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FOLLE AVENTURE
L'appartement de Mlle Williams.
Mlle Williams?
Dites donc !
- C'est un chapeau. - Que croyiez-vous ?
Calmez-vous, c'est un agent secret !
Un agent secret ?
Je jurerais avoir entendu un tic-tac.
Portez-vous une montre-bracelet ?
Red�marrez.
Un chapeau pour Mlle Williams.
Merci.
Voudriez-vous une tasse de th� ?
Non merci. Des sorties cet apr�s-midi ?
Je ne surais le dire.
Entrez
Il est arriv�.
Merci, Graves.
Entrez.
Je l�i.
Lui plaira-t-il ?
Nous verrons bien.
Entrez.
Le chapeau, votre Altesse.
Je l'ai remarqu� dans une vitrine, j'ai pens� qu'il vous plairait.
Il vous fallait un chapeau neuf.
Je le toruve tr�s joli.
Il est joli.
- Je peux le rapporter. - Je l'aime beaucoup.
�a n'aurait rien d'inconvenant.
Je suis parfaitement ravie.
Merci.
Veuillez m'excuser.
- Vous sentez-vous bien ? - Oui, mon oncle.
- Voudriez-vous voir un film ? - Je ne pense pas.
- Faire un tour � cheval ? - Non merci.
Une balade en voiture ?
Je pr�f�re rester ici et lire.
Je vous tiens compagnie.
Entrez.
Le comte de Chandome.
Faites-le entrer !
- Je suis de trop. - Restez.
Maria, il vient pour vous voir.
Restez.
Si vous insistez.
Votre Altesse.
- Votre Altesse est resplendissante. - Merci.
Comment allez-vous?
On ne peut mieux. Et vous?
A merveille, merci.
J'ai pens� que vous aimeriez peut-�tre voir un film.
Non, je ne pense pas.
Faire un tour � cheval ?
Je crains que non.
Une balade en voiture ? Le temps est magnifique.
C'est tr�s aimable � vous, mais j'ai une l�g�re migraine.
J'en suis d�sol�.
Le grand air est tout � fait indiqu�.
�a empire, je devrais m'allonger.
C'est ce que je fais toujours.
Me pardonnerez-vous ?
Mais bien s�r. Bonne journ�e.
Bonne journ�e, monsieur.
J'esp�re que votre Altesse sera vite r�tablie.
Merci.
- Commen't vous sentez-vous ? - Un peu mieux.
Vous ne l'aimez pas ? Sa famille est remarquable.
L'une des plus anciennes lign�es d'Europe.
Son anc�tre s'est battu � Wattling avec un arri�re-grand-p�re � vous.
- Vraiment ? - Dans l'autre camp.
Il a �t� tu� pendant la bataille, il est mort noy�.
Noy� ?
Cette bataille n'a pas eu lieu sur le continent ?
Il s'abreuvait � un ruisseau.
Il s'est pench� malgr� son armure.
Seulement 60 cm d'eau, mais il a coul� � pic.
A dire vrai, la m�re du comte a fait des sous-entendus.
En temps normal, je ne l'aurais pas envisag�,
mais � pr�sent, cette union n'a rien d'inconcevable.
Admettons-le. Qui reste-t-il ?
Pierre de Yougoslavie a 18 ans.
L�opold de Belgique s'est mari� r�cemment.
Le Duc de Hemple a 66 ans.
Aucune alliance appropri�e.
Je resterai vieille fille.
Ce serait tout � fait honteux.
Notre pays est envahi et nous sommes une fois de plus en exil.
Mais nous reviendrons.
En attendant, efforcez-vous de faire des enfants. Des gar�ons.
J'y veillerai en temps voulu.
La famille du comte est tr�s f�conde en termes de gar�ons.
Puis-je vous poser une question?
Quand il fait... Est-ce h�r�ditaire ?
Seulement pour vos petits-enfants. Les tics sautent une g�n�ration.
Il a du sang Bellini, n'est-ce pas ?
Qui font...
Notre arri�re-petit-fils ferait...
Il pourrait se casser le cou !
Nous �tudierons toutes les solutions avant de nous d�cider.
Ne faisons pas attendre le conte plus longtemps.
Sugg�rez � sa m�re de continuer � chercher.
Ne nous pr�cipitons pas.
Je peus certifier qu'il ne m'attire pas.
L� n'est pas le plus important.
Il s'agit pourtant d'une relation intime.
Vous parlez comme une roturi�re.
Je n'exige pas une passion enflamm�e,
juste un homme avec qui j'aie des points communs.
Je passerai toute ma vie avec lui. Est-ce trop demander ?
Peut-�tre. Vous �tes une princesse royale.
Vous me conseillez de l'�pouser ?
Je veux que vous y r�fl�chissiez.
Je le ferai.
J'aimerais aussi vous voir plus enjou�e.
J'essayerai, mon oncle.
- Voudriez-vous aller quelque part ? - Si vous voulez.
La Maison Blanche nous invite.
Nous y �tions voil� deux semaines.
Le Pr�sident vous adore et la cuisine est excellente.
Nous aurions l'air de nous imposer.
Sornettes...
C'est mon opinion.
Vous savez quoi ? Vous �tes fatigu�e de moi.
C'est faux.
Vous ne voyez que moi, une secr�taire et un agent secret.
Pas un seul visage agr�able.
Que diriez-vous du ranch de l'ambassadeur Harrison ?
Au moins, vous verriez des chevaux. C'est une merveilleuse id�e.
Vous monterez � cheval et vous changerez d'air.
Je pr�f�re rester � New York.
A votre retour, vous regarderez peut-�tre le comte diff�remment.
Un billet pour San Franciso. Mary Williams, pas d'adresse.
Je paierai par ch�que au guichet.
Bien, monsieur.
Dois-je pendre l'avion ? �a me fait peur.
C'est dans votre t�te.
Vous dites ?
Rien, mon oncle.
Un agent secret l'attendra � San Francisco.
Il accompagnera les Harrison et son Altesse.
Son Altesse et les Harrison, pardonnez-moi.
Je me demande si un agent secret est n�cessaire.
J'aimerais lui laisser un peu d'intimit�.
La d�cision ne rel�ve pas de mes attributions,
mais en sa qualit� de princesse, je crains que ce ne soit impossible.
Vous n'avez rien � craindre, votre Altesse.
Je n'ai pas peur. C'est dans la t�te, de toute fa�on.
Votre couchette est pr�te. Prenez ce comnif�re.
Quand vous vous r�veillerez, les Harrison seront l�.
Seulement un ?
�a devrait suffire. En avez-vous d�j� pris ?
Tout le monde r�agit diff�remment.
Si vous vous r�veillez dans la nuit, demandez-en un autre.
Embarquement pour le vol num�ro 5.
Veuillez monter � bord, s'il vous pla�t.
Venez, ma ch�re.
Mademoiselle ?
Puis-je avoir un somnif�re ?
Certainement.
- Tenez. - Merci.
Faites de beaux r�ves.
Bonne nuit.
Remplace-moi, petit.
-Je vais y arriver ? - Bien s�r.
Je fais quoi ?
Cherche, tu trouveras bien.
Excusez-moi.
Puis-je avoir un somnif�re, s'il vous pla�t?
Bien s�r, mademoiselle.
Et ce chef d'orchestre ?
Les h�tesses ne sont pas autoris�es � fr�quenter des passagers.
Mademoiselle.
Merci.
Dormez bien.
Je te laisse.
Ne te blesse pas.
Excusez-moi, pourrais-je avoir un somnif�re ?
Tout de suite.
Voil�, mademoiselle.
Allez-y, �a vous fera du bien.
Prenez-en un autre, ils sont l�gers.
- Un autre ? - Allez-y, c'est inoffensif.
Vous ne voulez pas d'eau ?
Vous ne voulez pas...
d'eau ?
Faites de beaux r�ves.
Entendu.
Au boulot. On retourne � New York.
Pourquoi ?
Tout est noy� dans le brouillard. Les deux a�roports.
Vous devez vous lever, nous retournons � New York.
Quand repartirons-nous ?
Nous nous pr�viendrons quand ce sera d�gag�.
Vous devez...
Mademoiselle ?
Vous devez vous lever.
R�veillez-vous, mademoiselle.
Je n'arrive pas � r�veiller la couchette six.
R�veillez-vous !
Madame !
Tout le monde dehors. Au feu.
Elle a la conscience tranquille.
Comment peut-elle dormir comme �a ? Je lui donn� un seul cachet.
Vous lui en avez donn� un ?
�a fait deux.
Quatre.
Il faut l'habiller.
Tirons � pile ou face. Pile, je l'habille.
Tu es mari�, je te rappelle.
C'est moi le chef, non ?
Tu as raison. Je vais attendre � c�t�.
C'est bien, continuez � marcher.
Elle va dire quelque chose.
Pardon ?
Vous dites ?
Elle parle fran�ais.
Elle parle aussi anglais, elle a demand� des somnif�res.
Vous parlez fran�ais ?
Quelque mots qu'elle n'a pas encore dits.
Je sais dire : "O� �tes-vous ?"
Parfait. Elle se trompe juste de 5000 km.
Pourquoi n'a-t-on pas son adresse ?
Il y avait juste son nom.
O� habitez-vous ?
Comment allez-vous ?
Elle a bon caract�re.
Rentrez chez vous. L'effet finira bien par se dissiper.
- Vous �tes s�r ? - Allez-y.
Bonne nuit.
O� habitez-vous ?
Vous avez de la chance, je suis bien �lev�.
Le suis-je vraiment ?
Je suppose que oui.
- Elle est so�le ! - Venez.
�a gaze ?
Pauvre de moi...
All�, M. Williams ?
Auriez-vous une fille du nom de Mary ?
Non ?
Je suis d�sol�... Bonne nuit.
�a va mieux ?
Si seulement je pouvais dormir.
Un autre caf�.
All� ? Mme Williams ?
Excusez-moi, auriez-vous une fille du nom de Mary ?
Oui ? O� est-elle en ce moment ?
Vous lui donnez le sein. Excusez-moi, je dois faire erreur.
Je n'y arriverai jamais.
Il y a cinq pages de Williams.
Je vais en prendre un au hasard.
Elle n'arrive pas � dormir.
Je vais arranger �a. O� sont mes somnif�res ?
Dans le tiroir.
Ne pas pouvoir dormir, c'est terrible !
Dans une demi-heure, elle dormira comme un loir.
Non, pas Harry...
Mary !
�a ne fait rien, merci.
Deux sucres ?
Ecoutez...
Ouvrez grand les yeux.
Plus grand.
C'est �a ! maintenent, r�fl�chissez.
Vous habitez peut-�tre � l'h�tel...
Un h�tel... oui !
�a y est, on y arrive. Quel h�tel ?
Le caf� refroidit.
Comment s'appelle l'hotel ? Waldorf, Plaza, Saint Regis ?
En un mot ou deux ?
- Le caf� refroidit. - Taisez-vous.
Le caf� !
C'est vrai. Buvez, �a devrait vous aider.
C'est s�r.
Alors ? Vous ressentez quelque chose ?
Encore une petite demi-heure.
Quel h�tel ?
C'est rapide !
Elle dort d�j� !
Je n'avais jamais vu �a. Un somnif�re aurait peut-�tre suffi.
- Vous lui avez donn� un somnif�re ? - Deux.
Vous voulez dire...
C'est pour moi, �a m'a fait plaisir !
All� ?
Il y a eu un accident.
Elle s'est �vanouie.
La fille de la couchette six.
Elle peut dormir chez-moi, mais Jean doit la d�shabiller.
D�p�chez-vous.
Jean, l�ve-toi.
Qu'y a-t-il ?
Habille-toi.
Pour quoi faire ?
Eddie veut que tu lui d�shabilles une fille.
Annulez votre r�servation et prenez un billet pour demain.
Je ne travaille pas aujourd'hui.
S'il vous pla�t
Elle est neuve.
Rendez-vous devant cet immeuble � 2 h
S'il vous pla�t !
Vous ne me reconna�trez peut-�tre pas,
mais moi, je vous reconna�trai
Quel dr�le d'endroit pour une tache de naissance !
Une tache de naissance...
1000 dollars de r�compense � quiconque apercevra son Altesse
encourageront peut-�tre les gens.
- Disons 2000 dollars. - Son Altesse est ici !
Son Altesse est ici. Merci, monsieur le Pr�fet.
Bonjour, mon oncle.
- O� �tiez-vous ? - Je dormais.
O� avez-vous dormi ?
J'ai pris trop de cachets et l'avion est revenu.
�a, je le sais. O� avez-vous dormi ?
- A l'a�roport. - A l'a�roport ?
Impossible, j'ai fouill� l'a�roport de fond en comble.
- O� dans l'a�roport ? - Dans le salon femmes.
Dans le salon femmes...
Merci.
- Heureux que soyez indemne. - Merci.
Dormir dans le salon femmes...
Vous oubliez parfois votre position, Maria.
J'aimerais prendre un bain.
- Comment vous sentez-vous ? - Je vais bien.
Vous ne couvez pas un rhume ?
Non, mon oncle.
Du caf�...
Je me souviens avoir bu du caf�.
Mais ensuite ?
Je me suis d�shabill�e toute seule.
Mais la teche de naissance...
Je me suis d�shabill�e toute seule.
Mais la teche de naissance...
Vous dites ?
Rien, mon oncle.
J'aurais cru.
Dire que vous avez pass� la nuit dans le salon femmes !
Cet avion ne fera plus demi-tour sans m'en aviser.
Il m'indiquera sa position exacte toutes les demi-heures.
Je ne veus pas partir ce soir.
Vous avez peut-�tre raison. Oubliez d'abord cette exp�rience.
Je pr�viendrai les Harrison.
Comment conna�t-il ma tache de naissance ?
Vous dites ?
Rien, mon oncle.
J'aurais cru.
- Je vais me promener. - Oui, votre Altesse.
Je reviens vite. Il n'est pas utile que vous me suiviez, n'est-ce pas ?
Non, votre Altesse.
Asseyez-vous et lisez votre journal.
Allez-y.
Au revoir, votre Altesse.
Tournez au coin, vite !
C'est un petit malin, vous allez voir.
Je me suis tromp�.
Vous croyez ?
Quelqu'un vous suivait. J'ignore comment il a disparu.
Laissez-moi.
Vous m'avez oubli� ?
Allez raconter vos salades ailleurs !
Vous avez dormi chez moi !
Esp�ce de...
Mais oui, c'est exact ! Je ne l'avais pas reconnu.
Excuse-moi, vieux.
Je me tire d'ici.
Je suis terriblement d�sol�e. Puis-je vous aider ?
Il l'a frapp� et elle l'a aid� � se relever.
D'apr�s ce que j'ai compris, elle le connaissait.
Ils boivent des cherry coke.
Des cherry coke, qu'est-ce que c'est ?
Ne les perdez pas de vue. Et appelez-moi.
Oui, monsieur.
Comment vous sentez-vous ?
Bien, je ne sens absolument rien.
Pardonnez-moi de ne pas vous avoir reconnu.
Vous n'y �tes pour rien.
Vous avez appris le fran�ais ?
Comment le savez-vous ?
Vous parliez fran�ais hier.
Qu'ai-je dit ?
Je n'ai pas compris.
- Vous pensiez �tre � Paris. - Vraiment ?
Vous avez voyag� en Europe ?
J'y suis n�e. Je suis dans ce pays depuis peu.
Mais vous parlez anglais.
Gr�ce � mon �ducation. Ma famille pl�biscite les langues.
Je vois.
O� est-elle maintenant, votre famille ?
Ils sont toujours � l'�tranger.
Je suis d�sol�. J'esp�re qu'ils vont bien.
Ils sont � Londres.
Ils ont pout perdu, j'imagine ?
Ils ont perdu beaucoup.
Que fait votre p�re ?
- Ce qu'il fait ? - Comme m�tier.
Il avait des revenus.
Si vous pr�f�rez changer de sujet, dites-le-moi.
Ce serait peut-�tre mieux.
Je vous plains, �a a d� �tre dur pour vous.
Je vais vous faire visiter la ville.
Aimeriez-vous voir le tombeau de Grant ?
Un grand G�n�ral, il est devenu Pr�sident.
Je l'ai d�j� visit�.
Vraiment ?
C'est dr�le, moi pas. Comment est-ce ?
Impressionnant. Voudriez-vous y aller ?
Non. C'est � moi de vous montrer la ville.
J'aimerais y retourner.
Vous m�ritez un rendez-vous qui sorte de l'ordinaire.
Je pr�f�rais un rendez-vous ordinaire.
Je peux me le permettre.
Faites exactement comme si vous sortiez avec une fille normale.
Allez aux m�mes endroits, agissez de la m�me fa�con.
Vous �tes d�re ?
Certaine.
D'habitude, je sors avec un couple d'amis.
Ce serait merveilleux.
Gar�on, l'addition.
N'esp�rez rien d'exceptionnel.
C'est d'accord.
Eddie !
Enchant�.
Enchant�e.
Je vous ai donn� un cachet.
Oui, bien s�r.
Voici ma femme.
- Enchant�e. - Enchant�e.
Vous vous connaissez. Vous ne vous rappelez pas ?
Je n'ai pas eu droit aux larmes, juste un bisou sur la joue.
Ils vont partir � l'arm�e !
Tu le savais, tu �tais l� quand on a sign�.
Je pensais qu'ils ne vous prendraient pas,
que vous auriez peut-�tre une maladie.
Ce n'est rien.
Tu pr�f�rerais qu'on reste ?
Je n'ai rien eu de tout �a.
Voulez-vous m'enlacer pour faire comme eux ?
Eh bien...
Eloigne-toi de cette fille.
L'�galit� des droits !
Nous entrons ?
Habillez-vous, on sort !
Je ne peux pas. Je travaille au Bureau des femmes.
- N'y va pas. - Tu es devenu fou ?
Elle irait en Cour martiale. Elle est G�n�ral.
- Commandant Lieutenant. - �a n'existe pas !
Dans son arm�e, si.
Mme Mulvaney est Double Adjudant G�n�ral Colonel.
Un titre d�goulinant !
Voudriez-vous nous donner un coup de main ?
- On se retrouve apr�s. - Ce n'est pas dr�le.
Au contraire, j'aimerais beaucoup voir �a !
Allons faire une partie.
Pas de regret ?
C'est absolument parfait.
Vous �tes tr�s conciliante.
Laissez vos affaires ici, c'est au sous-sol.
- Elle es jolie. - Sans blague ?
- Je m'�tonne qu'elle soit rest�e. - Ah oui ?
Tu as tr�s peu de temps.
Hitler me le paiera.
- Tu connais le tombeau de Grant ? - Non.
C'est parce qu'on est n�s ici.
J'aimerais jouer au touriste avant de partir.
J'aimerais passer du temps avec Jean.
Comme on ne part pas avant deux semaines,
elle a fait des projects pour tous les deux.
J'ai d� lui dire qu'on devait quand m�me travailler.
Je n'oublierai jamais son regard.
Pas une larme jusqu'� la salle de bains.
Je l'ai entendue malgr� la douche.
Regrettes-tu de l'avoir rencontr�e et de devoir ressentir �a ?
C'est dr�le.
�a t'inqui�te que je quitte Jean
et je m'inqui�te que tu ne quittes personne.
Je ne voudrais pas partir si Jean ne m'attendait pas.
Ne d�placez pas le patient
jusqu'� ce que vous ayez d�termin� la nature de ses blessures.
Le patient doit rester au chaud,
envelopp� dans des couvertures et couvert de bouillottes.
�a plisse. Je vais vous montrer.
En cas d'urgence, un annuaire,
un magazine ou m�me un journal repli�
peuvent servir d'attelles pour le bras.
Vous pouvez utiliser un mouchoir pour attacher l'attelle.
Faites-les venir.
Par ici, s'il vous pla�t.
Bonjour, Mme Mulvaney. Pouvons-nous jouer dehors ?
Bien s�r.
- Votre nom ? - Anna.
- Nom de famille ? - Pulaski.
Mme Pulaski, je suis mari�e.
- Tu viens ? - Echauffe-toi, j'arrive.
Que voudriez-vous faire, Anna ?
Eh bien, peut-�tre... J'aimerais apprendre les 1ers soins.
Savez-vous lire ?
Non, madame.
Ce sera difficile, vous devrez �tudier.
Dites-moi et j'apprends.
Vous serez plus utile ailleurs. Que faites-vous le mieux ?
Je sais tout faire ! J'ai �lev� neuf enfants.
Je dois tout savoir.
Avec neuf enfants � la maison,
vous ne pouvez pas vous absenter tous les apr�s-midi.
Je n'ai plus mes neuf enfants � la maison, seulement sept.
Un de mes gar�ons est � l'arm�e, l'autre est dans la marine.
Je n'ai que sept enfants � la maison et j'ai beaucoup de temps libre.
Beaucoup de temps libre. La maison me para�t tellement vide !
Nous prenons quiconque a une machine � coudre.
De la couture !
Je suis la meilleure couturi�re que vous puissiez trouver.
Vous avez tout ce qu'il faut.
Renvoyez-les chez elles.
Tr�s bien, Anna. Suivez Mlle Jeffires.
Par ici.
Merci beaucoup.
Merci � vous, Mme Pulaski !
Votre nom ?
Mary Williams.
Vous cousez � la machine ?
J'ai peur que non.
Nous manquons de couturi�res.
A la main ?
Je n'ai jamais essay�. J'ai fait du petit point.
Du petit point ?
Il est possible que la guerre soit longue,
mais � ce point, je ne pense pas.
M�me si j'adorerais voir un soldat en pyjama au petit point.
Voyons, vous savez cuisiner ?
Non, je regrette.
Ni couture ni cuisine. Vous �tes une femme d'ext�rieur.
Vous savez taper � la machine ?
Non.
Faire du classement ?
Arr�tons les devinettes. Que savez-vous faire ?
Je sais... enrouler les bandages.
Je suis d�sol�e, nous n'avons plus de bandages.
Merci quand m�me.
Ecartez-vous, s'il vous pla�t.
- Votre nom ? - Clara Stilwell.
Je sais coudre � la machine,
mais je suis meilleure cuisini�re.
Excusez-moi.
Laissez-moi me rendre utile, juste pour cet apr�s-midi.
Vous me trouvez certainement une occupation.
J'admire votre �tat d'esprit, Mlle Williams.
Mme Bower ?
Mlle Williams va remplacer le mannequin.
Allez-y.
Merci.
Ne vous affolez pas parce que c'est une vraie personne.
Nous devons garder la t�te froide.
Pouvez-vous vous allonger ?
Sur le dos.
Voil�, c'est parfait.
Maintenant, les filles, ma�trisez-vous !
Nous allons faire une petite comp�tition.
L'�quipe de gauche contre celle de droite.
Jambe gauche, pr�tes ?
Jambe droite ? Bras gauche ?
Bras droit ?
En place !
Pr�tes...
Partez !
Vous lui coupez la circulation.
Elle ne ro�oit plus de sang.
Elles sont nerveuses.
Ensuite, nous vous casserons le dos.
On lui fait un bandage ? Que s'est-il pass� ?
Elle est mannequin ? Qui est mannequin ?
Auriez-vous perdu la t�te ?
Il n'y a pas lieu de s'inqui�ter, croyez-moi sur parole.
- Tu sais quoi ? - Quoi ?
Les gosses de riches qui ont tout perdu ont la vie dure.
Et alors ?
Dites !
Vous �tes sur notre terrain.
D'accord, merci.
Restez calmes !
Nous devons ramener le camion avant ce soir.
Le camion bloque le terrain de sport.
Deux hommes suffiraient pour le d�charger avant ce soir ?
J'en suis s�re.
C'est notre jour de cong�.
Je me demande o� trouver deux hommes.
Evanouie-toi, je te rattrape.
Il s'est �vanoui, je l'emm�ne � l'h�pital.
Je d�teste cette guerre.
Mon dos !
- Vous savez ce qu'il vous faut ? - Quoi ?
Un bon bain de vapeur pour pr�venir les courbatures.
Vous en avez un sur vous ?
Juste � c�t� de la chaudi�re. Je le pr�pare moi-m�me.
Bon Dieu !
Restez toujours conscientes du danger.
Entra�nez-vous aux raids a�riens, aux black-out.
Luttez contre l'envie de vous d�tendre.
"La vigilance �ternelle", comme l'a dit un grand orateur,
"est le prix de la libert�."
Nous finissons tard mais nous avons atteint notre quota.
Dites-le � vos maris.
Quel bonheur...
Retourne-moi, veux-tu ? J'ai fini ce c�t�.
Je trouve que les riches devraient au moins transmettre
le minimum pratique � leurs enfants.
Je ne veux pas aller au ciel, j'aime la chaleur.
Mais, mademoiselle, vous avez d�j� deux raids a�riens par semaine.
Justement. Ils sont trop r�guliers, tout le monde s'y attend.
Apr�s le dernier raid a�rien, nous avons m�me fait un buffet.
Mais tout le monde est en train de manger.
C'est le meilleur moment, personne ne se m�fie.
"La vigilance �ternelle est le prix de la libert�."
Je ne sais pas...
Etes-vous avec nous ou contre nous dans cette guerre ?
Faites votre raid a�rien, mesdames.
L'argent n'est pas un probl�me. Je n'ai rien contre l'argent.
Il sera content de l'apprendre.
Mais quand on grandit dans le luxe, ne peut-on apprendre...
Ne peut-on apprendre...
Ne peut-on apprendre...
Que se passe-t-il ?
- On tripote l'interrupteur. - Ou c'est une panne.
Sortons de l� ! O� est la porte ?
Attention � la conduite.
Suis-moi, je suis un vrai chat. Accroche-toi.
Il devrait y avoir une porte.
La voil�.
Essaye de trouver tes v�tements.
- �a va ? - Il y a une table.
Asseyons-nous, la lumi�re reviendra vite.
Lumi�re !
Dave a pris du bide.
Qui n'avait pas de v�tements ?
C'�tait un accident, monsieur.
Je ne l'ai pas quitt�e des yeux un instant.
Ils sont dans un restaurant chinois.
L'endroit a tr�s bonne r�putation.
Je suis s�r que la nourriture est inoffensive.
Oui, monsieur.
Racontez-nous la suite de vos aventures � New York.
Qu'avez-vous fait apr�s avoir �t� renvoy�e ?
Je ne savais pas vers que me tourner.
Que mangiez-vous ?
Souvent, je ne mangeais pas.
Je devenais de plus en plus faible.
Un jour, je marchais dans la rue
et tout est devenu noir, je me suis �vanouie.
A mon r�veil, j'�tais dans le salon d'une gentille vieille dame.
Elle a voulu m'aider et m'a trouv� un travail...
� San Francisco, aupr�s de sa grand-m�re.
J'�tais en route pour y aller. Je serai sa femme de chambre.
Sa grand-m�re ?
Je voulais dire sa petite-fille.
La vieille dame est la grand-m�re.
L'autre, la plus jeune, est sa petite-fille.
C'est un travail difficile.
�a ne me d�range pas.
Arr�tons de parler de moi.
Nous la d�primons.
Parlons de moi. Que voulez-vous savoir ?
Etiez-vous d�j� amoureux l'un de l'autre � l'�cole ?
Notre rencontre est tr�s romantique. Elle m'a ramass� dans un bus.
Tu ne vas pas recommencer ?
Nous �tions assis � c�t�. Elle devait descendre � la 149e rue.
Quand elle s'est lev�e, sa robe, �trangement,
s'est accroch�e � ma manche. Vous pigez ?
- Tr�s dr�le. - Elle refusait de se d�tacher.
Comme elle davait descendre, en gentleman, je l'ai accompagn�e.
A mon r�veil, 10 jours plus tard, j'avais la corde au cou.
Au bout de dix jours ?
Elle a dit dix jours, mais j'�tais drogu�.
La plupart du temps, je ne regrette rien.
Tu peux reprendre ta libert�.
Je commence � m'habituer � toi. Cette robe t'allait � ravir.
Elle ressemblait un peu � celle-l�.
Elle avait la m�me... Est-ce que ce serait la m�me robe ?
Oui.
Pourquoi la portes-tu ce soir ?
A ton avis, gros balourd ?
L�ve-toi.
Les gens mari�s aussi ont le droit de danser.
Voulez-vous danser ?
Avec joie.
Vous ne devriez pas accepter ce travial.
J'ai des amis � San Francisco, je les appellarai.
Non, c'est impossible. Je ne prendrai pas l'avion.
Pourquoi ?
La vieille dame qui m'accueille
a d�cid� de rendre visite � sa petite-fille.
Nous partons en train la semaine prochaine.
Alors, c'est la derni�re fois que nous nous voyons ?
En effet.
Quel monde...
N'est-ce pas ?
Qu'en dis-tu ?
S'il avait une dizaine de jours...
L� o� poussaient les grenadiers
Rien ne fleurit plus
Personne ne sourit plus
Quand la lune de Chine commence � rougeoyer
Personne ne chante plus
Seul chante une jeune femme de chambre
Elle tremble
Et pourtant, n'a nulle crainte
Honorable lune
Chaque nuit, je fredonne mon chagrin
Honorable lune
O� sont les nouveaux lendemains ?
Quand s'�teindront toutes ces larmes ?
Toutes ces berceuses �touff�es ?
Quand s'�teindront les dragons en flammes
Dans le ciel de Chine ?
Honorable lune
Sourit � mon homme car il se bat
Il se bat dans la nuit sans fin Pour que la terre soit libre
Et quand la vie vaudra la peine d'�tre v�cue
Renvoie-le chez lui
Renvoie-le aupr�s de moi
Puisse cet honorable jour arriver
Honorable lune
Pourquoi pleurez-vous ?
Je ne pleure pas.
Votre nez brille.
On se retrouve dehors.
L'addition.
Elle est...
Elle est tr�s sentimentale.
Comment la trouves-tu ?
Elle est tr�s jolie.
Je le sais. Que penses-tu d'elle, de son caract�re ?
Il faut des ann�es pour conna�tre le caract�re d'une femme.
- Tu t'es mari� en dix jours. - J'ai pris le risque.
On dit qu'on ne conna�t jamais une fille avant de l'�pouser.
C'est ce qu'on dit.
J'ai un curieux pressentiment.
Comme vous �tes une r�fugi�e et qu'Eddie part au combat...
Il a bu deux rhums pour se donner du courage.
Il va vous demander en mariage. Qu'en pensez-vous ?
�a se pourrait.
C'est quelqu'un.
J'en suis s�re.
D'un autre c�t�, n'esp�rez pas trop.
Je peux me tromper.
C'est d'accord.
R�pondez-moi en toute franchise.
Aimeriez-vous qu'il le fasse ?
Oui.
Merci.
Mais je vous connais mieux que lui.
Que voulez-vous dire ?
Ma ch�re, je vous ai d�shabill�e hier soir.
C'�tait vous...
Voudriez-vous marcher un peu ?
D'accord.
Vous pr�f�riez que nous restions.
Madame.
Si je ne vous revois pas, ce sera votre faute.
Merci pour tout.
Au revoir. Ne le ramenez pas trop tard.
S'il tombe de sommeil en vol, je tombe aussi.
Au revoir.
Vous n'�tes pas fatigu�e ?
Non, j'ai envie de marcher.
Vous pouvez rentrer tard ?
La vieille dame ne dira rien ?
Quelle chaleur...
Oubliez San Francisco ! Nous allons nous marier.
Excusez-moi. Voulez-vous m'�pouser ?
Je ne peux pas.
Pourquoi ?
Je ne peux pas.
Venez.
Ecoutez-moi.
Je n'avais jamais demand� personne en mariage, je le jure.
Je vous crois.
- Vous m'appr�ciez, n'est-ce pas ? - Oui.
C'est un bon d�but.
On ne se conna�trait pas mieux au bout d'un an de rendez-vous.
Donnez-moi une chance, ch�rie.
Cette guerre finira et j'ignore si je vous retrouverai.
Ne dites pas �a.
J'ai promis de travailler encore 15 jours,
mais ensuite, j'ai 5 jours avant de partir.
On aura ces 5 jours pour nous.
Quand je serai en permission, on se retrouvera.
Quand on sera s�par�s, on s'�crira.
Mais le plus important, c'est qu'un jour, je reviendrai.
Je veux que vous m'attendiez
Non, je ne peux pas.
- J'aimerais rentrer. - Je sais que c'est soudain.
Sachez que je suis Conservateur, que je ne bois pas.
J'ai 12000 dollars en banque.
- Nous prendrons un appartement. - Arr�tez.
C'est � cause de vos parents ?
En un sens.
Je peux subvenir � leurs besoins.
Ch�rie...
Merci de m'avoir demand�e en mariage.
Je m'en souviendrai jusqu'� la fin de mes jours.
J'ignore ce qui vous tracasse, mais nous allons nous marier.
Je ne suis pas du genre � abandonner.
Vous m'�pousez un point c'est tout !
Dites-moi que vous voulez m'�pouser.
Allez, dites-le.
Je veux vous �pouser.
Vous ne le regretterez pas.
Nous devons discuter de certaines choses.
Je serai de retour apr�s-demain. O� puis-je vous appeler ?
Je vous appellerai, � cause de la vieille dame.
Voil� mon num�ro.
J'arrive � 8 h, je serai � c�t� du t�l�phone � 8 h 20.
Quel num�ro ?
Je vais descendre ici.
La vieille dame m'attend peut-�tre.
D'accord, ch�rie.
J'attends votre appel.
Je vous appellerai.
Bonne nuit.
Je peux entrer ?
J'esp�re que je ne vous r�veille pas.
J'ai quelque chose � vous dire.
Non !
F�licitations !
Vous �tes au courant ?
Elle s'est servie de sa robe ?
J'ai eu beaucoup de mal � la convaincre.
On les poursuit et c'est elles qui nous attrapent.
J'ai besoin de ton aide, Jean. J'ai tr�s peu de temps.
Que dois-je faire ?
Pourrais-tu choisir une bague de fian�ailles ?
Si tu penses qu'il lui en faut une.
Bien s�r.
Rien d'extraordinaire.
Dans les 100 dollars.
�a ira, non ?
Elle sera tr�s distingu�e.
Pour une femme, �a compte beaucoup.
Je dois aussi lui trouver un appartement. Le mien est...
Il y a un petit appartement � louer dans cet immeuble, un meubl� !
Vraiment ?
Mais les locataires emportent leur frigidaire.
Il y a p�nurie de frigidaire.
Il lui faut un frigidaire !
Calme-toi, voyons.
C'est ridicule. Elle a besoin d'un frigidaire.
J'en trouverai peut-�tre un demain.
Il lui en faut un !
Rentre, tu me rends nerveux ! Jean s'occupera de tout.
Je ne suis pas nerveux.
Je suis peut-�tre un peu excit�, mais je ne suis pas nerveux.
Vous pensiez que j'allais entrer dans le placard ?
C'est surfait.
- Eh bien, bonne nuit. - Bonne nuit.
Tu n'es pas nerveux.
Bonne nuit.
Ce n'est pas complet. Nous avons eu peu de temps.
Mais voil� : "Edouard J. O'Rourke.
"N� le 7-10-1914 � Brooklyn, New York.
"Il est all� � l'�cole publique et il a fait deux ans de facult�.
"Il a eu la rougeole, les oreillons et d'autres maladies infantiles.
"Il travaille comme pilote de ligne depuis 4 ans.
"Son employeur le qualifie de s�rieux, travailleur et fiable.
"Il s'est engag� dans l'arm�e de l'air, a �t� accept�.
"Il sera incorpor� � la fin du mois.
"Sa famille : neuf gar�ons, tous en vie."
Neuf gar�ons ?
Oui, monsieur. Du c�t� de son p�re, ils sont onze.
Onze ! Tous des garcons ?
Oui, monsieur.
C'est extraordinaire.
Oui, monsieur. Mais �a arrive. Dois-je continuer ?
Poursuivez.
"2e base de son �quipe de lyc�e.
"3 points de suture apr�s avoir plong� dans le petit bassin.
"A 12 ans.
"Et il a toutes ses dents."
Nous attendons plus d'informations.
Appelez les Affaires �trang�res, je veux parler � Sa Majest�.
Oui, monsieur.
Merci, messieurs.
Rien de grave, j'esp�re.
Mary � l'appareil.
Je ne voulais pas attendre demain pour vous appeler.
J'ai pens� � vous toute la journ�e.
D�p�chez-vous de raccrocher !
Je me souviendrai toujours que vous m'avez demand�e en mariage.
Toujours !
- Merci, mais je suis un peu press�. - Un peu ?
Ecoutez-moi.
Je ne peux pas. Trouvez un frigidaire.
Raccrochez.
Au revoir. Un frigidaire !
C'�tait in�vitable, Votre Majest�.
A son �ge, il suffit d'attendre.
Les gar�ons tombent comme des mouches.
C'est un choix tr�s judicieux.
Le but premier d'une union royale
est de cimenter une alliance.
Nous avons tout int�r�t � nous allier aux Etats-Unis
et ils n'ont pas de famille royale.
Cela fait 30 ans que je sais que nous aboutirons � �a.
A dire vrai, j'aurais esp�r� un des fils du Pr�sident,
mais � pr�sent, j'ai le sentiment
qu'il est plus habile que Maris �pouse un roturier.
Sa familie ?
Elle est extraordinaire, Votre Majest�.
Ce jeune homme est une v�ritable mine d'or de gar�ons.
Sa famille ne donne naissance � rien d'autre.
Entre nous, les lign�es europ�ennes s'essoufflent quelque peu.
Ils saignent tous.
Merci de votre confiance, Votre Majest�.
A�roport municipal de Molina
Vous avez le frigidaire ?
Je veux que vous sachiez
que je n'oublierai jamais votre demande en mariage.
Inutile de m'appeler pour si peu, mais c'est adorable.
Je dois filer, � demain.
Demain, vous ne me verrez pas, vous ne me reverrez jamais.
J'ai promis de vous appeler pour pouvoir partir.
O'Rourke !
C'est � cause de la fa�on dont je vous ai demand� en mariage ?
Je vous aime, oubliez le reste.
Allez-vous raccrocher ?
Non, vous ne m'aimez pas.
Vous me plaignez car je suis une r�fugi�e
et que je dois travailler comme femme de chambre.
Vous m'oublierez.
Mais je me souviendrai toujours que vous m'avez demand�e en mariage.
Ce fut le plus bel instant...
Arr�tez de r�p�ter �a ! Attendez-moi � l'a�roport.
Donnez-moi �a !
Ecoutez-moi.
Attendez-moi � l'a�roport...
Montez dans cet avion.
Elle n'a pas dit pourquoi ?
Non.
Il s'est pass� quelque chose.
Elle m'aime, je le sais.
�a ne fait qu'un seul jour,
mais hier soir, elle �tait amoureuse de moi.
J'en suis s�r.
Elle te rappellera peut-�tre.
Peut-�tre.
Allez, envole-toi.
Allez.
Il ne s'envolera pas. Il vit en cage
depuis plusieurs g�n�rations, il s'est habitu� � sa prison.
Heureusement, il n'a jamais connu la vie sauvage.
Il ignore ce qu'il lui manque.
Oui, mieux vaut ne pas savoir.
J'aimerais vous parler d'une chose
� laquelle j'ai beaucoup r�fl�chi : votre mariage.
Plus tard.
�a ne prendra qu'une minute.
Etant donn� l'�tat de chaos actuel
et la n�cessit� de conclure des alliances avis�es,
trouveriez-vous ridicule d'�pouser un Am�rican ?
J'aimerais votre opinion.
Eh bien...
Ce que vous dites a du sens.
Je ne suis pas certain que l'id�e soit bonne.
C'est tr�s astucieux. Politiquement, j'entends.
Politiquement ?
Tr�s astucieux.
Ce ne purrait pas �tre n'importe qui.
Bien s�r.
Si nous nous fixons sur un Am�ricain,
et ce n'est pas encore fait,
il devra correspondre � un certain mod�le.
Oui.
Un homme qui travaille serait mieux, n'est-ce pas ?
Beaucoup mieux.
Il lui faudrait une profession romantique et s�duisante.
Le public serait plus r�ceptif.
Beaucoup plus r�ceptif.
Un dentiste ne conviendrait pas.
Pas du tout.
Je n'ai rien contre les dentistes.
- C'est une vocation n�cessaire. - Tout � fait.
Le monde serait moins confortable sans dentistes.
Mais c'est trop banal.
Terriblement banal.
N'allons-nous pas trop vite en besogne ?
Les gens appr�cieraient peut-�tre cette note de banalit�.
Je ne pense pas qu'un dentiste soit une bonne id�e.
Non. Un dentiste, c'est trop...
Vous avez raison.
J'ignore ce qui serait le mieux. Un avocat ?
Non. Un avocat, c'est trop...
Vous devez avoir raison. Un professeur ?
- Non. - Trop...
Oui.
Laissez-moi r�fl�chir.
Un pilote de ligne ? Non.
Si, si !
Un pilote de ligne serait...
Vous pensez ?
Oui, mon oncle.
Quand vous l'avez dit, �a a fait tilt.
C'est bon signe.
J'ignore comment il devrait s'appeler.
Certains noms sonnent mieux que d'autres.
Vous comptez choisir son nom et trouver un pilote que le porte ?
Pourquoi pas ?
- C'est impossible. - Mais non.
Voyons voir, quel nom sonnerait bien ?
Que diriez-vous d'Edward O'Rourke ?
Il est parfaitement impossible de s'attendre...
�a ne va pas, ma ch�re ?
Parfois, vous me faites peur.
Je n'aurais pas pu choisir meilleur mari.
Savez-vous qu'ils sont neuf gar�ons et onze du c�te de son p�re ?
Nous avons de grands espoirs pour vous.
Vous dites que je peux l'�pouser ? J'en ai le droit ?
Tout � fait.
Je ne fondrai pas en larmes.
Je veux parler au ministre des Affaires �trang�res.
Oui, monsieur.
La cage est rest�e ouverte.
Elle t'appellera peut-�tre chez-toi.
Peut-�tre.
Ecoutez-moi, retrouvons-nous... All� ?
Jean ? C'est Jean.
Elle a trouv� un frigidaire.
C'est parfait.
Il s'est pass� quelque chose.
Je dois lui parler. J'ignore o� elle vit.
Pourrais-tu demander � la comptabilit�
l'adresse de la vieille dame qui a achet� son billet ?
Si elle a pay� par ch�que, ils auront son adresse.
Peux-tu t'en charger ?
Merci.
Elle la trouvera, c'est une vraie d�tective.
All�, Mary ?
Retrouvons-nous demain, je veux vous parler.
Si vous voulez. O� ?
O� vous voudrez. Chez Jean, �a vous irait ?
Demain matin ? Vous savez o� c'est ?
Tr�s bien, je vous attendrai. Au revoir, Mary.
�a progresse.
Il est tellement attentionn�.
Vous ai-je dit qu'ils �taient neuf gar�ons ?
Il n'est pas seulement attentionn�, il est tellement sinc�re.
Du c�t� de son p�re, ils sont onze gar�cons.
�a ressemble
� un conte de f�es. Sauf que c'est lui, Cendrillon.
Un conte de f�es � l'envers. La riche princesse et le pauvre.
Il n'est pas sans le sou, il a 12000 dollars.
Vraiment ? �a peut toujours servir.
Dans notre famille, si peu de femmes se sont mari�es
uniquement par amour.
Je ne m'attendais pas � �a.
Je ne m'autorisais m�me pas � l'imaginer.
Et ce, depuis toute petite.
Une fratrie de neuf gar�ons.
C'est extraordinaire !
Je n'ai pas le droit d'�tre aussi heureuse.
Once gar�ons du c�t� de son p�re.
C'est remarquable !
Bonjour, ch�rie.
- Je suis pass�e te prendre. - J'adore �a.
- Bonjour, Eddie. - Allons-y, Mary m'attend chez vous.
Tu en es s�r ?
Elle a appel� juste apr�s toi.
Qu'y a-t-il ?
Rien.
Dis-moi.
Tu y tiens vraiment ?
Si �a la concerne, oui.
Son billet a �t� pay� par un homme, un homme d'�ge m�r.
Elle vit au Saint Charles dans un appartement de l'h�tel.
L'appartement est au nom de cet homme.
Elle ne voulait pas m'�pouser. Rien que pour �a, je la respecte.
Une r�fugi�e, sans argent, seule...
Qui sait ce qu'elle a d� traveser.
Si elle avoue, je lui pardonnerai.
Volontiers.
Je veux seulement qu'elle me dise la v�rit�.
Qui suis-je pour...
Allons-y.
Bonjour, Mary. Entrez.
Bonjour, Jean. Dave.
Bonjour, Eddie.
Bonjour, Mary.
On doit y aller. Vous nous excusez ?
- On va voir un ami qui... - Viens, ch�ri.
Voulez-vous vous asseoir ?
Merci d'�tre venue.
Merci d'avoir insist�.
Attendez, j'ai quelque chose � vous dire.
Quoi ?
J'ai encore chang� d'avis, je veux vous �pouser.
Vraiment ?
Sauf si vous avez chang� d'avis. Vous pouvez me le dire.
Vous voulez toujours m'�pouser ?
Bien s�r !
J'ignore pourquoi vous avez chang� d'avis,
mais je suppose que vous aviez vos raisons.
Allez-vous m'embrasser ?
Bien s�r.
Vous �tes souffrant ?
Je vais bien.
Une derni�re chose.
Avant d'accepter votre proposition,
vous devez savoir quelque chose � mon sujet.
Je ne vous ai pas tout racont�.
C'est inutile, Mary.
- Mais si ! - Mais non.
Accompagnez-moi au Saint Charles, s'il vous pla�t.
Pourquoi pas ici ?
Je pr�f�re que vous veniez � l'hotel.
Vous ne le regretterez pas, Mary.
Allons-y.
Donnez-moi la main.
M. O'Rourke, M. Holmuth.
M. Washburn.
Enchant�s.
Enchant�.
Voici l'homme que je vais �pouser.
Une objection ?
Non.
J'imagine que c'est une surprise pour vous.
Non.
M. O'Rourke, voulez-vous passer � c�t� ?
Avec plaisir.
S'il vous approche, hurlez.
J'esp�re qu'il sera diplomate.
M. Washburn d�pend du minist�re des Affaires �trang�res.
Il sera diplomate.
Pourvu qu'il ne s'�vanouisse pas.
J'ai heurt� la table basse.
Je suis tr�s heureuse.
Je l'entends, P�re. Il arrive � l'instant.
Une minute.
Mon p�re aimerait vous parler.
Votre p�re ?
Il est � Londres. Appelez-le Votre Majest�.
Bonjour, Votre Majest�.
Merci.
Je vous ai vu aux informations.
Oui, monsieur.
J'ai raccroch�, �a faisait 3 mn.
Alors, tu ne travailles pas demain.
M. Washburn s'est arrang� avec la compagnie a�rienne.
Il a le bras long.
Et pour l'arm�e de l'air ?
Il s'est arrang� aussi.
Je vais occuper "une fonction importante".
Tu seras s�rement nomm� g�n�ral.
Que dois-je faire du frigidaire ? Tu n'en as plus besoin.
Tu peux le revendre.
Dois-je rapporter la bague de fian�ailles ?
Le diamant n'est pas tr�s gros.
Je peux demander un remboursement.
Non, je dois lui offrir quelque chose.
Elle ne devrait plus tarder.
Que fait un prince consort ?
Je l'ignore, mais c'est ce que je serai.
M. Washburn dit que je suis bon pour le moral.
Il me repr�sente.
J'imagine que c'est une surprise.
En effet, votre Altesse.
En effet, votre Altesse.
Lui aussi a �t� surpris.
En effet, votre Altesse...
Jeune homme, vous �tes invit� � la Maison Blanche.
La Maison Blanche ?
J'ai accept�. Ai-je bien fait ?
Oui, c'est parfait.
M. et Mme Campbell, M. Holmuth, M. Washburn.
Pensiez-vous dormir un jour � la Maison Blanche ?
- Non, monsieur. - C'est un geste tr�s attentionn�.
Le Pr�sident veut l'examiner de pr�s.
Nous allons devoir partir.
Oui, nous devons partir.
Je vous raccompagne.
Au revoir. J'ai �t� ravie.
De m�me.
Au revoir.
Je reviens, je vis juste � la porte.
Au revoir, Eddie.
Bonne chance.
Je vous revois quand ?
Peut-�tre � ton retour.
On ne devra plus t'appeler Eddie, mais votre Altesse.
Non, je serai juste un prince.
Au revoir, Eddie.
Au revoir, Jean.
- Au revoir, Dave. - Salut, petit. Prends soin de toi.
Prince...
"Tenez, Prince !"
Un duc ?
Monsieur le duc.
Un baron ?
Monseigneur.
Un baronnet ?
Votre Excellence ?
Juste "Monsieur".
- D�sol�. - �a viendra.
D'ici peu, on vous croira n� dans la pourpre.
Quelle pourpre ?
La pourpre. C'est une expression.
Pourquoi ne puis-je pas voir Mary, Maria... son Altesse ?
Son oncle dit que c'est pr�f�rable jusqu'� la c�r�monie.
C'est l'usage.
Donnera-t-il son avis apr�s le mariage ?
La royaut� est tr�s stricte sur les pr�c�dents.
Ce n'est pas cher pay� pour 150000 dollars par an.
C'est votre rent, en plus des d�penses quotidiennes.
C'est l'usage.
Il y a beaucoup d'usages.
Etes-vous malheureux d'�pouser une belle princesse ?
Non, monsieur. Je suis tr�s heureux. Qui ne le serait pas ?
Mettons ce temps � profit.
En compagnie de personnes n'appartenant pas � la famille,
ne quittez pas la pi�ce avant d'�tre cong�di� par son Altesse.
Regardez-la d'un air interrogateur.
Elle acquiescera d'un signe de t�te.
Exer�ons-nous, voulez-vous.
M. Washburn ?
Que fait un prince consort ? Pendant la journ�e, j'entends ?
Vous devrez assister � un certain nombre de c�r�monies.
Des expositions florales, des concours hippiques...
Vous m'aviez dit que j'occuperai une fonction importante.
En effet.
Votre position au sein de la royaut� est primordiale.
Vous devez faire des enfants. Des gar�ons, si possible.
�a n'occupera pas mes journ�es. Que ferai-je d'autre ?
Rien.
Rien ?
Rien.
O� en �tions-nous ?
Pour quitter la pi�ce, vous regardez son Altesse.
Essayez.
On fait la course ?
Quel bon chien !
Je le reconnais.
Je vous fais visiter, une pi�ce � la fois.
Le "bureau ovale" du Pr�sident.
A c�t�, la chambre du Pr�sident.
Il est ici ?
Il travaille, il rentrera tard.
Voil� ma chambre. Venez.
On l'appelle la chambre Lincoln. C'�tait son lit.
La Proclamation d'�mancipation a �t� sign�e ici.
Elle a lib�r� les esclaves, vous savez.
Vous vous sentez mal � l'aise ?
- Je n'�tais jamais venu ici. - Avec moi ?
Non, je me sens bien.
Ces le�ons de protocole ne s'appliquent qu'en soci�t�.
Une fois seuls, nous faisons ce qu'il nous pla�t.
Je vais m'habituer, c'est juste un peu nouveau.
Rien n'a chang� ?
- Chang� ? - Depuis deux jours ?
Rien n'a chang�, Mary.
Maria.
Quand nous sommes seuls, ne m'appelez jamais Maria.
Nous allons vous conduire � votre chambre.
Evitez d'�tre seul avec son Altesse sans la pr�sence d'un chaperon.
C'est l'usage.
Entrez.
Bonsoir, monsieur.
Bonsoir, M. Washburn.
Nous vous attendons.
Excusez-moi.
Je regardais dehors, j'ai perdu la notion du temps.
- Vous sentez-vous bien ? - Oui, monsieur.
Vous n'avez rien mang�.
Je n'avais pas faim.
- Le Pr�sident est rentr� ? - Il travaille encore.
Par malchance, les pr�sidents n'ont pas de syndicat.
Asseyez-vous ici.
- Je peux ? - Absolument.
Le moment n'est pas plus mal choisi qu'un autre.
Ce sont les accords pr�nuptiaux,
� attacher au contrat de mariage. C'est l'usage.
Vous pouvez les lire, �a vous prendra la nuit,
ou je vous explique ce qu'ils contiennent.
Expliquez-moi.
Le 1er est votre licence de mariage.
Washington a aimablement accept� de d�roger au d�lai de trois jours.
Par le 2e, vous consentez � renoncer
� votre droit de succession au tr�ne.
Puisque vous n'�tes pas de sang royal.
M�me si les h�ritiers d'un rang sup�rieur au v�tre d�c�dent,
la succession passera directement au prochain h�ritier de sang royal.
C'est l'usage pour un prince sonsort.
Cela vous convient-il ?
�a me convient.
Par le 3e, vous c�dez votre droit de possession sur vos enfants.
Comprenez-vous ?
Pas exactement.
Cela signifie que leur �ducation incombera � la famille royale.
Par le suivant, vous renoncez � votre citoyennet� am�ricaine.
Comment �a ?
Vous abandonnez la nationalit� am�ricaine.
L�, c'est trop.
Pourquoi ?
Dans notre famille, c'est l'usage.
Pas dans la mienne.
Votre famille ?
Je n'ai pas �t� �lev� dans la brousse !
Je n'aime pas votre ton.
Je n'y peux rien.
Excusez-vous imm�diatement.
Sinon ?
Pas de mariage.
Justement, j'y venais.
Que dites-vous ?
Je n'�pouse pas son Altesse.
Vous n'�pousez pas son Altesse ?
Calmez-vous, discutons-en en priv�.
C'est mieux comme �a.
Je n'abandonnerai pas ma citoyennet� am�ricaine.
Je r�alise tout juste que j'ai de la chance d'�tre n� ici.
Je n'ai pas demand� en mariage une altesse,
mais une r�fugi�e que s'appr�tait � devenir femme de chambre.
J'imaginais autre chose.
- Vous seriez surpris. - Il perd la t�te !
Je ne veux ni rente ni permission de sortir.
Je n'ai pas �t� �lev� comme �a, mais peu importe.
Que dirai-je quand mon fils �voquera la guerre ?
Vous le savez ?
"Fiston, c'�tait une bataille sans merci,
"la plus grande guerre que le monde ait connu.
"Je n'ai pas pu y aller, je regardais des fleurs."
J'aurais honte de moi.
Je pensais que vous aviez honte de ne pas savoir coudre ni cuisiner.
Mais vous pourriez apprendre !
M�me tricoter un pull est utile.
Et s'il est mal tricot�, je le porterai quand m�me.
Vous tricotez, je pilote. Qu'en dites-vous, Mary ?
Je vous d�fends de r�pondre.
Epousez-moi !
Vous avez entendu.
Je suis fou de vous !
Il ne pourra rien contre nous.
On s'amusera et on s'aimera.
Notre famille remonte � 1200 ans.
La mienne remonte � Adam et Eve.
- Votre fils sera Alfred VIII. - Nous commencerons par Eddie 1er.
Pas un mot !
Vous ne pouvez m�me pas parler ?
Maria, allez dans votre chambre.
Rappelez-vous qui vous �tes.
Vous �tes une princesse royale. Dans votre chambre.
Une princesse royale ?
Vous n'�tes qu'une esclave.
Sortez !
Au revoir, M. Washburn.
Merci pour tout.
Au revoir, M. O'Rourke.
Dites, �a fait un moment que vous faites les cent pas.
Je peux, n'est-ce pas ?
Aucune loi ne l'interdit.
Une affaire en cours ?
Aucune affaire en cours. Je marche, c'est tout.
Vous �tes fauch� ?
J'ignore si j'ai de quoi dormir � l'h�tel.
De toute fa�on, il n'y a pas de chambre ici.
Je vous d�panne de 50 cents si vous avez faim.
J'ai ce qu'il faut.
Et je sais o� je peux dormir. Excusez-moi.
Que faites-vous l� ?
J'ai �t� invit�, voil� ce que je fais l�.
J'ai autant le droit d'�tre ici que vous, voire plus.
Bonne nuit, Maria.
Je n'avais...
Je n'avais nulle part o� dormir.
Le Pr�sident est-il f�ch� contre moi ?
Non, mais il aime beaucoup Maria. Alors, bien s�r, il est d��u.
S'il souhaite que je l'�pouse pour la moral des troupes,
je le farai.
Nous pouvons exigir qu'un homme charge un canon � mains nues,
mais pas le forcer � se marier, ce serait trop demander.
Ainsi va la d�mocratie.
Je pensais qu'elle m'�pouserait.
Moi aussi.
Mais c'est une adulte. Elle seule ma�trise son destin.
Bonne nuit.
Bonne nuit, M. Washburn.
Voil� ce que je suis, une esclave !
Une esclave !
Lincoln a lib�r� les esclaves, mais il ne m'a pas lib�r�e.
Dire que c'est son lit.
Son esprit devrait �tre pr�sent.
Lincoln...
Un pr�sident ne lib�re-t-il pas les esclaves ?
Prends cette lettre.
Allez, prends-la.
Prends-la.
S'il te pla�t.
Allez !
Va dans ta chambre.
Le Pr�sident est lev�.
Oui, monsieur ?
J'ai r�quisitionn� le gardien. S'il manque un t�moin...
Parfait.
Enlevez vos chaussures.
Son oncle a le sommeil l�ger. Allez, enlevez-les.
Enlevez vos chaussures.
Voulez-vous �pouser une r�fugi�e ?
Si je le veux ?
Si je le veux ?
Grands dieux !
Si je le veux ?
Tout le monde dans le bureau.
Otez vos chaussures, vite.
D�p�chons-nous, j'ai froid aux pieds.
Silence, son oncle peut d�clencher une autre guerre.
Vous avez tout ?
- La licence de mariage ? - Elle est l�.
Vous serez les t�moins.
O� est-il ? Venez, mon ami.
Vous avez une bague ?
Oui, monsieur.
Elle est sur mon porte-clefs.
Une minute, s'il vous pla�t.
Je vous donne cette bague de fian�ailles.
Dieu du ciel !
Le diamant est petit, mais mon amour est grand.
Il est magnifique.
Excusez-moi mais j'ai froid aux pieds.
Vous roucoulerez plus tard.
Allez-y.
Prenez-vous cet homme pour l�gitime �poux ?
Prenez-vous cette femme pour l�gitime �pouse ?
Je vous d�clare mari et femme.
Mettez la bague et donnez-moi mes chaussures.
C'est tout ? Je doute que ce soit l�gal.
Il si�ge � la Cour Supr�me et a donc toute autorit� sur les mariages.
Voulez-vous bien d�guerpir ?
Venez.
J'ignore si j'ai assez...
Grands dieux !
Excusez-moi.
C'�tait gentil � eux, mais je m'inqui�te.
Pourquoi ?
Je sais qu'il n'arrivera rien au juge.
Il a un emploi � vie, ils ne le renverront pas.
M. Washburn est un homme important, il s'en sortira.
Mais le gardien qui �tait � la porte,
l'homme que j'ai bouscul�, pourrait �tre licenci�.
Ce n'�tait pas un gardien, c'�tait le Pr�sident.
Le Pr�sident !
Mince ! Je lui ai donn� un pourboire.
Et il l'a pris !
Venez.
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