All language subtitles for Betrayed (1954)

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Original subtitles

VOYAGE AU DELA DES VIVANTS

Toutes similitudes avec des �v�nements des personnes existantes

ou ayant exist� ne seraient qu'une co�ncidence purement fortuite.

Nous sommes au printemps 1943.

Nous sommes en Angleterre.

Voici ce qui semble �tre une �cole agricole.

En apparence seulement...

- C'est une belle journ�e ! - Absolument.

Surtout pour le mois d'octobre.

Le mois de novembre sera rude.

Merci Wilkins.

- Bonjour, Jackie. - Bonjour, Monsieur.

Restez assis.

N'oubliez pas que vous �tes un chercheur.

- D�sol�, ce sont de vieux r�flexes. - Tout va bien ?

Oui, tr�s bien.

T�che d'Encre a appel� de Varsovie.

Jerry construit 3 usines de munitions � la fronti�re polonaise.

La communication avec Bruxelles �tait brouill�e.

On a compris l'essentiel.

Rien de Rembrandt ?

Pas un mot.

Rien de Hollande depuis 10 jours.

Ils ont d� l'avoir.

Ils tombent tous, m�me les meilleurs.

Mettez les fleurs dans l'eau.

Bien s�r.

3569 Granite � l'appareil.

Rembrandt envoie un message.

Venez.

Il faut se d�p�cher.

"Rembrandt � Greensleaves. Mission accomplie.

"Ne peut pas communiquer.

"Le code a �t� d�chiffr�. Je r�p�te "d�chiffr�".

"Ce sera mon dernier message de Hollande.

"Demande permission..."

Continuez tout droit.

Il est en mouvement.

Je le perds.

Il a disparu.

Ne vous �nervez pas, Schuster.

Voiture 2, empruntez Wilhemstraat.

Voiture 3, empruntez Noordeinde.

Faites demi-tour !

Voiture 2 dans Voorstraat.

Il se rapproche.

Tout droit.

Toutes les voitures en section 9.

Tournez sur Oude Delft.

Mon cher Rembrandt, que vous ont-ils fait ?

J'�tais en d�placement quand j'ai appris votre arrestation.

La lumi�re vous g�ne ?

Faire subir un interrogatoire � un homme comme vous.

C'est ridicule.

Ils n'ont rien tir� de vous, j'en aurais fait de m�me.

Un brandy, Colonel ?

Colonel ?

C'est votre grade.

Non, je suis...

Deventer.

Colonel Pieter Deventer, des services secrets n�erlandais.

Un agent impitoyable

et, � mes yeux, le meilleur agent des Alli�s.

Mes respects, mon Colonel.

Tr�s flatteur.

Vous devez vous demander qui je suis.

Vous �tes Dietrich.

Colonel Helmuth Dietrich des services secrets allemands.

Vous nous faites gagner du temps.

18�me si�cle.

"Rembrandt � Greensleaves.

"Mission accomplie mais ne peut communiquer.

"Mon code est d�chiffr�."

Beau travail.

"Dernier message de Hollande.

"Demande permission de rentrer en Angleterre."

Comment allons-nous vous faire rentrer...

d'urgence ?

Je suis s�rieux.

Pas pour votre camp.

Pour le n�tre.

A titre non officiel.

Officiellement,

vous restez un agent n�erlandais.

Etes-vous intrigu� ?

Je suis fascin�.

L'homme qui veut ma peau !

Vous �tes un homme intelligent.

Vous ne le resterez qu'en continuant � exercer.

Restez prisonnier et vos talents sont g�ch�s.

Changez de camp et vous pourrez continuer

� travailler comme agent secret.

Une fois en Angleterre, je pourrais vous faire faux bond.

Je prends le risque.

Pourquoi ?

Nous r�vons tous de ma�triser l'art de l'espionnage:

d'�tre un agent double.

Un homme comme vous ne peut refuser.

Question de personnalit�.

Un espion n'en a pas.

Il en adopte une.

C'est un bel endroit.

Ancienne demeure du Baron d'Amerongen.

Si la loyaut� est le probl�me,

vous avez des liens de famille avec la race allemande.

Un beau-fr�re, si je ne m'abuse.

Je le dis en passant.

R�fl�chissez-y.

Prenez votre temps.

La nuit porte conseil.

La nuit...

Une bonne nuit de sommeil.

La garnison de transport !

Baissez le pont !

Nous y sommes.

De la part du F�hrer.

Brave gars.

Tu travailles tard.

Les affaires marchent.

On a de nouveaux clients.

Qui ?

Des S.S.

- Ils ont fouill� ? - Non.

Ils ont achet� du bois pour Velp. Du bois de chez nous.

Cr�tins !

Laissez-nous passer.

Salut les gars !

Est-ce que tout va bien ?

Voyons, Johnny. On s'est mouill� pour vous sauver.

Dites-nous quelque chose.

On m'appelle Foulard pour des raisons �videntes.

Voici mes hommes.

Ils ne feraient pas de mal � une mouche.

Merci de m'avoir sauv� la vie.

Ne me remerciez pas.

- Ce n'�tait pas mon id�e. - Mais vous l'avez fait.

Pour l'Angleterre.

Tout le monde s'inqui�tait.

Vous devez �tre tr�s important. Pourquoi ?

�a ne me regarde pas.

Vous �tes militaire ?

Cela ne fait aucun doute, avec votre air guind�.

Je n'aime pas les militaires.

Puis-je savoir o� on est ?

Bien s�r.

Dans une scierie, � la sortie d'Arnhem.

29 �glises, 103 �coles, 90000 habitants.

Lieu de r�ve pour la p�che !

Vous �tes des r�sistants.

Des amateurs.

Une bande de paysans qui sort le soir

pour faire sauter des ponts, des d�p�ts et quelques allemands.

On s'amuse et on se bat.

Ils nous jetteraient en prison

en p�riode de paix.

Seulement, ils ne le font pas.

On est des h�ros.

C'est agr�able.

Ils te tuent, s'ils t'attrapent.

S'ils d�couvrent ta famille, ils la tuent.

Ce n'est pas le cas.

- Votre compagne ? - Oui.

La meilleure au monde.

Ma m�re.

- Elle est belle. - C'est un ange.

N'ayez crainte, je veillerai � ce que vous rentriez sain et sauf

Je r�p�te.

Annonce d'un commissaire du Reich:

Le Colonel Deventer, de l'arm�e n�erlandaise,

a �t� enlev� d'un camp allemand,

� la suite d'une attaque de n�erlandais irresponsables.

Il a les cheveux noirs et mesure 1m80.

S'il n'est pas ramen� avant 7 heures,

7 heures du matin demain, 21 octobre...

seront ex�cut�s les citoyens de Delft suivants:

l'avocat Hendrik Driessen le Professeur Theodorus Troots...

l'entrepreneur Nicholas Van Oven.

Place aux "Contes de la for�t viennoise",

par l'orchestre philharmonique dirig� par Johannes Melba.

Six mois plus tard, en Angleterre, juste avant le d�barquement,

le g�n�ral Larraby �labore un plan.

Pas mal.

Pas mal du tout.

Je n'ai pas vu un aussi beau morceau

depuis des semaines !

Je vous prie de m'excuser.

Ne vous excusez pas. Je vous comprends.

Merci beaucoup.

Imaginez-la avec...

les cheveux en arri�re et des lunettes.

La ressemblance est frappante. Physiquement, elle est parfaite.

- Vous voyez ce que je veux dire. - Absolument.

Quelques petits d�tails � son sujet me chiffonnent.

Vous avez lu le fichier P173.

N'oublions pas que nous sommes en guerre.

Rien n'est parfait.

Donnons-lui une chance. Elle est en garde � vue ?

Non.

Elle vit dans un appartement � Hartford close.

J'y vais de ce pas.

- Jackie. - Oui ?

- N'�tes-vous pas en permission ? - Ce n'est pas grave.

- Le travail d'abord. - Ce n'est pas dans vos cordes.

C'est la guerre. Rien n'est parfait.

J'ai lu votre rapport sur Foulard.

- Un brave homme. - Un battant.

Avec ses m�thodes, il serait plus efficace

s'il coop�rait avec nos services.

Ce genre de groupe a des m�thodes sanglantes.

D'apr�s g�n�ral Ten Eyk, ils n'aiment pas travailler en �quipe

Asseyez-vous.

Quand il a travaill� pour nous, il a �t� plut�t efficace.

Il m'a fait sortir de Hollande.

J'ai parl� � Larraby.

Il veut envoyer un agent travailler avec Foulard.

Il servirait de liaison entre l'Angleterre et Arnhem.

Je peux travailler avec lui.

Non, pas vous.

Vous n'�tes plus le bienvenu.

Par contre, nous avons une candidate potentielle.

La femme avec les lunettes...

est professeur de musique, Fran Zeelers.

L'autre s'appelle Carla Van Oven.

Je ne sais rien de Fran Zeelers.

J'en sais trop sur Carla Van Oven.

Elle s'est port�e volontaire.

Il n'y a que deux probl�mes.

Le premier ?

Que faire de 2 institutrices ?

Fran Zeelers aurait collabor� avec les Allemands.

Nous pouvons faire patienter Foulard avec elle

jusqu'� ce que Frau Van Oven soit pr�te.

On arrive au 2�me probl�me.

Van Oven a �t� ex�cut� � cause de moi.

Les habitants de Delft auraient Pr�f�r� voir Carla ex�cut�e.

Elle joue avec le march� noir.

Elle a des amis nazis.

Elle n'assume pas sa nationalit� n�erlandaise.

Aurait-elle chang� d'avis

ou d'attitude ?

C'est � vous de le d�couvrir.

Je le ferai.

A en juger par la photo,

ce sera plus agr�able que de perdre patience

devant un chariot � l�gumes � Delft.

Voici la toute derni�re version du rapport sur Mme Van Oven.

Bonne nuit, Freddy.

Pas de dernier verre ? Je pensais...

Je sais.

Je suis d�sol�e.

Je ne suis honn�te avec personne...

et m�me pas avec moi-m�me.

Surtout pas avec moi-m�me.

Bonne nuit.

Qui �tes-vous ?

Que faites-vous ici ? Qui que vous soyez, sortez !

Je suis Joris, des services secrets n�erlandais.

Je suis arriv� � 21 heures, juste apr�s votre d�part.

Comment �tait votre soir�e ?

C'est la meilleure !

J'ai des amis haut plac�s � Londres.

J'ai fouill� dans vos affaires et vos papiers personnels.

Je n'ai pas forc� la porte. J'avais un double.

Que se passe-t-il encore ?

Vos agents m'ont examin�e sous toutes les coutures.

Je suis fich�e jusqu'� Manchester.

Qu'ai-je fait ?

Vous �tes pire que la Gestapo.

Surtout pour vous.

Surtout pour moi !

Les services secrets n�erlandais !

O� est votre carte ?

Nous n'en portons jamais.

Tr�s pratique.

- Comment v�rifier ? - C'est impossible.

Ecoutez plut�t ce que j'ai � dire.

C'est votre mari, Nicholas Van Oven.

Un homme bien.

Vous le connaissiez ?

J'aurais aim� le rencontrer.

Il est mort l'ann�e derni�re.

Dites plut�t qu'il a �t� ex�cut�.

Vous dites y avoir assist�.

- Madame Van Oven ? - Oui, c'est vrai.

Je l'ai vu. Maintenant partez !

- Etes-vous s�r ? - Qu'insinuez-vous ?

Comment pourrais-je... Que voulez-vous dire ?

Il a �t� ex�cut� apr�s l'�vasion d'un officier n�erlandais.

Il a �t� tu� sur la place de Delft � 7 heures le 21 octobre.

Vous �tiez dans un caf� � Eindhoven jusqu'� 5h30,

passant la soir�e avec vos amis du march� noir.

Comment pouviez-vous �tre pr�sente � l'ex�cution ?

Il y a 120 kilom�tres entre Eindhoven et Delft.

Avec une voiture tr�s rapide, peut-�tre.

Partez, s'il vous pla�t.

Deux mois apr�s, vous quittez la Hollande.

Avec l'aide d'un ami allemand, si je ne m'abuse,

vous allez � Paris via Bruxelles.

Un autre de vos amis allemand vous fournit un visa pour Madrid.

Puis vous allez � Lisbonne.

Gr�ce � un attach� de l'arm�e allemande,

vous obtenez un billet pour les USA.

Mais vous annulez votre billet et partez pour l'Angleterre.

Pourquoi avoir fait cela ?

- Pourquoi vous ? - Je voulais faire la guerre.

D'o� vos cheveux teints ?

De quelle couleur sont-ils ? Les deux sont-elles fausses ?

Je suis venue pour travailler.

- Pour qui ? - Pour notre cause,

pour notre patrie... Vous pouvez toujours rire.

D'o� vient cette bouff�e de patriotisme ?

J'aimais mon mari. Je voulais venger sa mort.

- Est-ce difficile � croire ? - De votre part, oui.

Votre mari est mort pour un homme, c'est la r�alit� de la guerre.

L'autre homme accepte le sacrifice, il n'a pas le choix.

Mais vous, vous avez le choix.

Celui de reprendre votre vie d'avant,

sans �tre g�n�e par votre mari.

Pour une raison inconnue, vous pr�tendez lui �tre attach�.

Pourquoi donc ?

Vous ne l'aimiez pas quand il �tait en vie.

Nous feriez-vous croire le contraire ?

Vous prenez plaisir � tyranniser les gens ?

Deux ans avant la guerre, vous �pousez un riche industriel,

deux fois plus �g� que vous.

Vos amis sont des rebuts du genre humain.

Ils profitent de la vie � Lisbonne. Pourquoi les avoir quitt�s ?

Depuis que Nicky est mort, rien ne me blesse.

Plus rien ne m'atteint.

Pas m�me vous.

Vous croyez l'avoir aim� ?

Je l'aimais.

Vous n'avez jamais aim� personne.

Je l'aimais, croyez-moi.

- Je l'aime encore. - Bien s�r.

Vous �tes tomb�e amoureuse le jour o� il est mort.

Pas la peine de pleurer.

Il vous reste son argent, en Hollande et ici.

Vous serez toujours gagnante.

Aidez-moi, s'il vous pla�t.

Reprenez-vous.

Buvez.

Connaissez-vous vraiment la musique ?

Donnez-moi l'accord.

Quel accord ai-je jou� ?

Un sol majeur, non ?

Et celui-ci ?

Un si mineur.

Pouvez-vous deviner cet air ?

Pouvez-vous le rejouer ?

"Les Fleurs du meunier".

Vous connaissez votre domaine.

On y reviendra plus en d�tail.

Essayez-les.

Vous lui ressemblez.

Il faudra travailler dur.

Etes-vous pr�te ?

Je donnerai ma vie.

Morte, vous �tes inutile.

- Je travaillerai dur. - On exige beaucoup.

Quelqu'un vous contactera demain

et vous donnera les instructions.

N'en parlez � personne.

Il est important de conna�tre les diff�rents grades.

Le parti allemand y est tr�s attach�.

Devereaux.

Van Oven.

R�ponse exacte.

Passons � la structure du Service de S�curit�...

- Num�ro 1 ? - Geldorp.

- Num�ro 2 ? - Vliet.

- Num�ro 3 ? - Eggers.

- Num�ro 4 ? - Springer.

- Num�ro 5 ? - Van Oven.

Sortez de la torsade ! Reprenez le contr�le !

D�p�chez-vous !

Ne la touchez pas.

Appelez une ambulance.

Nous avons un probl�me.

Il nous faudra des mois pour lui trouver une rempla�ante.

Avec ce qui se pr�pare,

nous avons besoin d'un interm�diaire entre Foulard et les Alli�s.

Elle est d'aplomb, mais je doute qu'on puisse l'envoyer.

Pourquoi cela ?

Je ne critique pas. Je ne fais que demander.

Est-ce votre conscience ?

Vous ne voulez pas qu'elle meure comme son mari.

Suis-je un l�che pour autant ?

Vous le seriez si vous n'y r�fl�chissiez pas.

Vous l'avez form�e. A vous de d�cider.

Tr�s bien.

- �a va ? - Je suis en pleine forme.

Vous �tes resplendissante.

Vous savez o� on va ?

- Au travail. - Balivernes !

Voici le plan de bataille:

Envahir le Ye Old Berkeley et vous offrir une douzaine d'hu�tres

Vous �tes mignon, mais j'ai du travail.

Plus maintenant.

C'est annul�.

On va donc manger un morceau.

On marche jusqu'� Palladium et on investit le 4�me rang...

le rang du milieu.

Que faites-vous...

Hors de votre appartement ! Je n'avais pas de double.

Vous n'�tes pas en �tat de sortir.

Je suis en pleine forme, Monsieur Joris.

Entrons-nous ?

Quand dois-je partir ?

Le capitaine Lawson ne vous a pas dit ?

Votre mission a �t� annul�e.

Je sais, il me l'a dit.

Qui l'a ordonn� ?

C'est une d�cision militaire et je ne peux pas en parler.

Il le faudra, pourtant.

- Je peux ? - Bien s�r, asseyez-vous.

J'ai r�ussi tous les examens.

Vous savez que je suis pr�te.

Je me suis remise de ma chute.

Je n'ai pas chang� depuis l'accident.

Que vous est-il arriv� ?

Absolument rien.

Ne nous mettons pas dans tous nos �tats.

Nous devions garder la t�te froide, n'est-ce pas ?

Vous devez m'envoyer � Arnhem.

Votre mission a �t� annul�e.

Ne jouez pas avec ma vie !

Vie ? Je vous envoyais � la mort, ma ch�re.

C'est votre travail, non ?

Anna Karolta est morte dans une prison polonaise.

Il y a 2 mois, Greta partait pour Emmerich.

Elle a �t� arr�t�e et tu�e.

Pourquoi ne m'envoyez-vous pas ?

Arr�tez, je vous prie.

Oubliez tout �a.

Reprenez votre vie, mariez-vous, ayez des enfants...

Je vous en prie !

Je suis d�sol�e.

Je ne suis pas habitu�e � des mots gentils de votre part.

Bonne nuit.

Vous avez continu� � vivre apr�s la mort de Nicky.

Vous n'aviez pas le choix. Vous me l'avez dit.

Vous n'aviez pas le choix avec lui, mais vous l'avez avec moi.

N'est-ce pas... colonel Deventer ?

Colonel Lawson ira en cour martiale.

Ce n'�tait pas de sa faute.

Je suis dou�e pour soutirer des informations.

Vous me l'avez enseign�, rappelez-vous ?

Vous m'avez offert plus.

Vous m'avez donn� une raison de vivre.

Une raison de...

Ne me l'enlevez pas

comme on �te un jouet � un enfant.

Ne faites pas �a.

�a vous convient ?

Vous avez oubli� qu'on est en guerre !

La moiti� est offerte par la maison, mais ne le dites � personne.

- Voulez-vous du caf�, ch�ri ? - Oui, avec un nuage de lait.

- Pouvez-vous r�p�ter ? - Quoi ?

Voulez-vous du caf�, ch�ri ?

- Voulez-vous du caf�, ch�ri ? - Oui, avec un nuage de lait ?

Vous faites l'idiot.

Vous savez ce qui est arriv� ?

- Vous �tes arriv�e. - Je veux parler de la mission.

La mission � Arnhem.

Je dois y aller maintenant.

Vous devez m'y autoriser.

Notre histoire ne doit pas nous faire oublier la guerre.

On a pass� une journ�e merveilleuse.

Ne la g�chons pas.

Je suis d�sol�e. Tout est de ma faute.

Je n'aurais pas d� en parler, mais j'ai raison.

Nous ne pouvons �tre �go�stes.

- Rentrons. - C'�tait votre plan ?

Quel plan ?

Je vous ai retir� la mission.

Comme si vous �tiez un enfant � qui j'�tais le jouet.

Je suis l'enfant maintenant.

C'est �a ?

N'essayez pas de me mentir.

Vous ne croyez en personne ?

Mon devoir est de d�celer le pire en chacun

et de me m�fier de tous.

Vous devez croire en moi.

J'aimerais.

Je r�vais de rencontrer une femme qui...

Ch�ri...

Je veux �tre cette femme.

Halte-l�.

Qui va l� ?

Approchez !

Est-ce une prise de force ?

D�p�chez-vous ! Je suis press�.

Vous m'aveuglez.

Vous �tes de la police. Vous m'avez fait une de ces peurs.

Montrez-moi votre carte d'identit�.

Oui, ma...

Attendez... La voici.

Je ne vous distinguais pas bien. Je suis myope.

Que faites-vous dehors si t�t ?

Je ne faisais qu'observer et �couter.

Vous �coutiez quoi ?

Les fringilla coelebs.

- Les quoi ? - Les pinsons des arbres.

Vous observiez les oiseaux ?

- Oui. - A 5h30 du matin ?

C'est un oiseau tr�s rare et peureux qui n'est visible qu'� l'aube.

Vous �tes en territoire occup� et il y a un couvre-feu.

- Oui, ce sont les r�gles mais... - Montez !

- Je dis la v�rit�. - Montez !

Mes freins sont bloqu�s ! Aidez-moi.

Je ne peux quitter la prisonni�re.

- Brandt, que se passe-t-il ? - Il a une prisonni�re.

Venez par ici.

Le g�n�ral veut vous parler.

C'est le pneu gauche.

De quel r�giment �tes-vous ?

5�me r�giment...

Que signifie cette histoire d'oiseaux ?

C'est la v�rit�.

J'�coutais.

Pour entendre quoi ?

Les fringilla coelebs.

Ils ne sont visibles qu'� l'aube.

C'est r�par�.

- Fermez la porte ! - Et la prisonni�re ?

Je l'emm�ne pour un interrogatoire.

La porte !

D�marre.

Le coup des Fringilla.

Vous l'avez trouv� toute seule ?

Comment allez-vous ?

- Vous �tes... - Je suis votre homme.

Ce Caporal est mal tomb� mais tout est bien qui finit bien.

Buvez un coup.

�a vous r�chauffera.

Vous nous avez fait courir.

Vous deviez atterrir au sud d'Oosterbeek.

- C'est � cause du vent. - Peu importe.

�a va mieux ?

C'est une bien jolie fille qui nous est tomb�e du ciel.

Etes-vous mari�e ?

On en reparlera.

Je veux bien rendre service aux Anglais.

Surtout si cela implique une belle femme.

Je dois rester en contact avec vous.

Et moi avec vous.

Les services secrets ont des plans.

Ils souhaiteraient travailler avec vous

- Londres coordonnerait... - Qu'ils coordonnent leurs cafards !

Je ne prends d'ordre de personne.

Ce sera moi.

Je les prendrai pour vous. Je serai votre unique interm�diaire.

Rien que vous et moi.

Rien que nous deux.

J'aime mieux �a.

- Vous acceptez ? - Non.

Continuez � essayer de me convaincre. Je capitulerai peut-�tre.

- Avez-vous... - D�tendez-vous. On s'occupe de tout.

- Et mes v�tements ? - Ils sont l�.

- J'esp�re qu'ils m'iront. - Sans probl�me.

Regardez.

Vous �tes la copie conforme de Zeeler m�me carrure, m�me...

Non, vous �tes plus jolie. Pas vrai, Jackie ?

Je n'ai pas remarqu�.

Il est sans coeur.

Il �gorge une fille sans se pr�occuper de ses formes.

- Mais avec moi... - Elle est morte ?

Il y aurait eu deux profs de musique.

Blackie l'a fait proprement.

Il lui a ras� la t�te et l'a jet�e dans le canal.

- Ras� la t�te ? - C'�tait une collabo.

Serez-vous � la hauteur ?

Je pense que oui.

Vous porterez ses habits.

Vous n'avez jamais jou� � Mata Hari ?

Imaginez que c'est un cauchemar.

Ouvrez la porte !

Vous �tes sourde ?

Vous �tes Gelder ? R�pondez-moi.

Voici la nouvelle institutrice.

Vous avez d� recevoir un avis.

Conduis Mlle Zeelers � sa chambre.

Je ne veux rien entendre.

Au revoir, mon amour.

Je vous aimerai toujours.

Par ici.

Attendez.

Retirez ce portrait.

Enlevez-le !

C'est notre Reine Wilhelmina.

Un instant.

- Fraulein Zeelers ? - Oui ?

Capitaine Von Stanger. Vous permettez ?

Je ne vous d�range pas, j'esp�re ?

- On est dans une morgue ? - Pour animaux.

Nous sommes tous des animaux.

Qu'est-ce que c'est ?

Un hippocampus hudsonius.

Un hippocampe.

Tr�s int�ressant.

Je suis surpris de trouver une aussi jolie femme ici.

Selon Lord Chersterfield, les morts enseignent aux vivants.

Lord Chesterfield ? Vous connaissez l'Angleterre.

Seulement au travers des livres.

- Y �tes vous d�j� all� ? - J'ai bombard� Londres.

- 24 missions. - C'est fascinant.

Rien d'exceptionnel.

- Qu'est-ce que c'est ? - Une actinie.

- Pardon ? - Une an�mone de mer.

Tr�s int�ressant.

Excusez-moi.

- Je n'aime pas le bruit. - Il faisait chaud.

Vous pouviez ouvrir la fen�tre.

- Qu'est-ce qu'il y a ici ? - Ce sont des documents confidentiels

Secret d�fense.

C'est tr�s amusant.

Venons-en au fait.

Mardi prochain, notre escadron de bombardiers

organise une soir�e pour le Colonel Von Mollwitz.

Vraiment ?

Il me semble que vous le connaissez.

Il a exprim� le d�sir que vous soyez pr�sente...

et fassiez une petite repr�sentation.

Zitzewitz ! L'homme se retourne.

Ce n'�tait pas Zitzewitz.

Je n'ai jamais tu� une femme.

- Ecoute Jan... - La ferme !

La ferme !

Tout va bien, elle est dans notre camp.

Tu as entendu ?

Elle est avec nous. Allez !

Comment allez-vous ?

Les quelques survivants contre-attaquent.

- Vous auriez d� me pr�venir. - Je ne pr�viens jamais.

Vous n'avez pas confiance.

Cela �vite les tra�tres.

Vous croyez que...

Vous �tes belle en col�re.

Londres m'a contact�e.

Je dois vous parler.

Cette coiffure vous va � ravir.

Il faut que je vous parle.

Si on est encore en vie !

Quel d�lice.

Je dois y aller.

Rendez-vous � 9 h 15 au croisement avec le pont.

Au revoir, mon amour.

J'avais oubli�.

Vous �tes cens�e �tre de leur camp.

Au revoir.

Comment vous sentez-vous ?

- Mal. - Je me sens bien.

- Qu'il y a-t-il ? - Mon menton me fait mal.

C'�tait encore plus p�nible pour moi.

- Vous �tes vraiment belle en col�re. - Regardez la route.

- J'ai un message de Londres. - Ne changez pas de sujet.

- C'est le seul qui nous lie. - Je ne le sais que trop.

- La guerre ! - Qui s'en pr�occupe ?

Pourquoi vous battre, alors ?

Je ne le fais que pour m'amuser.

Vous �tes dou�.

Je connais mon travail.

C'est leur avis. Londres veut prendre les commandes.

De quoi ?

De vous et votre organisation.

C'est ce qu'ils veulent ?

Satan�s cyclistes ! Toujours � se jeter sous les roues.

O� en �tions-nous ?

Je disais que Londres...

La vitesse est-elle de rigueur ?

Non, c'est par plaisir. Vous avez peur ?

- Non, mais... - Tant mieux.

Vous devez m'�couter.

Vous devez d�truire les points strat�giques allemands.

Vous aurez une liste et Londres coordonnera...

Ecoutez, je vous l'ai d�j� dit.

Dites � Londres de coordonner ses cafards.

O� allez-vous ?

Holverd, Sergent.

Livraison sp�ciale pour le centre des S.S.

dans le secteur de Priesland.

Et vous ?

Je suis venue pour la balade.

C'est bon.

Allez-y.

Ces imb�ciles ne pensent qu'aux femmes.

Ne bougez pas ! Je suis un imb�cile aussi, parfois.

J'ai remarqu�.

Allez-vous me dire o� on va ?

- Voir ma femme. - Votre... ?

Elle vous plaira. Elle est belle et jeune.

- Je ne veux pas... - Rencontrer ma m�re ?

Ce n'est pas tr�s gentil.

Nous y sommes enfin.

N'est-ce pas beau ?

Voici mon charmant fr�re, Chris.

Pose ton seau.

Je parie que tu n'as jamais vu �a de ta vie.

Une femme !

Dis quelque chose.

Il a toujours �t� aussi bavard.

J'esp�rais que tu venais travailler.

Travailler ? De quoi parles-tu ?

Elle a 21 ans aujourd'hui.

Bon anniversaire.

Bon anniversaire, M�re.

Il te pla�t ? Un nouveau chapeau.

Elle est folle des chapeaux.

Essaie-le pour voir.

Allez, Boucle d'Or.

Je t'ai d�j� vue avec tes bigoudis.

Elle a les plus beaux cheveux du village.

Je devrais aller chercher le d�ner, tu as s�rement faim.

C'est vrai, je dois y aller.

Des Allemands �taient install�s au village.

Ils disent que M�re en a fr�quent� un.

Je n'en sais rien, elle ne veut pas en parler.

Tu sais ce qu'ils font aux collaborateurs.

La ferme !

Ce n'�tait pas de sa faute. Ils l'ont...

Ce n'�tait pas de sa faute.

Dites � Londres que je me battrai aupr�s d'eux.

Ils vous donneront les ordres � me communiquer.

Je me battrai comme jamais auparavant.

Ne le touchez pas. Je vais chercher un m�decin.

Ne bouge pas, �a va aller.

Je vais bien. Je ne sens rien.

J'aimerais...

fumer une cigarette.

Dans ma poche.

Ne t'inqui�te pas grand-m�re. J'ai de la chance

d'�tre vivant.

Les autres...

ont �t� assassin�s.

Que s'est-il pass� ?

On est tomb�s dans une embuscade.

J'ai eu peur au d�but.

Mais tu ne peux pas avoir peur avec Foulard � tes c�t�s.

Tu dois le suivre et continuer.

Je n'ai jamais vu quelqu'un se battre comme lui.

Il est... A- t-il �t� touch� ?

Les balles volaient autour de lui.

Il s'en moquait.

Il riait.

Ne parle pas et reste tranquille.

On a eu le pont mais...

ils nous ont eus.

On dirait qu'ils nous attendaient.

Comment pouvaient-ils savoir ?

A la lib�ration de la Hollande, le coeur des citoyens

battait fort.

Ce n'�tait que le d�but de la fin. Il restait beaucoup � faire.

Le travail continua.

Les anglais �taient inquiets

des pertes endur�es par Foulard et ses hommes.

Les quartiers g�n�raux anglais firent appel � Deventer.

Signez ici.

Merci, caporal.

Faites comme chez vous.

C'est vrai, vous �tes chez vous.

La guerre n'est pas finie.

- C'est tr�s �mouvant. - C'est vrai.

Ce n'est m�me pas mon pays.

C'est un jour � �tre N�erlandais.

Monty se r�jouit d'avance

de l'op�ration que vous pr�parez.

Sans vous, nous ne serions pas ici.

- Merci. - Il est ravi.

Vous avez demand� � me voir ?

C'est vous qui m'avez fait venir.

Oui, je voulais vous parler de ce r�sistant surnomm� Foulard.

Int�ressant, les noms qu'ils se donnent.

J'ai �tudi�

les pertes endur�es par son groupe.

- Vous �tes au courant. - Oui.

Ne sont-elles pas �normes ?

Elles le sont.

Les pertes ont augment� depuis qu'il travaille avec nous.

- Comment l'expliquez-vous ? - Je ne sais pas.

Moi non plus.

La 1�re mission � laquelle il a particip� a eu lieu �...

La maison ronde � Elst.

- Ils ont perdu 16 hommes sur 25. - 17.

Ils tombent comme des mouches.

Puis il y a eu cette mission � Wolfheze...

- o� seulement 4 sur... - 26

... sont revenus.

Rien ne va plus depuis qu'on lui assigne les cibles.

Amusant, non ?

Il n'y rien d'amusant.

- Les missions sont trop dures. - Non.

Ou il y a un mouchard.

Heureux de vous l'entendre dire. Pardon ?

- Rien. - J'avais cru.

Jerry � l'air de savoir quand ce gars au foulard part faire une descente.

Il sait o�, quand et avec combien d'hommes.

Il y a un Judas parmi nous.

Vous ne croyez pas ?

Dois-je m'en charger ?

C'est exactement ce que je voulais.

Dites-moi.

Qui d'autre que Foulard conna�t nos cibles

� l'avance ?

L'agent Van Oven et moi-m�me.

Vous et Van Oven ?

Cela r�duit les possibilit�s.

Et vous, monsieur.

Qui ? Moi, bien s�r.

Je ne vous compte pas si vous ne me comptez pas.

Il ne reste plus que la fille.

Puis-je fermer ?

Le bruit vous �nerve ? Je vous en prie.

Que devrions-nous faire ?

Il faut annuler les raids.

Avec les attaques qui se pr�parent,

- Monty ne sera pas d'accord. - Il doit.

Il y a une autre solution.

Eliminez la fille.

Est-ce un ordre ?

Disons une suggestion.

Pr�f�rez-vous que Lawson s'en charge ?

Dois-je demander mon transfert ?

- Non, mais vu la situation... - Quelle situation ?

Je l'ai engag�e, form�e, je lui ai fait confiance.

Si j'ai fait une erreur, je saurai la r�parer.

Je n'en doute pas.

Bonne chance.

- Oui ? - Venez, s'il vous pla�t.

Les Allemands dans sa famille viennent de quel c�t� ?

- De son p�re. - Des cousins, non ?

Un beau-fr�re de Westphalie.

Merci.

Quel honneur.

J'�tais inqui�te au sujet de ce soir.

Vous avez �t� si malchanceux.

J'ai peur que vous soyez le prochain.

Ne vous inqui�tez pas.

Je m'en suis toujours sorti.

Ce sera pareil ce soir.

�a vous calmera.

Une bonne gorg�e avant un raid,

�a ravive le courage.

Ou deux gorg�es.

Que regardez-vous ?

Vous.

Il y a un tra�tre parmi vous.

Vous le savez ?

Je sais.

Vous savez qui ?

Non.

J'�tais en train d'y penser.

J'y pense tout le temps.

Je me sens responsable.

Vous ?

Je vous ai convaincu de travailler avec nous.

Vous �tiez bien, sans nous.

Je vais toujours bien. Il ne m'aura jamais.

Comment le savez-vous ?

Ne vous inqui�tez pas.

Ils ne m'auront jamais.

Restez et vous verrez.

N'y allez pas cette fois-ci.

Je ne le supporterai pas.

Il le faut.

Je dois absolument y aller.

Pourquoi ?

Des choses se passent.

Vous lui ressemblez.

Quelles choses ?

Surtout les cheveux.

Quelles choses ?

La guerre se rapproche.

Je la sens.

Quand j'�tais petit,

j'allais dans sa chambre.

Je lui brossais les cheveux.

J'y glissais mes doigts.

Ils �taient aussi doux que de la soie.

Comme les v�tres.

N'y allez pas.

Dieu merci !

Depuis quand �tes-vous l� ?

Pourquoi ne pas m'avoir pr�venue ?

J'ai des milliers de questions � vous poser.

Vous �tes l�, c'est tout ce qui importe.

Quelle heure est-il ?

Il est exactement 4 h 33.

- Ils sont partis depuis 2 heures. - Oui, ils sont partis.

Je n'ai pas pu les arr�ter.

24 N�erlandais partis pour la mort.

Vous �tes au courant ?

Qu'est-ce que vous croyez ?

Dieu merci.

C'�tait l'enfer.

Personne � qui en parler.

Je n'ai pas os� vous l'�crire

sans avoir de preuve.

Vous �tes enfin l�.

C'est tout ce qui compte.

Votre logeuse m'a dit que vous �tiez sortie vers minuit.

Je n'arrivais pas � dormir.

Je savais qu'il choisirait un soir de pleine lune.

Qui ?

Foulard.

Il attend toujours la pleine lune.

Cela m'a mis la puce � l'oreille.

Il sort toujours les soirs de pleine lune.

Il pourrait choisir une nuit sombre pour plus de protection.

Il pr�f�re la lumi�re.

Il en a besoin.

Pour indiquer aux Allemands o� tirer et ne pas tirer.

Ils ne rencontrent que des tireurs, jamais des mortiers.

Il devrait tomber en premier.

Un grand homme avec une belle �charpe.

Pourquoi le ratent-ils ?

Il rentre � peine �gratign�.

Ce sera la m�me chose ce matin.

Ecoutez-moi.

Il se passe quelque chose.

Quelque chose se pr�pare, comme une op�ration a�rienne.

Ne me dites rien.

Le sait-il ?

S'il le savait...

Il est malade.

C'est sa m�re...

Vous savez ce qu'ils lui ont fait ?

Excellente prestation !

Pourquoi inventer une telle histoire ?

Pour justifier votre pr�sence ce soir,

vous auriez pu trouver une excuse

moins ridicule.

Que voulez-vous dire ?

Je vois.

Je ne m'�tais pas rendu compte.

En dehors du travail, vous vivez votre vie.

Vous �tes jaloux.

C'est mignon, mais tr�s b�te � la fois.

Il n'a jamais �t� une menace pour vous.

Sauf ce soir.

Je devais trouver un moyen de l'arr�ter.

Cela n'a pas march�.

J'�tais comme invisible.

C'est une premi�re, pour vous.

Toutes mes condol�ances.

Est-ce une nouvelle mise � l'�preuve ?

Si c'est le cas...

Vous voulez me faire croire qu'� chacune de ses sorties

il laisse ses hommes se faire descendre ?

Il les recrute

pour qu'ils se fassent tuer par l'ennemi ?

C'est �a ?

Vous ne croyez pas que...

- Vous ne comprenez pas... - Taisez-vous !

Esp�ce de petite imb�cile.

Je suis l'imb�cile.

On ne change pas comme �a.

Donc c'est moi.

C'est charmant.

Pourquoi ne pas me tuer sur-le-champ ?

Vous me rendriez service.

Ma seule raison de vivre, c'�tait nous.

Vous vous trompez.

Vous avez tord.

Ce soir, vous direz qu'il �tait chanceux.

Ensuite, vous parlerez de co�ncidence.

Il reviendra � chaque fois.

Vous comprendrez enfin.

Vous saurez que c'�tait lui.

Depuis le d�but.

Mais je ne serai plus l�.

Tr�s bien.

Cela ne peut �tre que vous.

Tout joue contre vous: votre pass�, votre...

Il n'y a pas d'autre explication.

D'accord, c'est moi !

- Et pourquoi pas ? - Laissez-moi.

Expliquez-moi.

Vous pensez que j'en serais capable ?

Vous me connaissez.

Vous m'avez aim�e malgr� ce que j'�tais.

Je n'�tais ni un monstre...

ni une personne diabolique...

Que nous arrive-t-il ?

Regardez-moi.

Vous ne voyez donc rien ?

Ecoutez-moi.

Quand il rentrera ce matin, demandez-lui.

Demandez-lui ce qu'ils ont fait � sa m�re,

ce qui s'est pass� � Holvert.

Ils sont de retour.

Un...

Deux... Quatre...

Six...

O� est-il ?

O� est Foulard ?

Il ne lui est rien arriv�... Il revient toujours.

Ils l'ont touch� � la poitrine.

Ils se sont acharn�s � 10 sur lui.

Il s'est battu comme un diable.

Il se battait toujours quand ils l'ont emmen�.

Ils nous attendaient.

Qui commande ici ?

- Vous ? - Oui.

Venez ici.

Ecoutez-moi bien.

Un renfort a�rien arrive sur Einhover, Nijmegen, Arnehm.

Ils seront l� en d�but d'apr�s-midi.

Je sais que vous �tes �puis�s.

Mais nous allons avoir besoin de toute l'aide possible.

C'est une op�ration cruciale.

Mlle Zeelers est en �tat d'arrestation.

Si elle tente de s'�chapper, tuez-la.

Ordre du Colonel Deventer de l'arm�e n�erlandaise.

Bonne chance.

Alors que Deventer quittait Arnhem

il rencontra des Allemands en route pour une attaque soi-disant surprise.

Deventer devait quitter Arnhem au plus vite pour nous pr�venir.

Il arriva trop tard.

Le parachutage avait commenc�.

Aussit�t au sol, les Anglais �taient encercl�s.

Nous ne pouvions plus agir.

Il ne nous restait plus qu'� prier

que certains sortent vivants de ce pi�ge.

Je suis perplexe.

Si elle �tait au courant de l'attaque,

pourquoi ne pas se mettre � l'abri ?

C'est vrai, cela semble bizarre.

Et si elle disait la v�rit�.

Foulard aurait pu s'arranger pour quitter Arnhem avant l'attaque.

Il ne se ferait pas tirer dessus.

Etre captur� est un bon alibi.

Il reste un h�ros et peut continuer � collaborer.

Cela soul�ve des questions auxquelles je ne peux r�pondre.

La fille est coinc�e � Arnhem.

Foulard est dans un h�pital dans le camp allemand.

J'ai besoin de votre aide pour obtenir des r�ponses.

- Aider � quoi faire ? - Voici ce que Carla m'a dit.

Plus je vous parle, plus je me dis qu'elle avait raison.

Je dois parler avec l'arm�e britannique.

Je ne sais pas.

Qu'en pensez-vous ?

C'est une th�orie int�ressante mais curieuse.

Vous qui �tes son fr�re,

qu'en pensez-vous ?

Il a toujours �t� un gar�on un peu sauvage.

Mais l�, je ne sais pas.

C'est bon. Merci d'�tre venu.

Pourriez-vous attendre dehors ?

- Vous voulez mon avis ? - Oui.

Je n'ai jamais entendu de telles inepties venant d'un officier.

- Il y a un aspect psychologique. - C'est du baratin.

Nos troupes sont encercl�es par des divisions blind�es.

On est bloqu� et vous me parlez de psychologie.

- Il a peut-�tre raison. - Et moi, je suis la reine Mary.

Le probl�me, avec les services secrets,

c'est qu'ils pensent trop.

Bient�t vous accuserez Monty ou moi.

- Je ne crois pas. - Je n'en suis pas si s�r.

Si ce maharadjah de Colonel a une imagination si grande,

il doit pouvoir trouver un moyen de sortir nos troupes.

Je lui dirai.

On se voit demain � la conf�rence avec Monty.

Au revoir.

C'est rat�.

Je dois parler � Foulard.

Il est prisonnier des Allemands.

- Donnez-moi 10 commandos. - Pardon ?

Il est dans un h�pital militaire.

Je vous ai soutenu, mais il y a des limites.

Si vous vous trompez, nous serons la ris�e de tous.

- Vous aussi ? - Oui, moi aussi.

Prenez donc un mois de cong�, je me charge du reste.

Il y a un appel de Breda.

Un agent secret allemand demande le colonel Deventer.

L'officier s'appelle Dietrich.

Colonel Helmuth Dietrich, Abwehr III F.

Son avion a d� atterrir d'urgence � Rosendaal.

Il ne veut parler qu'� vous.

Vous devriez y aller.

Monsieur ?

Non rien.

Par ici.

Mon cher ami, quel plaisir de vous revoir.

- J'esp�re que vous �tes bien ici. - Oui.

Apr�s un temps d'adaptation,un lit de paille devient celui d'un roi

Ce cadeau de bienvenue est de vous ?

Je n'ai pu obtenir que du vin de 1911.

A nous, Colonel.

Deux �mes dans un monde obscur.

Le nom Carla Van Oven vous est-il familier ?

Cela me dit quelque chose.

A quoi ressemble-t-elle ?

Elle est tout � fait charmante.

Elle travaillait pour vous ?

Nous avons tellement d'agents.

Il est dur de tous s'en rappeler.

Vous devez vous rappeler

de Foulard ?

Un homme �patant.

Le meilleur.

Il est dans un h�pital militaire.

Vous en savez plus que moi.

Cela ne durera pas.

Y restera-t-il longtemps ?

- Jusqu'� ce qu'il aille mieux. - Et ensuite ?

Il sera ex�cut� pour trahison.

Envers qui ?

La Hollande.

Notre Hollande, celle du Reich allemand.

Il para�t que votre avion est intact.

Pourquoi vouloir rentrer en Hollande ?

Je suis s�rieux.

Restez comme prisonnier et vos talents seront g�ch�s.

Travaillez pour nous et vous continuerez � �tre un agent.

Vous me renvoyez l'ascenseur ?

Je vous fait la m�me proposition que vous m'aviez faite.

L'aviez-vous accept�e ?

Vous savez, c'est une question de personnalit�.

C'est juste.

Est-ce qu'on le conna�t ?

Je me demande qui est cet homme.

V�rifiez imm�diatement.

C'est top secret, G�n�ral, vous comprenez bien.

Vous voulez aller � Schoonerde.

Imm�diatement.Nous serons de retour dans une heure.

Que l'avion soit pr�t !

Je veux partir tout de suite.

Mon chauffeur vous conduira.

- Ma voiture ! - Merci, G�n�ral.

Au fait, voici mon assistant Von Zillich.

Un instant.

C'est absolument fascinant.

Vous me faites vraiment confiance ?

Je compte sur la promesse d'un officier.

C'est une faiblesse.

- J'ai la haute main sur vous. - La mienne tient une arme.

Ouvrez.

Comment se porte le F�hrer ?

Il est confiant dans notre victoire.

C'est un honneur de vous aider dans cette mission.

- Top secr�te, n'oubliez pas. - Bien s�r.

R�veille-toi.

Dommage qu'on le perde.

Un traitement sp�cial l'attendait.

Regardez-les.

Regardez leur joie !

Vous allez entrer dans l'Histoire.

L'Histoire ?

Je n'y avais pas pens�.

Vous croyez que je serai une figure historique ?

On se souviendra de vous.

- C'est votre blessure ? - Elle me lance.

�a va s'arr�ter.

- Je vais appeler un m�decin. - Non.

Ils ont mis un produit que dois garder 48 heures.

Au fait,

vous m'avez sorti d'affaire.

Je vous devais la vie.

Je ne l'oublierai jamais.

Avant, j'ai men� une petite enqu�te.

Une enqu�te ?

Qu'est-ce que vous cherchiez ?

Un tra�tre.

Je sais.

Vous savez qui c'est ?

Oui, je le sais.

Qui est-ce alors ?

La femme qui s'appelle Fran Zeelers.

Elle ?

C'est absurde.

C'est impossible.

Le sait-elle ? Lui avez-vous dit ?

Oui, je lui ai dit.

Qu'est-ce qu'elle a dit ?

Que c'�tait vous.

Moi ?

La petite tra�tresse !

Elle vous a dit �a.

Est-ce que vous l'avez tu�e ?

Je ne l'ai pas fait.

Tant mieux.

Je veux le faire moi-m�me.

Vous n'en aurez pas l'occasion.

Elle est � Arnhem.

Personne n'entre ou sort de la ville.

Je peux y entrer et en sortir comme je veux.

Vous plaisantez ?

Absolument pas.

Je peux m�me emmener du renfort avec moi.

C'est impossible.

Vous oubliez qui je suis !

Je connais cet endroit comme ma poche.

Je peux les faire entrer et sortir.

Ecoutez-moi.

Faites ce que je dis et j'irai lui r�gler son compte.

Vous savez comment l'arm�e travaille.

Il faut suivre les r�gles.

Je dois en parler � mes sup�rieurs, puis � l'arm�e anglaise.

Il nous faut des arguments solides.

Des arguments solides ?

C'est facile. Vous avez de quoi �crire ?

Regardez bien.

A la sortie d'Arnhem, il y a un verger, puis un moulin.

La canalisation est cach�e par des buissons.

Elle mesure 90 m�tres et avec le brouillard

personne ne peut nous voir.

Je vais indiquer le nom des rues.

Je vous crois.

Parce que c'est un plan implacable.

Allons voir s'ils peuvent nous aider.

Foulard veut entrer dans Arnhem pour tuer Carla.

Elle sait qu'il est un tra�tre.

Vous voulez envoyer quelqu'un par le passage de Foulard

pour faire sortir les troupes anglaises ?

Et je veux y aller.

Non, vous n'irez pas.

Les Anglais ne voudront pas.

C'est de ma faute si elle est � Arnhem.

Je veux la faire sortir.

Si elle est toujours en vie.

Les Anglais suivront votre plan

mais ne vous y incluront pas.

C'est une op�ration militaire britannique.

C'est un ordre.

Allons leur parler.

Pourquoi m'avoir emp�ch� d'y aller ?

Qu'auriez vous fait ?

Si vous avez tord...

- Je perds ma place. - Moi aussi.

C'est pourquoi vous �tes ici.

Restons calme et prions.

Toujours rien ?

- Du th� ? - Merci.

- Vous en voulez ? - Non.

Renard... facile... hautbois.

Aigle � l'�coute.

Ils sont sortis.

Des nouvelles des 1ers �l�ments.

Ils ont pass� Driel.

Ils sont libres.

Il est tout � vous.

J'esp�re que vous avez raison.

O� �tiez-vous ?

Je suis enferm� depuis 8 heures.

Il fait jour !

J'aurais pu entrer 20 fois.

J'ai aussi d� attendre.

Pourquoi attendre ?

Vous ne voulez plus la fille ?

Tout le monde est sorti.

Ils seront bient�t l�.

C'est quoi cette histoire ?

3000 hommes pris au pi�ge qui vous doivent la vie.

Le g�n�ral les voulait saufs avant de vous livrer.

Il n'a plus besoin de vous.

Je n'aime pas �a.

Je n'ai pas cru Carla.

Je me suis mis � votre place.

Vous saviez que les Allemands arrivaient.

Il est difficile de viser avec un canon.

Vous avez donc trouv� une cachette id�ale.

- Un h�pital allemand. - �a suffit.

J'adopte votre raisonnement.

Je suis un homme avec un coeur d'enfant.

Je suis le pr�f�r� de maman. Elle est parfaite.

Arr�tez !

Je suis un r�sistant et un h�ros.

Un jour, je rentre chez moi...

je lui offre un chapeau.

Elle porte, autour de la t�te,

un foulard.

Je lui retire.

Je vois ce que mes compatriotes lui ont fait,

alors que je combattais les Allemands.

Mes compatriotes

l'accusent d'avoir collabor�.

Les N�erlandais !

Beaucoup de sentiments ont d� traverser votre esprit:

amour, honte, d�go�t, haine...

revanche.

L'envie de tuer.

De d�truire les personnes qui ont touch� �...

"votre femme".

Vous avez beaucoup d'imagination.

Non.

Je suis juste logique.

Pourquoi Dietrich a attendu que vous soyez dans l'avion

pour s'�chapper ?

Demandez-le lui.

Je ne peux pas.

J'ai d� le tuer.

Vous pensez � tout.

Cela peut prendre du temps.

Dietrich voulait pouvoir continuer � vous utiliser.

Il me voulait hors d'�tat de nuire.

Il ne vous reste qu'un seul alibi...

la blessure.

Les tireurs savent viser et ils ne voulaient pas vous avoir.

J'aimerais voir cette blessure.

Otez votre bandage.

Otez-le.

J'ai toujours su que...

vous �tiez un gars intelligent.

Le plan a bien fonctionn�.

C'�tait un coup de ma�tre.

Nous sommes entr�s � 2 et nous sommes ressortis � 2500.

Et une...

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