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Original subtitles

La m�me chose, j'en suis s�r.

LA GUERRE DES GANGS

Ils seront bient�t l�. Demande le mot de passe.

Ici, P�cule. Demande identification.

Je r�p�te, ici P�cule. Identifiez-vous. � vous.

- C'est nous. On arrive. - "Nous" qui ?

Coucou violet.

Tout va bien. Tenez-vous pr�t. � vous.

- C'est Luca, c'est bon ? - Oui.

On y va. Allez, allez !

- Personne ne t'a vu ? - On a fini, Luca.

Tout s'est bien pass�.

Le Pappagallo !

Comment les flics ont su ?

Si je trouve la balance...

C'est pas une visite de courtoisie.

Bougez, bon sang !

On va essayer de les rattraper.

En cas de panne s�che, d'explosion de moteur

ou de delirium tremens, on aura r�cup�r� un bateau.

Ce sera mieux que rien.

Il faut se magner !

�coutez-moi tous.

On donne tout ce qu'on a.

Tony.

Tony, tu m'entends ?

Tu vas vers Procida.

Salvatore, tu vas � Ischia.

Nico, Sorrente.

Et en vitesse !

Les autres, continuez.

� mon signal, on part.

On fait des zigzags. Maintenant !

C'est quoi, la danse du contrebandier ?

Il n'y en a que trois qui nous int�ressent.

Reste derri�re les bateaux les plus lourds.

Celui-l� !

Rattrape-le !

On n'a plus le choix ! Vas-y, Luca, vite !

Les salauds... Ils ont une mitraillette � bord.

Vas-y, Luca. Maintenant !

Seigneur !

Il a vraiment p�t� les plombs. Ralentis.

Allons voir ce qu'il en reste.

Plus vite, Luca. Plus vite !

Ils sont bien occup�s.

Qu'est-ce que vous faites ?

Pas b�te, hein ?

T'avais encore jamais vu �a. Des mannequins...

Tu vas voir.

On m'aura plus.

J'ai termin� !

Je peux avoir une serviette ?

On m'a appel�e ?

J'ai une chance inou�e. Je l'ai �chapp� belle !

Ce n'est pas ce qui m'int�resse.

Ad�le.

O� tu vas ?

Pas maintenant.

Laisse sonner.

Tonton Mickey, au t�l�phone !

Qu'est-ce que tu fais l� ? Et l'�cole ?

On a fini plus t�t !

Je n'ai pas pu te pr�venir.

Comment va ?

T'es pas un vrai Napolitain, toi. Alors, comment va ?

Comment �a, "pas un vrai" ?

C'est pas parce que t'es mon fr�re a�n� que tu peux ?

Ad�le te remercie pour les roses.

Elles �taient magnifiques. Mickey, il faut qu'on se voie.

Attends, ton neveu veut te parler.

Tonton Mickey, c'est Francuccio.

Tu aimes les chevaux ?

Viens avec ton p�re. J'ai quelque chose � te montrer.

Allez, Arrow !

Combien ?

Vingt-six.

Tu me le vends ?

T'as perdu la t�te ? M�me pas pour cent sacs.

Pourquoi pas le gamin, tant que t'y es ?

Ce cheval compte �norm�ment.

Je me fiche pas mal de ton cheval, j'ai d�j� Bijou.

Bijou ?

J'ach�te.

J'ai besoin de colle pour mes timbres.

De la colle...

� la coupe, dimanche, on verra qui l�che des timbres.

- Salut, Mickey. - Salut, Capese.

Salut, Francuccio. Madame.

Salut, Luca.

Capese !

�vite les champs de courses.

Soigne plut�t ton ulc�re.

T'es pas ma m�re, et j'ai plus d'ulc�res.

Je les ai tous refil�s.

Comment va ?

Salut, Sciarrino.

- Reviens ! - Attends, Francuccio.

Je peux faire un tour ? Papa a dit oui.

Arrow a eu tr�s chaud.

Mais tu peux rejoindre Pasqualino et le brosser.

Patron ?

- Voil� un assistant. - Merci !

Ne laisse pas Pasqualino t'�puiser.

On va l'emmener � l'�curie et s'occuper de lui.

Je devrais les accompagner, il est parfois turbulent.

Bonne id�e.

Quel fils de pute !

Qui, Sciarrino ?

Pourquoi ?

Les flics �taient au courant de tout.

On nous a balanc�s, Luca.

Quelqu'un veut reprendre les op�rations.

- Sciarrino ? - Il vise notre business.

T'es s�r ?

- Combien on a perdu ? - Deux millions.

Oui, au moins.

- Il faut en parler � Perlante ? - Je crois.

Ce soir, �a te va ?

Sciarrino ?

J'imagine que tu ne feras pas faux bond � Mickey, ce soir ?

Je ne peux pas, c'est mon fr�re !

Et moi, je suis quoi ?

Si tu veux que je me sente inutile, c'est r�ussi.

Ces discussions remontent � bien avant notre mariage.

C'�tait tellement plus facile � Milan.

Milan.

Qu'est-ce qu'on faisait � Milan ?

On crevait de faim, tu as peut-�tre oubli� ?

Je me souviens tr�s bien � quel point c'�tait dur.

Tu avais une famille.

C'�tait dur de trouver du boulot pour tout le monde.

C'�tait peut-�tre difficile au d�but, mais on aurait pu...

"Mais, mais..." J'y suis pour rien.

Tu aurais pu trouver un travail l�gitime.

�a aurait �t� mieux que de... rejoindre Micky.

C'est �a. Rejoindre Mickey.

Mickey est comme un p�re pour moi.

C'est lui qui m'a �lev� et envoy� dans le nord.

Il a veill� sur moi, il m'a assur� un toit.

Je ne serais rien sans Mickey !

Alors tu aimes ce que tu fais ?

Risquer de te faire tuer n'importe quand ?

Qu'est-ce que je ferais sans toi ?

Mais �a paie les beaux tableaux.

Et nos superbes meubles.

Et notre vie � deux, tu en fais quoi ?

Apr�s vous, messieurs.

- Merci. - Merci � vous, monsieur.

Tiens, les stars de la famille...

Qu'est-ce que vous foutez ici ?

Faisons les pr�sentations.

C'est Luisa. Superbe paire de seins.

Notre petite Napolitaine,

un butin de guerre.

Garanti premier choix.

Elle se d�m�ne au lit comme personne. Une vraie sp�cialiste.

Alfredo.

Et notre petite derni�re, Ursula.

N'ayez pas peur de cette bouche.

Mickey et Luca Di Angelo.

Perlante.

On peut se parler ?

Je t'�coute. Tu veux un verre ?

Whisk y pour moi. Et toi ?

En priv�.

C'est tout, Mickey ?

Debout, Alfredo. Va danser avec Ursula.

Toi aussi, Luisa. L�ve tes fesses.

Tu lui montreras tes talents une autre fois.

On a des affaires � r�gler. Va t'amuser avec le D.J.

Dis-lui de baisser le volume, parce que sinon...

D�gage.

Vite.

Magne-toi.

Alors ? Parle.

Sciarrino.

Tu sais que c'est une s�rieuse accusation.

Oui, je sais que c'est s�rieux.

Je ne suis pas enti�rement s�r de ce que j'avance.

Mais...

Ces gars que t'as envoy�s fouiner...

Ils sauront quand ?

Bient�t. Demain, je pense.

Je veux la r�ponse aujourd'hui.

Oui, demain il sera trop tard.

Tr�s bien.

Avant de prendre une telle d�cision,

attendons de voir ce qui passe.

Qu'en penses-tu, Luca ?

Je crois qu'il vaut mieux attendre.

Mais si on a la confirmation... Non, merci.

... que Sciarrino nous a balanc�s,

qu'est-ce qu'on fera ?

S'il d�clare la guerre,

je veux �tre par� � toute �ventualit�.

On n'attendra pas �ternellement.

Perlante, on a perdu 2 ou 3 millions.

On a m�me coul� un bateau !

Vous y retournez quand ?

Vendredi 27.

Le 27...

Je peux vous aider.

On va peut-�tre les coincer.

� sa place, je me ferais du souci.

Il se prend pour qui, ce Sciarrino ?

Perlante m'a paru trop frileux pour passer � l'action.

Ne le sous-estime pas.

Il est intelligent. Il peut te surprendre.

C'est qui, encore ?

Mickey. Qu'est-ce qui se passe ?

Il est mort ?

J'arrive tout de suite.

- Qui est mort ? - Arrow.

Ils ont br�l� l'�curie.

Sciarrino, je vais te buter !

Bon Dieu, non !

On peut pas s'arr�ter.

- Vas-y, fonce ! - Je peux pas !

Ils vont tirer, je m'arr�te !

Je sais, j'allais un peu trop vite.

Mais, monsieur l'agent, c'�tait une urgence...

Mon Dieu !

Si vous voulez sauver votre peau, dites-moi tout.

J'ai d�j� tout racont�.

Relisez, je vous prie.

"En sortant du virage, une voiture �tait gar�e devant nous.

"Deux hommes en sont sortis, ils l'ont tu�,

"et se sont enfuis."

- Vous maintenez cette version ? - Oui.

Et si je vous demandais la marque de la voiture,

votre vitesse en arrivant,

leurs v�tements, leur taille, vous ne le sauriez-pas ?

Selon vous, quelqu'un voulait tuer votre fr�re ?

Alors vous n'avez plus rien � dire, rien � ajouter...

avant la d�position d�finitive ?

�coutez-moi, Di Angelo.

Si vous avez menti, et je compte bien v�rifier,

ce sera la prison, � moins que vous ne finissiez comme votre fr�re.

D�marre, Alfredo.

Les mots me manquent.

Mickey �tait comme un fr�re pour moi.

Des suspects ?

Oui. Sciarrino.

D�tends-toi et �coute-moi.

Tu pourrais essayer d'oublier ce qui s'est pass�,

en partant quelques jours, en vacances.

Impossible.

Tourne la page.

Tu ne peux rien faire. Laisse-moi m'en charger.

�a va se tasser, et je m'occuperai de tout.

Des fun�railles au port.

Assez provocateur, non ?

En effet, �a l'est.

Les voil�. Tous les capos de la baie.

Tous les patrons que vous voulez.

Perlante est du nord, jeune et ambitieux.

C'est un playboy, et l'�toile montante.

Abbatte, on l'appelle "Le Pr�tre".

Un facho sans merci.

Ancienne g�n�ration, une main de fer, sans gant de velours.

Murolo, g�n�ration pr�c�dente.

Une femme h�mipl�gique qu'il adore.

Tentative d'assassinat, elle a pris la balle.

Confiant, in�branlable. Une �toile au z�nith.

Un curieux m�lange d'amour et de culpabilit� pour elle.

Ils y sont tous.

En envoyant un seul bateau, on les aurait d'un coup.

Ils seraient rel�ch�s faute de preuves, comme d'habitude.

N'y pense m�me pas.

Bien vu.

Tu sais quoi ?

Je parie qu'il y a des saints au paradis.

Au sous-sol, plut�t.

T'as s�rement raison.

Nous aimions beaucoup Michael. Et toi aussi.

Et Francuccio ?

Capese l'a emmen�, pour le distraire un peu.

O� l'a-t-il emmen� ?

Aux courses.

- Tu l'as confi� � Capese ? - Ne t'inqui�te pas.

Passe me voir, j'ai � te parler.

Tu te sens mieux ?

Oui, un peu mieux.

Mais c'�tait quand m�me risqu�.

Il est avec Capese, d�tends-toi.

J'aimerais que tu restes avec Francuccio et moi, ce soir.

On pourrait l'emmener au cin�ma.

Faisons un effort.

Un western, avec des chevaux. D'accord ?

Je ne peux pas.

Je dois voir quelqu'un.

Luca, ne fais pas �a.

Il le faut. C'�tait mon fr�re.

Tu veux te venger ?

Une vendetta ?

Tu n'as pas peur qu'ils te tuent aussi ?

C'est pour Mickey.

Ne vous inqui�tez pas, Don Sciarrino.

Ce cheval est une pile �lectrique, il est tr�s puissant.

Il faut le voir courir.

Donnez-moi trois jours de plus, je serai pr�t.

Luca, non !

�a suffira.

Dans trois jours, j'aurai six longueurs d'avance.

- Mes respects, Don Sciarrino. - � plus tard.

Maman, papa, j'ai tenu les r�nes !

Bravo, ch�ri.

Maman, j'ai tenu les r�nes et j'ai dirig� le cheval et tout !

M�fie-toi, Luca.

C'est un futur jockey, il a �a dans le sang.

Merci, Capese.

Salut, Arrow. Je dois rentrer.

Oh, j'avais oubli�, Arrow est au ciel

avec tonton Mickey. Hein, maman ?

Bonne journ�e, madame. Salut, Francuccio.

Tu dois laisser tomber.

Je pensais que c'�tait fini, mais en fait tu...

Je n'y arrive pas.

On devrait se s�parer quelque temps.

Je vais retourner chez mon p�re avec le petit.

Je passerai prendre quelques affaires demain.

C'est mieux pour tout le monde.

Tu agis comme un idiot et tu nous mets en danger !

Parle-moi, je t'en supplie.

Viens par ici, viens.

- Qu'y a-t-il ? - On m'a mis � l'�cart, Luca.

Je n'oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi.

Et les infos que tu avais pour moi, Antonio ?

Je sais o� ces enfoir�s se planquent.

- Les bourreaux de ton fr�re. - T'es s�r ?

Plus que s�r.

Tout est l�-dedans.

Fais gaffe, ces salauds sont partout. File !

Mais qu'est-ce que...

Je viens r�gler les comptes. Pour Mickey.

Qui t'a laiss� entrer ? Qu'est-ce que tu veux ?

Sale con.

Mickey ne m�ritait pas une mort si mis�rable.

- Tu as tout organis�. - Moi ?

Attends un peu, �coute-moi.

Tu confonds tout.

Je n'ai rien � voir l�-dedans, crois-moi.

Il faut me croire. On ne s'appr�ciait pas,

mais je le respectais.

Je ne l'aurais jamais assassin�.

Vraiment ?

Alors explique-moi.

Dis-moi pourquoi l'un de tes hommes,

apr�s avoir but� le gardien de la mine,

a essay� de me tuer aussi ? Bien essay�.

Si ce que tu dis est vrai, je vais te buter avec plaisir.

Je te l'ai dit, je d�plore sa mort et j'y suis pour rien.

Et ce cadavre ?

Il bossait au noir pour une autre famille...

Il a eu ce qu'il m�ritait.

Et toi, �coute-moi.

Si tu tiens � venger ton fr�re,

commence par regarder en toi.

Ici, � Naples, les choses changent sans cesse.

Trop de choses, Luca !

Il ne s'agit plus de courses truqu�es,

de contrebande

ou des filles qu'on envoie dans la rue.

Quel rapport avec moi ?

Il y a des choses bien plus graves.

C'est pire que tu ne l'imagines.

Et tu ne t'en rends m�me pas compte.

Couillon !

Luca, o� es-tu ?

Oh, mon Dieu !

Tu es vivant.

Seigneur !

Je t'aime.

Quelle histoire, ce rhume qui n'en finit pas.

Il s'en remettra, j'ai vu bien pire.

� bient�t, j'esp�re, Mme Di Angelo.

Pas trop t�t, quand m�me. Bonne journ�e.

Ton cher ami le docteur a demand� 340 $.

Je sais. Mais c'est un type bien.

Peut-�tre, mais c'est un escroc.

J'oubliais.

Je devais d�gager.

Je ne sais pas. Pourquoi ?

Pour rien. J'ai d� mal comprendre.

J'ignore ce que tu veux, mais je m'en charge.

- Je veux me lever. - Non.

Je n'ai rien de cass�.

Et tout le sang que tu as perdu ?

Je ne t'ai jamais vu en si piteux �tat.

- Que veux-tu ? - Une cigarette. Tu m'en donnes une ?

Regarde-moi cette veste. Il faudra la jeter.

Plut�t la veste que moi.

Et �a ?

C'est important ?

Non.

Alors ce n'�tait pas Sciarrino ?

Pourquoi ne pas tout dire � la police ?

O� est Francuccio ?

Il est au cin�ma avec mon p�re.

Je dois aller les chercher.

� tout � l'heure.

Pourquoi tu as tu� mon fr�re ?

R�ponds !

Je ne te connais pas. Je ne sais rien.

Tu sais qui je suis. Vous avez tu� Mickey.

Je veux le nom du commanditaire !

Qui est-ce ?

Le Marseillais.

Le Marseillais ?

C'est qui ?

Pourquoi avoir tu� Mickey ?

Parle !

Le Marseillais ?

C'est tout ?

Il n'a rien dit d'autre. Le Marseillais.

Tu as entendu parler de lui ?

Oui, et que du mal.

Je le croyais en prison en France.

Son nom, c'est Fran�ois Jacquin. On l'appelle le Marseillais.

Il est dans les cigarettes ?

Non, pas les cigarettes, la drogue.

Patron, on pourrait la couper d'un tiers.

Voici Ingrid. Elle arrive de Francfort.

Vous voil� enfin.

Vous �tes mieux que je l'imaginais.

Vous aussi.

Votre parfum sent tr�s bon. O� l'avez-vous achet� ?

Il est sp�cial.

C'est un Parisien qui l'a cr�� pour moi.

O� sont les toilettes ?

Montre-lui.

Elle est pure.

Et le reste ?

En s�ret�.

Ne vous inqui�tez pas.

C'est � votre disposition.

C'est important pour moi.

La v�rit�, dans le monde des affaires.

Qu'attendez-vous ?

Combien vous en voulez ?

50000 $, �a suffira.

Ravi d'obtemp�rer. Vous �tes jolie.

Quel dommage.

Petite conne.

Tu veux ton argent ?

50000 pour �a ?

C'est coup� au bicarbonate.

Vous nous prenez pour des abrutis, � Francfort ?

C'est une croyance tr�s dangereuse, ma ch�re.

En particulier me concernant.

Dimanche 9 mars, 8h35 �glise de la Divine Providence

Dimanche 9 mars, 13h22 Chez Murolo

Clara ? J'ai trouv� les cannolis, seulement huit.

Tu crois que...

Mon Dieu !

Dimanche 9 mars, 15h45 Hippodrome d'A versa

Oui, vas-y, Bijou !

Tu y es presque !

C'est mon cheval !

Pourquoi on n'est pas all�s danser ?

Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire ?

Les filles, j'ai un rendez-vous tr�s t�t, demain.

Servez-vous un verre, et ensuite, bonne nuit.

Seules.

Tr�s excitant !

Attendez un peu...

Luisa, seule.

Mais Ursula...

�a te dirait, de la compagnie ?

Alfredo ?

Non, arr�te.

C'est pas dr�le.

T'en as pas envie ?

Ou tu pr�f�res, comment dire, ta propre compagnie ?

Non, pas vraiment.

Alors, viens nous le prouver.

Ursula nous racontera tout.

Vas-y, ma belle. Tu prendras peut-�tre ton pied.

Allez, aide-moi.

Non, vraiment.

Enl�ve sa veste.

Non, �a ne me dit rien.

Une autre fois ?

Son visage.

Oui, �touffe-le !

Sa cravate.

Enl�ve sa chemise.

Ursula.

Sa chemise !

Son pantalon !

Pas le pantalon !

Dans ma chambre !

Arr�te ! J'ai dit non !

J'ai mal � la t�te !

Je veux pas !

Un autre.

Tarantino !

Que s'est-il pass� ?

Une bombe. Ils ont essay� de tuer Perlante.

Tu devrais aller y jeter un coup d'�il.

N'agace pas trop l'assistant du procureur.

Aucun probl�me.

Lumi�re, s'il vous pla�t.

Parfait. J'en ai fini avec elle.

Un peu de lumi�re par ici.

Emmenez-le.

Ensuite, retournez au poste pour faire votre rapport. D'accord ?

J'ai toujours aim� les dimanches.

Qu'ils continuent � s'entretuer, �a me va.

C'est la routine.

Que veux-tu, Rome, Milan, pourquoi pas Naples ?

On dirait les �tats-Unis des ann�es 30.

Pauvre Alfredo.

Tu� comme un chien. Il m'avait toujours �t� fid�le.

Capitaine !

Quoi encore ?

Ils s'am�liorent, une bombe dans le matelas.

Le progr�s ne nous aura pas.

Dites-moi, M. Perlante.

Cet Alfredo, cet homme de confiance,

pourquoi l'a-t-on retrouv� dans votre lit ?

C'est pourtant clair.

Tr�s clair, bien entendu.

Soyons r�alistes.

D'abord, Mickey Di Angelo.

Ensuite, Abbate, Capese et Murolo.

L�, c'est � votre tour.

On n'en est pas s�r.

Ils ont tu� Alfredo et cette fille,

mais la victime d�sign�e, c'�tait lui.

Cette bombe...

Elle n'est pas napolitaine. Il y a quelqu'un d'autre.

Vous collaborez ?

On ne parle plus de contrebande.

Allons...

Seigneur !

Ces accusations de contrebande sont absurdes.

C'est de la diffamation.

On a essay� de me tuer,

et vous avez le culot de balancer ce genre d'accusations.

Je pourrais vous signaler.

D�fendez les citoyens pour changer !

- Mais o� va-t-il ? - Voir son avocat.

- Il a un avocat ? - Un troupeau, m�me.

Ces gars ne plaisantent pas. Sois vigilant et prot�ge-toi.

Si on ne les arr�te pas, ils nous buteront tous.

Il vaut mieux dispara�tre quelques jours, je t'appellerai.

Qu'est-ce que tu fais ?

Emm�ne le petit chez ton p�re quelque temps.

C'est si grave ?

Sois prudent, Luca.

Sois prudent.

Bien s�r.

C'est "Musc Sauvage".

- Qu'est-ce que vous voulez ? - Un accord.

Quel genre ?

Une fusion de nos organisations respectives.

J'ai d�j� les fournisseurs.

On partagerait les profits 50-50.

Apr�s la pizza,

je vous offre champagne et caviar.

Et comme on dit ici, � Naples:

"Qui donne, donne. Qui accepte, le m�rite."

Oublions le pass�.

Il faut riposter, et tr�s vite.

Si on n'y passe pas avant.

Vous pr�f�rez attendre ?

Vous attendez un miracle ?

On dirait un flic. On veut pas mourir, nous.

Il veut quoi, le Marseillais ? De quoi je me m�le !

Chacun son business.

Qu'il nous l�che, � la fin !

Les bateaux sont immobilis�s.

Je pense, et mon fr�re est du m�me avis,

qu'on doit accepter leur offre.

�coutez.

On peut pas les laisser � quai.

200000 personnes en d�pendent.

Mais �a va !

C'est honn�te, la contrebande de cigarettes.

Le Marseillais, par la violence et l'intimidation,

veut faire de nous

des revendeurs de drogue.

Non. Je dis non.

Non au Marseillais,

et non � la drogue. Et oui,

on doit emp�cher �a.

Ils en vendent peut-�tre � nos gosses, sous notre nez.

On doit les emp�cher.

On a fait le tour. Tout le monde a parl�.

Il y a deux propositions.

D'un c�t�, on prot�ge notre territoire,

et on s'attaque au Marseillais.

Les bateaux repartent

au risque de perdre hommes et cargo.

D'un autre c�t�, on pourrait

accepter la proposition du Marseillais.

Alors ? Premi�re solution ?

Allez-y.

Je les veux tous au poste. Allez !

Anna, la police !

Cache �a ! Je reviendrai !

Attention, voil� la police !

L�chez-moi !

Depuis quand c'est ill�gal d'aller aux chiottes ?

L�chez-moi !

Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai le droit de savoir !

Tony ! Rel�chez-le !

�a va pas, non ?

- Oui, mon fils ? - "Mon fils", mon cul !

- Allez... - Surveillez votre langage.

L�chez-moi !

Monte dans la voiture.

Va te faire foutre !

Il y a une descente, sauve-toi !

Tu parles trop, toi.

Rocco !

Il ne manque que Di Angelo et Perlante.

Tr�s bien.

Di Angelo,

r�veille-toi. Allez.

Luca, r�veille-toi.

La mort de Capese a mis le feu aux poudres.

La police arr�te tout le monde.

C'est clair ?

Oui, j'ai compris.

Mais cette fois, nos int�r�ts concordent.

Toi, moi et Perlante, on peut mobiliser Naples.

C'est l�. Celle de droite.

Range-toi sur le c�t�.

Entrez.

Tu sais ce qui se passe.

Sciarrino nous fait une proposition.

Il �tait important qu'on se voie sans plus attendre.

Bien s�r.

Quelqu'un veut un verre ?

Whisk y pour tout le monde.

C'est Sciarrino !

L�-bas !

Allez-y !

S'il s'enfuit, je suis foutu.

- N'aie pas peur. - Je n'ai pas peur !

Si on veut clore ce deal, je dois rester clean.

Il a pas eu peur, lui ?

On aurait d� le tuer avant.

Avec les autres.

C'est pourtant dans tes go�ts.

Tu te trompes.

Tu comprends ? Caviar et champagne.

Il a saut� le portail !

Vous avez eu de la chance.

Docteur, c'est la 3e fois que vous me dites �a.

Je sais, Luca, je sais.

Mais que voulez-vous ?

J'essaie de ne pas l'oublier.

Vous savez quoi ?

�a m'aide... O� est mon stylo ?

... pour mes comptes rendus � la police.

- C'est mon devoir. - D'accord, combien ?

Disons 600. Luca Di Angelo...

Fils de pute.

Ravi que vous connaissiez ma m�re. 600, �a ira.

Je vais vous inscrire...

O� est-ce ? Ah, voil�.

Ce n'est pas une bonne id�e. Je peux encore vous �tre utile.

Je n'ai jamais mis les pieds dans une banque.

Tenez.

- Combien pour t�l�phoner ? - Vous rigolez ?

C'est gratuit.

Qui �tes-vous ?

Luca Di Angelo ?

Un instant.

Qu'est-ce que vous faites ?

Allez, debout, tous les deux.

Fils de pute !

Nous avons tu� Perlante et le Marseillais veut te rencontrer.

Rappelons que ces derniers jours,

dans des circonstances d�passant le simple r�glement de compte.

Alors, �a te pla�t ?

Ils sont moins beaux que les vrais, mais moins gourmands aussi.

Tu veux faire un tour ?

- S�r ? - Oui.

C'est parti.

Les voil�, les fameux "Bateaux Bleus".

- � quai depuis dix jours. - On a au moins r�ussi �a.

- Les garder � quai ? - Exactement.

Vous estimez que c'est une r�ussite ?

C'est tr�s mal conna�tre Naples.

Agressions, vols ou achat massif de drogue.

Vous n'avez aucune chance de succ�s si l'�conomie est morte.

Ne me regardez pas comme �a, ce sont les faits.

Mon professionnalisme n'est pas engag�.

J'ai la mauvaise habitude de parler tout seul.

Il ne faudrait pas que �a se sache.

- Non. - Allons-y.

Qui est-ce ?

Et toi, Ad�le ?

Alors, Di Angelo ?

Comme tu le vois, j'ai un l�ger avantage.

Je te l'ai d�j� dit.

Tu g�res l'organisation, et moi, la marchandise.

Tu peux garder ton business, mais en parall�le.

Je ne veux pas d'interf�rences.

On peut r�gner � deux.

Et je te rendrai ta femme.

C'est un pi�ge !

Qu'est-ce que vous lui faites ?

On est partenaires ?

Rien que pour �a, je t'aime bien.

Dis-moi quand tu changes d'avis.

Attends, Luca. Ce n'est pas termin�.

Il faut faire �a bien.

La voiture vous attend, Don Morrone.

Merci.

Des choses horribles se d�roulent � Naples de nos jours.

Quand vous �tiez les capos, la vie �tait bien plus simple.

Nous avons vieilli.

- Bonsoir, Don Morrone. - C'est �a.

Allons r�gler ces conneries.

Amusez-vous, mais ne rentrez pas apr�s 23 h.

Papa, ne t'inqui�te pas. Bonsoir.

Approchez-la !

L�chez-la !

Plus vite !

Ne bougez pas !

Tournez-vous.

Je le tue ?

Bonjour, capitaine. Vous faites votre march� ?

Don Morrone, comment avez-vous su ?

Je n'en savais rien.

Mais j'ai de bons amis.

Alors vous savez ce qui s'est pass� hier matin ?

Sale histoire. Vous en avez entendu parler ?

Oui, j'en ai entendu parler.

�videmment.

Mais, capitaine, c'est votre boulot, non ?

- Ce Marseillais avait trop d'ennemis. - Luca Di Angelo ?

Luca Di Angelo ?

Je ne le connais pas.

J'ai simplement cherch� � aider une jeune femme.

Elle ne m�ritait pas de vivre de telles horreurs.

Cela a peut-�tre remu� certaines choses. Il le fallait.

Qu'auriez-vous fait � ma place ?

Bonne journ�e, capitaine.

Sous-titrage TITRA FILM PARIS

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