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Les archives nationales du film présentent
~ F I N A O Û T ~ ~ À L'HÔTEL OZONE ~
Histoire et scénario
Rôles principaux
Autres rôles
Collaborateurs
Consultants
Directeur adjoint Directeur adjoint Production
Cadreur Chef électricien
Costumes - Maquillage Accessoiriste
Montage Mise en scène
Musique Prise de son
Musique interprétée par Sous la direction de
Gestionnaires de productions
Directeur de la photographie
Réalisé par
Produit par
10, 20, 30...
40, 48, 50...
cinquante ?
À cette époque,
le vieux monde existait encore.
C'est à cette époque que ça s'est passé.
La plupart des gens ont survécu.
Les gens, les animaux et les plantes...
Ce n'est que plus tard que les gens sont morts
Les gens, les animaux et les arbres...
mais il y avait encore des cinémas et des trains.
J'étais jeune encore , il y avait de moins en moins de personnes
elles ont abandonné les villes.
Vous êtes nées à peu près à cette époque là
C'est à ce moment là, que la plupart des survivants sont morts.
Nous nous étions déjà partis nous réfugier dans les montagnes,
nous avons commencé notre exode ici.
Vous aviez seulement 10 ou 12 ans
quand les chiens ont attaqué et tué le dernier homme..
Là, Hélène s'est noyée à ce moment là.
Et c'est là c'est quand Maria est morte.
Allez viens ici !
Allez viens ici...
Viens ici !
Viens... viens ici.
Qu'est-ce que fais-tu là...
Viens ici !
Poussez plus fort !
Soyez prudentes !
Avez-vous trouvé quelque chose ?
Non rien.
- Dépêchez-vous ! - Venez ici.
Venez ici !
Poussez !
Des bidons !
- C'est assez. - Non, un peu plus.
Oui, c'est bon.
Courrez !
Attendez une seconde !
Arrête ça !
Attention !
Judith !
Cours !
Arrêtez, arrêtez !
Laisse-le !
Attends !
J'ai parlé à Robert dans la soirée.
Il m'a dit qu'il vous avez vu à la piscine.
Il admirait votre beau bronzage.
Il a essayé de prétendre que ça ne le préoccupait guère.
Vous voyez, l'homme du monde parfait.
Il essayait de donner l'impression
qu'il en savait beaucoup sur vous et beaucoup mieux que moi.
Il a dit que votre bronzage,
ne signifiait rien, mais cela m'a fait rougir,
car j'ai eu le sentiment qu'il disait quelque chose de vulgaire.
Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire.
Mais je ne peux pas supporter l'idée
qu'une personne imagine quelque chose
rien qu'en vous regardant.
Dès que Robert a parlé de cela,
j'ai commencé à penser à tous ces garçons et ces hommes
qui vous regardent à la piscine,
et tout à coup j'ai eu envie pleurer,
car il me faudrait une vie entière
pour donner à chacun d'entre eux une un coup dans les gencives.
C'est pourquoi je souhaite que vous et moi vivions
ensemble sur une île déserte, ou être seuls au monde.
Seulement nous deux,
et alors je pourrais profiter de votre beau bronzage
et la délicieuse marque blanche autour de votre maillot de bain
quand vous sortez de l'eau.
Robert a dit que vous étiez merveilleuse,
et qu'il vous avait regardé de bas en haut.
Il a dit qu'il avait l'impression que vous aimiez être observée.
- Je ne crois pas que ce soit vrai... - Hé !
- parce que si c'était vrai... - Arrête ça !
Je préférerai que vous soyez bossue...
Barbora !
Quoi ?
Est-ce qu'il y a quelqu'un là-bas ?
Viens ici.
Regarde ceci...
Regarde ceci.
Dis-leur de ne pas venir ici.
Elles ne doivent pas.
Attendez-moi à extérieur de l'église !
C'est parti !
- Que faites-vous ici ? - Rien !
- Qu'y a-t-il là-haut ? - Rien !
- Rien du tout ? - Rien !
- N'avez-vous rien remarqué d'étrange ? - Comme quoi ?
Qu'avez-vous trouvé ?
Rejoignez les autres et attendez-moi.
Attendez-moi et n'allez pas n'importe où.
Que ce passe-t-il ?
Rien, ma chérie.
Vas-y en courant et attendez-moi !
Dépêchez-vous !
Il y a quelqu'un ici ?
Qui est là ?
C'est moi.
Eva.
Descends !
Je ne sais pas comment.
Eva !
Ici !
Ne bouge pas !
Viens ici !
Tiens-toi droite !
Saute, ma chérie !
Saute !
Saute !
Qu'est-ce que tu as trouvé ?
Où est-elle ?
- Qui ? - La vieille dame.
Elle cherche s'il y a des gens.
Il est là à nouveau.
Quoi ?
Ce chien.
Viens ici.
Allez viens.
Laisse-moi faire.
Allez dormir.
La rivière est peu profonde.
Autrefois il y avait un pont.
Venez... nous allons trouver un gué.
Attendez ici !
Tout est différent,
rivières,
montagnes, la vallée.
Ces trois dernières années, je n'ai pas su vraiment où nous étions,
et où nous allions.
Les localités n'ont plus de nom.
Mais peu vous importe, n'est-ce pas ?
Il avait plu tout l'été.
Il y avait des remous dans l'eau.
Une fois ma barda fut entraîné au loin,
je me suis dit il va dériver jusqu'à la mer,
et j'ai arrêté de pleurer.
Je ne suis jamais revenue depuis, jusqu'à présent.
Mais il pourrait être quelque part ailleurs.
Eh bien ?
Silence.
Viens ici !
Vas-y !
Égorge-la !
Donnez-moi un coup de main !
Fais un effort !
Nous allons rester ici.
Arrêtez ! Arrêtez !
Ne tirez pas !
Non !
Oh, des enfants...
Est-ce un homme ? M'entends-tu ?
Quoi, ma chérie ?
Est-ce un homme ?
Oui, ma chérie.
Ne voyez-vous pas qu'il a de la barbe ?
Alors, que raconte-t-elle ?
Elle a dit que s'en est un.
Allez, allez...
Eh bien, nous sommes à la maison.
Un parasol !
Juste un instant...
Du lait pour les jeunes filles.
Du lait frais...
du lait...
du lait frais.
Ça va les rendre malades.
Elles n'ont pas bu de lait depuis quinze ans.
Du lait frais...
Du lait...
Que t'arrive-t-il ?
Elle a de la fièvre.
Elle est malade. Venez, Madame.
Madame... comme cela me semble loin.
Je vais bien. Je suis juste fatiguée. Je n'ai besoin que de sommeil.
Je n'ai pas de médicaments. Ils sont périmés.
Mais je vais vous faire un verre de grog.
Un grog ?
- Avec du citron ? - Et le clou de girofle.
Et de la cannelle.
Où sont les chevaux ?
Dans le garage.
Dans l'étable.
- 37,8 - Qu'est-ce que ça veut dire ?
Elle vient de prendre sa température.
Nous le savions.
Cela signifie que la température n'est pas élevée.
Théorie des échecs...
Échecs...
Échecs.
Échecs...
Il n'y a pas d'émission le matin.
Savez-vous ce que c'est, jeunes filles ?
C'est un téléviseur.
Je suis désolé.
Venez par ici, jeunes filles.
C'est là que je joue... contre moi-même.
C'est Naples.
Naples était autrefois une ville d'Italie.
Et qu'est-ce l'Italie ?
L'Italie ? Comment vous expliquer...
Un pays au delà de la mer.
Je vais vous montrer quelque chose.
Venez ici, venez.
C'est le dernier journal publié.
Le jour suivant rien n'a été édité.
Le jour suivant tout avait disparu.
Celui-ci était accroché sur le mur quand nous sommes arrivés ici.
Il était là depuis 20 ans, alors je l'ai gardé.
Les Anglais ont ouvert le festival avec Hamlet...
L'explosion suivante sur un atoll du Pacifique...
Troubles au Moyen-Orient...
Les prévisions météorologiques pour la semaine prochaine.
Le jour suivant... tout avait disparu.
Entrez !
Bonjour !
Bonjour !
Je suis désolé. Je ne l'ai pas fait hier...
mon nom est Otakar Herold.
On m'appelait Dagmar Hubertusova.
Asseyez-vous, M. Herold.
Vous sentez-vous mieux, Mme Hubertusova ?
Qu'est-ce que tu fais ?
Va en bas, chérie, Je vous appellerai plus tard.
Arrêtez ça !
- Elle a pris mon couteau ! - Je l'ai vu la première.
Pourquoi tu ne les laisses pas faire.
- D'où vient ce couteau ? - Il était accroché sur le mur.
Laisse-les continuer.
Il l'appelle Mme Hubertusova.
Je ne vous comprends pas.
Vous n'êtes pas venu seul ici, N'est-ce pas ?
Oh, je vois. Non, bien sûr que non.
Je le suis depuis douze ans.
Le dernier à mourir a été mon neveu.
Il est mort d'une leucémie, comme tout le monde.
Il avait seize ans.
Impossible !
Bon Dieu... et j'ai cru que je les guidais.
Depuis quinze ans nous cherchons d'autres personnes,
un homme, afin qu'elles puissent avoir des enfants.
Nous allons mourir. L'une après l'autre, toutes les huit.
Des boîtes rouillées... comme de vieilles cartouches.
Rien ne pousse plus. La terre semble nous mépriser.
Elles ne vont pas mourir. Quelqu'un doit être vivant.
Ils peut y avoir des villes entières où vivent des gens.
Et vous les y trouverez. Les hommes...
Vous serez...
Vous serez les fondatrices d'une nouvelle civilisation.
Vous deviendrez immortelle : la mère de l'humanité.
Ne parlez pas de pourriture.
Nous sommes de la vermine. La terre nous déteste.
Des boîtes rouillées. Combien de temps ça va durer ?
Toutes ne rouillent pas.
Je connais un magasin où elles sont comme neuves.
Elles sont allées prendre des poissons.
Il y en a beaucoup !
Il y a des poissons !
Attention !
Arrête, ça suffit !
Café, Mme Hubertusova ?
Ne vous levez pas.
Café ?
Goûte.
Vous n'en prenez pas du tout ?
Non, défendu. Les ordres du médecin.
Docteur...
Eh bien... c'était il y a trente ans.
Mme Hubertusova... savez-vous de qu'elle année est-ce ?
Non, je ne sais pas.
Est-ce important ?
Non, bien sûr... désolé mais je parlais de ce vin.
Mesdames !
Pour un vieil homme qui se souvient de l'ancien monde...
il est difficile de ne pas être ému.
J'ai attendu ce moment presque toute ma vie.
Je lève mon verre à vous toutes,
les futures mères d'un nouveau monde...
Qu'il en soit ainsi !
À votre santé !
À votre santé !
Les enfants... mes enfants...
j'ai une surprise pour vous.
Vous n'allez pas le croire.
Qu'est-ce qu'il t'arrive, l'ancienne ?
Rien, ma chère.
Je me suis juste assoupie.
Un gramophone !
Maintenant, écoutez !
Je vais le mettre à nouveau.
"Rouler ce tonneau" c'est le seul disque que j'ai.
C'était une chanson célèbre.
Voulez-vous danser la polka. Mme Hubertusova ?
Mme Hubertusova, voulez-vous danser la polka ?
Mme Hubertusova...
Il faudra que je plante quelque chose ici.
Peut-être un genévrier.
Allons-y !
Qu'est-ce qui vous prend ? Vous partez ?
Dans la matinée.
Vous n'êtes pas être sérieuses. Où voulez-vous aller ?
Par là...
Où ? Il n'y a rien là-bas.
C'est de là que je suis arrivé il y a trente ans.
Alors un autre chemin...
Mais il n'y a personne nulle part.
Elle nous a dit que nous devons trouver des gens.
Des gens ? Quels gens !
- Il n'y a personne d'autre. - Elle a dit que si !
Il n'y a plus une âme vivante.
Où croyez-vous que vous irez, les enfants ?
Le monde est tout à fait désert.
Et comment avez-vous fait ?
Moi ?
Comment avez-vous survécu ?
Ici, passe-moi ça.
Tiens !
Tu l'as ?
- Ne marche pas ici. - Sors-toi de mon chemin !
Vous y êtes !
- Jette-le ici ! - Très bien.
Ce sera bientôt l'hiver.
J'ai vu des canards, ils allaient vers le sud ce matin.
Qu'allez-vous à faire pendant tout l'hiver ?
Ici vous avez une maison, la chaleur,
de la viande, du lait et des œufs !
Du poissons dans la rivière et du miel dans les bois, soyez raisonnables !
Vous ne savez pas ce que vous faites ! Restez jusqu'au printemps !
Attendez jusqu'au printemps...
Venez avec nous si vous voulez.
- Moi ? - Nous vous attendrons.
Vous êtes comme des animaux.
Dépêchez-vous.
- Serre bien ! - Tout de suite !
C'est tout.
Je ne vais pas vous laisser partir ! Vous ne pouvez pas aller n'importe où !
Vous êtes des bêtes. Vous avez pas de sentiments !
Vous... donnez-nous le gramophone !
Avez-vous entendu ? Donnez-nous le gramophone !
Partez d'ici et allez où vous voulez.
Il ne veux pas nous le donner.
Vous pouvez toutes aller en enfer je m'en fous !
Il va nous le donner !
Que fait-il maintenant ?
Ouvrez ! Écoutez-moi ? Ouvrez !
Partez ! Sortez... immédiatement !
Nous allons partir.
Mais donnez-nous ce gramophone.
Je ne vous donnerai rien !
- Où est-il ? - Le voici.
- Laisse-le moi... - Il est à moi !
Rends-le immédiatement !
~ F I N ~
® Le 03/06/2014
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