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Je m'appelle Paul Raymond.
Bienvenue dans mon univers érotique.
A VERY ENGLISHMAN
30 ?
39 ?
50 ?
55 ?
Pourquoi tant de maisons, grand-père ?
Ce sont pas des maisons, mais des boutiques,
des restaurants, des bureaux,
des cafés, des boîtes de nuit.
Mais pourquoi autant ?
Je les ai achetés pour ta maman.
Pour ta maman,
pour toi et pour ta petite sœur.
Écartez-vous, s'il vous plaît.
Reculez.
M. Raymond !
Paul !
Alors, votre fille ?
Debbie avait tout l'argent qu'elle voulait.
Une belle maison,
de beaux enfants,
de belles voitures.
Je ne comprends pas.
On est tous les deux tapageurs et extravertis.
On se motive mutuellement.
Je me retrouve énormément dans Debbie.
C'est une aventurière.
J'ai commencé par faire de la scène. Debbie aussi.
Puis je suis passé en coulisses
et Debbie a suivi le même parcours.
Je m'appelle Paul Raymond.
Je vous présente le Cirque Nu de Paris.
J'insiste sur le mot "nu", comme en français.
Baisse le rideau.
Attends.
Descendez.
On peut pas.
On doit pas bouger.
Descendez vite.
Écoute-les.
C'est formidable.
Vite, ouvre la grille.
Le rideau !
Rideau !
- C'est bon. - Quelle peur !
Ça va, Florence ?
Un lion a voulu me bouffer !
- Du calme. - J'y retourne pas.
C'est grave ?
Le public a apprécié.
Une telle publicité, ça s'achète pas.
Si les filles bougent, on peut pas me poursuivre.
Ce soir, ça sera complet.
Facile, pour toi. C'est moi qui affronte le lion.
- Qui paierait pour me voir en cage ? - Moi.
À la demande générale,
voici le lion Atlas et l'incroyable Cirque Nu de Paris !
Regarde-moi ça. La presse nationale !
J'étais pas nue !
Et alors ?
J'étais pas nue. J'étais absolument pas nue.
Je suis chorégraphe.
Je suis la femme de Paul Raymond.
Que dirait ma mère ?
Une demi-page !
Ils ont pas à inventer des trucs. J'étais pas toute nue.
Je n'étais pas nue, mais en string.
En "swing" ?
En string !
Un sous-vêtement féminin.
On vous surnomme le roi du show à scandale.
Je me vois plutôt comme
le roi du show de charme.
Vos spectacles sont
raffinés, respectables
et décents ?
Alors, ce doit être un compliment
pour une femme d'être qualifiée de "modèle nu" ?
Vous regrettez
que votre femme ait attaqué le Daily Sketch ?
J'aime ma femme et je la soutiens toujours.
Mais elle paiera l'avocat.
Messieurs, je serais ravi de continuer à discuter,
mais mon nouveau club privé ouvre à Soho,
dans le cœur de Londres.
Le club étant privé,
nos danseuses nues se déplaceront et s'exprimeront.
La presse est la bienvenue.
À condition de payer sa cotisation de 10 shillings et 6 pence.
Si vous venez ce soir,
on vous offrira une coupe de champagne. Cuvée du patron.
Merci.
Tu as été parfait.
Merci.
L'avocat m'a ridiculisée.
Pas du tout.
C'est pas lui qui t'a ridiculisée.
Arrête !
J'espère que c'est une bonne idée.
On est un îlot d'excellence dans un océan de médiocrité.
Alors, le tribunal, chérie ?
Mal. On a perdu.
Ah oui ? Combien ?
C'est de l'argent bien dépensé.
Ne pas faire jaser est pire que faire jaser, Jimmy.
Tu sais qui a dit ça ? Oscar Wilde.
"Jimmy" en moins.
Il était pas homo ?
Si. Un des premiers.
À plus tard.
Bonjour. Comment allez-vous ?
Du strip-tease, des filles superbes.
Comment va la plus jolie ?
Pas vous. Salut, nez qui couine.
Ton petit nez couine toujours ?
6, 7, 8, menton.
Elle est sage ?
Un amour. Comme son père.
Bien. Une hôtesse doit savoir flatter.
Vous me pincez pas le nez ?
Le pincement n'est pas exclu, mais pas forcément au nez.
Vous voilà.
- Bonsoir, Paul. - Vous vous amusez bien ?
On discute, c'est tout.
Vous veillez sur vos ouailles ?
Oui. Tout le monde semble d'humeur spirituelle.
Ça va chauffer, les filles !
Où est ma tenue ?
Je vais la mettre pour David.
Ma fermeture est coincée.
J'ai de quoi coudre, au cas où.
En scène 10 minutes avant le rideau.
Betsy, tu as décidé de te joindre à nous ?
Désolée, Mme Raymond.
J'ai raté le bus.
C'est la dernière fois. C'est un théâtre, pas une gargote.
Ton rouge.
Ayez le sourire, soyez sûres de vous et amusez-vous !
Merci !
J'ai dit aux filles : "Ne m'appelez pas révérend, mais Edwyn.
"Oubliez ma tenue. Voyez en moi un visage amical.
"Et faites ce que vous voulez de moi."
Ici, c'est seins nus obligatoires.
Garde ton insolence pour la scène.
Adam et Eve étaient nus.
Le petit Jésus était nu...
du moins, au début.
Une coupe de champagne.
À l'avenir.
Le Revuebar de Paul Raymond.
Sacré pour les uns, décadent pour les autres.
Depuis son ouverture en 1958,
ce club toujours bondé est synonyme
de Soho, sexe et sophistication.
M. Raymond a toujours été un pionnier.
Il repousse les limites de la loi
et les dépasse parfois.
Cela lui a permis de s'enrichir.
Son club rapporte un quart de million par an.
Malgré la libération des années 60, les gens
restent prêts à payer pour voir une fille se dévêtir.
La loi Chamberlain abrogée,
Paul Raymond se retrouve face à un nouveau défi.
Toutes les salles du West End
peuvent présenter des filles nues.
M. Raymond envisage donc de devenir imprésario.
Mais pour l'instant, il est occupé
à préparer un nouveau spectacle.
Attendez, attendez.
On arrive à la fin du numéro.
Je veux que vous adaptiez le final
pour terminer entièrement nues.
EN COULISSES
C'est parfait. Ondulez.
Imaginez que vous êtes des serpents.
Midas vous a transformées en or.
Vous n'êtes pas des lingots d'or,
mais des créatures de rêve.
L'or n'entrave pas vos mouvements. De la fluidité.
Très bien.
Parfait.
Qu'est-ce qui fait une bonne stripteaseuse ?
Disons que les filles sont
des actrices.
Elles doivent persuader les hommes qu'elles aiment faire ça.
Il faut qu'elles soient convaincantes.
Comment avez-vous commencé ?
Je suis un homme de spectacle.
J'ai débuté par un numéro de télépathie
et j'ai vite compris que les gens aimaient voir de jolies filles.
Surtout si ces filles sont dévêtues.
C'est uniquement dans cette mesure
que je lis dans les pensées.
Dans le sud-ouest verdoyant de Londres,
non loin des fameux courts de Wimbledon,
il vit en famille, parmi les patrons, les banquiers et les avocats.
Ses enfants sont en école privée et pratiquent des sports distingués.
Pas mal, pour un gamin arrivé de Liverpool sans un sou.
C'est bien, chéri.
Essaie de frapper avec la batte, Howard.
Encore une fois.
Merci.
Encore.
Suis la balle des yeux.
Oui ! Out !
Voici l'ampleur du succès de Raymond,
loin des médiocres certitudes ouvrières de Liverpool, sa ville natale.
Mon père a quitté la maison quand j'étais petit.
J'ai grandi dans une maison remplie de femmes.
C'est pour ça que je me sens bien avec elles.
On s'est installés à Glossop.
J'ai été élevé par les sœurs de Notre-Dame.
Que penseraient-elles de ce que vous faites ?
Je crois qu'elles me pardonneraient.
Je suis très strict. J'interdis tout blasphème dans mes spectacles.
Pas question qu'une danseuse soit habillée en nonne,
avec un porte-jarretelles sous sa robe,
en train de tirer sur la corde d'un moine
qui se jetterait sur elle dans un confessionnal.
Jamais je ne ferais ça. Je trouve ça choquant.
Des nouvelles de votre père ?
Non. Il a complètement disparu.
Tout ce que vous touchez se transforme en or ?
Pas tout,
mais ça arrive souvent.
Je vous remercie.
C'était un plaisir.
Vous finissez à quelle heure ?
Vers 5 heures.
Tu es un amour.
Une heure avec moi et vous serez comme neuf.
Je risque de te prendre au mot.
Bonjour.
Je voulais pas te réveiller.
Quelle heure il est ?
Il est tard. Enfin, tôt.
Elle était bien ?
C'était juste une fille.
C'est quoi ?
Merde, c'est de la peinture dorée.
Une des filles du numéro sur Midas.
Ça change du rouge à lèvres.
Tu voudrais pas d'un mari entouré de belles filles nues
et sans libido, pas vrai ?
Je sais pas.
Tu peux prendre un amant.
Un type bien robuste.
Tu regarderais ?
Oui, bien sûr.
Tu coucherais avec lui ?
Bien sûr que non.
Ça se passerait où ?
Ici. Dans notre chambre.
Et qu'est-ce que tu ferais ?
Je serais là, dans le fauteuil.
Attaché.
Ça commencerait comment ?
On sonnerait à la porte.
Tu irais ouvrir ?
Non, vu que je serais attaché. Je suis pas Houdini !
25 pour monsieur. 30 pour vous.
40.
45. 45 pour monsieur.
Qui dit 50 000 livres ?
50 au fond.
Voici Carl, mon avocat.
Bonjour, Debbie.
60 000 livres.
60. Qui dit 65 ?
Qui dit 65 ? Merci. 65.
70 pour monsieur. 75.
150.
Qui dit mieux ?
Adjugé et vendu pour 150 000 livres.
- C'est à toi ? - Non.
15 ?
Et le 78 ?
Pas le 78.
76 ?
76 est à moi.
34 est à moi.
- Et le suivant ? - Non.
C'est à toi ?
C'est à moi, oui.
Je veux dire "à nous".
Bien sûr.
Ça, c'est à moi.
Pourquoi ? C'est affreux.
Certaines rues sont miteuses.
Pourquoi acheter tant d'immeubles ?
Parce qu'un jour, tu seras à la tête de l'entreprise.
Et rien ne rend plus respectable que d'avoir des biens.
Tu veux un gâteau de cette pâtisserie ?
Bien sûr.
Je t'ai dit que je lisais dans les pensées.
Le cheese-cake aux fruits rouges,
le fraisier,
le gâteau aux amandes
et les figues à la pâte d'amande.
Debbie,
tu n'es pas censée tout manger.
Partage avec les autres, fais-toi des amies.
Il est formellement interdit
d'entrer dans le dortoir. C'est le règlement.
- Ça perturbe les enfants. - Bien sûr.
Elles s'habituent au bout de quelques jours.
Je vois.
Désolée.
Je viens pour l'audition.
C'est trop tard.
Vous pouvez vraiment pas me caser ?
Un instant.
M. Raymond ?
Je viens pour l'audition.
En retard.
Oui. Non. Je suis en retard,
mais je pensais pas venir, sauf si je pouvais me garer gratis.
En général, c'est impossible.
Sauf qu'au dernier moment, une Cortina rouge est partie.
Alors, me voilà.
Un coup de chance, j'espère, ou un coup du sort.
Votre nom ?
Amber. En fait, c'est Julia, mais je me fais appeler Amber.
Je vois. Mon vrai nom n'est pas Paul Raymond.
En fait, je m'appelle Geoffrey Quinn.
Ça alors !
C'est vraiment classe.
Quand vous êtes prête, enlevez votre peignoir.
Bien sûr.
Parfait.
Tournez-vous.
Exquis.
Vous pouvez plonger.
Si vous rentrez.
Vous faites presque la longueur du bassin.
En brasse ?
Bien sûr.
Comment un homme
peut être goujat et hypocrite
au point de coucher avec moi en étant marié ?
N'importe quel homme en serait capable.
Je croyais que...
Allez ! Vite !
Leonard, qui sont ces femmes ?
On leur prête la piscine. Elles sont libérées.
Libérées de leurs vêtements.
Rends-moi service.
Tu dois fuir cette vilaine affaire qui te concerne.
C'est évident, tu m'as ridiculisée.
Je te quitte.
C'est moi qui te quitte.
Non, je te quitte.
Je te quitte, Yvonne.
Sous mon toit, avec mon meilleur ami.
C'est ridicule, c'est moi qui ai passé la nuit avec lui.
Rusty !
Tu prends un verre ?
Venez.
Laissons faire Dave. C'est calme, ce soir.
Regardez ça.
Où tu les as trouvées ?
À Vienne.
Ça a dû te coûter un max.
Non, juste le transport.
Un gros serpent, ça me dirait aussi !
Tu m'étonnes !
Les journaux.
Voyons ça.
"Siffler ou éviter ?
" Pyjama Tops
"est la plus mauvaise farce que j'aie vue
"sur scène en 25 ans."
N'importe quoi.
"C'est un festival de chair dénudée gratuitement."
Là, il n'a pas tort.
Être élu pire spectacle de ces 25 dernières années,
c'est presque aussi bien qu'être le meilleur.
Parce qu'on va en parler
et c'est tout ce qui compte.
Au pire spectacle depuis 25 ans !
Au pire spectacle.
Cul sec. Littéralement.
Un festival de chair dénudée gratuitement
1er mois complet
Bon week-end.
- Salut, Annabell. - Salut, trésor.
Bonsoir, Amber.
Bravo pour cette première semaine très réussie.
Merci beaucoup.
J'ai une bouteille de champagne millésimé au frais,
la Rolls est devant. Je me disais qu'on pourrait peut-être
fêter ça.
Le public s'est régalé, pas vrai ?
Tu as trempé les 1 ers rangs.
Je suis propriétaire de la salle.
- Ah bon ? - Oui.
Le Windmill, tu connais ?
C'est à moi.
Le Revuebar, bien sûr.
Raymond's Revuebar.
Je suis un des plus gros
producteurs de spectacles du pays.
Je veux tout savoir de toi.
Oublie les défauts.
J'ai été nounou pour une femme
qui sortait avec Sean Connery.
Ah bon ?
Il a cherché à t'embrasser ?
J'avais 17 ans.
Et lui, c'était James Bond.
En fait, il était charmant.
Il m'a offert deux places pour l'avant-première de Dr No.
Je vois.
Après, il m'a embrassée.
Ah oui ? Sur la bouche ?
Comme ça ?
Non, disons plutôt...
Comme ça.
"Je suis secoué, pas remué."
Bravo. On dirait presque lui.
- J'ai ses sourcils. - C'est vrai.
Tu serais parfaite...
en Honey Ryder.
J'imagine que tu ressembles à Ursula Andress quand elle émerge
des vagues.
Un poignard à la cuisse.
Tu pourrais être mon Honey Ryder
dans les Caraïbes.
J'adorerais.
Je voulais pas te réveiller.
Quelle heure ?
2 h passées.
Il est tôt.
- Elle était comment ? - Charmante.
Une affaire au lit ?
J'en sais rien.
- Bonsoir, les filles. - Salut, Jack.
- Tu as gardé ton uniforme ? - Oui !
M. Raymond attend à l'entrée.
M. Raymond !
Tu rentres avec le patron.
- Peut-être. - Fais attention.
J'espère que la taille te convient.
Je crois.
Je parle de la chambre.
Belle paire.
Oui, ça me va.
J'avais un numéro de médium intitulé
M. et Miss Tère.
M. et Miss Tère !
- Jeu de mots très fin. - En effet !
J'adore quand tu fais tout.
C'est bon quand tu es dessus.
Surtout pour mon dos.
On avait un code pour l'alphabet.
"Alors", c'était C. "Là", c'était L.
Si elle disait : "Alors, il y a quoi, là ?",
ça faisait C et L, une clé.
Au début, les huîtres sont mâles, puis deviennent femelles.
Je savais pas.
Maintenant, tu sais.
Un détail fascinant.
Tu auras un détail fascinant chaque jour.
Après l'amour.
- Pour te motiver. - Parfait.
Je vais à l'hôtel Mayfair.
Tu es un lâche, tu le sais ?
Tu es comme ton père. Tu abandonnes tes enfants,
ta famille.
Tiens, Howard ! Howard est là.
Papa s'en va.
Veille sur maman.
Dis-lui où tu vas. Vas-y, dis à ton fils où tu vas !
Sale menteur, je te déteste !
Attends un peu
que je dise à Debbie la vérité sur son père.
Que la fille coincée d'un vicaire
compte plus qu'elle !
Ne t'avise pas de monter Debbie contre moi.
Ne me menace pas.
Si seulement je pouvais te faire confiance...
Ce soir, notre bonheur commence.
Tu me jures
- que ta femme ne compte pas ? - Juré.
Bonsoir, Jeff. Où est la loge d'Amber St George ?
Loge 4, Mme Raymond.
Loge 4, merci.
Laisse mon mari tranquille. Il a deux enfants !
Il leur faut un père, même comme lui.
Il doit te dire que tu es unique. Il le dit à tout le monde.
Il s'est tapé la moitié des filles de chaque revue.
- Il a couché avec toi ? - Non, Jean.
Tu as rien d'unique. Je me demande ce qu'il te trouve.
Tu es qu'une petite traînée qui frime.
Tu as rien à dire ? Tu parles ?
Oui, je parle.
Ne me toise pas, petite morveuse.
Je peux vous aider ?
Vous regardez quoi ?
Je vous ai trouvés nuls ce soir.
- Bonsoir, Jeff. - Bonne nuit, Mme Raymond.
C'est Jean ?
Elle nous suit ?
Tu es parano.
Je savais qu'elle nous suivait.
Je vais lui parler.
C'est ridicule.
C'est toi qui es ridicule.
Ça durera pas.
- Qu'est-ce qui durera pas ? - Elle !
N'empêche que c'est n'importe quoi. On est pas au 19e siècle.
Je me fous de savoir dans quel siècle on est !
Je suis ta femme !
C'est humiliant.
Que fais-tu là ? Rentre à la maison.
Va dormir.
Viens avec moi.
Paul, viens. Monte dans la voiture.
Non.
Si tu la quittes pas maintenant, c'est fini.
Complètement fini.
Ne reviens pas me supplier.
J'ai jamais supplié pour avoir quoi que ce soit.
Alors, adieu.
Vous souriez. Combien vous avez eu ?
Je suis très contente de l'accord.
Il me donne droit à 250 000.
Quelle journée ! Je me sens revivre.
C'est mérité. J'ai trimé.
Le voilà.
C'est un des accords les plus généreux en matière de divorce
qu'on ait vus dans ce pays.
Je pense que c'est l'accord le plus généreux du pays.
Pas mal, pour un gamin arrivé de Liverpool sans un sou.
Je précise que je possède pas tout l'immeuble.
Juste le dernier étage.
J'adore.
Voici deux dames avec de grosses boules.
Des dames à boules !
Esprit d'Extase.
Oui, tu adores ça.
Tout a été conçu par Ringo Starr.
C'est vrai ?
Ce lustre est un peu bas.
C'est beau, non ?
J'adore.
Recule.
Je suis le joueur de flûte.
Suis-moi,
pas dans les égouts, surtout pas,
mais dans la chambre.
Un lit de conte de fées.
Blanche-Neige y tiendrait avec les 7 nains.
À commencer par Simplet et Joyeux.
Pas de nains.
Non ?
J'appuie sur ce bouton.
Ferme les yeux.
C'est incroyable.
On se croirait dans un silo nucléaire.
Avec ton gros missile ?
Votre invité vous attend.
Parfait.
12 000 livres pour vous.
J'ai lancé un magazine dans les années 60. Ça n'a pas marché.
Parce que vous n'y connaissiez rien.
On convaincra les lecteurs qu'en achetant Men Only,
ils entreront dans l'univers de Paul Raymond. Un univers de cigares,
de vacances exotiques et de voitures de luxe.
Grâce à nous,
l'univers de Paul Raymond s'ouvrira à chacun.
Il y aura plein de photos de jolies filles.
Comme un magazine de voitures.
Notre magazine est représenté
par une chroniqueuse sublime
qui teste les hommes d'Europe.
J'ai un contact chez John Menzies.
Menzies a 5 000 points de vente. Ils en sont propriétaires.
Ils distribuent aussi
dans 20 000 autres points de vente.
C'est parfait.
Un marché parfait pour la publicité.
Si vous publiez aussi bien que vous parlez,
je suis très intéressé.
On cherche quelqu'un
pour tester les hommes d'Europe.
Moi !
J'adorerais. Et je conduis bien.
Ce ne sont pas des voitures qu'il faudrait conduire.
Les articles devront être sexy.
"Ses lèvres s'entrouvrirent.
"Son membre dur et chaud la pénétra."
- Bon début. - Bravo.
"Il enfonça sa langue
"profondément dans sa chatte de velours humide."
Pas mal.
"Il me mordit les lèvres très fort
"et tout mon corps frissonna
"quand son membre gonflé glissa en moi."
Je peux vous voir nue ?
Si vous m'offrez le poste.
Il vous faut un nom.
Emily Lafessée ?
Ça fait porno.
Georgina Labite.
Vizma Jaguar.
Vise ma Jaguar.
On a compris.
J'aime pas Vizma.
Fiona. Fiona Jaguar.
Trop exotique.
- J'aime Fiona. - Fiona Kent.
Fiona Kew. Fiona Richmond.
Fiona Richmond !
Ça ressemble trop à Raymond.
Parfait.
Parfait.
C'est romantique et charmant.
Je m'appelle Fiona Richmond.
Je suis journaliste
pour le plus raffiné des magazines masculins.
Je parcours l'Europe en posant des questions pénétrantes.
Ça doit faire moins pique-nique, plus corne d'abondance.
Voilà. Ça, c'est du luxe.
Il est mort.
Je regrette le crabe.
"Le Tour du monde en 80 coups" par Fiona Richmond.
- Du courrier de fans. - Encore ?
On a créé un monstre.
Et c'est moi !
Les mains puissantes de Vladimir m'attrapèrent,
puis me firent glisser sur sa tige dressée.
"Donne-moi une fessée comme maman."
Ça doit être de moi.
Pense à moi.
Si ça t'aide, pense à moi.
Regarde Paul, mais pense à moi.
Montre tes seins.
Le boucher de Harrods est chez Harrods,
mais il vend quand même de la viande.
Ne compare pas Fiona à de la viande.
Elle est exquise, on en mangerait.
Elle est à point.
J'ai seulement fumé, papa.
C'est quand même pas un crime.
Tu as fumé un joint de marijuana.
C'est illégal, en effet.
J'en reviens pas
que cette peau de vache
m'ait virée.
C'est toi qui as choisi cette école.
Je veux faire du théâtre.
Je veux suivre ta voie, aller dans le monde
et faire plein de choses.
- À une future star. - Tout à fait.
À Debbie Raymond.
Une question : si c'est une revue érotique,
ça veut dire que je serai légèrement vêtue ?
Tu ne te déshabilleras pas.
Jamais je ne demanderais ça à ma fille.
Et les autres filles ?
Elles seront nues. Mais pas toi.
Je voulais vérifier,
vu que j'ai pas ce qu'il faut pour assurer.
Levez les yeux. Voilà, comme ça.
C'est bon. Arrêtez.
Coupez !
Coupez !
Les filles dans les cerceaux !
On a Miss Nu International,
suivie de Gengis Khan
et d'Attila le Hun.
Je trouve que Gengis Khan et Attila, ça fait trop.
C'est viol et pillage en double.
Mesdames.
Ma soubrette.
Mon ingénue.
J'ai l'air idiote, non ?
Tu es splendide.
Comme un paon.
Bonjour, messieurs.
Merci d'avoir attendu.
J'espère ne pas avoir abusé.
J'irai droit au but.
Je suis ici pour présenter ma dernière production,
qui s'intitule Royalty Follies.
Ce sera le spectacle le plus cher jamais monté
au Royaume-Uni.
Votre fille y participera.
Elle sera seins nus ?
Absolument pas.
Il y a deux poids deux mesures ?
Quelqu'un devait rester habillé, Debbie s'est portée volontaire.
Bien.
Merci d'être venus aux Follies
On espère vous revoir bientôt
On voudrait vous dire
Avant de vous laisser partir
Merci d'être venus nous voir !
Bonjour, Dennis.
Ça va ?
Tant mieux.
C'est grave ?
On manque de public.
Si ça continue, on perdra gros.
Je comprends pas. Il y en a pour tous les goûts dans cette revue.
C'est le numéro avec le bébé ?
C'est ce que je préfère.
C'est hilarant.
On a des dauphins qui enlèvent les culottes des filles, bon sang !
Comment ne pas aimer ?
Excusez-moi, M. Raymond.
J'ai un monsieur en ligne qui dit être votre fils.
Prenez son numéro. J'ai droit à des canulars.
Il faut que le prochain spectacle de Fiona
fasse un tabac.
Le public doit en avoir plein les yeux.
Encore plus qu'avec les dauphins.
Je m'appelle Paul Raymond.
Voici Fiona Richmond.
Fiona Richmond joue
dans la farce du West End, Envoyons-nous en l'air,
à partir de jeudi soir.
Si, comme moi, vous aimez voir
des femmes nues,
venez nombreux.
- C'est dégoûtant. - Non.
C'est naturel.
Si Lady Godiva peut le faire,
Fiona Richmond aussi.
Ça suffit, maintenant. Descendez.
Désolée.
Vous vous êtes assez amusés.
La star d'Envoyons-nous en l'air arrêtée
Lady Godiva !
Comment ça va ?
À merveille.
Paul, Fiona, Envoyons-nous en l'air.
Complet
Je préfère voir une jolie fille seins nus
qu'un homme mûr déculotté.
Qui veut voir un vieil acteur ringard en slip ?
Tiens, tiens !
Deborah Raymond !
J'ignorais que tu étais ici.
Salut. Tu es sublime.
Tu étais magnifique ce soir.
On me voit à peine. Tout repose sur toi.
Bonsoir, M. Raymond.
Papa est tout content
et la revue fait un tabac.
Vous avez de la chance
de partager votre lit avec une femme aussi douée.
- Vous draguez ma copine ? - C'est possible.
Je dois être jaloux ?
C'est à vous de voir.
Comment se passent les Follies ?
Je préfère pas en parler, Tony.
Tout en haut, il y a peu de pollution. Du lit, on voit les étoiles.
J'adorerais voir ça.
Tout va bien, Debbie ?
Je suis crevée.
J'ai aussi une lampe à UV. On peut bronzer en même temps.
Je sais comment te remonter le moral.
Faut être rapide.
Comme ça.
À toi.
C'est superbe !
Enfin chez soi.
Je t'aime.
Moi aussi, je t'aime.
Je suis ravie que vous vous aimiez.
- Je t'adore. - Et si c'était pas le cas ?
- Je t'adore. - Tant mieux.
Voilà Debbie.
Salut, trésor.
Tu veux qu'on file quand elle arrive ?
Oui, si ça vous dérange pas.
Ça serait gênant.
- Ça va ? - Oui.
Assieds-toi.
Merci, Carl.
Je te sers à boire ?
Comment va ta voix ?
Ça va.
- J'étais un peu enrouée, ce matin. - Ça s'entend pas.
Et surtout, tu es pas rouée !
Sûrement pas.
Pas pour le moment.
Faut boire du jus d'ananas.
Tony, il faut qu'on...
On se voit au bar. À tout de suite.
À plus tard.
Il paraît que le chocolat est bon pour la voix.
Ça l'adoucit.
Je me disais qu'il faudrait trouver
un autre moyen d'exprimer ton talent.
Mais j'adore les Follies.
Oui, mais on va trouver autre chose.
Non, j'adore ça et...
J'envisage d'arrêter ce spectacle.
Le public était pas prêt.
Les gens n'ont pas compris. Tant pis pour eux.
C'est à cause de moi ?
Non, bien sûr que non.
On a perdu beaucoup d'argent.
Je dois équilibrer mon budget.
Qu'est-ce que je vais faire ?
Je veux pouvoir jouer et chanter.
C'est ce que je faisais, et maintenant...
Ne pleure pas.
On va croire que tu m'as pistonnée et que je suis pas assez douée.
Et plus personne voudra m'engager.
Ne pleure pas.
Désolée, mais je suis contrariée par ce que tu m'as dit.
Ne pleure pas. On perd de l'argent.
Je vais pas me ruiner juste pour que tu puisses chanter.
Ne pleure pas.
C'est plus fort que moi !
Il y a pas de quoi pleurer.
Désolée.
Sèche tes larmes.
Allez, sèche tes larmes.
Vous désirez autre chose ?
Je peux avoir du champagne ?
Une autre bouteille ?
Oui, Carl.
Ton mascara coule.
Il faut que...
Il faut que j'aille aux toilettes.
Je les adore. C'est une sacrée équipe.
Ils sont du tonnerre.
Tony, tu aurais un remontant ?
- Tout va bien, ma belle ? - Ça va.
Merci.
Elle l'a mal pris.
Tu l'as dit.
Tu devrais faire gaffe.
C'est une grande fille.
Une gamine !
Bonsoir, Tony.
Bonsoir.
Je vais prendre une vodka tonic.
Un scotch.
C'est phallique, non ?
Si mon pénis ressemblait à un saxo, je consulterais.
Papa est là-bas.
Avec ces filles.
On leur donnerait 12 ans.
J'aimais la revue, mais...
Tu sais comment il est.
Oui, c'est ce qui m'énerve.
Je sais que c'est dur. Enfin, ça va le devenir !
Si on se faisait une ligne ?
Elle en veut à papa ?
Gardez-moi ces deux délices au chaud,
parce que j'ai un appétit d'ogre.
Désolé.
C'est pas du tout ce que tu crois.
On s'embrassait aux toilettes, c'est tout.
Non, c'était juste...
D'où ça sort ?
Si tu achètes ça dans la rue, tu as tort. C'est de la merde.
Si tu en prends,
prends de la bonne.
C'est à moi. C'est de la bonne.
Je vois. Tant mieux.
Merci quand même du conseil.
Je l'oublierai jamais.
Tony, raccompagne-la.
- Viens, Debbie. - Quoi ?
C'est le meilleur moment de ma journée.
Viens, Debbie.
J'appelle un taxi.
Va voir tes gamines de 4 ans.
T'es qu'un vieux !
C'est toi qui me rends vieux.
On est tous dans le caniveau.
Mais certains regardent les étoiles.
C'est d'Oscar Wilde.
Sérieux ?
Ça me dérange pas de prendre des risques.
Je veux pas en montrer trop.
Bien sûr. Ça sera classe.
Pas de pénétration.
Si c'est intéressant...
Intéressant ?
C'est l'occasion pour nous de réécrire
l'histoire culturelle du pays.
Et les filles sont prêtes à faire ça ?
Sois allumeuse.
Baisse ta culotte. Voilà, c'est bien.
Contre le mur. Je veux voir quelque chose.
Je dois pas rester sur ma faim.
Super. C'est bien.
Par ici...
Voilà.
On est pas en Allemagne. Alors...
Parfait.
Superbe.
Regarde-moi ça.
J'adore cette nana.
On la reprendra, elle est extra.
- Je peux regarder ? - Bien sûr.
Je suis très inquiet.
On risque des ennuis ?
Je crois qu'on aura de gros ennuis
avec la moitié de ces photos.
Pourquoi ?
On a son cul sous le nez. On voit son trou du cul.
Juste sous le nez.
Et je vois pas son majeur. On va penser qu'il est en elle.
- C'est obscène. - Il est pas dans sa chatte.
J'ai pas vu ça.
Pourquoi risquer autant ?
Elle se mettait pas un doigt.
Bien sûr que non.
Pas sur le plateau.
À nous de voir si on est des pornographes ou pas.
Sauf votre respect, je ne publie pas de pornographie.
J'ai acheté ces publications scandinaves
dans un magasin de Soho.
Ça, c'est ce que j'appelle
de la pornographie.
Häst Spela, par exemple,
qui signifie "folles chevauchées"
en scandinave.
Et ça n'a absolument rien
d'un magazine d'équitation, croyez-moi.
Le comité de censure de la presse a saisi plus de 300 000 exemplaires
du magazine de Paul Raymond : Men Only.
Jamais tant de matériel pornographique n'avait été saisi.
Laisse-moi y aller, Tony.
Tu vas le déprimer.
Mieux vaut que tu me laisses parler.
Paul.
Quelle bande de puritains coincés !
Je sais.
Parlementaires contre royalistes.
Et qui a gagné ?
Ils oublient la masturbation.
Qui peut dire qu'il s'est jamais branlé ?
Mère Teresa ?
Bon. Cite quelqu'un d'autre.
Gandhi.
Arrête !
C'est bon, Jenny, j'y vais.
- Vous êtes sûr ? - Certain.
Darryl ! Enchanté.
Entre.
Tu as trouvé facilement ?
Oui, j'ai pris un taxi à Euston.
Je suis aussi ici pour affaires.
Quel genre d'affaires ?
Un entretien pour un boulot.
Très bien.
C'est bien, ici.
On se croirait dans un James Bond.
Il y a de ça.
Comment s'appelle ce type ? Le Docteur No.
Sauf que je n'ai pas de chat blanc.
Ringo m'a aidé pour la déco.
Ringo Starr, des Beatles.
Tu le connais ?
Je fréquente tous les Beatles.
À part Yoko.
Darryl, je t'offre une coupe de champagne ?
C'est du très bon.
Oui, j'en ai déjà bu.
Et c'est pas Darryl, mais Derry.
Va pour Derry !
J'ai changé de nom. Je m'appelais Geoffrey.
Geoffrey !
C'est très bon.
Tu sais, j'ai longtemps dit que tu étais mort.
C'est ce que maman me disait de dire.
Et j'apprends que non seulement tu es vivant,
mais qu'en plus tu es Paul Raymond.
C'est carrément...
Je sais pas.
Ta mère
est tombée enceinte très jeune.
Oui, elle avait 17 ans.
Je lui ai versé une pension.
30 shillings par semaine jusqu'à mes 21 ans.
En plus, on est nés le même jour.
Le 15 novembre.
Drôle de coïncidence, non ?
Quand je soufflais les bougies de mon gâteau,
tu faisais la même chose.
J'ai pas eu de gâteau d'anniversaire depuis 1958.
J'ai de vieilles photos, si ça te dit.
J'en ai une...
de maman et toi.
Bon sang !
Comme on a l'air jeunes !
Ta mère est une belle femme.
J'ai des photos de moi. Je te montre ?
Oui, bien sûr. Vas-y.
Regarde.
Une autre de maman et toi.
C'est Southend. On reconnaît la jetée.
On faisait beaucoup de stations balnéaires
quand on était en tournée.
C'est drôle.
Ça, c'est toi !
Oui, c'est moi
au bord de la mer.
- On voit que tu as du tempérament. - Merci.
La revoilà.
C'est toi bébé, non ?
Oui. J'avais 3 semaines.
Elle a l'air très heureuse.
Ça fait tellement longtemps.
C'était une autre vie.
Merci pour le dîner. Ça m'a fait plaisir de te voir.
De rien. Merci de m'avoir contacté.
Ça en valait la peine.
Au revoir, Derry.
Au revoir, Paul.
Prends soin de toi.
Bonjour, Mlle Raymond.
Bonjour.
Je suis Paul Raymond.
Je suis Paul Raymond.
Je suis Geoffrey Quinn.
Qui veut à boire ?
Le patron !
On ne prend de la coke qu'en société.
Il se trouve qu'on est
des gens très sociables.
Moi, j'en prends seule.
Je lève mon verre
au millionième exemplaire de Men Only vendu aux États-Unis !
Ça s'appelle le style matador.
Mon dos !
Je plaisante !
Faut qu'on parle.
C'est mauvais signe.
Je m'en vais.
Cette fois, c'est vrai. J'en ai marre.
Je veux une vie normale.
C'est réservé aux gens normaux.
Il y a quelqu'un d'autre ?
Un yachtman à Saint-Tropez ?
Un barman à la Jamaïque ?
C'est à cause de moi ?
Ne réponds pas.
Oui.
C'est un truc que j'ai fait ?
Quelque chose
que j'ai pas fait ?
Quelque chose que je pourrais faire ?
Tu changeras jamais, Paul.
Où tu vas aller ?
Je vais vivre avec Debbie.
Debbie était au courant avant moi ?
Tu voulais qu'on soit amies.
L'appartement de Debbie est à moi.
Elle a pas le droit de sous-louer.
- C'est dans le bail. - Désolée.
Papa ?
Ça va ?
Je sais pas.
Mince !
C'est Fiona qui t'envoie ?
Non, pas du tout.
Tu n'as pas de fièvre.
Je me sens vieux, c'est tout.
Je te trouve pas vieux.
Papa !
Tu vas pas rester là, à te morfondre.
Si.
Non.
Allez !
Debout !
On sort !
Ça va te faire du bien.
Je t'apporte des habits.
Allez, tu es Paul Raymond.
Tu es pas Geoffrey Quinn, merde !
On va commencer par un peu de caféine.
Après, on ira boire du champagne
et dîner.
Puis on ira en boîte et on fera les fous.
Le médecin dit pareil.
Vous avez entendu, Chris ?
La nuit va être longue.
Tant mieux, ça me manquait.
C'est magnifique, de nuit.
De nuit, tout est magnifique.
Non, c'est vraiment magnifique.
C'était le terrain de chasse d'Henri VIII.
Et "Soho" était son cri de guerre.
Soho ! Tu vois ?
Tout ça, c'est à moi !
Le trottoir est à la reine.
Soho !
Autre chose ?
Il faut rajeunir le magazine.
Il fait vieillot, il a besoin de changement.
Un changement radical ?
Oui, je crois qu'il faut virer Fiona.
Pourquoi vous faites tapisserie, tous les deux ?
Vous devez vous dire :
"Son père est venu la chercher."
Non, je suis là de mon plein gré.
Je suis là pour danser.
Il vient vraiment la chercher.
Les filles !
On cherche de jolies filles.
On se demandait si vous en connaissiez.
Je rigole ! Vous êtes toutes sublimes.
Et tellement sexy !
Je fais pas mes 35 ans !
Je veux vous parler
de la nouvelle formule de Men Only.
Comment Fiona vit son licenciement ?
Je n'en ai aucune idée.
Mais une chose est sûre :
c'est toujours pénible de licencier quelqu'un.
Men Only va devenir plus pornographique ?
Ce n'est pas pornographique. Et ça ne le sera jamais.
Est-ce dégradant pour les femmes ?
Pas du tout.
C'est fantastique.
Oui, parfait.
Un peu plus saphique.
Il veut que tu la lèches.
Tourne-toi, Nicole, vas-y. Voilà !
Bravo, les filles.
Rendez-vous la pareille.
- Tête-bêche. - Léchez-vous mutuellement.
Jo & Paula vous astiquent la queue
Plus de sensualité.
De la vaseline.
Cachez le pot.
C'est ça.
Frissons polissons...
J'aime ces chaussures.
Je les adore.
J'en veux.
Je vois pas la couleur. Ses chaussures sont derrière ma tête.
Sur une étagère ?
Je les sens, mais je les vois pas.
Tu en dis quoi, Chloe ?
Je crois que ça serait mieux avec deux blondes.
Je suis blond. Allons-y !
Pourquoi pas deux blondes et toi au milieu ?
Ça te va ?
Elle veut du beurre dans ses épinards.
Et pas que là. Tu as vu Le Dernier Tango à Paris ?
"Passe-moi le beurre."
"Allez, passe-moi le beurre.
"Et la sauce Worcester."
Ça pique, la sauce !
"Justement."
Il dirait pas ça.
"Tu l'as dit."
L'aile ouest 8 ?
Tout droit et à droite.
Je cherche Deborah Raymond.
Juste là, monsieur.
Bonjour. Jonathan ?
Oui. Vous êtes ?
- Paul. - Raymond ?
Tout à fait.
Elle va bien ?
Oui, pour le moment, elle dort.
On lui a donné un truc.
Que s'est-il passé ? Expliquez-moi.
Il y a eu un bruit. Je suis allé voir.
J'ai trouvé Debbie.
Son copain habite dans mon immeuble.
Elle était mal.
Alors, je l'ai amenée ici.
Merci.
Bonsoir.
Papa, c'est Jonathan.
Oui, on a discuté.
Il m'a sauvée,
comme un chevalier de conte de fées.
Tu m'as l'air bien amochée.
Il écrit des chansons.
Il va m'en écrire une, je la chanterai.
C'est prévu.
C'est la destinée.
C'est déjà pris comme titre.
Vous écrivez quoi ?
Surtout des jingles de pub.
Je suis très ami avec les Beatles,
sauf avec Yoko.
Ringo a décoré mon appartement.
Cool.
Je pensais que tu serais imprésario comme ton père.
- Tu veux plus ? - Je le ferai aussi.
Je peux faire tout ce que je veux
parce que
je me sens en veine.
Scène 6, prise 1.
On dit que si vous avez pu produire ce spectacle,
c'est grâce à votre père.
Papa nous loue la salle 1000 livres par semaine.
Je pourrais passer mon temps à manger des gâteaux,
vu que je suis la fille de Paul Raymond.
Mais c'est vraiment pas mon genre.
Je suis une bosseuse.
Debbie
est une productrice très professionnelle.
Je suis certaine que Femmes en cage
aura beaucoup de succès.
Génial.
On a des soucis techniques,
mais tu chantes très bien.
Les gens de ton espèce,
c'est de la raclure de bidet.
Au bout d'un moment, ça s'accumule
et tout le détergent du monde en vient pas à bout.
Si tu m'aimes pas,
c'est que tu aimes personne.
Je lève mon verre à mon nouvel imprésario
et à ma toujours sublime héroïne.
Santé !
Je voudrais aussi porter un toast...
au mariage
et à Jonathan.
Voici Jean.
L'Amérique te réussit.
Tu es aussi bronzée que moi.
Je dirais deux fois plus bronzée.
- Et ma coiffure ? - J'adore.
Ça fait un peu Myra Hindley.
On a beau dire, elle était canon.
Tu as le mal du pays, Howard ?
Mon pays, c'est l'Amérique.
L'Amérique est un marché énorme pour nous.
Tony se débrouille bien. Il gagne des fortunes.
- C'est bien pour nous. - Super.
C'est comme un fils pour papa.
Howard ne s'en cache pas, les affaires ne l'intéressent pas.
Contrairement à toi.
Toi, tu préfères jouer au tennis.
Si t'avais des nichons, tu serais sur scène
ou dans Men Only, comme ta copine.
Fiona.
C'est son pseudo ?
Elle bosse pas pour Men Only. Papa l'a virée.
Je croyais qu'elle avait viré papa.
C'est moi qui l'ai virée, tu te trompes.
Ça suffit, vous deux.
Allez, on est censés faire la fête !
Youpi.
Merci. Votre attention, s'il vous plaît.
Je m'appelle Paul Raymond. Je suis le...
Merci.
... père de la mariée.
Que tu crois !
Deborah, tu es magnifique,
tu as une silhouette de rêve, je suis fier de toi.
Elle ne met pas de bonnet D,
mais pour moi, elle sera toujours en 3D.
Délicieuse et Dévouée Debbie.
Tout à l'heure, quelqu'un m'a dit :
"Il paraît que ce mariage coûte 75 000 livres."
J'ai dit : "Parler d'argent est vulgaire.
"D'ailleurs, ce mariage revient
"plutôt à 95 000 livres."
Retrouvez la fraîcheur D'un coup d'aspirateur !
J'adore !
Je plaide coupable.
Ne m'appelle pas maman, mais Jean.
Je te trouve absolument superbe
et je suis fière de t'avoir pour gendre.
C'est fou...
Je vous dérange ?
- Salut, Debbie. - Salut.
Quoi ?
À plus tard.
- Elle est super. - Incroyable.
Vous devriez prendre une chambre.
- Tu as dansé ? - Non, Jonathan.
Je t'ai regardé danser avec ma mère.
Te fâche pas, j'ai pas...
Je suis pas fâchée, j'ai pas 14 ans.
Bienvenue dans la famille.
On te souhaite la bienvenue.
Toutes nos condoléances en ce triste jour.
On se croirait à un enterrement.
Qu'est-ce que tu fais après ?
Je vais me coucher.
Avec moi ?
Seule ?
Sans doute.
Mon lit est trop grand pour y dormir seul.
C'est un problème, pas vrai ?
Je préfère les lits juste assez grands pour deux.
Je veux que tu portes mes enfants.
Je t'assure.
Ils sont dans la voiture. Emmène-les.
Qui est cette créature de rêve ?
Peut-être moi.
Tu es absolument resplendissante.
Merci infiniment.
Tu te sens seul, sans ta copine ?
Je peux en trouver une.
Ça, je le sais bien.
Tu es plus belle que jamais.
Tu fais la moitié de ton âge. C'est un compliment.
Espèce de mufle !
Je suis assez belle pour faire la une
de Men Only ?
Si tu veux. C'est une proposition ?
Pourquoi pas ?
Vous êtes prêt, M. Bailey ?
En selle !
Prends la photo, merde.
Il est où, Tony ?
Pas de maquilleuse, pas de pellicule noir et blanc.
Magnifique.
Désire-moi.
Changement de décor.
Tu sais que Debbie se drogue ?
Qui t'a dit ça ?
C'est vrai ?
Elle est adulte. Elle peut se débrouiller.
Entre.
Anna, entre femmes, je suis rouge ?
Vous êtes sublime.
Fiona se faisait coiffer et maquiller.
Regarde-moi, chérie.
On sait ce qu'il y a là-dessous.
Pas d'amour, du désir.
Tu as un don pour manipuler les gens.
Manipuler ?
Elle veut sûrement te reconquérir.
Elle veut juste me montrer que d'autres hommes la désirent.
Je la désire. Putain, vise-moi ça.
Je pense partir vivre un an dans un monastère,
comme un moine.
Genre Raspoutine ?
C'est de la bonne.
Y a pas mieux.
Ça déchire pas trop.
Elle est pas coupée.
Faut monter en puissance.
Le magazine doit rester au top.
On se retrouve à la 2e ou 3e place.
On fait le maximum,
mais on patine. Je sais pas.
On a pris trop de feux rouges.
Faut vraiment qu'on mette des gants pour conduire
parce qu'on a pas envie de se faire des ampoules
en se cramponnant au volant
pendant qu'on patine.
J'ai pigé. Faut prendre la voie rapide.
Je devrais pas ramener du boulot à la maison.
Am, stram, gram, pic et pic et colegram.
Tu vois pas que je fais de l'art ?
C'est pas ma ligne la plus droite !
C'est sublime.
Les Supremes version albinos.
Suprême de poulet.
Paul Raymond, dont le nom était synonyme de sophistication,
est accusé par le Sunday Times
de prostitution organisée dans un de ses clubs de Soho,
le Pink Pussycat.
"Sexe à vendre" !
Je me suis fait avoir !
Belle photo de toi.
"La face sordide du Soho de Raymond."
Désolé, Paul.
Bonjour.
Ça fait quoi, d'être un mac ?
Je vais aller au tribunal et jurer sur la Bible
que ces accusations sont sans rapport
avec la façon dont je gère mes affaires.
Non seulement
cela nuit à la réputation d'un quartier,
mais cela fait chuter l'immobilier.
Ce que je ne souhaite pas.
Le club est bien.
De la qualité.
Je veux que tu imagines
que mon visage est l'objectif.
Et je voudrais
que tu ouvres les jambes pour l'objectif,
mon visage.
Superbe.
- C'est drôle ? - Tordant.
Je vois pas sa chatte, la tête du vieux me gêne.
Tu as la gestuelle d'une hôtesse de l'air.
Drôle d'hôtesse !
Passez en manuel.
C'est ta nouvelle protégée ?
Je vois.
Elle est canon.
Merci.
Baisable.
Je t'en prie.
Dis-moi quand c'est fini.
Arrête le film.
Éteins.
Tu es à combien de grammes par jour ?
Pourquoi ?
Faut que tu arrêtes. C'est trop.
Tu déconnes. J'en prends moitié moins que toi.
On sait que c'est faux. Et même si c'était vrai,
je viens pas bosser avec 2 jours de retard.
Écoute-moi. J'insulte pas le personnel.
Je me mets pas la pub à dos, je perds pas
10 % des ventes aux États-Unis.
Et j'ai pas de patron,
vu que c'est moi, le patron.
Je t'aime bien, mais reprends-toi. Je dis ça pour toi.
Qui s'occupera des magazines ?
Deborah.
Non, elle est cinglée. Tu peux pas...
Ça suffit.
Elle prend deux fois plus de coke que moi.
C'est faux.
Je t'assure.
Personne la supporte. Elle est nulle.
Sans ton fric, elle serait paumée.
Boucle-la. Ça suffit.
Je sais, c'est ta fille, mais elle tient pas de toi.
Et elle me vaut pas.
Carl ?
Vire-le.
Arrête !
D'ici peu, je pense
qu'elle prendra la tête de mon empire.
J'en doutais à l'époque où elle se comportait mal
et où elle était difficile à gérer.
Désormais, je pense qu'elle a trouvé l'équilibre
entre travail et plaisir.
Beaucoup de gens le voient
comme un homme d'affaires impitoyable.
Mais...
je le vois autrement. Je suis sa fille.
À mes yeux, c'est mon père,
tout simplement.
Maintenant, Debbie a un enfant, ce sera une bonne mère.
J'espère que cet enfant lui donnera le bonheur
qu'elle m'a donné.
Respirez dans le masque. Allez-y. C'est bien.
Inspirez.
Inspirez par le nez, expirez par la bouche.
De la péthidine !
Pas pour le moment.
Je supporte bien. Il m'en faut.
Désolée.
Appelez le médecin.
Il va venir.
Appelez le médecin !
Tu t'en sors très bien, chérie.
Fais-moi une ligne, je t'en prie.
- J'en ai besoin. - Impossible.
Pas à l'hôpital.
Pitié, j'en ai besoin !
Je t'en prépare une toute petite.
Salut, toi.
Mais oui.
Le voilà !
Le grand-père de Soho !
Vive le roi !
Champagne pour tout le monde.
Cuvée du patron.
J'aimerais porter un toast
à ma petite-fille,
Fawn.
Et bien sûr, à ma Deborah chérie.
Bonsoir.
Bonsoir, Michelle.
Ses cheveux bougent pas.
Quoi que Thatcher fasse, sa coiffure ne bronche pas,
comme s'il y avait de la colle.
Elle aurait pu aller à Brixton en pleine émeute,
sans être décoiffée.
Ou servir de bélier aux flics.
Elle a une chevelure incroyable.
À propos de chevelure incroyable,
voici le patron, Paul Raymond.
Ça va ? Merci d'être là.
Tu es avec qui ? Une danseuse ou ta fille ?
Ma fille !
Qu'importe, on se branlera en pensant à elle.
Il a dit quoi ?
Tout est à lui, vu qu'il a le don de transformer ça en ça.
Un vrai génie qui a réussi à la force du poignet.
Pour moi, c'est un père extraordinaire.
C'est mon meilleur ami.
Je l'appelais
quand j'avais des problèmes,
à 4 h du matin, en larmes.
Il savait toujours m'écouter et ramasser les morceaux.
Et il continue aujourd'hui.
Tu vois
ce que je fais, papa ?
Tu rassembles des lignes de coke en un grand cercle.
Non, c'est pas ça.
Je fais un grand C.
Mais pas C comme coke, papa.
Je fais un C
comme cancer.
Qu'est-ce que tu racontes ?
J'ai un cancer du sein.
Ça va aller.
Qu'est-ce que je vais devenir ?
On te fera soigner.
On te fera soigner, tu guériras.
C'est un bon père ?
Oui, c'est un père extraordinaire.
Je connais peu de gens qui ont une relation
comme la nôtre. Je pense que c'est assez rare.
C'est une bonne conclusion.
Merci.
- Ça te va ? - Oui.
Le micro de Debbie.
Merci de nous avoir reçus.
Merci.
Désolé du dérangement.
Non, c'est un plaisir.
À l'image, on voit que c'est des faux ?
J'ai pas regardé de près.
Avant, ils étaient plus...
On a dû me les enlever. J'ai eu un cancer.
C'est assez ironique,
vu mon domaine. Les anciens étaient trop petits.
Pas du tout.
Ça fait bizarre. On dirait...
Laisse ce garçon tranquille.
La prochaine fois, peut-être.
La prochaine fois.
Je pense avoir été juste.
C'est vrai. Moi aussi. C'était équilibré.
Je crois que j'ai été plus sympa avec toi.
Bonsoir, Lydia.
Tu veux aller dîner ?
Non, je vais retrouver des amis
pour dîner dehors.
- Je te dépose ? - Non, c'est bon.
- Salut. - Salut, chérie.
C'était très bien.
Merci, papa. Je t'aime !
Bonsoir, Charles.
Debbie est arrivée chez moi.
Elle a bu de la vodka
et elle a sniffé de la cocaïne.
Elle a voulu essayer l'héroïne.
Je ne l'avais jamais vue prendre de l'héroïne avant.
Elle a sniffé de l'héroïne.
Elle s'est assise.
Le matin, j'ai voulu la réveiller.
Mais je n'ai pas réussi.
J'ai cru qu'elle plaisantait.
J'ai essayé de la réveiller en la mettant sous la douche.
Ça n'a pas marché.
Je l'ai remise au lit
et je lui ai fait du bouche-à-bouche.
Ensuite, j'ai appelé M. Raymond.
Allô, M. Raymond ?
Qui êtes-vous ?
Que s'est-il passé ?
C'est vous, Ainsley ?
Je suis désolé.
Debbie...
"Ô mort, où est ta victoire ?
"Ô mort, où est ton aiguillon ?"
Notre Seigneur tout-puissant a décidé
de rappeler à Lui l'âme de notre chère Debbie,
mais nous allons inhumer son corps.
"Tu es poussière et tu retourneras à la poussière."
Qui donne cette femme en mariage à cet homme ?
C'est moi.
C'est la première fois que je renonce à quelque chose
et c'est ce que j'ai de plus précieux.
Bonjour, Jean.
Tu me reconnais ?
Comme tu as grandi !
C'est ta petite sœur ?
Oui, voici India et voici son père.
Coucou, beauté !
Ne les gâte pas comme Debbie.
Content de t'avoir vue.
Tout ce qu'elle voulait, c'est t'impressionner.
Être forte, tout avoir,
comme toi.
Mais elle a jamais pu.
Ce n'est pas le moment.
C'est jamais le moment.
Au revoir.
Allons-y.
Je m'occupe de Fawn. À plus tard.
31 ?
32 ?
36 ?
Pourquoi tant de maisons, grand-père ?
Ce sont pas des maisons,
mais des bureaux, des boutiques,
des cafés, des restaurants, des boîtes.
Mais pourquoi autant ?
J'ai acheté ça pour ta maman.
Pour ta maman, toi et ta sœur.
J'en veux pas.
Pourquoi ?
Je veux ma maman.
Je sais.
Cet endroit,
c'est mon préféré.
C'est à toi ?
Oui.
Tu veux un gâteau ?
Oui, grand-père.
Charles, emmenez Fawn.
Le cheese-cake aux fruits rouges,
le fraisier,
le gâteau aux amandes
et les figues à la pâte d'amande.
J'adore ce magasin. Il est à toi ?
Non, pas encore.
Qu'est-ce que tu as pris ?
Un éclair.
Merci, grand-père.
De rien, princesse.
Debbie Raymond mourut le 5 novembre 1992
Le mois suivant, Paul Raymond fut déclaré
homme le plus riche de Grande-Bretagne
Il mourut en 2008
Ses petites-filles Fawn et India Rose
héritèrent de la majorité de son empire
Howard Raymond hérita d'une fortune plus modeste
estimée à 78 millions de livres
Son autre fils, Derry, n'apparaissait pas dans son testament
Jean Raymond retourna dans le Nottinghamshire
où elle dirigea un groupe de danse : The Groovy Grannies
Fiona Richmond possède des hôtels en Angleterre et dans les Caraïbes
Tony Power mourut dans un incendie domestique
après s'être endormi en état d'ébriété
Carl Snitcher a pris sa retraite en 2006
et habite Primrose Hill, à Londres
Le révérend Edwyn Young publia une autobiographie :
There's no fun like work
Jonathan Hodge
mena une brillante carrière
de compositeur de jingles publicitaires
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