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Original subtitles

-154.

-20 procurations de moins qu'au 1er tour ?

Ca devrait être l'inverse, même pour les taulards.

- Y en a qui sont partagés.

- C'est un second tour face au FN, pas besoin de réfléchir.

- Les muslims hésitent. - Dis pas ça.

Les rebeus sont pas tous muslims.

Je suis pas catho, pourtant je suis blanc.

- Eux sont muslims et aiment pas le mariage des pédés.

Pour eux, la gauche c'est des pédés. - Dis pas pédés.

Khaled les chauffe ? Va le chercher. - Rickwaert ?

Le directeur vous demande.

Sonnerie de téléphone

- Ca, c'est fait.

...

- Je reviens. - On m'attend

chez France Inter à 14h, j'y vais de mon côté.

- Comment ça va ?

- Tout roule.

- T'es sorti ?

- Y a 1 heure, pour éviter les photos devant la taule.

Faut que j'évite la presse.

- Je suis très heureuse.

- On se voit?

- Si on nous voit ensemble, c'est fini pour moi.

*-On nous verra pas.

Girardin va nous aider. *-Girardin ?

Le maire du XIXe ?

- C'est dans mon périmètre de sécurité autorisé.

*22h, c'est bon ? T'as pas de meeting ?

- Continuons par téléphone, c'est plus prudent.

- J'en peux plus, j'ai besoin de te voir.

- Tu as dit... *-Qu'une candidate

pouvait pas sortir avec un taulard,

mais je vais pas te sauter dessus, faut ajuster la stratégie.

*J'ai pas mal réfléchi. - Écoute,

je peux peut-être être là à 23h.

- Je t'envoie l'adresse.

- Vous avez écouté Dorendeu ?

- C'est pas cette fois qu'elle parlera à nos électeurs.

Sonnerie

- Philippe ?

- Je me suis évadé. T'as une planque ?

- Content que tu sois dehors. *-Je fais vite.

*Tu annonces quand ton soutien à Amélie ? Aucune pression.

*Jeudi, avant 18h, ce serait l'idéal.

*Comme ça, à Albi... Il rit.

*Au moins, je te fais marrer. - T'as pas changé, malgré la taule.

- Donc Albi, jeudi. Amélie pourra s'appuyer sur ton appel.

*Près de Carmaux, le peuple de gauche

réuni sur les terres de Jaurès.

- Ouais, enthousiasmant,

mais quel rapport entre Dorendeu et la gauche ?

“Justement, Michel Vidal, la boussole de la gauche.

- Je suis plus utile. *-Nous, on veut un accord

de désistement aux législatives.

On toque. - Première nouvelle.

*-J'ai déjà plaidé autre chose que l'union de la gauche ?

- Avec ta candidate, t'es mal barré.

*-Détrompe-toi. Elle y vient. Elle y vient bien.

*Sinon pourquoi la soutenir ?

- Je ne suis plus un populiste ? Un "Y a qu'à-iste" ?

*-Elle a un plan de rattrapage

des salaires, 10% sur le SMIC et les minimas sociaux. Ca va ?

- Et au-dessus du SMIC ?

Rétablissez l'échelle mobile des salaires.

*-Fallait gagner l'élection.

Tu auras une conférence sociale sur les rémunérations

et les hauts salaires plafonnés à 30 SMIC.

- C'était pas dans sa campagne ? *-Regarde pas le passé.

Pense à l'avenir. *-J'y réfléchirai.

- Tu me rappelles ?

- Je répondrai après Albi.

- Merci, M. le maire.

- Putain, ce que t'es belle.

- Merci.

- On fait comment, alors ?

On se fait quand même la bise ?

- On a 2 heures. On regarde mon argumentaire du débat?

- T'as ton discours d'Albi ?

- En cours d'écriture.

- J'ai réfléchi à quelques formules.

- Nan.

10% sur le SMIC et les minimas sociaux, j'ai déjà dit non.

- Enorme erreur.

- Et un salaire maximum à 30 SMIC, c'est courir après Vidal.

- C'est rassembler la gauche.

- Il en faut plus face au FN. - On s'en fout du FN.

Finie, la présidentielle.

Fallait juste être au 2nd tour, convaincre

qu'une jeune couillue vaut mieux que les 130 ans d'Auzanet.

Donc bravo.

Maintenant, il te faut une majorité à l'Assemblée pour gouverner.

- Si je suis haute au 2nd tour, je serai haute

aux législatives. - C'est con.

J'aime la créativité stratégique, mais c'est complètement con.

80% changeraient rien.

Tout le monde revient dans son camp, 35% à gauche, 35% à droite.

30% pour le FN et plus de 300 triangulaires.

Pour parler à la France, attends la majorité.

Mais parle à la gauche, elle te permettra de gouverner.

- Je suis arrivée devant Vidal, les urnes ont parlé.

Ses électeurs préféreront le PS à la droite et au FN.

- Tu sais comment ça s'appelle ? - Quoi ?

- Ta théorie, là.

Tout miser sur la chatte, et ça dure pas 5 ans.

Il te faut la majorité.

Tu l'auras après avoir uni la gauche.

Donc tu augmentes les salaires.

- Le programme de Vidal est fou. - Il incarne quelque chose.

Vidal est respecté, c'est une boussole.

Et c'est elle qui désigne la gauche et la droite.

- Ca fait improvisation totale.

- Vidal, faut le siphonner. Tu mobilises les abstentionnistes.

- Tu lui as parlé ?

- Tout à l'heure, oui. C'est pas fermé.

Ses mecs préfèrent un train dans le cul

à un accord avec toi.

Faut les prendre de vitesse.

- Et alors ça ?

Je croyais qu'avec une caution... - Il manquait un peu de fric.

Après le recours, je rassemble les fonds.

Albi sera un beau meeting.

- Je t'ai rien promis. - Est-ce que j'ai dit ça ?

On discute. On a plus le droit que de discuter, non ?

*Hello miss Salomé. - Coucou, papa.

- Londres, ça va ?

Tu t'adaptes bien ? T'es pas trop sous la flotte ?

*-C'est sûr qu'à Dunkerque, c'était grand soleil.

Bip

*Ca va ? - Ouais.

*-C'est quoi, ce bruit?

- C'est rien.

Sonnerie je te rappelle, Salomé.

Ouais, allo ? *-M. Rickwaert,

*ici le centre pénitentiaire, vous êtes signalé en fuite.

*Où êtes-vous ? - Chez moi.

A l'appartement indiqué dans mon dossier.

*-Votre GPS me le confirme, je désactive l'alerte.

*Bonne nuit. - Oui, bonne nuit.

Sonnerie de Skype

...

- Alors, ce chiffre ? T'as une idée ?

- On a déjà âprement discuté de chaque circonscription gagnable.

- Combien de députés centristes tu me garantis ?

- Mon chiffre, tu vas immédiatement l'augmenter de 20 à 30%.

- Je ferai ça ?

- On apprend pas ça en école de commerce ?

- Je n'étais pas en école de commerce.

- Pourtant, je l'ai lu.

- J'étais inscrit, mais je gagnais déjà assez.

- Tu comprends que je redoute ton sens des affaires.

- Ce n'est pas marchander des tapis, c'est secondaire.

Et s'entendre sur un chiffre, ça n'a rien de passionnant.

La force en affaires comme en politique, c'est les idées.

Consommateurs, citoyens,

ils veulent de la fraîcheur. Toi, moi.

-40.

- OK, c'est d'accord.

- Quoi, vraiment? - Deal.

- C'est ce que t'imaginais ?

- J'imaginais un peu plus.

Mais un changement d'alliance du PS vers le centre, c'est inédit.

Quand on le dira après ton élection, tout explosera.

Sans confiance totale entre nous, on volera en éclats.

- Ca travaille, ici. J'aime bien. - BONJOUR, CYRIL.

- Bonjour. - Bah tu vois ?

- Quoi ? - Je te l'ai toujours dit.

Tu vas être député !

- Y a quoi, sur le tableau ?

- Les résultats du 1er tour. - De quoi ?

- De la présidentielle.

- Et je vise quoi? - Les législatives.

- Ces deux élections n'ont aucun rapport.

Amélie peut ne pas avoir la majorité.

Si Laugier avait pas dissous l'Assemblée, elle aurait le quorum.

Regarde.

Prends la gauche, les 21,7 d'Amélie.

D'accord ?

Et les 15,8 de Vidal, ça fait 37,5.

OK ? Maintenant, la droite.

Les 20,1 pour LR, les 12,1 du Centre et les 4,2 de Loiseau, ça fait?

- Ca fait... - Ca fait 37,2.

Tu vois bien que 37,5 et 37,2, c'est pareil.

- Thorigny a appelé à voter Amélie.

- Au 2nd tour, mais aux législatives, ils restent à droite.

La droite va me bananer.

En cas de triangulaire,

les gens vont voter à droite pour faire barrage au front.

Et si c'est une quadrangulaire avec la gauche de la gauche

et que le mec de Vidal se maintient, je suis direct plombé.

C'est plus comme avant.

Y a plus la gauche, la droite.

Tu comprends ?

- Ben ouais.

Il sonne à la porte.

- M. Fils de pute.

- S'il te plaît, Philippe. - Non, M. Rickwaert.

Philippe, c'est quand je tapinais pour toi.

- Je peux entrer ? C'est très important.

- Installe-toi, M. Fils de pute.

- T'es là grâce à moi, je tenais le juge.

Il allait retenir l'incitation au suicide.

- Et t'as eu honte.

Au fond, t'es de droite, Boudard,

mais t'as un cœur comme ça.

Ou tu t'es dit que vu le niveau d'Auzanet,

mieux vaut pas insulter l'avenir.

Amélie a assuré.

- Elle a rallié tous les barons tout en s'affirment,

exploité habilement les divisions de la droite.

- Elle est exceptionnelle.

- Je suis gaulliste. Le FN, je veux plus le voir.

La nuit, je rêve de percuter Chalon en bagnole, par hasard,

qu'il me supplie de l'emmener à l'hosto, mais je lui roule dessus.

Et tu sais quoi ? Au réveil, j'ai un peu la gaule.

Le 2nd tour doit pas être ric-rac.

La République doit s'imposer.

- Il cause bien, M. Fils de pute. Et?

- Auzanet sait très bien qu'il a merdé.

Son égo l'empêche de réfléchir sainement.

- Il hésite à la soutenir ? Lui qui gueulait contre le ni-ni...

- Amélie peut monter à 60% avec le soutien de la droite d'Auzanet.

- Ca apporte quoi ? Y a pas de bonus, hein.

Ca fait UMPS à mort, c'est dangereux.

- On a jamais joué avec le front.

Faut qu'Amélie appelle Jean-Marc, elle seule peut lui demander.

- Et s'il l'ébruite ? Elle aura l'air d'une grosse baltringue.

- Il parlera pas.

Il parlera pas.

S'il la soutient, son intérêt, c'est son score.

Il est déprimé, pas abruti.

- Sur ce point, j'ai du mal à te croire.

Je te raccompagne pas.

- Onze jours.

- Pas mieux ? - Ah non,

c'est le délai légal de rétractation.

- Puis j'ai le cash ?

- Le 12e jour, après décaissement pour l'autorité judiciaire.

- Comment j'enlève le bracelet ?

- J'ai pas fixé le montant de votre caution à 60000E.

- Si on renonce à l'hypothèque ?

Vous me faites un prêt à 5%. - Non,

votre maison est notre garantie.

- Vous avez vu mes comptes ?

Il rit.

Vous répondez pas aux questions qui collent pas ?

Regard de glace.

C'est une technique maison ? Y a des séminaires

avec des PowerPoint ?

Dissociation regard-sourire,

très fort, hein.

Bien sûr, y a des putains de formations.

- Comment on fait?

- Déjà, je vais essayer d'apprendre votre truc.

- Et le PEL de votre fille ?

- Il a été ouvert quand ?

-99, son année de naissance. - Voilà.

Donc...

Tu sais, les sous dont je t'ai parlés ?

Pourquoi? Y a quoi en ce moment?

T'as toujours ta boîte, l'appart, le bateau, le chalet.

Je veux comprendre le concept de "en ce moment".

Non, je sais que si tu pouvais, tu m'aiderais.

Je te connais, t'es pas un fils de pute.

- Ca fait plaisir.

- Très plaisir.

Qu'est-ce que tu deviens ?

Raconte-moi, ta circonscription.

- Compliqué. La tréso de Melisey, la manufacture Hermès d'Héricourt.

- T'as une belle circons' et tu te plains ?

Espèce de gros parachuté.

- Mon père a grandi en Haute-Saône, il adorait ce coin.

- Ca change tout, c'est presque ton pays natal, finalement.

- Ca va, ça va.

- C'est important de revenir chez soi. Le vrai, l'essentiel.

La nature, le camping, la saucisse Herta.

- Exactement.

- Attention, mon Cyril,

les gens aiment pas les parachutés. - Justement.

Comment je fais dans une triangulaire

avec le FN à 32

sans l'union de la gauche ? Amélie doit faire un pas vers Vidal.

- Demain, à Albi.

- Tu l'as vue ?

- Dès ma sortie, c'est une équipe qui gagne.

J'ai jamais pu amener Laugier à unir la gauche,

mais avec Amélie, plus à droite que lui, je réussirai.

20 ans de combat politique. D'ici là, tu planques ton parachute

et tu laboures ton territoire.

- Je pensais prendre une idée à toi, le mot manuscrit sous les portes.

- Ca date, ça. Qui t'en a parlé ? - Véro.

- Vous vous reparlez.

- Un petit peu.

- Pourquoi elle m'appelle pas ? C'est blessant.

Je sors, j'ai 20000 textos, je te vois, parle à Amélie,

mais elle, rien ?

J'ai pas la gale, quand même. 20 ans d'amitié.

Je pourrais mal le prendre.

- Elle flippe, c'est normal. - Nan, nan,

c'est pas normal, c'est tordu.

J'aime pas les trucs tordus. Elle me connaît. Je monte vite,

mais je suis pas rancunier.

Je suis rancunier ?

- OK, je lui parle, mais tu me garantis 0 prise de tête.

Cris et klaxons

...

- Sur l'école, on peut ajouter une phrase sur les profs.

- Ca avait bien marché à Besançon. - Merci, ça ira.

- Sûre ? A l'international... - J'ai besoin d'être seule.

Acclamations de la foule

- Comment va ma candidate ? *-Ca va.

Merci pour l'autre nuit, ça m'aide beaucoup.

Mais je veux pas changer de ligne.

*Le SMIC reste indexé sur l'inflation, pas d'augmentation.

- Tu peux pas laisser tomber Vidal. C'est une connerie.

Ses mecs sont à fond et on aura de mauvais reports aux législatives.

- J'ai choisi.

- Avec qui ?

- Comment ça ? *-Avec qui t'as choisi ?

- Avec moi, arrête. *-C'est une faute

si tu te déportes à droite.

- On se reparle vite, je dois être sur scène dans 10 minutes.

Je t'embrasse.

- Tiens, la voilà.

On est censés être contents de se retrouver.

On est d'accord, hein ?

- Ca va ?

- Je suis content qu'on se retrouve, mais...

Là, j'ai une urgence, dis-moi, Véro.

Qui conseille Amélie ? - Tu fais quoi, Philippe ?

- Elle écoute qui ? - Merci, le traquenard. Désolé.

- Laisse, Cyril.

Ça va. - Véro ?

Amélie parle avec qui ?

- Un peu tout le monde.

- Putain ! - Tu la connais.

Je baratine pas. - Fait chier.

Je l'avais,

on se comprenait. - Du calme, on va boire un café.

3 cafés, s'il vous plaît.

- T'étais avec elle, hier matin ?

- Oui.

Et?

- Y avait qui ?

- Dupraz, Kalhenberg. - Mirmont ?

- C'est quoi, le problème ? - Albi, putain, Véro.

Rien vers Vidal. Je finis comment dans une triangulaire sans union ?

En charpie !

- On est censés être contents de se retrouver.

- T'es pas seul, je te rappelle qu'il y a 577 circonscriptions.

Plus Amélie sera haute au 2nd tour,

plus nos candidats seront hauts aux législatives.

- Qui lui a mis cette débilité dans la tronche ?

Mirmont et l'aile droite du PS.

Elle prépare le congrès à droite toute.

Putain de Bad Godesberg français. - Arrête.

Y a rien entre eux. C'est froid.

- C'est pour nous embrouiller.

- Là, tu m'embrouilles. Fais-lui confiance, comme moi

avec Laugier. C'est elle,

la candidate.

- Grâce à qui ? J'étais en taule pour ça.

J'ai des défauts,

mais sur le sens du vent

en politique, j'ai le pif, et là,

ça pue. Si elle va pas vers Vidal, elle sera présidente,

mais elle aura pas la majorité.

- Ce qui nous faut, c'est un beau ni-ni.

- Eh ! Oh ! C'est le FN.

Chaque voix compte.

- On a eu la présidentielle, on s'en branle, du FN.

- Avec le soutien d'Auzanet, fini l'accord avec Vidal.

Fini.

- Donc pas d'Auzanet.

- Ca suffit, c'est bon ? Écoutez-moi.

Je suis chaque jour avec Amélie

et elle sait très bien où elle va.

- Elle sait où elle va ? - Ouais.

- Et elle entend des voix ? On veut pas Jeanne d'Arc,

mais Charles VII,

un roi de France qu'elle a sauvé. Jeanne d'Arc, c'est moi.

Véro rit.

- Allô ? *-Boudard, c'est d'accord.

- Comment ça ?

- J'ai eu Amélie, elle appellera Auzanet avant 12h.

*Elle lui polira bien le gland.

- C'est vachement bien. *-Je te laisse.

- Je comprends. Il est tard, là.

On fait ça demain, première heure, promis.

Je te remercie. A demain.

Merci, Jean-Marc. Bonne nuit.

Bonsoir.

C'est pas mal de marcher.

- Je rappelle Philippe. - Non.

Tu vois, François,

quand tu m'as dit que Dorendeu m'appellerait, je l'ai pris de haut,

mais j'en avais vraiment envie.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes.

Quel gros con, je suis.

Quel connard ! Jean-Marc.

- Stop.

- Toi, stop.

C'est fini, Jean-Marc.

On a échoué de peu, il faut l'accepter.

Maintenant, réfléchissons à ta sortie.

Quelle empreinte tu veux laisser ?

Un ni-ni honteux ?

Autant adouber les partisans d'un accord avec le front,

qui nous ont tiré dans le dos et fait perdre.

- Un pauvre petit coup de fil.

Qu'est-ce que ça lui coûtait?

Elle veut gagner seule.

Sans toi, pour rien nous devoir après.

- Salope.

- Ca dépend pas d'elle.

T'appelles au barrage anti-FN et ça n'arrivera pas.

C'est un coup de Rickwaert.

Sans toi, il gauchise Dorendeu

et lui fait avaler une alliance avec Vidal aux législatives.

Nique-la bien au fond, Jean-Marc.

Journal télévisé en fond

...

- Ah, putain ! - Vite, mettez sous l'eau froide.

Ca brûle ? Ca va ? - Bien.

- Quoi ?

-"Jeanne d'Arc, c'est moi." - Ca va me coller longtemps.

- Obligé.

- Votre patron devrait changer la machine.

- Alors là... - Y a pas de "alors là".

Jeanne d'Arc me l'a soufflé.

Ah, M. Auzanet.

Voyez un ancien président finir dans l'abject.

Par orgueil, il n'appellera pas à faire barrage au FN.

*-Vous voterez ? *-Pas pour M. Chalon.

*-Vous ne citez pas

*Mme Dorendeu ? *-Je finis.

*Ce ne sera pas pour M. Chalon, donc pour Mme Dorendeu.

*-C'est un choix réfléchi ?

- Moyen, Jeanne d'Arc.

*-J'ai été président... - Ca va ?

*... pendant 5 ans. Je ne sais pas si Mme Dorendeu réussira,

*franchement, j'en doute,

*mais je sais que M. Chalon... - Ca va.

*... dégraderait l'image de la France.

*-"Barrage aux extrêmes" a annoncé M. Auzanet,

*invitant les électeurs des Républicains

*à ne pas voter pour M. Chalon.

*-Mme Dorendeu a détaillé son programme.

*-"Les 2, je les prends" s'est moqué M. Chalon

*hier à Marseille.

*-M. Kalhenberg a insisté sur la relance européenne.

“Manifestation lycéenne anti-FN, ce midi.

*-L'écart se resserre à 2 jours du débat d'entre-deux tours.

*4 instituts confirment la tendance :

*3 points en moins pour la candidate socialiste.

*A 53% d'intention de vote en moyenne,

*Mme Dorendeu mène, mais l'écart inquiète.

*La dynamique semble

*avoir changé de camp, comme en témoignent

*les millions de vues de cette vidéo

*qui se moque de Mme Dorendeu et de M. Auzanet,

*comme s'ils étaient jumeaux.

*-J'assume le sérieux budgétaire. *-Le sérieux budgétaire.

*-J'assume le sérieux budgétaire. *-Le sérieux budgétaire.

*Je baisserai le déficit et maîtriserai la dette.

*J'assumerai, en un mot, le sérieux budgétaire.

*-Le sérieux budgétaire, pas pour Bruxelles.

*C'est la condition de la souveraineté.

*J'assume le sérieux budgétaire.

*-Le sérieux budgétaire.

*-J'assume le sérieux budgétaire. *-Le sérieux budgétaire.

*-LE SERIEUX BUDGETAIRE.

Acclamations

...

- Je continue à dire...

...

faites mentir les sondages.

Faites-les mentir grandement en m'accordant

*une large victoire, les amis.

*Une victoire d'ampleur pour contrer toute contestation des résultats

qui sera, je le sais, la tentation des perdants.

*...

*Patriotes de France

*et d'Outre-mer, hébétés par l'incapacité de l'Etat

à nous protéger du califat islamiste

*et de sa 5e colonne. A toutes et à tous,

quelle que soit votre race, votre religion,

*votre condition sociale, un homme du peuple vous le dit,

*entrez dans cette France nouvelle, que je veux forte.

- Arrête la mauvaise foi, on va dans le mur.

Mais pourquoi il a appelé à voter pour elle ?

- Pourquoi t'es comme ça ? - Bonjour.

- Bonjour. - BONJOUR, AMELIE.

- On parlait des sondages.

- Amélie, on a perdu 3 points en 3 jours. Faut donner

un coup de barre à gauche. - C'est reparti.

C'est magnifique.

Un PV ? La barre à gauche.

Je suis cocu ?

La barre à gauche ? - T'es cocu ? Le sexisme,

ça s'arrange pas.

- Le surmoi non plus.

- S'il vous plaît, fini, les caricatures.

- T'aurais pu les éviter aussi pour ton BFM.

- Quoi, mon BFM ? - Depuis quand

on est fier d'un programme économique du FMI ?

- Daniel parlait de deux économistes du FMI,

pas de l'institution.

- Le sentiment que les gens en ont est le même que la vidéo des Twins.

- On arrête les chamailleries. C'est conjoncturel.

Un effet internet qui accidente les courbes.

- Chalon à 51 ? Impossible, c'est qui ?

Erasme ?

C'est un jeune institut qui cherche le buzz.

- C'est peut-être pour ça qu'ils donnent leurs chiffres bruts.

- C'est quoi, leur échantillon ? -10000.

- Les 3 autres sondages sont seulement à 1000.

Gère-les seul, je me mets à fond sur le débat,

j'ai que 48 heures et tout en dépendra.

- OK.

- Le décrochage à gauche est terrible.

Je dois absolument récupérer Vidal.

- Michel Vidal ?

Celui qui a dit qu'il fallait vaincre

le libéralisme avant qu'il ne soit mortel comme le nazisme ?

- Pour qu'on gouverne ensemble, faut battre Chalon.

- Ah "d'abord", le mot magique qui permet de faire n'importe quoi.

J'ai dit ça en me présentant contre Auzanet ?

J'ai dit ça avant d'appeler à voter pour toi ?

- Rien de ce dont on a discuté ne sera remis en cause.

- T'envisages quoi ?

Une assemblée constituante ? Révoquer les élus ?

Casser les traités ?

- Un rattrapage du SMIC

et des minimas sociaux à hauteur de 10%.

- Ah, ben voilà.

Mon principe, c'est la sincérité

et là tu proposes de ruiner le pays.

- N'exagérons rien. Une synthèse est toujours possible.

- Tout ce que je déteste.

Autant intégrer le bureau du PS.

- Stéphane, on peut

surmonter ça.

- Oh, oui, je peux beaucoup.

Je peux faire gouverner le centre avec ta gauche moderne, concrète.

Je suis convaincu que cette alliance peut sauver le pays des extrêmes.

Je peux faire des concessions.

Mais avec des budgets sincères, c'est la base

de la confiance gouvernement-contribuables.

Je peux perdre des amis chers, qui me tourneront le dos.

On me dira félon. J'accepte.

Mais 10% sur les minimas et le SMIC, c'est trop.

Je vais te dire ce que ça me rappelle.

Un mauvais remake de la nuit du 4 août,

en plus "cheap" et riquiqui.

Couler les entreprises qui embauchent,

ce sont des clowneries, pas de l'aide.

Le pays a besoin de sérieux, d'expertise, d'équilibre.

Un coup de pouce social?

Totalement nécessaire.

Mais on applique ce qu'on a convenu.

On met le pays au travail, on réforme.

Flexibilité et sécurité.

On fait confiance aux partenaires sociaux,

ils proposent, on encadre par la loi,

L'Assemblée vote, et voilà. Efficacité, légitimité.

Pas de singeries.

No bullshit.

Bip d'alarme

...

Sonnerie de portable

*-Ici le centre pénitentiaire, vous êtes signalé en fuite.

*Où vous trouvez-vous ? - Dans ton cul.

Bip d'alarme

...

T'as un stylo ?

Tiens, pour la caution.

- Bravo, on va t'enlever tes chaînes, Spartacus. T'as fait comment?

- J'écris un bouquin, j'ai chopé un bel à-valoir.

- Y a quoi dans ce livre ? - Tout, à ma manière.

- Tout, c'est non. A ta manière, c'est non.

Si le gros tirage te permet de payer mes honoraires, c'est oui.

Tant que les magistrats te pensent

dévoré par la gravité de tes actes et que tu abandonnes

la politique.

- Mon suicide, en intro ou en conclusion ?

- On veut qu'ils se sentent puissants, flagelle-toi bien

et tu auras leur clémence. Je les connais.

- Tu peux pas me demander ça.

- Bientôt personne se souviendra de rien.

T'écriras un bouquin expliquant ton retour en politique.

Un 2e best-seller. - Dans 10 ans ?

- Est-ce que t'as le choix ? - De pas mourir ?

Sonnerie de portable

...

- On peut se voir ? *-Quand ?

- Ce soir.

- T'as l'air décalquée.

- Vidal, le SMIC, je suis prête.

Aide-moi à faire ça. - J'aurais jamais cru te dire ça,

mais là, faut pas, ce serait une énorme erreur.

- Faut pas unir la gauche ? - Aux législatives, bien sûr.

Mais là, notre problème, c'est de battre Chalon.

- Je perds des points à gauche.

- Si tu vas les rechercher, tu les perds partout.

Tu flinguerais ta présidentialité.

On verrait une femme qui a peur,

prête à balancer son programme.

Une présidente qui panique ?

Tu paniqueras aussi au prochain attentat?

Fallait ouvrir avant à gauche.

Là, ce serait montrer ta peur. - Je fais quoi?

La digue anti-FN ?

C'est comme ça qu'Auzanet a inversé ses courbes.

L'UMPS.

- Alors tu triangules.

- Avec le FN ? - Et alors ?

Tu vas sur leurs thèmes.

Chalon parle bien de Jaurès toutes les 10mn.

- Donc quoi ?

Islam, identité, burkini ? On repart pour un tour ?

C'est le piège dont je me suis sortie.

- Ouais, t'as du crédit.

- La droite a triangulé et à part

faire grossir le front... - C'est des bourrins.

Trianguler, c'est aller sur leurs thèmes, pas y adhérer.

- Non.

Je peux pas. C'est pas moi.

- Présidente, tu feras des choses qui ne te ressemblent pas.

Si tu le bats sur Daesh, t'as gagné.

- Pardon ?

- Le traite pas de nazi, mais d'islamiste.

Les islamistes veulent cette victoire.

Dès lundi, tous les fafs vont se lâcher.

Licence to kill. - Philippe...

- Il jouera les prudes, mais ce sera la guerre civile.

Incident raciste, cramage de mosquée, émeute,

attentats... Et sa réponse imparable.

Un Etat autoritaire sous la flamme du FN.

Erdogan à l'Élysée. - C'est délirant.

Je fais pas de politique fiction.

- Tu peux lui arracher son masque de gendre idéal.

- On mélange pas réacs racistes et terroristes.

- Pas dit comme ça, mais c'est ton message.

- Comment ?

Le débat est demain. - Comment ?

Faut travailler, Amélie.

T'as jusqu'à quelle heure ?

- Toute la nuit.

- Il a 4 enfants, il va t'attaquer là-dessus.

- Trop sexiste, il a du retard chez les femmes.

S'il m'attaque sur nous ?

- Ca n'a jamais existé.

- Y a des photos.

- On voit rien. Tu mens en bloc.

Tu me trucides gentiment, c'est open bar.

Mais il ira pas là, beaucoup croient que t'es goudou.

- Pardon ? - T'as jamais

googlé ton nom ?

Attends.

T'as du réseau ?

- Ouais. - File.

Alors. D'abord, "Amélie Dorendeu juive".

J'avais ça aussi. Maintenant j'ai "Rickwaert prison".

Je préférais la kippa.

'Après J'ai quoi?

-"Amélie Dorendeu lesbienne", puis "socialiste" et "hot".

- "Hot" ?

- Ouais, 12000 captures de ton dernier BFM.

Ton chemisier un peu vaporeux.

- Ouais. - On voit une bretelle de soutif.

Mes codétenus te remercient. Excitant et haut de gamme.

Ca change de YouPorn.

Sonnerie

- On reprend ?

Europe et migrations.

Ma position n'a jamais bougé.

La France aura sa part dans les accords européens.

- C'est trop. - Pas assez pour certains.

- Comme Stéphane Thorigny ?

- Il a suggéré que la France

se rapproche de l'Allemagne, pas moi.

- Oui, - Mais il vous soutient, non ?

Mais nos programmes sont bien différents.

- Alors comment tu gouverneras avec lui, hein ?

Ton téléphone !

J'ai lu ses textos.

Tu marches avec lui ? Depuis quand ?

- Quelques semaines.

- Et tu me l'as pas dit?

T'as peur de quoi? - De toi.

T'aurais pas compris.

- Donc tu me mens ?

- Pas maintenant, s'il te plaît.

- Tu fous quoi avec ce mec de droite ?

- Même la veille du débat, tu me gonfles ?

- Tu vas casser la gauche. T'auras jamais de majorité.

- Je veux sortir le pays

de l'immobilisme. - C'est quoi, l'immobilisme ?

La protection sociale ?

- Je suis une méchante bourgeoise de droite.

- Tu sais qu'on travaillera pas ensemble.

- Ca dépend de toi.

- Je sais pas taper sur les pauvres.

Au fait, pourquoi être venue me voir, moi ?

Sois sincère une fois. Un peu d'égards.

- Parce que t'es comme Chalon.

Un hyperviolent transgressif, agressif et sans limites.

C'est ce qu'il me fallait pour demain.

- Le Front National à l'Élysée ? "Banqueroute",

"faillite", "honte", "déshonneur".

C'est l'air entonné par les aboyeurs catastrophistes,

invoquant les sacro-saintes valeurs,

alors que depuis 30 ans, ils ont... euh vous avez

choisi l'argent contre les gens.

Les statistiques contre la vie

et l'empire de la pensée unique, qui vous a aveugles, ou pire,

face à la menace vitale

du fondamentalisme islamique,

depuis les déserts arabiques jusqu'à nos cités délabrées.

Et c'est nous,

les patriotes,

qui serions le danger ?

Ils prédisent la catastrophe, mais c'est la peur qui parle.

Leur peur de perdre leurs privilèges.

Françaises, Français,

*chers compatriotes, cette peur est la leur. Pour vous,

*grand peuple de France, l'espérance renaît.

*Donnez-moi votre force.

Donnez-moi votre force de peuple uni.

De peuple courageux.

La victoire est là.

Saisissez-la.

*Vive la République

et vive la France.

*-Merci, M. Chalon.

Mme Dorendeu, à vous de conclure. - Merci.

On dit qu'en conclusion, il ne faut pas répondre

à son seul opposant, mais s'adresser aux Français.

Pourtant j'aimerais lui répondre. Et je vais le faire.

Vous prétendez aimer la France,

mais vous l'avez déjà quittée, car ce soir,

vous n'avez fait que la discréditer,

l'abaisser, la dénigrer.

Pire, vous l'abandonnez quand notre République laïque

est au cœur d'une guerre idéologique

face à un ennemi prétendant nous abattre :

l'islamisme radical.

*Je veux m'adresser à tous les tenants de cette idéologie

*au nom de chacun

*et chacune de nous.

*A vous, djihadistes qui voulez enrôler la jeunesse de France

*dans le fanatisme et la violence, prêcheurs de mort,

nous ne craignons pas votre philosophie moyenâgeuse.

*Regardez la France. Regardez les Français.

*Nous n'avons pas peur.

*M. Chalon,

vous évoquiez la peur.

La peur ? Regardez mes mains.

Elles ne tremblent pas. Je porte ma tête haute.

Je n'ai pas peur,

*ni d'être une femme, célibataire et sans enfant,

*même si la France n'a jamais eu de femme pour présidente,

*ni d'être une progressiste.

Je n'ai pas peur d'être une républicaine.

Je n'ai pas peur de vous.

Les Français

et les Françaises, animés par leur espoir de concorde,

iront la main ferme et la tête haute

*voter pour la patrie républicaine.

Mes chers compatriotes, dimanche,

*ce sera un de ces moments républicains qui font

la grandeur de notre histoire,

où l'on dit: vive la démocratie.

Vive les grandes lois sur l'instruction, la laïcité,

le droit de grève.

Vive le droit du travail, le progrès social,

l'émancipation des femmes.

Vive la République. Vive la France.

*-Philippe, c'est Michel Vidal. T'as gagné.

*J'ai aimé ce que j'ai entendu de ton Amélie.

*Ma fille a dit : "C'est une guerrière"

*et mon fils a dit: "J'aime bien sa guerre."

*J'annonce mon soutien demain en conférence de presse.

*Je te rappelle.

Conversations indistinctes

...

- Génial. On voulait avoir des estimations.

56.

C'est quoi, ça ?

C'est qui, ton contact?

-52,4. - Il va se faire bananer.

- Sortie des urnes ?

- Ca bouge plus, là. - On a pas

le bon numéro !

C'est le 06...

C'est plutôt bon.

Génial.

- Ipsos ?

- Merci. 52,7.

-52,9

pour BVA.

- Odoxa, Viavoice, Sofres,

rien en dessous de 52.

- Et le petit institut? Erasme ?

- Tu l'as ? - J'ai vu une fourchette.

- Qui a Erasme ?

-55,2.

- Bon.

- Amélie,

t'as gagné.

T'es la première présidente de la République.

Applaudissements

...

- Merci à tous. Bravo.

Bravo !

Ouais !

Clameur

...

Sous-titrage : HIVENTY

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