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4 MOUCHES DE VELOURS GRIS
Roberto !
Roberto...
tu peux me le dire. J'ai été nul, hein ?
Tu rates les attaques, il faut suivre le rythme.
Mais ne t'inquiète pas, Mirko.
On ne touche pas au groupe.
Merci, Roberto. À plus.
Marko !
Espèce de fils de pute !
Attends un peu !
Que me voulez-vous ? Bas les pattes !
Ce que je veux, moi ?
Toi, que me veux-tu ? Depuis une semaine,
tu me suis avec ta tête d'abruti.
Tu es fou ?
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Je ne te suis pas.
C'est quoi ce délire ?
Lâche-moi, merde !
Je ne plaisante pas. Tire-toi.
Tire-toi ou je te plante.
Allô ?
Allô ?
Allez au diable !
Tu es réveillé ?
Oui.
Bonne nuit... ou bonjour.
Ce que tu préfères.
C'était qui ?
Je ne sais pas.
Il n'y avait personne.
Le cadavre d'un inconnu retrouvé dans le fleuve
Salut !
Au revoir Madame.
Reprenez immédiatement ces saloperies
et ne vous trompez plus de boîte !
Mettez-vous à ma place.
Je distribue des tonnes de courrier.
- Salut. - Salut, Maria Pia.
Cet étourdi se trompe toujours de destinataire
et parfois c'est embarrassant.
Je reçois le courrier du boiteux,
tu sais, Rampant, notre voisin.
Des revues porno, avec des femmes dans des positions incroyables.
Tu fais bande à part ?
Mais non. Joins-toi à nous.
C'est vrai !
Je l'ai vu, de mes yeux vu.
Quoi donc ?
Rien d'important. Une exécution en Arabie saoudite.
Là-bas, on coupe la tête aux criminels.
On attache les mains dans le dos du condamné.
On le fait mettre à genoux sur la place publique.
C'est là que le bourreau arrive,
un cimeterre dans la main droite
et un stiletto dans la main gauche.
Il plante le stilton dans la nuque du condamné,
qui se raidit d'un coup.
Le bourreau lève le cimeterre
et frappe le cou raidi par le stiletto...
et la tête, paf !
Elle part du premier coup !
Mon Dieu !
C'est horrible !
Qui l'a invité, celui-là ?
Andrea...
Qu'as-tu écrit de beau, dernièrement ?
Une histoire très intéressante,
qui va avec le récit de Mirko.
L'enterrement d'un célèbre maître-coq français.
Tous les chefs sont présents.
La cérémonie est très émouvante.
Avant de sceller le cercueil, ils s'avancent tous
et assaisonnent le mort de persil et de paprika.
Je pourrais te tuer maintenant,
mais ce n'est pas le moment.
Où iras-tu chercher de l'aide ?
À la police ?
Tu ne peux en parler à personne. Tu es seul...
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Rien.
Une insomnie. Retourne te coucher.
J'ai entendu du bruit.
Il ne s'est rien passé.
Quelque chose ne va pas.
Tu crois que je n'ai pas compris ?
Allez.
Dis-le-moi.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Ces derniers temps... - Tout va bien, je te dis.
J'ai tué un homme.
Il y a quelques jours, j'ai tué un homme.
- Qu'est-ce qu'il veut ?
Je ne sais pas.
C'est ça qui est étrange. Tu comprends ?
II ne me demande pas d'argent.
Mais il me menace.
Coups de fil, lettres, photos,
objets du mort.
Tout à l'heure, j'ai été agressé.
Regarde.
Tout est là-dedans.
Il n'y a plus rien !
Mais bien sûr ! II a tout emporté. Il est venu pour ça.
C'est vraiment arrivé ?
Oui, je l'ai poignardé
et le lendemain, c'était dans le journal.
Il y avait aussi son nom ?
Non.
L'article parlait du cadavre d'un inconnu.
Tu ne me crois pas, hein ?
Et si tout ça n'était qu'un rêve ?
Tu travailles trop...
Parlons-en à Enrico, c'est ton ami.
Ça tombe bien, il est psychiatre.
Tu me crois fou, hein ?
- N'importe quoi ! - C'est ça.
Va te coucher, laisse-moi.
Laisse-moi, nom de Dieu !
Roberto...
Comment s'appelle
l'homme que tu as tué ?
Carlo Marosi. Pourquoi ?
Alors, ça doit être à lui.
Il y a ses initiales: C. M.
Et du sang.
Tu l'as trouvé où ?
Sur ma table de nuit.
Que faire ?
Je ne peux pas prévenir la police.
Je ne peux en parler à personne.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Allons-nous-en.
Partons loin d'ici.
C'est la seule solution.
Tu sais où se trouve Dieu ?
Tu m'étonnes, mon frère.
Dieu est ici.
Dieu est là-bas.
Dieu est partout.
Là, il est à la pêche.
Mon frère !
T'as pas un bifton ?
Je n'ai que ça.
C'est peu, mais ça ira.
Dieu !
C'est du vice !
Je m'appelle Dieudonné, pas Dieu !
Appelez-moi Dieudonné !
Ou alors donnez-moi un vrai surnom.
Au lieu de Dieu, appelez-moi le Tout-Puissant !
Pour nous, tu es Dieu.
- Qu'est-ce que tu veux ? - Je passais par hasard.
Par hasard, mon il !
Allez, viens.
La pêche a été bonne ?
Quatre poissons. Mais avec la pollution de l'eau,
ils ont mauvaise mine.
Ils font peine à voir.
On a envie de les mettre au lit et d'appeler un médecin.
- Va te faire foutre ! - Pourquoi ?
Pas toi, je parle au perroquet.
C'est à moi, sale bête !
II s'appelle "Va te faire foutre".
Il s'appelait déjà comme ça quand on me l'a offert.
Faut pas changer le nom de ces sales bêtes, paraît-il.
C'est pas fin, comme nom.
On n'est pas très sortables.
T'imagines ? "Ma chère, je vous présente
"Va te faire foutre" !
Bon, c'est quoi ton problème ?
Je suis dans le pétrin.
J'ai tué un homme et quelqu'un me fait chanter.
Rien que ça ?
Non, vraiment, je suis sérieux.
Que s'est-il passé ?
J'en fais quoi ?
Tu le manges.
Il est cru !
C'est bon pour la santé. 100 % de phosphore,
de protéines et tout le reste.
Moi, ça me dégoûte.
Je m'en doutais.
L'exemple typique du citadin nourri, logé, blanchi et con.
Voilà.
J'ai tué un type par accident, je ne le connaissais même pas.
La police n'est pas au courant.
Mais quelqu'un m'a vu.
Quelqu'un qui était sur les lieux.
Il m'a pris en photo et à présent il me fait chanter.
Et il y a autre chose. Ce n'est pas n'importe qui.
C'est quelqu'un qui me connaît.
Un soir, j'avais invité des amis chez moi
et j'ai trouvé une photo au milieu de mes disques.
Elle n'y était pas avant. L'un d'entre eux l'y a mise.
Tu as l'intention de payer ?
Je n'ai pas d'argent.
Demande à ta femme, elle est riche.
Il n'a pas demandé de rançon. C'est étrange.
Il me persécute sans raison.
Sale affaire.
Alors, Dieu te donne deux conseils.
Primo, fais appel à un détective privé,
quelqu'un qui ouvre l'il et assure ta protection,
car je pense que ta vie est en danger.
Arrosio est l'homme de la situation.
Un type excentrique, mais bon marché et malin.
Secundo, le professeur surveillera ta maison.
Le professeur ?
Exact.
Tu l'as rencontré.
Il habite dans le coin et passe sa vie dans un hamac.
On l'appelle "le professeur", car il connaît les bonnes manières,
fait le baisemain aux dames
et ne pète pas en public.
Et je connais par cur 1 280 versets de la Bible.
Qu'y a-t-il ?
Pour... disons 500 lires...
bon, faisons 800 par jour...
tu surveilleras la maison de mon ami, un grand musicien.
- Pourquoi tu rougis ? - Je ne rougis pas.
Si. N'est-ce pas professeur ?
Rouge comme Mao.
Bon...
Si tu vois des choses bizarres, maîtres chanteurs, assassins...
J'interviens avec violence.
Non, tu m'en informes.
Un petit poisson ?
Un petit poisson ?
Non.
Espèce de salaud !
Qu'est-ce que tu veux ?
Hein ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Je dois remettre un pli urgent.
Quoi ?
Monsieur...
Il n'y a pas de mal à remettre un pli urgent.
Pardon, je ne voulais pas...
Vous voulez me frapper ?
- Vous ne pouvez pas comprendre. - Quoi ?
Vous me tabassez, vous m'étranglez, vous avez failli me tuer...
Vous n'aimez pas les facteurs ?
Je ne suis pas idiote.
J'ai les preuves en main.
J'ai tout vu.
Oui.
Exact.
En liquide.
Vos raisons, je m'en moque. Je le fais pour l'argent.
Pas d'embrouilles, sinon, je raconte tout à la police.
Compris ?
L'aire de jeux, dans le parc.
Vous connaissez ?
Cet après-midi.
Si on te cogne,
tu cognes encore plus fort.
Ne te comporte pas comme une gonzesse !
C'est clair ? Ne pleure pas !
Imbécile !
Amelia...
Au secours ! Au secours !
- Il y a quelqu'un ? Qui êtes-vous ?
- Aidez-moi !
Quelqu'un me poursuit.
Je saute par-dessus le mur.
Dépêchez-vous !
C'est trop haut. Je vais chercher une échelle.
Ne partez pas ! Quelqu'un veut me tuer !
On veut me tuer !
Qu'est-ce que vous dites ?
Le voilà ! Au secours !
Si je te dérange, je m'en vais.
Mais non, au contraire.
Dis-moi si cette histoire te plaît.
Elle s'intitule : "Le viol de Frankenstein".
Je l'ai écrite dans un élan poétique.
Qu'est-ce qu'elle fait ici, Dalia ?
Elle a débarqué, c'est tout. Tu la connais.
Je lui dis de partir ?
Oui.
Non, excuse-moi.
Ici, tout le monde débarque sans prévenir.
En plus, la domestique a disparu depuis ce matin.
Le psychanalyste autrichien explique au baron Frankenstein
que sa créature est sanguinaire
car elle ne peut pas faire l'amour.
Libido, frustrations, donc pulsions meurtrières.
Le baron est ébloui par ce raisonnement limpide.
Il retourne au labo
et injecte au monstre une dose de... sexualité adulte.
Mais le baron exagère toujours ses dosages
et le monstre, trop bien monté, tente de le violer.
Le baron échappe de justesse aux derniers outrages et se dit :
"Le monstre est-il pédé ?"
Mais il n'en est rien !
La terrible nouvelle se répand.
Une abominable créature viole tout ce qui bouge.
Les hommes traquent le violeur,
alors que la gouvernante Eulalia,
qui vient d'avoir 75 ans, enlève culotte et soutien-gorge,
prête à se sacrifier par amour pour la science.
Qu'est-ce que tu as en ce moment ?
Rien. Pourquoi ?
II y a quelque chose qui cloche.
Tu n'es pas venu aux répétitions.
J'ai eu un empêchement.
Oui ?
C'est exact.
Non.
Je comprends.
Oui, bien sûr. D'accord.
C'était la police.
On a retrouvé la domestique égorgée.
Ils disent
que c'est l'uvre d'un maniaque.
Demain, ils passeront nous voir.
C'ÉTAIT FACILE
J'ai peur.
Ce n'est pas une plaisanterie.
Il ne s'agit plus de chantage.
On veut te tuer.
Comment tu fais pour rester ici ?
Quelqu'un entre et sort quand il veut,
t'espionne, te suit...
et veut te tuer.
Que veux-tu que je fasse ?
Tu dois te décider.
Soit on part,
soit tu racontes tout à la police.
Tu oublies une chose.
J'ai tué un homme.
C'est horrible, je sais, mais c'est un fait.
J'en prendrai pour 15 ans.
Cet homme s'appelait Carlo Marosi.
Et moi, je l'ai tué.
Allô ?
C'est moi.
On se voit chez moi ?
Ah oui, vraiment ? Je suis sûr que tu viendras.
Les choses ont changé.
Moi aussi, je lis les journaux.
Cette fois, il y a eu un mort. Je me trompe ?
Je voulais un fils digne de ce nom, pas une lavette comme toi.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Tu finiras dans un asile de fous !
- On t'a volé ton chat ? - Oui.
Cette nuit, quelqu'un est sorti de chez toi
avec un balluchon. Une silhouette noire.
J'ai voulu l'arrêter, mais...
Je me suis réveillé un quart d'heure plus tard.
Fais gaffe !
Cette fois, je suis armé.
Entre.
Tu sais, la somme convenue...
ne suffit plus, à présent.
Tiens.
Reprends ton joujou.
J'en ai assez.
La comédie de la fausse mort, passe encore.
Mais les visites nocturnes, au risque d'être pris
et la saloperie que j'ai dû faire au chat...
Et maintenant, le meurtre de la domestique.
Je sais, elle avait tout compris.
Mais de là à la tuer...
Si tu m'avais parlé de meurtres, je n'aurais pas accepté.
Alors, ça suff...
C'EST FINI À TOI DE JOUER
POLICE
DÉTECTIVE PRIVÉ
Que puis-je pour vous ?
Non, j'ai dû me tromper. Je cherchais Arrosio,
le détective privé. Pardon.
C'est moi, le détective privé.
Ah, oui ?
Je...
non, ça ne fait rien...
Mais non, ne partez pas, je vous en prie.
C'est très dangereux et je pense...
Je sais ce que vous pensez :
"S'il voit une souris, ce type maniéré
"saute sur une chaise, en hurlant." N'est-ce pas ?
C'est ce que je pense.
Tous les mêmes, les hétéros !
J'imagine que vous n'avez pas eu d'expérience homosexuelle.
Oublions ça.
Nous aussi, on est des hommes,
mais d'une autre espèce.
Ah, bon ?
C'est toi qui offres ?
II a pris quoi ?
Un steak, trois sandwiches, deux ufs et une bière.
Pas mal pour un petit creux !
Merci.
J'hésite sur la marche à suivre.
Ton histoire est incroyable.
Moi, je suis perdu.
C'est un vrai casse-tête chinois.
Mais les statistiques nous sont favorables.
- Les statistiques ? - Bien sûr.
Mon cher, je suis un privé qui a terminé ses cours haut la main,
en révélant une grande maîtrise
des techniques les plus modernes.
Néanmoins,
en trois années d'exercice de ma profession,
je n'ai pas résolu un seul cas.
Pas un seul ?
Pas un seul digne de ce nom !
Intéressant, tu ne trouves pas ?
- Oui, mais ça ne veut pas dire... - Ça veut dire que...
selon les statistiques,
une série négative des plus impressionnantes
sera enfin interrompue.
84 échecs !
Un record fantastique, absolument fabuleux.
Une telle série ne peut que s'arrêter.
Même en restant dans mon bureau, le criminel viendrait à moi.
- Tu comptes faire ça ? - Oh, non.
Ton cas me passionne tout particulièrement.
Je t'assure.
Que voulez-vous ?
Dites au facteur de ne pas se tromper quand il distribue ces saloperies !
De l'eau dans le gaz avec ta femme ?
- Tu la trompes ? - Non !
Vous êtes très riches ?
Pas moi.
Pourquoi, ta femme, si ?
Elle vient de faire un gros héritage.
Que signifie "Oh ! Ah !"
Non, rien, seulement "Oh !"
Ne va pas t'imaginer...
Qu'est-ce que tu écris ?
Rien. Je prends des notes. C'est fini.
Bon, arrête-toi sur le côté.
Je serai l'homme invisible, mon cher.
On s'appelle, bye !
Ça se gâte. Ils sont là depuis une demi-heure.
Sauve-toi. "Fuis loin de ta demeure."
La Genèse, 12-1.
Je vous rejoins, Commissaire.
Je vais avec eux
pour l'histoire d'Amelia.
J'ai vu les photos du cadavre.
C'est horrible.
Madame Tobias !
J'arrive.
Tu fais ce que tu veux, mais moi, j'en ai assez.
Je ne rentre pas à la maison.
J'irai ailleurs.
Moi aussi, j'ai pris une décision.
Finir ma mission c'est mieux que d'aller en prison.
Donc, je reste ici.
Mais tu as raison de partir.
Va chez tes amis
et appelle-moi de temps à autre.
Tu me cherches des noises ?
Pourquoi tu n'es pas parti avec Nina ?
C'est pas tes oignons.
Ne t'énerve pas.
Tout ira bien.
Tu verras.
Quoi donc ?
Nina m'a raconté l'histoire du chantage
et tout le reste.
Rassure-toi,
ce n'est pas moi qui te trahirai.
Elle avait besoin de vider son sac.
Puisque tu sais tout,
que me conseilles-tu ?
D'abord de prendre un bain pour te détendre
et après on en reparlera.
Ne rate pas ton train, Dalia.
J'ai d'excellents sels de bain relaxants.
Je ne prendrai pas de bain !
Mon Dieu ! Roberto !
Espèce de crétin !
J'ai eu si peur.
Regarde, je suis trempée.
Redresse-toi, je vais te masser le dos.
Ça va mieux ?
Pas de ça, compris ?
Arrête, s'il te plaît.
Non... Allez, arrête...
Tu sais...
Nina est ma cousine
et aussi ma meilleure amie.
Mais je n'ai pas de remords de coucher avec toi.
Tu trouves que je suis perverse ?
J'ai besoin d'autres documents. Les lettres...
tout ce qui est lié au chantage.
Des photos de toi, des tiens,
de tes amis, les adresses, tout ce que tu possèdes.
Tout est là-dedans.
Des centaines de photos.
- Prends tout. - Merci.
Ton épouse, j'imagine ?
Non, c'est une amie...
une parente...
Bonsoir.
J'ai autre chose dans ce meuble.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien, un cauchemar.
Tu as raté ton train ?
Je pense que j'en raterai d'autres.
Non, c'est impossible...
Dédoublement de la personnalité
Comportement normal au quotidien
Allô ?
C'est moi, Arrosio. Rien de neuf.
Sur les photos, j'ai remarqué une étrange ressemblance.
Une ressemblance ?
Une bêtise, sans doute. On en reparlera.
Je voulais te signaler que je m'absentais quelques jours.
À plus tard.
Attends un instant.
Est-ce que le nom "Villa Rapidi" te dit quelque chose ?
Jamais entendu.
- Bien. Salut. - Pourquoi ?
CLINIQUE PSYCHIATRIQUE
Le sujet souffrait de paranoïa,
qui se manifestait par des crises très violentes.
Il s'agit plus spécifiquement d'une forme de folie meurtrière.
Son séjour a duré 3 ans.
Après la mort du père,
les crises ont disparu.
Nous avons considéré que le sujet était guéri.
Néanmoins, il faut souligner que le père en question
n'était pas le vrai père.
Roberto... téléphone !
C'est Nina.
Salut, chérie.
Bien.
Non, rien de neuf.
Je n'ai aucune envie de partir.
Je te l'ai dit.
Vous cherchez quelqu'un ?
C'est vous que je cherchais.
- Moi ? - Bien sûr.
Je pensais que l'appart servirait de baisodrome.
En fait non, personne ne vient.
Vraiment !
- Tu es sûr ? - Jamais je ne te mentirais !
Je n'en doute pas.
La personne en question sort.
Je te remercie, mon ami.
Mais je t'en prie !
Appelle-moi à l'occasion !
Compte là-dessus.
Pardon !
Pardon !
Excusez-moi.
Félicitations.
Tu avais deviné.
J'avais raison.
Cette fois, j'avais réussi.
Nina m'a appelé.
Elle veut que tu la rejoignes.
J'ai compris. Merci.
Écoute-moi, s'il te plaît.
J'ignore pourquoi, mais elle avait très peur pour toi.
Pourquoi tu ne l'écoutes pas ?
II y a une autre femme ?
Non... pas exactement.
Tu veux détruire ton couple ? Nina deviendra comme Maria Pia !
Quoi, Maria Pia ?
Tu ne savais pas qu'elle était amoureuse de toi ?
Arrête...
Elle t'aime depuis toujours.
Elle ne s'est pas mariée, elle est chaste.
Elle te vénère en silence, seule comme un chien.
Détective privé retrouvé mort
Mesdames et messieurs,
veuillez apprécier les finitions internes.
Fini le satin habituel, exit tout ça.
C'est dépassé. Place à la soie naturelle.
Je vous signale
que si quelqu'un d'entre vous
devait, par accident,
nous quitter pendant l'exposition,
il pourra bénéficier de 50 % de réduction sur son cercueil.
Parle pour toi !
Joli endroit pour un rendez-vous.
Je l'ai choisi exprès.
En voyant combien de gens spéculent sur les cadavres,
on oublie un peu la peur de la mort.
Mourir devient un fait inéluctable
qui s'inscrit dans une économie de marché.
Vous permettez que j'allume ma cigarette ?
Merci.
Pour couronner le tout,
il y a ce rêve horrible d'une décapitation.
Ce qui est étrange,
c'est qu'en rêve, je n'ai pas peur.
Merci.
On dirait un pressentiment, un présage...
C'est la réalité ou c'est moi qui deviens fou ?
"Le secret fut révélé à Daniel
"dans une vision nocturne." Daniel, 2-19.
Exact.
Écoute-moi.
C'est plus sérieux qu'il n'y paraît.
Tu dois aller voir la police.
Pour me retrouver en taule !
Installez-vous, je vous prie.
Voilà.
Qu'en pensez-vous ?
- Il vous plaît ? - Je me sens à l'étroit.
Ce n'est guère confortable.
Je vous assure qu'aucun de nos clients
ne s'est plaint du manque de confort.
Je me tâte.
C'est sûrement un paranoïaque
qui joue un drôle de jeu avec toi.
J'ignore pourquoi,
mais il veut te flanquer la trouille avant de te faire la peau.
Perspective réjouissante.
Que penses-tu des autres morts ?
Modèle à deux places pour double décès.
Le grain de sable qui fait gripper la machine.
Quelqu'un a découvert l'identité de ton persécuteur
et il a fallu l'éliminer.
Ensuite, il a pris goût à tuer.
La mort de ses semblables, le sang,
la souffrance l'excitent.
Une vraie paranoïa meurtrière.
Ces types commettent des massacres
pour des raisons futiles, en apparence.
Écoute ta femme et mets-toi au vert pour quelque temps.
Mais où ?
Tu crois qu'il arrêterait.
Aucune idée, mais ça ne coûte rien d'essayer.
Tu finiras dans un asile de fous.
Je voulais un fils digne de ce nom, pas une lavette comme toi.
Si on te cogne, tu cognes encore plus fort.
Allô ?
Non, c'est impossible.
Il est en train d'enregistrer.
C'est urgent ?
Très bien.
Je lui dirai de vous appeler.
Allô ?
On écoute l'enregistrement.
Une certaine Dalia a appelé, c'est urgent, rappelle-la.
D'accord, merci.
Madame Tobias !
Nous allons tenter une expérience scientifique.
Votre présence ou celle d'un proche est requise.
Ses parents ne peuvent pas.
Moi non plus.
Voyez avec mon mari.
Le laboratoire est prêt ?
Je voudrais vous parler.
À quel sujet ?
Au sujet d'une expérience sur les yeux de la jeune femme.
Vous savez, sans doute,
que la dernière image aperçue par la victime
reste longtemps imprimée sur la rétine.
Par un procédé compliqué,
mais pas impossible, on peut photographier cette image.
Les expériences en Allemagne,
aux États-Unis et en Italie,
ont été concluantes.
On a même réussi à voir le visage de l'assassin
au moment où il commettait le crime.
C'est quoi, ça ?
On dirait des mouches.
Quatre mouches.
C'est vrai.
On dirait vraiment 4 mouches.
Qu'est-ce que cela signifie ?
C'est une solution possible.
Mais ne bouge pas d'ici.
C'est toi qui choisis le terrain.
Il ne te reste plus qu'à attendre.
Tôt ou tard, il se manifestera.
Tu seras là pour l'accueillir.
Il faut des couilles, petit gars. Est-ce que tu en as ?
On va bien voir.
D'accord.
Je t'appellerai.
- Allô ? - Salut, c'est moi.
Comment ça se passe ?
Bien. Pour l'instant rien à signaler.
Tu veux que je vienne ?
II vaut mieux être deux...
Dieu ?
Allô ?
Nina !
Roberto...
Que se passe-t-il ?
Que fais-tu avec ce pistolet ?
Pourquoi tu restes dans le noir ?
Pendant un instant,
j'ai pensé...
Tu ne pouvais pas rentrer à un autre moment ?
Que se passe-t-il ?
Pars, sur-le-champ !
J'ai eu tort de partir. Je veux rester près de toi.
Pas maintenant, je t'expliquerai.
Sauve-toi, tu entends ?
On en reparlera demain. Reviens demain.
Que se passe-t-il ?
J'attends quelqu'un. Franchis cette porte et file.
File jusqu'à ma voiture.
Tiens, voilà les clés.
Roule dans la ville, n'importe où,
mais sauve-toi d'ici, compris ?
Allez, vas-y !
On dirait vraiment 4 mouches.
Quel idiot je fais !
II ne fallait pas chercher loin.
Qu'est-ce que tu racontes ? Tu es fou ?
Tu as tué Dalia.
Ce qu'elle a vu en dernier,
c'est ton médaillon qui oscillait.
C'était toi... toi !
Tu l'as tuée !
Bas les pattes !
Recule !
Tu as compris trop vite.
Je ne m'y attendais pas.
Recule !
Contre le mur !
J'aurais voulu
te voir mourir lentement,
en souffrant...
Recule, je te dis !
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Parce que tu lui ressembles tant.
Tu es touché à l'épaule ?
Tu as mal ?
Je sais ce qu'on ressent.
Moi aussi, j'ai beaucoup souffert.
C'est mon salaud de père
qui m'a fait souffrir !
Parce que...
il voulait un fils à tout prix.
Il se sentait dupé parce que j'étais une fille.
Je devais m'habiller en garçon.
Il me battait !
II me battait !
Toutes ces années,
il m'a fait endurer le pire.
Mais je l'ai déçu.
Je n'ai pas réagi en homme.
Il disait que j'étais folle...
comme ma mère.
Elle est morte dans un asile.
Il m'a fait enfermer
pendant 3 ans.
Tu sais ce que disaient les médecins ?
Que j'étais folle,
une pauvre cinglée,
une maniaque.
Qu'en savaient-ils
de ce que j'avais enduré ?
Je n'ai pas eu le temps d'accomplir ma vengeance.
Il est mort de sa belle mort.
Il est mort
avant que je sorte
et que je puisse le tuer.
Je devais trouver quelqu'un
qui paie à sa place...
pour tout ce qu'il m'avait fait.
Je devais me venger.
Et je l'ai trouvé.
Je t'ai rencontré.
C'était incroyable.
Un vrai miracle.
Vous vous ressembliez
comme deux gouttes d'eau.
Ne bouge plus !
J'ai fait au plus vite.
Elle est folle.
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