All language subtitles for Cafe.De.Flore.2011.FRENCH.1080p.BluRay.H264.AAC-VXT

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Original subtitles

(légère respiration)

(cri)

(vacarme urbain)

(musique rythmée)

(narratrice): Voici l'histoire d'un homme qui a tout pour être heureux

et qui possède de plus la lucidite' pour en être conscient.

(II augmente le volume.)

À l'aube de la quarantaine,

Antoine Godin ne s'estjamais senti aussi bien dans sa peau.

(femme): Wouh! Oh! (rires)

Oh!

Prêt? (enfant): Oui!

- Regarde. - Oui.

OK. Oh!

Bravo! C'est bon, ça! (rire de fillette)

OK, ça va?

(narratrice): En parfaite sante'... - Limonade!

- Sans soucis financiers... (homme): Crisse d'écureuils!

- Des parents toujours en vie.

Père de deux magnifiques filles.

(femme): Oh! - Amoureux fou de la femme de sa vie.

(Elle rit.)

Antoine respire et transpire le bonheur.

(gémissements de jouissance)

(musique forte)

(Elle gémit.)

(La musique s'arrête.) (Elle chantonne.)

(Elle chantonne.)

(La musique reprend.) (La femme crie.)

- Hé!

(bisou)

(La musique s'estompe.)

(roulement métallique)

(cri) (effet sonore grandissant)

(silence)

(musique douce)

(chant de grillons)

(soupir)

(soupir)

(musique techno provenant des écouteurs)

(tintement des bouteilles)

(La musique s'arrête.) (soupir)

(aboiement au loin)

(batterie)

(mère): Allez, on s'en va.

(klaxons)

(marmonnements du garçon)

(paroles indistinctes du garçon)

(mère): Chut! Faut pas faire de bruit.

(aboiement plaintif)

- Au ciel! - Non...

- Au ciel! - Allez, viens.

(gémissements du chien)

(vrombissement de moteur)

(moteurs de voitures)

(ruissellement de l'eau)

Allez!

Pour moi? - Ouais!

(rires)

(Elle rit.)

(brouhaha)

(musique rythmée)

(homme parlant au loin)

(rire)

(musique rythmée)

- Un gros poisson...

(bisou)

Et les genoux.

(conversations entremêlées)

- Cinq, six, sept,

huit, neuf, dix...

- Fois quatre?

Quarante!

(musique rythmée en sourdine)

(musique rythmée)

(narratrice): Voici aussi l'histoire d'un garçon

qui n'a pas tout pour être heureux,

et qui ne possède pas la lucidite' pour en être conscient

- Et on tourne vers la gauche.

- Heureusement...

il y a Jacqueline.

- Au revoir, mon beau loup. Maman va travailler.

- Au revoir, maman. Je t'aime. - Je t'aime.

(Elle rit.)

Au revoir.

(grincement de la porte)

(bisous)

(musique rythmée)

(cri en sourdine)

(pleurs mêlés de rires)

(pleurs du bébé)

(respiration haletante)

(pleurs du bébé)

(père): Qu'est-ce qui se passe?

(Jacqueline): Tu me feras pas changer d'ide'e.

- On est pas des missionnaires.

Puis tu veux me dire pourquoi on chuchote, là?

Comme s'il pouvait comprendre. D'abord, c'est un bébé.

Ensuite, c'est un...

- Dis-le.

(soupir)

- Écoute, il y a des gens qui sont formés pour s'occuper de ces enfants-là.

- Ces enfants-là ont aussi des parents.

(Elle soupire.)

Son fils naît défavorisé par la vie et lui,

au lieu de vouloir en prendre soin, il veut s'en débarrasser.

Tu me déçois tellement.

Je croyais pas que t'étais ce genre d'homme.

Je l'ai mis au monde et je le garde.

Tu sais ce qu'il te reste à faire si ça fait pas ton bonheur.

(pleurs de l'enfant)

(gémissements du bébé)

(chuchotements)

Je vous emmerde! (pleurs du bébé)

(cloche qui sonne)

(narratrice): Ce jour-là, à cet instant pre'cis,

Jacqueline donnait un sens à sa vie.

Son petit Laurent allait vivre vieux.

(sanglot)

(diverses sonneries)

(soupir)

(anglais): Qu'est-ce que je fous ici?

(musique rythmée)

(II chantonne en anglais.)

(signaux sonores)

(anglais): Qu'est-ce que...

je fous ici?

(chanson en anglais)

(II chante en anglais.)

(signal sonore)

- Papa, regarde!

Elle m'a achete' un hamster. - Ouais!

(rires)

(Rose): Il pue un peu, mais il est bien smatte!

(musique rythme'e)

I don't wanna go...

(essoufflement)

(chanson en anglais)

(soupir)

(musique techno)

(chanson): What the fuck

am I doing here

(musique techno)

(effets sonores)

(cri)

(musique techno)

(La musique s'arrête.) (cris de la foule)

(musique techno)

- J'aime ça couper le son.

Ça donne plus de punch à ce qui s'en vient.

(cris de la foule)

(musique douce)

(acclamations de la foule)

(La musique douce continue.)

Sais-tu ce que j'ai remarqué

en faisant le ménage de mes vieilles photos,

quand j'ai déménagé?

Une sur deux, je te mens pas.

Ma garde royale est là.

Celui du gin.

(L'homme rit.)

Je l'ai rencontré la semaine passée à Londres.

II demandait des nouvelles de mon père.

(chanson): Breathe in the air - Breathe in the air!

(rires)

Elle fait du bien, cette toune-là.

On comprend fuck all de quoi elle parle, mais...

elle fait du bien.

(soupir)

Une photo sur deux aussi...

(Antoine soupire.)

(battements rythmés)

...elle est là.

(musique rythmée en sourdine)

(Antoine): C'est assez rare, les filles qui tripent musique comme les gars,

qui connaissent les titres de tounes,

le nom des bands, qui tripent pochettes,

puis rock, jazz,

name it.

(musique rythmée)

(La musique continue en sourdine.)

(La musique continue.)

(narratrice): Ce jour-là, à cet instant pre'cis,

Antoine et Carole avaient souhaite' s'aimer

jusqu'à la fin des temps.

(musique en sourdine)

(vrombissement de moteur)

(notes de piano)

(klaxon)

(klaxon)

(klaxons répétitifs)

(mélodie au piano)

(sursaut)

(respiration bruyante)

(ruissellement de la pluie)

- Je l'aime!

Je l'aime!

(Elle chante.) Au ciel!

Au ciel!

Au ciel!

Au ciel!

(vagissements du bébé)

(pleurs du chiot) Au ciel!

Au ciel! (babil du petit)

Au ciel!

Au ciel!

J'irai la voir un jour

Reste là. Au ciel au ciel au ciel

(rires)

(bisous)

(Elle rit.)

(narratrice): Quatre anne'es d'allaitement maternel.

- Faut gonfler à bloc son système immunitaire.

(narratrice): Trois ans de surplus quotidien de vitamine A.

(énumération indistincte)

(Jacqueline): Pour stimuler tous les organes moteurs du corps.

Qu'est-ce que je t'avais dit?

(rires) (homme): Les enfants, prenez vos scalpels.

- II a perdu une plume.

(Paul): Mais tu vas le rendre dingue avec tous ces cours à n'en plus finir.

- Mais il apprend par mimétisme. T'as pas encore compris, tête de noeud?

- Donc maintenant, on va aborder le son "ch".

Les lèvres sont en avant.

Les dents se rapprochent et la langue touche le palais.

Chhh.

Le cheval de Charles.

- Charles a un cheval? (rire de Jacqueline)

- II a un copain qui s'appelle Charles. Charles n'a pas de cheval, mon loup.

II parlait d'un autre cheval. Je veux dire, d'un autre Charles. Excusez.

(rires)

(moteur du rasoir)

(Elle souffle.)

(bisous)

(narratrice): Ce petit ange descendu du ciel, croyait Jacqueline,

allait faire mentir toutes les statistiques d'espe'rance de vie des trisomiques.

- Tu m'énerves, file!

Monique, remplace Jacqueline.

(Monique soupire)

(bisou)

- Maman!

- Mais c'est mon loup d'amour à sa maman chérie!

(essoufflement) (soupir)

Mais... (soupir)

Combien de fois il faut que je te dise de faire attention à tes vêtements?

Là!

(soupir)

(conversation indistincte)

(fermeture éclair)

(ensemble): Au revoir.

(femme): Au revoir.

- Bonjour, Charles, je suis la maman de Laurent.

Tu me reconnais? - Oh oui, madame.

- T'as vu comme je suis gentille? Comme j'ai un beau sourire?

Si tu refais du mal à mon garçon,

je n'aurai plus de sourire et je ne serai plus gentille.

Au revoir, mon beau Charles. Passe une bonne journée.

Viens.

- Vous n'êtes pas sérieuse, là?

(ambiance de gymnase)

- Alors?

(pas qui résonnent)

(brouhaha)

(marmonnements de Laurent)

Je t'ai déjà dit que tu me plaisais, toi?

- Moi, je veux pas faire de la boxe, maman.

- Mais si, mon loup. C'est important d'apprendre à se défendre.

Et puis tu vas être génial, j'en suis sûre.

Tu réussis tout ce que t'entreprends.

Tout ce que tu touches se transforme en or.

T'inquiète...

T'auras jamais à te battre.

Maman va te montrer à bien utiliser le verbe avant le poing.

(Laurent proteste indistinctement.)

- Si tu me casses encore les couilles...

(Jacqueline): Je te crève les yeux, charogne.

- Je te crève les yeux, charogne!

(Jacqueline et Laurent): Et je t'enfonce mon pied au cul!

(brouhaha) (Jacqueline chuchote.)

- Je suis fière de toi, mon loup! Ne souris pas.

On va rentrer à la maison.

Souris pas. Je suis fière de toi.

(Jacqueline chuchote.)

- Aïe!

(IIs chantent): Au ciel! Au ciel!

- Mais qu'est-ce que vous faites? II pleut, là!

(Jacqueline rit.)

(ensemble): Au ciel!

(Jacqueline rit.) (Laurent): Au ciel!

(cloches d'église)

(propos indistincts)

(tintement de pièces de monnaie)

- Mets ça là, petit voleur. Je vais t'apprendre, moi!

- J'en veux un, maman. - Non, va t'asseoir.

(pas qui s'éloignent)

(grincement) (tintement métallique)

(tintement de pièces de monnaie)

(brouhaha)

(musique en sourdine) (voix inaudibles)

(musique en sourdine)

(femme): Qu'est-ce qu'il dit?

Qu'est-ce qu'il dit?

Qu'est-ce qu'il dit?

(Laurent lit): "Toby passe dans le pré

"et suis la chèvre.

"Valérie passe dans le pré

"et suit...

et suit papa."

(Jacqueline murmure.)

- C'est qui? - C'est ton papa.

(inaudible)

(Jacqueline gémit.)

Hum... Laisse maman dormir, mon loup. - Maman, Café.

Café, maman!

- Ah, m'énerve pas ce matin. Vas-y, toi.

Maman t'a déjà montré comment on fait.

- Non, viens!

(Elle soupire.)

Allez, ma petite doudou d'amour de mon coeur.

(aboiement à l'extérieur)

- T'es un rêve, toi? Mais t'es un beau salaud!

Dans les deux cas, les femmes craquent.

Tu gagnes.

Ça va pas se passer comme ça!

(Laurent rit.) Qu'est-ce que je vous avais dit?

II ne faut pas réveiller le monstre

qui sort de sa caverne et après, il mange les petits enfants.

(rires) Ça va pas se passer comme ça!

(Elle grogne.)

- Café! - Oui...

(fort): Café!

- C'est par là que ça se passe. Allez! Comme si tu savais pas.

On allume là, on la branche là,

la première plage, 33 tours, oui, le volume, oui.

Café, voilà, monsieur.

(musique rythmée)

- Café, Café.

(Narratrice): Matin, midi et soir,

septjours par semaine... (Jacqueline fredonne.)

...365 jours par anne'e,

Jacqueline s'accrochait à son rêve. (choeur religieux)

Cet hymne en e'tait devenu le symbole.

Symbole d'un amour mythique, pensait-elle.

Plus grand que l'homme.

Plus fort que la vie.

(Le choeur s'arrête soudainement.)

(grincements métalliques répétés)

(Les grincements continuent.)

(grincements en sourdine)

(soupir)

(grincements de la roue du hamster)

(chant de grillons)

(respiration haletante)

(sanglots)

(porte qui ouvre)

- Maman?

- Oups! Ha! Excusez-moi.

(Elle rit.)

- Bonne semaine, mon bébé!

- Bonne semaine, papa. - Ma beauté.

(bisous) Love you.

Salut, Carole!

(chuchotant): T'es encore somnambule?

- Bye! Bonne semaine!

- À toi aussi.

- Hé!

- Beau bonhomme!

Allô!

Ça va?

(bisous)

- Ouais, long time no see!

T'as l'air en forme. - J'essaie.

- Ça marche. - Toi? Toujours aussi jet-set?

- Moi, j'ai pas à me plaindre. Life's good, life's good.

- Joues-tu à Montréal bientôt? - Oui, j'ai, euh...

j'ai une petite gig au Picnik dans deux semaines.

Si ça te dit... Si ça vous dit.

(cri au loin)

- Bon! - Bien, à la prochaine.

- Hum!

(chuchotant): Trou de cul!

- Conasse! (moteur qui démarre)

- II a maigri, trouves-tu?

II est en rechute?

Sa bimbo l'a crissé là? (rire)

Question de temps.

- Tu commences de bonne heure à matin.

- Ça s'en vient, tu vas voir.

Quand il va se retrouver tout seul au fond du baril,

j'espère que tu vas te déniaiser

puis faire ce que n'importe quelle femme saine d'esprit aurait déjà fait

depuis longtemps à ta place.

Le laver!

Chien sale.

(chanson à la radio)

(II éteint la musique.)

(Antoine): Je trouve pas ça normal, moi. Après deux ans,

avoir quasiment envie de pleurer

chaque fois que j'entends des chansons qu'elle aimait.

(rire)

(soupir)

Ma plus vieille, la petite maudite...

Elle fait exprès de tourner le fer dans la plaie.

Faire jouer ce qu'elle sait qui peut me rappeler sa mère.

(musique en sourdine)

(homme): Tous les enfants de couples se'pare's

rêvent au de'but de revoir leurs parents ensemble.

- Pas juste au début.

(soupir)

À l'inverse, y a-tu des chansons dans ta vie, toi,

qui... te donnent le goût de peser sur la pe'dale?

(musique rythmée) De vivre?

Baiser?

- Envoie-moi-les, je les veux.

(musique dance) (babil du bébé)

- Est-ce que je peux la prendre? - Bien oui, tu peux la prendre.

(brouhaha)

- C'est qui, ça? C'est quoi, déjà?

- Tu parles de la toune ou de la fille?

(Antoine): Je dis pas que c'e'tait un grand cru.

Eh non.

Une petite musique inoffensive,

quasiment banale,

qui arrive à te donner le goût de t'arrêter, des fois,

de regarder autour de toi,

saisir le moment.

Le genre de musique qui te fait voir la vie comme elle devrait toujours être.

Belle. Comprends-tu?

Des inconnus que j'aijamais vus de ma vie.

IIs m'ont tous souri, comme s'ils comprenaient

le moment de bonheur que j'avais

à voir la vie comme je la vois,

grâce à la musique.

- IIs devaient te sourire parce que tu leur souriais.

- Pète-moi donc ma bulle.

(rire)

Mais je leur souriais pas.

Je veux dire, j'ai souri, oui,

en pensant à ce que je vis,

à ce que je sens,

à ce que la musique me procure dans la vie.

(anglais): Pense'es de "gele'"?

Excuse-moi. Vieux re'flexes.

(musique rythmée)

(cris de jouissance)

(musique rythmée)

(inaudible)

- Papa?

- Yo, babe!

- Nadine, elle m'invite à soir. Je peux-tu?

- As-tu demandé à maman? - Elle m'a dit de te demander.

(grognement)

- Envoye, pitoune!

(rires)

(cri de joie)

(homme): T'as pas cherche' à la revoir?

(Antoine): Non. La se'paration e'tait pas une option dans notre couple.

(Quelqu'un interrompt la musique.) Hé, qu'est-ce que tu fais là?

- Je mets d'autres choses. - Yes!

Ça fait une couple de mois qu'on l'endure, celle-là.

- Électro, chill-out, lounge.

T'en as combien de versions, coudonc?

- Un gars a pas le droit d'aimer une toune?

- Ouais, mais pas d'écoeurer le peuple avec.

(rire)

- Bien, remarque, je préfère celle-là à:

It's you

(les deux filles): It's you

(la mère et les filles): It's you

- Trois folles, hein? (rires)

It's you

À enfermer à l'asile! (rires)

(tous ensemble): It's you

(musique douce)

(rires)

(Antoine): C'est drôle. Autantje suis heureux,

je suis bien aujourd'hui...

Autant j'ai l'impression d'avoir fucké l'affaire.

Fucké ma vie.

La vie des miens.

Ne plus mériter de vivre, des fois.

Inquiète-toi pas.

Je serai jamais capable de faire ça.

Je ferai pas ça à mes filles.

Mais... comme je prends souvent l'avion.

C'est pas moi qui vais de'cider si un moment donne'...

(cris, tapotements furieux)

Pouf! (fracas)

(musique dramatique)

(propos en sourdine)

(anglais): Putain de perte de temps!

- Bon, c'est l'heure du bain.

(chanson mélancolique)

(Antoine): C'est ironique.

C'est quasiment mon ex qui m'a pousse' dans ses bras.

Quand elle avait peur que je rechute,

elle appelait ma mère pour lui laisser savoir subtilement

que j'allais pas bien. (raclement de gorge)

Le lendemain, ma mère m'appelait...

- Hi, honey...

- ...pour me faire croire que mon père filait pas.

Bonne nuit, mon amour. (bisous)

Pour que le lendemain...

Hey, Dad...

...je l'appelle pour lui demander de venir avec moi faire un meeting.

Ça va? Je te dérange?

- Qu'est-ce que tu fais de bon?

- Ma mère savait que mon père e'tait pas capable de me dire non.

What's up?...

Et mon ex savait que moi,

j'e'tais pas capable de dire non à ma mère.

Ruse'es, les petites maudites.

Fait qu'on se retrouvait dans un meeting, mon père puis moi,

juste parce qu'on pensait que l'autre en avait besoin.

(frottements de chaise) (toussotement)

Je de'teste les meetings AA.

IIs m'e'nervent, eux autres, avec leurs bondieuseries,

puis leurs accolades à ne plus finir.

- Les Alcooliques Anonymes est une association d'hommes et de femmes

qui partagent entre eux leur expérience, leur force et leur espoir

dans le but de résoudre un problème commun,

et d'aider d'autres alcooliques à se rétablir.

La seule condition requise pour devenir membre

est d'avoir le désir d'arrêter de boire.

Les AA ne demandent ni cotisation ni droit d'entrée.

Nous nous finançons par nos propres contributions.

Les AA ne sont associés à aucune secte, confession religieuse ou politique,

à aucun organisme ou établissement. Notre but premier

est de demeurer abstinents et d'aider d'autres alcooliques à le devenir.

(applaudissements)

It's you

(musique)

It's you

(inaudible)

It's you

It's you

It's you

It's you

It's you

It's you

It's you

(claquement de porte)

- Quoi?

(soupir) - Envoye!

(musique rock)

(chuchotant): Tu t'appelles comment?

- Véro. Et toi? - Laurent.

- Bonjour. - Bonjour.

(propos indistincts)

(bisous)

- Mignon.

- Au revoir, maman!

Je t'aime!

(sons du clavier)

- Ciao, babe. - À plus tard.

- Bye, les girls! - Bye, papa!

- II sent bon.

- Ton père puis moi, c'est écrit dans le ciel, ma fille.

T'as pas à t'inquiéter.

(Antoine): Crois-tu à ça, toi, les âmes soeurs?

(homme): Des soul mates?

Je sais pas.

- Je trouve ça beau.

Le concept est beau.

Que quelqu'un quelque part soit fait pour toi,

pour la vie.

Je me sentais de même au de'but avec la mère de mes enfants.

Peut-être pas aussi fort que ce que je vis là, mais quand même...

Je me sens loser quand je pense à ça.

En fait, le concept perd de sa force.

De son sens.

Si c'est l'âme soeur,

c'est pas supposé mourir, non?

C'est pas supposé arriver deux fois dans une vie.

(soupir) - Romantique.

- Faut croire.

- Qu'est-ce qui est arrivé pour que tu passes d'une âme soeur à l'autre?

(rire)

- Je croirais entendre mon père.

(rire)

- Les voyages, c'est bon pour la jeunesse, qu'on dit,

mais c'est bon pour le couple aussi. Bien, votre grand-mère et moi,

on en a des histoires derrière ces photos-là,

vous pouvez pas savoir. (musique ambiante)

(garçon, chuchotant): On veut pas le savoir.

- Hé! Sois poli, toi, si t'es pas joli!

(femme): Angéline!

(en anglais): Baisse le volume, s'il te plaît.

(brouhaha, rires) - OK...

(chuchotement)

Pourquoi?

- Excusez-moi.

(chuchotement)

- Qu'est-ce que tu fais? - Ça sera pas long.

(chuchotement)

- Hein? - Ta bénédiction.

(tintement) (La musique s'arrête.)

- Bon, bien on va demander au bon Dieu de nous bénir, hein,

de bénir la nouvelle année qui commence.

En tout cas, ce qui en reste, hein, parce que dans mon temps,

la bénédiction, c'était le 1er janvier, pas un mois plus tard dans les Maritimes.

(rires)

Qu'elle nous amène, euh...

la santé,

le bonheur,

et l'amour.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

(tous): Amen!

- Bonne année! (tous): Bonne année!

(La musique reprend.)

- Elle est courte cette année, grand-papa! On aime ça de même!

- C'est une claque que tu veux, toi, là? (rire)

- Bonne année! - Bonne année!

(anglais): Bienvenue dans notre famille.

- Thank you so much!

(inaudible)

(rires) - Bonne année!

- Bonne année!

Bonne année, mon amour!

Come! Come! Come! Sweetie...

- C'est bien, tout le monde danse. Tout le monde danse!

- Oh!

Bonne année, ma belle.

- Bonne année, grand nez. - Pareillement, grandes dents.

Hé. - Hum?

- Faites-vous ça à tous les ans? - Oui.

(Elle rit.) Même s'il y a pas un maudit chat

qui va à la messe ou qui se dit croyant.

- Je trouve ça beau. - Tu trouves tout beau, toi.

- Hum! C'est parce que je suis heureuse.

Comme je l'ai jamais été.

- Hum, je me demande pourquoi.

- Hé... - Hum?

Je pense qu'on nous regarde.

- Laisse-les donc envier notre bonheur un peu, pour une fois.

Qu'on les fasse chier ou qu'on leur fasse du bien.

- Sais-tu ce que j'aime avec toi?

- Hum? Hum? - Hein?

C'est la paix.

C'est la tranquillité d'esprit que j'ai d'avoir trouvé.

De ne plus avoir à chercher.

D'avoir enfin trouvé quelqu'un qui sent l'amour comme je le sens

et qui a envie d'y croire comme j'y crois.

C'est rassurant, tu trouves pas? - Hum?

- Qu'on soit tous les deux...

deux romantiques

pathétiques finis?

- Je t'écoute, là, et j'ai comme une érection.

(rires)

- Hé, tu sais quoi?

Y a quelque chose qui me dit que...

que même sans érection... Parce que...

On y échappera pas, hein? Dans une couple d'années, là, pfft...

le désir, euh... il sera pas aussi fréquent, aussi fort.

- Hum... J'espère, babe, parce que là, tu m'épuises.

Je pourrai pas garder ce rythme-là longtemps.

(rires) - Oui, mais même sans désir--

- Chut...

Avec ou sans libido,

avec ton haleine de café, ta manie de tout casser,

de toujours laisser traîner tes cheveux dans le bain...

(rire) ...je te choisis, bébé.

T'es la dernière. Je n'en veux plus d'autres.

On se marie?

Je veux faire ce voeu-là avec toi. T'aimer pour la vie.

Je pensais pas de te sortir ça à soir comme ça.

On n'en parlera pas à personne, si tu veux.

Ce sera juste une petite noce intime, tous les deux.

Pas d'église, pas de curé.

Ou une grosse en gang, comme tu veux, je sais pas.

Je le sais, ça ne veut plus dire grand-chose de nos jours,

mais pour moi, ça veut dire-- - Arrête.

Ta gueule, OK?

- C'est-tu un oui, ça?

- Oui!

(sanglot)

Pourquoi t'es arrivé si tard dans ma vie, toi?

(rire)

- Tu veux pas prendre un dernier verre? T'es sûre?

- Non...

- Ça te manque pas?

(soupir) - Ça me manque.

- Je te laisse les deux, d'abord. (rires)

Je t'aime, grande folle!

- Moi aussi! - Au revoir, maman!

(homme): Tu vas les faire tes courses, oui ou non?

- Oh! (Laurent): Je t'aime!

(silence)

(voix de Carole qui chantonne): Show me show me show me

How you do that trick

(voix d'Antoine qui chantonne): The one that makes me laugh she said

(Carole): And threw her arms around my neck

(Antoine): Show me how you do it

(Carole): And I promise you

(Antoine): I promise that

(Carole): I'll run away

With you

(ensemble): I'll run away with you

(cris de jouissance)

(musique rythmée en sourdine)

(musique)

(chanson romantique)

(même chanson dans les écouteurs)

- Va donc saper ailleurs!

(musique de cabaret, très forte)

(soupir)

- Si c'est sa façon de t'en vouloir,

elle pourrait être plus rock'n'roll.

- Elle a l'air gentille, cette fille-là. Trouves-tu?

- Qui? - Rose.

Je sens qu'on pourrait être amies avec elle.

- Tsk... Fais pas ta cool.

Continue de l'haïr, c'est tout ce qu'elle mérite.

- Reviens-en.

C'est la première fois que je l'appelle par son nom.

II lui va bien, d'ailleurs.

Une fleur fraîche au printemps.

- Bitch, c'est ça, son nom.

(musique de cabaret, très forte)

So haunt me (Rose): Hé! Ah!

And hurt me

(Antoine): Hé!

Baisse ça... tout de suite.

(soupir)

- C'est fini, le ressentiment.

C'est le temps de passer à autre chose.

- T'appelles ça "autre chose"?

(pépiements d'oiseaux) - Ça a pas rapport.

Je veux en savoir plus sur mes rêves, c'est tout.

- Dis-moi pas que tu rêves à elle? - Bien non.

Je rêve souvent à...

à... à un petit monstre.

Je sais pas trop, là, un petit gars.

- Et?

- J'arrive pas à le voir comme il faut.

II est dans le noir.

II veut pas se montrer où il se cache.

- Mais il est où? II sort d'où?

- Je sais pas.

(sursaut)

(ronflements) (soupir)

- T'es encore là, toi?

Quand est-ce que tu vas apprendre à dormir dans ta chambre, petit fou?

(chanson à la radio)

(brouhaha)

- Jacqueline! File! - Beau travail.

- Prends ma voiture. - T'es un ange, mon beau Paul.

- Ma mère me le disait.

Elle m'a donné un nom d'apôtre, d'ailleurs.

De saint.

- Allez, bouge ton cul! Magne-toi!

(coups de klaxon)

(autres klaxons derrière)

(Laurent et Véro): Non!

- Allez, allez!

- Qu'est-ce qui se passe? Qu'est-ce qu'il y a, mon loup?

- On aimerait bien savoir. - Je suis désolée.

Ma fille voulait pas quitter votre fils. On n'arrive plus à les séparer.

- Mais alors! Véro doit rentrer à la maison avec sa maman,

comme les autres enfants après la classe. - Je veux rester avec Véro, maman.

- Non... Qu'est-ce qu'il raconte, lui?

(les deux enfants): Non!

- Vous permettez que Laurent vienne à la maison?

(les enfants): Non!

(Tous les enfants se mettent à crier.)

- Hé, qu'est-ce que c'est que ça? Chut! Silence!

- Ça suffit maintenant!

(klaxon)

Ta gueule, connard!

Mesdames et messieurs, je vous présente Véronique.

- Bonjour! - Laurent.

- Ah... Je t'en dois une. - T'as verrouillé?

- II y a pas de voleurs dans ce quartier de merde.

- Dis donc, il perd pas de temps, lui! II est précoce, ce petit monsieur.

- Ah, m'énerve pas, toi.

- On s'assit ici? - Non, au boulot!

Ton copain travaille les jeudis et vendredis.

- Café, maman! - Ah, m'énerve pas toi aussi.

(musique rythmée) (Paul): Un petit bateau pour monsieur.

Et madame, qu'est-ce que je lui fais?

(Jacqueline): Mon assistant, Laurent.

- Bonjour, madame! Un café? Une infusion?

- Une infusion?

- Non, merci, jeune homme. Ça va.

II est attentionné, ce garçon.

- La température de l'eau vous convient, madame?

- La température de l'eau?

- Oui... Oui, ça va, très bien. Merci, jeune homme.

- Tiens, Véro, mon ange. Je t'ai fait une jolie fleur.

On va la mettre dans les cheveux.

Là.

- Comme ça. Voilà-- - Je sais faire.

- Eh bien, vas-y. Très bien.

(musique rythmée)

Véro, tes parents sont là.

(rire)

- Je veux rester avec Laurent. - Chérie!

- Je veux rester avec Laurent, maman. - T'es belle, dis donc!

C'est joli, cette coiffure! C'est vous qui avez fait ça?

- Oui. - C'est très joli.

- Merci.

Alors, tu me le dis ou non? - Quoi?

- C'est ta nana, Véro?

- Oui.

- T'es pas un peu jeune pour avoir une amoureuse?

- Non.

- Elle est belle.

Sa maman aussi.

- Je rêve ou quoi?

C'était quoi cette crise à l'école?

Tu vas pas me recommencer ça, je t'avertis.

- Excuse-moi, maman.

Je crois que je l'aime.

- Ça fait à peine deux mois que tu la vois.

T'as sept ans.

Qu'est-ce qu'on connaît de l'amour à sept ans?

Me fais pas rire.

- Je l'aime comme je t'aime.

- T'es un beau salaud.

(bisous)

(Laurent): Je pense souvent à elle, maman...

quand j'e'coute Cafe'.

(musique en sourdine)

- Maman?

Maman? - Arrête, il faut pas la réveiller.

(Carole gémit.)

Qu'est-ce qu'elle fout?

(gémissements)

(aucun son)

(ensemble): Maman!

(Rose): Elle me fait peur, des fois.

(Antoine): Comment ça?

(Rose): Je sais pas. Un feeling.

Elle de'gage tellement de peine.

Autantj'ai envie de la prendre dans mes bras,

autantj'ose pas m'approcher.

Je comprends tellement ce qu'elle doit ressentir.

Ça me tuerait que tu disparaisses de ma vie.

Que je ne puisse plus t'aimer, qu'on ne puisse plus être ensemble.

Puis moi, j'ai pas eu d'enfant de toi. Imagine elle.

J'ai peur que tu retombes aussi.

Que tu retrouves tes sentiments pour elle.

Je pense qu'elle attend rien que ça.

Après avoir e'te' 20 ans avec un homme,

après avoir eu avec lui les deux plus belles filles au monde,

moi, j'attendrais rien que ça.

(Antoine): Inquiète-toi pas, elle est ailleurs.

Dis-toi que si elle l'est pas, moi, je le suis.

Hum...

- Est-ce que tu lui as annoncé?

- On l'a pas annoncé à personne encore.

- Oui, mais justement. Je me mets à sa place, là,

je voudrais pas être la dernière à l'apprendre.

Au contraire.

Je voudrais même pas l'apprendre, je pense.

Prends ton temps, OK?

Hein? - Hum...

- On n'est pas pressés, non? - Non.

- Non? (Elle rit.)

(claquement de porte) - Bye, maman!

- Bye.

- Je peux pas rester avec toi, cette semaine?

- Non. C'est sa semaine.

On reviendra pas là-dessus. - Papa!

- J'ai pas le goût d'aller là.

- Arrête donc. T'as toujours aimé ça ici, hein?

La piscine, le foyer...

Envoye! (Elle détache la ceinture de sécurité.)

(rires)

(Carole rit.)

Ah...

- Hé, beauté! Ça va?

(arroseur automatique)

Qu'est-ce qui se passe pendant ta semaine? Elle est toujours bête quand elle arrive.

- Je la bats pour qu'elle vienne te voir.

(rire)

- Tu viens de manquer mes parents.

- Bien, j'essaierai de les voir quand ils reviendront.

- T'auras pas besoin d'essayer, c'est sûr qu'ils te ramènent

un petit quelque chose de vacances

qu'ils vont se faire un plaisir d'aller te porter.

(rire)

(Des pas approchent.)

- Hé...

(bisou) As-tu faim?

Juliette?

Une petite collation?

- Cool. On se reparle de ça? - Hum-hum.

- OK. Take care. Ciao. - Bye.

(moteur qui démarre)

- Je viens de lui annoncer. Ça a bien passé.

Je lui ai dit qu'on n'avait pas de date de fixée,

qu'on allait sûrement faire ça intime. (cris des enfants au loin)

- On venait juste de se dire de prendre notre temps.

- Relaxe, babe, c'est fait. Tu devrais être contente.

(rire)

(cris des enfants au loin)

- Tu le sais comment je me sens par rapport à elle.

Déjà qu'elle m'aimait pas, elle va vouloir me tuer, là!

- Prendre notre temps ou l'annoncer tout de suite,

il fallait que ça se fasse anyway.

- Tu vois bien que ça lui prend du temps, à elle! Elle a besoin de temps!

Comment tu penses que tes filles vont prendre la nouvelle? Hein?

Puis ton père? Tu vois bien que personne n'est prêt.

- IIs seront jamais prêts, tu comprends pas?

Tu m'énerves!

Je peux comprendre ta compassion,

mais il faut faire ce qu'on a envie de faire.

T'as pas envie?

- Bien non, c'est pas ça, là.

(soupir) Je la sens partout.

Elle est partout sur les murs. IIs font exprès, tes parents, ou quoi?

(rire)

Je t'énerve?

- Oui. Tu m'énerves. - Vous vous baignez?

- Vous vous mariez? (Un plat est posé sur la table.)

(vrombissement de moteur)

(inaudible)

(coups de klaxon) (crissement de pneus)

(silence) (bruit sourd)

(profonde inspiration)

(inspiration et expiration)

(inspiration et expiration)

(inspiration et expiration)

(inspiration et expiration)

(guitare en sourdine)

(Carole): Je te laisserai pas partir.

Je te laisserai pas te faire mal.

Toi puis moi, c'est pour la vie, tu le sais.

Je t'ai choisi, tu m'as choisie. On va passer à travers.

(sanglots) Si tu tombes, je te relève.

Si je tombe, tu me relèves.

On va s'en sortir, tu vas voir. Les filles vont nous aider.

On va réussir.

Je te tends la main.

Relève-toi, s'il te plaît.

(musique douce)

J'aimerais ça arrêter de penser à lui.

Passer une journe'e sans penser à ce qu'on a e'te'.

J'ai e'te' naïve...

de croire que c'e'tait le de'mon du midi.

Elle est tellement belle!

IIs vont tellement bien ensemble!

- Elle a un gros cul.

- Quand ils se sont rencontrés pour la première fois,

je l'ai tellement vu.

J'ai rien fait.

(Elle soupire.) J'aimerais juste ça passer à autre chose.

- Tu veux-tu vraiment passer à autre chose?

Je te l'ai déjà dit: déménage ou, euh... repeinture.

Change de toune, mais fais quelque chose.

(Carole arrête la musique.) (soupir)

Au sens figuré, que je voulais dire. - Ça se peut pas.

II peut pas se remarier!

II va revenir.

- Hein? Ah!

(rire)

- OK! (Jacqueline rit.)

(petit cri) - Fais bien tes devoirs.

II est jamais sorti sans moi. Ça va peut-être l'inquiéter.

Vous m'appelez pour quoi que ce soit. - Ne vous en faites pas.

(moteur qui démarre) On va pas refaire sa coiffure.

(rire)

(dring!)

- Oui, allô?...

Je vais passer le prendre, dans ce cas...

Non, il peut pas. J'arrive...

J'ai dit, j'arrive.

(toc-toc!)

Ça suffit! Arrête ça tout de suite. On s'en va, allez!

- Non! - On peut le garder pour la nuit,

je vous l'ai dit. Ça nous ferait plaisir, même.

- Pas question!

Tu vas pas recommencer ce petit jeu-là, toi!

- Véronique, c'est assez. Lâche-le. - Non!

(les enfants): Non!

- Ça suffit! (les enfants): Non! Non!

Non! Non!

- Allez! (les enfants): Non! Non!

On rentre à la maison!

(cris entremêlés) - Allez, monte.

- Qu'est-ce que tu as? Mais qu'est-ce qui te prend?!

(gifle sonore)

(respiration haletante)

Merci.

(écoulement d'eau)

Je te demande pardon.

Je ne te reconnais plus depuis quelque temps.

Maman s'inquiète. Tu comprends?

On va arrêter de la fréquenter, cette Véro, si c'est l'effet qu'elle a sur toi.

- Maman...

- Oui, va au lit, vilain.

(Jacqueline fredonne.)

(Voix de Jacqueline qui fredonne.)

(Voix de Jacqueline qui fredonne.)

(cris en sourdine)

(Voix de Jacqueline qui fredonne.)

(Voix de Jacqueline qui fredonne.)

(les enfants): Un bisou sur la bouche! Un bisou sur la bouche!

Un bisou...

(Elle fredonne.)

(Le fredonnement continue.)

(Le fredonnement continue.)

(musique sombre)

(fredonnement)

(Le claquement de porte interrompt la discussion.)

- Si leur comportement n'affectait pas les autres élèves, oui,

mais au point où nous en sommes,

puis-je vous suggérer de les placer dans un établissement...

spécialisé?

- Non. Mon garçon se joindra pas à un groupe de tarés.

C'est ce qu'ils deviennent quand on les isole ensemble.

- Madame Brunet, je vous en prie--

- Vous êtes le seul établissement de Paris

à avoir fait preuve d'audace et de sensibilité à son égard.

Vous allez pas abandonner!

Laurent est un garçon comme les autres,

il a droit à l'école comme les autres.

- Sa capacité à suivre sa scolarité comme les autres--

- N'a jamais constitué un problème.

- Ah...

- Allez, qu'on ne dérange pas la société.

Qu'on les enferme tous dans ces prisons qu'on fait passer pour des hôpitaux,

des établissements spécialisés. Pff!

Pour qui elle se prend, elle?

On n'a qu'à les séparer, enfin! II est où, le problème?

- Écoutez, nous, après avoir consulté plusieurs spécialistes,

nous croyons l'inverse.

On nous conseille à court terme de garder les enfants ensemble.

- Quoi? Quels spécialistes?

- Tenez. Regardez, ce centre, c'est plus qu'une école.

II héberge aussi les enfants cinq nuits par semaine.

II offre une structure de développement parfaitement adaptée à leurs besoins.

À seulement deux heures de Paris.

- Premièrement, j'ai pas les moyens. - Si c'est qu'une question d'argent,

mon mari et moi serions très heureux de... de pouvoir vous venir en aide.

- Vous êtes cinglés? C'est l'inverse qu'il faut faire!

Comme parents, on a la responsabilité de leur éducation.

C'est à nous de les aider, pas aux autres.

Dans l'esprit des gens, la trisomie est une fatalité.

Une fatalité sociale, c'est tout! On va pas céder à la moindre petite crise,

ou à l'opinion de soi-disant spécialistes de centres de bourgeois de merde!

Mon fils est très bien à cette école.

II continuera de l'être, avec ou sans votre fille.

De préférence sans, j'espère.

(claquement de porte)

- Je te l'avais dit. II n'y a rien à faire.

(moteur qui démarre)

- Je vais la lui faire oublier, moi, cette petite.

(e'clat de verre)

Ah!

(soupir)

(soupir)

- Café, maman?

- Ça fait 20 fois que je t'explique, mon loup.

- Des voleurs? - Oui. Quand maman aura assez économisé,

on ira t'en acheter un autre. - Et Véro, on va la voir?

- Arrête, s'il te plaît.

II y a pas de réponse, je te l'ai dit. (bruit sourd)

(essoufflement)

(toc-toc!)

- Maman?

(soupir)

(toc-toc!) Maman?

Maman? (sursaut)

(tonnerre)

- Papa? J'ai oublié mes souliers de soccer chez maman.

- Va les chercher, ma belle. - II pleut.

- Bien là, t'es pas faite en chocolat.

(musique rock très forte) Qu'est-ce que tu fais là?!

- Excuse, j'avais pas vu que le volume était au max.

- Baisse ça tout de suite!

Es-tu folle?!

- J'ai pas fait exprès! C'est toi, le fou.

- Hé! Attention à ce que tu dis. Parle-moi pas sur ce ton-là!

- Toi non plus! - Moi, j'ai le droit! Je suis ton père, là!

J'en ai plein le cul de tes chansons! Va dans ta chambre!

- J'en ai plein le cul de ta crisse de guidoune!

- Hé! Veux-tu une claque?

Excuse-toi. - Maman te l'a jamais dit?

Je te le dis, moi: t'es un trou de cul!

- Hé!

Ça suffit!

Dans ta chambre!

Envoye!

(Antoine soupire.)

Je t'ai jamais vue parler comme ça à personne.

- Je m'excuse...

- Tu sais, j'ai encore de la peine, moi aussi.

C'est pas parce que j'ai rencontré quelqu'un d'autre

que je n'ai plus de peine quand je pense à ta mère.

(Antoine soupire.)

(reniflement)

Regarde, je voulais pas te crier après. Je m'excuse.

Puis c'est pas vrai que je suis tanné de tes chansons.

Je trouve ça beau que la musique fasse partie de ta vie comme ça.

Que t'écoutes tout ce que t'écoutes.

(bisou)

(ruissellement de la pluie)

Merci.

Ça va, toi? - Oui.

- Les filles me disent que t'es souvent somnambule de ce temps-là.

- Bien non...

(Une voiture passe devant la maison.)

- All right.

C'est good. Take care.

- Ciao. - Bye.

(inaudible)

(Antoine): J'ai le goût de fesser, de frapper des fois, tu peux pas savoir.

(ruissellement de la pluie)

(soupir)

(musique douce)

IIs me font du bien, eux autres.

On dirait qu'ils font de la musique juste pour moi.

(soupir)

(silence)

(sursaut) (ronflements de Laurent)

(expiration)

(soupir)

- J'ai encore rêvé à lui. - II mérite pas ça.

- Non, pas Antoine.

Le petit gars.

II veut que je le prenne, mais il me fait peur.

Surtout quand il apparaît dans mon auto. - Qu'est-ce qu'il fait dans ton auto?

- Je sais pas.

Ce qui est flyé, c'est que... je rêve à lui juste quand je suis gelée.

Stone. (rires, conversation au loin)

- Depuis quand tu touches à ça, toi?

- Je fume un joint de temps en temps avant de me coucher. Ça m'aide à dormir.

- Bien, tu peux bien rêver à des petits monstres.

Ha! Elle se gèle la bine avant d'aller se coucher!

(babil d'un bébé) Bravo.

La prochaine étape, c'est quoi?

- Je m'en vais voir une médium...

spécialisée en guides.

- Hein?

(babil d'un bébé)

- Ça a l'air qu'elle aurait la capacité d'entrer en communication

avec des guides qui nous entourent.

Des âmes de personnes qui ne sont plus avec nous,

mais... qui nous accompagnent.

- Va chier. (babil d'un bébé)

Où c'est que tu vas pêcher ça, ce monde-là, toi?

(babil d'un bébé)

(musique douce)

- Le petit gars dans mes rêves...

- C'est un mongol?

(pépiements d'oiseaux)

(profonde inspiration)

(gémissements)

(cri en sourdine) (musique intense)

(silence)

(musique douce) (acclamations)

(inaudible)

(vrombissement de moteurs d'avion)

(La musique douce continue.)

- Laurent?

(réveil-matin)

(chantant): I don't wanna go...

- What the fuck?

(chuchotant):...am I doing here?

(fracas) (anglais): Putain de merde!

(musique douce)

(claquement de porte) (musique techno en sourdine)

(ruissellement de la pluie)

(musique douce)

(brouhaha)

(vrombissement de moteur)

(pleurs étouffés)

(La musique s'estompe.)

(pleurs)

(long cri)

Run rabbit run

Dig that hole

Forget the sun

- Je suis pas la seule à en fumer du bon. (rires)

And when at last the work is done

C'est tellement triste, là!

II y a une petite fille avec lui.

Don't sit down it's time to dig another one

C'est Rose.

Puis le petit mongol,

c'est Antoine.

But only if you ride the tide

And balanced on the biggest wave

You race towards an early grave

(respiration haletante)

- Mon coquin, ne me refais plus jamais ça.

T'es venu à l'école tout seul? - Véro, elle est pas là.

(bisou) On va voir Véro, maman?

(sonnerie de la cloche d'école)

- On va s'arrêter à la maison, t'habiller comme il faut, vilain.

Et puis ensuite, on rendra visite à Véro.

(Amélie): Qu'est-ce que tu veux dire, c'est Antoine?

- Pas surprenant que je sois incapable de le laisser.

(soupir)

- Embarque pas là-dedans, s'il te plaît.

- J'ai jamais connu un autre homme.

J'en ai jamais embrassé un autre.

J'ai aimé une fois dans ma vie.

Un homme.

Mais aimer, là, comme personne, tu le sais?

Ce genre d'amour-là, quand tu le perds,

il te reste juste une façon de survivre.

C'est d'essayer de te l'expliquer, sinon, tu meurs, comprends-tu?

T'as le goût de mourir. (sanglots)

- Tu feras pas ça, ma maudite.

Que je te voie pas faire ça!

(sanglots)

- C'était mon petit gars.

Antoine, j'étais sa mère dans une autre vie.

(rire) - T'es conne!

- Allô? - Salut!

(Elle verrouille la porte.)

(Carole): Je sais pas ce qu'il faisait là.

- Elle te l'a pas dit?

- Non.

Elle savait pas.

Je pense que j'essayais de les se'parer.

Je pouvais pas le laisser avec cette petite fille-là.

C'e'tait malsain, dangereux, même.

- Arrête de parler comme si c'était toi.

- C'est peut-être ça qu'il faut que je fasse aujourd'hui.

Que j'essaie de les séparer. II est peut-être en danger avec elle.

- Chérie!

Tu sais bien que tout ce qu'elle veut, c'est que tu y retournes.

Puis ça va être comme ça d'un rendez-vous à l'autre.

- Elle m'a dit que ça servait à rien de se revoir.

Que j'allais moi-même trouver mes réponses.

(Rose fredonne.)

(Amélie): Il faut que tu lâches prise, cocotte.

(Carole): Je peux pas.

J'aijuste envie d'y croire encore plus.

Avoue que la théorie est belle.

Si je le retrouve pas dans cette vie-ci, je vais le retrouver dans une autre.

- C'est bien beau, la théorie.

La pratique, qu'est-ce que t'en fais?

Tu vas vivre toute ta vie dans l'attente?

Un rêve? - Non.

Dans la paix.

L'espoir.

Je suis sa flamme jumelle.

(Amélie): C'est quoi ça, encore?

(Une voiture s'arrête.) (porte qui ouvre)

- Hum... Merci.

J'ai pas vu de diplômes sur vos murs.

Ça se prend où, une formation en me'diumnite'?

- Nulle part.

Ça s'acquiert.

Ça se développe de l'intérieur.

Ça relève de l'amour, de la foi.

Tout le monde peut développer ses capacités paranormales.

C'est une question de désir et de volonté.

Tous les gens qui passent ma porte, je me dis que je peux les aider.

Me mettre à leur service, au service du tout.

On est tous reliés.

- Au service du tout? - Hum...

- Mais en quoi ça peut nous aider de connaître nos vies antérieures?

S'il y a bel et bien vies antérieures.

- J'ai pas à essayer de vous convaincre. C'est vous qui êtes venue me voir.

On peut arrêter tout de suite si vous voulez.

- Ça bourre le crâne des gens d'histoires débiles.

Puis après, ça les laisse s'arranger avec ça.

Ah, puis je suppose qu'elles reviennent toutes de leur propre chef.

Comme ça, elles ont le sentiment de pas se faire avoir. C'est ça?

- Vous êtes venue ici pour vous vider le coeur?

- Oui. J'en ai pas pour longtemps.

Elle me dit pas tout. Si vous avez des informations,

je... je vais prendre la relève. Je suis la mieux placée pour l'aider.

Puis je vais vous demander de... de pas retourner ses appels

si jamais elle décidait de vous revoir, OK?

- Je crois pas que ce soit dans ses plans.

J'allais lui proposer, mais votre amie

est partie avant la fin de notre session, euh... sans payer, sans rien dire.

Je dis pas ça pour l'argent, là, je pense pas que c'est dans ses intentions.

C'est... c'est juste que je crois qu'elle était trop bouleversée.

- Par quoi?

- Des histoires débiles. (soupir)

Ça vous intéresse?

(tintements)

- Bon, bien on va...

on va demander au bon Dieu de... bénir la nouvelle année.

Hein? En tout cas, de bénir ce qui en reste.

Ça se peut-tu, ça va être le temps des blés d'lnde, bientôt!

(rires)

Que le reste de l'année...

nous apporte, euh... la santé,

le bonheur,

l'amour.

On va demander au bon Dieu qu'il... qu'il nous éclaire...

dans les décisions qu'on a à prendre.

Qu'il en éclaire un, surtout... (rires)

...pour qu'il prenne la bonne décision.

Qu'il se rende compte qu'il a des responsabilités.

Qu'il a des culottes à porter et que c'est le temps

qu'il les mette avant... qu'il soit trop tard.

Avant que... elle le laisse tomber pour de bon.

Avant qu'il devienne comme tous les imbéciles de la planète

qui brisent leur famille pour de bon.

- Viens-t'en. - Je... Non, mais...

- Arrête! S'il te plaît! - Je suis juste en train de dire tout haut

ce que tout le monde pense tout bas!

(conversations entremêlées)

Du jour au lendemain, monsieur se sépare!

II faudrait qu'on fasse comme si on s'ennuyait pas d'elle,

comme si on l'avait pas aimée?

Je l'aimais, moi, cette petite fille-là!

- I know!

- Quand on se marie et qu'on fait des enfants, c'est pour la vie!

- Stop it! - On se sépare pas, un point c'est tout!

- Jesus...

(toussotement)

(murmures indistincts)

(chuchotements)

(dialogues indistincts)

(coup dans la porte)

(tintement métallique)

- Fuck!

Vieux crisse de discours de moralisateur!

Huit couples sur dix se séparent aujourd'hui.

(conversation indistincte)

- Qu'est-ce que tu fais? - J'entends pas de ma chambre.

(Antoine): Comme si j'étais le premier à qui ça arrive.

Je veux pas remettre les pieds là.

(claquement)

- On se paie une rechute?

D'un soir?

- On y va, maman?

- Viens, maman veut te parler.

On n'ira pas rendre visite à Véro. On n'ira plus.

Ses parents vont l'inscrire dans une autre école

et ils vont même déménager.

Je sais que c'est triste, mais c'est comme ça, OK?

On ne la verra plus.

C'est fini.

- Tu mens!

- Non, reste assis, écoute-moi. - Non!

- Viens ici. On pourra lui rendre visite-- - Tu mens!

- ...de temps en temps, mais dans la vie de tous les jours, c'est fini.

- Tu mens!

Tu mens! Tu mens! Tu mens!

- Ça suffit! Arrête ce petit jeu! Viens là, je t'ai dit.

- Tu mens! Tu mens! - C'est ça, lâche cette porte!

Viens, maintenant. (efforts)

- Tu mens! Tu mens! - Viens ici... Viens...

- Tu mens!

- Arrête ça tout de suite!

- Tu mens! - Arrête ça tout de suite!

Qu'est-ce que je viens de te dire? - Tu mens!

- Tais-toi! Arrête de crier! Tais-toi! - Tu mens!

(profonde expiration)

(profonde expiration)

(profonde inspiration)

(médium): La rencontre des flammes jumelles,

c'est l'âme qui retrouve sa moitie'

sur le chemin du retour à la maison, à la source.

Et c'est la fin du cycle d'incarnation,

c'est la relation ultime

qui conduit vers l'unité.

(long cri)

(sanglots)

(médium): La chose la plus difficile pour elle en ce moment,

c'est... c'est d'accepter de faire le deuil que...

que l'être aime' est pas sa flamme jumelle.

(Laurent): Maman!

Maman!

Maman!

(faiblement): Maman...

(respiration saccadée)

Maman... (grincement)

(profonde inspiration)

Maman! (sursaut)

(criant): Maman!

Maman!

(Elle fredonne.)

(hurlement)

(respiration haletante)

(sanglots retenus)

(respiration haletante de Carole)

(poupée): Au clair de la Lune mon ami Pierrot

Prête-moi ta plume... (son qui se brouille)

Ma chandelle est morte Je n'ai plus de feu...

(son qui se brouille)

- II y a une surprise pour toi aujourd'hui. - C'est quoi?

- Quelqu'un t'amène visiter une belle école.

- C'est qui? - À ton avis?

(soupir)

(sanglots)

(halètement)

- Je suis en obsession.

- Tu veux que je te fasse un café?

- Cognac? (rires)

- Sambuca.

- On devrait arrêter de parler de mariage, non?

Pour l'instant.

- C'est ce que je me disais.

(profonde inspiration)

(médium): J'ai pas pu en savoir plus.

- Pourquoi?

- Elle m'en a empêche'e.

(musique dramatique)

- N'importe quoi!

(profonde inspiration)

(ding! dong!)

(porte qui ouvre)

(halètement)

(Antoine): Qu'est-ce que tu fais là?

Qu'est-ce qu'il y a?

(musique dramatique)

(ruissellement de la pluie)

- Hé.

- On va voir Véro?

(sanglots) (musique dramatique)

(inaudible)

(inaudible)

(cri) (essoufflement)

(Antoine): Qu'est-ce qu'il y a?

- Je te demande pardon.

(sanglots)

- C'est moi qui te demande pardon.

(sanglots)

(ruissellement d'eau)

(voix de Carole): C'est e'crit dans le ciel, ma fille.

(klaxons, moteurs de voitures)

- Ne vous inquiétez pas, je ferai pas de bénédiction.

(rires)

Et je vous demande de vous joindre à moi encore une fois

pour leur souhaiter tout le bonheur du monde.

(applaudissements, cris de joie)

(musique douce)

(voix entremêlées)

(bisous sonores)

(Elle rit.)

(cri de la fillette)

- Hé! (Rose rit.)

- Hé! Qu'est-ce que tu fais là?

Je n'ai pas peur de la route

Faudrait voir faut qu'on y goûte

(Antoine): Tannante. Savais-tu que t'étais tannante?

(fillette): Non! Non! (Antoine): Savais-tu que t'étais tannante?

- Non!

- Oh! Mon amour!

(rire) - Allô!

Ah! Merci d'être venue.

- Maman! - Hé! Viens-là!

Et la trajectoire de la course

T'as gardé ta veste. T'es pas mal belle.

(Antoine): T'es bien fine.

Elle est belle! - Merci.

Le vent l'emportera

T'es magnifique. (rires)

Tout disparaîtra

Le vent nous portera

- Oh-ho! - Maman!

La caresse et la mitraille

Et cette plaie qui nous tiraille

Le palais des autres jours

D'hier et demain

Le vent les portera

Ge'ne'tique en bandoulière

Des chromosomes dans l'atmosphère

Des taxis pour les galaxies

Et mon tapis volant lui

Le vent l'emportera

Tout disparaîtra

Le vent nous portera

(La musique continue.)

(La musique s'estompe.)

(chant d'un choeur)

(roulement de voiture)

(silence)

(musique rythmée)

(musique douce)

(chanson douce)

Sous-titrage Blu-ray: CNST, Montréal

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