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Original subtitles

MARSA MATRUH 21 JUIN 1942

Les forces blindées du Reich, sous les ordres du général Erwin Rommel,

après avoir brisé la résistance héroïque de Tobrouk,

débordèrent en territoire égyptien.

Les restes de la 8eme Armée Britannique, coupés de leurs détachements,

se trainent dans le désert,

isolés ou par groupes,

dans une tentative désespérée pour réunir le gros des forces,

et de battre en retraite vers Alexandrie...

LES 7 DE MARSA MATRUH

Voyez-moi ça, bordel de merde !

Je vous ai déjà dit de maitriser votre langage, Sergent.

Oui, Monsieur...

Dites, Sergent. Pourquoi ce truc sur votre tête ?

Juste une précaution. Avec votre permission, Monsieur.

Bien...

Pour le moment, la seule chose à faire est de s'unir à l'ennemi.

Avec cette confusion, il ne nous identifieront pas.

Du moins, je l'espère.

Qu'es-t-il arrivé à McGregor ?

Il a été blessé à l'épaule.

Mais il devrait s'en sortir.

Lieutenant.

Monsieur... Prenez-le.

Moi, je n'en ai pas besoin.

J'ai déjà tout ce qu'il faut. Du moins, je l'espère.

Maintenant !

Enfoirés !

Bordel de merde !

Arrête !

OK !

Courage, on va y arriver.

Ils l'ont eu dans le cul, ces gros fils de pute !

Quand on s'adresse à un officier,

on évite de s'exprimer avec un langage trop familier.

- D'accord, Sergent ? - D'accord.

"D'accord", comment ?

- D'accord, Monsieur. - C'est mieux.

Pourquoi vous arrêtez-vous ?

Regardez là-bas, Monsieur.

Et bien quoi ? C'est juste une épave de jeep anglaise.

Quelqu'un a bougé, derrière.

C'est un Anglais. Un officier.

Nous sommes Anglais ! Sortez !

Tournez à gauche. On va le prendre sur le côté.

Oui, Monsieur.

Je couvre vos arrières.

Contournez la dune et parlez-lui. Mais ne tirez pas, compris ?

Ne tirez pas, nous sommes Anglais !

Qu'est-ce qui vous prend, putain ?

Vous êtes dingue ? Je vous ai dit qu'on était anglais !

Bordel de merde !

Je dois vous le dire en chantant ? On est des vôtres !

Beaucoup d'Allemands parlent notre langue. Et vous avez un camion allemand.

Remuez-vous.

Que voulez vous faire ?

Lieutenant Alan Crossland, 3eme compagnie, 5eme division blindés.

À vos ordres, Capitaine

Sergent Thomas Kerr. Même compagnie et division, Monsieur.

Capitaine Robert Leighton. 1ere division d'artillerie.

On aurait pu s'entre-tuer.

Nous avons crié que nous étions anglais.

Désolé pour le malentendu. Mais vous êtes vêtus en Allemands.

Pouvez-vous prouver vos identités ?

C'est suffisant, Monsieur ?

Bien. Je vous confesse que je suis soulagé, maintenant.

Tout est vide, Kerr.

Lieutenant, le réservoir est troué.

Plus une goutte d'essence.

Désolé.

On doit filer avant que les Allemands arrivent.

Je crois que c'est trop tard.

Récupérons tout ce qu'on peut et éloignons-nous d'ici.

Courage McGregor. Sortez.

D'abord les munitions, puis l'eau.

Suivez-moi.

La route est trop risquée. Mieux vaut passer par le sud-est.

La marche sera plus dure, mais on ne croisera pas d'Allemands.

Et l'eau ?

Je ne voudrais pas mourir de soif.

Mieux vaut mourir de soif, Capitaine, que finir prisonnier.

Ce sont des camions anglais. Je les reconnaitrais partout.

Pourquoi ne dites-vous jamais : "des camions à nous".

Vous êtes anglais aussi, non ?

Avec tout votre respect, Monsieur, Je suis Ecossais. Ça n'a rien à voir.

Vous n'entendez rien ?

Quoi donc ?

- Ça vient vers nous. - Aux abris !

Au sol, vite !

Faites mine d'être morts !

Facile à dire.

Et si c'est des nôtres ?

Pour ceux d'en haut, on est tous des ennemis, mon cher.

Bordel de merde !

Je n'en peux plus, Kerr.

Il vaudrait mieux nettoyer sa plaie.

C'est une vilaine blessure.

L'eau est rationnée. On ne peut pas la gaspiller.

Un peu d'eau ne va pas ruiner l'Angleterre.

Soignez ce garçon.

Qu'est-ce qui se passe ? Une tempête avec cette chaleur ?

Pas un nuage dans le ciel.

Je ne comprends pas.

Le Khamsin !

Vite, trouvons un abris !

Ça suffira ?

Pourquoi ? Vous avez une meilleure idée, Professeur ?

Non ! Mais pourquoi m'avez-vous appelé Professeur ?

Je plaisantais. Vous en êtes vraiment un ?

En philosophie de l'histoire !

Ça ne vous servira pas à grand chose, ici !

Maintenant, je vous conseille de fermer la bouche, Monsieur !

D'accord !

Bordel de merde ! Il y a du sable partout !

Courage les gars, en marche. À la guerre, l'immobilité c'est la mort.

Vous autres de l'artillerie, vous en connaissez vraiment un rayon.

Pas moi, Sergent.

Tito Livio, antique écrivain latin.

Jamais entendu parler.

Moi, tout ce que je sais, je l'ai appris d'un sergent du nom de Ferguson.

Il est Écossais.

- Je vois. - Bien !

Si c'est ce que je pense, il pourrait y avoir des vivres et de l'eau.

Les gars... C'est un mirage !

Oui... Appelle ça un mirage !

Je m'y connais.

Ça, c'est une grâce de Dieu, Caporal !

Et en plus, elles sont mignonnes !

Des auxiliaires, Capitaine. Et en tant que telles, des femmes.

Déduction logique. Si on essayait de les libérer ?

La portière.

Courage, sortez.

Vous pouvez baisser la mitraillette. On est entre amis.

Doctoresse Martha Vaughan. Merci.

Je suis Elisabeth Jordan. ATS. Section théâtrale et récréative.

J'ai le plaisir de vous présenter la fille dont vous avez toujours rêvé,

la jeune et jolie petite reine dactylo des services administratifs,

Miss Ann Coran.

C'est fait. On partira à l'aube.

C'est bon pour le moteur. On a assez de carburant pour 200 ou 300 miles.

Lieutenant.

Il faut extraire la balle.

Il faut allumer un feu.

Non, Docteur.

Pas question d'un feu.

Ils pourraient nous voir.

La balle est dans l'épaule depuis trop longtemps.

Je dois opérer.

Désolé.

D'un point de vu humain, je vous comprends, mais...

Mais la guerre n'est pas humaine, c'est ça ?

Je suis un soldat et je fais mon devoir.

Comme ton père et ton grand-père ont fait avant toi.

C'est une vieille fable.

Le devoir sert à cacher nos faiblesses.

Qui vous a forcé à épouser l'armée ?

Je ne peux pas risquer la vie d'autant de personnes !

C'est juste.

Mais vous devez obéir à votre supérieur.

Lieutenant Crossland. S'il vous plaît.

Allumez le feu.

Voilà, Sergent. Je l'ai fait pour vous.

Courage ! C'est une spécialité de la maison.

Je n'ai pas faim...

Haricots, sucre, moutarde et galette.

C'est tout ce qui restait dans le camion.

C'est normal que je ne sache pas cuisiner !

Je suis de la section récréative.

Moi...

Moi, je chante...

Je parie que tu connais mon nom d'artiste.

Alors ?

Comment savoir si tu ne me le dis pas ?

Si je te le dis, c'est pas du jeu ! Tu dois t'en rappeler, allez !

Ah oui, oui !

Tu es Mickey Rooney.

Je parie que si je te le dis, tu me reconnais tout de suite.

Alors ?

Crache le morceau.

Liz Jordan !

J'ai eu un grand succès à Londres.

Tu aurais dû entendre ces sifflets quand j'entrais sur scènes !

Mon gros morceau s'appelait :

"Ne parle pas, tais-toi, et couvre-moi de baisers".

Tu veux l'entendre ?

Une autre fois, ça te va ?

Pour cette nuit, les haricots sucrés à la moutarde me suffiront.

Maintenant, essayez de vous reposer. Vous en avez besoin.

Je vous ai déjà vu quelque part.

Vous vous êtes déjà rendu au quartier général ?

Non, Docteur. Jamais.

Puis, j'ai débarqué à Tobrouk il y a seulement trois mois.

Étrange. Je l'aurais juré.

Docteur...

Oui ?

Merci.

Laisse tomber, Ann. Ces choses me regardent.

Pourquoi ?

Tu crois que je ne sais pas le faire aussi ?

C'est depuis que nous sommes parties que tu en as après moi.

Vous pensez que je ne sers à rien ?

Sans toi, on serait déjà à Alexandrie !

Je ne pouvais pas monter sur ce camion. Tu le sais très bien !

Ce n'était pas ma section.

Et comme ça, on a dû revenir te prendre. Et voilà le résultat !

Il fallait que je fasse quoi ? Changer de section ?

C'était votre devoir de venir me chercher !

Je ne pouvais pas rester là !

Ça n'aurait pas été bien grave. Moi, j'ai un devoir à accomplir.

On a besoin de docteurs sur le front.

Moi je sais juste taper à la machine, c'est ça ?

D'accord, je ne sers à rien,

mais pourquoi ne t'en prends-tu pas aussi à Liz ?

Quelle différence entre elle et moi ?

Au moins, Liz a une fonction sociale.

Hé, un instant !

De quelle fonction sociale es-tu en train de parler ?

Des avions ! Arrêtez-vous !

Arrêtez !

Tous dehors !

Qu'est-ce que vous attendez ? Dehors !

Je n'ai pas encore fini.

Je reste ici avec lui.

Bordel de merde !

Maudit soit-il !

Et maintenant que tu as le soleil en face, enfoiré... !

Je suis une lâche.

- J'ai honte de moi. - Parce que t'as eu peur ?

Si tu savais moi !

Je n'aurais jamais dû m'enrôler. La guerre, c'est pas pour moi.

Allez, bouge-toi.

Il est cuit.

Pas mêmes deux Écossais parviendrait à le réparer.

Hé, courage !

Ce n'est pas la fin du monde. On va y arriver !

Hé vous, arrêtez !

Attendez un instant.

Regarde là-bas. Je crois voir quelque chose.

Ça ne peut-être qu'une charogne.

Peut-être...

Mais il pourrait y avoir un camion.

Et peut-être...

de l'eau !

Pas d'eau.

Pas même une goutte.

Rien. Juste l'épave d'un camion.

Lieutenant. Je pense qu'il devait y avoir deux camions.

Des traces de roues vont dans cette direction.

Qu'attendons-nous pour les suivre ?

Pourquoi ?

On ne sait ni qui les a faites, ni où elles vont finir.

Je vous observe depuis un moment.

Où allez vous ? Vous ne le savez pas vous-même.

Ces traces pourraient nous emmener quelque part.

Je m'incline devant l'autorité du grade.

Guidez-nous, Capitaine !

De l'eau !

Il y a de l'eau, là-bas !

Ils ne doivent pas être nombreux.

Sinon, ils nous auraient laisser nous approcher,

plutôt que de nous tirer dessus.

C'est juste. Ils veulent nous tenir à distance.

- Capitaine. - Oui ?

Dites-moi.

On doit découvrir leur nombre et les armes dont ils disposent.

Bien.

Et... que suggérez-vous ?

Donc...

Le Sergent Kerr se déplace à gauche. Vous couvrez le flanc droit.

Je reste ici avec la mitraillette.

On tirera ensemble.

C'est le seul moyen pour savoir combien ils sont.

Une objection, Kerr ?

Non, Monsieur.

Et vous ?

Non.

Naturellement.

Je crois que non.

Alors, c'est d'accord. Allez-y.

Aucune réponse de mon côté.

Désolé...

À moi, ils ont tiré.

Qu'avez-vous vu ? Combien étaient-ils ?

Je n'ai vu personne. Mais ils ont tiré.

Et toi ?

Personne.

J'ai compté les coups. J'ai vu la fumée.

Ils sont deux à tirer.

Ces charognes sont bien planquées.

On ne peut pas bouger.

Ils nous tiennent en joue, malheureusement.

Notre seul espoir, c'est qu'ils soient raisonnables.

Que voulez-vous dire par raisonnables ?

Vous parlez Allemand, Capitaine ?

Alors, dites-leur qu'ils nous donnent de l'eau et on les laissera en paix.

Criez-leur. De tout votre souffle !

Répondez, bande de salauds !

Qu'a-t-il dit ?

Ils acceptent ?

Oui, mais ils veulent qu'une de nos filles les rejoigne.

Ils acceptent à cette seule condition.

Pourquoi vous me regardez ? Il y en a deux autres !

Pourquoi moi ? Pourquoi vous ne regardez que moi ?

Que la dactylo y aille.

Ou la Doctoresse. C'est elle la bienfaitrice de l'humanité !

Vous n'êtes que des charognes ! Que le diable vous emporte !

Vous m'en voulez ou quoi ?

J'y vais.

Reviens !

Je ne comprends pas, mais dépêche-toi. J'ai fait ce que vous avez demandé.

Tu ne l'as pas encore fait, petite !

Viens donc gagner ton eau.

Ann.

Et toi ?

Karl.

Je fais quoi ? Je fonce dans le tas ?

Qu'Allah soit avec vous. Je viens en paix.

Je m'appelle Yussuf Abdinour.

J'ai besoin d'un docteur.

Il y en a parmi vous ?

Oui. Nous avons un docteur.

Où es-t-il ?

Dans la camionnette.

Docteur, mon fils est malade.

Tu dois le guérir.

Tu refuses ma requête ?

C'est moi, le docteur.

Toi ?

Tu es une femme !

Je suis femme, mais aussi docteur.

Je ne confie pas à une femme la vie de mon fils.

C'est une femme qui lui a donné la vie.

Suivez-moi.

Allons-y !

Que fait-on, Monsieur ?

Capitaine ?

Je crois que nous n'avons pas le choix.

Très bien. Suivons-les.

Docteur, venez.

Mon fils est malade.

Guéri-le.

Je t'en prie.

Faites sortir tout le monde.

Sortez, vite.

Vous aussi.

Si elle foire son coup, j'ai comme l'idée que

le patient ne sera pas le seul à crever, bordel de merde !

D'accord...

Je me trompe toujours à ouvrir ma gueule.

De l'eau chaude. Il m'en faut beaucoup.

Péritonite.

Capitaine Leighton ?

- Je vous écoute, Docteur. - Vous m'assisterez durant l'opération.

Alors, qu'attendez, Professeur ?

Euh, oui. J'y vais.

Chloroforme.

Compresse.

Écarteur.

J'ai dit "écarteur" !

Oui, celui-là.

Détendez-vous.

Le danger est écarté.

Il doit juste se reposer.

Mes félicitations, Docteur.

Le Capitaine les mérite aussi. Ce fut un précieux assistant.

Et bien...

À en juger par ce que je vois, la guerre ne vous touche pas beaucoup.

Ce n'est pas notre guerre.

Vous ne comprenez pas que si les nazis l'emportent,

ils asserviront le monde ?

Ce sont aussi vos ennemis.

Depuis des siècles, nos seuls ennemis sont :

la faim, la soif et le Khamsin.

Alors, la seule chose qui vous importe c'est la survie ?

Rien d'autre ?

Notre seul soucis est de vivre en paix et respecter nos semblables.

Vous cachez votre tête dans le sable.

- Vous m'insultez ! - Non !

C'est juste que je ne comprends pas.

Personne ne veut se balader ?

Pourquoi pas ?

Je viens.

Avec plaisir.

Je vous prie de m'excuser. Ce fut un excellent repas.

J'ai enseigné à des centaines de garçons ce qu'est l'histoire.

Aujourd'hui je la vis et je me rends compte que je suis un raté.

- En tant que soldat ? - Non, Martha.

En tant qu'enseignant.

Vous m'avez appelé par mon prénom.

- Vraiment ? - Oui.

C'était juste par hasard ?

Non, Martha.

Non.

Dis donc, ton visage m'est familier.

Aucune importance. Tout le monde peut oublier un visage ou un nom.

Personne ne se souvient jamais du mien.

Pourquoi ? Comment t'appelles-tu ?

Tu vois ?

Je vous l'ai dit quand vous nous avez trouvées.

Liz Jordan !

Ce nom ne te dit vraiment rien ?

Liz Jordan ?

Non, désolé.

Où habitais-tu ?

À Liverpool.

T'es donc déjà allé à l'Odéon ?

Oui !

Alors, tu m'as sûrement déjà vue !

Je suis chanteuse, mais mon numéro commence par une danse.

J'avais comme une ceinture argentée enroulée autour de mon corps.

L'orchestre attaquait avec un morceau très lent et sexy !

Et je marchais comme ça vers les spots !

Et quand j'étais au centre,

je commençais à retirer ma ceinture...

Et je me retrouvais...

Excuse-moi, McGregor.

Que fais-tu ici ?

Pourquoi n'es-tu pas avec les autres ?

Viens avec moi.

Écoute un peu...

Quel age as-tu ?

Je t'ai demandé ton age !

21 ? Moi, j'en ai 20.

Je n'avais pas ri comme ça depuis mon enfance avec Freddy !

Un bébé cerf.

Un bambi.

On courrait et on riait toute la journée !

"on courrait" ?

Oui, on courrait !

Voilà, comme ça !

- Les Allemands ! - Arrêtez, Kerr.

Laissez-vous doubler.

McGregor ! Occupez-vous du prisonnier.

Que dit-il ?

Il a donné l'ordre de ratisser l'oasis.

Tenez-vous prêts.

Freinez !

Je crois qu'il vaut mieux partir, Sergent.

Je le crois aussi, Monsieur.

Arrêtez !

Éteignez le moteur.

On est sur une mine terrestre.

Ne bougez pas !

Liez les bandoulières des mitraillettes.

C'est à vous, maintenant.

Un demi tour de roue.

McGregor... Attention où vous mettez les pieds.

Bien.

Là-bas, c'est un signal à vous.

Il peut nous faire sortir du champs de mines. Guide-nous.

Il ne peut pas.

Alors, tu m'accompagnes.

Descendez.

Je commence à croire qu'on est les derniers Anglais en Égypte.

Et où sont les Allemands ?

Ils ont dû s'établir à El Qantara.

- On devrait tous les retrouver là-bas. - C'est trop calme, ici.

J'ai pas confiance.

À terre !

Il doit y avoir quelque chose d'intéressant dans le coin.

Je le savais...

Un bunker. Abritons-nous là !

Suivez-moi tous. Vite !

Des chars...

Venez ici !

Dépêche !

Vous devriez essayer avec celle-ci, Monsieur.

Ça vous a réussi une fois,

ça pourrait vous réussir une seconde fois aussi.

On ne les chatouille même pas avec ça.

Pourquoi croyez-vous qu'ils se sont arrêtés ?

Ils nous pensent peut-être plus forts que ce que nous sommes.

Peut-être ont-ils soif ?

Peut-être qu'il fait trop sombre ?

Qu'est-ce que j'en sais, moi ?

En attendant les munitions, placez une mitrailleuse là-haut.

On y arrivera jamais.

Les nôtres sont trop loin.

Qu'en savez-vous ?

Une patrouille pourrait nous repérer.

Le vent vient de l'Est.

Les nôtres n'entendront pas les tirs.

Ces Allemands là dehors...

c'est la seule patrouille que vous aurez la chance de voir.

Désormais, on ne peut même plus filer en douce.

Et bien... ça signifie qu'on va leur rendre la vie dure.

Pendant un moment,

on pourra les tenir à distance.

Après quoi, Lieutenant ?

Après quoi, on sera refait.

Élégante manière de dire qu'ils nous tueront.

Sois sage, Liz. Bâillonne-toi la bouche.

- Pourquoi ne pas appeler de l'aide ? - Tu veux te taire ?

Non, je veux juste savoir pourquoi personne ne se secoue !

Ma chère Miss Jordan...

Qui pourrait nous aider ?

Savez-vous où se trouvent les lignes anglaises ?

Non...

Mais vous pourriez demander de l'aide à cette tribu d'arabes.

Pour l'amour de Dieu...

Hé, un instant !

Au fond, l'idée n'est pas idiote.

Ils ont une dette envers nous.

- Grâce au Docteur Vaughan. - Et qui irait les appeler ?

Je pourrais essayer, Monsieur.

Non, il ne vaut mieux pas. Tu es blessé.

Pas aux jambes, Monsieur.

Elles ont couru et gagné aux Jeux Olympique de Berlin.

Maintenant je me souviens de vous ! J'étais un de vos médecins.

La vache, c'est un champion ! Et il est Écossais.

Mais oui. Je le reconnais aussi !

Je dis qu'il peut le faire !

Vous êtes tous cinglés !

Docteur !

Je n'arrive pas à te comprendre.

Non, c'est impossible. Non !

Non, Karl. Je ne peux pas.

- Karl ! Non ! - Arrête-toi, Ann !

C'est un ordre !

Je devais le faire !

Et qui l'a dit ?

Moi, je le dis !

Le règlement le dit.

J'ai assumé ma responsabilité.

C'est mon devoir de faire respecter les ordres.

Celui qui abandonne son poste est un déserteur.

Pas d'exception.

Il y en a, au contraire.

Comme il est vrai qu'il existe des personnes, des êtres humains,

oui des hommes faits de chair et de sang,

des hommes qui aiment, qui souffrent,

qui luttent et se font tuer pour 10 centimètres de terrain !

Pour quelle autre raison combattons-nous ?

Vous êtes un imbécile, Crossland.

Les guerres n'ont jamais servi à régler les problèmes individuels.

Ceux qui ne possèdent rien doivent continuer à lutter pour survivre !

Faites parti des vaincus ou des vainqueurs !

Vous voulez changer le monde de l'intérieur de cette redoute ?

Non, ce monde ne changera pas tant que ne changeront pas

les individus qui y vivent.

Durant des années, j'ai enseigné à des milliers de jeunes

un tas de foutaises.

L'histoire n'est pas uniquement faite d'évènements important, Lieutenant.

Qui se souviendra

de ces jeunes là-dehors.

C'étaient deux êtres humains

qui se fichaient de la démocratie, de la guerre,

de la violence et de ce qui, malheureusement,

intéresse le monde d'aujourd'hui.

Ils voulaient juste s'aimer et continuer à vivre !

Théorie, Leighton.

La réalité est différente !

Par toute l'Ecosse, ça a marché !

C'est Yussuf ! McGregor a réussi !

Un vrai Écossais !

Écoutez-moi bien, Commandant. Les hommes là-haut sont mes amis.

Je vous demande de les laisser partir, au nom de l'amitié.

J'en demanderais autant pour vous.

Ils n'y arriveront jamais.

Si on les soutenait en attaquant les chars par derrière ?

Et comment ?

Suivez-moi, Professeur. J'ai aussi quelque chose à vous apprendre.

Thomas !

Enfoirés...

Merci.

Et McGregor ?

Son cœur n'a pas tenu.

Avant de mourir,

il m'a demandé de vous dire quelque chose.

Il a dit :

"C'est le meilleur temps que j'ai fait".

Comment s'appelle cette zone ?

Les arabes l'appellent El Alamein.

Pour avoir guidé son unité, au risque de sa propre vie,

à travers les lignes ennemies, pour avoir empêché la desertion

d'un de ses éléments, et pour avoir, avec courage et abnégation,

éliminé une patrouille allemande entière.

Mes félicitations, mon garçon. Votre père serait fier de vous.

Ce sont des hommes de votre stature, de votre valeur,

qui servent la patrie et font l'histoire.

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