All language subtitles for Hercules_1958_French-ELSUBTITLE.COM-ST_10493385

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Original subtitles

LES TRAVAUX D'HERCULE

La force d'Hercule �tait �ternelle, comme le monde auquel il appartenait.

Mais un jour, sur son chemin �ternel, il croisa les hommes,

pr�ts � sacrifier leur br�ve vie pour le savoir, la justice et l'amour...

Je te remercie,

ainsi que les dieux, de t'avoir mis sur mon chemin.

J'avoue avoir �t� impressionn� par ces chevaux emball�s.

Comment �a va?

Mieux.

Mes jambes tremblent encore.

Que regardes-tu? Celle qui ne sait pas mener des chevaux?

Penses-tu, personne n'aurait pu les retenir.

Quoi, alors?

Je te regarde. Il est rare de rencontrer une femme aussi belle.

Tu le dis simplement,

comme on parle d'une plante ou d'un animal.

A croire que tu es sinc�re.

C'est ainsi, je suis toujours sinc�re.

J'y suis! Tu es Hercule de Th�bes.

Tu vas � lolcos. On attend de grandes choses de toi.

Par les dieux, il doit �tre br�l�!

Non, c'est encore mangeable.

Tu en veux?

Vas-y.

Encore.

Non, �a va.

Je mords o� tu as mordu.

- Es-tu audacieux ou pr�somptueux? - Juste affam�.

Ce n'est pas un travail pour toi, lole.

Oui, lole fille de P�lias, roi de lolcos.

Je l'ai vu au blason du char.

Laisse-moi faire, ce sera vite r�par�.

Je ne suis pas press�e de regagner cette ville que je d�teste!

Gu�re accueillante pour un �tranger.

A ta place, je n'irais pas.

Ton p�re m'a invit�.

Faux! Tu as propos� d'enseigner le maniement des armes � mon fr�re.

N'est-ce pas pareil?

Tu connais l'histoire de lolcos.

Tu sais ce que je veux dire.

Tu te souviens de cette nuit-l�.

Sais-tu ce qu'il advint?

J'�tais une enfant.

Les souvenirs d'alors filent comme le sable dans le poing.

Je sais que j'�tais heureuse ce jour-l�.

On rentrait de la chasse...

On avait fait une battue avec mon oncle, Eson.

Il �tait roi. Il avait voulu

qu'on monte sur son char avec son fils Jason, moi, mon fr�re lphitus

et mon p�re.

A notre flanc, le chef de l'escorte,

Chiron, qui avait eu un diff�rend avec le roi,

pour une raison inconnue de nous.

Soudain, devant nous surgit

un d�tachement de soldats escortant un homme encha�n�.

Mon oncle arr�ta le char,

et j'essayai de voir le visage du prisonnier.

Le roi glissa un mot � mon p�re

qui descendit et alla parler

au chef du d�tachement.

Qu'a-t-il fait?

Il a tu� une femme pour lui d�rober son maigre p�cule.

C'est un assassin.

Du bref �change, je n'entendis

que le mot "assassin".

Il devait �tre condamn� � mort.

J'en fus certaine quand mon p�re

dit quelque chose � voix basse � mon oncle,

et que ce dernier fit partir les chevaux.

Eson �tait bon, juste, mais inflexible.

L'id�e de cette mort s'empara de moi comme un triste pr�sage.

Un vent violent s'�tait lev� et secouait les arbres.

Arriv�s � lolcos, le ciel s'�tait assombri

et le vent �tait rageur.

Les habitants qui venaient saluer le roi

s'�taient enferm�s chez eux et la grand-place �tait d�serte.

La nuit tombant, le sentiment d'angoisse devint plus lourd,

et fut dissip� un court instant par l'invitation de mon cousin Jason

� aller voir la toison d'or.

Quand les gardes s'�loign�rent,

nous entr�mes dans la salle du tr�ne,

excit�s et heureux.

Toucher ce qui symbolise la royaut� pour le peuple

plus que le sceptre ou la couronne, fut une grande �motion.

Un fluide myst�rieux semblait s'en �chapper.

L'effleurer donnait

des frissons. Je ne revis plus jamais Jason. Il regardait, f�ch�,

Iphitus assis sur le tr�ne.

Aussit�t les cauchemars hant�rent mon sommeil,

je ne pouvais oublier cet homme crois� dans le bois.

Je r�vai de ce qui devait �tre l'�pilogue de ce triste �pisode.

Je vis le condamn� arriver sur le billot,

le bourreau s'approchant de lui et levant sa hache...

L'�cho de mon cri r�sonnait au loin,

dans les salles du palais.

Ma terreur ne fit qu'augmenter

quand je vis le lit de la nourrice vide.

D�sesp�r�e, j'allai dans la salle du tr�ne.

J'entrevis, dans l'affolement et les cris,

le corps du roi.

Mon p�re �tait p�trifi� devant le sang de son fr�re.

Puis, les yeux exorbit�s, il regarda l'armature

qui n'arborait plus la toison d'or.

A quoi servait sa souffrance?

Jason et Chiron avaient disparu, ainsi que la toison d'or.

Et on accusa Chiron d'avoir tu� le roi et pris la toison d'or.

- Dans quel but? - La vengeance.

Tu n'y crois pas non plus.

Qu'importe, c'est ce qu'on dit.

On dit aussi que Chiron n'a pas tu� le roi.

C'est faux!

Si c'est faux, pourquoi cries-tu?

A lolcos, on parle de mon p�re,

on murmure qu'il l'a tu� pour prendre le tr�ne.

Mais n'est-ce pas absurde?

Certes, r�gner sans la toison d'or est difficile,

et les gens inventent des calomnies.

Mais mon p�re est int�gre!

Il est normal que tu le croies.

Je ne suis qu'une idiote.

J'ai cru pouvoir convaincre l'�l�ve de Chiron,

alors que tu viens nous pers�cuter et me faire souffrir.

Viens, je t'emm�ne.

Attends.

Je suis un pi�tre menuisier.

Je t'emm�ne � lolcos sur mon cheval.

Je t'en prie, la nuit va tomber.

Tant de haine dans tes yeux.

Quelle triste enfance, faite de mauvais souvenirs, sans un ami.

Mais je t'aiderai et je te prot�gerai, je te le jure.

Tel le ver et le fruit m�r,

la lumi�re et les t�n�bres, l'eau et le feu,

quelqu'un approche et s'appr�te � te d�truire!

M�fie-toi de la cothurne. Ton r�ve est toujours le m�me,

un homme avec une seule cothurne.

M�fie-toi de lui.

Pourquoi me hait-il?

Il ignore encore qu'il te hait.

P�re, je n'ai jamais cru aux oracles, alors, cette sibylle...

Le destin conna�t ton nom, la mort dort dans ton lit!

Que dis-tu, sorci�re?

Je ne peux en dire plus que ce que m'ont confi� les dieux.

Il faut respecter les pr�tres, les dieux et qui parle pour eux.

Quiconque arrivera ici avec une seule cothurne

sera imm�diatement tu�.

Toi! Qui es-tu?

Hercule. Tu m'as fait venir � lolcos.

Hercule de Th�bes.

Approche.

Sois le bienvenu.

On te dit demi-dieu. Sais-tu te rendre invisible?

Tais-toi, lphitus! IL m'a sauv�e.

Tr�s habile de sa part.

Ecoute ce que je vais dire � Hercule, �a te concerne.

Avec son aide, je consoliderai le tr�ne et ferai de toi un roi.

Apr�s quoi, j'abandonnerai tout, pouvoir, honneurs et gloire.

P�re!

J'attends ce jour avec anxi�t�.

Mon tr�ne me semple parfois bien modeste et inutile.

P�re, tu as trop bu.

Oui, mais je me tais depuis trop longtemps.

Hercule a l'esprit ouvert et le bras ferme.

J'ai besoin d'aide carje suis fatigu�.

Prouve-moi ta sinc�rit� et je ferai de toi mon conseiller.

Adieu, � demain... mon ami.

Attends, qui me prouve que tu es le fils d'Alcm�ne?

Je l'ai vu, il a ma�tris� mes chevaux.

Ils se sont emball�s et il m'a sauv�e.

Bien s�r, ma fille, mais je me m�fie du regard d'une femme.

Que veux-tu dire?

Rien. Je t'aime trop, lole.

- Alors! - Attends, p�re.

Allez, montre-nous ce que tu sais faire.

C'est bon, Hercule. Va, lole te montrera tes appartements.

A demain, P�lias.

Tu l'as trop bien trait�. Il t'a charm�, comme ma soeur!

Tu le d�testes parce que tu es idiot.

Hercule est ta garantie.

Ses bras tiendront en respect Argos

Laerte, Typhis et les autres.

Ce tr�ne sera � toi, mon fils. Seulement � toi.

Tu dors ici. Le soleil se l�ve � l'oppos�, tu pourras te reposer.

Merci, lole. A demain.

Ma famille est �trange, non?

Je ne peux encore juger.

- Pourquoi tu ne me souris pas? - Par prudence.

Tu as raison. Si tu veux, je te lib�re de ton serment.

Jamais.

Si je supporte la b�tise ton fr�re,

et si je reste, c'est uniquement pour toi.

Chiron ne t'int�resse plus? Regarde,

voici sa chambre.

Le roi �tait dans celle-ci,

et Jason dormait l�.

Chiron a tu� mon oncle, lui et personne d'autre.

Je suis s�r que tu es de bonne foi, m�me si tu te trompes.

Que veux-tu, Euryst�e?

Rien, mais tu as commis une erreur.

Non, Hercule fera de mon fils ce que je n'ai pas �t�.

Hercule a �t� un �l�ve de Chiron.

- Ils �taient tr�s amis. - Trop d'ann�es ont pass�.

Hercule est juste, et comme tel il cherchera la v�rit�,

m�me apr�s tant d'ann�es, et il n'aura de cesse de la trouver.

Il pourrait tomber sur autre chose, l'amour peut-�tre.

Iole?

Je ne peux emp�cher les sentiments.

Ta fille le regrettera, et toi aussi!

Bien s�r.

Va-t'en!

Je retourne dans l'ombre.

Prime de ma fid�lit� durant tant d'ann�es!

- Et l'or? - L'or brille au soleil.

Dans l'ombre, il est opaque et triste, comme le sang.

Va-t'en!

Mais je reviendrai, et ce sera � ta demande.

Abandonne les jeux, ton coeur ne tient pas.

Je voudrais juste courir ce marathon.

- Emmenez-le. - Des mois d'entra�nement!

Le fanatisme cro�t chez nos jeunes, ainsi que le mythe de la force.

On n�glige les �tudes pour la gloire des ar�nes.

Oui, malheureusement la po�sie se languit.

Un jour on ne chantera plus que d'h�ro��ques batailles.

- Voil� Argos. - Il semble furieux.

Vous ici! Etes-vous aveugl�s par le nouvel astre!

On ne parle plus que d'Hercule.

Il a conquis nos fils.

Un signe de lui, et ils nous d�fieraient.

N'ayez crainte, le regard d'Hercule est pur comme la lumi�re,

sa force est un d�fi aux t�n�bres.

Regardez-le entre Castor et Pollux.

La perfidie ne saurait exister en lui.

Regardez!

Bravo, tr�s joli saut.

Mais vas-y par paliers si tu veux devenir un champion.

Je veux devenir comme toi, Hercule.

Tu r�ussiras, avec beaucoup de volont�.

Pour mon p�re, tu n'es que muscles,

alors que tu associes force et intelligence.

Il faut que ce soit ainsi. Reste � mes c�t�s,

je t'apprendrai � te battre avec la t�te,

et un jour on t'appellera "le rus�".

C'est tout lui.

Pardonne-nous, mais nous partons. Adieu, Hercule.

A demain.

Prends un arc. Le soleil est d�j� haut.

Tu dors trop.

Je ne renoncerai pas aux divins massages de mes esclaves

juste parce que Hercule m'attend.

Tiens.

Non... d'o� tu es.

Jamais je n'ai eu d'aussi prestigieux spectateurs.

Tu m'as plac� si loin pour m'humilier devant eux.

Tu crois �a? C'est la distance minimum pour l'arc.

Plus pr�s, on utilise la lance.

Ce n'est pas une question de puissance.

En r�fl�chissant, m�me lui peut mettre la fl�che au centre.

Tr�s bien.

Prouve-moi que ton cerveau n'est pas un muscle!

Viens avec moi.

- Que fait-il? - Tais-toi.

Vise calmement et surtout, r�fl�chis.

Evalue l'intensit� du vent, regarde le fa�te des arbres,

ils t'indiquent l'inclinaison que doit avoir l'arc

par rapport � la cible.

La fl�che doit �tre parall�le au bras gauche, bien droite.

Comme �a.

- Bande-le davantage. - Impossible.

Tu dois y arriver!

Encore un peu.

D�coche-la!

Surprenant.

Bravo. Comment t'appelles-tu?

Ulysse, fils de Laerte.

Souviens-toi de mes paroles: ton destin est li� � l'arc.

Je suis champion au lancer du disque. Tu acceptes le d�fi?

J'accepte.

Le fils de P�lias a vu juste, Hercule n'est pas taill� pour �a.

Voyons �a.

Un lancer de 137 pieds.

Distance extraordinaire.

Son orgueil bless� a puni Hercule.

Attendons.

Allez, Hercule, montre-nous ton style.

Tu le lances comment? A deux mains?

C'est vraiment la main du fils de Zeus.

Mon char!

Partons, mon p�re.

Jamais tu n'auras d'amis � lolcos. Retourne � Th�bes.

Je t'ai promis de rester.

A quoi �a t'avancera? lphitus ne songera qu'� se venger.

Je ne peux te quitter.

Je ne pourrais pas vivre loin de toi.

J'avais si peur que tu ne partes.

Je me voyais d�j� seule au palais, cern�e par des murs hostiles.

Il est revenu! Ponctuel comme l'�t�.

Cruel comme la gr�le sur le bl� tendre.

Il pr�f�re le bl� tendre, les gar�ons et les femmes.

- Que s'est-il pass�? - N�m�e, le lion.

- O� �taient-ils? - Dans la vall�e de Passi.

Arri�re!

N'y va pas, Hercule!

N'y va pas! IL te tuera, toi aussi!

- Retourne � lolcos. - Je veux profiter du spectacle.

Je veux te voir aux prises avec un lion.

- Tu n'es qu'un beau parleur! - A voir!

Va, je r�ponds de ta vie!

Et aussi de mon prestige aupr�s du peuple!

Si le lion t'�pargne, mon glaive ne t'�pargnera pas!

� grand Zeus, �tait-ce l� le destin?

Ton char vide nous a livr� un lugubre message.

Mais je ne suis pas la victime de N�m�e.

Tu peux encore le devenir.

Je t'avais pr�venu qu'Hercule n'apporterait que le malheur.

Mon fils est mort. Iphitus...

Inutile de pleurer, songe � te venger.

Comment me venger et le faire souffrir comme je souffre?

Fais-lui ce chantage...

Et Hercule ne sera plus invincible.

Roi P�lias, Hercule est arriv�.

Personne n'a voulu que tu affrontes le lion.

Si tu ne l'avais pas fait... mon fils serait en vie.

N�m�e est mort,

les p�res et les maris qui pleurent les leurs,

voient s'apaiser leur rancoeur et leur douleur.

Qui apaisera ma douleur?

Ta qu�te de la gloire a apport� le malheur dans ma maison.

Tu iras � la recherche de Cr�tois,

et tu l'affronteras,

fauve contre fauve.

Tel est le prix � payer. Tu ne seras plus en paix,

les dieux te poursuivront de leur courroux, les hommes, de leur haine,

tant que tu n'auras pas lav� le sang d'lphitus.

Je n'ai pas contredit ton p�re

car il souffre. Mais cet ordre est injuste, comme ses accusations.

Bien s�r, Hercule n'ob�it qu'aux dieux.

Que sais-tu des souffrances des hommes?

Ecoute-moi.

Va-t'en!

Pourquoi lphitus est-il mort?

R�ponds, sibylle, je suis dans le brouillard.

Un humain me donne des ordres, une femme m'humilie.

Tu n'es pas fautif, Hercule.

Iphitus est mort pour que s'accomplisse le destin d'lolcos.

Traque le Cr�tois, affronte-le.

Ce combat contre le taureau d�cidera de ton sort.

Je suis las d'accomplir tous ces exploits.

Je ne suis le pantin de personne.

Que comptes-tu faire? Te rebeller?

Les derniers �v�nements, lole, cette ran�on,

ont r�v�l� en moi des sentiments nouveaux.

Mais quelque chose m'emp�che encore de ressentir la haine et l'amour.

C'est ton immortalit�.

Si elle doit me rendre malheureux, je n'en veux pas!

Attention, Hercule, il t'est facile d'y renoncer.

Mais songe que tu conna�trais la vieillesse puis la mort.

Tu serais comme les autres,

sans d�fense, en proie � la peur.

Je veux aimer comme tout homme, lutter comme eux,

percevoir le temps qui passe et voir grandir mes enfants.

Il suffit, Hercule! Qu'il en soit comme tu le veux.

D�sormais tu affronteras ton destin � l'aide de ta seule force.

Tu pourras vaincre ou �tre d�fait.

Tuer...

ou �tre tu�.

Tant mieux, la lutte en sera plus belle.

Alors, subis ton destin.

Les dieux n'aiment pas la pr�somption born�e des hommes.

Merci, � dieux, de m'avoir �cout�.

Maintenant, j'ai un vrai combat.

J'ai une femme � conqu�rir et un destin d'homme!

Tu pourras vaincre ou �tre d�fait.

Tuer... ou �tre tu�.

- Chiron! - Qui es-tu?

- Tu le connais? - Hercule!

Cr�tois m'a mis � mal. C'est fini pour moi.

Mais le destin a �t� g�n�reux, tu es l�.

Ne t'agite pas, ne parle pas.

Non, il le faut. Je sens ma mort proche.

Ecoute, Jason.

Oui, c'est lui le fils d'Eson.

Chiron m'a sauv�, emmen� ici, �duqu� et appris les armes

comme un p�re.

Il doit recouvrer la place qui lui revient

sur le tr�ne de Thessalie. Son heure est venue.

A toi maintenant de lui enseigner

la voie de lajustice.

Tu retourneras � lolcos avec Jason et la toison.

Hercule, mon �l�ve

pr�f�r� des temps heureux, la toison n'est pas ici.

L'embarcation sur laquelle nous avons r�ussi

� fuir lolcos fut pouss�e par un vent imp�tueux

vers la terre de Colchidie.

Ses habitants voulaient nous tuer.

Pour que la toison ne tombe pas en leurs mains, Chiron la cacha

dans les branches d'un ch�ne immense.

J'ignore comment nous arriv�mes � fuir et � continuer.

Qui a tu� Eson? Qui?

Jason devra reprendre son tr�ne sans violences.

C'est ce que je lui ai enseign� et il me l'a promis.

Qui a tu� Eson? Parle!

N'oublie pas, la toison d'or...

Regarde, lolcos est derri�re ces collines.

Ce n'est qu'� dix stades d'ici.

Allons-y!

Non, Jason,

on ne saurajamais qui a tu� ton p�re maintenant que Chiron est mort.

J'ai maintes fois essay�, mais il n'ajamais voulu me le dire.

Il lisait dans mes pens�es, percevait mon d�sir de vengeance.

Je vois bien que ton d�sir de tuer annihile les conseils de Chiron.

C'est vrai,

la vengeance occupe toutes mes pens�es,

mais l'assassin n'a pas de visage, pas de nom.

Un instant!

Arr�tez-vous! Attendez!

- Qu'y a-t-il? - On doit traverser.

Je ne veux pas que les petites se mouillent.

Entendu.

Allez.

En selle!

Voil�.

Ma cothurne!

D�sol�e, c'est de ma faute.

Peu importe, j'en trouverai � lolcos.

On est trop press�s.

Adieu!

Adieu � toi, et merci. Venez les filles.

Quiconque arrivera ici avec une seule cothurne,

sera imm�diatement tu�.

Iole, il est revenu!

- Hercule? - Oui.

Il est accompagn� d'un jeune qui se dit le fils d'Eson.

D�p�chez-vous.

Je fus ainsi sauv� par Chiron, cach� dans cette grotte,

en attendant que les dieux m'aident � rentrer chez moi,

� l'abri des tueurs de mon p�re.

Je suis pr�t � te croire, mais tu dois comprendre qu'il me faut

des preuves.

Il se peut que tu dises vrai, mais

je ne peux c�der mon tr�ne et cette ville au premier venu qui pr�tend

�tre mon neveu. Tu dis que Chiron est mort

et que la toison d'or se trouve en lointaine Colchidie,

un voyage long et p�nible.

Tu peux fort bien �tre venu

pour me tromper!

J'ai moi-m�me entendu Chiron!

Tu n'apportes rien � la v�rit� ou au mensonge.

Tu as endeuill� ma maison et tu voudrais mon tr�ne?

Ce n'est pas moi qui le veux!

� roi, nous perdons du temps en discutant.

Si ce gar�on a dit la v�rit�,

les dieux le confirmeront.

Il faut aller en Colchidie, faire la lumi�re sur la mort d'Eson.

Terre fabuleuse, qui regorge de myst�res,

et entour�e de mers dangereuses.

C'est peut-�tre l� l'entreprise � laquelle est destin�

le navire d'Argos.

Conqu�te que les po�tes chanteront comme la naissance de Zeus.

Retrouver la toison d'or ou dispara�tre dans la mort,

ainsi le peuple saura si le tr�ne est l�gitime. Nous partons

et nous reviendrons avec la v�rit�.

Orph�e a raison, je pars!

- J'en suis! - Moi aussi!

Nous aussi!

Soit, que votre volont� soit celle des dieux.

Je n'attendrai pas toute ma vie

dans le doute, les ans me sont compt�s.

Je vous accorde trois lunes, pas un jour de plus.

Adieu!

Tu as notre appui.

Nous t'aiderons.

- Ton regard est sinc�re. - Pour s�r!

Tu m�rites qu'on y aille.

T'a-t-on parl� d'Ulysse?

Il est devant toi. Je te serai d'une grande aide.

- Que me veux-tu? - Je n'en veux pas � ta famille.

Que suis-je suppos�e croire?

Je ne cherche que la v�rit�.

Tu as toujours su quelle v�rit� tu voulais d�couvrir.

Je te demande de m'�couter parce que je t'aime.

Qu'attends-tu? Tu n'as pas entendu ce qu'a dit Orph�e?

Une nouvelle entreprise glorieuse t'attend.

Pars avec Jason, rapporte d'autres victoires, d'autres malheurs.

Souviens-toi de notre rencontre,

tu souffrais du myst�re qui entourait le tr�ne de ton p�re.

Eh bien, notre destin est r�v�l�.

Non, Hercule, ton destin n'est pas le mien.

Ils r�ussiront, j'en suis s�r.

Ils rapporteront la toison, m'accuseront, et me tueront

avec lole, dont la faute est d'�tre ma fille.

- Quand j'ai vu sa cothurne... - �a suffit.

- Cesse de te lamenter. - Vas-y, je t'�coute.

Dis-moi comment me sortir de l�. Je suis pr�t � tout.

Ton fils est mort et si Jason ne revient pas,

une femme seule ne pourra reprendre le tr�ne.

Jamais je ne te donnerai lole, jamais!

Les argonautes l�vent l'ancre demain. Aucun d'eux ne me conna�t.

La nuit porte conseil... Adieu.

- Tu ne chantes pas? - Je n'en ai pas envie.

Tu penses � lole.

La femme n'est que tourments.

On souffre afin de l'�pouser,

ensuite on souffre parjalousie, puis d'autre chose,

car c'est toujours elle qui finit par commander.

Le vent s'est lev�, hissez la voile!

Premierjour de navigation. Ce sera le calendrier,

une encoche parjour.

Tu ne parles plus, tu ne souris plus, �a nous attriste.

- Le bateau est loin... - Taisez-vous!

Tu as h�te de voir quel sera mon sort?

Oui, p�re, car nous serons en paix, m�me si ce gar�on est bien Jason.

Tu l'as d�j� dit, le tr�ne est un fardeau.

Nous avons besoin de s�r�nit�.

Il est trop tard pour recommencer. Ce n'est pas possible.

- Avec l'aide des dieux, Hercule... - Ne l'�voque pas!

Non, lole.

Ce que tu imagines ne se peut.

Il n'y a plus que de l'eau.

Le vin est � port�e de fl�che. En nageant...

Encore faudrait-il que le bateau coule.

Fais attention.

Rentrez les rames!

R�duisez la voile!

La cargaison � la mer!

Elle va traverser la coque!

En cale, avec moi!

Il faut une poutre!

On ne m'impose rien! Jamais je ne c�derai � ce chantage!

Celui qui n'a pas confiance sera d�barqu� sur l'�le la plus proche.

- Tu dois nous d�barquer � lolcos. - Et au plus vite!

J'ignore qui a sem� la discorde et ce qui vous a autant effray�s.

Les vivres sont � la mer. Neptune et Zeus sont contre nous.

Oui, c'est vrai.

Que d�cides-tu?

Ce n'est pas � lui

mais � nous de d�cider.

Votre esprit est obscurci par la peur!

- Les rebelles sont des tra�tres! - Gare aux insultes!

- Qu'as-tu � contester? - L�che-moi!

- Quand je veux. - L�che-moi!

Tu veux rejoindre les vivres tant appr�ci�s?

Ecoutez-moi, vous qui menacez de vous rebeller:

depuis quand ne navigue-t-on que par beau temps?

Qu'est-ce qui vous a fait changer? R�pondez!

Serait-ce la manoeuvre d'un intrigant?

Reprenez les rames. On d�barque bient�t.

Vous avez entendu?

- D'o� viens-tu? - De la campagne de lolcos.

- Ta premi�re travers�e? - Et la derni�re.

- Pourquoi? - J'ai le mal de mer.

Tu aimes plaisanter.

Seule fa�on de dire la v�rit�.

Puisque tu es si malin, �coute bien ce que je vais te dire:

nous allons accoster pour r�parer et tu r�pondras de l'�quipage, vu?

- Moi? - Oui.

J'ai compris d'o� venait l'id�e du retour � lolcos.

Personne de l'�quipage ne devra quitter le bateau.

Je serais plus utile � terre.

Tu resteras � bord, et au moindre probl�me, je te pendrai au m�t.

C'est bon, j'ob�irai.

Tu es pieds et poings li�s.

Allez, au travail!

A bient�t!

Bonne chance!

Passons plut�t... par l�.

Que faites-vous sur nos terres?

On croyait l'�le d�serte. On vient chercher de l'eau et du gibier.

Nous venons en paix.

Jetez vos armes et venez. La reine d�cidera.

Mais oui. C'est int�ressant et impr�vu.

Suivez-moi.

Comment t'appelles-tu?

Qui est votre reine?

Qui aurait cru qu'� 60 ans je vivrais pareille aventure?

Merci, � mes dieux.

Par Pluton, c'�tait vrai! Je croyais � une fable de po�te.

Qui sont-elles?

Les Amazones, un peuple de femmes.

Que des femmes, comme les abeilles.

On ne finira pas comme les bourdons?

Les m�les des abeilles, qu'elles tuent apr�s les noces.

Regardez!

Ce ne sont que des hommes.

"Flepas Fenicio. Il d�barqua, aima

"et mourut ici."

Compris?

Et quand bien m�me? Nos vies sont suspendues � un fil.

Sera-t-on en vie demain? Qui sait?

Evitons de trop y penser.

Salut, � reine.

J'esp�re, avec ton aide, ne rester que bri�vement sur tes terres.

Afin de ne pas troubler votre solitude.

Je vois que tu ironises.

Oui, nous sommes un peuple de femmes.

Il n'y a plus d'hommes avec nous depuis des lustres.

Le feu qui sortit

de la bouche de la montagne les d�truisit tous.

Nous sommes rest�es seules.

Pense � la derni�re d'entre nous, �tranger,

et tu n'ironiseras plus.

Pardonne-moi, � reine.

je m'appelle Jason, et eux,

Argos, Pollux, Laerte,

Castor et Esculape.

Nous allions en Colchidie, mais une temp�te nous a oblig�s...

Ton regard est franc, je te crois.

Ils sont nos h�tes, apportez-leur notre bl� et notre vin.

�a s'arrange, je te l'avais dit.

J'ignore quel est ton nom.

Je m'appelle Anthea. Quoi d'autre?

Je voudrais savoir � quel point tu es sinc�re.

L'histoire du volcan qui tua les hommes, Laerte me l'a racont�e.

Seulement, l'�ruption eut lieu il y a plus de cent ans.

Tu t'interroges quant � la survie de femmes seules.

Viens.

Je t'apprendrai � nager.

Quelques ann�es apr�s l'�ruption, des hommes d�barqu�rent ici.

A l'accueil tr�pidant des femmes,

ils r�pondirent par saccages, violences et tueries.

Ce fut une dure le�on.

Les survivantes apprirent le maniement des armes.

Quand d'autres hommes arriv�rent, ce furent elles qui...

Les tu�rent.

Il en naquit un sentiment de libert�.

Les anciennes mouraient laissant place aux jeunes

qui �prouvaient un �trange bonheur � poss�der cette terre.

Vous n'�tes jamais tomb�es amoureuses?

Le mot "amour" est inconnu chez nous.

Oubli� depuis longtemps.

Pourquoi ris-tu?

Tu es aussi jeune que moi.

Crois-tu vraiment � ce que tu dis?

Les hommes sont tous pareils, ils ne pensent qu'au d�sir.

Les dieux nous ont peut-�tre cr��es pour en punir quelques-uns.

Ils ne sont pas tous pareils.

As-tu jamais entendu parler de sentiments? Outre les d�sirs?

Je ne pourrais embrasser sans aimer.

Tu ne sembles pas t'inqui�ter de ton avenir.

Tu le vois, je n'en ai aucune raison.

Les voil�!

Attendez!

O� allez-vous? Vous voulez nous �puiser?

Plongeons!

Que tu es gourmand!

Pourquoi t'ai-je rencontr�e? C'est qu'un autre destin m'attendait.

Plus humble? Non, tu es ambitieux, c'est pourquoi tu me plais.

Ne peut-on fuir d'ici tous les deux? Toi et moi?

Et vivre comme les autres, travailler

et souffrir.

Que ferais-tu d'une femme capable de souffrir?

Non, notre amour est diff�rent.

Je ne pars pas, je ne te quitte plus.

D�sormais ma vie est sur cette �le.

Tes baisers, ton sourire, ta voix...

Je ne pourrais vivre sans toi.

Je donnerais dix ans de ma vie pour d�couvrir ce myst�re.

C'est de l'arrogance, eux � terre et nous � moisir ici.

Hercule, Ulysse et Orph�e sont toujours l�, pas les autres.

�a fait dix jours maintenant. On a des vivres en abondance.

- Mes sentiments... - Oublie les sentiments!

L'�ch�ance est plus qu'� terme.

Tout retard sera consid�r� une trahison.

C'est la loi, et elle vaut pour toi aussi.

Ils devront tous mourir! A commencer par Jason.

Ils ne devront pas voir le nouveau soleil.

Agissez aux pr�mices de l'aube.

Esculape, r�veille-toi!

Que donnerais-tu � un homme pour l'endormir?

Dr�le de question pour quelqu'un qui dort.

- C'est important! - Dormir est important.

Justement! Que donne-t-on pour endormir?

Du jus de pavot, voyons.

Jus de pavot dans le vin rend l'homme heureux et somnolent.

De pavot, comme celui-ci?

Merci!

Voil� Ulysse!

Pourvu qu'elles en boivent assez!

Allons-y.

O� vont-ils ceux-l�? On dirait des voleurs.

Ils vont s'amuser avec les Amazones.

Et nous, on est punis ici.

J'en ai assez!

C'est bient�t fini? Je veux dormir! Par les dieux...

Ce nectar m'enivre. Il y a comme deux femmes en toi.

J'en vois une pr�s de toi qui me regarde avec le m�me air triste.

Qu'avez-vous � �tre m�lancoliques ce soir?

A croire qu'on va mourir!

Je ne cesse de me demander o� je serai dans dix ans.

Je suis pris d'une soudaine torpeur.

Ne pars pas, danse encore.

Pourquoi me fuis-tu?

Que s'est-il pass�?

Quelques nuits avant ton arriv�e, j'ai r�v� d'un homme.

J'avais d�j� fait ce r�ve avant,

mais parmi tous ceux que le destin m'a envoy�s,

aucun ne ressemblait � celui du r�ve.

Et puis... tu es arriv�.

Tu as les traits de l'homme que j'ai aim� dans mes r�ves.

Comment as-tu fait?

J'ai imit� le loup, elles sont sorties et j'ai vers� le jus.

- Le loup? - Oui, comme �a.

J'ai connu quelqu'un qui savait imiter � la perfection le loup.

Oui, Ulysse!

�a doit �tre Ulysse.

Ou alors, c'est un loup qui imite Ulysse.

Tu prendras Esculape, il est plus l�ger. Et ouvre l'oeil.

- Ce parfum d'orange... - Enivrant!

J'attends plut�t le vin pour m'enivrer!

Je vais boire � sati�t�!

Par Pluton, si je retrouve celle que j'ai vue!

O� allez-vous?

Qui vous a autoris�s � d�barquer?

- Fuyons! - N'essayez pas.

Finalement, c'est bien que vous soyez l�.

J'ai un travail pour vous. Venez.

Ob�issez!

Ob�issez, si vous tenez � votre vie!

Debout! Tous sur le pont!

Vite!

Oui, tous sur le pont.

- J'�tais en plein r�ve... - Allons-y, les gars.

L'air marin les r�veillera.

Anthea...

Peut-on savoir o� nous allons?

- En Colchidie. - Ah bon? Pas question!

- Hercule, virons de bord. - On retourne � Lemnos.

Orph�e, Ulysse, prenez la barre.

- J'ai d�cid� de continuer. - Comment?

Tu ne les rejoins pas?

Je... je dois voir un malade.

C'est comme �a.

Allez, souquez ferme!

Orph�e, chante!

Chantez avec lui.

Hissez la voile!

Enfin, la Colchidie...

Je retrouverai la toison d'or.

Ils pouvaient attendre l'aube pour d�barquer.

Jason est intenable, m�me Hercule n'a pu l'arr�ter.

Anthropomorphe?

Jason? O� est Jason?

Mon fr�re m'a tu�.

Il a arm� la main du sicaire qui m'a frapp�.

Puissent les dieux lui pardonner sa faute.

Mais puissent-ils le pers�cuter s'il fait du mal � mon fils.

Je vous confie Jason, � dieux.

Je ne crie pas vengeance,

mais je veux que pour ma vie perdue aucune autre ne s'�teigne.

Tu as accompli un geste de roi.

Tu es le souverain de la Thessalie.

Que dit la toison d'or?

Sur qui tombera le glaive de la vengeance?

Sur personne.

Telle �tait la volont� d'Eson, mon p�re.

Dans sa bont�, il ignorait la haine.

Avec votre aide, je rapporterai ce patrimoine � lolcos.

Pardonne si tu veux, mais fixe des yeux

qui tu absous.

J'ob�irai � la volont� de mon p�re et � ma conscience.

J'en prends la responsabilit�.

Pourquoi Hercule ne vient pas?

- Je ne sais pas. - Allons voir.

Le voil�. Qu'est-ce qu'il y a?

Reculez tous!

Et la toison?

Vol�e sous nos yeux! Personne ne d�barque. On nous a bern�s!

- Personne n'a d�barqu�. - Un instant.

O� est Euryst�e?

- Il est absent. - Le mis�rable!

On va nous prendre pour des imposteurs.

Je vais aller � terre

retrouver la toison d'or.

Iolcos aura son roi l�gitime. Je le jure devant les dieux!

Je vous ferai un signal du palais avec une torche.

N'aie crainte, je ne me salirai pas les mains avec ton sang.

Quant � toi, vieillard,

tu ne m'inspires que piti� et d�go�t.

Regardez, c'est le signal!

Allons-y!

Le fils du roi tu� te jugera! Jason!

S'il arrive vivant.

N'en doute pas!

Ton assurance est ridicule.

Amuse-toi, c'est la derni�re fois!

- Qu'est-ce � dire? - Ordre du roi.

Ordre du roi?

- O� est Hercule? - Nous l'ignorons.

Pourquoi ces ordres absurdes?

Ne t'�tonne pas. Le retour de Jason signe le destin d'lolcos.

Hercule...

Va �couter.

Il ne bouge pas pour le moment.

Hercule!

On est aussi prisonni�res! Les dieux nous ont abandonn�es!

Non, Hercule est vivant.

Tu as men� � bien ton entreprise.

Tu as trouv� la Colchidie ainsi que la toison d'or.

Puis-je la voir?

- O� est Hercule? - Quel rapport avec la toison?

Pour te c�der le tr�ne, il me faut la preuve.

- O� est-il? - Tu te prends d�j� pour le roi?

Assez parl�. Montre-moi la toison d'or et le tr�ne est � toi.

Mais si tu as menti, toi et ta suite

serez condamn�s.

On nous a vol� la toison, ils sont t�moins.

Leur parole ne vaut rien.

Je veux voir la toison,

mais si tu ne l'as pas,

d�pose les armes avec tes hommes.

Vous �tes prisonniers.

Jamais!

�a, jamais!

- Attention! - Prends garde, p�re!

Bravo, continue comme �a.

- P�re! - Iole...

Pardonne-moi. Tous les hommes peuvent se tromper.

Mais je me suis trop tromp�.

J'ai tant fait de mal, pardonne-moi.

Jason est le nouveau roi. Qu'il ait piti� de ma m�moire.

Tu dois me dire la v�rit�.

Inutile, c'est pour �a que je meurs.

P�re!

La mort fait taire la haine.

Va avec Hercule, il t'aime.

Mon pauvre idiot d'lphitus, je vais te rejoindre.

Que les dieux, que tous me pardonnent.

Arri�re!

D'une grande douleur, du sang,

souvent na�t la force vitale de l'amour.

C'est pour �a qu'Hercule et lole vont aujourd'hui vers leur bonheur,

comme tous les hommes, quand ils retrouvent la justice et la paix.

Car les sentiments sont �ternels, comme l'exp�rience de la vie.

Adieu, Hercule, adieu, lole,

la vie vous attend, elle sera joyeuse et triste,

obscure ou lumineuse, comme celle que vous avez v�cue.

Mais vous �tes tous deux, et cela suffit pour continuer.

Sous-titres: Alain Delalande

Sous-titrage: VDM

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