

Voil�.

C'est trop froid ?

On dirait de l'eau de montagne.

�a suffit.

Que la gr�ce de Jesus Christ,

l'amour de Dieu et du Saint-Esprit

soient avec nous pour l'�ternit�.

Amen.

J'ai une annonce � faire.

M. Benjamin Mc Masters

va �pouser Rob...

va �pouser Mlle Robin Pied L�ger,

en pr�sence de Dieu et de cette communaut�,

apr�s la messe.

Une lndienne ? Quelle superbe id�e !

ll fallait s'y attendre.

Mes chers,

nous sommes r�unis dans la maison de Dieu, devant...

dans la maison de Dieu

pour unir, par les liens sacr�s du mariage,

Benjamin Mc Masters et Robin Pied L�ger.

Benjamin, acceptez-vous de prendre Robin pour �pouse,

de la ch�rir, de lui �tre fid�le,

de l'aimer et de l'honorer

pour le pire et le meilleur ?

�a y est, on est mari�s.

Voici la nouvelle Mme Mc Masters.

Le b�tail s'est �loign�.

De beaucoup ?

Assez.

Au nord, sur le plateau.

- Va le chercher. - J'ai envoy� des hommes.

Aplustard.

O� allez-vous ?

Je vais faire une sieste.

Prenez la chambre comme cadeau de mariage.

Joe.

Quoi d'autre ?

Le sel est empoisonn�. Les b�tes sont malades.

Certaines sont mortes.

Combien sont mortes ?

Cinq ou six. Peut-�tre plus, maintenant.

Merci, Joe.

Donne-le-moi.

Je l'aijuste bless�.

Ram�ne-le en ville et dis-le aux autres.

ll est pas mort.

ll empoisonnait mon b�tail.

N'approchez pas mesterres sans mon autorisation.

Sinon, vous le regretterez.

Partons d'ici !

Allons-y !

Mon pauvre Benjie, �a ne r�glera rien.

Tu veux faire quoi ? Rester avec ces ordures ?

Tu donnes des ordres, maintenant ?

Tu r�agis comme ces ordures !

Allons-y.

Plume Blanche.

Que fais-tu l� ?

Je prends un raccourci.

�a te d�range sije passe parta propri�t� ?

Viens avec moi au ranch.

Robin serait ravie de te voir.

J'ai pas le temps.

Tu as fait tout ce chemin maist'as pas le temps ?

Je dois y aller.

Pourquoi ?

Je dois y aller, c'est tout.

Je vais faire un bout de chemin avec toi.

Fiche-moi la paix.

Ne me parle pas comme �a. On est fr�res.

J'ai pas besoin d'un fr�re.

Attends.

Tu me caches quelque chose.

Tu n'es pas du genre � filer comme �a.

On a attrap� 6 boeufs, l�-bas.

C'est pas lestiens, alors t'en m�le pas.

Laisse-moi partir.

Peu importe si c'est les miens.

Tu voles la propri�t� d'un autre. C'est mal.

Tu aimes bien utiliser le mot propri�t�.

Peu importe les mots que j'utilise.

Tu vas les ramener.

Prends deux des miens.

Tu es un dr�le de type. Je sais ce qu'ils te font subir.

�a ne regarde que moi.

L�che mon cheval.

Je m'occupe du b�tail.

Tu es un homme blanc, aussi.

J'esp�re qu'on a eu le bon. lls se ressemblent tous.

Doucement, Benjie. Les lndiens ont vol� du b�tail.

Jud !

Tu vas pas te faire tuer pour un lndien...

Qu'est-ce que...

On allait faire une petite f�te.

Entre, mon petit.

J'ai essay� de les arr�ter...

Va chercher une corde !

Tiens donc, le n�gre a des sentiments ?

C'est qu'une lndienne, Benjie.

La b�n�diction du pr�tre ne changera pas ce qu'elle est.

Tu es all� trop loin, Benjie.

C'est magique, l'amour !

Tu lui enl�ves sa puanteur

et elle devient blanche.

O� vous rangez le whisky, ici ?

On va pas faire la f�te sans boire un coup.

O� est le whisky ?

O� il est ?

ll est pas l�.

L�, on va pouvoir s'amuser.

Musique, Jud.

C'est parti.

Tu as vu ? De la musique de n�gre !

Et si tu dansais pour nous ?

Apr�s tout, c'est une f�te en ton honneur.

Je t'ai dit de danser.

Danse, je te dis !

Esp�ce de...

Je t'ai dit de danser.

- Danse ! - Je peux pas.

Pourquoi ?

Parce que j'ai mal aux pieds.

Ecoute-moi bien. Tu as int�r�t � te secouer.

Je te conseille vraiment de bouger.

Tu comprends ce que je te dis ?

Allez, bouge !

�a va t'aider � tenir debout !

Danse, mon pote.

Les n�gres adorent danser, pas vrai ?

Je crois que je vais mettre un autre coup...

� cette lndienne.

Tu dansestr�s bien, Benjie.

D�gage de mon chemin.

Pousse-toi de l� !

Pousse-toi de l� !

Cherchons-le.

Je l'ai trouv�.

C'est bon.

Je suis s�r que c'est �a !

Un document qui proclame un partenariat

entre Mc Masters et... Benjie Mc Masters.

Bien jou�.

C'est pas terrible comme �criture

pour un propri�taire, Benjamin.

�a a l'air important.

Mais il en aura plus besoin.

Comment il a pu se lib�rer ? Qui l'a attach� ?

On s'en fiche de �a !

- On doit le trouver. - L�che �a !

Grant ?

Je vais bien.

Hank ?

Jud ?

On va l'attraper.

Je l'ai !

- O� ? - Je l'ai !

Arr�te !

C'est Jud.

Partons d'ici !

On le verra pas dans l'obscurit� !

On va le ramener.

On l'emm�ne.

Faites-le monter.

Tenez-le.

Mettez-le dedans.

Montez !

Tu vas nous le payer cher !

Robin, viens.

Viens.

lls sont partis, n'aie pas peur.

Tout va bien.

Tout va bien.

Tu es poussi�re et � la poussi�re tu retourneras.

Avant de mettre ces corps en terre,

je voudrais vous citer un passage de la Sainte Bible.

P�re, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

D'un geste s�ret ferme,

frappe ce d�mon qui, aujourd'hui,

a caus� cette trag�die.

Reposez en paix.

Amen.

Dites-leur plut�t...

que ceux qui vivent par l'�p�e p�riront par l'�p�e.

Dites-leur�a.

Parlez-leur plut�t de l'autre �p�e.

L'�p�e terrible du Seigneur.

L'�p�e de la vengeance !

On a besoin de compassion.

D'amour !

Pas de vengeance !

- De l'amour ! - De l'amour ?

L'amour de Dieu ?

C'est toi qui parles au nom de Dieu, Spencer ?

Alors qui parle au nom du Diable ?

Je vais vous le dire.

Le porte-parole du diable, c'est ce noir.

Benjamin essaye juste de vivre en paix avec nous !

ll essaye de vivre en paix avec nous ?

Et ces hommes qu'on enterre aujourd'hui ?

Qu'est-ce qu'ils faisaient sur ses terres ?

lls voulaient juste conna^tire leur voisin.

Le pr�tre a fait un beau discours,

mais il n'a pas cit� le bon passage.

Ces hommes qu'on enterre sont des martyrs !

lls sont morts dans une guerre sainte !

lls luttaient pour prot�ger nos foyers, nos ranches,

notre b�tail !

lls prot�geaient nos femmes contre les violeurs.

lls prot�geaient les hommes contre les assassins...

qui veulent les tuer !

Qui veulent les tuer, Spencer !

Je doiste parler.

Je veux que tu retournes aupr�s destiens.

Je comprends pas.

-Tu n'es pas heureux avec moi ? - Si...

C'est � cause de ces animaux qui t'ont touch�e...

Benjie, c'est chez moi, ici. J'ai pas peur.

Je doiste ramener !

Tu en as d�j� marre de moi ?

Pas du tout !

Je veux pas qu'il t'arrive malheur.

Tu seras en s�curit� avec les tiens.

Qui va s'occuper de M. Mc Masters ?

C'est juste une r�union !

Tu comprends pas.

ll s'est donn� en spectacle dans notre �glise.

C'est la maison de Dieu. Toute personne est la bienvenue.

Un n�gre n'est pas une personne.

lls n'ont pas d'�me.

Je te l'ai dit des centaines de fois.

O� est mon chiffon ?

Je vais te le chercher, papa.

Tu as entra�n� le petit danstes histoires.

Sois un homme et reste ici.

lls y vont tous. De quoi j'aurais l'air si je restais ?

Je serais fi�re de toi.

Plus personne ne viendrait acheter dans notre boutique.

Je serais fi�re de toi quand m�me.

Merci, fiston.

Je peux assister au lynchage ?

Tu seras en s�curit� ici. Descends.

Descends !

Tu seras bien avec les tiens.

Allez, descends !

Je reviendrai te chercher.

Vas-y.

Va t'en !

Elle ne te pla�t plus ?

Bien s�r qu'elle me pla�t. Je l'ai �pous�e.

Alors pourquoi tu l'as ramen�e ?

Je veux parler � ton chef.

Suis-moi.

Dis-lui que j'ai besoin d'aide.

Quel genre d'aide ?

Les blancs ne m'aiment pas et ils veulent prendre ma terre.

J'ai besoin d'aide.

ll demande pourquoi.

Je viens de te le dire. lls veulent prendre ma terre.

ll veut savoir en quoi �a nous regarde.

On est fr�res. J'ai �pous� ta soeur.

Elle �tait d�j� ta femme.

ll se fiche que tu l'aies �pous�e.

lls veulent prendre ma terre.

Comme je te l'ai d�j� dit, la terre ne t'appartient pas.

Elle appartient � personne.

Chez nous, c'est l'homme qui appartient � la terre.

Tu es comme les autres ?

Vous nous avez chass�s.

Tous ces gens meurent de faim !

C'est ta guerre.

lls ont tu� un des v�tres. lls ont viol� ma femme !

ll sait de quoi sont capables les blancs.

ll dit qu'il est d�sol�.

Pourquoi est-ce qu'on d�fendrait ta propri�t� ?

Comme je te l'ai d�j� dit,

pour nous, tu es comme les autres.

Vous divisez la terre entre vous.

Entre.

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est trop calme dehors.

Je suis sorti, tout � l'heure.

Mais j'ai rien vu.

ll se passe quelque chose de bizarre.

ll y a aucun oiseau de nuit.

ll doit y avoir quelqu'un dehors.

Je comprends pas ces gens.

La guerre est pourtant finie.

Tiens, prends �a.

Mets-toi � l'autre fen�tre.

Et les lndiens ?

lls viendront pas.

Tu leur as dit pour Joe ?

lls ont d�j� v�cu �a. C'est pas leur guerre.

Tu les as entendus ?

M. Neal ?

Je suis avec toi, fiston.

Mc Masters !

C'est Kolby !

Ecoutez, on a rien contre vous.

Livrez-nous ce noir

et on vous fiche la paix.

Alors ?

C'est un n�gre ! Vous allez pas mourirpour lui !

T'as raison, Kolby.

Mais il est meilleurque toi

malgr� sa couleur.

Vous voulez quoi ?

- Fichez-moi la paix ! - Couche-toi !

Vous voulez quoi ?

Mets-toi � couvert !

Fichez-moi la paix !

Benjie, tu es fou ?

Venez !

Allez, c'est pas le moment.

M. Neal ?

Vous l'avez tu� !

Vous l'avez tu� !

Vous l'avez tu� !

Je le veux vivant !

ll nous le faut vivant !

Ne le tuez pas !

Je l'ai !

ll risque plus de bouger.

Amenez-le au corral.

Laissez-moi faire.

On va te laisser voir ton r�ve partir en fum�e.

Br�lez la maison.

�a suffira.

Aton tour.

Tu vois, on est bien �lev�s.

Tu as quelque chose � dire ?

Tu n'as rien � dire ?

On va pas y passerla soir�e.

ll a rien � dire.

Alors, M. Kolby ?

On peut le br�ler ?

M. Kolby, on peut le br�ler ?

Tu auras au moins poss�d� quelque chose.

Arr�tez !

Arr�tez !

Ecoute-moi, Benjie.

ll y a un train qui arrive. Tu vas le prendre.

Apr�s, tout se passera bien.

Je veux pas partir...

Tu veux pas partir ?

�a va aller.

Tu prendras ce train, je te le garantis.

Esp�ce de fou.

Tu es aussi d�rang� qu'eux.

T�tu comme une mule et insens�.

Tu ne vois pas que j'essaye de t'aider ?

Tu vas monterdedans.

Tu vas m'ob�ir !

Alors ?

Sale n�gre !

Je suis pr�te, maintenant.

Tu veux rentrer ?

lls me chasseront pas de mesterres.

Encore cette histoire de terre.

T'as pas chang�.

Robin, va chercher le cheval.

Si tu rentres, ils te tueront.

Je suis encore en vie.

Et tu veux pas le rester ?

Tu es un des n�tres.

- Reste avec nous. - Je dois rentrer.

Rentrer o� ? lls ont br�l� ta maison.

J'ai encore ma terre.

Tu es un blanc. T'as pas chang�.

Tu dis d�tester l'homme blanc.

Mais lui aussi te d�teste !

Tu n'es pas indien, c'est s�r.

Tu n'as pas de foyer !

Tu es seul, Benjie.

Je dois y retourner.

Retourner o� ?

Chez moi.

Viens, Robin.Allons-y.

Tu n'as pas de chez toi !

Tu es comme nous !

Tu n'as pas de chez toi !

Sous-titres : Mahdi Benfeghoul

Sous-titrage : C.M.C.

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