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AU-DELA DE LA HAINE
Visages p�les, tout d�truit.
Guerre aux Visages p�les !
Le gouvernement, pour favoriser la colonisation,
conclut des trait�s avec les Indiens.
Mais ils furent tous rompus.
Par les colonies, pouss�es par le progr�s,
et par les Indiens, attach�s a leur �tat sauvage.
Mais ceux qui particip�rent le plus a leur extermination
furent des hommes sans scrupules .:
trafiquants en tous genres, voleurs
et assassins qui,
par int�ret, vendirent aux Indiens,
pour mieux les d�pouiller,
des fusils et du whisky,
deux armes dangereuses dans les mains
d'hommes encore primitifs.
Pour un peu d'or, certains hommes, lib�r�s des chaines
de la loi, rendaient chaque jour plus difficile, voire impossible,
la mission du gouvernement de calmer les esprits
et d'apporter la paix entre Indiens et Blancs,
tous �gaux
devant la Constitution des �tats-Unis.
Tout va bien, Jacob ?
Oui. Soyez le bienvenu, ma�tre.
Vous avez fait bon voyage ? Vous avez vu l'oncle Jonathan ?
Le ma�tre est revenu !
J'ai achet� des semences, on semera demain.
Entendu.
C'est le bon moment. Ma�tre, comment �a va, au village ?
Jacob, je t'ai d�j� dit de ne pas m'appeler ma�tre.
Il n'y a qu'un seul ma�tre.
Comment je vous appelle pour ne pas confondre avec l'Autre ?
Jo. Juste Jo.
Donne � boire aux chevaux.
Entendu, ma�tre Jo.
- Enfin ! - Mon petit papa !
Les enfants, ne courez pas.
Tu nous emmenes quand au village ?
Bient�t, un de ces jours.
Cathy, papa est fatigu�. Laisse-le tranquille.
Elle a fait beaucoup de caprices.
Des caprices ?
C'est faux, il ment.
Si, c'est vrai.
Dis, mon petit papa, tu m'emmenes sur la balan�oire ?
D'accord.
Les enfants, papa n'a pas le temps de jouer.
Pas longtemps, on va bient�t d�ner.
George me laisse jamais y aller.
Qu'il est m�chant, George.
C'est moi qui vais te pousser.
Voil� pour ma petite demoiselle.
Tu es prete ? C'est parti.
Pousse-moi plus fort, George.
Allez, pousse !
J'aime te voir avec nous.
Allez, pousse.
Tu as les cadeaux ?
Bien sur. Tu croyais que j'oublierais ?
Je t'envoie sur la lune.
Plus fort. Allez, plus fort.
Les enfants, papa a rapport� des cadeaux.
Vous avez entendu ? On rentre.
Le dernier arriv� n'aura rien.
Tous les cadeaux seront � moi.
Mon petit papa, je suis petite.
Et alors ?
Cours. Si tu ne m'aides pas, j'arriverai la derniere.
D'accord, contre un bisou.
C'est moi, le premier.
Un tres gros bisou.
Au pas de course.
Galope, mon cheval. Galope !
On est arriv�s les premiers.
Je veux mon cadeau.
Maman, montre-nous les cadeaux.
Je veux les voir.
Quelle belle tribu. N'est-ce pas, M. Wilson ?
On veut voir les cadeaux.
Soyez sages, sinon vous n'aurez rien.
Voyons un peu les surprises qu'il a rapport�es.
�a, c'est pour George, notre beau soldat.
Je suis g�n�ral, je tuerai tous les Peaux-Rouges.
Et �a, c'est pour Cathy, la plus jolie de l'Ouest.
Tu es contente ?
On tue pas les Indiens.
C'est des enfants de Dieu, comme nous.
- Hein, maman ? - Bien sur.
Il y a encore des cadeaux.
Voyons voir.
Une belle cha�ne pour George.
Et la meme pour Cathy.
Jacob, va les appeler, le d�ner est pret.
La Bible, c'est pour nous.
Mets ta cha�ne, George.
Et �a, c'est pour notre petite Cathy. Il ne faudra pas la perdre.
A la charge!
Le g�n�ral arrive ! Tout le monde au galop !
Maintenant, � table.
�a va, mon g�n�ral ?
Bien, maman.
Comment j'appelle ma poup�e, maman ?
Je ne sais pas.
C'est une chose importante.
Il faut bien y r�fl�chir.
Merci.
Je vous en prie.
L'oncle Jonathan est encore dehors ?
Tu le sais bien,
il a ses petites manies, il faut faire avec.
Escadron.
Repos !
Meme aujourd'hui, nous sommes r�unis
autour de notre drapeau bien-aim�...
Cathy, qu'est-ce que c'est que ces caprices ?
Si tu ne manges pas, ta poup�e ne sera pas contente.
Seigneur, nous Te remercions de nous avoir donn�
le repas que nous avons sur la table.
Je veux pas prier, je veux pas manger.
J'aime pas la soupe.
Le Seigneur dit � Moise: "Parle aux enfants d'lsra�l..."
Et maintenant, mes chers soldats valeureux...
"Ils T'�couteront. Mais que Tes mots soient simples."
Ce fou de Jonathan ne vient pas.
- Bon app�tit. - Merci, papa.
Allons, sois gentille, mange.
�a, c'est pour la poup�e.
Non, c'est pour ma petite ch�rie.
Attention!
Maman!
Escadron.
En avant, marche!
En avant, quatre par quatre.
Jacob.
Jacob.
Mon valeureux soldat.
Moi, Nuage Noir,
chef supreme de la tribu des Arikaras,
apres avoir d�terr�
la hache de guerre,
j'ordonne � mes guerriers d'attaquer les Visages p�les.
Je demande � ce que Cerf-Volant dirige nos hommes.
Je suivrai les ordres, je combattrai les Visages p�les.
Que Cerf-Volant, chef des guerriers,
s'unisse � nos freres, les Kaiowa.
Mort � nos ennemis.
Dans deux lunes, de nombreux Visages p�les
passeront par la grande roche.
Cerf-Volant, avec nos freres, les Kaiowa,
les combattra. Aucun homme blanc ne survivra.
Nos terres seront lib�r�es.
C'est dit.
Que l'esprit du mal r�duise nos ennemis en cendres.
Qu'il les d�truise, comme ils veulent nous d�truire.
Le grand manitou est avec toi et tes hommes.
- Va. - Manitou!
Tacoi!
Ils sont pass�s ici.
Les voil�.
Attendons-les dans le col.
On les attaquera au coucher du soleil.
A tous ces scaIps, se joindra bient�t celui du colonel Monson.
Qu'ils passent tous par les armes.
�pargnez les femmes, les enfants et les vieillards.
Une colonne entiere a �t� massacr�e. Nous devons nous venger.
Il faut tous les tuer.
Un escadron va partir
et les d�busquera, ou qu'ils soient.
Ils n'auront aucune piti�.
Vous nettoierez le secteur et ferez revenir le calme
dans nos foyers.
Voil� les ordres. C'est tout.
Allez-y.
Finissons-en une bonne fois pour toutes.
ll faut les tuer comme des chiens si on veut avoir la paix.
Ces Indiens ne nous laisseront aucun r�pit.
On est arriv�s. Descendez.
Ils passeront surement par l�,
par le col du Bison.
J'ai des informations.
En suivant leurs traces, on saura ou ils campent.
Entrez.
Soldat Austin.
Colonel, je viens du fort du Nord. Voici l'ordre de retrait.
On a besoin d'armes et d'une escorte.
Bien.
Lieutenant Wilson, faites faire le chargement.
- A vos ordres. - Puis nous terminerons.
A vos ordres, coIoneI.
Personne nous aide jamais.
Ouais, on doit toujours tout faire.
Lieutenant, je peux aller saluer un vieil ami ?
Refusez.
Sinon, il ne reviendra pas. Vous savez, cet "ami",
c'est Janet, avec les gros seins.
Langue de vipere.
Et la langue de Janet?
Je m'en fiche si le chargement est pret � midi.
Tu sais, elle ne voulait plus entendre parler de moi.
Je lui ai �crit une lettre sal�e et j'ai eu gain de cause.
A moi, on me la fait pas. Nom d'un chien!
Janet, diablesse!
Austin, mon salaud!
Mon amour, je suis content de te revoir.
Enfin.
Je croyais que les Indiens t'avaient tu�.
Le sh�rif offre � boire en votre honneur.
C'est votre premiere mission?
Il ne manque pas d'exp�rience.
Attention aux Indiens.
J'espere ne pas en croiser, je ne les aime pas beaucoup.
Le lieutenant Wilson � un compte � r�gler avec eux.
Et de quatre. �a n'en finira jamais.
Doucement.
Doucement.
Donne.
Voil�.
Quelle chaleur.
Du calme, on a tout notre temps.
Viens que je te prenne.
Pas comme �a.
Je t'en prie, Austin, je pr�fere la douceur en amour.
Et ce salaud d'Austin passe du bon temps.
Bonjour.
J'en peux plus.
Si vous voulez continuer, allez chercher Austin.
Bonjour � tous.
Paix � vous. Je suis...
un ami.
Il venait ici, on l'a captur�.
Pour quelle raison es-tu venu, Visage p�le ?
Je m'appelle M. Hobby.
Parce que mon pere a engross� ma mere pour passer le temps!
J'ai des informations.
pour ton chef, Nuage Noir.
Des tuniques bleues et des fusils.
Va.
Je rends hommage au grand chef Nuage Noir.
Le Visage p�le conna�t le secret des soldats.
Vas-y, parle.
Grand chef Nuage Noir,
c'est vrai, j'ai des informations.
Mais les d�tails
me reviendront uniquement
si mes yeux voient de la poudre d'or.
De la poudre de soleil.
Je jure que c'est la v�rit�.
Donne les informations avant.
La poudre, apres.
Et dis la v�rit�, sinon...
Des armes.
Beaucoup de caisses, j'ai vu le chargement.
Un convoi d'armes passera dans deux lunes
par le grand col.
ll sera escort� par dix tuniques bleues.
Tout cet or, enfin.
Merci.
Je reviendrai avec d'autres nouvelles.
Son scalp est pour vous.
Arrete-toi.
Par ici.
Moi, ta future femme, je ris.
Toi, le grand guerrier, tu as peur?
Manitou a mis de la pr�cision dans ton tir.
Aide-moi.
Hourra! J'ai pris mon premier scalp.
J'ai vol� ce soufflant !
Chaque fois que je te retrouve, je te trouve plus piquante.
Ma chere Janet, tu es une grande p�cheresse.
Et tu me fais p�cher.
Mon pauvre.
Soldat Austin, tu sais que je t'aime?
Tu me plais tellement. Pourquoi tu ne te d�cides pas
� m'�pouser ?
Qu'il est tard.
Tu es press�, maintenant que je veux des c�lins.
Mon tr�sor, mon petit canari,
le colonel Monson m'attend.
ll a insist� pour que j'aille le rejoindre.
Surtout, mon amour, ne me trompe pas trop souvent.
Sale porc!
Manitou nous aide et nous protege.
Un Visage p�le est venu.
En �change de poudre de soleil,
il a dit que des soldats passeraient par le grand col,
avec beaucoup de fusils.
Nous irons les prendre car nous avons un soufflant.
J'ai vu le corps du Visage p�le pres des rochers.
Les chacals auront � manger, cette nuit.
Cerf-Volant est guid� par la haine envers l'ennemi de notre peuple.
Tuer un informateur est une grave erreur.
La trahison se nichait dans l'�me de ce Visage p�le,
tel un serpent � sonnettes
dans les interstices de la roche.
Cerf-Volant oublie que ce n'est pas lui,
le chef de notre tribu.
Moi, Cerf-Volant,
je me souviens d'avoir �t� nomm�
chef des guerriers.
Je sais me d�fendre contre les Visages p�les.
J'ai donn� de nombreuses preuves de mon courage
et de mon amour pour mon peuple,
en cherchant par tous les moyens
de le d�fendre et de le prot�ger,
en �vitant le plus possible de risquer la vie d'un seul homme.
Je me souviens quand, seul, j'ai pris au piege,
dans la vall�e des Serpents,
de nombreux ennemis de notre peuple
venus avec des fusils
pour attaquer
et d�truire notre village.
Ils ont �t� vaincus gr�ce � l'habilet� de Cerf-Volant.
Cerf-Volant sait ce qu'il fait
et nul ne peut douter de sa valeur.
Attention aux serpents !
Sortons d'ici!
Manitou veut que Cerf-Volant,
chef des guerriers,
soit soumis � une nouvelle �preuve.
J'ai parl�.
En marche.
- Bonne chance. - Merci, colonel.
En selle.
Convoi, en avant!
Reviens vite, soldat Austin!
Tu penses encore � ta poule?
Tu sais ce que je te dis, Bogart? Merde.
Cerf-Volant est plus bruyant que le tonnerre.
L'�cureuil est plus vif que Loana.
Cerf-Volant a conserv� l'amulette d'amour
que Loana lui a donn�e ?
L�.
Et j'ai �galement le souvenir de Loana, enfant.
Je garde tous mes souvenirs l�-dedans,
comme si c'�tait mon cour.
Tes paroles sont aussi chaudes
que les rayons du soleil.
Cerf-Volant a deux cours.
Un pour vivre
et un pour Loana.
J'ai froid.
J'ai froid dans mon �me.
Je sens au-dessus de moi comme un corbeau
avec ses ailes noires...
Loana, je ne comprends pas.
Lorsque la lune se cache derriere la montagne
et que l'obscurit� s'empare des choses,
les esprits de la nuit
m'envoient d'�tranges ombres.
Ils me parlent de bonheur
et de mort.
C'est peut-etre un pr�sage.
Convoi, halte.
Il y a quelque chose qui ne va pas?
Mieux vaut camper ici cette nuit.
A vos ordres.
A terre. On va pr�parer le campement.
Caporal, installez les chevaux.
A vos ordres.
Attachez les chevaux.
Jack, tu seras de garde.
Marty, tu pr�pares le repas.
Et que �a soit bon. �a changera de ta bouffe infecte.
Joue-nous quelque chose.
Un air plus joyeux.
Voil�, parfait.
Je prends le premier quart.
Puis Brad prendra la releve.
Puis ce sera le tour de John, Robert, Jack, Frank,
Gordon, Dean et enfin, Bogart.
Des quarts d'une heure.
Austin sera le dernier, il a trop bu.
Il faut qu'il cuve.
�a suffit, Austin.
Tu es d�j� assez ivre.
Lieutenant...
Elle est encore pleine.
Tu tiens pas debout.
L�che-moi, t'es casse-pieds.
Pourquoi tu ne vas pas dormir?
Comme �a, je pourrai te border et te chanter une berceuse.
Soldat Austin.
Ne t'�loigne pas, il y a des Indiens.
Des Indiens ?
J'en ai rien � foutre!
Ils me font pas peur.
Austin.
Austin.
Ma petite Dolly que j'aimais...
Tout ce sang...
Et moi, j'�tais pas l�.
A mon retour, ils �taient tous morts.
Tous morts!
Alors les Indiens, j'en ferai qu'une bouch�e.
Qu'une bouch�e.
Austin!
Reviens, fais pas l'imb�cile.
Me fais pas chier, je suis en train de pisser.
Austin, r�veille-toi.
C'est ton tour.
Ouvre bien l'oil, je suis pas tranquille.
Tu es nerveux ?
T'as bien cuv� ?
Arrete.
Donne-moi le fusil et va dormir.
Du calme, il n'y a rien.
Je le veux vivant.
Il peut nous etre utile. L'autre aussi.
Dorothy.
Dorothy.
Les Indiens sont venus
pour me capturer.
Pourquoi vous les avez tous tu�s?
Salauds d'Indiens. Bogart !
Bogart, mon ami.
Que vous ai-je fait ?
J'ai jamais tu� personne.
Dorothy.
Manitou, je te remercie.
Sois le bienvenu. Gloire � Cerf-Volant.
Je m'inqui�tais.
Pourquoi ? Tu doutes du courage de ton homme ?
Les ombres noires de la nuit
ont � nouveau peupl� mes reves.
Tu �tais nerveux, je me souviens.
Ramene-moi au village.
Pianiste de malheur...
Change de musique.
- J'aime cet air. - Je vais te sonner.
Laisse-le, sale fils de...
Arrete, sale type.
- F�licitations. - Tu parles.
Au dodo, salaud.
Visiblement, un invit� nous quitte.
Je suis d�sol�, mon colonel, mais je dois partir.
Bonsoir, mon colonel.
Vous pouvez vous asseoir, les gars.
Asseyez-vous.
Une bonne biere, voil� ce qu'il nous faut.
J'adore les compliments.
Une carte.
Deux pour moi.
Une biere avec beaucoup de mousse.
Colonel Monson, quel honneur. Vous m'invitez � votre table ?
Regardez qui voil�, Pepita. Arrete-toi.
Je ne voudrais pas que mes amis me jugent mal.
On se conna�t trop.
On sait que vous etes le h�ros de nombreuses batailles.
Et quelles batailles!
Mes amis.
Ce gracieux ouragan, c'est Pepita.
Elle a �t� baptis�e ainsi
parce qu'on l'a retrouv�e au bord d'un ruisseau aurifere.
Elle a �t� retrouv�e par des chercheurs d'or.
Pepita.
Je serais heureux de mieux vous conna�tre.
Fin connaisseur.
Tourn�e g�n�rale.
Joue un air plus joyeux.
Bien, capitaine. Je vais jouer un air entra�nant.
Pas si vite. Vous vouliez chanter sans moi?
Tous ensemble.
Elle vient, cette biere?
Austin!
Les Indiens!
Austin.
La situation est pr�occupante.
Nous avons perdu un gros chargement d'armes.
Plus grave encore,
nos hommes ont �t� sauvagement tu�s.
Il faut tous les exterminer, ces maudits Indiens.
Il a raison.
Exterminer, exterminer... Comme si c'�tait aussi simple.
Ils nous �chappent, tels des nuages dans le vent.
Attaquons-les, qu'on en finisse une bonne fois pour toutes.
Capitaine McMurray,
pr�parez les hommes.
On part sur-le-champ.
Objectif : le camp de Nuage Noir.
Allez.
On part � l'aube.
Au nom de notre gouvernement, nous d�cimerons ces salauds.
Que commence l'�preuve de la hache.
Manitou, guide la main et le bras du plus fort et du plus loyal.
L'�preuve de la hache est termin�e.
Cerf-Volant a fait preuve de valeur et de courage.
Il reste le chef des guerriers.
Je d�clare
que ce sera lui, le futur chef de notre tribu.
Loana!
Loana!
Loana!
Qu'est-ce qu'il y a?
Le bonheur n'est plus dans ton cour ?
Non, c'est impossible.
George.
Oui.
Maintenant, je me souviens.
C'est toi.
Alors je vais te sauver et te soigner.
Tu vas voir, tu vas gu�rir.
Et �a, c'est pour notre petite Cathy.
Il ne faut pas la perdre.
On tue pas les Indiens.
C'est des enfants de Dieu, comme nous.
Les enfants, ne courez pas.
Papa.
J'ai peur!
Regarde la-bas, Loana.
Le soleil se l�ve.
Dans le ciel.
Il se l�ve pour tout le monde.
Il donne vie a la prairie.
Au serpent, au cheval, a l'homme.
A notre peuple.
Meme si notre couleur de peau
est diff�rente de celle des autres peuples,
tout le monde a le sang rouge.
Capitaine, envoyez deux hommes en �claireurs.
De l'eau, les gars.
Enfin, je n'en pouvais plus.
J'ai entendu du bruit, peut-etre les Indiens.
Vite, allons nous cacher.
Baissez-vous.
Surement un piege.
Et alors ?
On se s�pare. Restez sur vos gardes.
Chien!
Sale sauvage!
Je vais te tuer, salopard.
On a tu� trois espions.
Tout ce sang vers�... Quand cela finira-t-il?
Seul Manitou le sait.
Que fait Loana avec le prisonnier?
Retourne dans ton tipi.
Pourquoi mourir ainsi?
Tes paroles m'�chappent. Elles sont comme le vent.
Pourquoi?
Parce que. C'est la guerre.
Beaucoup de sang sera encore vers�.
Escadron, halte!
On a vu le camp.
Il y a peu de sentinelles.
Ils ne soup�onneront pas notre arriv�e.
Capitaine, avertissez les patrouilles.
Disposition en �ventail.
- A vos ordres. - Vite.
Reste ici.
A la charge !
Au nom de notre pr�sident,
du gouvernement des �tats-Unis
et de la civilisation,
je vous remercie.
Vous avez tous �t� valeureux.
Nous devions �radiquer cette menace.
C'�tait eux ou nous.
�a a �t� eux.
La guerre, c'est la guerre.
Mais notre pays doit vivre en paix, travailler et prosp�rer.
Il ne peut etre sous la menace d'un danger perp�tuel.
Honorons nos morts.
D�truisez le village.
Que les valides soient faits prisonniers.
Le capitaine McMurray va ex�cuter les ordres.
Escadron, en avant!
Cerf-Volant.
Le moment est arriv�.
Manitou m'appelle dans ses verts p�turages.
�coute-moi.
Loana est fille de Visages p�les.
Quand elle �tait petite,
je l'ai �lev�e et aim�e comme ma propre fille.
Loana.
Loana
doit etre
ta femme.
Que jamais personne
ne connaisse ses origines...
de Blanche
ou alors, tu la perdras.
Maintenant, va.
Va d�fendre
notre peuple
et assure-lui...
cette paix que j'ai en vain
essay� de lui donner.
Cerf-Volant.
Maintenant, c'est toi, le chef.
Le chef de la tribu des Arikaras.
Mon fils,
sauve...
Loana et notre peuple.
Sauve-le.
Alors comme �a, Loana,
la fille de Nuage Noir,
vous aurait sauv� la vie?
J'ai du mal � le croire, mais c'est vrai.
Sans cette Indienne,
le lieutenant Wilson serait mort.
Je ne peux rien dire, j'�tais totalement inconscient.
Comment va votre �paule ?
Bien.
Elle est gu�rie.
Aujourd'hui, on me retire le bandage.
Je ne comprends pas que Loana
ait la meme cha�ne que moi.
C'est son pere, Nuage Noir, qui la lui a donn�e.
Mais il est mort.
Maintenant, c'est Cerf-Volant,
le chef.
�coutez, lieutenant Thompson.
Demain,
on ex�cutera les prisonniers.
Pr�parez l'ex�cution.
�a servira de le�on � Cerf-Volant.
Sh�rif, allez boire un verre. Je reste de garde.
Merci.
Vu la moiteur qu'il y a ici, un whisky me fera du bien.
Et surtout, ouvre l'oil.
Ils sont inoffensifs, l�.
Non, ils restent dangereux.
Entendu, sh�rif.
Bonsoir, lieutenant.
J'ai l'autorisation.
Je sais, parlez � la prisonniere.
Tu m'as sauv� la vie, Loana.
J'aimerais t'aider.
R�ponds-moi.
Tu as au cou la meme cha�ne que moi. Qui te l'a donn�e?
J'ai v�cu toute ma vie dans la prairie.
Mon pere, Nuage Noir,
m'a parl� du soleil, de la lune,
de l'air.
Il m'a dit
que les Visages p�les �taient comme les Peaux-Rouges.
Dans ce cas,
pourquoi s'entretuent-ils ?
Pourquoi?
Je ne le sais plus moi-meme.
Je sais que Nuage Noir et ses guerriers
ont tu� ma famille.
Alors,
seule la longue cha�ne de la vengeance
fait loi.
Pourquoi avoir pris les terres de nos ancetres
et les pr�s de nos animaux?
Vous nous poussez � vivre comme des prisonniers.
Les Visages p�les nous trahissent et nous tuent.
Arrete de tuer,
homme blanc.
Et ton �me sera en paix.
Refuse
que la rancour et la haine alimentent le feu de la vengeance.
Tu es sage, Loana. Mais pas Cerf-Volant.
Il se vengera, il tuera des Blancs.
Tout comme vous nous tuez.
Laisse la vie � mon peuple
et Cerf-Volant
parlera de paix.
Moi, le colonel Victor Monson,
commandant de la circonscription militaire
de Fort Trudor,
en vertu des pouvoirs qui me sont conf�r�s
et des dispositions que j'ai re�ues, je d�clare, primo:
il est formellement interdit aux Blancs
de chasser
ou de passer dans les r�serves des Indiens.
Des peines s�veres,
dont la prison,
seront inflig�es aux contrevenants.
Secundo:
il est formellement interdit
de vendre aux Indiens
tous types d'armes ou d'alcools
ou de quoi que ce soit d'autre qui perturbe leur �quilibre.
Ceux qui fournissent des armes aux Indiens
se verront infliger la peine de mort.
Tertio:
les Indiens devront se retirer
dans des r�serves, avec interdiction formelle
d'utiliser des armes � feu
et de chasser en dehors de leur r�serve.
Quarto:
avec mon appui personnel,
le gouvernement des �tats-Unis a d�cid�
que les prisonniers Indiens seraient remis en libert�
et accompagn�s dans leur nouvelle r�serve.
Quinto: leur chef,
Cerf-Volant, devra se soumettre et...
Paix aux Visages p�les.
Colonel Monson,
moi, Cerf-Volant,
chef de la tribu des Arikaras,
je me constitue prisonnier si tu �pargnes
et si tu liberes tous les membres de mon peuple
retenus prisonniers. Je jure sur l'honneur
qu'il n'y aura plus jamais de guerre entre ma tribu
et tes hommes. Manitou est t�moin
de ma sinc�rit� et de ma promesse. Je le jure aussi
sur cette Bible, le livre du pere d'un de tes valeureux lieutenants,
le Lt. Wilson.
Mort aux Indiens !
Meme si notre couleur de peau
est diff�rente de celle des autres peuples,
tout le monde a le sang rouge.
Adaptation: Olivier Delebarre
Sous-titrage: �CLAIR VID�O
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