All language subtitles for Je.Suis.Un.Sentimental.1955.DVDRip.FR.XviD

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Original subtitles

Hé, ben, on écoute aux portes !

Ben, je rentre chez moi. - Chez vous ?

Non, mais sans blague !

Alice n'est pas là ?

Alice ?

Elle n'y est pas.

Qu'est-ce que c'est, Jimmy ? - Rien.

Un dingue.

Oh ! M. Gérard !

Qu'est-ce cette histoire, Mme Limon ?

Madame ne vous a pas dit ? - Quoi ?

Elle a quitté il y a un an.

Un an ?

Où est-ce qu'elle habite ?

Elle m'a jamais donné d'adresse.

Elle passe de temps en temps prendre son courrier.

Ils t'ont offert des fleurs à la sortie.

T'as vu Alice ?

Non.

Elle est montée en grade, tu sais ?

On est plus des gens pour elle.

Passe-moi l'adresse.

C'est pour elle ? - Oui.

C'est peut-être pas mes oignons, mais...

Tu devrais les foutre à la poubelle.

Je peux savoir pourquoi !

C'est pas des fleurs qu'elle mérite...

C'est une bonne tarte dans sa gueule.

Michel, tu es sorti du sauna ?

Oui, ce matin.

C'était pas trop dur ?

Non, ça pourrait aller.

Une petite fine !

Alice, vient-elle des fois ici ?

Souvent... hé...

... Pas seule.

Avec qui ?

Ah ! Ce n'est pas mon genre.

Ah ! Je vois.

Et où est-ce qu'elle habite ?

Michel...

Laisse tomber.

Je te demande pas un conseil. Je te demande son adresse.

Michel...

Tu m'attendais pas ?

Pas...

Pas si tôt.

Excuse-moi, ils m'ont mis à la porte.

Tu n'as pas changé, hein ?

T'as changé, toi !

C'est beau chez toi !

Je voulais te faire une surprise.

Une surprise...

Mais j'ai plutôt l'impression que c'est moi qui t'en fais une.

Écoute, Michel.

Ce qu'on fait est fait quand même.

Tiens...

J'avais trouvé un travail à Marseille, je pensais t'emmener.

J'aurais bien gagné de quoi payer tes bas.

Michel, c'est long deux ans.

730 jours... Je sais...

Je les ai faits à ta place.

Mais d'où vient tout cet argent...

Chantage ou galanterie ?

Les deux, hein ?

Réponds.

Qui paye tout ça ?

Si tu me laissais placer un mot. - Ah ! C'est pas la peine.

Quand je pense qu'hier encore...

Je me serais coupé un bras pour te revoir.

Salope...

C'est ça...

Amuse-toi.

Mais pas longtemps.

J'attends quelqu'un.

T'es bien sûre de toi.

Je me suis tu pendant deux ans, mais je peux encore parler.

Ils te croiront jamais.

Ils seront trop contents de boucler quelqu'un.

Allez, salut !

Et t'inquiète pas ! Je t'enverrais des colis.

Nouvelles de Paris ?

M. Villeterre ?

Le père ou le fils ?

Allô ?

Je t'ai demandé 100 fois de ne pas m'appeler ici.

Et si papa était là !

Non, je ne peux pas, je travaille.

Quoi ?

Ils l'ont relâché !

Quand ça ?

La vaisselle cassée c'est un petit début. Je te dis qu'il parlera.

Il... il sait... il sait qu'on travaille ensemble

Essuie-toi, tu me dégoutes.

Personne ne le sait...

Personne ne le saura si je disparais à temps.

Ça tient pas !

Les voyages, ça coute de l'argent.

Où veux-tu que j'en trouve ?

Demande à papa.

Le vieux ?

Mais tu es folle, non ?

Parfait, moi, j'irai le trouver, je le ferai cracher.

Je te connais pas ! - Comment ?

Je dirai que je te connais pas.

Et ça,

Je l'ai acheté dans la sciure ou ça vient de ta grand-mère.

Quand papa saura que tu faisais du chantage.

Si jamais tu fais ça, Alice ! - Je vais me gêner.

Rends-moi cette broche.

Je te la vends.

Dix millions...

Tu veux rire.

Tu n'es quand même pas plus radin que ton père.

Mais c'est du chantage.

Chacun son tour, mon beau.

Rends-moi cette broche.

Je t'ai dit mon prix.

Olivier...

Olivier

Alice...

Alice...

M. Barney Morgan, ne quittez pas.

Allô ?

Allô, Barney ? - Ah, grand-père, où es-tu ?

Écoute, j'ai deux nouvelles pour toi, toutes fraiches.

Moi, j'en ai qu'une, mais elle est sensationnelle.

Bon, j'arrive tout de suite.

On y va ? - Où est-ce qu'on va ?

Au lit mes poulettes, au lit.

Comment ?

Sans moi, mes jolies.

Oh, toi, le petit intellectuel !

Foutu... lessivé...

Remets-toi grand-père.

Ce n'est pas toi au moins ! - Hé, tu !

Oh, j'ai rien dit.

Tu as prévenu les flics ?

T'es pas fou, tu te rends compte du scandale.

Jacques Ruppert, rédacteur en chef des nouvelles, mêlé à une affaire de meurtre.

Évidemment, ça va fou là !

Quand le vieux Villeterre apprendra ça Je pourrais faire ma valise.

Tu trouveras autre chose.

À mon âge !

Je me suis pas crevé 16 ans aux Nouvelles, pour les rater aujourd'hui.

C'est moi qui l'ai fait ce canard. C'est mon journal.

J'ai rien d'autre.

Je veux le garder.

Tu veux devenir une huile.

Jacques Ruppert, le grand caïd de la presse.

Ça te fera une belle jambe.

Il faut que tu m'aides Barney.

Tu as tout à y gagner toi aussi.

Remarque, c'est pas pour ça que je te demande.

Remarque, ce n'est pas pour ça que je vous fais grand-père.

L'écharpe, elle est à qui ?

Je sais rien.

Tu as bu ?

Oui.

Elle devait aller à Marseille ?

Je ne sais pas.

Tu n'as rien touché ?

Comment tu es entré ?

Tu la connaissais depuis longtemps ?

Une semaine !

Et déjà la clé !

Félicitation !

Où l'as-tu rencontrée ?

On vous a vu ensemble ?

Dans un cocktail avec 300 personnes.

Tu n'as rien donné... robes... manteaux... bijoux...

Dans l'armoire.

Quoi ? - Le vison !

Les clés sont chères cette année.

Et le pyjama ?

C'est ton petit cadeau !

Il y a pas de littérature à toi, là-dedans ?

Des lettres, des déclarations, des poèmes ?

Elle était mariée !

Il est en prison.

Elle en était malade la pauvre môme.

Bien sûr, tu l'as soignée.

C'est une brave fille, Barney !

Un vison et un coeur...

C'est bien tout ?

Oui !

Alors, départ...

Ils y croient pas, j'avais sa clé.

Tu n'es jamais venu ici.

Tu n'as jamais vu cette fille.

Tu connais pas les flics, ils vont fouiner partout.

Un de ces jours, je serai mis dans le bain.

Je peux pas les empêcher.

Si tu peux ! - Comment ça ?

En les prenant de vitesse.

Si tu leur livres le type qui a fait le coup, ils chercheront pas plus loin.

Je ne suis pas flic.

Tu es plus malin qu'eux.

Tu vas pas me laisser tomber, Barney.

Et la douche, deux fois par semaine.

L'établissement le plus moderne d'Europe.

En somme, il est prudent de louer à l'avance.

Hein, oui...

Mais...

Aucun pensionnaire ne s'est jamais plaint.

Est-ce que je peux interviewer un de vos clients ?

Oui...

Choisissez...

Il y en a beaucoup. - Oui.

Celui-là !

Gérard !

Pas de chance !

Il a été relâché. - Quand ?

Hier !

Où est-ce qu'on peut le trouver ?

Chez son beau frère peut-être.

« Le tir de l'avenir. »

Il est à Neuilly en ce moment.

C'est mon beau frère d'accord, mais...

Il y a dix ans qu'on se voit plus.

Un fainéant, un salopard.

Qu'est-ce que vous lui vouliez ?

Rien.

Un renseignement.

Ah, ça y est, ça commence.

Qu'est-ce qu'il voulait ?

Un journaliste, il a dit.

Pour moi c'est un poulet, oui !

Ah, t'as bien joué !

Je te dis, c'est pas moi.

T'avais de bonnes raisons, remarque, mais quand même.

Si tu me crois pas, qui me croira.

Tiens, c'est signé, mon vieux.

Tes empreintes partout, ton foulard. Aller, aller...

Aller, il faut les mettre.

Si je sors, je suis cuit.

Et si tu restes ici, on est cuit tous les deux.

Merci.

Dis donc, c'est toi qui les as cherchés les emmerdements, oui ?

Tes chaussettes...

Elle est assistante journal quand même.

Ben, oui, il y avait 300 personnes.

Un instant.

Si vous voulez ! Je les connais pas toutes personnellement.

Un petit cigare ?

Vous les connaissez quand même un peu. - Vaguement de nom, de vue.

Vous avez dit que vous n'aviez jamais entendu parler d'elle.

J'en ai entendu parler comme mannequin.

Elle ratait pas un cocktail d'une première.

Vous voyez, vous connaissez certaines petites choses.

C'est tout ce qu'on vous demande...

... Des potins.

Ben, interrogez ses amis.

Quels amis ?

Je vous dis, je ne sais rien !

Allô, oui ?

Rien !

Bon !

Je suis sûr qu'il est là ! Je le surveille.

Je voudrais qu'il tombe.

La direction commence à s'énerver.

La direction ?

Oui, la direction ! Ils me teintent depuis une heure.

Ah ! Les flics !

Je te rappelle.

"Voie n° quatre, les voyageurs pour Dijon..."

" En voiture "

" Allant à Marseille, en voiture s'il vous plaît."

"Attention au départ !"

"Voie n° quatre. Attention au départ !"

"Attention au départ !"

Vous pourrez au moins rester pour l'enterrement de votre femme, non ?

Mais lâchez-moi...

C'est pas moi !

Alors, vous ne risquez rien.

Si on m'arrête, je suis sûr d'y passer.

Mais qu'est-ce que ça peut vous foutre après tout !

Circulez !

Circulez !

Arrêtez-le... Arrêtez-le.

Circulez... circulez !

Lâchez-moi... C'est pas moi !

Sans vous on aurait une paix.

J'ai rien fait !

C'est la prime.

J'en avais marre de te prêter le mien.

Maître Colas demande M. Morgan.

Qui ça ? - L'avocat de Gérard.

Il est pas là !

Pas un mot et méfie-toi.

Il y a pas plus emmerdant que ces gars-là. - Si...

Il y a le patron !

Je vous ai dit cent fois, M. Ruppert, je voulais pas de sang à la une.

Trois colones pour un assassinat, je trouve ça du sadisme !

Exactement.

Bonjour, M. Villeterre.

Mais c'est de vous cet article, n'est-ce pas, Olivier ?

Mais oui, papa.

J'écris ce qu'on me demande.

Je vous ai dit cent fois, je ne voulais pas de sang à la une.

L'avocat est ici !

L'autre, c'est pourquoi ?

Un reportage à caser sur les singes en liberté.

M. Morgan, je suis déjà venu.

Je peux pas, monsieur.

Écoutez-moi, M. Morgan.

Je vous en prie, M. Morgan.

Désolé, monsieur.

Mlle Jospin, je vous ai fait attendre.

Je me permets d'insister.

On me l'a interdit, monsieur.

Vous venez d'Afrique ?

D'Afrique !

J'adore les gorilles.

Mais, qu'est-ce qui vous prend ?

Un raseur qui m'attaque.

Suivez-moi...

Bon !

Rendez-moi mes singes, j'irai les caser ailleurs.

Mais je ne les ai plus.

Rendez-moi mes singes.

Ouf...

Sauvé...

Qu'est-ce que vous dites ?

J'ai dit sauver.

Il est si affreux que ça ?

Atroce...

Un avocat.

Il s'appelle ?

J'ai oublié.

Il défend un saligaud qui a tué sa femme.

Vous voulez dire Gérard.

Vous êtes au courant.

Tout le monde a lu vos articles.

Mais comment avez-vous fait pour retrouver Gérard ?

Dix ans de journalisme...

Un peu de flair.

On fait parler les gens sans en avoir l'air.

Je vois !

Pourtant, il y a une chose que je ne comprends pas.

Je vous en prie.

Comment savez-vous que Gérard partait pour Marseille ?

Enfantin... je...

Secret professionnel.

Et si nous parlions de vos amis, mademoiselle...

Colas...

Marianne Colas.

Il lui manque que la pa...

Colas...

Avocat à la cour.

Trois ans de palais et un peu de flair.

Vous avez enquêté sur Gérard avant la découverte du crime.

Gérard avait noté les heures de presse sur un papier qu'il avait laissé chez Alice.

Vous êtes allé chez elle avant la police et vous avez menti.

Pouvez-vous me dire pourquoi ?

Je faisais un reportage sur les prisons.

Je suis tombé sur Gérard par hasard.

À qui feriez-vous croire ça ?

À six cent mille lecteurs !

Peut-être, mais pas à moi.

« L'assassin était pris.»

« Ses petits yeux gris cruels se posèrent sur moi.»

Pour commencer, ses yeux sont ni petits, ni gris, ni cruels.

Non ! Un peu de littérature !

Mauvaise !

Vous avez rencontré à la gare un petit homme doux, inoffensif et traqué.

Pourquoi ne pas l'avoir dit ?

Vous n'allez pas m'apprendre à faire un article.

Non, je veux simplement que vous disiez la vérité.

Pour la vérité, tout le monde s'en moque.

Mon métier c'est d'amuser les gens.

En jonglant avec la tête d'un homme.

Sauvez-la...

C'est le vôtre...

Comptez sur moi, M. Morgan.

La veuve et l'orphelin.

Savez-vous la différence qu'il y a entre vous et lui, M. Morgan ?

Je sais !

Vous allez me dire qu'il n'y en a pas. - Exactement !

Il lui manque la parole.

Mais vous êtes tous les deux sans conscience.

Elle nous l'a pas... on va dire, hein, Koko ?

Oui ! C'est la mort pour Gérard.

L'accusé a fait preuve d'un sang-froid déconcertant.

Il a écouté l'arrêt de mort avec un visage convulsé de terreur.

Et soigner la petite avocate.

Mettez-la dans une petite bulle vers sa plaidoirie ou un truc comme ça.

Sucrez-la, c'est un amour.

Et une drôle de bagarreuse.

Loulou ?

Oui, patron.

Sur grande colonne à la une...

« La mort pour Gérard».

« Bouleversante plaidoirie de Maître Marianne Colas.»

Je descends ! - Entendu, patron !

On dirait qu'il a gagné le gros lot.

Il n'y a pas de quoi pavoiser parce qu'on va raccourcir un homme.

Mais c'est pas votre faute.

Si j'avais été juré, je me serais coupé la tête.

Ça n'est pas fini, Gerard !

Ah ! Pour moi, ça y ressemble.

J'irai en cassation...

Je ferai reprendre l'enquête, je me battrai jusqu'au bout.

Avec quoi ?

Vous voyez bien !

Mais j'ai pas un sou !

Si j'avais la broche d'Alice, je pourrais vous l'offrir.

Quelle broche ?

Grande broche !

Une broche en forme de clé avec un diamant comme ça.

Je ne l'ai pas vue chez elle !

Personne n'en a jamais parlé, êtes-vous sûr ?

Je pense bien, j'ai failli la lui arracher.

Excusez-moi, maître.

Même, si jamais vous avez des ennuis.

Vous n'avez qu'à vous adresser à ce garçon-là.

Il vous en rendra ça en moins de deux.

Il m'a sauvé la vie, mon grand.

C'est peut-être pas ce que j'ai fait de mieux.

Barney, jeux d'amis ? - Lequel ?

La bouteille est morte.

Une seconde, j'ai tout ce qu'il faut...

... Pour écrire...

Bonsoir, Maître.

Je vous dérange !

Pas du tout !

Vous en voulez un verre ?

C'est pour fêter le verdict ou pour vous étourdir ?

Ne vous réjouissez pas trop vite.

J'ai une preuve maintenant.

... Gérard est innocent !

Quelles preuves ?

Alice portait une broche quand Gérard est allé la voir.

Un bijou en forme de clé très reconnaissable.

Quand la police a découvert le corps, la broche avait disparu.

Et alors ?

Qu'est-ce qui a vu Alice après Gerard ? - Moi.

Vous, sans doute.

Et certainement quelqu'un d'autre que vous voulez couvrir.

Ça, c'est pour la police.

Je lui dirai.

Et vous allez venir avec moi.

Pour quoi faire ?

Pour leur dire ce que vous savez.

Ils vont reprendre l'enquête.

C'est la seule chance.

Je ne suis jamais allé chez Alice.

Parfait !

Pensez à Gérard...

Et amusez-vous bien, si vous en avez le cœur !

Il est coupable, ça crève les yeux.

Ça vous arrangerait bien qu'il le soit ? - Pardon !

Je vous ai dit qu'il n'a rien fait.

C'est ça qui crève les yeux, M. Morgan !

Vous ne voulez pas qu'il soit innocent !

Moi, qu'est-ce que ça peut me faire ?

Je ne sais pas.

Ça prouverait que vous avez menti.

Ça serait dangereux pour l'un de vos amis.

Ou tout simplement, ça vous empêcherait de dormir.

Mais c'est un fait ! Vous ne voulez pas.

Gérard a tué sa femme, un point c'est tout.

Pensez bien qu'autrement je vous aiderai à lui sauver la mise.

Justement, je n'en suis pas sûre.

Tout ce que je sais...

C'est celui qui ment dans cette affaire, sera l'assassin de Gérard.

Maître !

Et bonne soirée quand même !

Et Barney !

Ah, ça vient ?

Les munitions...

Est-ce que tu veux nous voir crever de soif, mon gars ?

Et Barney ?

Tu penses à la mort de Louix XVI ?

Exactement.

Barney !

Bonsoir, messieurs-dames. - Bonne nuit.

Tu finiras par débander, Barney.

Ça m'est égal, je sais nager.

À boire.

Dis donc...

Tu as connu des assassins en taule, toi ?

Des flopées.

De quoi ils avaient l'air ?

Gentils, mais prétentieux !

Regarde-moi bien...

Est-ce que j'ai une tête d'assassin ?

Toi, tu ne tuerais pas une mouche.

T'es sûr ?

Ma tête à couper ! - Oh, dis pas ça !

Ah, bon, bon, excuse-moi.

Tu as une formidable tête de tueur.

Barney...

Va te coucher.

Allô ?

Je vais voir...

Rupert !

Il n'est pas là, monsieur.

Pas de quoi !

C'est la cinquième fois qu'il appelle.

J'avais un gars comme toi à Poissy...

... Dans ma cellule.

Imbibé à zéro.

Il hurlait toute la nuit.

Ma neuvième évasion, c'est à cause de lui.

Je ne pouvais plus l'entendre.

Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien !

Rien !

Tu vois ?

Ça commence !

Assassin !

Assassin !

Suis-je le gardien de mon frère ?

Suis-je l'assassin de mon frère ?

Suis-je l'assassin de mon gardien ?

Où étais-tu, toi ?

On t'a attendu 2 h au "Faisan doré" avec les petites.

J'avais pas faim.

En tout cas t'avais soif ?

Je pensais à Gérard.

Lui aussi, il doit passer une bonne soirée.

Entre nous, il l'a un peu cherché, non ?

Et s'il n'avait rien fait ?

Ah ! - Tu t'en fous, hein ?

Pourvu que ton journal tombe à l'heure.

Et que ce soit toi qui l'y fasses.

Tout le monde peut crever.

Non, pas tout le monde.

Oui, tout le monde.

Remarque...

C'est pour ça, je t'aime bien.

Ça ira... Viens dîner, va !

Non, pas ce soir !

Allô ?

Tu m'entends...

Vous m'avez dit de vous apporter les faits. - Et alors ?

Je suis ici aux articles du journal.

Si vous voulez venir me voir ?

Ici, la patte d'épaule est arrachée.

Ça ne prouve rien.

Ça prouve que quelqu'un a vu Alice après Gérard et a volé la broche.

Si on croit Gérard sur parole.

Ça ne vous arrive jamais de faire confiance à quelqu'un ?

Le moins possible. - Vous avez tort.

Ça finit toujours par rendre.

Faites-moi confiance, personne vous croira.

Je vous ai convaincu, vous. Pourquoi pas les autres ?

Vous m'avez convaincu, moi ?

Peut-être pas totalement, mais vous avez des doutes.

C'est peut-être parce que vous avez de très beaux yeux.

C'est parce que j'ai raison.

Au revoir, maître.

Mais si ! - Mais non !

Mais si, mon gros, tu la connais !

Mais je te dis de... - Ben, regarde.

Ah, oui !

Au cocktail.

Je ne sais pas son nom.

C'est pas de la blague ? - Parole.

Si je la connaissais, je l'aurais sûrement pas étranglée.

À quoi tu joues avec ta photo, tu sais que l'affaire est réglée ?

Je sais !

Tu sais aussi qu'il est 2 h du matin ?

Alors on boit le dernier et je vais me coucher.

Je pensais que le vieux avait proclamé le régime sec.

Gontran fait de la contrebande.

Merci Gontran.

On se fait des idées quand on est saoul.

Tu ne sais pas ce que je pensais ? - Non, quoi ?

Eh, ben, je me demande...

Hé !

Grand-mère...

C'est moi !

Oui !

Ça pourrait bien être toi.

Mais je me demande pourquoi !

Olivier ?

Pourquoi ?

Peut-être le vieux ! Est-ce que je sais ?

En tout cas la famille dans le coup.

C'est Olivier qui te l'avait présenté la petite ?

Oui et après ?

Gros malin !

Il te l'a refilé parce qu'il en avait marre.

Et toi, t'as marché comme un petit soldat.

Et maintenant...

Tu te retrouves avec un cadavre.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Debout, grand-père.

Debout !

Elle a raison, l'avocate.

Gérard est innocent !

Si on lui coupe le cou...

Ce sera ma faute.

Et je ne marche pas...

On va voir le vieux.

Tu vas l'avoir ton canard.

Tu es complètement noir.

Douze whiskys, mais je sais ce que je dis.

J'ai vu les photos et le portrait.

Bon, bon...

Saute dans tes balcons, père, ça va saigner.

Vaudrait mieux pas.

Allez-y doucement, mon grand.

Si tu fais un scandale...

On n'y gagne rien.

Monsieur le comte.

Monsieur le comte.

Monsieur le comte. - Il y a le feu ?

Non, monsieur le comte.

Alors pourquoi vous me réveillez ?

Je suis désolé, monsieur le comte, mais M. Ruppert est en bas.

Il dit que c'est très urgent.

Je me lève avec le soleil.

Jamais avant ni après.

Conseillez-lui d'en faire autant.

Bien, monsieur le comte.

Monsieur le vicomte.

Monsieur le vicomte.

Monsieur le vicomte. - Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce que vous avez Guillaume ?

M. Ruppert est en bas, il veut absolument voir quelqu'un.

Monsieur le comte m'a envoyé promener.

Eh ben, c'est ça, mon ami, très bonne idée, va faire un tour.

Je suis navré, monsieur, mais ces messieurs reposent.

... Ils reposent !

Parfait.

Je vais leur donner la sérénade. - Monsieur !

Je pense à l'île tocsins.

Tu es sourd toi aussi.

J'étudie l'histoire de France.

Curieux, ce bijou !

Il y a longtemps qu'il est dans la famille ?

C'est un cadeau de Louis XIII

Et depuis Louis XIII, les Villeterres le donnent à leurs femmes en cadeau de mariage.

Oui !

Tu avais promis le mariage à Alice ?

Qu'est-ce que tu racontes ?

Tu me l'as collée dans les bras pour t'en débarrasser.

Seulement, elle te gênait encore, alors...

Dis donc...

Est-ce qu'elle s'est débattue ?

Est-ce qu'elle a crié ?

Ne me touche pas.

Pourquoi as-tu fait ça ? - Ne me touche pas.

Bas les pattes ! Je me bats pas, moi. - Si !

Laissez mon fils tranquille.

M. Rupert...

J'exige des explications.

Une histoire sensationnelle, M. le Comte.

J'ai voulu vous en parler avant de la publier.

À quatre heures du matin !

Ça sera encore du sang à la une...

... Du sang bleu.

Je comprends pas un mot de ce que vous me dites.

Personne ne dit rien !

Parfait...

J'ai une bonne photo de toi pour la première page.

Papa, ne le laisse pas partir.

Vous allez parler clairement oui ou non ?

Tu as encore fait l'imbécile ?

Des dettes ?

Non.

Une histoire de femme ?

Oui.

Elle t'a fait un enfant ?

Parle, je t'écoute.

Il l'a tuée.

Comment ?

Écoute, papa ! - Silence !

Quoi ?

Il l'a tuée !

Qu'est-ce que c'est que cette fille ?

Alice Gérard.

Vous êtes content, M. Rupert.

Oh si, vous êtes content.

Il y a seize ans que vous attendiez ça.

Je vous ai vu faire...

Je vous ai regardé avaler les couleuvres.

Je vous ai entendu ricaner dans mon dos.

Et aujourd'hui, le miracle.

Vous me tenez.

Combien voulez-vous ?

Rien !

Belle réponse !

Mais soyons sérieux !

Nous allons nous entendre.

Ça m'étonnerait. - Moi, pas...

Comprenez-moi bien, M. Rupert...

Olivier est mon seul fils.

Il y a pas de quoi se vanter. -Tel qu'il est...

Il est le dernier du nom.

Et notre famille...

Vous voulez vous attendrir ? - Oh, pas un instant, mon cher.

Je vous l'explique.

C'est très important pour nous, la famille.

J'en ai jamais eu !

Encore plus important que le journal pour vous.

Le journal !

Donne-moi à boire.

Non...

... Gontran !

Vous voyez bien que nous allons nous entendre !

Qu'est-ce que je fais ici ?

Cette nuit, tu te soignais, bonhomme.

Il y en a qui voient des rats ou des éléphants roses.

Toi, tu voyais des broches.

La broche !

Et ça te reprend !

Viens !

Je vais te prouver que je n'étais pas saoul.

Ça, tu auras du mal.

Ces messieurs débarquent...

Mais je regrette, messieurs, mais ces messieurs sont...

Même sans la broche de grand-mère, il nous recevront.

Mais, messieurs...

La broche de grand-mère.

Alors, j'ai des visions, hein ?

C'est la femme à barbe, grand-mère.

Je l'ai vue hier soir !

Elle avait la broche.

Mais, oui, mais, oui, mon grand !

Je sais pas ce que tu avais bu, mais ça devient grave.

Bonjour tout le monde.

Il paraît que tu te fies à nous.

Plutôt, oui !

Mais non, Barney voulait savoir s'il avait fait scandale hier au soir.

Il avait un verre dans le nez, ça peut arriver.

Où est passé le portrait ? - Quel portrait ?

Celui qui était là hier soir. - Mais il y est toujours !

Il est encore saoul ?

Dis donc, Barney, ça suffit comme ça !

La grand-mère a disparu quand ?

La grand-mère ?

La grand-mère, oui ?

Mme la Comtesse est décédée en 1911.

Non, non, je parle du portrait.

C'est le grand-père de M. le vicomte !

Il est là depuis longtemps ? - 42 ans, monsieur !

Vous m'avez demandé ?

Ah, oui, c'est une erreur !

Excusez-nous.

Quand on est saoul, on se fait des idées.

Tu y tiens vraiment ?

Ça en fera combien ?

Onze !

Et hier soir, j'ai bu ?

Douze !

Il y a encore un autre.

Et ça fera le compte.

Devine ce que je fais, grand-père !

Je regarde la peinture.

Douze whiskys comme hier soir.

Ni grand-mère ni broche.

Et je vois le barbu comme je te vois.

Et je n'ai pas rêvé.

Il y a quelque chose qui tourne pas rond dans cette histoire.

Écoute-moi, Barney !

Écoute !

Je suis peut-être saoul, mais je suis pas fou.

Barney !

Olivier de Villeterre, j'ai jamais entendu ce nom-là.

Peut-être qu'Alice le connaissait, mais je pourrais rien vous dire.

Elle faisait vraiment du chantage ?

Ah, une fois en tout cas, oui !

Une femme mariée qui avait un amant.

Alice avait des photos.

Moi, j'ai servi d'intermédiaire.

Sans même savoir de quoi il s'agissait.

Moi, la femme divorçait.

Elle a prévenu les flics, moi je me suis fait cueillir.

Vous n'avez rien dit ?

Ah, j'y tenais à cette fille.

Ah, elle s'est bien foutue de moi.

Mais de là à l'étrangler...

Je vous crois.

Ah, un grand merci.

C'est à la gare qu'il aurait fallu me croire.

Allô, M. Paul ?

Vous n'êtes pas un peu folle de réveiller les gens à une heure pareille, non ?

130-19-62

Ça ne donne rien, Barney !

Ça a déjà donné, vous ne m'appelez plus monsieur.

Tous ces gens-là connaissaient Alice.

On les appellera tous.

On ira jusqu'au bout.

Jusqu'au bout du bottin.

C'est peut-être un de ces gars-là qui chante.

Rondeau...

Allô ?

M. Rondeau ?

Je suis une amie d'Alice. - Et alors ?

Je pensais que ça vous intéresserait.

Qu'est-ce que vous voulez que ça me foute ?

Il ne chante pas lui !

Il aboie.

Pavillon 84-09...

Au quatrième top, il sera exactement... trois heures...

Au moins, ils savent pas le prix.

Douze whiskys par jour.

Voilà le résultat.

Sylvestre...

Allô ?

M. Sylvestre ?

Je suis une amie d'Alice.

Qui êtes-vous ?

« Une excellente amie d'Alice».

Une excellente amie d'Alice.

Alice, qui ?

« Vous le savez parfaitement.»

Vous le savez parfaitement.

Que me voulez-vous ?

« Alice m'avait confié certains papiers.»

Alice m'avait confié certains papiers.

Prenez rendez-vous !

Prenez rendez-vous !

Prenez rendez...

J'aimerais vous voir.

Allô ? - Oui.

J'aimerais bien vous voir le plus tôt possible.

Demain matin à neuf heures. - Parfait !

Je vous attends au théâtre. - D'accord, au théâtre.

Ça a marché.

J'y vais.

Mais non, je reviens tout de suite.

« Relève le jaune, mets un rouge et sers un peu !»

Qu'est-ce que c'est ?

M. Sylvestre ! - Attendez-moi là !

« Là, encore un peu !»

« Voilà !»

« Bon, ça va et maintenant tous les feux sur moi !»

« Mais bon sang, tous les réflecteurs sur moi !»

« Qu'est-ce que c'est que ce foutoir !»

Quoi ?

Oui, dites-lui de venir.

« Sur moi, qu'est-ce que tu fous, c'est simple.»

Vous m'avez demandé ?

Nous avons rendez-vous ce matin à 9H.

C'est vous l'ami d'Alice ?

Elle est morte !

Je ne donne plus un sou.

Je ne veux pas d'argent.

Non ?

Un renseignement !

L'associé d'Alice, je voulais son nom.

On peut vous demander ce que vous savez au juste ?

J'en sais bien assez, M. Sylvestre.

Un petit échantillon.

Bon !

Georges !

Reconduisez monsieur.

Par ici la sortie !

Et alors ?

C'est bien lui qui chantait ! Mais je n'ai pas la partition.

Mais qu'est-ce qu'Alice pouvait bien savoir ?

Sergent...

Servé...

Sylvestre...

Armand Sylvestre...

Qu'est-ce qu'il y avait dedans ? - Jamais regardé.

Barney...

Je t'ai fait demander, tu as une minute !

Non, patron, pas maintenant !

Qu'est-ce qu'il cherchait ?

Le dossier Armand Sylvestre...

Je croyais vous avoir mis à la porte.

C'est exact !

Hier...

Aujourd'hui, non !

Je suis armé !

"Une heureux tragique" M. Sylvestre...

Votre dossier est resté intact aux archives du journal.

Après ! - Après quoi ?

Quand vous aurez dit ce que vous savez à la police.

Sinon...

Sinon je publie ça !

Passionnant pour les lecteurs !

Pour vous, très ennuyeux !

Et si la police me demande pourquoi je chantais.

Très ennuyeux aussi !

À vous de choisir !

Il y a un homme qui risque sa tête.

Vous l'aiderez de gré ou de force.

Bon !

De force !

Bigart... Jojo...

Au secours !

Arrêtez-le.

Lumière !

Rien !

Appelle la police !

Non fiston, c'est comme ça que je t'aime, couché, hors d'usage.

Avec un bon complice à la porte pour te tenir à l'œil.

Toi, si tu veux débloquer, il faudra te lever le matin.

Sors-moi d'ici ! - T'es pas bien ?

Maintenant j'en suis sûr, Alice faisait chanter Sylvester.

Ça recommence.

Quelqu'un a passé des tuyaux au journal. Une saloperie quelconque sur Sylvestre.

Et Olivier a étouffé l'affaire.

Il a fait chanter Sylvestre avec Alice. - Mais bien sûr !

Maintenant, il s'agit de le prouver ou de faire parler quelqu'un.

Ça presse, grand-père, fais-moi relâcher.

Écoute Coco !

Violation de domicile...

Menaces, coups et blessures. C'est normal qu'ils te gardent 5 min !

Mais tu connais tout Paris ! Remue-toi, grand-père.

C'est la tête d'un homme qui est en jeu !

Elle t'avait vaincu, ton avocate. Enfin je vais voir.

Je vais voir ce que je peux faire !

Vous pouvez pas faire attention, non ? - Mais, monsieur !

Il y a pas de mais !

Vous pensez me le garder longtemps ? - Le temps qu'il faudra.

Je vous préviens, il est pressé.

Si vous le gardez plus de 24 heures, vous entendrez parler de lui.

Ben, si c'est ça, on le gardera 48 H.

Méfiez-vous, jeune homme, on voudrait ça. Il a relevé votre matricule.

Des menaces ?

Parfait !

Ça lui fera une semaine.

Vous entendez... une semaine.

Alors ?

Il est dissous, mon petit Barney.

Il a deviné qu'Alice et votre crétin de fils. - Je vous en prie.

Ils fricotaient ensemble, c'est tout de même pas mal.

Pour moi, c'est tout à fait regrettable.

Pour vous aussi, d'ailleurs.

Il n'y en a qu'un, je l'ai coincé.

Avant qu'il sorte, l'affaire sera réglée.

Qu'est-ce qui vous le garantit ?

Je me charge de lui.

Tâchez qu'Olivier fasse pas l'imbécile.

Je lui interdis de sortir !

Vous l'avez mis au coin, en somme.

Vous êtes pressé, il paraît ? - Oui, M. Ruppert vous l'a dit.

Oui, il m'a dit !

Même qu'il a eu la chance de ne pas se faire embarquer.

Mes vêtements ?

On verra bien qui dressera l'autre.

Hôpital... Silence.

Hé ! Là-bas...

Vous autres, le malade s'est échappé.

Alain... Alex...

Infirmier, je suis sortant.

Sortant !

Il y a deux heures que j'ai le bon de sortie.

What are you doing, now !

Oh ! My god !

Je vous dis que je suis sortant.

Il y a quelqu'un qui m'attend en bas.

Oh, avec ça, monsieur, vous pourriez attendre longtemps.

Pourquoi ?

Parce que les couvertures blanches c'est pour la salle d'opération.

Pour sortir, il faut une bleue.

Oh ! C'est idiot !

Pas vraiment !

Le 211 est prêt à sortir, envoyez les infirmiers.

Ils vous envoient une bleue tout de suite.

Bleue... bleue... blanche...

Je n'y comprends plus rien, je crois

Lequel a l'appendicite ? - Je n'en sais rien, moi !

Tu n'as pas demandé ?

L'appendicite c'est le 211. - Merci !

Couverture bleue, c'était pas trop tôt !

J'ai quelqu'un qui m'attend en bas.

Bravo, monsieur ! Vous, au moins, vous n'avez pas peur.

J'avais peur de quoi ?

C'est lui qui doit avoir peur.

Pourquoi ça ? - Une couverture blanche.

C'est ça, couverture blanche, c'est ça !

Infirmier !

M. Nicolson ?

C'est moi !

Il n'est pas trop tôt, monsieur.

Vite, vite, parle des cloches.

J'ai jamais vu un type aussi pressé de se faire ouvrir le bide.

Sortez-moi d'ici, je n'en peux plus.

Vous restez là, c'est à droite.

L'appendice, docteur.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Qu'est-ce que c'est que ça ? On m'a opéré il y a dix jours.

Couverture bleue !

Paye le taxi...

Trouve-moi des vêtements.

Fais venir Raymond les binocles et ferme la boîte.

Vous avez compris, c'est fermé.

Il est fou et c'est mieux de ne pas le contrarier.

Vous risquez les pires ennuis !

Nous n'avons pas le choix.

Il me faut l'original pour coincer Olivier.

Et s'ils l'ont foutu à la flotte ?

C'est un bijou de famille, il vaut plusieurs millions.

Ils ont de bonnes raisons pour y tenir.

C'est totalement illégal.

Totalement quoi ?

Illégal !

Excusez-moi, mademoiselle, mais personnellement la loi, je la...

Oui, oui, on le sait !

Combien de temps pour m'en faire une copie ?

Demain soir, ça va ? - Non, ce soir !

Ça sera pas du travail !

Juste pour faire peur !

Inspecteur Ledoux !

Je ne vous dérangerai pas longtemps, monsieur.

Nous venons d'arrêter un suspect.

Et il semblait sortir de chez vous.

Je n'ai rien remarqué d'anormal !

Nous avons trouvé ce bijou sur cet individu.

Vous le connaissez ?

Non, pas du tout !

Regardez-le mieux.

Il ressemble un peu à un bijou de ma mère ! - Ah !

Ce n'est pas lui ! - Non ?

Vous en êtes bien sûr ? - Tout à fait certain !

Bon !

J'ai eu trois cambriolages dans le coin.

On vous surveille.

Bonsoir, monsieur.

Ah ! C'est toi, papa ?

Naturellement, c'est moi ! Qu'est-ce que tu attendais, un fantôme.

Je croyais que le flic était revenu ! - Quel flic ?

Mais l'inspecteur Ledoux, il était là il y a cinq minutes.

Avec une broche en forme de clé. - Quoi ?

Notre broche ?

Non, une fausse !

Ben !

Vous y comprenez quelque chose, vous ?

Où est la vraie ?

La vraie broche ?

Mais...

Mais elle est là !

Vite... vite...

En relevant les mains maintenant.

Vous pouvez pas la flanquer à l'égout votre épingle de nourrice !

Elle est dans ma famille depuis trois cents ans.

Et surtout, elle vaut des millions.

Et le portrait de la grand-mère, vous voulez pas les prix ?

Il est en lieu sûr ! - Où ça ?

Au fond de l'Atlantide... À la banque de France.

Guillaume y tenait, il l'a emmené chez lui.

Guillaume ?

Mon valet de chambre.

Où habite-t-il ?

Aux Bluets à Robinson.

C'est Morgan qui t'a ficelé ?

Il a embarqué la grand-mère.

Pas d'erreur, c'est la même.

Tu me rends la vraie, au moins !

Non !

C'est pas gentil de se méfier des amis.

Vas-y, Dédé !

On va faire une farce au vicomte.

Si elle prend...

Il aura signé ses aveux.

Mais qu'est-ce qu'il veut ce M. Morgan ?

De l'argent...

De l'avancement...

La Légion d'honneur.

C'est votre ami, mon cher, faites-le tenir tranquille !

Je me charge de lui !

Vous me l'avez déjà dit !

Résultat : il a la broche et le portrait.

Papa ! - Oui...

Sylvestre sait !

Il sait quoi ? - Tout !

Il vient de me téléphoner, il m'a menacé de la police.

Il m'a tenté un trap à la spectacle.

Félicitations, M. Ruppert.

Votre ami Morgan fait du beau travail.

Il n'y a pas un mot de vrai ! - Comment ?

T'es sûr que c'est Sylvester qui a téléphoné, tu connais sa voix ?

Non ! - Sans contrainte, c'est pas lui.

Il peut rien savoir ! - Et si Morgan l'a mis au courant.

Je vous dis que c'est Morgan qui a téléphoné.

Et de toute façon, Sylvester dira rien...

Il risque vingt ans et sa carrière. - Reste que Morgan peut parler.

Il est trop dangereux, M. Ruppert. Je ne vois qu'une solution...

... Déplaisante.

... Mais radicale...

Ah, oui !

Et c'est le coeur maison qui s'en chargera.

Mais vous êtes complètement fou.

Elle n'est pas une table de boules, mais j'y tiens tout de même !

Si vous touchez à un cheveu de Barney.

Vous laissez bien tomber la tête de Gérard.

Barney est mon ami.

Et moi, je suis votre journal.

Quand on a pris une décision, il faut s'y tenir jusqu'au bout.

Et déblayer devant soi.

Vous avez un autre moyen ?

« Être ou ne pas être... voilà la question. »

« Est-il plus noble de subir les coups et les traits de l'outrageuse fortune ? »

« Ou de lutter contre un océan de larmes. »

Entrez !

M. Sylvestre.

Qu'est-ce que c'est ?

Je voudrais...

« Mourir... dormir, pas plus ! »

« Dormir, pas plus ! »

Un autographe ? - Non, non !

« Et en dormant, se dire...»

Je ne reçois jamais avant le spectacle, voyez le régisseur.

« Et en dormant, se dire que c'est la fin de l'angoisse...»

Justement, à propos de la fin de l'angoisse.

Je suis un ami d'Alice Gérard.

Encore un ?

Cette fille connaissait le monde entier.

Je possède certains papiers qui vous concernent.

Rien du tout...

... Des papiers blancs.

Vous voulez le nom du complice de cette fille, vous aussi.

Eh bien, primo, je l'ignore.

Et secundo, même si je le savais, je ne vous le dirais pas.

Mais M. Sylvester, c'est moi le complice. - Non !

Je m'appelle Olivier Villeterre.

Non ! - Si !

Georges !

Votre femme est morte il y a cinq ans.

Officiellement d'un arrêt du cœur.

Mais dans son rapport, le docteur Sippion...

... Parlait d'arsenic.

J'ai fait étouffer l'affaire.

Je possède encore le rapport.

Voici une copie.

Oui, patron !

Rien !

Vous pouvez acheter l'original.

Alice m'a saigné à blanc.

Je vous demande pas d'argent.

Simplement un petit service.

« Je n’ose pas boire encore.»

« Allons, la troisième, Laertes !»

« Vous ne faites que vous amuser.»

« Je vous en prie, tirez de votre plus belle force.»

« J'ai peur que vous me traitiez en enfant.»

Il est venu ?

Pas plus de vicomtes que de beurre en broche !

Mais tu lui as dit "après le spectacle". - Oui !

« Bonne nuit, prince.»

« Que bercent ton sommeil, en chantant, des vols d'anges.»

Vous devez m'assurer la sortie, bande d'abrutis.

Vous voudrez tout, vous m'entendez tous !

Ah, c'est vous ?

Georges !

Je tenais à vous dire que j'en ai assez de cette histoire.

Je suis à bout de souffle.

Voilà ce que vous m'avez demandé !

Et que je ne vous revoie jamais.

Compris !

Très grand délit Morgan ! - Quoi ?

On peut voir ? - Volontiers !

Belle petite affaire de chantage.

Trois cents billets.

C'est réglé, Morgan !

Doucement les Pantruches

Lâchez mon petit frère.

Dédé la couleuvre !

Ce sont des vrais, Barney !

Oh ! Je le tiens... je le tiens !

Nous avons quand même la broche et le portrait.

Ça ne suffit pas ?

Vous savez bien que non !

Oh ! Gérard est mort !

J'ai fait tout ce que j'ai pu.

Vous en êtes bien sûr ? - Tout !

Résultat : je me suis fait casser la tête.

J'ai des flics à mes trousses.

Dédé est en prison et Gérard va mourir.

Il vous reste un moyen ! - Comment ?

D'accord...

J'ai vu le cadavre avant la police.

Mais qu'est-ce que ça change ?

Mais ça change tout !

Téléphonez à la police ! Allez-y.

Qu'est-ce que vous attendez ?

Il me cherche déjà !

Ce n'est pas à moi de le faire.

D'accord !

Vous avez gagné.

Attention maître !

Si vous vous déguisez en femme...

Je vais tomber de surprise, je veux garder la tête froide.

Où allez-vous ?

Deux témoins valent mieux qu'un.

Ruppert parlera !

Vous m'auriez dit ça plus tôt, on aurait gagné du temps.

Tu m'en jouais, Barney.

Coup et blessure...

Évasion...

Rébellion contre la force publique et maintenant chantage.

Continue, avec un peu de chance, tu vas te faire descendre.

Ce n'est pas ma peau qu'ils veulent, c'est celle de Gerard.

Tu vas m'écouter ? - Non !

La police va comprendre. - J'ai rien à leur dire.

Tu vas leur dire qu'on était chez Alice le soir du crime.

Ça leur suffira pour qu'ils reprennent l'enquête.

Sans l'ombre d'une preuve !

Ben, j'ai un indice, en tout cas.

Un bulletin de consigne, tu te fous de moi.

Mais c'est la broche et le portrait.

J'aurais voulu mieux, mais...

C'est bien assez pour qu'ils chatouillent un peu Olivier.

Allons-y, grand-père.

Il s'y tira le bras long.

À ce point là !

Et si t'étais trompé !

Tu sais bien que j'ai raison !

Tu ne veux pas couvrir cette punaise d'Olivier ?

Je ne veux pas toucher à ça Barney !

Toi, grand-père !

Tu as des saloperies dans le crâne.

Barney...

... Je peux pas l'expliquer !

Tapis...

Trois fauteuils...

Un bureau de directeur.

Tu t'es vendu pour pas cher !

Écoute, Barney !

Tu leurs as soldé la peau de Gérard en supplément.

C'est ça, hein ?

Tu étais au courant, tu m'as contré depuis le début.

Réponds-moi !

Réponds...

T'as pas dû faire ça !

Tu as fait pire !

Toi, grand-père, mais qu'est-ce qui t'a pris ?

Ah ! Tu comprendrais pas.

Tout me paraît clair !

Tu l'as toujours eu belle, ta vie

Tu sais pas ce que c'est qu'en baver.

Moi, ça fait vingt ans que je me bava.

Tout seul !

J'y étais presque.

J'ai pas le temps de pleurer, Gérard est pressé.

C'est ton dernier mot !

On y va ?

Ne te dérange pas !

Ils sont là !

Ils te cherchaient !

Faites entrer ces messieurs.

La petite famille !

M. Sylvestre !

Messieurs, M. Morgan a voulu me faire chanter.

Il m'a menacé de révéler mes relations...

... Avec la femme d'une personne dont je préfère taire le nom.

Bravo !

Maintenant, dis-leur la vérité.

M. Ruppert !

Voici les comptes que m'a proposés M. Barney, messieurs.

Olivier a tué Alice Gérard !

Tu me paieras ça !

Menaces et diffamation viendront aggraver votre compte

Félicitations, M. Ruppert.

Pas de sang, pas de violences inutiles.

Le minimum de flics.

Je n'aurais pas fait mieux.

Il reste à remercier M. Sylvestre !

Olivier ! - Oui !

C'est vrai, tu me remercies, monsieur.

Mais à votre place, je ne serais pas tranquille.

Qu'est-ce qui vous prouve que Morgan se taira, il parlera...

La parole d'un maître-chanteur !

Et les preuves, cher ami ? Les preuves !

Où allez-vous ?

À la gare, détruire les preuves.

J'ai tout raconté au juge, il m'a regardé comme une folle.

Il dit que nous avons tout inventé. - Naturellement !

Mettez-vous à sa place.

Il peut pas nous croire, nous n'avons pas de preuves.

Donnez-moi Ruppert cinq minutes.

Je lui ferai cracher l'histoire à coup de pied.

Légalement, vous... - Si c'est ça la loi, je m'en passerai.

Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Rien !

Dédé ! - Oui !

Il faut que je sorte !

On a déduit ça, on pensait à la même chose.

Je ne rigole pas !

Gérard va y passer si je ne coince pas Ruppert !

Il faut que je sorte !

C'est facile à dire !

Dédé la couleuvre !

Et tes neuf évasions, tu les as rêvées ?

Tu veux voir mon casier ?

Alors, trouve-moi un truc.

Je suis rouillé !

Et puis ici, c'est un vrai coffre-fort !

Tu as une idée ?

Raymond les binocles !

Allez, grouille !

Ici, c'est pas possible.

Les Binocles vous prie de passer au palais de justice demain.

Au palais, comment on ira ? À la bagnole du directeur ?

Alors ?

Si on veut avouer, ils nous y mèneront au palais.

Ben, oui, mais j'ai rien à avouer.

Et le hold-up de la rue Laffitte !

Doucement, j'ai rien à voir dans ces coups-là.

Ben, alors, qu'est-ce que tu risques ?

Pas de nouvelles de Gérard ?

Le Président reçoit l'avocate aujourd'hui.

Croyez-vous qu'il accordera la grâce ?

Ça m'étonnerait !

Si c'est vous ?

De vous à l'autre.

Oui !

C'est inhumain, cette incertitude.

Vous croyez que je serai gracié ? - J'en suis sûre !

Il vous l'a dit ?

Il l'avait fait entendre.

Pour un avocat, vous mentez très mal !

Je ne mens pas, je vous jure. - Non, inutile !

J'aime mieux tout savoir.

Alors c'est peut-être pour demain !

Gérard !

Tu as compris ? - Bien, oui !

Alors, répète !

On arrive au palais.

Ils nous emmènent au juge d'instruction.

On se... Hé !

On aura les menottes, mon père.

Ils ont dû prévoir ça ! On se démerdera !

On se démerdera !

Escalier 6...

Couloir central...

Salle des pas perdus...

Bureau f.

Sur le Quai des Orfèvres, il y a une traction et une camionnette.

À quel endroit du Quai des Orfèvres ?

On verra bien ! - On verra bien !

Je monte dans la traction.

Elle fout le camp à pleins gaz pour amuser les flics.

La camionnette démarrera en sens inverse.

C'est ça ? - C'est ça !

Hé ! - Hein ?

Tu crois que ça ira ?

Mon père, voyons...

... C'est enfantin !

Bonne journée les amis. - Bonjour maître.

Je voudrais dire un mot à mes clients. - D'accord !

Vous n'avez pas changé d'avis ? - Non !

Votre décision peut avoir les conséquences les plus graves.

Nous sommes coupables, Maître !

Ça nous soulagera d'avouer !

C'est bon ! Nous tâcherons de limiter les dégâts.

Que faites-vous ici ?

Défense de parler aux prisonniers, mademoiselle !

Je suis son avocat !

Pardon, mon cher confrère, l'avocat, c'est moi !

Barney, je comprends pas !

Surtout, ne cherchez pas à comprendre.

Messieurs, le juge nous attend.

Par ici.

Deux minutes.

Vous ne trouvez pas que ça sent le brûlé ?

Non !

Ah si ! Ça sent le brûlé !

Mais non, je sens pas le brulé !

Oui, c'est horrible, ça sent le brûlé !

Mais non, ça sent pas le brulé !

Mais ça empeste le brûlé. - Mais non !

Il y a le feu dans le couloir !

Le feu ? - Ben oui !

Hé, doucement, vous deux !

Venez voir !

Oh, c'est rien !

C'est des feuilles !

Hé oui !

Vous aviez raison.

Ça sentait le brûlé !

Mais plus maintenant !

Mais...

Ah ! Non !

Maître !

Les Binocles !

Mais qu'est-ce qui se passe, que faites-vous ici ?

Je fais mon marché.

S'il vous plaît, Maître, le bureau du Juge sauvageot.

Tout droit et à gauche. - Merci.

Dédé la couleuvre !

Alerte !

Ils nous barrent la route. - Viens...

Deux évadés ! Prenez vos places !

Se faire voler sa robe en plein palais.

C'est inconcevable, inconcevable !

Vous aurez de mes nouvelles !

Sang froid mon cher collègue, du sang froid.

Pas de voleurs, pas d'avocats !

Je vous ferai mes papiers, vous m'entendez ?

C'est une insulte à la justice... c'est une dérision...

Ma robe, on m'a volé ma robe.

Ma robe ! - Du sang froid cher collègue !

Du sang froid !

Les évadés, ils sont en robe d'avocat.

Et qu'est-ce qui se passe ?

Il y a dû avoir un os !

Que se passe-t-il ?

Il doit y avoir un os !

Que racontes-tu, quel os ?

Un os dans le fromage.

Scandaleux... - Intolérable...

Halte-là ! Que personne ne bouge.

Tous au mur !

Qu'est-ce que c'est cette histoire ? - Tous au mur !

Les voilà !

Faits comme des rats ! - Demi-tour.

Par ici !

Messieurs, je n'ai pas le temps de vous recevoir en ce moment.

Monsieur le juge, je suis navré de vous déranger, mais mon...

Va voir ce qui se passe, vite.

Messieurs, la cour !

L'audience est reprise.

Acquitté !

Vous avez dit 20 ans.

Dédé la couleuvre ! Ah ! Le juge Rébochaux

Désolé maître, personne n'entre ni ne sort.

J'ai des clients qui m'attendent, que se passe-t-il ?

Deux évadés !

Ils se sont barricadés chez le juge Lafite, il faut m'envoyer du renfort.

D'accord !

Le juge Lafite ? - Oui, Maître.

Rendez-vous !

Rendez-vous, vous êtes fait.

Ouvrez ! Rendez-vous !

Rendez-vous, vous êtes fait.

Excuse-moi, monsieur le juge.

Nous sommes pris.

Hé ! Ils sont là !

Saute ! - Moi ! Moi, j'ai le vertige.

Ah, mais c'est rien, regarde...

Saute, Dédé ! - Non !

Vas-y, saute !

Saute !

Dédé la Couleuvre...

... Déjà neuf évasions.

Et grouillez-vous, grouillez-vous les motards.

Non !

D'accord !

J'ai la dernière ! - Alors

Ils ont piqué Dédé la Couleuvre dans la Traction Avant.

On dirait que c'est un trompe-l'oeil.

Et Barney ?

Disparu avec la souris.

On les cherche du côté de Bettencourt.

Dix cars de police, mitraillettes et toute la gamme.

On titre là-dessus !

Pas de scandale, pas de scandale à la une.

Laquelle voulez-vous ? - Pas de photo !

On vous demande au téléphone, M. Ruppert. - Oui !

Allô ?

Je suis la sécrétaire de M. Sylvestre. - Oui !

Il vous attend au théâtre, c'est très urgent.

C'est entendu, j'arrive.

Il arrive ! - Bon !

Attendez-moi là !

Gardez l'affaire, je vous accompagne.

Vous n'y pensez pas ? - Je ne pense qu'à ça, au contraire.

« La police communique :»

« On recherche activement Barney Morgan.»

« Les ordres sont de tirer à vue.»

« Les barrages de police sont...»

Vous avez entendu. - Raison de plus !

Bon !

Allez payer !

Ils sont fichus de me reconnaître.

Merci madame !

Par ici, grand-père.

Vous croyez bien avoir gagné, hein ?

J'ai gagné Barney ! - Ça m'étonnerait !

Trois cents flics te cherchent dans Paris.

Ils sont un peu nerveux. Ne fais pas de bêtises, Barney !

Un accident est vite arrivé. - J'ai un bouclier.

Qu'est-ce que c'est ça ? - C'est toute l'histoire.

Il n'y manque que la signature.

Tu veux rire ?

Reprends ton cadeau et signe !

Tu crois que tu vas m'y obliger ? - Exactement !

On peut savoir comment ! - Comme ça, par exemple !

Pas la peine, Barney !

Tu ne t'en tireras pas à coup de poing !

Tiens, je t'ai apporté ça.

Un passeport, de l'argent...

Prends les clés de la voiture, si tu files à la seconde, t'as encore une chance.

Surtout, tu es bien tranquille.

Pas la peine, je te dis !

C'est sérieux cette fois, l'affaire est trop grosse pour toi.

Tes petites acrobaties, c'est très joli, mais ça prend plus.

J'ai alerté les flics, ils seront là dans trois minutes.

Ça prend pas !

Tu venais voir Sylvester.

Sylvestre, il est au Brésil.

Ah, si vous tenez à sa peau, emmenez-le tout de suite.

Tu perds un temps précieux, Barney.

Allez jeter un coup d'œil, vous verrez si c'est vrai.

De toute façon, c'était trop tard, hein ?

Gérard est foutu. - Barney, il arrive.

Tu t'es fourré, petit.

Venez Barney, c'est perdu.

On laisse crever, Gerard !

Je ne veux pas vous perdre, Barney.

C'est vous qui me dites ça !

C'est vous qui lâchez la dernière minute !

Il n'y a plus rien à faire.

Vous pouvez hurler, personne ne vous écoutera.

Vous avez raison Barney.

La vérité, tout le monde s'en moque.

Les Rupperts, les Sylvestres et les Villeterre...

Ce n'est pas tout le monde, il y a les autres.

Quels autres ? - Tous les autres, ceux de la rue.

Si tout le monde sait la vérité, on n'osera plus l'exécuter, Gérard.

Après tout, c'est mon métier de leur parler.

Où allez-vous ?

Vous m'avez dit un jour que je n'avais pas plus de conscience qu'un singe.

D'accord !

Seulement moi, je suis doué de la parole.

Barney !

Loulou...

Loulou !

Barney !

Reste avec moi, Loulou !

Je change la première page.

Tu prétends pas faire le journal tout seul ?

Mais tu es blessé, mon vieux !

Il faut faire quelque chose. - Discute pas.

Tu parles qu'il faut faire quelque chose, amène-toi vite...

... Vite.

Tu n'y arriveras jamais !

Il faut qu'on y arrive !

Surtitre :

La vérité sur l'affaire Gérard

Titre :

Assassinat légal

Sous-titre :

Un innocent risque la mort

Par Barney Morgan

Tout a été mis en oeuvre pour étouffer l'histoire.

Vous allez lire :

Un homme va mourir...

... Mourir assassiné !

Je prierai pour vous, mon fils.

Mon père !

Pas de nouvelles de Morgan ?

Mon père !

... Nous vous avons dit la vérité.

Et c'est à vous, lecteur, d'exiger que la lumière soit faite.

Bon !

Préviens les camionnettes et va chercher les crieurs !

C'est trop tard, mon vieux ! Ça sortira jamais.

Va les chercher, je te le dis ! - J'y vais !

Va, vas-y, mon gars !

Loulou... Loulou !

Amène-toi, tout de suite.

Il y a du nouveau pour la première page.

L'exécution de Gérard, c'est pour tout à l'heure.

Alors, mon gars ?

T'es là ?

Loulou, qu'est-ce tu fabriques ?

Réponds, bon sang !

Loulou...

Loulou, tu m'entends, oui ?

Oui, tout le monde et tout de suite.

Une édition spéciale à distribuer.

Je t'expliquerai après, amène-toi.

Mais non ! Mais grouille-toi, bon Dieu.

Puisque je te dis que c'est urgent, fais ce que je te dis.

Loulou, qu'est-ce qui se passe ?

Loulou !

Tu es gonflé, mon grand.

Mais je t'avais prévenu, il n'y a rien à faire.

J'ai gagné, grand-père.

Elle est tombée, mon édition spéciale.

Elle n'est pas encore dans la rue.

Ça sera pas la première édition qu'on mettra au pilon.

Salop !

Édition spéciale... la vérité sur l'affaire Gérard.

Édition spéciale... la vérité sur l'affaire Gérard.

Édition spéciale... la vérité sur l'affaire Gérard.

Il s'est avéré une casquette haddock, votre dossier.

Violation de domicile...

Usurpation d'identité...

Coup et blessure...

Plus outrage à magistrat...

Outrage à agent...

Et j'en passe...

Je suis tranquille, j'ai le meilleur avocat du monde.

Et puis il y a les circonstances très atténuantes.

Dédé la Couleuvre...

Onzième évasion !

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