All language subtitles for Play Motel 1979

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Original subtitles

- Bonjour. - Bonjour.

Je m'appelle "Trèfle à 4 feuilles". On m'a réservé une chambre.

La 3, Monsieur. Au premier étage.

- Et le bar ? - Là-bas, Monsieur.

- Un whisky. - Glace ? - Sec.

Cette broche vous va bien.

C'est un porte-bonheur.

Couche-toi, esclave.

A vos ordres, mon Maître.

Oui ?

Une lettre recommandée pour vous, Monsieur.

Ok.

- Vous pouvez disposer. - Oui, Monsieur.

"On voudrait attirer votre attention sur certaines photos

qui vous exposent sous un jour compromettant.

Afin de récupérer les photos et les négatifs,

vous devrez payer 300 millions. On vous communiquera le lieu et l'endroit.

Si vous appelez la police, les photos seront publiées.

Vous serez prévenu en ce qui concerne l'échange."

Ici Altieri. Je suis au tribunal.

Je serai à mon bureau vers 16H00.

Vous avez 30 secondes avant de parler.

Ici Corttesi, Altieri.

Veuillez m'appeler dès que possible, merci.

Ici Cortesi, Altieri.

Veuillez m'appeler dès que possible, merci..

T'as entendu ça, Luisa ?

Mon sacré mari a toujours des ennuis.

Bizarre, d'habitude c'est sa secrétaire qui m'appelle.

ça doit être sérieux.

Tu as excité ma curiosité. Tiens-moi au courant.

D'accord.

Je vous suggère d'aller chez les flics sans hésitation.

Non, je préfère pas.

Je dois éviter tout scandale car je serais ruiné.

Je préfère payer même si le prix est trop important.

S'ils me font à nouveau chanter, je ferai ce que vous suggérez.

Je vous donne juste un conseil en temps qu'avocat.

Libre à vous de l'accepter.

D'un autre côté, c'est votre fric.

Je n'ai pas d'alternative.

Je vous suggère d'y réfléchir sérieusement.

- C'est fait, je dois payer. - Très bien.

Si c'est ce que vous voulez. Au revoir.

- Allô. - Luisa ? -Oui ?

Je viens de lui parler.

BRIGADE VOLANTE SECTION 1 - OFFICIER EN CHEF

Je sais que ce ne sont que des suppositions

mais je pense ne pas être loin de la vérité.

Excusez-moi, Mme Corttesi, ne serait-ce pas une affaire de jalousie

à cause d'un... comment dire désir de vengeance ?

Je me fiche de savoir si mon mari sort avec une autre femme

ou s'il participe à des messes orgiaques.

Comme je l'ai déjà dit,

Nous n'avons pas couché ensemble depuis longtemps, j'ai demandé le divorce.

Vous me faites des copies, sergent ? - Très bien.

Des agrandissements du visage de la fille. - Oui, Monsieur.

Je vous les ramène de suite.

Remettez-les où vous les avez trouvé.

Votre mari ne soupçonnera rien.

J'ai trouvé ceci dans les publications pornos.

Le modèle du magazine est la même que sur la photo.

Vous pouvez disposer.

FEMMES DE LUXE

COEURS SOLITAIRES

TREFLE A 4 FEUILLES EDITEUR: MASSIMO LIGUORI

- Salut, Mirella. - ça va ? - Pas mal.

- Je t'ai pas vu depuis des lustres. - Hé bien...

Ce pantalon te va super bien.

C'est ma coiffure habituelle. Et toi ? T'as l'air bien.

- Salut. - Salut, beautés.

- Je t'appelle, ok ? - Ok.

- Oublie pas, ok ? - Pas d'inquiétude.

EDITIONS TREFLE A 4 FEUILLES

Arrêtez.

Willy, prends des photos'.

Arrête'. Ok, c'est parfait.

Modifions le plan. Bruno, change la bande

et apporte-moi des verres et une bouteille..

Ne salis pas les coussins.

- Aldo, assieds-toi là. - Sur le coussin ? - Oui.

- Leo, apporte le décor. - Ok.

Fais gaffe aux coussins.

Paola, viens ici. Retravaille le maquillage.

- Tout va bien ? - Oui, c'est parfait.

Leo, amène le décor de Paris.

Non, ça ira comme ça.

Anna, viens sur le plateau, on a du travail !

Toi, viens avec ton appareil !

- Juste une minute, Melle. - Oui. - Bonjour.

Je suis l'inspecteur De Sanctis.

- Voilà les diapos, Mr Liguori. - Mettez-les ici.

- Le matos en noir et blanc ? - Ils les impriment.

- C'est bien. - Ils ont presque fini.

Max, écoute ça.

"Femme passionnée, belle, jeune,

épouse insatisfaite d'un diplomate oriental,

maîtresse d'excitants secrets du Kamasutra, voudrait partager

ses expériences personnelles avec un partenaire de grande classe,

doté d'une grande capacité pour l'amour et le sadomasochisme".

Qui est cet homme qui parle à Loredana ?

J'ai l'impression de l'avoir déjà vu.

Oui, c'est l'inspecteur De Sanctis !

Y a pas si longtemps, il était à la volante.

Là, il est dans la merde. Les Moeurs battent de l'aile.

Il venait confisquer du matos là où je travaillais avant.

Ok, mais y veut quoi de Loredana, bordel ?

Du calme, Nadia.

- D'accord. - Encore une.

ça suffit pour aujourd'hui.

On vous appellera. Allez.

Ciao.

Tu viens avec moi ?

Arrête, Willy. Je te l'ai dit 100 fois:

non, non, et non.

Comme tu baises avec les autres, pourquoi pas avec moi ?

Parce que ça ne me plaît pas.

Si c'est une question de fric, je le ferai et sacrément pas mal.

Quand ce sera le cas, siffle. Ciao.

- Bonne nuit, Luigi. - Bonne nuit.

Toujours la dernière à partir, même quand vous finissez tôt.

Hé bien, il faut rentrer.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Aucun doute, sergent.

C'est Loredana Salvi.

Vous avez vraiment décidé d'y aller.

Oui. - Laissez donc la police faire son travail !

Je veux le faire à ma façon.

Si j'étais vous...

Ce n'est pas le cas, pas vrai ?

Bonsoir.

- Une chambre, je vous prie. - Votre identité ?

Chambre 21, 2ème étage, Madame.

- Et l'ascenseur ? - Juste là.

SERVICE

DIRECTION

Puis-je avoir la note ?

Tout de suite.

- Vous avez commandé au bar ? - Non.

Une minute, je m'en occupe.

J'attends dans la voiture.

Voilà, Monsieur.

Pourquoi faire l'amour dans un motel alors qu'on est si près ?

Je sais pas... ça m'a pris comme ça.

La pancarte, 'Play Motel', ça semblait excitant.

- J'ai raté la répétition. - La belle affaire !

On t'a pas distribué un vrai rôle !

"Être ou ne pas être un personnage,

telle est la question.

Y a t-il pour l'âme plus de noblesse à endurer les coups et revers d'un petit rôle

que de s'armer contre les tomates et les chardons comme premier rôle ?

Dormir... rêver...

- ...espérer..." - ...conduire.

Regarde la route, arrête de déconner.

C'est quoi ça ?

Devine un peu.

On a crevé.

Besoin d'aide ?

On doit appeler la police.

- Allô, la police ? - Ouais.

Une chose sérieuse s'est passée: j'ai trouvé un corps dans ma voiture.

Votre nom ?

- Roberto Vinci. - Où êtes-vous exactement ?

Près de l'accès de la route Aurelian vers Rome. A la station essence.

Ne touchez à rien et attendez-nous.

Le corps porte des signes de mort par strangulation,

la mort a eu lieu il y a quelques heures

mais je ne peux en dire plus avant l'autopsie.

Longhi Maria Luisa.

Elle a utilisé son nom de jeune fille.

- Puis-je, Inspecteur ? - Bien sûr.

Oui, c'est elle.

Emmenez-la.

INSTITUT DE MEDECINE LEGALE MORGUE

J'aimerais vous poser quelques questions.

Passez demain à mon bureau si vous prédérez.

Amenez votre avocat, si vous voulez.

- Au revoir. - Au revoir.

A demain, au revoir.

Attendez-moi dans la voiture.

- Tu me crois ? - Maintenant, oui.

Je ne discuterai pas sur le fait que tu aies vu ce cadavre,

mais je pensais que tu avais rêvé.

Cortesi sait-il que le corps de sa femme se trouvait dans le coffre de ma voiture ?

Non, pas du tout.

T'as parfaitement bien joué au détective.

Modestement, jouer est ma force.

Oui, c'est exact. Tu es un acteur de théâtre.

- Tu sais quoi... - Oh, non, pas ça.

Ma part dans cette histoire s'arrête là. J'en ai plus qu'assez.

Tu as lu dans mes pensées.

Je dois admettre que j'attendais une réaction différente.

Dans ce genre de situation, beaucoup se prennent pour des flics.

Je n'ai point cette folle ambition.

ça ne veut pas dire que je t'aiderais pas à l'avenir.

- Au revoir. - Au revoir. - Mme Vinci.

Toi, par contre, le courage, c'est pas ton fort.

Quoi ? Tu penses que je devrais m'impliquer plus ?

- Tu sais, je l'ai fait pour toi. - Oui, sans rien me demander.

A part le fait qu'aider la police est un devoir civique.

Cela te fera aussi un peu de pub pour ton spectacle.

Mes affaires m'occupent tellement malheureusement

que cela a ébranlé ma relation avec mon épouse.

- Vous l'avez négligé ? - Pas vraiment.

J'avais très peu de temps à lui consacrer.

Mais elle ne s'est jamais plainte.

Que faisiez-vous hier après-midi ?

Une réunion d'affaires qui s'est déroulée jusqu'à minuit.

- Et vous êtes rentré chez vous ? - Oui, bien sûr.

Ne pas trouver votre femme chez vous ne vous a pas inquiété ?

Ce n'était pas la 1ère fois que Luisa rentrait tard.

Souvent, elle restait le soir chez sa mère.

Mais ne vous prévenait-elle pas dans ce cas-là ?

Oui, au début de notre mariage, mais pas ensuite.

Vous ne vous entendiez pas bien ?

Pas vraiment.

Nous vivions séparés depuis un certain temps.

Si je vous ai bien compris, votre relation était...

...quelque peu tendue. Pas vrai ?

En sortant, elle ne portait ni bijoux ni argent ?

Oui, elle portait toujours une bague.

Et...

Avait-elle de la valeur ?

Deux millions peut-être.

Pensez-vous... à un vol ?

Peut-être.

Pauvre Luisa.

Et votre avocat ?

Il est en appel.

On aurait pu penser qu'il aurait été mis au courant hier.

Les détails du dossier.

Oui. Rinaldo Cortesi.

La police croit vraiment que le mobile est le vol ?

Tout semble l'indiquer.

Je suis vraiment désolé.

2 problèmes sérieux l'un après l'autre:

le chantage et par dessus-tout, la mort de votre femme.

- Tout ça est très sombre en effet. - Allez, haut-les-coeurs !

Qu'allez-vous faire pour cette histoire de chantage ?

J'ai pas encore décidé.

Si vous avez prévenu la police après le meurtre de votre femme,

votre position va s'aggraver.

Parce que, de bonne foi,

vous avez parlé à la police de la relation exacte avec votre épouse.

Et si vous étiez l'inspecteur, qu'en penseriez-vous ?

Payez et toute l'histoire restera secrète.

Je ne pourrai pas venir aux funérailles demain.

Mes condoléances.

Merci.

N'en parlez à personne.

Ne référez-vous qu'à moi.

- Très bien. Bye. - Bye.

- Inspecteur, entrez. - Bonsoir.

Désolé de vous embarquer à nouveau dans cette histoire.

Malheureusement, on ne peut faire sans votre aide. - Asseyez-vous.

Je peux peut-être aider.

Le réalisateur m'a laissé sortir des répétitions

et l'émission n'aura pas lieu avant 3 semaines.

Me dites pas que vous avez changé d'avis au sujet de ma proposition.

C'est ma femme qui m'a incité.

Pas seulement. Je veux y participer aussi.

Me dites pas que les femmes devraient rester en dehors de ça.

Je ne suis pas si misogyne.

- Vous voulez un verre ? - Un whisky, s'il vous plaît.

J'étais aux funérailles de Mme Cortesi aujourd'hui.

D'une foule de gens respectables, j'ai découvert un visage.

Un certain Max Liguori. Regardez.

- Je le connais pas. - Cependant, moi oui.

Il y a 10 ans, il a pris 2 ans pour esclavage sexuel.

Il est directeur d'un magazine porno aujourd'hui.

Vous êtes sûr de l'avoir jamais vu ?

Non.

Dans ce motel où vous êtes allés ?

Je dis qu'il faut partir pour Florence immédiatement.

Il y a un train à 00H20. Spécial lune de miel.

- Une nuit en couchette, vous voyez... - Actuellement, on a une voiture.

Je vous demande pardon.

- C'était pas une mauvaise idée. - ça, tu peux le dire !

Qu'y a t-il ?

Je m'appelle Liguori. J'ai réservé une chambre.

- Numéro 3, 1er étage. - Merci.

Venez.

Après vous.

Quelle atmosphère !

Et voilà ! Qu'est-ce qui te tente ?

Voyons...

Le domino est pour toi.

Et moi... la Reine de Piques.

- Amour et mystère. - Magnifique.

- Non, j'aime pas. - Pourquoi ?

Laisse-moi choisir autre chose.

C'est ça, c'est pour toi.

Amour interdit. ça te convient bien.

- T'aurais dû être prêtre. - C'est vrai.

- La chambre no 7, je vous prie ? - Bien sûr. - Merci.

Mon enfant.

Oui, c'est vrai, j'aurais dû être prêtre.

Cette perruque ! Je la supporte plus.

Elle semble m'aller mais c'est insupportable.

Comment les femmes en supportent elles une différente chaque jour ?

Comment ? Par vanité, elles font avec.

Tu l'as fait parce que l'Inspecteur l'a décidé,

donc c'est ton devoir.

- Comme on le soupçonnait. - Qu'as-tu découvert ?

Les galipettes ont lieu entre les chambres 3 et 4.

- On s'était pas trompés. - Silence.

J'aimerais vraiment savoir la part que Max Liguori joue dans ce sale jeu.

Suivons-le.

STUDIO PHOTOS 1ER ETAGE

Nous sommes donc restés au Play Motel.

Ils nous ont pris pour des amoureux en lune-de-miel.

Rien ne s'est passé les deux premiers jours.

Pendant ce temps, on était occupés avec notre histoire.

C'était le moins que vous puissiez faire.

Mais Roberto n'en était pas plus heureux.

Le 3ème jour, ce Max Liguori arriva avec Valeria Manzotti,

l'épouse de l'industriel.

- Dans la chambre no... - Numéro 3.

Nous avons affaire à des gens sans scrupules et bien organisés.

Il nous faut des preuves concrètes pour coincer le plus gros poisson.

- Bonjour. - Bonjour.

- Je vous ai appelé pour des photos. - Ah, c'est vous, entrez.

- Vous voulez faire des films. - Je veux au moins essayer.

Avant que ne parle mon appareil, je dois vous dire ceci:

vu votre silhouette, ça ne vous posera aucun poblème.

Vous plaisantez ?

Mais si vous voulez, je peux vous aider.

J'ai pas mal d'amis dans le business.

Je peux vraiment vous aider.

Retirez cette veste.

On commencera par le matériel en noir et blanc.

Retirez le jeans, je veux voir vos jambes.

- Quoi ? Le jeans aussi ? - Certainement.

Aujourd'hui, il faut montrer, ma chère.

Sinon, les photos n'auront aucun sens.

Ne soyez pas embarrassée à cause de moi.

Hé bien, je...

J'ai l'habitudes des filles nues. j'en vois tous les jours:

actrices, starlettes, modèles...

Allez, dépêchez-vous.

J'ai pas beaucoup de temps. J'ai d'autres choses à faire.

Voyons...

- Oui, plus de lumière. - Je suis prête.

- Pour un portrait de famille ? - Hé bien...

Vous photographier ainsi sera inutile. - Mais...

si vous cachez ce que veulent les producteurs, ça ne sert à rien.

Vous ne devez pas avoir honte, vous avez tout ce qu'il faut.

Enlevez ce chemisier.

Allez.

Voyons ces nichons.

Ils sont beaux.

Pourquoi ne pas les montrer ?

Allez, c'est ça. Mettez vos tétons en avant.

Encore.

Le chemisier. Bougez plus.

Arrêtez, lâchez-moi ! Vous faites quoi ?

Arrêtez, laissez-moi !

- Excusez-moi, désolé. - Vous êtes malade ?

Vous êtes fou !

Allez vous arranger. On va faire des gros plans.

- Où est la salle de bains ? - Au fond, à gauche.

CHAMBRE NOIRE

Venez quand vous aurez fini,

Je suis prêt.

Bien, vous voilà.

Là-bas près des sièges.

Partons d'ici.

J'ai résisté à l'impulsion de voler quelques négatifs.

Cela n'aurait point été judicieux.

Tu les aurais rendu soupçonneux, l'inspecteur ne nous l'aurait pas pardonné.

Lui aurait pas été content s'il m'avait surprise dans la chambre noire.

Cependant, jouer les détectives est super excitant.

Ouais... mais n'oublie pas d'être prudente.

Je dois te voir immédiatement.

Quelque chose de sérieux s'est passé.

Quoi ? Raconte-moi.

Je peux pas parler au téléphone,

Je te raconterai quand je te verrai.

A l'endroit habituel... une demi-heure.

- Ok ? - Oui, ciao.

Quel sale porc !

J'ai pas le choix. Je dois payer.

Quoi, tu es folle ? 100 millions ?!

Que puis-je faire d'autre ?

Laisser ternir ma réputation ?

Sans parler de mon mari et de mes enfants ?

Je vais mettre mes bijoux au mont-de-piété, c'est tout.

J'aimerais que tu viennes avec moi quand ça se fera.

Je ne suis pas sûr de rester calme

et m'empêcher d'étrangler ce sale petit maître-chanteur.

Allons-y.

Tiens.

Donne-moi le paquet.

Tiens.

- Attends ici. - Ok.

Voilà.

Tu les as toutes ?

Je crois...

Oui, c'est ça. Monte, on y va.

Non, je préfère marcher.

- Vas-y, toi. - Viens avec moi.

Bon sang, m'énerve pas. Je dois calmer mes nerfs.

Allez, je vais marcher et je prendrai un taxi, ok ?

Comme tu veux.

Bien, avance.

Oui, on ne bouge plus.

Parfait.

Encore.

Plus naturelle, plus naturelle.

Bouge plus.

Ok.

Tourne-toi.

Continue.

Bouge encore.

C'est ça.

Maquillage.

- Maquillage ! - ça vient !

- Quoi, maintenant ? - Viens.

Rafraichis son visage et mets ses cheveux ainsi.

Ok.

Anna, viens, on va continuer avec toi.

Déshabille-toi mais d'une manière spontanée.

CONFIDENCES EROTIQUES UNE FEMME A PLEIN REGIME

Juste une minute.

Entrez.

- Vous devez signer cette lettre. - J'ai pas le temps.

- Je le ferai plus tard, j'appellerai. - Très bien.

- Le relevés de banque sont arrivés ? - Oui, les voilà.

Oh, bonjour, Madame. Je vous le passe, au revoir.

Votre femme, au téléphone.

Qu'y a t-il, chérie ?

Oui, je me rappelle. Tu n'as pas à t'inquiéter.

Le sénateur a confirmé ?

Son Eminence aussi ?

Merveilleux, je serai à l'heure.

Pas de problème, ciao.

J'attends de grandes choses de la réunion de ce soir.

C'est quelque chose d'avoir le cardinal à cette réception.

Une vie saine, de la rectitude et un profond sens moral.

- Vous pouvez y aller, Aureli. - Merci.

"Jeune femme aristocratique, très belle, sensuelle, vivieuse,

échangerait une expérience sadomasochiste

avec un homme socialement élevé, raffiné et discret.

Boîte 218, San Silvestro, Rome."

- Mr Toselli ? - Oui.

- Je m'appelle Anna. - Appelez-moi Guido.

Asseyez-vous.

Alors...

Le lapin est dans le piège. Nous avons besoin de celui qui sait le cuisiner.

Et le voilà.

Faut se garer ailleurs, sinon on sera repérés.

Vous êtes belle.

Retirez votre soutien-gorge.

Oh, jolis nichons !

Retirez votre culotte...

Non !

Mon Dieu, ça doit faire la quatrième fois !

Le résultat de la migraine de son épouse.

Elle a dû le sevrer pendant la lune-de-miel.

On l'a suivi, on sait où elle réside.

Je crois qu'il est temps pour vous d'entrer en scène.

- Seule. - Seule ?

J'ai une astuce, si ça marche, ce sera une grande avancée.

Mais restez en dehors, du moins pour l'instant.

Avancez.

Une minute, j'arrive.

Pourquoi être pressé ?

C'est quoi ce bordel ?

Vous êtes qui bordel et vous voulez quoi, bordel ?

Vous étiez avec un homme au Play Motel. - Et alors ?

Qui êtes-vous ? Sa femme, sa petite amie, peut-être ? - Rien de tout ça.

Alors, pourquoi vous voulez savoir ? C'est mon affaire.

- ça pourrait intéresser la police. - La police ?

- Et pour quelle raison ? - Chantage.

- Chantage ? - Oui.

Et faites pas la maligne.

Vous rigolez ou quoi ?

Le chantage est-il une farce ?

Je n'ai fait chanter personne.

Oh, oui ?

Appelez 4543: Mr Guido Toselli.

- Allô. - Allô.

Allô, qui est-ce ?

- Mr Toselli ? - C'est exact.

- Guido. - Qui est-ce ?

- C'est moi. - Qui ça ?- Anna.

Salope ! Putain !

Je paierai les 300 millions,

j'espère juste que t'auras assez un jour pour ton cancer. Putain !

Satisfaite ?

Je ne suis au courant de rien.

Je suis une pute, c'est vrai.

Mais c'est ma profession.

Et 3 millions... on gagne pas si souvent autant de fric.

Y en a tant.

Avec la douleur et l'humiliation que je dois supporter.

Concernant le chantage, je sais rien, je le jure.

Vous serez impliquée quand ces histoires vont éclater.

A moins que...

- Ciao. - A demain.

On va attendre qu'ils soient tous partis.

- On entre ? - Oui, Willy sera seul.

- Tu sais ce que t'as à faire ? - Oui, t'inquiète pas.

Bonsoir, Luigi.

Bonsoir. Qu'est-ce qui vous amène à cette heure ?

Un rendez-vous avec Willy, Je veux lui présenter ma copine.

Parfait.

Le bureau de l'éditeur. Attention.

Que fais-tu ici ?

Tu es censée venir demain matin, pas ce soir ?

Vous, les hommes, comprenez jamais rien sur les femmes.

Il t'est pas venu à l'idée que plus je te rejetais,

plus je te voulais ?

- J'ai choisi la mauvaise nuit. - Viens ici.

Bonsoir, Mr Liguori.

Qui est cette fille qui est sortie il y a 1/2 heure ?

La jolie blonde en jeans ? - Oui.

Je sais pas, Je ne l'ai jamais vu.

- Elle est venue avec Melle Anna. - Anna ?

Et Anna ?

Elle est partie avec Willy y a 10 minutes.

Elle est jamais venue les chercher.

Cette petite garce d'Anna.

Elle jouait double jeu.

Allô.

Allô !

C'est Anna.

J'entends pas, parle.

- C'est Anna. - Anna...

Anna !

Que se passe t-il ?

Anna ?

Réponds-moi !

Allô ?

Anna ?

Allô ? Anna ?

Faut informer de suite l'Inspecteur.

Je vous ai parlé de ma relation avec ma femme et mes affaires.

- J'ai rien d'autre à dire. - Si votre avocat vous le permet.

La vérité n'a pas peur de la loi.

Sauf si on demande habilement la clémence ou les circonstatnces atténuantes.

- Je suis là pour conseiller mon client. - C'est son droit.

Et c'est inaliénable.

Vu les actes criminels récents,

le dernier étant le corps de cette fille découvert hier soir,

le noeud est emmêlé et va être difficile à dénouer.

Luisa Cortesi...

...votre pauvre défunte épouse...

a été assassinée dans des circonstances mystérieuses.

Mais il est très clair

que nous n'avons pas affaire à un meurtre lié à un cambriolage,

même si le meurtrier, ou les meurtriers

ont tout fait pour nous le faire croire.

Pardonnez-nous de penser que votre femme menait une double vie.

Permettez-moi de deviner, Mr Cortesi.

Comme je vous l'ai dit, hier soir, une autre femme a été assassinée.

Une certaine...

Anna De Marchis.

Morte d'une manière similaire que votre femme.

ça doit être un maniaque.

Vous me surprenez, un avocat de peu de mots,

résumant tout d'un simple jugement.

Un jugement précipité.

Saviez-vous que De Marchis travaillait comme modèle,

pour des photos, par exemple...

Et par pure coïncidence, dans le même décor que

Loredana Salvi.

Le dossier n'est pas encore classé

car c'était plus un meurtre plutôt qu'un accident.

Je ne vois pas de connection possible entre...

Etant immergé dans vos affaires,

vous ne vous êtes pas aperçu que votre femme avait des amants.

Moi, j'en vois une.

Parce qu'il semble que les 2 femmes, les 2 modèles,

ont loué leur charmantes silhouettes...

...au Trèfle à 4 feuilles, tenu par un certain Massimo Liguori.

qui n'est pas le proprio mais un homme de paille pour autre chose.

Et qui par hasard, vous emploie pour ses affaires légales.

On a pris des photos aux funérailles de votre femme.

Parmi elle, il y en a une de Max Liguori.

qui semble bien vous connaître, Mr Cortesi.

Bon sang, ne dites rien sans m'en avoir parlé d'abord.

D'accord.

Vous me répondez ? Que faisiez vous au Play Motel ?

- Répondez. - Non, je vous en prie...

Comment avez-vous rencontré Anna ?

Quand ça ? Où ça ?

Qui vous l'a présenté ?

Pourquoi être allée chez Willy en prétextant des photos ?

Que cherchiez-vous ? Qui vous a envoyé ?

- Je ne sais pas... - Je veux savoir la vérité.

Qu'êtes-vous allée faire chez l'éditeur ?

Parle, petite salope !

Ou je t'arrache la tête !

- Oui ? - Elle a parlé ?

On l'obligera même s'il... -Laisse, je la veux vivante.

- Enferme-la dans la cave. - Ok.

Arrêtez, je vous en prie...

Et s'ils l'ont fait parler ?

C'est possible.

Elle aurait donné une version différente des faits

que nous avions convenu.

Pire, je m'inquiète pour sa vie.

Patrizia vivante est le seul marché possible pour eux.

C'est un précieux otage.

On devra la jouer fine

afin de sécuriser notre prochain mouvement.

Vous savez ce que vous devez dire.

- Allô. - Mr Cortesi ?

- Lui-même, qui est-ce ? - Pas besoin de le savoir.

- Je parle pas aux anonymes. - J'ai un certain bijou.

Qui pourrait vous intéresser.

Une broche en forme de trèfle à 4 feuilles.

Je ne fais pas dans la joaillerie, Je ne suis pas intéressé.

C'est quelque chose qui pourrait intéresser la police.

Vous m'écoutez ?

Donnez-moi une minute pour y penser.

Rappelez dans 10 minutes.

5 minutes, pas plus.

Cette histoire de chantage pourrait provenir des photos.

Le meurtre de cette fille avec qui vous étiez dans ce motel...

vous seriez dans le pétrin...

Un vrai pétrin. Ecoutez...

Acceptez leurs demandes, ils sont dangereux.

Essayez encore.

Vous avez décidé ?

Dites ce que vous voulez de moi.

20 millions.

Quelle garantie j'ai que vous n'irez pas à la police ?

Vous n'avez pas le choix.

J'accepte, mais je n'ai pas cette somme en liquide.

Je dois aller à la banque demain matin.

Je ne peux pas plus tôt.

Dites que vous pouvez pas attendre jusqu'à demain.

Désolé, ou vous me donner le fric ou je vais chez les flics.

Comment je peux faire ça ?

C'est votre affaire.

Je peux rien faire d'autre.

Donnez-moi du temps jusque demain matin.

D'accord.

Où nous donnerons-nous rendez-vous ?

Je viens chez vous ?

Oui, pas d'entourloupes.

Comment c'est possible ?

Il m'a menacé.

A quelle heure votre rendez-vous ? - 22H. - Où ça ?

Un cottage, a 16 kms sur une route de campagne jusqu'au lac.

Payez et finissons-en une bonne fois pour toute.

Désolé, je dois raccrocher. Je suis occupé.

A bientôt.

Qui est-ce ?

Cortesi.

Cortesi ?

Nous étions censés nous rencontrer demain matin.

J'ai décidé d'anticiper le rendez-vous.

Où est cette broche ?

Par ici.

Vous voyez ça ?

Avec de la patience, tous les poissons tombent dans le filet.

Il faut qu'on attrape le plus gros.

Toi ?

Le patron t'a dit de ne pas venir.

Le bureau grouille de flics. Je l'ai vu à temps.

Ils m'ont coincé aussi.

- On s'est fait avoir ! - Du calme.

- Ouais ? - Amène la fille. - Ok.

- Viens, viens avec moi ! - Où ça ?

Allez !

Allez !

Bouge pas ou je t'éclate la tête.

Avance !

Il portait une arme.

Voilà son amie.

Surpris ?

Et Liguori ?

Il est à l'horizontale.

Je l'ai payé de la même façon qui était prévue pour moi.

Et on était d'accord "pas d'entourloupes".

Essayez pas maintenant.

La broche est en sécurité.

Où l'avez-vous trouvé ?

ça n'a pas d'importance.

Soyez concerné que le jeu est terminé.

C'est une façon maligne de faire du fric.

2 hommes de paille pour le motel et la maison d'édition.

Comme faire chanter de riches obsédés avec des photos pornos.

Et vous faire chanter vous même pour créer un alibi.

Seulement...

vous ne pouviez pas prévoir les soupçons de votre femme.

Quand elle était sur le point de tout découvrir,

vous n'avez fait ni une, ni deux, vous l'avez tué.

Comme avec Loredana Salvi et Anna De Marchis.

J'ai tué personne.

C'est pire, pour tuer quelqu'un, il faut des couilles.

Mais vous êtes un lâche.

Vous les avez fait tuer.

Si c'est la seule raison,

nous pouvons remédier à cette erreur.

Bougez pas ! Police !

Bougez pas !

Vous voyez qu'une arme vide peut être utile ?

Je ferais aussi bien de ne pas être armé.

N'allez jamais au devant du danger sans arme.

C'est suspect.

Si Cortesi avait deviné, qui sait ce qui aurait pu arriver.

Comme dit le proverbe: "Tout est bien qui finit bien."

La prochaine fois que vous voulez faire l'amour,

essayez un motel sans miroir.

Si on en a envie, la prochaine fois, on prendra notre miroir.

Au revoir.

N'oubliez pas: mon nom et les photos dans tous les journaux.

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