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- Bonjour, les campeurs !
Ici Radio Camping !
La température aujourd'hui sera de 30 degrés.
Et ce soir, n'oubliez pas le grand concours du lancer de tongs !
Record Ă battre : 36,15 m, amis campeurs !
Ma Beauté (Maßtre Gims)
...
- Ăa me dĂ©range pas.
- Faites pas la tĂȘte, monsieur.
- Quand j'ai tapé Vanessa pour covoiturage,
c'était pas pour avoir les 2Be3.
- Les quoi ? - Les 2Be3.
Un trÚs bon groupe des années 90. Genre les Beatles.
Sauf qu'ils sont trois. Enfin, ils étaient trois.
Filip est décédé en 2009.
- Vanessa, c'est ma sĆur. Elle a eu un problĂšme.
- C'est ça.
Quelqu'un veut un Babybel ?
- Ouais, merci.
- Jetez pas l'écorce, j'en fais des bougies.
...
- Qu'est-ce qui t'arrive, Jacky ?
Ăa fait cinq fois qu'on fait le tour du rond-point.
- Je me rappelle plus oĂč on va.
- On va Ă Arcachon.
Et ça fait 50 ans qu'on y va, je te signale.
- 50 ans qu'on est ensemble ?
- Il serait temps de changer les bougies.
...
- Je connais bien les jeunes. Ma fille a 17 ans.
Kimberley.
- Kimberley ?
- Comme dans Les Feux de l'amour.
Tu fais quoi, Benji ?
- Un peu comme tout le monde, école de commerce.
Mais mon kif, c'est la musique.
- Non, avec tes chips. Tu nourris la voiture ?
- Mange Ă la fenĂȘtre ou attends la pause.
Et toi José, tu fais quoi ?
- J'en ai pas mangé.
- Non. Dans la vie, tu fais quoi ?
- Brancardier Ă Dijon.
- Waouh !
Et vous, Robert ?
- Il me vouvoie ?
- Hou lĂ .
Je préfÚre. Tout va vite, aujourd'hui.
Genre, je te tutoie, je respecte pas ta différence. Non, non.
Pas moi.
- Et vous, vous faites quoi ?
- Moi ?
Pareil.
Projets.
Aussi.
...
Allez.
Terminus, tout le monde descend.
Vous oubliez rien ?
On vient vous chercher ?
- On rejoint un pote du Club Mickey.
Il a un appart.
On va dormir chez lui.
- TrĂšs bien, c'est parfait.
Tout ça me semble parfait.
- Merci, monsieur.
- Service. Bonnes vacances, les jeunes.
- Bonnes vacances.
...
Klaxon italien
...
- Calmez-vous, M. Chirac.
Vous ĂȘtes dĂ©boussolĂ©.
Quand j'ai repris les Flots Bleus
pour Campéole,
on était proches de la réserve indienne.
Je viens de la restauration.
Manager du Buffalo Grill sur la rocade de Pau.
Sortie Sud.
Entre Cuir Center et la Halle aux Chaussures.
Fort de cette expérience,
j'ai restructuré le camping à l'américaine.
Les tentes et les caravanes sont maintenant...
A Beverly Hills.
Dans la partie sud du camping.
- Beverly Hills ?
On est surtout au bout du camping, à cÎté des waters.
- Je vous rappelle que Beverly Hills, c'est 20% moins cher.
- M. Carello.
On a un problĂšme avec le wifi en salle de fitness.
- Patrick ! T'es arrivé ?
- Le 37, tu fais quoi ?
- Je bosse ici, mon poto.
Je suis dans la merde pour payer, alors M. Carello
m'a proposé la coordination technique et logistique
des structures de plein air.
- Paulo est lĂ ?
- Il est arrivé, mais solo.
- Et Sophie ?
- Ils ont divorcé.
- Les deux ?
- Elle a vu l'historique de son ordinateur.
Et y avait pas que de la livraison de pizzas.
J'y retourne.
On se voit à l'apéro !
- Gaby.
- Oui ?
- Tu pourras réparer les raccords des chiottes du 22 ?
- OK, boss.
- Bonnes vacances,
M. Chirac.
Je m'appelle Stéphane Carello.
Mais ici,
on m'appelle Stéphane.
La petite brochure.
Tu vas te régaler, Patoche.
- J'espĂšre...
Stéphanoche !
- T'es sûr de trouver du boulot ?
- J'ai vu une voyante.
Si je fais le bien autour de moi, j'aurai une belle surprise.
C'est du travail.
- Avec la crise, va chez PĂŽle Emploi.
- Ou Ă Lourdes.
- Tu y crois, toi ?
- J'ai payé.
- Il suffit juste que tu sois la fée Clochette.
- Elle t'a dit quel genre de boulot ?
- C'est pas une agence Intérim.
- Oh ! Ces mouches, c'est infernal !
Regardez le nouveau ruban.
Pourquoi y a tant de mouches ici ?
- Devine. Je t'en foutrais, du Beverly Hills !
On est parqués au fond comme des rats.
- On est bien ici.
On est en vacances.
- Pas pour tout le monde.
- Tiens, voilĂ Jacky.
On va pouvoir trinquer.
- Comment ça va ?
- Bonjour, monsieur.
Mon apéro, Jacqueline, s'il te plaßt.
- Laurette, Jacky !
Et c'est ton quatriĂšme. - On lui dira !
On lui dira !
- Qu'est-ce qui lui arrive ?
- Ecoute, on voulait pas te le dire,
mais il a plus toute sa tĂȘte.
J'ai l'impression qu'il perd la mémoire.
Surtout pour l'apéro.
- Il oublie son apéro ?
Oh bordel !
- Non, il oublie qu'il l'a déjà pris ! Il croit que c'est le premier.
- Oh bordel.
- Il a pas vu qu'il a plus son emplacement.
- VoilĂ , tiens !
Quelques rondelles de saucisson.
Tout le monde est servi sauf moi.
Pastis entre amis...
PASTIS BIEN REMPLI !
- Et vive Marrakech !
- Je suis content. Kimberley va sûrement venir.
J'ai promis Ă sa mĂšre de pas l'emmener au Shogun.
La derniÚre fois, elle avait 8 ans, elle s'était fait chier.
- Ăa lui fait quel Ăąge, maintenant ?
- Dix-sept.
- Moi, sans la grande, ça va ĂȘtre dur. Deux mois que je l'ai pas vue.
- Elle t'appelle pas ?
- Ah non.
Ah si, elle m'a envoyé une photo de ses seins par erreur.
J'ai oublié mon gant de toilette.
- Bouche l'évier avec tes coquillettes.
T'as l'air perdu, Paulo.
- La vaisselle, c'était Sophie.
Je me retrouve comme un con.
Tu te protĂšges pas les mains ?
- Ben non.
- Fais gaffe.
C'est important, la douceur des mains.
- T'as retrouvé quelqu'un ?
- J'essaye.
J'étais sur une nana, 28 ans, beau petit cul,
mais quand elle a appris mon ùge, elle m'a traité de mytho.
- T'avais dit quoi ? - 43.
- Oh lĂ , Paulo !
Redescends, on a 50 balais, on joue plus aux rigolos.
Tu veux la vérité ?
Tu fais plus 43 depuis longtemps.
Dans l'Ă©tat oĂč tu es physiquement, franchement,
c'est pas de la chirurgie esthétique qu'il te faut,
c'est de la magie.
L'important, c'est les cheveux.
Moi, ils blondissent au soleil.
- Tu t'es fait une teinture.
- Ăa va pas, non ?
- T'annonces quel Ăąge, toi ? - 32.
- T'as de la chance, t'es plus jeune que l'an dernier.
- Attends, 32, c'est aux Flots Bleus avec teint hùlé.
Aujourd'hui, j'annonce rien, mais...
Demain, aprÚs une journée de plage,
je vais faire péter le chiffre.
Et au Shogun, dans l'obscurité,
avec mon blouson Armani, mes tennis blanches et mon parfum,
je compte bien descendre Ă 29.
Tu vois.
Ăa a du bon, les vacances, mon Paulo.
Musique entraĂźnante
...
J'ai réfléchi à ton problÚme avec les femmes.
C'est comme quand on tombe de vélo.
Faut remonter dessus.
J'ai.
C'est important, Paulo.
Vraiment.
Faut que tu chopes rapido.
Une belle, une moche, une rousse, on s'en fout.
Faut que t'y retournes, Paulo.
- Patrick !
Patrick !
Musique entraĂźnante (2be3
...
- Qu'est-ce que vous foutez lĂ ?
- C'est une galĂšre, monsieur.
- Vas-y, dis-lui.
- On devait squatter chez Kévin, du Club Mickey.
- Ouais.
- Mais il a rencontré une meuf hier soir
et on peut pas rester.
- Si y a un problĂšme, je suis lĂ . - Je les connais.
- En gros, on est Ă la rue.
Et comme le covoiturage s'était bien passé,
on pourrait partager votre tente.
- Ouais, un cocouchage, quoi.
- VoilĂ . - Juste deux ou trois jours.
Kévin, ça dure jamais plus avec une meuf.
- Il a peur de s'attacher.
- Désolé, les gars.
Les vacances, c'est les vacances.
Et je suis pas Ă l'abri de ramener une copine ou deux.
Voire trois. Donc niveau place...
- On a compris, merci. Les gars, on se casse.
Salut !
- Arrivederci !
- Et la fée Clochette ?
Pas sympa, pas de boulot à la rentrée.
Et c'est des mĂŽmes.
Ils ont droit Ă des vacances.
- José !
Je vous rappelle les basiques.
On débarrasse son bol, on lave son bol,
on range son bol.
Deuxio :
on ne fait pas sécher sa serviette sur celle du copain, sinon...
Ăa ne sĂšche jamais.
Et une serviette propre, sans grains de sable.
Le sable est l'ennemi du tapis en polyéthylÚne.
OK, vu ?
Ah.
Tertio, et non des moindros,
on ne laisse pas un rouleau de PQ avec deux feuilles.
On pense aux copains.
En gros, ici,
on n'est pas
Ă l'hĂŽtel.
- On avait remarqué.
- Salut, Jean-Marc.
- Salut, Jacky.
Et bien évidemment,
aqui,
ici,
pas de drogues.
No stupefianto.
Chouffe ?
- On fume pas, nous.
- C'est ça. Vous ĂȘtes des jeunes.
- C'est quoi ? - Pas touche.
J'appelle ça
mon ''au cas oĂč''.
Mon livre d'or.
Pour les copines qui viennent, si elles veulent laisser un mot.
Ăa fait toujours plaisir.
On est d'accord ?
Ma fille va sûrement venir donc trois jours, pas plus.
Dacodac ?
*- Oyez, les campeurs !
*Huit candidats ont rendez-vous avec leur destin.
*Dans cinq minutes, devant le snack,
*va débuter Camping Koh Lantong !
*Et ses épreuves dantesques.
*On est prĂȘt, Paulo ?
- Patrick, dĂ©pĂȘche-toi !
Les rouges nous attendent.
- Souhaitez-moi bonne chance.
A tout Ă l'heure.
Peut-ĂȘtre.
*Musique tribale
...
- Il est chelou, papa !
- ArrĂȘte, mon gars, ça se fait pas.
- Laisse-moi, viens voir !
- Ah ouais, chanmé le mec !
Un gros mytho !
C'est la mĂȘme Ă©criture, il a changĂ© de stylo.
- Vous ĂȘtes durs, les mecs.
Moi, je le trouve cool, ce type.
Musique entraĂźnante
...
- On est partis Ă l'arrache
On est partis Ă Arcach
On arrive de Dijon
On arrive Ă Arcachon
- Mesdemoiselles.
- Bonsoir, monsieur.
- Oh ! ''Monsieur'', ça va.
Qui s'est assis sur ma chaise ?
- On sait pas.
- C'est ma chaise test.
Au-dessus de 52 kg, elle craque.
Pour tester les copines.
Vous allez la recoudre.
Pardon, mesdemoiselles.
Et puis baissez le volume,
parce qu'on vous entend d'en bas. Tagaboum, tagaboum.
On n'est pas Ă Saint-Tropez.
Il est bientĂŽt 22h, les gens dorment.
Cris de plaisir
...
Ou font des jeux.
- On va faire la fĂȘte ailleurs.
- Ăa va, tranquille ?
- On fait visiter.
- Bon, Patrick, on va y aller.
Musique triste
...
- Vous y allez toutes ? Enfin, tous ?
- Ouais !
- Je vous dépose quelque part ?
- Y a du people, cette année, au Cap Ferret.
- ''Ma femme s'appelle Laurette.''
''Je suis Ă l'emplacement 51.''
- Fais tes mots croisés pour faire travailler ta mémoire.
Il est bel homme, François Hollande.
Je comprends qu'il plaise aux actrices.
- Il a quand mĂȘme ratĂ© un penalty en finale !
- Un penalty ? - Oui.
- Faut qu'on aille voir quelqu'un, Jacky.
- Avant ça, je vais me taper mon premier apéro.
- Skal !
- Oh les gars ! Ven aqui !
Ladies.
Bon.
Le cocouchage, OK, mais le cofoutage de gueule,
pas OK du tout.
Il en manque trois. Elle était pleine.
Une boĂźte de 12 doit me faire les vacances.
Et y a autre chose.
Venez.
C'est quoi, ça ?
Le shit, c'est oĂč vous voulez, mais pas dans le Benco.
Le Benco, c'est pour me réveiller, pas pour m'endormir.
Benco du soir, je dors comme un loir,
Benco du matin, je me réveille comme un lapin.
VoilĂ .
Musique romantique
...
- On va se taper la musique de vieux ?
...
- C'est pas vrai !
Demis Roussos, de la musique de vieux ?
''Forever and ever'', ''Rain and Tears'',
''From souvenirs to souvenirs''.
Et Elton John, c'est de la merde ?
- Qui ?
- Patrick !
Qui a mis mes chaises dans l'arbre ?
- C'est pas nous, ça.
- Faut trouver une solution.
Je suis pas un écureuil !
- Faut qu'on parle.
- Putain !
Les douches sont Ă perpĂšte. - Tu tombes bien.
Hier, 12h15. Aujourd'hui, 12h30.
Demain, on mange Ă 13h ?
Bouge.
Bon.
Mettons les choses au point avant que ce soit la fĂȘte Ă Casimir.
A partir de maintenant,
je dis bien Ă partir de maintenant,
il va falloir respecter les rĂšgles.
Parce que vous ĂȘtes ici chez moi.
Sous ma tente.
Dacodac ?
Prends une échelle, Paulo.
Cris d'excitation
- Oh, je suis mort ! Délire !
Shogun !
C'est pas Shogun ?
- Merci. - De rien.
Je garantis pas le retour.
Je serai sûrement bourré.
- Je peux récupérer mon frÚre et ses copines ?
- Merde, c'est vrai.
- Debout, lĂ -dedans !
- Le coffre, c'est demi-tarif.
- Y avait un casque dedans.
- Ah oui, je sais.
C'est quand je fais de la vitesse.
- Merci encore, bonne soirée !
- Service !
*- Vous ĂȘtes chauds ce soir ?
*Alors faites du bruit !
Musique entraĂźnante
...
* Bienvenue au Shogun !
Elle est bonne, elle vient de Narbonne.
Je l'ai serrée, elle vient du...
- Cap Ferret !
- Vous ĂȘtes un bon gros ouf.
- Je suis en vacances !
Et faites-moi plaisir, on arrĂȘte le vouvoiement !
On se dit ''tu'', dacodac ?
- OK !
*- On me dit que la mousse arrive. Vous ĂȘtes prĂȘts ?
...
- Patrick !
*- Le Shogun, vous ĂȘtes lĂ ?
- Ben mon Paulo !
- On avait fĂȘtĂ© nos 20 ans de mariage ici, avec Sophie.
- Allez ! Un Malibu-banane !
- On va mater ce qui se passe.
- Ouais.
- Ils se barrent quand, tes squatteurs ?
- Demain.
Les vacances vont vraiment commencer.
*- Le Shogun, vous ĂȘtes lĂ ?
*Welcome to the Shogun !
*3, 2, 1...
*On envoie la mousse !
Musique entraĂźnante
...
- Paulo !
Regarde la nana. C'est pour toi, ça.
Oh, Paulo !
Faut rebondir ! Le vélo, Paulo !
Rien de mieux qu'une bonne cougar qui guette sa proie.
Regarde, elle te mate ! C'est l'heure du safari.
- Tu crois ? - Fonce !
Allez ! - Attends, attends.
- La soirée de ouf !
C'est chanmé ou pas ?
- La chaleur, lĂ -dedans !
- La clim est trop naze.
Mais ça fait boßte de vacances.
Vous venez d'arriver ? - On campe à cÎté. Et vous ?
- On est au Cap Ferret.
- On doit y aller, tes parents vont criser.
- C'est quoi, vos noms ? - Oh !
Gueule pas, on est dehors.
- Moi, c'est Morgane et c'est ma copine Charlotte.
Et toi ?
Enfin, et vous ?
- Benji. - José.
- Robert.
- Soirée de mousse de merde ! C'est terminé, tu m'entends ?
- Va à la Licorne, chérie !
- Sabrina ! C'est pas ce que Paulo voulait dire !
- Une cougar, c'est une femme plus vieille.
Et c'est pas le cas, messieurs !
- Sabrina ! - Ta gueule !
- C'est ça, barre-toi ! Ăa nous fera des vacances.
- Salope ! - Je t'emmerde !
- Pouffiasse !
- Connard !
Petite bite !
- Vous inquiétez pas, c'est de la drague.
Je suis peut-ĂȘtre indiscret,
pourquoi vous ĂȘtes pas en vacances avec vos parents ?
- Je devais aller avec eux, mais la voiture était pleine.
2 000 bornes jusqu'Ă Lisbonne, fallait bien que quelqu'un reste.
On a tiré au sort.
- Portugais ?
- Ouais.
- Et toi, Robert ?
- Ma mĂšre m'a dit : c'est le coiffeur ou les vacances.
- Et toi, Benji ?
- Il voulait pas aller chez son pĂšre.
- T'aimes pas ton pĂšre ?
- Il l'a pas encouragé pour le casting de The Voice.
- T'as fait le casting ?
- Ouais, mais je l'ai raté.
- Elle est comment, Jennifer ?
- Vous faites quoi ?
- Patate Ă mouche.
- Patate Ă mouche ?
- Pour piéger les mouches.
Tu prends une patate,
tu creuses un trou,
tu mets du miel,
la mouche arrive,
elle pose ses pattes dans le miel,
et c'est Danse avec les Stars.
- Pourquoi une patate ?
- Ăa fait aussi paratonnerre.
- Pourquoi pas une bombe ?
- Ăa ne fait pas les frites.
- J'ai !
- C'est bon !
- J'ai ! - Vas-y, Patrick !
Cris de joie
- Textiles : 3. Tout nus : 2.
- On voit leur zgeg.
Je veux pas voir ça.
- Patrick !
- Break,
les gars !
Ăa va, JosĂ© ?
- J'ai mal aux yeux. C'est le soleil.
- On y va, Patrick. On avait dit trois jours.
Kévin s'est embrouillé avec sa meuf. La voie est libre.
- Ci-mer, les gars. Et jour-bon à Kévin !
Bonnes vacances, les kids.
Musique triste
On y retourne !
Position.
Babar, envoie ta pastĂšque !
On frappe.
- Oui ?
- Mme Pic, on peut vous voir cinq minutes ?
Il est chez nous depuis une heure.
Il a sifflé le cubi de rosé,
et il attaque notre fût à biÚre.
Ăa va barder.
- C'est pas vrai !
Jacky !
- Francine !
Je trouve plus les cacahuĂštes. OĂč tu les as planquĂ©es ?
- Vous ĂȘtes chez nous, cher monsieur.
Chez nous !
- Jacky, tu es chez M. et Mme Van de Kerkoff,
qui veulent prendre leurs affaires de plage.
- T'as qu'à leur servir l'apéro !
Pastis avant la plage, pastis qui soulage.
Tiens bon, gosier. Encore une averse.
- Venez à la soirée, mes petits loups.
Allez, vite.
J'ai des flyers Ă distribuer pour ''Des chiffres et des lettres''.
- La perruque, c'est obligé ?
- Le boss trouve que c'est plus vendeur.
Moins rébarbatif.
*- Gaby, Gaby !
*Remontée d'égout à Waikiki. Vas-y avant la plage.
- Le 37, t'as des gosses ?
- Sûrement, ouais.
- Pourquoi ils envoient des textos et la mienne, que dalle ?
- A 17 ans, elle a peut-ĂȘtre pas de portable.
- Ou pas de réseau.
*- Ce soir au foyer Ukulélé :
*soirée Chiffres et des Lettres ! Le compte est bon, Bertrand.
- A ce soir, mon poto.
- Qu'est-ce que vous foutez lĂ ?
- Kévin !
- Quoi, Kévin ?
- Il s'est rabiboché avec sa meuf.
Elle s'est installée, Robert a vu un rasoir rose.
- Elle a de la moustache ?
- Non, elle a des jambes.
- C'est pas bon, ça.
Trois jours avec une nana, ça fait des souvenirs.
- On fait quoi, Patrick ?
- Vous ĂȘtes marrants. Je suis pas Pierre et Vacances.
Bon OK. Vaisselle du matin, du midi, du soir.
Quand ma fille arrive, vous dégagez.
Dacodac ?
Pastis avec les jeunes...
- Pastis plus fun !
- Elle est comment, Jennifer ?
- C'était juste le casting, et je l'ai raté.
- J'ai arrĂȘtĂ© d'Ă©couter de la musique
Ă la mort du chanteur d'Oasis.
- Il est pas mort.
- Il est pas mort, Carlos, Patrick ?
- Carlos !
Oasis, oasis, oh ! Oasis, oasis, ah !
Mais qu'est-ce tu bois, Doudou dis donc ?
C'est ça, hein ?
- Toi, tu chantes quoi, Benji ?
- Un peu de tout. Chanson française, pop rock.
Folk, R'n'B...
- Chante quelque chose.
- A capella ?
- Non, ici.
- Non.
- Vas-y ! - S'il te plaĂźt.
- Allez, Kenji !
- Bon, mais pas long.
- On va faire comme Ă The Voice.
Jacky, donne ta chaise.
- C'est nouveau, ce truc-lĂ .
Somewhere over the rainbow
...
Vous voyez, vous vous ĂȘtes pas retournĂ©s.
- Pas facile, avec des chaises de camping.
Ils ont des chaises exprĂšs.
- Ben oui !
- Qui tournottent.
- BEN OUI !
- Saute, José !
Musique enjouée
...
- Bonjour, papa.
- Bonjour, ma chérie.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
- Ton pĂšre,
c'est pas JérÎme Charmillard ?
Qui présente ''Marche ou CrÚve'' sur la 6 ?
- Il aime pas trop qu'on en parle.
Ici, il est en vacances.
- Et ça, c'est Kiki.
- Mais qu'il est mignon !
- Marc Lavoine, cette année, il a loué en premiÚre ligne.
Les pieds dans l'eau.
- Vous ĂȘtes bien, ici.
- Mais on n'est pas vraiment en premiĂšre ligne.
Si JérÎme avait présenté la tournée Stars 80...
Je le porte, je le coache, je fais tout.
- Oh !
Bonjour, Valérie.
- Liane Foly a appelé.
Tu peux passer Ă l'association de Bernard Laporte ?
- Non, pas ce soir.
Lolo Boyer fait un dĂźner chez Montiel.
- Nice !
- Chérie, c'est quoi, ça, dans la piscine ?
- Les copains de Morgane.
- C'est la caille-ra qui déboule chez nous ?
- C'est aussi ton public, JérÎme.
- C'est pas des gagnants.
- Elles font pas trop Brad Pitt ?
- Avec ça, t'es le roi de la plage.
C'est un modÚle qui plaßt aux femmes de qualité.
- Je les prends. VoilĂ tes 10 euros.
C'est des vraies, hein ? - Affirmatif.
Garanties Ă vie.
- Merci.
- Ciao, bye ! - Ciao, bye !
- Mon cadeau des vacances. On m'a volé les miennes au réveillon.
- Toujours Belle du seigneur ?
- Je le lis pas. C'est pour avoir l'air intelligent.
- Patrick, je peux te parler ?
J'ai besoin de ton avis.
- Je suis à l'écoute.
- Quand la Gatineau est partie, j'étais sur le carreau.
Des amis Ă moi m'ont dit...
''Faut que tu bouges.''
Alors j'ai bougé, partout.
Je me suis retrouvé dans une boßte gay.
A Nantes.
Le Croque-monsieur.
Bien torché, j'ai parlé à un type sympa.
J'ai eu le malheur de lui donner mon numéro.
Christian. Depuis, il arrĂȘte pas de m'appeler.
Sonnerie Putain, c'est lui. Regarde.
Il dit que je suis un mec Ă mecs.
- On voit qu'il connaĂźt pas Paulo.
- Je suis perdu, Patrick.
- Paulo, oh !
- T'es perdu, normal. 20 ans de mariage avec la Sophie.
N'importe qui serait secoué.
- On s'est peut-ĂȘtre tout dit, avec les femmes.
- Paulo, on va ĂȘtre clairs.
L'important, c'est que tu sois heureux.
Si t'es gay, t'es gay.
Pour moi, c'est un plus, un copain gay.
C'est mode.
Ăa ramĂšne les filles.
Faut laisser faire la nature.
Dame nature décide qui va avec qui.
- Dame nature m'emmĂšne oĂč ? A Mykonos ?
- Bon, moi, j'y vais.
- HĂ©, Patrick !
Ăa reste entre nous, hein ?
- Ils ont l'air bon esprit,
tes copains.
- Tu leur as pas parlé.
- Je vais pas jouer au pĂšre qui surveille.
Ils sont français ?
- Non, ils sont de Dijon.
- Ils auraient pu ĂȘtre hollandais.
Y a pas que des Français.
- C'est chelou, ce que tu dis.
T'insinues quoi ? T'es raciste ?
- Moi, raciste ?
Je suis de gauche ! Et j'ai collé des affiches pour Coluche.
Morgane !
Merde, Ă la fin !
C'est normal
que je m'intéresse à qui vient chez moi.
Que ma fille sorte avec des gens bien.
Pour toi, c'est chelou aussi, l'éducation ?
Laisse-moi te dire un truc.
Les hommes, c'est comme les maisons.
Si y a pas de fondations, tout s'écroule.
- JérÎme.
Sois ouvert.
Ăa fait vieux con, je te l'ai dĂ©jĂ dit.
- On en reparlera quand ma voiture sera brûlée.
Tu m'as traité de con, là ?
- Dans ce beau pays de Biscarosse,
entre le pin et les Landes,
arrive un bel oiseau emplumé
qui se pose sur une meule de foin.
- C'est chiant.
- ''Mais que fais-tu ici...''
- Mais ça prend.
- Les artistes ont une sensibilitĂ© extrĂȘmement exacerbĂ©e.
Jean Marais, Jean Cocteau.
Hervé Vilard.
- Chut, ça va ĂȘtre Ă nous.
Musique douce
Klaxon italien
Oh putain !
Vous foutez quoi dans ma voiture ?
- On était au Cap Ferret.
- Au Cap Ferret ?
- On allait pas y aller Ă la nage. Tu nous ouvres ?
- On ouvre rien du tout.
On sort tout de suite !
Non mais on rĂȘve !
- Patrick !
On t'attend pour le fromage.
- Sympa, le déguisement.
- Oui, c'est un corbeau. Mais c'est pas le problĂšme.
Je vois trois voyous qui ont pris ma voiture sans me demander.
Envoyez les clés
et barrez-vous direction Dijon !
Allez hop, on dégage !
C'est bon.
- A.ĂŻ.e !
- Qu'est-ce que t'as ?
- Mon appendicite.
- L'appendicite, c'est Ă droite.
On va ĂȘtre clairs.
Vous ne resterez pas une minute de plus sous ma tente.
Game over.
- Ouais, ouais !
C'est pourquoi ?
Tu m'emmerdes pendant que je fais l'amour, enculé.
- Kévinou, j'attends !
- Ferme ta gueule !
- Bonjour, Kévin. Je ne suis pas venu t'emmerder.
- D'oĂč tu me tutoies ?
D'oĂč tu te permets ? On se connaĂźt ?
On a élevé les cochons ensemble ?
Je crois pas !
Tu connais pas le respect d'autrui ?
C'est qui qui t'a éduqué ?
- Vous avez raison.
C'est pas bien de vous tutoyer.
Et c'est pas intelligent.
Mais il faut qu'on parle.
Faut qu'on parle logement.
- De quoi ?
Logement de quoi ?
Je parle pas Ă ces bouffons.
T'as trois secondes pour te casser, le canari !
Ou tu vas voir ! Tu vas voir !
Johnny Hallyday de mes couilles !
Si je te retrouve,
je t'arrache les yeux !
Je t'arrache la langue !
Les dents !
Peu importe t'es oĂč !
Fais pas le malin !
BĂątard !
- Il est mal renseigné. Johnny s'est fait une teinture, lui.
Vous comptiez passer des vacances chez lui ?
- Sinon, on part pas.
C'est pas obligé, les vacances, mais ça fait oublier les problÚmes.
Et ici, c'est pas Dijon. On peut briller.
- Ah ouais.
Ăa pour briller, ça brille !
Ăa te dĂ©range pas qu'on dĂ©briefe, Benji ?
Tu peux lever les yeux sur nous.
Va falloir qu'on se regarde, les gars.
Vous vous isolez,
avec vos trucs.
Nous, les trentenaires,
on n'avait pas Twister, Instragram et compagnie.
Mais on se parlait, on se regardait.
On avait des objectifs concrets.
Et mĂȘme plus...
On s'amusait Ă se fabriquer des objectifs concrets.
- Et alors ?
Résultat ?
- Résultat ?
ChĂŽmage.
Vous venez ?
Musique douce
...
- Ăa va pas le dĂ©ranger ?
- Il a le sommeil léger.
- Et il est cool.
Il dort que d'un Ćil.
- Patrick !
Faut qu'on parle.
- Je suis pas un bĂątard !
- T'inquiĂšte, c'est nous.
On t'a trouvé une meuf.
La mĂšre de Linda, l'Alsacienne.
- C'est quoi, ce délire ?
- Dis-lui, Linda. C'est une copine de camping.
- Salut, Patrick.
Ma mÚre est célibataire,
et j'aimerais qu'elle rencontre un mec comme toi.
Paraßt que t'es chanmé.
- C'est gentil.
Il est 4h du mat', lĂ .
- T'en dis quoi ?
- Je peux pas prendre de décision hùtive.
On parle d'une relation homme-femme. Je sais pas.
- Comme tu veux, Patrick.
- Et... - Quoi ?
Evitez de me réveiller en pleine nuit.
J'aurais pu avoir une copine.
- Ah ouais.
- Dors bien. - Bonne nuit.
- HĂ©, Patrick !
T'as pas des feuilles ?
Non, laisse tomber.
- Oh, y en a qui attendent !
- Dis-moi, Patrick,
t'as pas du dentifrice ?
- Prends-en sur le rebord du lavabo.
Tiens, lĂ . - Ah oui, t'as raison.
Faut que j'arrĂȘte le chorizo. Ăa me jaunit les dents.
- Ăa va, mon Patrick ?
- Ăa va, ça va. Et toi ?
- Mal dormi. J'ai pensé à Sophie.
T'as fait tes mots croisés ? - Aux toilettes.
- C'est bien, les mots croisés.
Tu fais quoi, aprĂšs ?
- Je vais Ă la plage avec les gamins.
- C'est bien, la plage.
- Qu'est-ce que t'as, avec tes ''C'est bien'' ?
- T'es trÚs sexy, avec tes cheveux mouillés.
- Merci, c'est gentil.
- Un copain va me prĂȘter une pinasse.
Ăa te dirait de venir pĂȘcher la raie ?
- La pĂȘche Ă la raie ? - Oui.
- Non, merci.
- T'aimes pas la pĂȘche Ă la raie ?
- Désolé, Paulo. Je suis pas trop poisson.
- Tu sais,
comme disait ma mĂšre,
il faut d'abord essayer.
- Bon, on va ĂȘtre clairs, Paulo.
Je suis ouvert,
je suis moderne,
mais je suis pas lĂ -dedans.
Je ne suis pas lĂ -dedans.
On est juste des copains de vacances,
de camping.
Des connaissances.
Des connaissances.
- Alors, pour la pĂȘche Ă la raie ?
- On n'est pas obligés de lui laver ses fringues.
Faire la boniche pour pouvoir dormir, ça me rend ouf.
On dirait ma mĂšre.
- Y a mĂȘme pas d'Ă©tiquette.
MĂȘme le mec qui les fabrique a honte.
Pétard
- Salut, les mecs.
Je cherche des copains.
Si vous voulez faire des conneries,
mettre des chaises dans les arbres,
poser de la colle sur les chiottes,
je suis votre homme.
- Qu'est-ce qui vous arrive, Jacky ?
- Je m'emmerde !
Les vacances pour un retraité, c'est pas rigolo.
Alors...
On pourrait peut-ĂȘtre s'associer.
- Pour quelqu'un qui perd la boule...
- J'ai perdu la boule mais j'ai gardé le cochonnet.
Et puis...
Vous avez une meilleure solution pour siffler cinq apéros ?
Hein ?
Allez...
Sanitaires !
- Il est fou.
- Bonjour, madame. Le beau temps s'annonce.
Musique douce
...
- A la rentrée, je vais sûrement partir à New York.
J'ai été admise dans une académie de danse, la Juilliard School.
- Sérieux ?
- Ouais. C'est la chance de ma vie.
A quoi tu penses ?
- A rien.
A ce carrelage,
ces belles douches, ces robinets.
- Tu sais, Benji, tu me plais.
T'es sensible, touchant, mais...
chaque fois que je tombe sur un mec, au final, c'est un naze.
- ''C'est le propre de l'homme de se tromper.''
Rimbaud.
Je suis pas juste un mec qui a raté The Voice.
- Allez, viens.
Je te veux dans mon équipe.
Musique entraĂźnante
...
*- Bonjour, les campeurs !
Ici Radio Camping !
*La température aujourd'hui sera de 30 degrés.
*Et ce soir, n'oubliez pas le concours du lancer de tongs !
*Record Ă battre : 36, 1 5 mĂštres !
- Ăa va pas ?
...
Il crie.
...
...
- Tu sais pas Ă qui elle est ?
- Elle était au pied du lit de camp.
- Sans personne dedans.
- Pas de cheveux dans le duvet, de rouge Ă lĂšvres sur le t-shirt ?
- Non, le trou noir.
Je suis pas sorti, c'était soirée blanche au Shogun.
J'ai que du bleu.
Je suis quand mĂȘme pas somnambule.
- Totalement incompréhensible.
En tout cas, elle aime le cul.
- Pourquoi ?
- Le rouge.
C'est la révolution, le feu,
la liberté sexuelle, les barricades.
JaurĂšs, Le Temps des Cerises !
- Salope.
- C'est rageant. Pour une fois que j'en tire une.
- Si tu veux, j'organise un concours.
Celle qui rentre dedans gagne.
- Comme Cendrillon.
- Je vois pas le rapport.
Cendrillon, c'est une chaussure.
Anyway.
A partir de maintenant, t'ouvres l'Ćil.
Celui qui trouve,
c'est celui qui cherche.
Et réciproquement.
Musique entraĂźnante
...
- Salut, Patrick !
- T'as une petite mine, toi.
T'as fait quoi, hier ? - Rien.
Je me suis endormie sur Marc Lévy.
- T'es plus avec Michel ?
- L'écrivain. Je me suis endormie sur son bouquin.
- Bonne lecture, alors.
...
- Un problĂšme, Patrick ?
- Non, non, ça va.
Un petit souci de culotte. La routine.
- En tout cas, merci.
- De quoi ?
- D'avoir couché avec la copine de Kévin.
Il l'a dégagée, ça nous laisse la place.
- Oh putain !
C'est la culotte de la copine à Kévin ?
- Tu l'as envoyée sur une autre planÚte.
- Tu l'as pulvérisée.
Elle avait jamais vu ça. Regarde ton livre d'or,
elle a dĂ» te laisser un message.
- Et il est au courant, Kévin ?
- Il est vénÚre, il te cherche.
Allez, salut, Patrick !
Bonne fin de vacances.
Rires
- C'est une blague ?
- Pardon.
On reste.
On va pas te laisser seul. - Avec Kévin.
- Vous trouvez ça intelligent ?
Je vous pose la question.
C'est intelligent ?
- On a juste posé une culotte au pied de ton lit.
Rigole, on est jeunes.
- Un jeune rigole plus qu'un vieux ?
- Faut se détendre.
Si on rigole pas en vacances, on rigole quand ?
Nous chie pas une horloge pour une blague.
- T'es boulanger ?
- Ben non, pourquoi ?
- Je regarde tes mains. Tu pétris.
Et on chie une pendule, pas une horloge.
Non parce que...
- T'es en colĂšre Ă cause de ta fille ?
Tu sais qu'elle va pas venir.
- Elle va pas venir, ma fille ?
Avec ce que je lui ai écrit, ça m'étonnerait.
Allez, régalez-vous.
Rires
- Elle est égyptienne ?
A moins de connaßtre les hiéroglyphes, c'est illisible.
Et c'est les vieux...
- Tu sais ce qu'ils te disent, les vieux ?
Ils t'emmerdent.
Vous ĂȘtes mieux, vous ?
Vous savez ce que vous ĂȘtes ? Des girouettes.
C'est Justin Bieber puis les One Direction.
La casquette plate puis derriĂšre.
Quand t'es trop stylé, t'es plus swag.
Je prends une photo de mes pieds, je raconte ma life,
je te follow, je te like,
Hashtag je suis content.
Oh, un smiley, t'as vu, je suis jaune.
Je me lĂšve Ă 1 1 h, je suis crado, je me laisse une petite barbe,
les cheveux droits sur la tĂȘte.
Et je joue les gosses beaux
avec ma tare-gui.
Hein ?
Vous avez des millions d'amis sur Facebook,
mais les amis sur Facebook,
c'est comme ĂȘtre millionnaire au Monopoly.
C'est du vent.
Moi aussi, j'en ai, des amis.
J'en ai trois, Ă Dijon.
On fait un billard le mercredi et on l'étale pas.
- Tu veux qu'on s'en aille ?
- Ouais.
- Et la fée Clochette ?
- On va l'oublier.
Elle a ses rĂšgles.
- On a été trop loin, c'est ça ?
*Les gens du Nord
*Ont dans les yeux le bleu qui manque à leur décor
*Les gens du Nord
*Ont dans le cĆur le soleil qu'ils n'ont pas dehors
*Les gens du Nord...
- Patrick.
Pourquoi tu lui envoies pas ''Tu me manques'', Ă ta fille ?
Si j'ai fait le casting de The Voice,
c'était pour montrer à mon pÚre que j'existais.
Pour entendre : ''Je suis fier de toi, fiston.''
...
Musique hip hop
...
- Putain !
- Tu nous fais chier, avec ton train. On n'a pas une thune.
- On peut voyager dans les chiottes.
- J'en veux Ă ma mĂšre de m'avoir mis au monde. Je t'aurais pas connu.
- Tu dis quoi, lĂ ?
- Tu fais quoi ?
- HĂ©, les gars.
On a loupé le dernier.
Musique douce
...
- Je peux ?
...
C'est con, les jeunes, parfois.
...
- Vous me faites chier, merde.
...
- Benji.
Tu me manques, je l'écris avec un K ?
Ou normal ?
- Et toi, tu bossais dans quoi ? - A la SNCF.
Je suis arrivé en retard à l'exam,
ils ont trouvé que j'avais l'esprit de la maison.
- Ta femme dit rien quand tu oublies son nom ?
- Ăa change quoi ?
- C'est pas bien de jouer avec la maladie.
- On finit tous comme ça.
Je prends juste de l'avance.
- T'as quel Ăąge ?
- Plus l'Ăąge de mourir jeune.
- Gaffe !
- Bonjour.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Allez-y, mademoiselle.
Température idéale.
- Ravi !
Ah la conne !
Elle va pas avoir froid.
Musique douce
...
- Patrick.
On peut se parler ?
J'ai l'impression que tu me fuis.
- Pas du tout, je fais mes courses.
Sympa, la promo sur les saucisses.
Elles sont délicieuses, ces saucisses.
- Bon, ça suffit, Paulo.
On arrĂȘte les pĂȘches Ă la raie et les saucisses.
T'es pas pédé, Paulo.
- Pourquoi tu me dis ça ?
- Si je pensais le contraire,
je te dirais : ''Fonce !
''Sois heureux, assume.''
Mais je suis désolé, Paulo.
On passe pas du gruyÚre au tofu comme ça.
Du bowling au bilboquet.
Il y a des paliers.
Des étapes. Je te connais, Paulo.
T'es un bouffeur de minous.
T'es un putain de bouffeur de minous.
Ecoute, Paulo.
Au nom de notre amitié, laisse-moi trouver une solution.
J'ai envie de passer des vacances tranquilles.
Ăa marche ?
Musique enjouée
...
Bonjour.
- Bonjour.
Vous ĂȘtes Clotilde, la maman de Linda ?
L'Alsacienne célibataire ? - Oui.
- J'en ai pas pour longtemps. J'ai un service Ă vous demander.
Et il y a eu ce carnet secret
oĂč Paul notait toutes ses relations adultĂ©rines.
Avec des mensurations, des commentaires.
''Petits seins, crieuse, vicieuse.''
''Vaginale''.
''Cochonne''.
- C'est bon, j'ai compris.
- ''Souple''.
Et... Elle est tombée sur le carnet.
Et elle l'a lu.
Et elle l'a mis dehors. - Comment vous savez ?
- Je suis une femme.
Mais...
Pourquoi moi ?
- Votre fille.
Elle m'a dit que vous étiez à l'écoute des autres.
Elle m'a parlé de votre engagement à la Croix-Rouge.
Je donne quelques vĂȘtements usagĂ©s.
- C'est beaucoup déjà .
- Excusez-moi, je vous ai rien proposé à boire, Patrick.
Vous voulez quoi ?
- Un verre d'eau, sinon rien !
- Il est au courant de votre démarche ?
- Non. Pas...
Tenez.
- Clotilde, qu'on soit bien clairs.
Vous n'allez pas au bout.
Vous jouez juste le jeu de la séduction.
Pour que Paul réalise qu'il aime les femmes.
- Je ne vous cache pas que...
depuis que mon mari est parti et que...
je vis seule
dans mon 2 piĂšces dans la banlieue de Strasbourg,
le bonheur n'est pas au rendez-vous.
La vie, elle vous tombe dessus comme la pluie.
- Clotilde, il faudra ĂȘtre plus gaie.
Enfin, je dis gaie, façon de parler.
- Oui.
Je peux réfléchir ?
- Bien sûr.
De toute façon, c'est vous...
ou moi.
- Moi, je vais partir sur une galette océane
avec une salade. - TrĂšs bien.
- Elle est bien, la Drakkar aux bulots ?
- C'est la spécialité des Goélands.
Bulots, palourdes, moules.
- Bon, je vais partir sur une Drakkar.
Mais sans fromage. - Bien.
Une boisson ?
- Du cidre. Et...
une carafe d'eau ?
- Merci.
Sonnerie de portable - Excuse-moi.
AllĂŽ ?
- Ăa se passe bien ? Elle est devant toi ?
*- TrĂšs bien.
- Et... t'es pas arrivé le premier ?
*Elle est arrivée avant toi ?
- Pourquoi vous me dites ça ?
- Quand t'es arrivé, elle était assise ?
Elle était pas debout ?
- Je suis en train de dßner. Bonne soirée, monsieur.
- On peut te parler, Patrick ?
- Ouais. Quoi ?
- On a voulu te faire plaisir. On t'a mis sur Tinder,
une appli rencontres.
Ton profil : homme sérieux, belle situation.
Grand sportif.
Avec une belle photo.
Et lĂ , que des likes.
SuccĂšs de ouf. - Ouais.
Et on a une bonne nouvelle : Manon.
T'as rencard.
Vous avez les mĂȘmes prĂ©fĂ©rences Cupidon.
Et elle kiffe le Benco.
- Je vous le dis tout de suite, vous dites non Ă Manon.
Je suis dans le réel, je drague live.
Minitel et compagnie, c'est pas pour moi.
Je peux voir ma photo ?
- On l'a un peu photoshopée
pour te mettre Ă ton avantage.
- Merci pour l'invitation.
Ăa fait du bien de sortir du camping !
- Pour moi, une femme, c'est comme une fleur.
Elle a besoin d'eau, d'amour, de soleil.
Et d'attention.
- Elle aime aussi...
ĂȘtre cueillie.
Avec douceur
et précaution.
Souvent,
des goujats les laissent se faner.
En amour, il faut parfois...
se montrer insistant, pas toujours sur la pédale de frein.
- Non.
- Tu prends pas de dessert ? Le far breton a l'air pas mal.
- Je vais me laisser tenter par une dame blanche, cher Paul.
Cris de plaisir
...
- Alors, what else ?
- Toi qui connais Cyril Hanouna,
il chercherait pas un chroniqueur pour la rentrée, un peu plus...
- Un peu plus quoi ?
- Un peu pointu...
cultivé et décontract,
qui ramĂšnerait un public senior.
- Pas pour toi, JérÎme.
- Papa,
je peux te parler ?
- Ma fille peut toujours me parler.
- On aimerait fĂȘter l'anniv de Robert.
- Robert ?
- Oui, de Dijon.
- Le Black.
- Ah oui, le Black. Enfin, l'Africain. Pourquoi ici ?
- On peut faire plus de bruit qu'au camping.
- Au camping, aprÚs 22h, ça ronfle.
- Tu t'y connais, en camping ?
- Bon, d'accord.
Mais toujours dans le cadre des fondations :
je veux rencontrer ses parents.
OK ? Sinon, niet.
Pas de fĂȘte.
D'accord ?
- Bonjour.
- Mme Charmillard, je suis le pĂšre de Robert.
- Ah.
VoilĂ .
Sifflement d'admiration
- Classe !
Mazette ! - Tu vois que ça marche.
- On verra. C'est pas gagné.
- Tu dis bien Ă la mĂšre :
avec le papier alu, c'est le spécial.
C'est pour nous, pour aprĂšs. Donc pas touche.
- Coucou !
On est lĂ !
- Voici les rois mages !
- Patrick, je vais vous débarrasser.
- Papa,
je te présente Patrick,
le pĂšre de Robert.
- Monsieur, je suis Patrick Chirac, le papa de Robert.
- D'accord, le papa de Robert.
- Là , c'est une teinture. Normalement, je suis plus foncé.
Plus crépu.
- Plus crépu.
Donc votre fils, c'est Robert Chirac.
- Tout Ă fait. Robert. Comme le dictionnaire.
- Mais...
Donc la mĂšre est...
- Décédée.
- Ah, pardon.
Un petit apéritif.
- Je lui ai dit : ''Robert, l'important, c'est les études.''
C'est vrai, j'ai pas toujours été un pÚre trÚs présent, c'est dommage.
Un pĂšre, c'est un guide.
Mais on peut ĂȘtre lĂ sans ĂȘtre lĂ .
La vie nous tombe dessus comme la pluie.
Ou la neige.
- Il a l'air excellent, ce mafé. Je le sens d'ici.
- Ma mĂšre le fait bien.
- Qui le faisait, Robert.
Paix Ă son Ăąme.
Pauvre Fatou.
- Et alors...
Sans indiscrétion, Patrick,
vous vous ĂȘtes rencontrĂ©s comment, avec Fatou ?
- Ben Ă Dijon.
Chez Amora, au travail.
On travaillait chez Amora,
moi Ă la moutarde et Fatou aux cornichons.
Et un jour, Ă la cantine,
ça a fait tilt.
Mais, mais, mais...
trĂšs vite...
trop vite, peut-ĂȘtre...
le bonheur s'est enfui.
Les cornichons ont été délocalisés en Bulgarie,
et il y a eu cet accident idiot.
Quatre doigts coupés dans une machine rouillée.
Alors forcément, la Bulgarie...
y a pas la sécurité sociale,
trÚs peu d'anesthésie, pas d'ambulance.
Donc...
la gangrĂšne.
Le tétanos.
Je te grignote, je te grignote.
La Vénus de Milo.
Alors du coup, plus de lettres, plus de courrier.
Elle était droitiÚre.
Puis un matin, elle est morte.
La crépue.
- Eh ben...
- Pas facile d'enchaĂźner.
Bon, mon petit Patrick.
Un dernier Pastis avant le dĂźner ?
- Allez !
Un copain chirurgien esthétique dit toujours :
''Le pastis, c'est comme les nichons.
''Un, c'est pas assez. Trois, c'est trop.''
Rires
- Faut que je m'en souvienne. Je les retiens jamais.
-JOYEUX ANNIVERSAIRE !
- Je vous avertis, j'ai déjà attaqué.
- Elle a pas pris le bon gĂąteau.
Elle s'est plantée.
Elle a pris le space cake.
- Merde !
- Délicieux, ce gùteau ! Tu en penses quoi, chérie ?
- Papa !
- Quoi, papa ?
Quoi, papa ?
Papa adore ce gĂąteau !
Ce fucking cake !
Fucking cake !
Y a quelqu'un ?
Y a quelqu'un ?
- Vous y ĂȘtes allĂ©s
trop fort, lĂ .
Beaucoup trop fort.
Le gĂąteau.
- Non !
- Oftukéfalé.
- D'accord !
Je vous le dis Ă tous...
Je kiffe ce cake !
Hein, Kiki ?
Je kiffe ce cake !
- Monsieur Charmillard ?
- Ta gueule !
- Faut ouvrir cette porte.
- Il veut quoi, Robespierre ?
- ArrĂȘtez avec le gĂąteau.
Faut vomir.
- Mange !
Attrape-moi, Bernadette !
Viens chercher les piĂšces jaunes !
Musique orientale
- Robert. Me prends pas pour un con.
Dans le gĂąteau, y aurait pas un peu de...
- C'est plus...
- Plus quoi, plus chimique ?
Vous ĂȘtes vraiment cons.
- Patrick.
Ma mĂšre ne s'appelle pas Fatou, mais Sylvie.
- Le folklore, Robert !
Faut les faire rĂȘver.
- Patrick, viens.
Viens !
...
Patrick ! Danse !
- Je dois y aller, Mme Charmillard.
...
Monsieur Charmillard ?
- Oui ?
- Monsieur Charmillard ?
OĂč ĂȘtes-vous ? - Coucou !
Coucou, c'est moi !
C'est Kiki. Tu le reconnais ?
J'en ai fait un cochon de lait. Manque plus que la broche.
- Vous ĂȘtes dingue.
- Non, je suis pas dingue.
Je suis Franck Provost.
Je suis Franck Provost !
Franck Provost !
- Il va attraper froid.
- Je vais le réchauffer au micro-ondes.
- Monsieur Charmillard, non !
LĂąchez cette bĂȘte, monsieur Charmillard !
S'il vous plaĂźt. - Don't!
Non !
Redescendez, je vous en supplie, JérÎme.
- Ecoute-moi, Boucles d'or.
Je vais te faire la continentale Ă 49 euros.
Je vais tout raser de la cave au grenier !
- Vous me faites pas peur.
- Franck Provost is back.
- Y a un souci ! Ta mĂšre se prend pour une antenne.
- Antenne.
Antenne.
- Redescends, c'est ridicule.
- Je suis sur Gulli.
- C'est grotesque.
- Descendez, on vous en supplie.
- Je suis sur BFM.
- On rentre, les gars. Il se passera plus rien, lĂ .
- Patrick !
Patrick !
Patrick !
Viens, on va reprendre le Vietnam !
- Ils dorment, au Vietnam. Et puis je suis fatigué.
Il hurle.
- Ăa va, Patrick ?
- Oui, j'ai pris qu'une petite croquée, du cake.
Et c'est pas mon premier concert de Rock.
Voix déformée
...
Patrick !
Patrick.
- Il est 18h, faut se réveiller.
- C'est quoi, ça ?
- C'est pour te protéger du soleil.
- Y a trop de monde. Reculez, laissez-le respirer.
- Patrick.
Hier, t'es parti en cacahuĂšte.
On t'a passé de l'alcool de menthe, mais t'as bu la bouteille.
Et là , t'as plus lùché.
- Plus lùché quoi ?
- T'as voulu couper du bois.
T'as démonté le ponton du Cap Ferret à la hache.
- Je crois que tu t'es drogué.
- Ma voiture !
Qu'est-ce qu'elle fout lĂ ?
- C'est le ponton du Cap Ferret.
- Vous avez fait quoi ?
- T'as voulu aller en Amérique.
- En Amérique ?
- T'as voulu traverser l'Atlantique.
- Oh putain.
Quel est le connard qui a tagué ma bibiche ?
- Ben...
C'est toi, Patrick.
T'as voulu aller réveiller Zézette la tatoueuse.
- Zézette ? - La tatoueuse d'Arcachon.
Tu voulais faire marrer tes copains.
- Et alors ?
- Ils vont bien rigoler.
C'est pas vraiment terminé, mais c'est moderne.
Chanson douce
...
- On est pas mal, Patrick. Bonne idée, le feu.
- Il brûle bien, le ponton du Cap Ferret.
- Manon.
Pourquoi t'es sur Tinder ?
Y a plein de mecs sur les plages.
- C'est l'inconnu qui m'attire.
On sait jamais sur qui on va tomber.
MĂȘme si lĂ ...
Avec la photo, j'ai une petite idée.
- Bon.
Petit bain de minuit ? - Grave !
- Allez !
Vous restez lĂ ?
- On garde les fringues.
- Allez !
Cris de joie
Et toi, Patrick,
t'écoutes quoi, comme musique ?
- Oh, moi...
Madonna, Jay-Z, La Fouine.
Surtout La Fouine. - Ah ouais ?
- Booba, aussi.
Fréro Delavega.
- J'adore les vieux qui restent jeunes.
L'écart idéal entre un homme et une femme,
c'est trente ans.
- Pardon, je t'ai fait mal ?
- Non, ça va, j'ai la tĂȘte dure.
Et j'adore les brutes.
J'adore les fessées pas méritées.
On va les rejoindre ?
- Un bain de minuit à minuit et demi, ça veut rien dire.
- Allez, viens. Je suis sûre qu'elle est bonne.
- Je suis sûr aussi.
- Je suis trop jeune, c'est ça ?
- C'est moi qui suis trop vieux.
- Attendez-moi !
- Patrick ! - C'est qui ?
- C'est moi.
Robert.
- Je te vois pas.
- Je voulais te dire un truc depuis un moment.
T'as du sang camerounais.
- C'est pas la premiĂšre fois qu'on me le dit.
Mais je cherche du boulot, c'est pas un atout.
- Ton problĂšme,
c'est que t'as pas confiance en toi.
Parfois, faut ouvrir, faut oser.
Prends ton courage Ă deux mains.
Mon pĂšre me dit souvent :
''Quand la banane est trop haute,
''faut savoir lever les bras.''
- C'est qui, ton pĂšre ? Michel Leeb ?
- C'est qui, ça ?
Musique douce
...
- C'est bon, les gars, lĂ . On y va.
- Tu me la rends ?
- C'est elle qui choisit.
- On y va ?
- Ăa va, Patrick ?
- Oui.
- Ben Aurélie.
Aurélie Gatineau.
La fille de Paulo et Sophie.
- Dis donc, t'as changé.
T'as grandi.
- Ben ouais. Et toi, tu te dégarnis ?
- Ah, ça ?
C'est la drogue.
Vacances compliquées.
- Comme d'hab. Ăa change pas, je vois.
Ta fille, ça va ? - Ăa va. Pareil...
Elle grandit.
Enfin, je crois.
- Je viens voir mon pĂšre. Tu sais oĂč il est ?
Chanson entraĂźnante
...
Tiens, commandant Cousteau. Tu m'en diras des nouvelles.
- Tu trouves ? Commandant Cousteau ?
- On a soif. - On n'est pas au Shogun.
...
- C'est normal que je ressemble Ă Will Smith.
On a la mĂȘme mĂšre, Fatou Smith.
- Sérieux ? - Je te trouve plus beau.
- Merci, maman !
Chanson entraĂźnante (Etre une femme
...
Femme
Etre une femme
*-Amis campeurs, je vous embĂȘte un instant.
*Merci, mesdemoiselles.
*Avec le groupe Campéole,
*et notre partenaire Tropico,
*nous avons décidé de vous offrir
*la célÚbre compagnie Roger Bonheur.
*Monsieur Roger Bonheur. Bon bal Ă tous !
Applaudissements
*- Mesdames, messieurs,
*nous avons un jeune chanteur
*qui va interpréter une chanson avec nous.
*Applaudissez Benji Keller !
Musique douce
Ya des images dans ma tĂȘte, des manĂšges Ă la fĂȘte,
vaut mieux pas y penser
Ya des jeudis sous la pluie
Des mots d'amour qu'on dit, faudrait les oublier
C'est du chagrin, de la romance, tous mes souvenirs d'enfance...
- Tiens, Laurette, ton Flots Bleus sans gingembre.
Il est pas lĂ , Jacky ?
- Il doit ĂȘtre en train de chercher l'entrĂ©e du bal.
J'aime pas le moment du bal.
Ăa sent la fin des vacances.
- Ăa prend vite un goĂ»t de larmes et de baisers volĂ©s
Je donne du rĂȘve Ă ceux qui traĂźnent des souvenirs cassĂ©s
De la dentelle bretonne à ceux qui ont des habits troués
On a tous partout pareil quelque chose Ă regretter
On se frotte les yeux au soleil quand nos larmes ont séché
- Vous dansez, mademoiselle ?
- Comment pourrais-je dire non, cher monsieur ?
...
- Vous venez souvent aux Flots Bleus ?
- Non.
C'est la premiĂšre fois.
- ChĂšre mademoiselle...
J'ose me lancer en...
En vous proposant une promenade sur la plage.
En tout bien, tout honneur, bien sûr.
- Mais bien entendu, Jean-Pierre.
Vieille canaille, va !
On reste seul avec un téléphone qu'on n'ose plus appeler
Ăa bousille toute la tendresse quand tu changes tout le temps d'adresse
C'est pas une vie d'ĂȘtre acteur dans une bande dessinĂ©e
Je donne du rĂȘve Ă tous les gens qui traĂźnent des souvenirs cassĂ©s
De la dentelle bretonne à ceux qui ont des habits troués
On a tous partout pareil quelque chose Ă regretter
On se frotte les yeux au soleil quand nos larmes ont séché
Ya des retrouvailles, des regards qui font mal,
vaut mieux pas se regarder
Ya des trucs qu'on voudrait dire mais on ne sait plus parler
Ca te fout du blues dans ton Ăąme de s'appeler monsieur, madame
Ăa te prend au cĆur la douleur de l'amour-amitiĂ©
- Merci.
Pour toutes ces années inoubliables.
...
- Patrick ! Un selfie, c'est de l'autre cÎté.
- OK. Attention, les kids !
Arcachon !
Je compte sur toi, tu me l'envoies.
Merci, les gars. Vous m'avez donné l'occasion de jouer au papa.
Je suis fier de toi, fiston.
Ăa me fout le seum de vous voir partir.
- Ăa se dit plus.
- Y a deux semaines, si.
- Y a deux semaines. - Girouettes.
- Ăa va, JosĂ© ?
- Ouais.
C'était les plus belles vacances de ma vie.
- On se voit Ă Dijon, d'accord ?
- Dacodac !
Musique triste
...
- Elle est pas lĂ , Vanessa ?
- C'est ma sĆur. Elle a eu un problĂšme.
- C'est trĂšs embarrassant.
La route va paraĂźtre longue.
TrĂšs longue.
...
*- Monsieur Chirac est demandé à l'accueil.
- Je comprends, madame.
En vacances, j'ai pas toujours mon portable sur moi.
TrĂšs bien.
OK, je note.
En tout cas, merci.
- Un problĂšme, Patrick ?
- J'ai trouvé du boulot.
Je commence lundi.
- Je me ferais bien une petite couillette.
- Stop, stop, stop !
- A la tienne, Jacky !
- A la vĂŽtre, mes amis !
- Chassez le naturel, il revient au goulot.
- Tu vois, Patrick. La fée Clochette avait raison.
- Ouais. Mais attaquer lundi, ça m'emmerde.
- Pourquoi ?
- Mardi, c'est l'élection de Mister Camping au Shogun.
Rires
- Vous allez dire que Paulo Gatineau réfléchit trop,
mais je me pose une question.
L'eau, Ă la fin des vacances,
elle est plus chaude ou plus froide qu'au début ?
- Tu veux vraiment le savoir ? - Oui.
- Viens, Aurélie !
Musique douce
...
- Alors...
On n'attend pas Patrick ?
- Allez, viens !
Allez, ouais !
...
...
Ma Beauté (Maßtre Gims
...
- Pardon monsieur, je cherche l'emplacement 33.
...
Sous-titrage TITRAFILM
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