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Citoyennet�. Retenue.
Politesse. Loyaut�.
Ceci est une histoire de violence,
n�e des passions incontr�l�es
de l'adolescence
et nourrie par cette g�n�ration
de parents.
Ceux qui, dans leur univers
vain et �go�ste,
leurs id�es confuses sur l'�ducation,
refusent de croire les gros titres.
Mais c'est arriv�.
Les noms ont simplement �t� chang�s.
Restez assis. L'audience est ouverte.
Le juge Clara pr�side les d�bats.
Voulez-vous approcher ?
C'est toujours difficile
pour un vieil ami de juger un vieil ami.
Mais c'est la loi.
Elle doit s'appliquer � toi comme � chacun.
Il est trop tard vous deux.
Vous avez, depuis 18 ans,
prouv� votre totale incomp�tence
dans la plus haute t�che �chue � un couple :
l'�ducation de son enfant
dans votre propre foyer.
Pour votre �chec envers la soci�t�
et l'injustice faite � votre enfant,
je dois rejeter votre requ�te.
En quoi suis-je � bl�mer ?
O� ai-je �chou� ?
Je me rappelle ne jamais lui avoir rien refus�.
Absolument rien.
Bonjour, maman.
Je peux te parler une minute ? C'est important.
Oh non, ch�rie ! Je suis d�j� en retard.
La charit� d'abord...
Et puis...
qu'y a-t-il de si important dans tes jeunes ann�es
pour justifier tant de mon attention ?
�a fait longtemps qu'on n'a pas parl�...
Bien, bien... �a peut attendre.
Y a-t-il plus important que nos �uvres de charit� ?
Tant d'enfants et de familles dans le besoin.
Nous sommes si occup�s � cette �poque de l'ann�e.
C'est tr�s important.
- Tu as sans doute raison, maman. - Bien s�r que oui.
Merci, ch�rie.
Je vais te confier un secret.
Au club, j'entends des louanges et j'aime �a.
Les filles me disent :
"Vous paraissez si jeune et jolie.
"Et vous avez une fille de 18 ans !"
Tu es jolie, maman.
Allons, allons...
mais �a fait plaisir.
Tu as rendez-vous, ce soir ?
En quelque sorte.
Jolie comme tu es, �videmment que oui !
Tu as veill� tr�s tard derni�rement...
Si tu rentres aussi tard,
ne fais pas de bruit.
Ne te m�prends pas, ton p�re ne s'est pas plaint,
mais le pauvre travaille si dur.
Ce journal causera sa mort.
Sois gentille et fais attention en rentrant.
Il a besoin de se reposer.
Dieu merci, tu n'es pas une de ces filles
dont parlent les journaux de ton p�re.
Tu as besoin d'argent ?
- Ou est-il un gentleman ? - J'ai assez d'argent.
Ne sois pas b�te. On n'en a jamais assez.
C'est encore un ch�que en blanc.
Je pourrais y inscrire une fortune.
Tu pourrais... mais tu ne le feras pas.
Tu me diras le montant, que je tienne mes comptes � jour.
Bien, maman. Tu as encore besoin de ma voiture ?
Si �a ne te fais rien. Tu peux prendre la mienne.
� mon tour de te dire un secret. Parfois, j'aime mieux la tienne.
Ce soir, par exemple...
Phil ? C'est Paula.
Tout est pr�t ?
Bien.
Georgia et Gerry sont arriv�s ? Ne t'inqui�te pas.
Je m'habille et j'arrive. Maman vient de partir.
Il s'en sortira, doc ?
Il n'a pas repris connaissance. Et je ne sais pas s'il le fera.
- C'est grave, hein ? - Tr�s grave.
Foutus gamins ! Qu'est-ce qu'il apprennent ?
Ce sont nos gamins !
- Bonsoir, Bernie. - Lieutenant...
Tom, Docteur...
Un autre ?
Salement amoch�, cette fois. Comment va-t-il ?
Tr�s mal.
Je reviens vous voir s'il y a du changement.
- Quelque chose � publier ? - Tu as entendu le docteur. Rien.
C'est le m�me gang ?
Sans doute.
S'il revient � lui, alors...
Si c'est le m�me gang, �a fait 17 agressions.
Dont 7 contre des stations-service.
�a devient leur sp�cialit�.
Dans ce cas, on peut les avoir.
Comment �a ?
Nos stations-service ouvertes apr�s 10 h
devront avoir deux hommes de garde.
L'un d'eux pourrait �tre un flic.
Lieutenant, j'ai laiss� le Dr Ryan pr�s de lui.
L'homme a eu de la chance, il s'en est sorti.
Bonsoir, chef.
Salut, Barney.
Tu as l'air crev�.
Je suis crev�, mais pas plus que vous.
Oui, je suis �puis�.
Trop de travail au journal.
Je n'ai pas vu ma fille de la semaine.
Je l'ai crois�e sur le chemin de l'�cole.
Elle embellit chaque jour.
Comment le saurais-je ?
Un de ces jours, je vais me reposer,
aller en Oregon, qui sait ?
Que se passe-t-il � l'h�pital ?
Le pompiste s'en est tir�.
15 jours d'h�pital, mais il vivra.
Que peut-il dire ?
Le m�me gang. 4 types.
Avec des masques, des vestes en cuir,
des gants et une flop�e d'armes.
La m�me bande. Sans doute la m�me absence d'indices.
Pas d'empreinte.
Une berline de 1945.
Immatriculation inconnue,
des casquettes couvrant la t�te. M�me m�thode.
Notre gang a un avantage.
- Lequel ? - Ils n'ont tu� personne.
Pas encore.
Pourtant, ils ont mis le paquet.
Il suffit d'attendre.
Dommage qu'on ne puisse pas attendre.
Le moindre �v�nement compte.
Ne l�che pas les flics d'une semelle.
C'est vous le patron !
C'est beau, l'amour !
Qu'est-ce que... Johnny, qui-est-ce ?
Ne posez pas trop de questions,
vous pourriez trouver la r�ponse.
Cherry, fais attention !
C'est un beau pull !
Enl�ve-le !
- Que dites-vous ? - T'es sourdingue ?
Enl�ve ton pull !
- Mais pourquoi... - La ferme et fais ce qu'elle dit.
Ob�is, Shirley, elles sont arm�es.
Oui, Shirley. On est arm�es.
Tu as l'�il, pour un joli gar�on.
Pour l'amour du ciel, Shirley, enl�ve ton pull et donne-lui !
� ton tour. Descends.
Tourne-toi. Pose tes mains devant toi.
Penche toi contre la porti�re.
D�p�che-toi ! On n'a pas la nuit !
Tu as d�j� vu faire �a, non ?
11 malheureux dollars !
Tu devrais pas sortir les poches vides !
Rel�ve-toi.
Il a peut-�tre mieux � offrir que son pognon.
Que veux-tu dire ?
Grand, fort...
assez joli gar�on, mais...
Dans des circonstances normales,
il pourrait �tre tr�s int�ressant...
Pourquoi attendre des circonstances normales ?
Tu marques un point, l�. Mais que fait-on d'elle ?
Attache-la et pousse-l� sur le si�ge.
- L'attacher ? - Tu m'as entendue !
Bien s�r !
Mais tu veux bien me dire avec quoi je l'attache ?
Avec sa jupe. D�chire-la.
Tu as entendu ? Avance.
Revenons � toi, beau gosse...
�coutez, vous avez mon argent...
ma montre, ma bague.
Que voulez-vous de plus ?
Jette-la dans la voiture.
D'accord. Mais tu peux me dire o� on va ?
Dans un coin tranquille. S�r.
Suis-nous.
UN JEUNE HOMME D�VALIS�
ATTAQU� PAR 4 FILLES
- Bonjour, ch�ri. - Bonjour, ma ch�rie.
C'est tout ce que tu manges ?
Je prendrai un en-cas plus tard.
- Tu n'oublieras pas la f�te, ce soir ? - Quelle f�te ?
Je savais que tu l'oublierais quand je te l'ai dit.
L'anniversaire de Paula.
Oh oui, j'ai oubli�.
Mais ce sera impossible. j'ai un joiurnal � sortir.
Et avec ces voyous d�cha�n�s dans la ville,
je suis sur la br�che.
Surtout la nuit. Ils agressent la nuit.
Qui sait o� et quand ils attaqueront ?
Je crois entendre un flic, pas un journaliste.
Il n'y a gu�re de diff�rence.
C'est vraiment dommage.
Moi non plus, je ne peux pas y assister.
C'est une pyjama-partie, cette ann�e.
Que fichtre donc est une pyjama-partie ?
Ils sont assis, ils jouent, v�tus de pyjamas.
- Les gar�ons, aussi ? - Mais non ! Pas de gar�ons invit�s.
Je vois.
Nous avons une vente de charit�
et j'ai �t� �lue pr�sidente du comit� de vente.
Je dois absolument y �tre.
Paula est assez grande pour se d�brouiller.
Je lui ach�terai un cadeau et un coursier lui portera ce soir.
Elle adorera !
Paula est une enfant si compr�hensive.
On se voit d�s que possible.
- Bon anniversaire, ch�rie ! - Merci, maman.
- Tu es rentr�e tard, hier soir ? - Un peu.
�a se voit, tes yeux brillent moins que d'habitude.
Tu te sens bien ?
Non, juste un peu fatigu�e.
Un bon petit-d�jeuner te remettra d'aplomb. Que veux-tu ?
Ne t'inqui�te pas. Je n'ai pas faim.
Oh non ! Une m�re le sait.
Tu grandis, tu as besoin de vitamines.
Assieds-toi, je t'apporte quelque chose.
�a ne prendra qu'une minute. C'est d�j� pr�t.
Tu ne seras pas en retard � l'�cole.
Paula !
Qu'est-ce qui t'am�ne ici ?
Bonjour, papa. �a faisait longtemps.
J'ai pens� te surprendre. C'est mon anniversaire, tu sais ?
Joyeux anniversaire !
Je regrette de manquer ta f�te, ce soir,
mais tu sais combien je suis d�bord�.
Je comprends, papa.
Et de quoi aurais-tu l'air dans une pyjama-partie entre filles ?
C'est vraiment une surprise !
J'en �tais s�re.
- Pourquoi n'es-tu pas � l'�cole ? - Les cours reprennent � 13 h 30.
- La pause-repas. - Je vois.
On a une id�e sur les filles qui ont fait ce truc ?
C'est le rayon de papa ! Pas celui d'une jolie fille !
�a pourrait �tre tr�s important pour moi.
Explique-toi.
J'aurais plus de chances d'�tre �lue pr�sidente des �tudiants
si j'en savais plus sur la "d�linquance juv�nile".
Si je savais comment la pr�venir.
Si tu savais �a, tu entrerais dans l'histoire,
comme h�ro�ne des temps modernes.
Mais ton int�r�t est louable.
Je le vois comme �a, papa.
Tu connais tous les faits, d�s qu'ils se produisent.
Tu as raison.
Que veux-tu que je fasse ?
Facile.
D�s qu'un �v�nement se produit, tu me le dis.
- Je dis tout ? - Tout.
Vaste consigne.
Et alors ? Pas trop vaste pour toi.
Je ne te vois jamais. Pour te voir, je dois venir ici !
H� bien, si �a peut t'aider � �tre pr�sidente...
- Je le ferai. - Papa, tu es un amour.
Du neuf sur l'attaque d'hier soir ?
Tu as lu le journal ?
Alors, tu sais tout.
- C'est promis ? - Promis.
Et que fait la police pour tout �a ?
Les filles n'ont pas de casier ou elle ne sont pas d'ici.
Qu'elles ne soient pas d'ici, c'est la th�orie du Lt Holmes.
Le gar�on n'a pu identifier personne dans le fichier de photos.
C'est le statu quo pour l'instant.
Et sur le coup de la station-service ? Il y a du nouveau ?
Rien de vraiment nouveau.
4 jeunes gars.
Holmes a mis un flic d�guis� en pompiste
dans chaque station ouverte apr�s 10 h.
Si le gang tente un autre casse de station-service,
il sera pris.
C'est prometteur.
Pour un d�but.
- On annule le coup des stations. - On peut pas annuler le casse !
C'est fait.
Pourquoi ? On aurait pris notre pied !
Peut-�tre trop excitant, m�me pour nous.
Les flics sont au jus. Ils nous attendent.
Et alors ! Comment sauraient-ils le lieu du casse ?
J'expliquerai plus tard.
Il faut arr�ter l'attaque des stations.
Je dois trouver autre chose.
J'aimerais me venger de Bates, la dirlo !
Elle t'a encore mise sur la sellette ?
- Cette vieille sorci�re ! - Qu'avais-tu fait ?
Pratiquement rien. Pas de quoi se mettre en rogne.
La prof m'a recal�e, je l'ai juste insult�e.
J'aimerais me venger.
T'en auras peut-�tre l'occase.
Je dois porter � Sheila le reste du butin.
Pourquoi on ne prend pas ta voiture ? Toujours celle de ta m�re.
Ma voiture, on la rep�re de loin.
On bouge.
Vous avez eu de la chance !
Et alors ? Sans doute qu'on est des petites fut�es.
T�chez de ne pas �tre trop fut�es, pour votre bien.
Servez-vous ce que vous voulez.
Je m'en occupe.
Encore de la pacotille ?
On n'a jamais amen� de pacotille.
Si je r�cup�re le montant du dernier casse...
Perdre de l'argent te permet d'�tre install�e ainsi...
Comme je le pensais, de la merde !
J'ai fait expertiser les diamants.
Expertiser ? Mais c'est stupide !
- Tu aurais pu te faire prendre ! - Tu me prends pour une idiote ?
Jimmy s'en est charg�.
Il m'offre 200 $ pour le bracelet.
500 $ pour le tout.
Allons porter notre butin � Jimmy.
Ne vous g�nez pas.
En route, Sheila ne veut plus bosser avec nous.
J'en sais assez sur vous pour vous faire pendre une douzaine de fois.
Et nous, le double.
750 $.
March� conclu.
Une bande de ma�tres-chanteurs.
Pas encore...
mais nous progressons.
Tu as r�ellement vu Jimmy ?
Quelle importance ? On a obtenu satisfaction.
C'est pas une question d'argent. J'en ai plein � la maison.
C'est une question de principe.
Je ne veux pas qu'on me menace.
Sheila prend 80 % et essaie de voler le reste.
Moi, je marche au frisson,
le frisson de la poursuite, peut-�tre.
750 $.
Tu te crois tr�s maligne, n'est-ce pas ?
Je le suis. C'est moi, le chef.
Tu es une minable qui se contente de peu.
Tu as de meilleures id�es ?
Peut-�tre.
Raconte.
Les filles, allez dans la chambre.
Je veux parler � Paula en priv�.
Et fermez la porte.
Vas-y.
Que penses-tu de l'�cole ?
O� veux-tu en venir ?
Une de mes relations n'aime pas les �coles.
- Les gosses, non plus. - Je te parle pas de gosses.
Certains sont pr�ts � payer tr�s cher
en �change de certains d�g�ts.
- Je comprends rien. - Aucune importance.
Saccagez quelques �coles
et vous aurez un tas de fric.
- Combien ? - Plus qu'il t'en faut.
L'argent ne compte pas pour toi, non ?
Pourquoi paierait-on pour saccager des �coles ?
�a ne te regarde pas.
Moi, j'ai le contact.
Et pour toi, c'est le grand frisson garanti.
Et ne bronchez pas si on d�truit quelques drapeaux dans l'affaire,
�a fait partie d'un plan �tranger bien organis�.
- Je ne comprends pas. - Tu n'as pas � comprendre.
Seulement faire ce qu'on te dit.
- On commence quand ? - Le plus t�t possible.
Mais soyez prudentes. En taule, vous �tes inutiles.
On ne nous prendra pas.
Comment peux-tu en �tre si s�re ?
Facile.
Sheila parle trop.
Elle a juste dit que je devrais vous plaire
et que vous �tiez jolie. Heureux du d�placement.
Je peux choisir mes amis sans son aide.
J'en suis s�r.
- Je suis tr�s difficile. - J'en suis persuad�.
Je joue seule depuis longtemps et j'ai l'intention de continuer.
Je dervais peut-�tre chercher ailleurs.
Non... Restez, puisque vous �tes l�.
D'accord. �tant d�sormais un invit�,
permettez-moi de vous offrir mon cadeau d'anniversaire.
Pourrais-je parler � Mlle Parkins ?
Paula ?
� quel sujet ?
�a ne vous regarde pas.
C'est bon, Manny.
Il est du bureau de papa.
Quel dr�le d'accueil pour un porteur de cadeau !
Un majordome cingl�.
Vous en faites pas pour Manny. Il regarde trop de polars.
Mais au fond, il est gentil quand on le conna�t.
C'est le souci.
Y a-t-il beaucoup de gens pour le conna�tre, "au fond" ?
Puis-je entrer ?
Bien s�r, si vous y tenez...
Je vois que c'est une soir�e habill�e.
C'est une pyjama-partie.
Je vois �a. Mais mixte, hein ?
H� bien... Le gang...
Voici le reporter en chef de mon p�re, Barney Stetson.
Salut, le gang !
Je veux rien interrompre,
un anniversaire, c'est comme No�l, une fois par an.
C'est glacial ici, soudain.
Que �a ne vous trouble pas.
Joli couple.
Ils ont leurs qualit�s.
J'oubliais les raisons de ma venue.
Votre p�re m'a charg� de vous remettre ceci.
Pauvre papa. Il travaille tellement.
Merci de me l'avoir apport�.
Vous ne l'ouvrez pas ?
Plus tard. Je sais ce que c'est.
Papa m'offre la m�me chose chaque ann�e.
Une nouvelle montre.
Et maman... venez voir.
Je sais, Paula. J'ai remarqu� la d�capotable en arrivant.
Rien ne change.
Papa et maman ne sont jamais l� depuis des ann�es.
Mais toujours le m�me cadeau.
Maman va �changer mon ancienne voiture,
et en faire secr�tement livrer une neuve.
Elle les a par son club.
C'est amusant. Je pr�f�re les berlines.
De la musique !
On t'a pas assez vu, frangine ?
Plus qu'on ne le voulait.
Laisse tomber, Manny.
J'aime pas sa gueule !
Si tu lui changeais, Manny ?
Peut-�tre que c'est une bonne id�e.
Qu'en penses-tu, frangine ?
�a te plairait ?
- Quel �ge as-tu, cr�tin ? - Plus de 21 ans.
C'est suffisant.
Il l'a cherch�.
Vous avez de dr�les d'amis, Paula.
Mais je n'ai pas � vous dicter votre conduite.
Alors, n'essayez pas.
Qu'est-ce qui m'a assomm� ?
Un train ?
Je me vengerai de ce fouille-merde !
T'en as pas eu assez pour ce soir ?
Bonne nuit, les gars, la f�te est finie.
Mais la nuit, elle, commence � peine.
�a fait si longtemps que j'attendais �a !
Entrons rapidement.
On fait le boulot et on d�campe.
Je vais tout d�truire, ici !
Faisons-�a vite et filons.
Je vous hais !
Je voudrais que ce soit votre sale tronche !
Je vous ha�rai jusqu'� ma mort !
Nous sommes toutes arm�es ! Tirons !
Ils r�pliquent !
�videmment ! T'attendais quoi ?
On va manquer de munitions.
- Vous en avez combien ? - Juste mon chargeur.
Ce qui reste dans mon arme.
J'en ai 10 dans ma poche...
Il faut filer � la voiture.
J'ai 12 boites derri�re le si�ge arri�re.
Ensuite, on leur fera voir !
Regardez-les sauter comme des lapins !
�a devait pas finir...
comme �a.
Salet�...
Je l'ai eu !
�conomisons les balles ! Filons !
O� va-t-on ?
Chez Sheila.
Elle est responsable, qu'elle nous tire de l� !
Maintenant, il faut qu'on file.
- Qui est l� ? - Paula.
- Que veux -tu ? - Tais-toi et ouvre !
- Qu'y a-t-il ? - Les flics nous cherchent.
- Tirez-vous d'ici. - Tu es plus impliqu�e que nous.
Tu plaisantes ? Partez d'ici !
On reste !
�a rime � quoi de mener les flics � ma porte ?
On les a sem�s. On veut notre argent.
- Pourquoi ? - On a saccag� l'�cole.
Mission accomplie. Il faut casquer.
Vous �tes cingl�e !
Ah oui ?
Comment �tre s�re que vous avez saccag� l'�cole ?
Ce soir, tu nous crois
et demain, tu lis le journal.
Ce sera dans le journal, en gros titres, cette fois.
- Nous voulons notre argent. - Et des v�tements, aussi.
Ces fringues sont r�v�latrices.
Vous n'aurez rien de moi.
D'accord.
Voyons si vous restez. J'appelle les flics.
Laisse ce t�l�phone !
J'ai tu� un flic, ce soir.
Un flic ?
Oui, un flic.
Avant, je bluffais, mais plus maintenant.
J'appelle la police.
Il faut filer vite ! Change de fringues !
Ce que tu trouves.
- Jeune et jolie... - Tu la connais ?
Non...
j'en ai vu des dizaines comme elle.
Lieutenant ? Il y en a une autre en haut.
- �a ne va pas ? - J'ai une crampe.
Que fait-on ?
La voiture de ma m�re.
Les flics remonteront jusqu'� ta m�re et jusqu'� toi !
On peut rien y faire, d�sormais.
Il faut se barrer.
Quitter le pays !
Sheila gardait un paquet de fric.
VOITURES D'OCCASIONS
Encore des crampes ?
Oui, elles empirent.
Peut-�tre un truc que tu as mang� ou bu.
Eh, arr�tez, vous deux.
Des gosses arm�es.
L'une d'elles a �t� tu�e sur le coup.
L'autre est tr�s secou�e.
- On a pr�venu son p�re ? - Oui.
Juste apr�s l'accident.
Le voil�.
Je n'entrerais pas si j'�tais toi, Carl.
- Paula ? - Elle, �a va.
Mais son amie...
Cette vitrine a fait du d�g�t.
�tes-vous parvenus � un verdict ?
Oui, votre Honneur.
Quel est-il ?
Le jury d�clare l'accus�e coupable.
Que l'accus�e se l�ve.
Vous �tes accus�e coupable de meurtre.
PAULA PERKINS COUPABLE
EX�CUTION MARDI PROCHAIN
Paula Parkins,
vous avez eu tout ce que vous vouliez.
Mais �a ne suffisait pas.
Vous cherchiez le frisson,
avec votre ego d�mesur�.
Cette qu�te du frisson est devenue indispensable dans votre vie.
Accumulant les frissons,
de plus en plus intenses,
vous �tes devenue une drogu�e
qui augmente...
qui augmente ses doses.
Jusqu'au paroxysme.
Le meurtre.
Tuer...
pour l'amour du meurtre.
Tuer pour le frisson.
Ces fous du frisson viennent de tous horizons.
Le riche comme le pauvre.
Ils viennent d'un foyer...
d'un foyer
dont les parents sont trop occup�s
pour prendre le temps d'enseigner � leurs enfants
l'importance de la ma�trise,
l'auto-discipline,
la politesse,
la courtoisie,
l'amour pour un p�re et une m�re,
de l'�glise,
et du pays.
Tout ce qui constitue
l'essence m�me de la vie,
le respect de soi-m�me,
de la propri�t�
et de son prochain.
C'est ce total m�pris de la vie en elle-m�me
qui m�ne le fou d'�motions � sa fin.
Un prisonnier,
debout dans un tribunal,
accus� de meurtre.
� cause votre �ge, Paula Parkins,
Il m'est impossible
de vous appliquer ce verdict pourtant m�rit�.
Vous �tes par cons�uent
confi�e � une institution sp�cialis�e
jusqu'� votre majorit�.
Alors, vous serez transf�r�e
dans la prison d'�tat pour femmes
o� vous passerez le reste
de votre vie.
Je ne pourrais pas en boire d'avantage.
�a fait passer le temps.
C'est enti�rement de ma faute.
Si seulement j'avais consacr� plus de temps � Paula...
C'est une rude le�on.
C'est autant ma faute que la tienne.
Nous sommes de fichus parents.
Mais nous sommes toujours ensemble, c'est r�confortant.
Tout ceci semble un tel cauchemar !
Nous lui avons tout donn�,
tout sauf un v�ritable amour.
Une nouvelle robe au lieu d'une caresse.
Une voiture neuve
au lieu d'un tendre bavardage.
Une nouvelle montre !
Ne ruminons pas le pass�,
nous souffririons d'avantage.
Nous devons aller de l'avant,
utiliser le pass� comme rep�re pour l'avenir...
Paula nous a donn� une rude le�on.
Son enfance souill�e par nos fautes.
Comment te sens-tu, ch�rie ?
Je ne veux pas que mon b�b� naisse ici !
Je ne veux pas.
Je ne me sens pas tr�s bien.
Tout tourne dans ma t�te.
Nous irons voir le juge Clara.
Nous nous occuperons de tout.
Si nous savions qui...
Tout ira bien.
C'est fini. Vous devez partir.
Reposez-vous.
�a va aller.
On se reverra quand... quand ce sera fini.
Alors... quoi ?
CHIRURGIE
L'enfant ? Une petite fille
en tr�s bonne sant�.
Et ma fille ?
Comment va-t-elle ?
Elle... Elle est d�c�d�e.
On croit que la presse exag�re la criminalit� juv�nile,
o� qu'elle est r�serv�e aux grandes villes.
C'est loin d'�tre le cas.
Dans les petites villes du pays
comme dans les m�gapoles,
la d�linquance juv�nile progresse.
Aucun enfant n'est pr�destin�.
Il devient le produit de son �ducation.
Le milieu familial a d� se d�traquer
pour bon nombre de ces enfants
ou alors, nous n'en serions pas l�.
Les adultes cr�ent le monde o� les enfants vivent
et dans ce processus,
les parents ont un r�le-cl�.
Quand les enfants grandissent
parmi des adultes qui ignorent
ce qui est bien ou digne de respect,
il n'est pas �tonnant que nombre d'entre eux
n'acqui�rent pas de crit�res moraux
ou le sens du bien et du mal.
Leur attitude est r�sum�e par ces deux mots :
"Et alors ?"
La d�linquance juv�nile prend toujouirs racine
dans la d�linquance adulte.
Seule l'acquisition de valeurs morales
pourra r�soudre le probl�me.
Le moyen le plus facile d'y arrver
est de revenir � la religion.
Si tout le monde adh�rait � ce retour vers Dieu,
et dressait ses enfants � respecter les 10 commandements
ou d'autres fois morales
�tablies par les grandes religions,
nous ma�triserions vite la d�linquance.
Le temps est venu...
o� nous devons s�v�rement punir
les jeunes hors-la-loi
pour prot�ger
la loi.
La jeunesse n'est pas une excuse.
Certains jeunes criminels sont aussi vicieux et dangereux
que des criminels
et des truands endurcis.
Aucun jeune accus� ne devrait �tre rendu � ses parents
� moins qu'une enqu�te puisse prouver
qu'ils peuvent contr�ler sa conduite.
Dans le cas contraire,
sa surveillance devrait relever d'une institution sp�cialis�e.
Rendre les parents financi�rement responsables
des dommages caus�s par leurs enfants
pourrait �tre une aide b�n�fique afin de lutter contre le vandalisme
qui ravage notre pays.
Ce devoir apprendra aux parents
� garder un oeil sur le genre d'amusement
que peuvent avoir leurs enfants.
Si l'on avait recours aux vieilles m�thodes,
le vandalisme diminuerait.
Certains parents refusent d'admettre leurs obligations
envers les enfants qu'ils ont mis au monde.
Quand c'est le cas, nous devons prendre des mesures s�v�res
pour les y contraindre.
Donc, voyez-vous,
je ne peux satisfaire votre demande
d'adoption de votre petite-fille.
L'enfant sera pupille de l'Etat
jusqu'� ce qu'une famille convenable se pr�sente.
L'enfant sera alors confi�e � cette famille m�ritante
pour �tre �lev�e dans ce monde
comme elle devrait l'�tre.
Pour vous, Jane Parkins,
et vous, Carl Parkins,
j'�prouve le plus profond chagrin.
Adaptation : Fran�oise Jackson VHS RIP et adapt : Matduha
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